Rapport sur drame de Groix disponible sur la revue 151 de la SNSM

Réponses à toutes les questions soulevées lors du fil original

L'équipage
01 avr. 2020
01 avr. 2020
0

Où et comment y avoir accès ?

Merci

01 avr. 2020
0

Ah bon vous n êtes pas membre de cette association de volontaires qui peuvent sauver votre vie et celle de votre famille, je croyais que tout le monde était membre sur HEO ☹️👎

04 avr. 2020
2

Ca c'est une remarque (et des émoticones) à laquelle je ne peux rester indifférent. Non je ne cotise pas à la SNSM, oui je suis membre HEO.

Et par rapport à ce que tu mentionnes plus bas, je cotise 5 fois plus au RNLI (je vis au UK). Si un jour tu as besoin de leur aide, je ne t'en voudrai pas de ne pas cotiser ici.

Sans rancune!! 😉👍

04 avr. 2020
4

Désolé micmarin, j ai fait un peu de provocation et je le regrette

04 avr. 2020
0

Pas de soucis Jean!

01 avr. 2020
2

itou

01 avr. 2020
1

Pas question de faire un scan

01 avr. 2020
1

Faire un scan pour quelqu un qui est abonné ok , sinon je protège les ressources de l asso
Je donne 50 € par an

01 avr. 2020
1

Je donne , dans les bars et autres mais ne suis pas abonné, en cas de mauvaises suites de corona, pour moi, j'envisage un don

04 avr. 2020
0

jeanlittlewing La petite "provocation" de rien a quand même duré durant trois posts...

allez, tu es tout excusé ;)

Fañch
Confiné à côté de la SNS 142 :)

01 avr. 2020
5

jeanlittlewing garde ton scan, tes aigreurs et ton étroitesse d'esprit cela ne m'empêchera pas de donner anonymement comme toujours depuis des années...

Je n'ai ni besoin de la casquette, ni de l'écusson ou de t'autocollant pour me sentir bien dans mes baskets ;)

Fañch

01 avr. 2020
3

Il ne s agit pas de cela, je respecte le copyright, sans copyright fin de la presse !

01 avr. 2020
2

Je donne, et je leur ai même prêté un gros zod avec le moteur pour une saison

01 avr. 2020
-1

Aucune aigreur, rien de cela, les gens se sont étripés, largement à tort car la vérité fait froid dans le dos, suffit de faire un chèque par an même 20 € pour le meilleur magazine que je connaisse

01 avr. 2020
1

Je rappelle que la poste tourne au ralenti...
Pas encore reçu, pour ma part

01 avr. 2020
0

je l'ai reçu ce matin, j’habite Nice

01 avr. 2020
0

Mon exemplaire est chez moi. pas moi.

01 avr. 2020
1

Il faut avouer qu'ils n'ont pas eu de bol, ils ont atterri l'unique journée ou ça piaulait ! (voir sur VENTUSKY) ou autres sites météo.
Mais de la part d'un skipper pro partir sans énergie ( ni feux, ni instruments de nav) pour traverser le golfe c'est inconscient! Si ce drame peut faire réfléchir c'est déjà ça!

01 avr. 2020
2

Pas besoin de scan, vous ne savez pas tenir vos langues, alors on saura tout

01 avr. 2020
0

ils sont partis du portugal sans météo, c'est la SNSM qui le précise

01 avr. 2020
0

De toute manière je n ai pas de scan

01 avr. 2020
1

il suffit d'aller voir sur internet le magazine est en lecture libre ... le skipper faute d'électricité est parti sans avoir pris le bulletin météo qui annonçait la tempete

01 avr. 2020
3

Ben voilà suffisait de le demander gentiment !

fr.calameo.com[...]d4126c4

01 avr. 2020
0

Donc pas de vhf portable,pas de gps portable, pas d électricité refus de faire une escale technique, pas de cartes papiers, pas de bloc marine, le skipper pensait connaître les phares par cœur etc

01 avr. 2020
0

un chauffard! en quelque sorte un mec dangereux!

02 avr. 2020
0

Merci pour le lien!
je suis abonné, mais la Poste est en effectifs réduits, je n'ai pas encore reçu ma revue.
L'analyse de la SNSM rejoint en tous points ce qui a été discuté sur H&O.

02 avr. 2020
0

Le skipper a tout à fait sa place sur les forums hisse et ho vu le niveau de certains posteurs .. matuvu.. jesaistout ..

01 avr. 2020
0

Calaméo ne permet pas de choisir facilement et volontairement l'installation des cookies (Le RGPD impose que les cookies soient désactivés/refusés par défaut).
Donc j'attendrai d'avoir la version papier dans ma boîte.

Sinon, du souvenir de la discussion parfois véhémente sur le site, je me faisais l'idée que la tenue de l'estime ne devait plus être dans les habitudes du chef de bord.

01 avr. 2020
0

Suffit de googled revues snsm et choisir numéro 151

06 avr. 2020
0

@ Polmar, sachant que comme d'hab ils utilisent Google Analytics
fr.calameo.com[...]privacy
= les US qui connaissent 99% du trafic HTTP mondial.

Et que même en cliquant sur NON NON NON partout sur chaque site, les cookies google analytics resteront activés car dans la catégorie "cookies necessaires/utilitaires".

Pour les désactiver pour de bon, c'est ici :
tools.google.com[...]aoptout

et je te donnes ça aussi, c'est gratuit.
optout.networkadvertising.org[...]/

01 avr. 2020
-4

Et voilà! conneries sur conneries et responsabilité pénale.
ce skipper est un danger public, un branquignole.
J'espère que les familles des victimes porteront plainte.

01 avr. 2020
1

Analyse de l'équipage de la SNS 147 sans complaisance !

01 avr. 2020
1

Ce qui est très rare, d habitude ils ne jugent pas mais la ils commencent par dire que 14 sauveteurs ont risqué leur vie et ce ecrit avec une rage sourde

01 avr. 2020
2

Normal, ils ont aussi risqué leur peau dans l'histoire.
Si je me souviens bien du fil de discussion de l'époque, les analyses n'étaient pas bien loin de la vérité...

01 avr. 2020
2

Il y a eu deux accidents l'année dernière dus à un départ mal préparé et précipité après un achat pour ramener le bateau. L'autre c'était dans le Golfe de Fos, également avec un marin pro. Trop sûrs d'eux.
Se lancer dans le Gascogne avec même pas une VhF en état, pas de feux de route si pas de batteries, c'était suicidaire.

02 avr. 2020
-5

Moi je vous trouve durs.
Après trois jours de nav sans GPS et sans carte le mec se trompe de 23Nm et confond une île et sa voisine en pleine nuit .. j'aurais pas fait mieux.
Condoléances et respect.

02 avr. 2020
8

L'erreur de naviguation qui a scellé le drame n'est certainement pas la plus grossière erreur : on s'est tous planté un jour dans une navigation et des "grands noms" ont souvent aussi connu ce genre de mésaventures.

Ce sont surtout les ""erreurs"" précédentes qui sont incompréhensibles : comment peut-on s'engager sur une traversée du Golfe de Gascogne en plein hiver avec un bateau déjà en situation technique plus que dégradée et avoir laisser des batteries non ammarrées dans le carré alors même que la baston montait ?

03 avr. 202003 avr. 2020
2

@Candide29

Enfin, il faut etre raisonnable !!!
De nuit !
Sans éclairage du bord !

Ca aurait pu etre
"Bah je me suis trompé, c'est la chaussée de Sein ...."
S'il avait visé l'ile ....

Moi je retiens: se mettre a la cape au large en attendant le jour.

Je me souviens d'une traversée du golfe, ou en arrivant sur les cotes espagnoles, on se trainait à 3 noeuds avec 2 ris dans la GV, pour laisser le temps au soleil de se lever.

