Réglage des voiles en trimaran

Bonjour,

Nous sommes en train de faire un tour du monde sur "Quetzalcoatl", trimaran hauturier en aluminium de 15 m et de 10 tonnes avec une dérive pouvant porter le TE à 3m.

Je constate que les réglages sont très différents de ceux dont j'avais l'habitude en monocoque.

J'ai acheté le livre de Gilles Ruffet sur la navigation en multicoque mais il ne donne pas beaucoup d'infos sur les réglages.

Voici ce que j'ai constaté sur mon tri :
1. Quand je suis au près et que je borde à fond mon génois, il a tendance à loffer. Ce qui a provoqué, au début, plusieurs manquent à virer.
2. Quand le vent monte et quelque soit l'allure, il part au loffe jamais à l'abattée (il part à l'abattée uniquement sous l'effet d'une houle 3/4 arrière sous le vent, normal). Si je réduis la GV ou la dévente en l'aplatissant pour soulager le pilote qui mets la barre 5 à 7° sous le vent pour compenser, cela ne change rien. Mais dés que je réduis la voile d'avant, il est plus maniable et le pilote passe entre 1 et 2°.
3. Quand je suis au grand largue, si je réduis la GV pour éviter de déventer la voile d'avant, le tri devient mou et la vitesse tombe. Si je mets la GV en grand, je dois la border plus que sur un monocoque. Maxi à 45° par rapport au centre du bateau. Si je mets plus, je dévente la voile d'avant et il devient mou. Moins, je perds un peu de vitesse. Le VA remonte et se stabilise à 120°.

Bref, tout m'indique que c'est principalement la voile d'avant qui impacte ma route. J'ai même constaté que dans un vent fort (30-35 nds), je pouvais garder la GV haute sans voile d'avant (nous avions affalé le génois pour prendre 2 ris suite à cette montée soudaine du vent. Ah ! Ce thermique !!!) et le tri reste manoeuvrant ce qui n'est pas le cas avec une voile d'avant seule (J'ai affalé la GV suite à un problème avec une poulie d'écoute et le bateau n'était plus manoeuvrant et pourtant, nous étions au portant).

Bref, si quelqu'un pouvait m'éclairer sur ces différents comportements afin que je puisse mieux comprendre ce qui se passe sur mon tri aux différentes allures.

D'avance merci,
Amicalement,
Pascal

L'équipage
23 juil. 2010
23 juil. 2010
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deja
bon voyage , peut être a cet hiver aux antilles

dans ton récit tu ne parle jamais de la dérive , elle doit jouer un role trés important sur le comportement

23 juil. 2010
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La dérive
J'utilise la dérive dans 3 positions différentes :

  1. Dérive haute au portant, c'est-à-dire au dessus de 100° du vent apparent.
  2. Dérive à moitié abaissée au travers. Entre 100 et 80 ° du vent apparent.
  3. Dérive basse quand je suis au près. Entre 45 et 80°

J'avoue que de plus en plus, je pense essayer de naviguer au maximum avec la dérive haute car cela fatigue pas mal la drisse et j'aime pas trop les pressions qui s'exercent sur mon puits de dérive.

Qu'en penses-tu ?

Cet hiver, nous devrions être au Brésil. Ce sera pour l'hiver prochain ;-) Là nous sommes en plein centre de Porto.

Amicalement,
Pascal

23 juil. 2010
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vitesse et vent apparent
Sur un multi la vitesse est plus rapide qu'en mono. ça tout le monde le sait !
Par contre tu dois règler tes voiles en fonction du vent apparent : en fait, quasiement toujours comme si tu étais au près, toujours bien bordé.
Il y a eu un fil sur le sujet sur H&O je crois.
Bonne nav

23 juil. 2010
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Recherche du fil
Merci Aristide. j'entame ma quête ;-)

23 juil. 2010
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Aie le safran !
J'ai remonté un safran à flot sur un tri similaire au notre. Une demi-journée fut nécessaire mais personne dans l'eau. Elle était à 6 degrés. C'était en Bretagne ;-)
Pascal

23 juil. 2010
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Pour les 40cm de la dérive...
C'est la dérive sous le vent ? Si c'est le cas, pour moi ça ne joue pas car c'est mon flotteur qui s'enfonce qui fait dérive.
Si c'est au vent, en fait, mon flotteur ne touche pas l'eau et ceci, à toutes les allures. Par contre, ma coque centrale devient ton flotteur au vent.

23 juil. 2010
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meme
au portant je laisse un peu de dévire , tj 40 cm sur chaque dérive ( j ai un cata )

pour le brésil , humm super

qq photos sur notre blog

23 juil. 2010
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A la quête du Graal
J'ai pas trouvé le fil. Juste une info sur la GV par rapport aux pataras.

C'est vrai qu'au début, je la débordais jusqu'à toucher les pataras pour descendre la côte espagnole avec un vent plein cul. Ceci a eut pour effet d'abimer mes voiles au niveau des lattes.

C'est pourquoi, j'ai fini par moins la déborder et c'est comme çà que j'ai constaté que j'allais plus vite et que mon tri était plus ardent.

D'ailleurs, c'est vrai par rapport au vent apparent car même si je commence à 120° du vent apparent au début, au fur et à mesure que le tri prend de la vitesse, il passe au travers et même jusqu'à aller au près avec un VA qui monte.

Au début, j'ai cru que le vent tournait et forcissait. Du coup, je voulais prendre un ris pour constater que le VR était toujours au largue à 15 nds...

Au début, ça surprend :-P

23 juil. 2010
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derives
sur les deux coques tj en même temps

pour le tri , moins d utilisateur que sur cata

27 juil. 2010
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Flotteurs non parallèles
Sur un autre fil, on m'a demandé si mes flotteurs étaient bien // et j'ai constaté qu'ils étaient plutôt "rentrants". Ceci pourrait peut-être expliquer pourquoi quand le flotteur sous le vent s'enfonce, j'ai tendance à lofer.
Qu'en pensez-vous ?

27 juil. 2010
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flotteurs rentrants
Et bien, c'est la solution retenue par Claude Philippe apparemment car j'ai vérifié, j'ai 6 cm de moins entre la distance au centre de la coque principale et le centre du flotteur à l'avant par rapport à l'arrière à la hauteur de bras soit sur une distance de 6 m. Donc 1 cm par m. Je ne sais pas si ça a un effet ou pas mais la différence et présente. Les flotteurs sont aussi sortant sur le plan vertical (obliques), ceci les mets "droits" quand ils touchent l'eau.
Et le choix de la structure par Claude Philippe est rigide car il a ajouté des petits bras entre les bras principaux. Que dit ton livre sur le sujet ?

27 juil. 2010
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Merci pour ces infos
Nos flotteurs sont moins volumineux que les multi actuels. Notre tri est une évolution du Gauloise 4 un multi des années 90. On a allongé la coque centrale un peu à la IDEC et nous avons réduit les redans qui étaient proéminents. La largeur est de 9,5 pour 15 m de long ce qui est semblable à bcp de multi actuels qui tournent autour de 10 m de large.

L'étrave de la coque centrale dépasse d'1m celle des flotteurs. Idem pour la jupe de la coque centrale qui se prolonge de 50 cm par rapport aux flotteurs pour avoir une descente de bain.

Les fonds des 3 coques sont plats ce qui le fait taper un peu au niveau des flotteurs par mer formée.

Le dessin n'est pas des plus récents et surtout, il a été conçu pour être plus simple et beaucoup plus économique à produire. Notre unité coûte barre en main 350 000 € TTC ce qui n'est pas exorbitant par rapport aux monocoques de même dimension comme les "Alliage" et autres "Allure" ou "OVNI" pour un bateau un peu plus "fun" même si j'aime beaucoup les "Alliage".

Bref, la semaine prochaine nous partons de Porto pour Lisbonne et je vous ferai un petit compte rendu par rapport à tout ce qui s'est dit ici.
Encore merci

28 juil. 2010
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et
à propos d'étraves alignées, le D 28 à les étraves des flotteurs en avant de l'étrave de la coque principale, il me semble

27 juil. 2010
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C'est un vieux concept
En faisant rentrer, les étraves, on crée un sorte de dérive asymétrique, ce qui permet de mieux remonter au vent quand seul le flotteur sous touche l'eau. Si les deux touchent l'eau il n'y a plus d'intérêt, tout comme au portant. Ça était abandonné depuis.

