Recherche voileux expérimenté pour stage intensif (Vendée)

Bonjour à tous,

Mon projet est d'acquérir un voilier habitable pour faire le tour du monde avec un budget limité. Je recherche quelqu'un qui possède un bateau et qui serait ouvert pour m'initier à la voile de manière intensive (croisière/habitable). J'ai déjà quelques notions, mais mon objectif est d'apprendre beaucoup rapidement, si possible au contact d'un passionné sympa :) J'ai déjà regardé du côté des stages offert par les professionnels cependant, je n'ai pas encore trouvé mon bonheur (si vous avez des conseils, je suis preneur). Rémunération possible même si gratuit préférable (en échange de services). Je suis bien conscient que les Ducros qui se décarcassent gratuitement sont très rares de nos jours.

L'équipage
03 sept. 2020
03 sept. 2020
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Salut,

Outre la théorie, pour faire un tour du monde il serait judicieux de s’experimenter d’abord sur plusieurs plans d’eau par plusieurs météos. Ca prend du temps. Comme il faut apprendre à marcher avant de s’inscrire à un marathon. Il serait donc judicieux de d’abord s’essayer en solo (ou chef de bord) à partir en vacance vers l’Espagne, l’Angleterre et l’Irlande. Voir même vers la Baltique, pour gagner en expérience. Essuyer son premier force 10 lors de sa traversée avec une expérience de rond dans l’eau devant la Rochelle, l’aventure se finira dans l’hélicoptère des secouristes.
Ca permet aussi d’apprendre à connaître son bateau.
Un vieux marin anglais me disait que les bateaux s’apprivoisent comme les femmes. Tu apprends à la connaître avant de t’engager dans une longue aventure.

D’autre part ca permet de tester sa motivation sur le long terme. Une fois en mer, après avoir tout plaqué pour son année sabbatique et dit au-revoir à ses amis, Ce serait dommage et con de revenir après 15j car c’est pas ce qu’on avait imaginé. C’était plus vendeur sur les vidéos de Youtube.

Manger des boites de conserve en étant balloté par la houle ça se mérite !

Une école de voile et ensuite des ronds dans l’eau de plus en plus large sur son navire, c’est comme ça qu’on apprend correctement.

Bonne chance!


Lamarre:Je suis d'accord avec toi, il est important de bien se préparer et de ne pas griller les étapes. Le tour du monde est mon objectif final, maintenant j'ai beaucoup de chose à apprendre et je ne partirais pas sans être confiant dans mes capacités. Merci pour ton avis.·le 04 sept. 2020 13:50
03 sept. 2020
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Si vous maitriser les notions théoriques indispensables (équivalent Permis A puis B) et avait fait quelques séances de petit dériveur style 420 vous faites quelques virées en école de voile ou vous louez tout de suite un voilier de 6 à 9m et vous vous faites progressivement la main en côtier d'abord de jour, par beau temps puis par temps plus venteux, puis vous étendez votre rayon nuits comprises puis, éventuellement avec un 9 à 12m vous partez au grand large direct l'Espagne ou l'Angleterre ou l'Irlande. Un bon petit coup de Gascogne avec une météo limite par exemple et vous êtes dans le bain.
A moins d'une démarche totalement solitaire, il est hautement souhaitable que votre équipière vous suive complètement dans ce parcours pour pouvoir vous remplacer immédiatement en cas de grande fatigue, car la vraie navigation est loin d'être rose tous les jours.


Lamarre:Effectivement, ce n'est pas si facile, cependant, c'est important d'avoir un objectif en ligne de mir. Je ne sais pas encore combien de temps, il me faudra, mais j'espère y arriver un jour. Il est important que je pratique un maximum avec des gens compétents. Merci pour ta réponse.·le 04 sept. 2020 13:53
03 sept. 2020
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Tu peux passer un coup de fil : www.cnfromentine.fr[...]/


Lamarre:Super, merci pour le tuyau, je vais me renseigner. ·le 04 sept. 2020 13:54
04 sept. 2020
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Bonjour
Naviguer et voyager à la voile c'est long, très long, acquérir l'expérience c'est tout aussi long ! Et finalement on apprend à chaque sortie
Le mieux c'est d'acquérir un petit bateau et de progresser en taille pour se former, rien ne vaut son bateau pour apprendre ce qui n'empêche pas de naviguer sur celui des autres !
Allez au boulot !


Lamarre:Quand je dis "rapidement" je veux plutôt dire de manière intensive, oui, c'est du boulot et beaucoup d'effort. La partie finance sera aussi un gros morceau néanmoins, c'est ce que j'aimerais réaliser. Merci pour les encouragements ! ·le 04 sept. 2020 14:48
04 sept. 202004 sept. 2020
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L'important est aussi d'avoir la visibilité et la bonne appréciation sur son niveau actuel, avant de se lancer pour du hauturier, en pensant que ce sera dur mais que ça va être très formateur. Trop de stress concentré sur une période + beaucoup de difficultés techniques + météo défavorable --> ça n'amènera pas toujours de la bonne expérience de terrain.