04 avr. 2020
6

Je me souviens de l'inverse! Dans les année '80. Arrivée sur les côtes espagnoles fin d'après-midi, attente de la nuit pour pouvoir faire un point avec les feux et phares. Puis attente du jour pour l'atterrage.

C'était un temps où l'on composait en marin et pas en geek collé à son écran qui sait tout!

02 avr. 2020
10

On lui reproche surtout d'être parti en traversée dans ces conditions. Inutile de l'accabler car il n'a pas le cul sorti des ronces, avec une mort dont il sera probablement jugé responsable.

02 avr. 2020
2

Candide29 tu as raison, beaucoup d'entre-nous, dont moi, n'auraient pas fait mieux. Mais une grande majorité d'entre-nous, dont moi, auraient fait escale dès constat de la panne électrique et en se seraient pas trouvés dans cette situation.

C'est rigolo d'ailleurs en cette période de covid, on pourrait presque faire la parallèle avec nos gouvernants :P

Fañch

02 avr. 2020
8

Bonjour,

selon la majorité des intervenants, quand on a pas d' électronique ou/et d' électricité, il faut rester à terre.

Pour rappel, jusqu' à la fin des années 80, rares étaient les bateaux qui avaient des positionneurs, et pourtant, il y avait nombre de bateaux qui traversaient le golfe de Gascogne sans instrument voire sans électricité, et rare aussi étaient les accidents.

A l' heure du GPS, je trouve "un peu facile" de critiquer ceux qui font des erreurs de nav sans instrument.

Parmi ceux qui ont naviguer AVANT l' ère des aides à la navigation, qui n' a JAMAIS fait d' erreur de nav?

La réponse est pratiquement tout le monde! ce qu' il y a, c' est que heureusement, ça se terminait généralement avec une grosse peur et pas de dégât, qu' ils soient humain ou matériel.

Alors oui, si ils s' étaient arrêter pour réparer la panne électrique il n' y aurait pas eu ce drame, mais le skipper était apparemment très expérimenté et diplômé et je comprend qu' il se soit lancé dans cette traversée, l' ayant moi-même déjà faite dans des conditions qui feraient hurler 99% des héossiens (Corvette, fin Novembre, avec pour seuls matos de sécu un compas de route, un de relèvement, un loch mécanique et un transistor pour tenter d' écouter la météo de FI)!

Seulement si ce skipper s' est retrouvé tout seul à tout gérer sur ce bateau (par exemple avec la totalité des équipiers malades) une erreur de 23 M à l' atterrissage dans ces conditions se comprend.

Ce n' est pas ce compte-rendu "à charge" de la SNSM que j' attend mais le rapport du BEA mer, qui sera probablement bien plus objectif.

Gorlann

02 avr. 2020
1

Je croyais naïvement que ce genre de débat avait déjà été traité dans l'autre fil...

02 avr. 202002 avr. 2020
0

Gorlann je suis entièrement d'accord avec toi, mais...

Je crois malgré tout que dans sa situation, panne électrique générale au large du Portugal, tu te serais probablement arrêté dans un port pour réparer, ou au moins pour fractionner (par étapes) les distances à parcourir.

De plus sur ces bateaux modernes, pas d'électricité veut dire plus de loch, plus de sondeur... ça commence à faire pas beaucoup pour naviguer en hauturier... sans aucune prévision météo qui plus est... Sans même mentionner l'absence de cartes et de documents nautiques.

Il m'est aussi arrivé de naviguer sans rien, sur un Gin-fizz en février, entre Cherbourg et Belle-île... Seul l'observation des rails des cargos nous ont averti quand on pouvait "tourner" plein sud après Ouessant et plusieurs heures après vers la côte. Mais tombés en panne, à cause d'une connerie, à une quarantaine au sud-ouest de Start Point et vu la météo c'est ce qui nous avait semblé le plus sécure à l'époque.

Fañch

02 avr. 2020
0

Vous aviez besoin du rail des cargos pour savoir quand "tourner" sud : depuis Cherbourg vous ne teniez donc pas d'estime ?

02 avr. 2020
2

gorlann ..je suis partiellement d'accord avec toi il n'y a aucune difficulté pour quelqu'un d'experimenté comme est le skipper de traversée le Golfe sans electricité ...

Mais là ou je met un bémol c'est que si l'on en crois le récit de la sNSM il n'avait pas relevé la meteo ..or cette meteo annonçait longtemps a l'avance une tempete sur le secteur ... je reste persuadé que s'il s'était informé il aurait fait escale et au moins réparé avant de s'embarquer dans cette aventure ...

l'erreur pour moi c'est de n'avoir pas pris la météo ,et là tout s'est compliqué ..d'ou l'erreur de positionnement sans aucun doute

03 avr. 2020
0

Dans les années 80, seuls les vrais marins naviguaient contrairement à maintenant où n'importe qui peut sortir avec un écran et appuyer sur un bouton rouge pour voir arriver une armada d’hélicoptère, bateaux gris ou oranges. Par ailleurs il y a avait moins de pollution visuelle la nuit, et la gonio aidait pas mal.

03 avr. 202003 avr. 2020
0

@gorlann29

Pas d'accord.

J'ai commencé a naviguer sans VHF, sans GPS, sans Decca, sans Radar .... (j'avais 5 ans)

Mais pas sans loch ni sondeur, et encore moins de nuit sans éclairage.

Et encore encore moins faire un atterrissage dans la baston avec des batteries, ou tout autre trucs, qui se balladent dans le carré.

Rappelle toi: sans GPS, sans positionneur, mais avec un livre des feux et on savait l'utiliser, parceque on le faisait régulièrement !

Ca c'est un point important. Quand on a des phares, on a pas besoin de GPS pour savoir ou l'on est.
Une carte, un compas de relèvement, un livre des feux.

04 avr. 2020
3

Je ne partage évidemment pas ce genre de raisonnement qui écarte une notion évidente de "relativité temporelle et technologique" entre cet événement daté 2020, et l exemple de la traversée en corvette probablement dans les années 70.
Moi même j ai fait cette traversée en cognac et en aries à la même époque et avec le même équipement, comme bcp d autres... Et il n y a rien à en dire.
Mais si on veut transposer cet "environnement " à la réalité actuelle alors il faut aller jusqu au bout de la logique et faire comme pour le golden globe race (Et encore).
Ce qui n est pas le cas de ce bateau : pas de cartes détail, pas de livres de feu, pas de météo départ... cela suffit à disqualifier la chaîne de décision et le comportement general.
Attendons le rapport du BEA mer, mais je suis presque certain qu il sera plus sévère que celui de la snsm
Hervé

06 avr. 2020
0

@Gorlann oui bah il a navigué comme avant et il a ruiné son bateau et il a tué quelqu'un comme avant. Avec de l'electronique il ne se serait très certainement jamais mis dans cette situation, aussi excellentes ses qualités de marins à l'ancienne puissent être.

Et quand bien même, en 2020, partir sans regarder la météo , c'est vraiment de la fierté mal placée.

(sinon j'ai beaucoup rit à ta vanne dans le fil pour se détendre merci :)

02 avr. 2020
16

Le rapport est orienté, évidemment. Celà peut aisément se comprendre, c'est le point de vue de la SNSM, et je comprends aisément leur "coup de gueule".
Par contre, je souligne l'honnêteté intellectuelle des auteurs qui précisent que naviguer sans électronique a longtemps été pratiqué, et que ce n'est pas tant l'électronique qui a manqué, mais bien des cartes, livres des feux, etc... Ils précisent même a minima le "bloc marine".
Je suis d'accord aussi avec leur conclusions sur le fait que le chef de bord aurait mieux fait de passer la nuit au large à la cape, et de tenter l'approche de jour.

02 avr. 2020
1

C' est sûr que la nuit à la cape aurait sans doute été la meilleure solution.