Je suis en train de lire un bouquin sur les multicoques qui date de 1955 et ils en parlent, tout comme il se pose la question d'avoir des liaisons rigides ou souples.

27 juil. 2010
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Le bouquin dit
que dans certains cas avec les flotteurs rentrant on peut avoir une dérive positive.

Ce que j'en pense, avoir une dérive positive au prés super, le bohème 33 (monocoques) fait ca très bien avec ces dérives asymétriques, mais au portant moins bien.

Pour la rigidité des "tricoques", le bouquin explique qu'une certaine rigidité est nécessaire pour avoir un gréement performant et fiable.

Il explique, aussi que les flotteurs n'ont pas besoin de beaucoup de volume mais d'être écartés et que les 3 étraves soient alignées.

Il faut bien évidement prendre tout ca avec des pincettes, car en 1955, les matériaux et la connaissance des multi était bien différentes.

Le seul point point qui reste d'actualité, c'est que pour lui l'avantage du multi est qu'il flotte quelque soit sa position. En revanche il explique que les multis risquent moins de chavirer qu'un mono, je suis moins d'accord.

27 juil. 2010
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L'architecte
Notre tri a été modifié par rapport au modèle de base. Il mesure 1,5 m de plus, pèse 2 tonnes de plus et dispose d'une GV à corne de 82 m2 au lieu de la GV à fort rond de chute de 65 m2.
Un gennaker a remplacé le spi assy et donc je suis un peu le "bétaé testeur de cette nouvelle unité nommée par l'archi Tribellule 44.2 CB pour Crash Box.

De plus, je ne pense pas qu'il navigue beaucoup sur ses unités. Comme on dit ce sont souvent les cordonniers les moins bien chaussés...

J'ai échangé avec une autre personne qui dispose de la version originelle mais il n'a pas fait beaucoup de recherche sur le sujet pour bien comprendre tout ce qui se passe. Il navigue plutôt tranquille avec des bons vieux réglages de monocoque. Ca marche mais sa vitesse moyenne est de 5 noeuds. Nous sommes presque toujours à 10 voir au-dessus de 10 noeuds et ma vitesse moyenne malgré les nombreuses pétoles que nous avons rencontré est de 7,5 noeuds...

J'aime apprendre pour pouvoir comprendre afin de prévoir et préparer mes navigations. Actuellement, je suis 100% feeling et expérience. Là, j'ai appris pas mal de chose. J'ai hâte d'essayer tout ça ;-)

24 juil. 2010
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Ca dépend aussi de ton gréeement et de son implantation
Selon si ton mat est avancé ou reculé par rapport à ton plan de voilure, tu n'auras les mêmes réactions.

De ce que j'ai put remarquer sur les différents multi sur lesquelles j'ai navigué, on commence toujours par réduire à l'avant.

Je confirme qu'il faut souvent garder un peu de dérive pour être manœuvrant (même au portant). Pour les virements de bord, choquer un peu de chariot limite les manques à virer (sachant que c'est de là que vient le risque en tri, la marche arrière).

En mono, la Gv est là pour aider le génois à mieux travailler, en multi, c'est l'inverse, c'est le foc qui se met au service de la GV.

Bon voyage, profites bien.

Alex

24 juil. 2010
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Réduire a l'avant
Merci tangnard pour tes infos.

Petite question :

Tu confirmes que, même au portant (grand largue 120 à 150° du vent), il vaut mieux réduire l'avant en premier que la GV ?

Car c'est ce que je faisais au début mais suite à des discussions avec des équipiers de passage et à des lectures, je suis revenu aux procédés du monocoque en réduisant d'abord la GV pour ne pas gêner le génois. Mais j'avoue que je sens beaucoup moins le bateau. Il est plus volage, plus mou et la vitesse tombe.

24 juil. 2010
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Pour le mât
Le mât est un mât aile fixe (particularité du chantier Claude Philippe). Il mesure 18,5 m de haut par 60 cm de large et il a deux niveaux de barres de flèche droites. Le mât est posé sur le pont à 6,5 m de la proue. 1m derrière le bras avant.

Il a un étai, un bas étai et je grée le gennaker et la trinquette sur enmagazineur avec guindant textile.

Il a hauban, bas hauban et galhauban. Les pataras repris sur les flotteurs.

J'avais prévu des bastaques. Les pontets sont prévus mais l'architecte (à juste titre je pense) n'a pas jugé nécessaire de les mettre tant le mât est rigide.

Le tri mesure 15 m de long par 9,5 m de large et il est gréé en cotre.

La GV est un GV à corne lattée de 82 m2.
Le génois fait 60 m2.
La trinquette fait 20 m2.
Le gennaker, 120 m2.

Le tri est un peu sur l'arrière car j'ai un moteur inboard Volvo 75cv qui fait 260 kg + un réservoir de 200l situés sous le bras arrière à 1m50 de la proue.

J'ai, par contre, ramené les 200 kg de chaîne au mât pour éviter les poids dans la pointe comme sur les autres versions.

Le tri fait 8,5 tonnes à vide et 10,4 tonnes quand il est blindé avec tous les réservoirs pleins.

Quelques photos ici :
globe2child.org[...]e2Child
et ici
www.facebook.com[...].bouche

31 juil. 2010
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Influence du gréement
Peux-tu m'en dire plus sur les différents impacts ou où je pourrais trouver l'info ?

02 août 2010
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Traduction
Donc si je comprends bien comme mon mât est un mât aile fixe, plutôt sur l'avant (6,5 m de la proue sur 15 m en tout) et que ma GV est puissante (à corne 82 m2 avec 5 lattes), j'ai un mât qui privilégie le vent arrière (largue) mais comme la quête est importante et que le gréement est en cotre, j'ai une capacité au près ?! Est-ce un compromis ?

Pour le fait de sancir, larguer l'écoute de génois me semble cohérent ;-)

J'ai pas encore osé essayer mon gennaker de 120 m2 car déjà là, je suis presque toujours au-dessus de 10 noeuds avec des accélérations dés que le vent forcit un peu qui font "sport" en navigation hauturière avec des enfants et en étant 1,5 adulte pour les manoeuvres...

Comme mon tri est plutôt ardent, je pense que le gennak me ferait encore plus lofer malgré ce que me disent les autres. Car à chaque fois que je suis trop toilé sur l'avant, et ce, même au portant, le tri a tendance à lofer et je dois compenser à la barre. J'ai même l'impression que mon safran est trop petit par moment...

Ou si je suis sous-toilé, là, il est devient méga mou et volage...

Pour le fait de bien border les voiles, je confirme pour la GV mais pas pour la voile d'avant car je perds de la vitesse si je le blinde et ça me fait lofer.

Donc, je la vrille en fait en lui donnant de la rondeur en rapprochant le point d'écoute tout en la bordant bien.

J'aurais du l'appeler "Lofe Boat"...

Lorsque le vent monte, j'ai essayé de réduire en aplatissant mon génois mais sans effet si ce n'est de remonter face au vent. Donc je le réduis.

Pour la GV, quand je l'aplati, elle perd toute sa puissance ce qui peut me permettre de la garder plus longtemps. Ce qui est un pis aller si le vent continue de monter.

Du coup, dés que je me demande si je dois réduire, je réduis mon génois puis je prends un ris. Et ainsi de suite jusqu'au 4ème ris sans voile d'avant... Le dernier ris permet de garder la corne qui fait une superbe voile de cape bien rigide de 8 m2.

Je constate que je dois réduire tous les 5 noeuds à peu près. Ca fait pas mal de manoeuvres surtout par ici où le vent passe de 0 à 15 noeuds du matin à la fin de matinée puis à 30 noeuds vers les 16 heures et ce, en moins d'une heure puis se réduis de 30 à 15, jusqu'à 18 heures pour finir à 0 noeud en pleine nuit...

Exemple de navigation :

Le matin tout dehors. GV haute et génois (140 m2)
Début d'après midi 2/3 génois, puis 1 ris, puis Trinquette et enfin un second ris vers les 16 heures.