Donc si on part sur le voie formation il faut commencer par clarifier son niveau théorique et pratique avant, en s'aidant par exemple :
www.yakapartir.com[...]ion.pdf
www.ndcvoileangers.com[...]-voile/
Ensuite quand on atteint un bon niveau 3, on peut partir en CDB à la journée avec un équipier confirmé.
Avec les niveaux 4, croisière côtière avec équipiers confirmé et niveau 4-5 sortie Day Skipper Solo (à ne pas confondre avec Day Skipper en équipage). C'est bien sur indicatif, car selon les mentalités, les caractères, l'expérience de la vie, l'adaptabilité des personnes n'est pas la même.
Si on part sur la voie auto-didacte qui constitue une bonne partie (la majorité?) des plaisanciers, le mieux est d'y aller en tant qu'équipier sur les BDAs, puis de se lancer(1) quand on sent que c'est le moment .. Pareil, il faut commencer pas des sorties journée et repousser les distances et durées avec le temps.

Les filières formatives en France se classent en 3 groupes :
- les grands organismes historiques qui apportent aux débutants mais sont nettement moins intéressants pour acquérir de la maîtrise, elles peuvent même n'être qu'une perte de temps et d'argent. Le grand cheptel de moniteur a un effet "loterie" alors qu'on s'attend à avoir un niveau de compétence constant et garantit.
- les petites école et club de voiles qui ont des bons retours du fait de la taille humaine, mais il faut que chacun trouve celle qui lui convient bien. Il y a des petites structures dédiées à la course solo, qui sont potentiellement un bon choix, à discuter avec eux.
- les organismes internationaux RYA et IYT. La c'est du solide, éprouvé et efficace, à un coût plus cher comparativement avec Les Glénans qui serait la base de comparaison. Perso, je préfère payer un peu plus et avoir du bon, que moins cher pour avoir du vent.. L'enseignement est en anglais, le public est constitué de quelques Français désireux de se former et de passer les certifications, dont certaines sont professionnelles (comme le Yachtmaster), et il y a aussi des élèves skipper de toute nationalité qui viennent pour découvrir nos bassins de navigation.
(1) on pourrait dire "se jeter à l'eau" mais pour un marin ...


Lamarre:Vraiment un grand merci pour cette réponse détaillée. ·le 04 sept. 2020 20:48
04 sept. 2020
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Si l'on a peu d'expérience nautique, il est important de découvrir la vie quotidienne en mer, la solitude pendant plusieurs jours ou la vie en équipage en milieu fermé-confinement- (partir en mer pendant 8 jours pour commencer) et de s'habituer à gérer le prévu et l'imprévu.

Ca dépend aussi de l'age (physique) et du mental (volonté) et des leçons tirées de la vie écoulée...

Beaucoup sont partis pour réaliser leur rêve .... un tour du monde....qui ont abandonné aux premières difficultés ... parce qu'ils ne savaient pas


Lamarre:C'est bien vrai. Je pense être réaliste face aux difficultés et je me sens prêt mentalement à relever le défi. Néanmoins, il est important de ne pas sous-estimer l'ampleur de la tache et une bonne préparation sera nécessaire pour découvrir mes faiblesses. Merci pour ton commentaire.·le 04 sept. 2020 20:53
04 sept. 2020
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Le Yachtmaster c'est très subjectif mais je croyais que c'était pour les péteux.C'est un captains 200?


The Sailing Chemist:De ce que j'ai vu, il n'y avait pas des candidats qui le passaient pour le fun mais c'était bien en espérant travailler avec. Roberto sur HEO l'a validé donc il pourra mieux en parler.Oui c'est une sorte de Capitaine 200 avec un "esprit" différent sur la quantité d'expérience nautique nécessaire pour le valider : 2500 MN en CDB mini pour aller à l'examen et souvent les candidats ont le double.. Cela a un peu évolué avec les filières Fast-track qui sont conçues pour concentrer cette acquisition d'expérience sur une période de 6 mois. En tous cas c'est quand même un gros investissement en coûts et en temps, c'est pas soft car on est bien bousculé, donc faire ça juste pour le fun et craner avec, ce ne doit pas être courant, (mais je n'ai connu qu'un centre)..
Pour les plaisanciers néophytes (dont j'ai fais partie, mais avec les années on fini toujours par progresser quand même), ce n'est pas le Yachmaster qui est prévu, ce sont les certifications pour la pratique de loisirs qui mènent au Coastal Skipper. Ce type de validation peut être utile pour certaines agences de location, les assureurs , mais c'est surtout intéressant pour certains voileux qui ne connaissent pas grand chose et n'ont pas d'amis ou de famille pour apprendre et pratiquer. J'écris "certains" car une bonne partie deviennent CDB en autodidacte et ça leur réussi même très bien.
Pas compris la subjectivité du YM, c'est une allusion à des centres qui délivre le titre avec +- de sérieux ? ·le 06 sept. 2020 13:28
04 sept. 2020
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Bonjour,