Par contre, il me semblait que dans le précédent fil sur le sujet, il avait été dit qu' à l' arrivée à Port -Tudy, les sauveteurs avaient constaté que des points avaient été reportés sur une carte routière du golfe, alors que dans le rapport d' aujourd'hui, çà n' y est plus.

Quelqu' un aurait-il une explication sur cette contradiction?

Gorlann

02 avr. 2020
1

@gorlann, peut avait il un routier, mais rien de plus précis pour l'atterrissage, et pour atterrir par la bas, j'ai peur que le routier manque d'infos.

02 avr. 2020
2

Gorlann : L'explication est que le compte rendu de la SNSM n'a pas la rigueur d'un rapport du BEA.

Mais , pour une fois, je le trouve plutôt bien rédigé avec une certaine objectivité.Ce n'est pas si fréquent.

05 avr. 2020
1

La SNSM n'a pas vocation à enquêter : limite une fois leur intervention terminée, ils n'avaient pas à accéder au bateau, pour laisser faire les enquêteurs.

Cet article de la SNSM a toute sa valeur : c'est la vision des sauveteurs ayant intervenu et je ne le critique absolument pas : mais les auteurs n'ont pas eu accès aux informations que les enquêteurs auront eu eux. Je pense qu'il faut encore attente le rapport du BEA Mer.

02 avr. 2020
0

quand on aura les explications du skipper, les hypothèses changeront
d'après les informations, oui c'est surprenant qu'un marin expérimenté se soit mis ds un tel merdier
lui seul pourra l'expliquer
la seule chose à reprocher pour moi, c'est le manque d'électricité total, pas d'éclairage, déjà avec ça l'équipage aurait été plus serein
ça ne serait pas le premier accident lié à la pression de l'équipage
je ne voudrais pas être à sa place
JL.C

02 avr. 2020
4

T'es sûr que t'as tout lu ?
Y'a un équipier qui voulait s'arrêter à Porto.

02 avr. 202002 avr. 2020
4

C 'est sûr que s' engager dans ces conditions dans la traversée du golfe AVEC un équipier au moins voulant s' arrêter avant... le skipper est mal!

je rectifie un chouïa mes propos plus haut qui ont pu être mal compris:
pour faire ce genre de nav dans ces conditions, je pense que c' est possible mais nécessite un engagement total de la totalité de l' équipage, pas que du skipper, aussi bon soit-il, car personne ne peut avoir les idées claires après 48 heures de barre dans des conditions musclées.

Gorlann

02 avr. 2020
2

on ne quitte pas les côtes espagnoles en blackout électrique complet, en hiver, pour traverser le golfe de gascogne.
c'est tout.

02 avr. 2020
6

A vos ordres, chef!!!!!!!!!!!!!!

Gorlann

02 avr. 2020
5

C'est curieux pour les aficionados de la division 240 de trouver des excuses à ce cas dramatique.
Sans énergie, pas de VHF fixe, pas de feux de route et il n'avait pas de VHF portable obligatoire au delà de 60nm et bien sûr il n'avait pas pris la météo.

Sur un autre fil on s'étonne que certains inconscients ne mettent pas de triangle au moteur, ouh là les fous !!

Bien sûr on peut naviguer sans instruments, mais il y a un minimum à avoir, comme le livre des feux et des cartes d'atterrissage.
Sans vouloir polémiquer hein.. 😁

02 avr. 2020
4

J'ai le plaisir de constater que ce pour quoi j'ai été vilipendé sur le fil précédent a des partisans sur celui-ci.

Pour Solent, quand on connait bien son secteur, ce qui était le cas pour ce skipper, on peut se passer du livre des feux qui, de toute façon, par grosse mer et visi réduite sont trés difficiles à identifier avec certitude.

Par contre, une estime sans carte, c'est compliqué.

03 avr. 2020
-1

mon cher homme du nord,
à l'époque j'avais écrit un poste reprenant les uns à la suite des autres les différents phares qu'il aurait dû voir sur sa route, je reste persuadé que même dans de très mauvaises conditions ces phares sont aisément différenciables les uns des autres.
avec un livre des feux et une feuille de papier il pouvait reconstituer un semblant de carte et savoir quoi chercher
faire, avec la meilleure carte possible, un atterrissage à l'estime suffisamment précis pour un coin comme celui-là après trois jours de mer dont un dans la piaule est à mon sens un tour de force digne des plus grands.
reporter la position des feux sur un quadrillage à partir du livre donne facilement une idée concrète de ce qui se trouve devant et de ce qu'il faut chercher.
la cape en attente du jour était la seule vraie bonne solution en ce qui me concerne.
quoiqu'il en soit il y a des gens qui ont payé et paieront le prix fort de cette suite d’erreurs et c'est cela le plus triste

03 avr. 2020
0

"ces phares sont aisément différenciables les uns des autres." Bien sûr, tu as noté que Belle Ile il y a un phare à l'Est avec une période de 3 éclats rouge 15 secondes et à Groix à l'est aussi, la Pte des chats avec un éclat rouge 5 secondes.

Quand à une traversée à l'estime, j'ai donné entre La Corogne et Belle Ile avec un OVNI 35 par force 6. Je n'avais pas eu de décalage important mais avait sous estimé la vitesse de 0.5 nds soit environ 20 milles d'erreur.

Ce que m' a écrit A.Gentil auteur de l'excellent livre, "Par les trois caps, t'es pas cap" :

"C'était jouable par des "bons" en venant chercher l'abri de belle-Ile."

03 avr. 2020
0

pour en revenir a la navigation a l'estime elle ne peut plus avoir lieu aujourd'hui surtout pas sur une grande traversée de quelques jours pour la simple raison que sans electricité nous ne connaissons pas la distance parcouru ,donc pas d'estime possible valable ...et çelà me chagrine

03 avr. 202003 avr. 2020
0

En 1978, décembre j’ai convoyé avec les propriétaires un Catfisher 28 à l’estime de Marseille à Alexandrie, Rentré en fuite dans le port de Benghazi depuis Malté. Côte plate, et je ne suis pas un cador et ce n’est pas l’atlantique avec les courants.L’estime c’est rigoureux.

Toutefois je n’aurai pas essayé les bouches de Bonifacio à l’estime par mauvaise visibilité, voir la sémillante ...

Malheureusement les propriétaires débutants se sont crashės en Mer Rouge, leur but était les Maldives, propriétaire têtu

03 avr. 2020
-2

" pas d'estime possible valable". Dans le cas que j'ai relaté plus haut, je ne disposais pas de speedo et ne connaissait pas le bateau. De plus, il était sale.

A l'estime, sans carte, ni GPS, j'ai déjà effectué Bénodet / Cowes...

03 avr. 2020
2

d'accord Daniel mais là il avait tout de m^me du sale temps ..un bon bateau certe mais du sale temps ...et l'erreur de leur estime a été lourde de consequence ..
On a tous au temps jadis eu des galeres ou des coup de pot mais ils ont eu de la malchance ...
pour ma part j'ai fait Wight/Cherbourg dans la brume toute la journée ,j'ai traversé la grande digue sans la voir , la premiere chose que j'ai vu a 20m devant le bateau c'est la jeté du port de Cherbourg ..un gros coup de pot il faut bien le reconnaitre ...sinon j'ai passé toute une nuit mouillé devant l'aberwrac'k en attendant que la brume se leve le matin ,et elle ne s'est pas levé ... j'ai fait aussi St Malo/Crozon deux jours dans la brume avec seulement un sondeur et le compas .. souvenir souvenir ...mais aujourd'hui les choses ont bien changé ..a l'époque on n'avait pas le choix ...
Pour ma part je pense que le skipper a été un peu trop sûr de lui il aurait dû etre un peu plus humble mais bon on ne connait pas tout les tenant et aboutissant donc soyons aussi a notre tour humble

03 avr. 2020
1

Reste plus grand chose à apprendre sur ce drame épouvantable
☹️

04 avr. 2020
3

@Calypso,

ne te rappelle-tu pas que jusqu'à la fin des années 80, quasiment aucun bateau d' école de voile n' avait d' électricité à bord.