Ensuite, après 18 heures, on remet un peu de génois avec la trinquette et on finit par lâcher 1 ris.

A la tombée de la nuit, on est avec Génois plein, trinquette et GV haute, soit 160 m2.

A ce moment là, je rentre la trinquette et je prend un ris pour la nuit au cas où...

Si le vent tombe en-dessous de 5 noeuds, j'avoue avoir été tenté de mettre mon gennaker mais comme j'ai peur de ne pouvoir le tenir de manière sécurisée qu'une heure ou deux, j'ai toujours préféré rentrer le génois et mettre le moteur...

C'est moche, hein ? :-(

Du coup, au port, je lorgne avec envie les monocoques hauturier avec leur 40 m2 de GV et 100 m2 de génois... C'est, suite à ma petite expérience, l'idéal dans des grandes traversées en équipage familial pour des voyages au long cours. On a déjà tellement de choses à gérer par ailleurs et de stress que toutes ces manipulations de voile vous fatiguent plus qu'elles ne vous procurent de plaisir. Même si j'avoue que je me fais vraiment plaisir quand Quetzalcoatl dépasse les 10 noeuds ce qui arrive souvent ;-)

Remarque en Espagne, ils naviguent presque tout le temps qu'avec le génois ou le spi et sans GV. Ils sont fous ces espagnols :-D

01 août 2010
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Le gréement c'est ton moteur, donc c'est lui qui fait tout
En considérant que tu n'utilises que ta GV et ton foc :
- en avançant ton centre vélique tu privilégies le vent arrière, et tu enfonces un peu ton étrave (me demande pas pourquoi c'est Mitch Booth qui le dit).
- en le reculant, tu privilégies le prés et lève un peu l'étrave.

On peut noter que les Tornado classiques ont des mats sans quête voir une quête négative, alors que les Tronado Spi ont pas mal de quête. Dans le premier cas il cherche un max de vitesse quelque soit les conditions sous GV et Foc, dans le 2eme cas, seul le prés les interresse car le spi prend le relais pour le portant...

On voit souvent des multi avec beaucoup de quête parce que "ca fait sport et pour la sécurité". Pour ma part je pense qu'il faut privilégier le bon équilibre sous voiles, car c'est donner trop d'importance à la capacité des voiles à récupérer une situation extrême. Si ca doit enfourner, au choque surtout pas la Gv et on sert les fesses... ;-)

24 juil. 2010
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j'ai un peu ce comportement sur l'arpège
grand génois et petite voile.

Comme si l'écoulement sous la gv, écoulement du au génois, augmentait de façon très importante la poussée de la grand voile.

Par force 2 je suis parfaitement équilibré, au-au-delà, le bateau est ardent.

Pour l'instant, je réduit préférentiellement la GV avant le génois ce qui re-équilibre le bateau.

Mais je me demande si une réduction franche du génois n'aurait pas le même effet, a savoir faire chuter la poussée de la grand voile et rendre le bateau moins ardent?

Je me suis promis de l'essayer. C'est pas encore testé.

26 juil. 2010
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J'ai retrouvé de quoi te passionner
Etudie bien ce qui est expliqué sur le fil que j'ai retrouvé. Connecte toi sur :
[www.nauticaltrek.com[...]pparent ]
Là, tout est expliqué pour faire avancer au mieux un multi (ou bateau rapide avec différentiel important vent vrai / vent apparent ).
A expérimenter en même temps que la lecture.
Bonne nav

26 juil. 2010
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Jouer avec le vent apparent
Merci pour ce lien. Très sympa. Je comprends maintenant ce qui se passe sur mon trimaran.

J'avoue que j'essayais de garder un cap et du coup, je n'arrêtais pas de régler mes voiles.

Je vais jouer un peu plus avec la VMG et essayer de trouver le bon compromis qui me permet de garder les voiles avec un réglage identique pendant un bon laps de temps sans trop fatiguer le reste.

Je vais essayer tout cela pour notre prochain petit périple entre Porto et Lisbonne !

Je reviendrai ici pour vous donner le résultat des courses.

Actuellement, notre vitesse moyenne en navigation hauturière est de 7 noeuds. Nous verrons si celle-ci augmente tout en conservant un confort et une sécurité suffisants.

Merci pour tout !

Pascal

27 juil. 2010
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c'est si spécial que cela un tri?
je vois que je crois avoir presque les mêmes problèmes, alors que l'on est pas du tout dans la même catégorie!!
En particulier pour le manque à virer. Je n'avais quasiment jamais fait de manque à virer en dériveur, mais avec le tri , dés qu'il y a un peu de vent, c'est presque à coup sûr, et il faut bien jouer avec mes deux voiles pour réussir le virement.
JE crois que du coup je vais peaufiner l'empanage qui marche parfaitement bien.

Je ne comprends pas pourquoi sur les tris, le virement est aussi aléatoire.
Une explication (à mon avis) serait que cela serait due aux deux coques dans l'eau, le flotteur dans l'eau freinant la rotation autour de la dérive de la coque principale. Du coup le bateau se retrouve face au vent et il y reste!
Car sur le tri de wikiup, cela ne peut être le manque d'ére!! 10T... c'est une masse quand même.

27 juil. 2010
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.
en multi et sur les ULDB attention le virement de bord se fait souvent en marche arrière quand ça souffle ;)

(en cause le fardage et a la légèreté de ces bateaux que le vent arrête net)

A la barre ça donne :
tu pousse la barre, le bateau lof et s'arrête face au vent, quant tu es arrêté tu inverse ta barre quand ton bateau va culler tu vireras.

Attention a la voile d'avant si elle ne prend pas a contre tu a une chance (rare) de sauver ton virement en la choquant.
ça veut souvent dire que tu es parti de trop loin (du vent réel) pour lancer ton virement, du coup ton bateau s'arrête avant d'être face au vent.

il faut trouver la vitesse qui va bien en fonction de ton vent réel pour que l'angle entre le vent réel et ton cap (calé sur le vent relatif), ne soit pas trop important et que ton virement passe.

En claire il faut un peu ralentir et lever le pied si on va vite avant d'envoyer le virement.

C'est un coup a prendre et bien sur chaque bateau est différent et va réagir diférement.

27 juil. 2010
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A contre
Tant que la GV n'est pas passée et qu'elle ne soit pas franchement sur l'autre bord, je laisse le génois à contre. Après je le reprend rapidement tout en évitant de le blinder. Je prend une allure bon plein et quand j'ai repris de la vitesse, je reborde la GV pour redépasser les 10 noeuds.

Si je fais un manque à virer (ce qui ne m'est plus arrivé depuis 3 mois), je laisse partir le tri en marche arrière et je mets la barre à contre. Après dés qu'il abat, il faut agir vite et remettre la barre dans la direction où l'on veut aller tout en gérant la GV. Après, c'est bonnard !

Avant de lancer mon virement, je remonte le chariot mais je largue de l'écoute. Je me rapproche du vent vrai et j'attends que la vitesse se stabilise. J'essaie d'être au-dessus de 5 noeuds mais en-dessous de 10 car sinon c'est un peu trop rapide pour moi... L'âge peut être ;-)

27 juil. 2010
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LOL
Lorsque nous avons embarqué l'équipe de France Culture pour leur reportage, on a fait un manque à virer. Du coup, ils se demandaient si on savait vraiment naviguer.

Alors tu penses que ton clin d'oeil me parle !!!

Le reportage est ici et ils ont repris cet épisode tout en mélangeant deux parties. Au-début, c'est un empannage qui se passe très bien et la fin de la discussion avec mon ami Jérôme est juste après un manque à virer.

MDR

Merci le Brisac pour cette confidence qui me rassure !

www.franceculture.com[...]21.html

NoTélé - Arte repasse un reportage sur nous passé en février 2010. Ca date un peu mais au moins vous verrez nos bobines ;-)

www.notele.be[...]dex.php

28 juil. 2010
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décidément
notre ami Tangnard est vraiment passionnant :-)

28 juil. 2010
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C'est juste que je suis en train de lire un vieux bouquin et je transmets
pendant que je m'en souviens.

Ce qui m'a fait le plus rigoler hier soir, c'est qu'il dit qu'un retournement de multicoques est "chimérique".