Déjà, la bourse des équipiers, pour naviguer.
Il est de plus en plus difficile aujourd'hui de trouver des équipiers qualifiés, tu as toutes tes chances de naviguer et de t'aguerrir pour quasiment que le prix de la bouffe.


The Sailing Chemist:Est-ce vrais qu'il est + difficile de trouver des équipiers qualifiés ? Et pourquoi ? D'autres skipper confirment ?·le 05 sept. 2020 10:18
Lorem Ipsum:Merci pour la confiance^^!Va sur les bourses des équipiers, pour te rendre compte par toi-même.·le 05 sept. 2020 11:47
Lamarre:Intéressant ! Merci pour le tuyau :)·le 05 sept. 2020 19:36
The Sailing Chemist:OK, j'avais déjà entendu que les jeunes se mettaient moins facilement à la voile et que c'est une des explication au vieillissement des plaisancier par faible renouvellement, mais je pensais pas que cela ait une incidence sur les équipiers demandeurs d'embarquement. ·le 06 sept. 2020 13:41
BS13:@chemistrebor: "pourquoi est il difficile de trouver des équipier qualifiés ?"Je crois d'après mon expérience que c'est la multiplication des loisirs, les facilités actuelles de déplacement, et le rythme trépidant de la vie moderne qui génèrent cette difficulté. Je constate moi aussi cette difficulté à trouver des équipiers réguliers, et pourtant je n'en cherche qu'un à la fois, car on est déjà 2 sur 3 pour courir !Avant, pour jouer avec le mer et/ou le vent il n'y avait quasi que le régate ou la plaisance. Maintenant, tu as le paddle (et même le yoga sur paddle!), le kite, la planche, le Kayak, l'aviron, le longe côte, et le versant moteur : le jet ski, la bouée tractée, le ski nautique..Vu de chez moi les plus gros concurrents au recrutement d'équipiers sont le kite, l'aviron et les "obligations" familiales.Être un équipier de qualité, c'est aussi avoir la dispo de s'entraîner, s'engager sur de la régularité. Voici donc deux données : temps disponible et assiduité à une activité (et sur plusieurs années idéalement) qui ne sont pas très raccord avec notre mode de vie actuel. Tout le monde est tellement occupé que même pour une sortie "promenade" quand on a eu notre nouveau bateau, il m'est arrivé de proposer à 4 ou 5 personnes qui avaient envie de sortir avec nous dans l'absolu, et qu'aucune ne soit disponible. J'ai découvert que ce manque de disponibilité touche d'autres sports quand on m'a expliqué qu'il devenait parfois difficile de trouver 11 bonhommes pour le match du week-end, alors qu'avant tu ne jouais pas si tu n'étais pas à l'entraînement la semaine précédente ! ( C'est d'ailleurs l'argument que j'ai opposé à la première proposition de régate que l'on m'a faite : je ne peux pas parce que je ne suis pas allée aux entraînements, je ne veux pas prendre la place de quelqu'un. On m'a expliqué que je ne prenais la place de personne et qu'on me demandait essentiellement d'être un sac de sable compte tenu de mon inexpérience). Maintenant il existe des salles pour jouer au foot, au badminton ou autre avec tes potes sans passer par un club et c'est pareil pour les loisirs nautiques.Je crois que le problème des équipiers a toujours existé quand j'écoute mes aînés, mais que cela s'est encore un peu aggravé car la voile est une activité chronophage et aléatoire dans le sens où tu ne sais pas toujours la veille si tu pourras sortir ou pas! En plus, l'art est difficile, on m'a interdit de dire que je suis débutante après environ 4 ans de pratique, et pourtant, c'était ma perception des choses, et cela le reste encore tant cette pratique est complexe (dans le sens qu'elle est multifactorielle). Dans ce sens, il est plus facile d'embarquer un inconnu en plaisance que quand on vise un podium, même de régate saucisson parce qu'il y a des "anciens" à palmarès !·le 06 sept. 2020 16:53
06 sept. 2020
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Je nuancerais cette affirmation.
Les jeunes se lancent d’avantage dans « la glisse » que dans la plaisance. Surtout faute de moyens. Ils passent ensuite vers la plaisance avec l’âge. C’était pareil dans la génération de nos parents.


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