Je me rappelle entre autre du ketch de 13m50 en ferro navigant pour le centre nautique de Pouldohan qui, après une casse moteur est parti fin septembre 83, en black out total assuré une formation chef de bord, remontant au passage le Trieux au louvoyage par F8 et revenu 8j plus tard en baie de Concarneau sans la moindre griffe sur sa peinture.

Ou encore Palinodie, 14m en alu (ex G. Deferre) du CN des Glénans, appareillant de Concarneau l' été 84, également en black-out total (également en casse moteur) pour l' Ouest Irlande.

A l' époque, si pas d' électricité, une lampe tempête et des feux Plastimo à piles faisaient l' affaire, mais il y avait bien-sûr des cartes et livres des feux.

Aujourdhui, avec les frontales à led et leurs autonomie phénoménale on ne pourrait donc plus naviguer sans électricité?

Quand à la météo, il est évident qu' il est bien mieux de la prendre, mais encore, il y avait (avant) des zones de nav pour lesquelles il n' y avait AUCUNE météo(à moins de disposer d' un décodeur de cartes), comme par exemple entre le Spitsberg et l' Islande et quand on allait "jouer" dans ces coins-là on ne pouvait pas compter dessus et préparait le bateau afin qu' il soit apte à subir des conditions considérées aujourd'hui comme "pas possibles".

Je ne pense pas qu' il soit si sécure que çà que de faire des traversées en comptant uniquement sur les moyens modernes de communication permettant de se faire router, car inévitablement, on tombera un jour sur du "lourd", il y a qu' à voire le nombre d' abandons de bateaux en transat!

Les moyens modernes sont un plus, c' est certain, malheureusement pour beaucoup ils ne peuvent résoudre tous les problèmes que l' on peut rencontrer en mer.

Gorlann

04 avr. 202004 avr. 2020
1

@ Gorlann29 biensur que je me rappelle car moi m^me ayant à l'époque des bateaux avec des HB je n'avais pas de batteries à bord..
et j'ai un bon copain qui sur son vieux bateau classique des années 54 n'a toujours pas d'electricité et il navigue comme tout le monde .

Mais il n'empeche que le drame c'est produit en 2019 et à cette date il était possible d'avoir la meteo avant de traverser le Golfe ..et surement une meteo fiable sur 3 jours

04 avr. 2020
0

ils n'ont pas fait d'estime, ils faisaient un point GPS par le téléphone satellitaire du bord, de loin en loin

06 avr. 2020
0

désolé viking, réponse un peu tardive.
je pourrais être d'accord avec toi sur la confusion possible entre le feu de la pointe des chats sur groix et celui de kerdonis sur belle-ile avec 1 éclat toutes les 5 secondes pour le premier et 3 éclats toutes les 15 secondes pour le deuxième si, et seulement si, les 3 éclats de kerdonis n'étaient pas groupés.
les chats sur 15 sec :
éclat-4sec-éclat-4sec-éclat-4sec/éclat-.....
kerdonis sur 15 sec également:
éclat-1sec-éclat-1sec-éclat-10sec/éclat-.....
perso le jour où je confonds ces deux phares, je me pose sérieusement la question de rester à terre.
quitte à me faire lyncher, ce qui est certainement ce qui m'attends connaissant les us et coutumes du forum, je persiste dans l'ensemble de mes propos.

02 avr. 2020
2

J'ai beau être un bon habitué du forum, je ne comprend pas toutes les interventions.... Les accidents de kayak ou canyon ou escalade ne soulèvent pas autant de rancune des pratiquants envers quelqu'un qui connaissait probablement bien le milieu, l'endroit et l'engin. Pour ceux qui ne peuvent pas traduire je les invite à se former.

03 avr. 2020
8

Est ce la querelle des anciens et des modernes?
Je vois d'un coté ceux qui n'imaginent pas naviguer sans GPS, AIS,VHF, tel. sat., loch, girouette, speedo et sondeur électroniques, ordi, tablette et répétiteurs multiples, ceinture, bretelles et que sais je encore. Je vois d'un autre coté ceux qui sous prétexte nous avons su faire avec rien de tout ça, trois bouts de ficelle et beaucoup de sens marin se croient obligés de prendre la chose de haut, "moi, Monsieur, je traverse le Gascogne les mains dans les poches et les doigts dans le nez"
Allons, allons, sans vouloir accabler ce skipper qui n'a pas fini d'avoir des insomnies, sans être un fan de la division 240, peut on raisonnablement soutenir que c'est faire preuve de responsabilité et de sens marin que de partir pour une traversée du Golfe en plein hiver sans avoir pris la météo et sans moyen de la prendre en route, sans carte (?) sans loch et sans livre des feux? C'est quand même le minimum.
N'oublions pas que nos équipiers ou passagers nous confient leur vie. L'histoire l'a malheureusement montré.

03 avr. 2020
0

et encore une couche:

sans prendre en compte le niveau de son équipage.
sans vhf
sans feu de route
sans jauge de carburant
sans moteur à priori

Même les anciens te pourriraient la vie en te traitant d'inconscient si il te voyait partir comme çà, les Glénans t’exclurait de l'asso pour incompétence notoire en tant que skipper et dieux sait qu'ils ne sont pas très bon.

Donc là ce ne sont pas les anciens qui défendent cette position étrange mais des incompétents rêveurs, des inconscients! et pour atteindre un tel niveau d'inconscience et de surestimation de soi, il ne faut pas avoir navigué beaucoup et depuis très longtemps pour ne pas reconnaître les danger de la mer ...

Je suis fasciné par le déni de certains sur ce sujet...et affirmer que ce skipper est compétent est encore plus troublant car tous les faits nous disent le contraire diplôme ou pas.

03 avr. 2020
4

skollouan ..le skipper du bateau était un pro diplomé marine marchande , le propriétaire ex commandant egalement ...ces personnes sont tres capable de traverser le Golfe sans GPS et sans electricité ..là n'était pas la difficulté ... l'erreur a mon sens et d'apres la SNSM c'est de n'avoir pas pris connaissance du bulletin meteo qui annonçait une tempete pour les jours a venir A partir de là tout s'est enchainé , le positionnement approximatif dû surement à cause du mauvais temps les a conduit dans les déferlentes de Groix en periode de VE , a marée basse et en pleine tempete on ne peut faire pire pour qui connait l'endroit et d'une certaine maniere ils ont eu le pot, si j'ose dire que la SNSM les a sortie de ce mauvais pas sinon tout le monde y passait.

donc prenons la meteo avant de partir c'est impératif ,c'est valable aussi pour les anciens mdr et encore moi ancien lors des traversées je note toutes les heures ce que m'indique le barometre ,car je me mefie aussi de MF

03 avr. 2020
0

Calypso: Est-il besoin de souligner que je partage totalement ton avis?

Skollouarn: Non, ce n'est pas une querelle entre anciens ou modernes.

Bien qu'ancien, j'ai déjà explique pourquoi je préfèrais naviguer avec un traceur qui permet une navigation différente et plus précise.

Mais " on n’entre jamais autant dans le détail qu’avec les petits casiers que les pêcheurs ont gentiment mouillés à notre attention tous les 50 mètres."

karibario.blogspot.com[...]13.html

03 avr. 2020
2

Je ne savais pas qu'il y avait des enquêteurs à la SNSM...........

03 avr. 2020
5

Il y en a bien moins que sur H&O !