Autre point amusant, il parle de son tricoque de croisière qui marche bien il fait 6m50 de long pour 2 tonnes avec une coque centrale de 2m de large.

Dernier point lu hier soir. Il constate que les flotteurs doivent être long et fin (contrairement à son tri actuel) pour avoir un max de vitesse, que les étraves doivent fendre la mer pour gagner en vitesse (ca ressemble aux perces vagues ca), et que des poids porteurs améliorent la vitesse mais son délicats en croisière (ca ressemble au foils aussi).

Bref tout ca pour dire que si tout n'était pas bon en 1955, il y avait déjà pas mal de bonne idées que l'on met réellement en place que maintenant.

encore un en vente :
cgi.ebay.fr[...]6473897

28 juil. 2010
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Mat aile fixe
est-une hérésie, on dit qu'un mat-aile mal réglé est pire qu'un mat classique, que dire de cette aberration. Je dis cela, mais depuis l'étang de berre, je navigue mat-aile bloqué dans l'axe.... Mais c'est pas faute d'avoir envie de lui donner de l'angle...

28 juil. 2010
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Un mat aile mal réglé est pire, en effet, pourquoi ?
En augmentant un diamètre de hauban au multiplie de façon exponentiel sa prise au vent et les perturbations qui s'en suivent.
Un mat aile est plus large qu'un mat classique donc il crée plus de perturbations sur la bordure de la grand voile si il est mal réglée, de même en devenant porteur il limite le tangage du bateau ce qui améliore les perfs et le confort.

Tout ceci signifie en langage court, mat aile bien réglée = GV plus performante et moins de tangage donc plus de vitesse.

Alors comme ca se règle ?

SUPER SIMPLE les 2 extrados doivent être alignés !!!
Facile à dire mais comme la GV n'a pas le même angle d'attaque en haut qu'en bas à cause de son vrillage !!!

Ce que je fais, au prés, je suis la partie basse de la GV car la l'angle est moins prononcé et l'on a pas trop besoin de puissance mais de finesse. Au portant en revanche, on a besoin de plus de puissance j'angule (c'est pas un gros mot avec une faute d'orthographe) donc plus le mat pour donner du creux à la GV.
Pour info comme mon mat vient du filière de cata de sport , je mets mon mat à 90° pour être sûre qu'il ne pompe pas (partie haute mat qui avec les vagues fait des va et viens et risque de faire tomber le mat, mais c'est parce que le mat est dimensionné juste ce qu'il faut.
Sur les mats aile à forte section on angule moins les mat que sur les cata de sport.

LE PETIT PLUS : mettre des penons 20 cm derrière le mat ca donne une idée du bon réglage ou non.

29 juil. 201016 juin 2020
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Non en effet il ne fonctionne plus
Je parlais des Aquilons l'ancien bateau de mon pére

29 juil. 2010
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ton blog
apparemment n'existe pas. Enfin, depuis Porto...

29 juil. 2010
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merci tangnard
pour l'info du mat-aîle

02 août 2010
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il parait
compliqué ton tri a réglet , tellement facile pour notre cata , erreur de plan de voilure de la part de l architecte ??

03 août 2010
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Ce qui est bizarre c'est que selon les conditions il soit mou ou ardent
Es tu sure de ne pas avoir une GV trop creuse (se mettre sur le flotteur sous le vent pour bien se rendre compte, ou mieux sur un autre bateau. En sortant du mono, on a l'impression d'avoir fait une tole, et quand prend du recul, c'est un sac (bon j'exagère un peu sur le coup). Pareil pour la chute, pas facile de la fermer complétement, il faut des gros bras avec une corne !!!
Sur la photo, le premier bateau a une chute qui vu du pont est fermée mais il reste encore 15-20 cm d'écoute à reprendre pour être comme le bateau de derrière (qui finira premier).

Ensuite j'essayerais de mettre un peu moins de quête (puisque qu'il a tendance à lofer) puis plus pour voir ce qu'il se passe. A faible vitesse si tu n'as pas de sensations, c'est assez normal, le bateau ne gite pas, il y a donc moins besoin jouer sur la barre. On peut rester sans toucher la barre pendant plusieurs minutes.

Si ton maitre voilier est pro, il se fera un plaisir de venir essayer les voiles et te donner quelques idées de réglages. Si il ne veut pas venir, donnes nous son nom en grand...

Les problèmes peuvent aussi venir de ton safran qui est mal calculé (trop grand ou trop petit) ou mal compensé, mais travaille d'abord sur le gréement; ca me semble plus raisonnable.

As tu un ou plusieurs safrans ? Si oui, essaye avec juste un ou deux.

As tu un système de rattrapage de creux sur ton génois ?

Peux tu faire des photos de tes voiles au prés comme tu les règles normalement pour voir leurs formes.

C'est pas normal de tant jouer sur les réglages sur un bateau hauturier.

PRIORITE de ce que je peux comprendre de mon siège.
Retirer de la quête (pour le vent fort), fermer la chute vraiment par petit temps (vérifier du flotteur sous le vent).

04 août 2010
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Retour d'expérience du tribellule U ventu sa
Oui c'est vrai ce trimaran est tres ardent,de part sa conception. Sur mon tri ,il a fallu modifier pas mal de paramétres .J'ai reculé le plan de dérive,supprimé le mal aile fixe par un mat alu classique plus fin ,plus haut ,simplifier le gréément qui est en 7:9 ,supprimer la quéte du mat . La GV fait 81 m2
le génois 50m2 .Depuis ce n'est plus le méme bateau ,trés équilibré a la barre méme au dessus de 10 kn, plus simple à régler,et le pilote,ne force pas .mon tri pése 2 tonnes de moins que le quéza , les performances sont trés améliorées.et dépasse les 15kn au largue avec 25 n de vent

04 août 2010
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uventusa
j ai lu les modifs apportés , oups , pas térrible a la base , j espére que pour wikup ça ira

05 août 2010
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N'est il pas possible de transformer ce mat aile fixe
en mat aile rotatif ?

ca augmenterait les performances et diminuerait le tanguage.

Pour les safrans, un copain qui a un cata de 50' open a diminuer ses safrans de moitié car il était trop ardent. De même il les a fait passer du tableau arrière à dessous. Résultat, le bateau se barre d'une main et tourne sur lui même.

05 août 2010
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architecte ?
peut être pas le bon terme pour le concepteur de ton tri , vu les soucis ??

je suis peut être dur ,mais quand on met autant d espoir et d argent dans un boat , on exige du sérieux

tu pass par ou pour ton voyage ??

05 août 2010
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tu arrives
a quel prix prêt a partir ?

tu passes par les antilles cet hiver

05 août 2010
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super
rendez a panama , prevut pour tropicat en 2012

05 août 2010
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Merci Pascal
Au plaisir de te rencontrer ;-)
Bon nav d'ici là !
Pascal

05 août 2010
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C'est pour se simplifier la manoeuvre de prise de ris
que je te parle de mat rotatif.

Pour connaitre les deux types de mats, si j'ai le choix sur mes prochains bateaux, je continue sur la même voie.

Sur un mat fixe, c'est parfois impossible au portant de prendre un ris. De plus avec un mat aile en jouant sur l'angulation, on joue sur la puissance de la GV, ce qui dans certains cas peut éviter de prendre ou larguer un ris.

Un des gros problème du mat aile c'est son fardage au mouillage ou au port, et comme actuellement tu as se problème, autant en profiter.

Jusqu'à présent les seuls critiques négatives sur les mats aile que j'ai lu, venaient de personnes ne connaissant que les mats fixes.

06 août 2010
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Je n'avais pas compris que c'était du mécano-soudé
Il doit être super lourd !!!

Pourquoi pas un mat fixe alu plus léger dans ce cas là.

05 août 2010
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BRAVO PASCAL
Pour ta persévérance à faire de ton tribellule ,le bateau de tes réves,je reconnais,que j'y croyais pas trop,étant donné tous les problémes rencontrés pour améliorer le mien.Pour reculer la dérive ,j'ai déplacé l'axe de la dérive vers le bord d'attaque,j'ai perdu 25 cm de tirant d'eau,mais la dérive a reculé de 25 cm,et la téte de la dérive remontant de 25 cm dans le puits ,j'ai pu mieux la caler ,en bout de dérive j'ai pratiquement aucun jeu. d'autre part la nouvelle dérive est plus légére,avec un profil naca plus étudié,et pour éviter qu'elle pivote quand le bateau tangue,j'ai un systéme de bout pour le relevage et un autre pour la maintenir en position basse et la maintenir bloquée dans la position désirée.Les paliers de dérive sur le puits ,ont été tres renforcés( j'ai eu une fuite à ce niveau lors du convoyage,les soudures s'étant fissurées),les efforts repris sur le puits et les fonds du bateau par de la tole de 8 mm.En ce qui concerne
le moteur ,je l'ai changé par un 75 ch,j'ai l'impression que le mien et moins sur l'arriere que le tien,mon safran semble aussi plus en avant que le tien et le bateau est bien dans ses lignes d'eau et moins enfoncer dans l'eau que le Quetza.On le voit au niveau des flotteurs,la ligne de flotaison des floteurs s'arréte à environ 80 cm des extrémités avant et arriére.En ce qui concerne le mat c'est un profil Sparcraft de 11 kg /m de 18,50m ,l'encrage de l'etai n'est qu'à 16,50m au lieu des 17m à l'origine,on perd de la surface sur le triangle avant ,mais ainsi
les efforts de compression sur la coque sont moindres,donc profil plus léger et haubanage plus fin 10 et 12mm au lieu des 12 et 14 d'origine et gréément latéral sur les flotteurs et non sur la coque,suppression des pataras et des bastaques, au moins 170 kg gagner sur le mat et le gréément,par rapport à l'origine et cela en restant au gréément inox. Les bras ont été renforcés et cloisonnés et mise en place de tirants pour rependre les efforts du gréément .Un point important: avec le mat d'origine mécano-soudé ;les encrages des haubants sur le mat se sont rapidement fissurés surtout ceux des bas haubans,donc surveilles cela de trés prés ,car avec ton type de mat les efforts doivent étre considérables. Amicalement

05 août 2010
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Ok,Pascal je te ferais un shéma du systéme de dérive.
En ce qui concerne la capacité des réservoirs
J'ai 450 litres d'eau et 450 litres de gazole,les réservoirs rigides sont centrés au milieu du bateau ,dans les redans,au moins ils servent à quelque chose.Pour le mouillage principale il est dans le pic avant ;une ancre rocna de 33 kg 55 m de chaine de 10, et 80m de cablot en 20 mm.
le mouillage secondaire une CQR de 27 kg ,50 m de chaine de 10mm et 50m de cablot en 18 mm; le mouillage arriere une fortress 15 m de chaine de 10 mm et 60 m de cablot 18 mm .le mouillage secondaire ,la chaine est sous le plancher du carré,l'ancre dans le redan au niveau des sanitaires ,le bout dans le coqueron arriére.Le mouillage arriére dans le coqueron arriére.A noter tous les réservoirs sont en charge, si j'ai une panne de pompe ,on a l'eau par gravité aux robinets,ainsi que pour le gazole, qui passe par un réservoir journalier.En configuration bateau en charge,le bateau est parfaitement dans ses lignes d'eau,et je pense que je doit peser environ 1T et demi de moins que le Quetza.Cordialement

05 août 2010
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la mature
sur tropicat c est un vieux profil bien lourd et haubanage inox , au allures pres du vent , ca donne de sacré coup de butoir , j avis rencontré un gars qui avait construis deux fois le même cata , au deuxieme il a mis un mat plus grand , grosse erreur , le bateau tanguer beaucoup plus
pour le portant une gv a corne , hummm , je pense que ça appuit fort sur le haut du mat donc ça doit faire planter les étraves , ok pour la course , pas pour la croisiére

05 août 2010
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Bateau d'occasion
Hormis l'occasion exceptionnelle introuvable, il faut toujours prévoir un budget de "remise en état" et de "fiabilisation". Quand j'étais parti sur un Cat Flotteur, j'avais trouvé une unité à 225 K€. J'avais budgété 50K€ pour préparer pour un nouveau tour du monde. Plus tard, j'ai rencontré l'ancien proprio qui m'a avoué, l'ayant vendu à quelqu'un d'autre, qu'il y en avait au moins pour 100 K€ alors que je l'avais fait expertisé...

Ceci s'avère exacte car la personne qui l'a acheté à mis plus de 2 ans pour le préparer...

Pour le minibellule comme je l'appelle, je pense que tu as échappé belle si ton projet était un tour du monde car il était trop lourd.

Le problème de l'aluminium c'est qu'il faut une longueur minimum pour que le poids de ce matériau n'est pas un impact néfaste sur la carène. La dimension minimale semble être au-dessus de 13m...

Donc, deux conseils :
1. Ne sous-estime pas le budget de préparation du bateau surtout si c'est un occasion et même s'il est neuf ;
2. Prends le bateau de ton budget plutôt que d'essayer de réunir un budget pour un bateau particulier. Tu auras une chance de plus de réaliser ton rêve ;-)

Amitiés,
Pascal

06 août 2010
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Un peu d'accord avec toi
Quand on voit que deux personnes on les même problèmes sur un bateau de série, on peut se demander si l'archi et le chantier se remette en question.

Ce genre de problème sur un proto ca se comprend, mais dans ces cas c'est souvent gérer par le chantier, mais tout dépend du contrat qui lit les deux parties.

02 août 2010
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Tri - Cata
C'est vrai que j'ai fait une transat sur un Cata (Bahia 46) et il me semblait hyper simple à régler.

Pour l'architecte, je ne sais pas. Disons que je souhaite minimiser la fatigue du pilote et j'aime peaufiner mes réglages.

Donc, je suis peut-être un peu "tatillon" :-P

Disons que j'aime quand il va vite et que j'ai l'impression qu'il "travaille" peu. Pour le moment, soit il va vite et je le sens travailler pour "équilibrer". Soit il est mou et c'est pas "fun" du tout.

En-dessous de 7 noeuds, c'est bof. Au-dessus de 10, ça devient intéressant mais il semble lofer. Au-dessus de 15 noeuds, je serre les fesses de ne plus pouvoir le tenir !

NB : Je suis un débutant en trimaran

Mon expérience est principalement mono et un peu cata.

03 août 201016 juin 2020
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Avec la photo c'est mieux
Non ?

04 août 2010
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Pour te répondre
Et comme le dit Alain ci-dessous, le Tribellule est très ardent. Par contre, je ne peux modifier la quête du mât car celui-ci est des plus rigides. Je devrais le changer pour pouvoir jouer avec lui.

La bordure de la GV est blindée car effectivement, j'ai constaté avec des photos prises par la presse que ma GV était super "bouffante" ;-)

Depuis, comme je le dis plus haut, je peux réduire plus tard car ma GV est moins puissante toute proportion gardée.

Pour le maître voilier, c'est Incidences mais là je suis à Porto et je pars pour Lisbonne. Je vais essayer de le contacter à Lisbonne pour échanger avec lui. Ils sont super sympas et très compétents.

Pour le safran, j'en n'ai qu'un et je pense qu'il est trop petit. Je vais demander à Alain qui a à peu près le même bateau.

Pour les réglages, le bateau marche bien. On est souvent au-dessus de 10 noeuds. C'est juste que le pilote, quand on passe au-dessus de 10 noeuds, barre toujours avec un angle entre 5 et 8° sous le vent pour contrecarrer la tendance à lofer. Mais il ne descend pas en-dessous de 5 et ne monte pas au-dessus de 8 et toujours sur le même bord. Cela fait un écart max de 3°. Par contre, sur les monocoques, j'arrivais à garder le pilote toujours entre +2 et -2° maxi par rapport à l'axe. C'est du chipotage pour beaucoup, j'en conviens.

Pour le poids lège de Quetzalcoatl, il est à 8 tonnes. Avec toutes vaches remplies et le matos du tdm, nous sommes à exactement 10,3 tonnes. Poids relevé lors de sa dernière sortie d'eau.

Et merci à toutes les personnes qui participent car ces échanges m'ont permis de beaucoup mieux comprendre mon tri.