03 avr. 202003 avr. 2020
0

Juste sur un point : Pas de réaction pour passer la remorque : il existe un syndrome qui fait que même si on a bien lutté, quand on se croit sauvé on s'abandonne.
Quelqu'un me l'a décrit, alors qu'elle avait lutté jusque là, dès que les Sauveteurs Sétois lui ont crié "Garis, vous êtes sauvés" elle était anéantie.
Idem pour les HLM

05 avr. 2020
1

Je pense plus simplement à la peur, la peur de monter sur le pont et de se rendre à l'avant.

05 avr. 2020
1

Oui, surtout que tout ce qui était balcons-filières étaient ravagés, donc craignosse d' aller à l' avant avec le bateau bougeant dans tous les sens car dématé.

Gorlann

03 avr. 2020
-3

C'est bien le reflet de l'époque actuelle, il faut TOUJOURS trouver une cause et de préference une à laquelle personne n'a pensé avant et on refait le scenario ad nauseam...
100 ans avant on aurait parlé d'une fortune de mer et basta. Et quel enseignement tirer de tout cela qu'on ne savait avant ?
Enfin ca occupe...

03 avr. 2020
5

Oui, c'est le reflet d'une époque : avant on était beaucoup plus fataliste et la mort était beaucoup plus présente.
Aujourd'hui, on (collectif) essaye de comprendre et à travers ce comportement, on (individuellement) se demande quelle aurait été notre décision en de pareilles circonstances.
Ca s'appelle apprendre des erreurs des autres.

Je peux te dire que les deux accidents de cet hiver (celui-ci et celui dans le golfe de Fos) m'on servi, à moi, pendant ces vacances de février.
Donc, c'est pas mal de discuter de ces trucs là et d'en tirer, tant bien que mal, des enseignements.

03 avr. 202003 avr. 2020
1

Les diplômes, c'est largement surfait. Suffit de lire les nouvelles récemment pour s'en rendre compte.
Cela concerne le fait que le skipper de ce bateau soit diplômé.

03 avr. 2020
1

@pierre, d'autant que diplômé de marine marchande, ne signifie pas que le chef de bord ou équipier sont compétents et/ou expérimentés en matière de voile, et spécificités de la navigation sur voilier.

03 avr. 2020
0

Je suis surpris de lire qu’ils n'avaient pas de GPS dans le bateau alors que maintenant il y en a presque partout.
Il suffit d'avoir un smartphone à bord avec l'appli "GPS STATUS" et on a directement sa position sur l'écran.
Je sais que tout le monde n'a pas de smartphone mais vu la taille de l'unité et avec 5 personne à bord, je suis surpris surtout qu'il restait de l'énergie pour téléphoner au secours à l'arrivée.
C'est aussi un moyen pour prendre la météo quand on est proche des côtes avant de se lancer dans la traversée.
Mais bon, il y a quelques années nous avons rencontrés au Canaries un "navigateur" qui partait sans quasiment jamais se renseigner sur la météo. Le pire, c'est qu'il prenait fréquemment des équipiers.

Franck.

03 avr. 2020
0

ils avaient un téléphone mobile qu'ils ont utilisé pour appeler le Cross, soit c'était un vieux modèle, soit ils n'ont pas pensé à regarder leur position.

03 avr. 2020
1

Je viens de faire le test autour de moi, personne ne savait avoir directement sa position sur un smartphone alors qu'ils ont un GPS intégré.
Installez tous une appli genre "GPS STATUS" pour avoir directement votre position sur votre smartphone indépendamment d'un réseau data. Ça pourra vous servir un jour.

Franck.

03 avr. 2020
0

Moi j'ai "gps test" pour Android, c'est gratuit, sans pub, et ça donne même la liste des satellites, avec type (gps, glonass, beidou, galileo)

03 avr. 2020
1

je pense que tout ceux qui ont un smartphone ont au moins une application de navigation installée, c'est encore mieux qu'une appli qui donne la position, il y a également le contour des cotes, même sans payer pour les cartes. Perso mon téléphone me sert de secours en cas de problème avec la tablette.

03 avr. 2020
2

A propose de la Meteo, je connaissais aussi un gas qui ne prenait jamais la météo. Il avait fait bcp de trés longues navigations (pacifique, indien, atlantique) et ne saisissait pas trés bien en quoi la météo pouvait fort l'aider sur une nav de 30 jours dans un bateau de toutes façons trop lent pour éviter les systèmes. Maintenant sur une traversée de qlq jours en hiver dans le golfe je suis d'accord qu'il faut qd même pas trop pousser le bouchon. Aucune idée qu'est-ce qui a pu rendre ce type si sure de lui. La panne électrique n'est pas un grave problème si le moteur démarre encore (si batterie de démarrage encore OK par ex.). Les batteries pas attachées dans le carré: gros problème. Absence de cohésion de l'équipage: gros problème. Maintenant cela ne semble pas être une vraie enquête. Il y a une contradiction au niveau moyens de positionnement avec les infos qu'on a eu avant par exemple. Manque de détails, un peu court. Plutôt un article de journal.

03 avr. 2020
1

Je ne veux pas rentrer dans le débat du drame c’est à la justice de faire son travail, mais comment les équipiers arrivent à se reconstruire mentalement après une telle épreuve...pfuuu quand au skipper sa vie est foutue, je préfère être à ma place qu’à la sienne...

03 avr. 202003 avr. 2020
0

A noter pour les possesseurs d'iPhone que l'application installée en standard "Compass" affiche aussi les coordonnées GPS (y compris altitude).

04 avr. 2020
0

Oui mais je trouve quand même toutes ces solutions de dépannage basées sur des smartphones bien hasardeuses. Comment recharger son smartphone sur un bateau qui n'a plus d'électricité ?

04 avr. 2020
0

C'est un non problème, l'énergie pour un smartphone, il y a plein de solutions; la recharge solaire, la dynamo, la batterie de recharge, avec ça tu peux avoir une autonomie bien supérieure 3 semaines surtout en back up ...

04 avr. 2020
1

Alors là je ne comprend pas?
Vos notes je m'en contre fiche, mais celle là je dois dire qu'elle m'intrigue

Je développe pas une opinion, une idéologie, une croyance je profère aucune critique
J'évoque un fait, une contrainte physique très facilement contournable en étant prévoyant, ce qui est le propre du bon marin ...

C'est quoi le problème Monsieur -1?

04 avr. 202004 avr. 2020
3

Supposons qu’on vienne de quitter les Canaries pour une transat. On perd toute l’électricité le lendemain. Je suis convaincu qu’il y a moyen d’utiliser son smartphone sur toute la durée de la transat pour obtenir une position toutes les 12 heures, sans le recharger une seule fois. Suffit de ne l’allumer que pour prendre la position, et de laisser complètement éteint le reste du temps.

Sur une traversée du Golfe de Gascogne, il y a certainement moyen de prendre une position toutes les 6 heures.

04 avr. 2020
0

Tout à fait.

J'ai personnellement eu à tester cette solution, tombant en panne de batteries en convoyant mon bateau sur 500 milles (bon, du coup je me suis arrêté en route, après un peu plus de 300 milles).
J'ai tenu la charge avec Navionics et le GPS plus de deux jours, en gérant ça assez confortablement (une consultation toutes les 4 heures environ).
Si j'avais du tenir plus longtemps, j'aurai tout viré du téléphone et j'aurai juste gardé le GPS et installé la carte papier dur la TAC. Ca m'aurait largement tenu une semaine. Et sans recharger !

04 avr. 2020
0

Sur un article relaté dans le précédent fil, il avait été indiqué qu'ils disposaient d'un point GPS lorsqu'ils branchaient leur téléphone satellite.

Dans le même article, il était précisé qu'ils disposient d'une routière et qu'il y avait une incohérence de 20 milles sur leur dernier point indiqué sur la carte.

Sous réserve que ces informations soit validées par le BEA.

04 avr. 2020
3

J'ai du mal à comprendre la violence des propos de certains, qui taxent d'incompétence deux anciens de la marine marchande, parce qu'ils auraient pris la mer en panne d'électricité.
Au pire on peut les taxer d'excès de confiance en eux, mais c'est je pense le cas de nombre d'entre nous, surtout ceux qui se réfugient derrière toutes les béquilles électroniques dont on est bardés aujourd'hui.

Cette fortune de mer doit nous rappeler à mon sens surtout 3 choses :
- la météo !, la prendre avant de partir bien sûr, mais surtout aussi regarder régulièrement le baro et noter les variations.
- le livre des feux ! Pen Men est quand même assez différent des Poulains
- le rangement ! tout devient projectile à un certain moment.

Pour le reste, quand le baro a chuté, il devaient être en plein milieu, la décision qu'ils ont prise n'a pas été la bonne, mais on ne refait pas le match

04 avr. 202004 avr. 2020
-3

Tu comprends pas quoi? qu'une personne soit morte suite à l'incompétence notoire de ce skipper

Dans la marine marchande ils apprennent pas cela:
3 choses :
- la météo !, la prendre avant de partir bien sûr, mais surtout aussi regarder régulièrement le baro et noter les variations.
- le livre des feux ! Pen Men est quand même assez différent des Poulains
- le rangement ! tout devient projectile à un certain moment.

Ils apprennent pas à se dérouter?

moi ce que je comprend pas c'est cette indulgence juste parce qu’il s'agit de marins(très mauvais) de mer et de bateaux et tout l'imaginaire un peu niaiseu qui va autour... ce serait un accident de voiture je suis sûr que la gars serait condamné sans appel.

Et moi je condamne ce skipper, sans appel, sans circonstance atténuante.

04 avr. 2020
0

Je te souhaite de ne jamais être en difficulté en mer, en tout cas, je souhaite ne pas être sous ta responsabilité si ça arrive

04 avr. 202004 avr. 2020
3

ben avec moi Woody 53 tu aurais passé un peu de temps à Porto ou à la Rochelle et si tu étais pressé et que tu n'aurais pas eu de sous je t'aurais payé ton bifton d'avion, avec l'autre inconscient tu aurais vécu une grosse galère traumatisante ou tu serais mort...

Chacun ses choix! LOL

04 avr. 2020
-1

prends soin de toi MBI, et je te souhaite de vivre vieux avec tes certitudes

06 avr. 2020
3

La Rochelle plutôt que la Baie de Quiberon? regarde une carte...

04 avr. 2020
2

Nota benne: il y a une immense différence entre être en galère et se mettre volontairement dans la merde et en danger et surtout mettre en danger ton équipage!

04 avr. 2020
2

et c'est exactement ce que ce skipper a fait: mettre en danger son équipage que cela vous plaise ou non.

Que cela soit par pure connerie, sur estimation de soi, incompétence, inconscience on s'en contre fiche.

Les faits sont têtus.

04 avr. 2020
0

Être ancien de la marine signifie obligatoirement être compétent ?
Tous domaines confondus je connais un certain nombre d'incompétents chez les "pro"

04 avr. 2020
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Après l'ouest de Belle-Ile (combien de milles ?) et jusqu'aux Chats, quelle a bien pu être leur route ?

04 avr. 2020
2

Le français moyen à une capacité exceptionnelle à commenter ce qu'il n'a pas vécu ou ce qu il ne connait pas .

04 avr. 2020
-1

Il y en à aussi ici qui, par leur profession, leurs peurs ou leur manque de compétences se sont heurtés à une chose qui est propre à l'encadrement et la gestion des engins de loisirs. En gros c'est leur rêve mais Tout le monde ne devient pas skipper et d'ailleurs je n'ai atteint qu'un niveau pas très haut la dedans. Mais je récidive, en montagne ou en rivière on à jamais enfoncé un guide pour son travail. Après des fois quand les clients me mentait par téléphone avant une sortie je leur sortait des équipement trop petits mais la chance que j'ai eu, c'est que je sortait à la journée (et à 6 jours parfois). Je soutient ce skipper en tout cas. Si on lui avait confié le bateau seul et quitte à lui payer ces journée je suis sur qu'il.....

04 avr. 2020
0

bimak tu dis "Si on lui avait confié le bateau seul et quitte à lui payer ces journée je suis sur qu'il...." qu'il quoi ?

Moi je ne suis sûr de rien, mais je pense :
qu'il aurait pris la météo,
qu'il aurait probablement fait escale pour réparer avant de traverser le Golfe quitte à ne pas respecter ses délais,
qu'il etc, etc...

Fañch

04 avr. 2020
8

Sans s'acharner sur ce skipper, la justice se chargera de "juger" cet homme, cette tragédie me conforte sur un certain nombre de points que je crois fondamentaux :
- une bonne connaissance des prévisions météo en toute circonstance et pour toute navigation, de surcroit pour une traversée du golfe en hiver
- un voilier en bon état, bien entretenu, que l'on maitrise bien, que l'on connait bien.
- les cartes et documents nautiques utiles au parcours envisagé et savoir les utiliser
Des principes à appliquer quand les conditions se compliquent :
- se mettre à la cape au large pour attendre de meilleures conditions, une amélioration de l'état de la mer, une approche de jour, se reposer, réfléchir ...
- avoir préparé son bateau pour le mauvais temps : matériel sanglé, batteries indémontables, mains courantes, fermetures des coffres, aucun bout trainant ...
Des principes perso que j'applique assez systématiquement :
- avoir prévu un itinéraire bis, permettant un atterrissage plus sécu, un repli en cas de difficulté. Je le trace sur ma carte et j'identifie les points clés sur la route.
- je liste dans une pochette étanche dans le cockpit la liste ordonnée des principaux phares (écrits en gros) que je devrai rencontrer au fur et à mesure sur ma route. Naviguant souvent en solo je trouve ça pratique, ça m'évite de me plonger dans le livre des feux ou de risquer d'être distrait par la fatigue.
- j'ai un petit gps à piles dans un sac de secours et des piles neuves de rechange. Il est fiable et très peu gourmand en électricité.
- Travailler sur soi-même, cultiver l'humilité malgré le sentiment de compétence et l'assurance liée à l'expérience grandissante . Cultiver le doute. Je n'ai ainsi pas hésité, à plusieurs reprises, à faire demi-tour ou bien à changer mon projet. J'appliquais les mêmes principes quand je faisais de la montagne ou de l'escalade. Il n'y a pas de honte à renoncer, à modifier ses plans.
- Si j'ai des équipiers, je m'adapte au plus faible, et je conçois mon parcours en fonction de cet élément. En rando, c'était pareil, l'itinéraire devait convenir au plus faible du groupe. Etre responsable des autres ce n'est pas rien, ça mérite qu'on y réfléchisse bien et souvent. Ancien moniteur d'escalade pendant 10 ans, cette question m'a souvent taraudé.
Malgré tout ça, je reste humble, les tragédies sont toujours possibles.

04 avr. 2020
3

Vigie33

Je suis en accord avec l'essentiel de tes propos :)

J'ajoute quand même ce point qui, pour moi, est une nuance importante entre la pratique en montagne et en mer.

En montagne, une personne défaillante, quelle qu'en soit la raison, met en danger toute la cordée ou le groupe.
En mer, une personne valide (et compétente bien sûr) peut amener tout un équipage défaillant à bon port.

C'et pour moi, qui ai pratiqué les deux longtemps, la différence essentielle entre ces deux modes de parcours et de découverte de la nature.