04 août 2010
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Pour te répondre
Et comme le dit Alain ci-dessous, le Tribellule est très ardent. Par contre, je ne peux modifier la quête du mât car celui-ci est des plus rigides. Je devrais le changer pour pouvoir jouer avec lui.

La bordure de la GV est blindée car effectivement, j'ai constaté avec des photos prises par la presse que ma GV était super "bouffante" ;-)

Depuis, comme je le dis plus haut, je peux réduire plus tard car ma GV est moins puissante toute proportion gardée.

Pour le maître voilier, c'est Incidences mais là je suis à Porto et je pars pour Lisbonne. Je vais essayer de le contacter à Lisbonne pour échanger avec lui. Ils sont super sympas et très compétents.

Pour le safran, j'en n'ai qu'un et je pense qu'il est trop petit. Je vais demander à Alain qui a à peu près le même bateau.

Pour les réglages, le bateau marche bien. On est souvent au-dessus de 10 noeuds. C'est juste que le pilote, quand on passe au-dessus de 10 noeuds, barre toujours avec un angle entre 5 et 8° sous le vent pour contrecarrer la tendance à lofer. Mais il ne descend pas en-dessous de 5 et ne monte pas au-dessus de 8 et toujours sur le même bord. Cela fait un écart max de 3°. Par contre, sur les monocoques, j'arrivais à garder le pilote toujours entre +2 et -2° maxi par rapport à l'axe. C'est du chipotage pour beaucoup, j'en conviens.

Pour le poids lège de Quetzalcoatl, il est à 8 tonnes. Avec toutes vaches remplies et le matos du tdm, nous sommes à exactement 10,3 tonnes. Poids relevé lors de sa dernière sortie d'eau.

Et merci à toutes les personnes qui participent car ces échanges m'ont permis de beaucoup mieux comprendre mon tri.

04 août 2010
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Merci Alain
Je vais aller voir ton site.
Actuellement, je n'ai pas osé jouer trop avec Quetzalcoatl. Quand le vent forcit, je réduis fortement. Je suis toujours un peu sous-toilé car seul à la manoeuvre et en charge de toute la petite famille.

J'avoue que si je ne calmais pas l'oiseau, il dépasserait facilement les 15 noeuds.

Pour les modifications que tu as apporté, je pense qu'elles sont seines. Ce serait à refaire, je prendrai un mât "classique". Pour la dérive, comment l'as-tu reculée ? car je pense que le problème vient en partie de là. Il permet peut être de remonter mieux au vent mais du coup il est plus ardent. J'avoue que depuis que j'utilise moins la dérive pour les raisons que tu peux deviner, il est moins ardent. Il reste manoeuvrant "efficacement" jusqu'à 120/130 ° du vent. Après, c'est la mer qui joue avec toi si elle est formée.

D'autre part, je suis un peu sur l'arrière à cause du moteur notamment. Et toi ?

Amitiés,
Pascal

Sinon, pour le monteur, j'ai suivi ton conseil et je suis passé sur un 75cv, c'est du bonheur. J'atteins les 10 noeuds à 2200 tours.

04 août 2010
0

bah
oui comme tu dis , beaucoup de modif et j imagine d argent , pas térrible a la base le concepteur ??

bonne futur nav avec ton tri , beau programme a venir

04 août 2010
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Les modifs
On a revus beaucoup de points par rapport au modèle de base comme la longueur du bateau pour reculer en quelque sorte le plan de voilure.

Quetzalcoatl fait 15 m hors tout au lieu des 13,70 de la dernière version, le 44.2.

Le mât a été porté à 18,5 m et les pataras sont repris sur les flotteurs. Nous avons retiré les bastaques.

Nous avons réduit les ailes de 2m à 1m et nous les avons rehaussé de 20 cm.

Nous avons fait renforcer les T des ailes (ils avaient été coupés net par les mouvements de la mer sur un autre Tribellule) et les T de la coque ainsi que le puits de dérive qui a été complètement soudé des deux côtés ce qui n'était pas le cas sur les autres.

Nous avons aussi ajouté un crash box d'1m moussé à l'avant et nous avons moussé le bras arrière.

Nous avons renforcé l'axe de dérive et changé le système de relevage. Nous avons aussi ajouté une barre intérieure et nous avons fait modifier dans un autre chantier le système de barre complet et le système de barre de secours. Du travail d'orfèvre.

J'avoue que le dernier point qui "m'ennuie" sur mon tri, c'est la dérive. J'ai moyennement confiance en elle même si actuellement elle fonctionne bien et que je ne fais plus d'eau du tout et de nulle part :-)

Donc, si j'avais quelque chose à changer dans un futur proche, ce serait la dérive et peut être le safran si on me confirme sa petitesse ;-)

J'ai prévu de faire une grosse remise à niveau après 2 ans de tour du monde comme ça, je saurai (j'espère) exactement ce qui doit absolument être changé.

05 août 2010
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Mat rotatif
Etant donné notre programme, je suis plus pour une simplification. Aussi, je partirais plus vers un mât en profil avec, pourquoi pas, un gréement textile pour alléger le tout étant donné qu'on commence à avoir un premier retour d'expérience.

Merci pour l'info sur le safran. Cela rejoint ce que me disait l'architecte.

Reste peut-être à revoir l'emplacement de la dérive et encore, je pense qu'elle est bien positionnée car elle arrive, en position basse, juste en dessous du mât.

Dans tous les cas merci Tangnard pour toutes ces réflexions ;-)

Amicalement,
Pascal

05 août 2010
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Pour l'architecte
Il y a des choses qui ne sont pas bien et c'est de celles-là que nous parlons. Par contre, il y en a d'autres qui sont très bien. Je n'ai aucun reproche à faire à l'architecte si ce n'est de ne pas prendre plus en compte les problèmes rencontrés sur les modèles précédent et de tenir mordicus le modèle de base comme abouti.

J'ai du batailler ferme pour faire les différentes modifs que tu as pu lire et ces modifs se sont avérées essentielles pour une amélioration de notre tri.

Bref, il fait des bateaux qui sont abordables au niveau du prix. Tu peux participer à la construction et ses solutions sont simples (peut-être un peu trop simple des fois ;-)). Autant d'atouts qui m'ont fait choisir ce chantier.

Par contre, j'avoue que quand j'ai vu la manière de travailler du chantier Nodosa en Espagne, j'ai été sur le c... Ce sont vraiment des pros ! Le DG m'a aussi avoué que pour faire un tri identique au mien, le prix aurait été multiplié par 2 minimum car toutes les soudures sont renforcées et vérifiées par un expert avec des radiographies. Toutes les pièces sont usinées. Tous les systèmes mis en place sont éprouvés. Cela me rassure d'une certaine manière. La qualité a toujours un prix et il semble assez respecté dans le monde des chantiers navals.

Les choix que j'avais étaient les suivants :
- Soit j'achetais un catamaran d'occasion type cat flotteur 44 de minimum 20 ans ;
- Soit je faisais construire un monocoque en aluminium de 10 m dans un chantier renommé :
- Soit je faisais ce partenariat avec le chantier CNA Yachting et Claude Philippe et j'avais un trimaran sur lequel je pouvais participer et ce, à toutes les étapes du projet.

J'ai fait mon choix et aujourd'hui, je trouve que notre trimaran est "exceptionnel". Il a quelques défauts mais nous le faisons évoluer avec notre expérience.

Je suis persuadé qu'au retour de notre tour du monde, Quetzalcoatl sera le trimaran hauturier de référence lorsque nous l'aurons complètement "éprouvé". Donc, aucune animosité de notre côté. ;-)

05 août 2010
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Prix du Tribellule 44.2 CB version Quetzalcoatl
Prix avec tous les équipements pour le tour du monde comme il est aujourd'hui : 350 000 € TTC.