Fañch

05 avr. 2020
1

Oui, tu as raison sur les différences. Mais je pense qu'il faut éviter au maximum d'être dans la situation que tu décris, à savoir un équipage défaillant qu'il faut néanmoins mener à bon port. C'est au skipper, responsable, et prévoyant, de déterminer un itinéraire adapté à son équipage avec l'idée que ce même skipper doit en avoir sous le pied afin de ramener tout le monde à bon port.

04 avr. 2020
0

il y a cinq ans un échouement sans gravité mais avec prise d'eau qui avait complètement foutu en l'air le système éléctrique , nous avons été "sauvé" par la tablette et Navionics qui nous a permis de rejoindre sans encombres un port pour réparer .

Depuis lors j'ai toujours à bord une tablette dans une pochette étanche ainsi qu'un smartphone également avec sa pochette étanche et Navionics avec les cartes de la zone chargés

04 avr. 2020
0

"A l'ancienne", il y avait la météo marine sur France Inter, cela n'existe plus remplacé maintenant par les gribs....

05 avr. 2020
3

Si nos ancêtre devais attendre l’électricité et le GPS pour naviguer..... personnes ici navigueraient. Je comprend que certains ne comprenne pas mais si tous ce serais bien passé ( sans équipement et sans électricité), ça aurait était une aventure comme une autres, malheureusement quand tu n’a pas de chance bas tu en a pas.... le plus important et de ne jamais oublier ceci est la vie mes enfants, trop de sécurité tue la liberté !!! Soyons libre svp. Ayant eu un accident de bateau je sais de quoi je parle, ceux qui ne l’on pas vécu ne comprenne pas. La vie nous met des chalenges que l’homme veut relevé, j aurais été dans l’équipage, il m’aurais proposé avec les danger, j’aurais accepté. Ce qui me fait vivre ses les défis que me fait la nature, si je le sens je le fait sinon non... un instinct ça ce respect et ça ce critique pas....

05 avr. 2020
1

j aurais été dans l’équipage, il m’aurais proposé avec les danger, j’aurais accepté
Je te la fais courte :
Le capitaine : "Je laisse les batteries au milieu du carré, je prends pas la météo, si y'a baston tu peux te les prendre dans les jambes, si c'est pire tu te les prends dans la tronche et tu y laisses ta peau"
L'équipier(e) : Y'a plus les binettes, je peux pas te mettre celle qui a l'air mi-interloquée mi-dubitative (celle avec un oeil plus gros que l'autre).

Mais tu as raison, vive la liberté... choisie.
Là, on sait pas, c'est pas dans le compte-rendu de la SNSM.

05 avr. 2020
4

@Vitalis : ce que tu décris est le concept de la "fatalité", à ce jour concept politiquement incorrect alors que tout est sous contrôle ! (je me marre!)
le contrôle de la fatalité par une partie de l'espèce humaine s'apparente à la recherche du Graal, par définition impossible à trouver mais pain béni pour les businessmen de la table ronde mondiale.
(z'etaient pas cons ces chevaliers, ils ont réussi à construire l'état le plus puissant du monde avec ce truc !)
il est par contre tout à fait possible, pour apaiser ses angoisses, de remettre sa vie et ses biens entre les mains des assureurs contre la "fatalité" (bien lire les clauses d'exclusions en tout petit en bas du contrat pour comprendre qu'il n'est pas sur que vous ne vous fassiez pas baiser)

après une analyse technique et une expertise approfondie de cette fortune de mer je vous transmets mon rapport : ils n'ont pas eu de cul !

05 avr. 2020
1

On peut dire tout ce qu’on veut, dans cette affaire l’attitude du skipper est inacceptable. Je ne dis pas ça pour lui jeter la pierre , il s’en chargera lui-même pour le restant de sa vie, mais pour que cette tragédie reste dans un coin de notre tête au moment de prendre des décisions. Je plains la totale irresponsabilité de ceux qui dissertent dans cette affaire sur les libertés individuelles comme si la décision prise par ce skipper était normale

05 avr. 2020
1

"après une analyse technique et une expertise approfondie de cette fortune de mer je vous transmets mon rapport : ils n'ont pas eu de cul ! "

Pas d'accord. La "malchance" n'est pas responsable de la tragédie. C'est souvent une série de circonstances, d'erreurs, de mauvaises décisions, qui ont pour conséquence la tragédie. Quand j'étais moniteur des premiers secours, j'enseignais l'arbre des causes pour analyser une situation. Exemple : Pierre est monté sur une chaise pour attraper un pot de confiture. Il est tombé et s'est cassé une jambe. Analyse : il s'est cassé une jambe, pourquoi ? Il est tombé. Pourquoi ? Il est monté sur une chaise. Pourquoi ? Il est trop petit. Sur quelle (s) causes peut-on agir ? Il est trop petit, on n'y peut rien. Mais on peut placer le pot de confiture à sa hauteur, accessible. Pour en revenir à cette tragédie, la question que nous pouvons nous poser, tel l'exemple de l'arbre de causes, c'est de savoir si on pouvait l'éviter. Je pense que la réponse est affirmative, en appliquant les principes et précautions déjà listées.

05 avr. 2020
-2

Vigies, trop de sécurité tue la liberté ( chacun a ça définition du mots sécurité). Si nos ancêtres avais cette esprit la, on aurais pas bouger de l arbre la banane dans la bouche à ce gratter la puce à l oreilles le zizi a l aire !!!!

05 avr. 2020
7

Tout le contraire : un très haut niveau de sécurité, une maitrise des procédures de sécurité permet l'exercice d'une liberté plus osée, permet l'aventure. Astronautes, plongeurs, adeptes de l'escalade, etc sont rompus à l'exigence de sécurité et recherchent tous un haut niveau de maitrise des procédures de sécurité. C'est à cette condition qu'ils réussissent leurs aventures et peuvent repousser leurs limites dans un rapport risque/sécurité acceptable pour eux. A mon avis, les autres sont soit morts soit débutants, soit ne connaissent rien à l'activité.

05 avr. 202005 avr. 2020
05 avr. 2020
1

vraiment pas d’accord : l’expression principes de précaution fait référence à une appréciation qui nous est personnelle et qui a évolué ( sans doute trop) avec les époque.
Dans l’affaire qui nous occupe et sur la base de l’article SNSM, aucun skipper n’aurait tenté cette traversée en hiver sans météo et sans instruments. Point!

05 avr. 2020
-7

Va dire ça au conquistador, viking et autres conquérants qui on naviguer sur ses eaux..... ses vrais que a l époque il n avais pas de permis et n était pas skipper mais savais naviguer mieux que n importe qui!! Seul 1 erreurs était la mort. Il savais que c était risqué et ça ne les a pas empêchés de réussir pour certain et de périrent pour d autres.

05 avr. 2020
3

S'il doit y avoir procès, l'argument "Christophe Colomb n'avait pas non plus de GPS, de VHF ni de previsions météo" ne convaincra personne...

Si un skipper n'a pas d'obligation de résultats, je pense qu'il a une obligation de moyens. Actuels, les moyens.

06 avr. 2020
0

Il est quand même parti en été

05 avr. 202005 avr. 2020
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En mars 2015 j'ai naviguer en tant qu'équipier sur un lagoon 52 neuf sorti de chantier entre Bordeaux et Istanbul... on naviguaient de concert avec un lagoon 62. Les deux skippers (la quarantaine) expérimentés ne prenaient pas la météo... et surtout n'avait aucun moyen de prendre la météo en mer. Même pas un smartphone avec un abonnement fonctionnel ! Les impératifs du convoyage sont d'arriver dans les 30 jours à Istanbul... peut importe la météo ? Pour être factuel mon skipper c'est arrêté en Algérie des qu'il a senti une météo difficile (vent dans le pif et BMS annoncé à l'arrivée par les autorités algériennes). Le lagoon 62 a continué sa route pour faire escale à Ibiza équipage et bateau ? assez éprouver... pour conclure le skipper du lagoon 62 qui m'interrogeait sur ma prise de météo sur mon smartphone avec l'application sailgrib payante declara : "jamais je ne paierais pour une météo !" No comment

06 avr. 2020
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Si le skipper du 62 a la compétence pour prévoir le temps (analyse des nuages, de la houle, de la rotation du vent, ...) pour remplacer les aides modernes, pourquoi pas; cela devrait suffire dans la majorité des cas.
Mais avait-il cette compétence?
Quand on n'a pas, ou sait pas, on sous-traite, cela a un coût!