05 août 2010
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Les antilles
Non, nous ne passons pas par les Antilles.
Vu le nombre de pays à visiter et étant donné le temps que nous mettons, nous avons retenu les escales les plus "exotiques" possibles.
Après qui sait... La route est longue et qui sait où le vent nous mènera... :-P

05 août 2010
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Pour notre voyage
Et bien il évolue fortement avec les rencontres que nous faisons. Comme nous restons entre 1 et 3 mois par escale, nous rencontrons des personnes formidables qui deviennent plus que des amis. Nous les appelons nos cousins.
Du coup, voici ce qui est prévu pour le moment :
- Août : Portugal/Gibraltar
- Septembre/Octobre : Maroc
- Novembre : Canaries
- Décembre : Cap Vert =&gt Brésil - Salvador de Bahia
- Janvier-Juin 2011 : Brésil
- Juillet/Aout : Surinam
- Septembre/Octobre : Venezuela
- Novembre/Decembre : Colombie
- Janvier/Février 2012 : Haïti/Cuba
- Mars : Mexique
- Avril/Mai : San Blas
- Juin : Panama

Après, nous verrons ;-)

05 août 2010
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ajoute
pour avoir fait le trajet cité la guyane francaise , tres bonne escale , plein de chose a voir

05 août 2010
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J'en prends bonne note
Les retours que j'avais eu via des navigateurs de la compétition c'est que le mât aile n'était pas du tout adapté à mon programme. Thierry Dubois me l'avait déconseillé. Bilou aussi.
J'ai voulu économiser et rester sur une conception "originelle" pour ne pas dire "originale" ;-)
Maintenant, je vais voir à l'usage mais dans tous les cas, sauf si tu peux me prouver que c'est aussi solide qu'un mât fixe, je partirais sur un profil plutôt qu'un mécano soudé et je réduirais fortement les poids tout en optimisant la solidité du gréement.
Note bien que je suis un novice en la matière et, étant donné la miss de 14 ans qui part faire le tour du monde, je pense être au niveau du bébé nageur :-D

05 août 2010
0

Ta dérive
m'intéresse. J'ai eu la même fuite que toi et que les autres. Hélas, trois fois hélas... Pourrais-tu m'envoyer les plans et des photos de l'intérieur pour voir un peu ce que ça donne ? Mon email c'est contact@globe2child.org

J'ai étudié avec d'autres personnes la possibilité de faire une dérive plus pro en définissant trois paliers :
- Haute,
- Moyenne,
- Basse.

Ces positions seraient pré-définies et il suffirait de choisir la position et celle-ci se met directement à un palier. Les bords dans le puits seraient verticaux et ne laisseraient qu'1cm de par et d'autre pour pivoter. Enfin, l'axe serait renforcé et réalisé avec des pièces usinées s'emboitant les unes dans les autres comme mon nouveau secteur de barre.

L'axe de dérive serait aussi élevé 30 cm au-dessus du niveau de l'eau.

Pour l'enfoncement, je pense que ton moteur est sous ta couchette arrière le mien est entre la cabine arrière et la mèche de safran qui a été reculée de 25 cm vers l'arrière. En plus, j'ai un réservoir de 215 litres au même niveau et j'ai mis mon second mouillage qui pèse 100 kg en tout. Si je le met sur l'avant Quetzalcoatl pointe du nez et sur l'arrière, tu vois, je suis un peu sur le cul. L'idéal serait de le mettre au centre du bateau mais j'ai pas encore trouvé de place suffisante et "plus ou moins" facile d'accès.

Si tu as une idée, je suis preneur.

Pour le mât, je pense, lorsque j'aurai un peu d'argent, peut-être, le faire évoluer mais ce n'est pas ma priorité pour le moment. Je n'ai pas constaté de fissures mais je surveille car c'est un point qui me fait peur.

J'ai fait renforcer les cadennes et je les ai même fait refaire afin qu'elles soient dans le bon angle et non inversée comme c'était le cas au départ. Elles sont aussi traversantes et le bas étais vient se reprendre sur la cloison de l'atelier à l'avant ce qui n'était pas le cas sur les autres.

D'ailleurs, question subsidiaire : Comment sait-on que les haubans et autres bas-haubans ou étais sont bien étarqués et pas trop ?

Pour la flottaison, tu compares bien avec ton bateau plein à ras bord avec toutes les vaches remplies et 1 mois de vivre ?

Si oui, peux-tu me dire quels sont la capacité de tes différents réservoirs, tes mouillages et ton matériel que tu emmène pour comparer et voir où je peux gagner du poids ?

06 août 2010
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Un grand merci
pour toutes ces indications. je vais les cogiter sérieusement car hormis le doghouse et les 2 à 300 kg de gréement, nous devrions pas être très loin car j'ai fortement réduit l'aménagement intérieur et mes redans sont plus courts.

Donc à mon avis mes poids sont mal répartis et je dois avoir des trucs en trop. J'ai pas mal de matos de rechange et du matériel comme perceuse, ponceuse, scie sauteuse et autre. Pour les réservoirs, tu as 250 litres de gazole de plus.
Et tu as un mouillage en plus.

Le mouillage principal, je l'ai ramené au pied de mât dans notre cabinet de toilette. Le guindeau est juste à côté du mât.

Par contre, tout l'espace sous la table de carré est utilisé pour la cambuse et sous les banquettes, j'ai mes 6 batteries.

Je vais voir pour changer le second mouillage de place. J'ai aussi 6 aussières de 25 m de gros diamètre et 1 de 50 m. Ca me travaille cette histoire de ligne comme tu peux le remarquer ;-)

Sincèrement merci pour ces infos.
Pascal

05 août 2010
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J'ai failli craquer
et mettre tout mon budget dans l'achat d'un "Tribellule 39" d'occasion mais pratiquement neuf pour partir. J'ai comme l'impression de l'avoir échapper belle car je n'aurais pas eu les moyens de faire des modifications qui semblent indispensables pour fiabiliser le bateau! Ouf!

05 août 2010
0

Quelques photos prises au chantier Nodosa
www.facebook.com[...]bum.php

05 août 2010
0

prix
j ai acheté ce cata 80 000 euros , je suis allé en gréece le voir , en assez mauvais état mais structure nickel , 2000 heures de boulot plus tard ( 1500 h pour moi 500 par un copain ) et 50 000 euros de dépense tropicat est au point avec les caprices d un vieux bateau , j ai pété un safran en montant sur les antilles ( j ai refait en neuf 2 safrans au printemps est envoyé aux antilles )
il faut essayer de rien laisser au hasard sur un bateau

06 août 2010
0

On ne laisse surtout pas un mat aile libre
Ni au port, ni en mer, sinon le mat va avoir tendance à faire des rotations qui vont donner des coups de butoirs dans les haubans. A force ca va abimer les haubans.

05 août 2010
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pour apprendre
Tangnard a écrit: "Un des gros problème du mat aile c'est son fardage au mouillage ou au port"

Au mouillage et avec un mat aile rotatif laisse-tu le mat libre de ses mouvements?

merci

a+

pierr

06 août 2010
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Tu confirmes
Qu'un prix d'achat pour un bateau n'est pas un prix pour naviguer. Il faut bien le préparer et essayer, selon le budget, de le conserver dans le meilleur état possible. Tout est une question de maintenance dans nos maisons ivres...

06 août 2010
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J'aime beaucoup la déco
Vu la largeur du mat, je confirme qu'il serait souhaitable qu'il soit moins large. A part faire sport, je ne vois pas l'intérêt de cette corde énorme.

06 août 2010
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tj pu
prendre des ris plein vent arriere , que ce soit avec le cata ou mes deux anciens mono a barre de flêche tres angulés

je raméne un peu la bome dans l axe , si c est le premier ris je tends la bosse du deuxieme ris et a descend facilement

06 août 2010
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ne pas charger
les étraves , le plus light possible et un bon plan avec du volume a l avant

06 août 2010
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Ok merci pour ce retour
Je navigue de plus en plus sous-toilé.
Je prends le Vent Réel, regarde le vent apparent que cela ferait si j'étais au près et je met la GV en fonction de cela.

Ma GV étant plus puissante que le modèle de base +30 m2 par rapport au premier modèle et +10 m2 par rapport au second modèle, cela réduit peu ma moyenne et je me sens en sécurité.

Nous avons un 4ème ris avec des renforts pour nous servir de la corne comme voile de cape.

Pour le moment, le nez reste toujours bien au-dessus de l'eau même avec des vagues courtes de 4m et au près. Le roof n'a jamais été mouillé plus loin que le bras avant.

Notre doghouse nous protège aussi pour les vagues de travers et du quart avant quand on est au près. Les conditions les plus hard que nous ayons rencontrées étaient un coup de vent sur la Bretagne avec passage de la Teignouse. Vent établi à 35 noeuds avec rafales à 40. Mer croisée avec le courant avec vagues courtes de 3 à 4 m et quelques petites montagnes de 5 à 6 m déferlantes venant de notre quart avant qui s'éclataient sur le doghouse.

Lorsque le vent est monté, le tri n'était plus manoeuvrable. Nous avions 1/3 de génois et 2 ris dans la GV. Le vent était entre 25 et 30 noeuds. Nous avons rentré le génois pour prendre un ris de plus et du coup le tri était hyper manoeuvrant et je me sentais en sécurité.

Mon équipier voulait quand même prendre le troisième ris, ce que nous avons fait car je préfère être sous-toilé. A ce moment là, le bateau est devenu mou. Comme mon équipier était "fatigué", il ne se sentait pas de mettre la trinquette aussi nous avons mis le tourmentin qui est très simple à mettre et à poste en pied de mât.

Le tri est resté mou et je me faisais embarquer par les vagues qui grossissaient.

Comme le vent s'est stabilisé à 30/35 noeuds et que nous avions des rafales, je n'ai pas souhaité changé la voile d'avant ni lâcher un ris.

Nous étions au près et le vent que je vous donne était le vent apparent. Nous marchions à 4 noeuds.

A la capitainerie de Kernevel à notre arrivée, ils avaient enregistré un vent réel soufflant à 33/34 noeuds avec la plus grosse rafale enregistrée à 39 noeuds.

Nous avons rencontré un monocoque qui était barré par un solitaire. Il avait 2 ris dans la GV et un solent. J'avoue que si j'avais eu un peu de courage, j'aurais bien tenté de lâcher un ris pour voir si je n'étais pas plus manoeuvrant.

Ceci dit, je me sentais en sécurité car les départs au lof étaient facilement rattrapables. Le seul hic, c'est que ma vitesse passait à 2 noeuds... Nez presque bout au vent...

Donc la prochaine fois j'essaierais si j'en est le courage soit la trinquette avec 3 ris, soit le tourmentin avec 2 ris...

06 août 2010
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Surprenant
Toujours seul, je n'ai jamais eu de souci malgré des vents très forts et un bateau poussé loin!

06 août 2010
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Non
Ce n'était pas un magnifique vieux gréement, juste un cata de 14m avec 75m2 de GV et 55 pour le genois.
Mais je n'ai jamais eu de souci avec bien d'autres catas

06 août 2010
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Prise de ris au portant
Nous avons un système Harken à billes très performant et nous n'avons, pour le moment, eu aucun problème pour prendre un ris.

Par contre, le chantier a mis une drisse en 14 mm qui rague beaucoup. Lorsque celle-ci sera usée, j'ai prévu de la remplacer par des drisses de 12 mm. Comme elles sont toutes en Dyneema, j'ai un peu de marge devant moi. Mais elle n'est pas simple à montée surtout les 6 derniers mètres...

06 août 2010
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La corde c'est la largeur du mat
Ce n'est pas la corde de la cloche du bord!!!

06 août 2010
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Très intéressant...
Je vais essayer de me le procurer car l'architecte est Philippe Rivière qui a revu le Tribellule de notre ami Alain.

Ils disent quoi en qlq lignes ?

Pascal

07 août 2010
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Nous sommes à Porto
Et nous partons mardi pour Lisbonne.
Objectif : arriver fin août à Gibraltar et à Casablanca vers le 15 septembre.

07 août 2010
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agadir
c est vraiment pas terrible comme endroit , peu d intéret sauf si tu veux boire une biere sur tout les bistrot le long de la plage , ou c est indiqué en allemand .... de plus renseigne toi avant d y aller , tres cher , éssaouira , génial , mais pas trop de place , juste un ponton souvent encombré , surtout en cas de mauvais , le long du maroc part au large , tente jamais de rentrer dans un port , jamais

07 août 2010
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pas le choix
le contact sera j imagine tellement sympa que ça vaudra tes roros

06 août 2010
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Pas convaincu
Pour les prises de ris. je n'ai jamais eu de souci pour prendre des ris même au portant avec un mat fixe; encore faut il qu'il soit équipé d'un super rail!

06 août 2010
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J'ai faillit chavirer avec un Marquise à cause de cela
Le vent est monté trop fort pour pouvoir affalé le dernier ris de la GV, on a enchainé les surfs à plus de 20nds dont un qui s'est soldé pas le pied de mat sous l'eau suite à un violent enfournement.

En outremer55 on a eu aussi des soucis pour affaler la GV, mais on avait plus anticiper, et on finit par prendre le deuxième ris.

Dans les 2 cas, la mat était équipé de rail à billes.

06 août 2010
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C'est pourquoi je suis un peu sur le cul
Mais ca ne me fait pas une très belle ligne de flottaison. Mon nez est maintenant à fleur d'eau alors qu'avant il s'enfoncait de 20 cm ce qui ne plaisait pas à l'architecte ni à moi d'ailleurs :-D

06 août 2010
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Le probléme de l'enfournement
n'était pas un problème de volume à l'avant mais 40-45nds établis avec 4-6 mètres de vagues creuses. Le Marquise 56 a pas mal de volume à l'avant, et c'est grâce à cela je pense que l'on a pas finit le soleil.

06 août 2010
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Tu as quoi comme bateau ?
J'ai un ami qui a un vieux gréement de 1938 à quille longue de 21 m et il ne change rien jusqu'à 45 noeuds de vent réel. Tout dessus. Après il amène sa grand voile qu'il enroule sur la bome et se met à la cape avec un tourmentin de derrière les fagots.

Il pèse 38 tonnes et cale à 2m50. Il a une grand voile de 80 m2 dont la hauteur est très ramassée mais la bome gigantesque... Son génois n°1 est de 40 m2. Il navigue à une moyenne de 4 noeuds sans aucune fatigue. Heureux notre ami Bart ;-)

De plus, il profite d'un ENORME roof protégé par des hiloires d'1m20 au moins qui lui permettent de danser sur le pont en toute sécurité et presque par tout temps.

Son bateau gîte très peu par contre il roule fortement au mouillage, un vrai pendule. De plus, il est superbe ce qui ne gâche rien au paysage !

06 août 2010
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Voila un marin
heureux ! ;-)

06 août 2010
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Cette corde
Quelle corde ?

06 août 2010
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C'est mieux
que la corde au cou remarque :-D

06 août 2010
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V/V de juin
un article , un wapa 50 dans un coup de vent prés des cotes espagnol

07 août 2010
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je vais le relire
j imagine que tu n as pas l intention de modifier ton tri en cours de route , tu es ou c est temps ci ??

07 août 2010
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pas de port
pour la plaisance a casablanca , par contre va a rabat , belle marina , bon endroit pas cher pour laisser un bateau est se ballader dans le maroc ,a l arrivé a l entrée de la riviere qui même a la marina tu appel sur le canal 10, quelqu un vient te chercher en zodiac

07 août 2010
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Merci Pascal
Pour ces infos. Pour Casablanca, on m'avait conseillé Mohamédia. As-tu d'autres bons plans notamment pour Agadir ?

07 août 2010
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Agadir
Le problème, c'est que nous avons un rendez-vous avec une école d'Agadir. Aussi, que conseilles tu de faire ?

08 août 2010
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archi ou pas?
claude philippe est un excellent chaudronnier mais surement pas un architecte..
je me souviens d'avoir ete interesse par un islander greement aurique dont il avait reris la fabrication, l'islander est un grand sea bird de 10 metres.. et bien il avait rehausse les bordes de facon a ce ce que ce beau dessin ressemble de profil a un as de carreau soit un genre de coffre fort.. je voulais le plan d'origine avec une belle tonture.. niet de la part de claude philippe.. c'est comme ca ou rine ...donc cela a ete rien.. dommage car c'est un type extra doue en chaudronnerie.. mais surement pas un archi naval..
le principe de base d'un multi c'est le poids
avec les tris bellules ou pas bellules en acier ou en alu avec mats mecanos soues on arrive a des poids de camions..
eric

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