06 avr. 2020
0

Entre Gibraltar et la Turquie, le premier qui me prétend connaître la météo à deux jours en dehors de son coin à lui qu'il connaît par coeur et qui fait 20 milles de côte, je crache par terre devant lui et lui tourne le dos pour ne plus jamais lui adresser la parole !

06 avr. 2020
8

quelques réflexions:

Tout d'abord je lis avec grand intérêt à chaque livraison la revue de la SNSM qui relate les événements de mer survenus le trimestre précédent avec l'idée de me dire : dans cette situation, est ce que cela aurait pu m'arriver à moi aussi; serais je parti? comment aurais je réagi? Tout n'est pas prévisible et l'on fait tous des bêtises alors oui qu'aurais je fait?
Mais il y a des garde fous : loi de l'engrenage inéluctable , des clignotants dont on ne tient pas compte avant que la situation ne devienne irréversible, du préaccident que l'on aurait pu gérer.Tous les jours , dans toutes les professions nous avons à gérer des incidents qui, si ils ne sont pas gérés à temps peuvent se transformer en catastrophe. Toutes ces situations ont parfaitement été analysés par le monde aéronautique et le sont aussi en matière d'accident médical. Le but étant que soit tiré la leçon des évènements passés pour éviter qu'ils ne se répètent.
Le piège est aussi de ne pas se limiter à la recherche des causes mais de rechercher à tout prix la faute, et le sentiment de culpabilité que tout le monde peut ressentir quand un accident est survenu est un obstacle pour progresser vers la vérité des faits. Ce n'est pas le rôle des enquêteurs mais celui des juges à établir les responsabilités.
Les ressorts psychologiques sont aussi primordiaux en notant que les protagonistes sont ici des professionnels aguerris et séniors dont on ne peut douter de leurs compétence en matière de navigation; et ici je ne peux éviter de faire le parallèle avec ce que j'ai pu constater en accidents de plongée : en chasse sous marine : 3 exemples de décès avec des profils de sportifs et plongeurs réguliers, performants; Médecin de plongée j'assistais il y a quelques années au bilan d'activité annuel fait par les collègues du caisson de recompression de Brest et avais été frappé du fait que la plupart des accidents survenaient à des moniteurs, ou ayant une solide formation et expérience.

Ceci pour dire que le fait d'avoir une grande expérience peut entraîner aussi une trop grande confiance en soi et faire considérer que les règles communes et les règlementations ne sont que pour les autres et donc aboutir à un manque de prudence dramatique quand d'autres personnes sont concernées.
De ces drames personne ne sort intact, personne n'a envie de les vivre et tout faire pour qu'ils ne se reproduisent pas est une tâche noble.

Grand respect pour l'équipage de la SNSM qui a réalisé ce sauvetage : connaissant ce secteur de la pointe des Chats, avec la situation météo de cette nuit là je mesure leur exploit.
Habitant le Sud Finistère je m'en souviens de ce coup de vent qui fut bref : le lendemain matin le soleil était là et le vent apaisé.

4

Bonjour,
J’ai lu (et relu) le rapport de la SNSM dans leur trimestriel.
Je le trouve concis, sans fioritures. Dans la droite ligne de leur commentaires habituels. Chapeaux bas à ces femmes et hommes qui mettent leurs vies en danger pour sauver la nôtre.
À ce propos je lance un appel au don à ceux qui hésitent encore à mettre la main à la poche... ils se reconnaîtront.
Quand j’ai convoyé mon nouveau bateau en mars 2019, j’avais demandé l’aide de 3 amis marins de me donner un coup de mains. Nous sommes partis tôt un matin de Pornic. Mon idée était de rejoindre Locmiquelic, mon port d’attache dans la soirée. Environ 70 nautiques.
Évidemment, personne à bord ne connaissait ce bateau (un 47´). Nous prenions nos marques et la vie à bord s’organisait très bien. À mi-chemin, la VHF en veille nous apprend un BMS à venir. À ce moment, j’ai pris la décision de nous dérouter sur le Crouesty.
Cette décision m’a été dictée par:
-la méconnaissance du bateau.
-nous étions en hiver.
-le passage de la Teignouse.
-la responsabilité de mon équipage.
Nous sommes repartis le surlendemain matin dans de bonnes conditions avec une arrivée à Locmiquelic sans problème.
Tout le monde était content de cette (fraîche) ballade hivernale.
Bon confinement,
Patrice

06 avr. 2020
1

Super :) Je pense que j'aurais probablement fait pareil
Sauf que je ne vois pas ce que vient faire le passage de la Teignouse comme raison de se dérouter sur cet itinéraire ;) parce que si tu ne te déroutes pas tu n'as pas à y passer :)

Fañch

1

À Dahut d’Y,
Je parlai du passage de la Teignouse car c’était un point de passage sur ma route.
Connaissant bien le coin, ce passage peut être difficile par mauvais temps.
D’où le fait de le souligner.
Bonne journée,
Patrice

06 avr. 2020
1

En aviation légère, il existe une statistique qui montre un pic d'accidents vers 800 h de vol, c'est à dire quand les pilotes sont trop surs d'eux. Idem, vont être plus laxistes, et "cela doit passer"....

06 avr. 2020
0

A défaut d'avoir consulté des statistiques je confirme que les deux pilotes que j'ai connus qui se sont tués avec leur propre avion étaient expérimentés mais étaient partis avec des prévisions météo défavorables.

06 avr. 2020
4

En mer, toujours douter de ses certitudes.
C’était joliment dit dans la conclusion d’un ancien cours de navigation bien connu : «  la vérité n’est pas toujours du côté des certitudes, et trois vérifications valent mieux qu’une affirmation » .
A méditer, même si on est bardé de diplômes ou si on navigue depuis des lustres.

0

Bonjour,
Il est vrai que de dire que la mer sera toujours la plus forte n’est pas une nouveauté...
Sauf que certaines personnes ont tendances à l’oublier, malheureusement.
Il faut de temps en temps un drame pour faire une piqûre de rappel.
C’est dommage.
Patrice

06 avr. 2020
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C'est parce qu'elle est la plus forte qu'il y aura toujours des drames, on peut essayer de limiter les risques, en toute humilité

06 avr. 2020
-1

Bonjour

J'ai moi aussi reçu la revu SNSM.( Je donne aussi et a la vedette de Groix en plus)
Je navigue tous les été dans ce coin.
Pour moi ce soit disant skieur est un danger.
Si il étais si expérimenté que ça il aurait pris en compte la demande d'un de ses passagé de faire escale bien avant, il ce serai mis au niveau de sont équipage qui ne devait pas être rassuré.
Il a mis sont équipage en danger ainsi que la SNSM , mème si il sont là pour ça , il ne faut oublier qu'il sont bénévole !
Les plus dangereux sont ceux qui pense tous savoir.
Pour moi il n'y a pas de honte a être prudent et faire demi tour!
En montagne c'est la même chose , le 3/4 du temps , dans les accidents mortel il y des gents du coin impliqué.
Pour moi cette homme est inconcient et loin d'être expérimenté.
Gigi

06 avr. 2020
0

Il a mis sont équipage en danger ainsi que la SNSM , mème si il sont là pour ça , il ne faut oublier qu'il sont bénévole !

le SNSM n'est pas la pour être mise en danger mais pour sauver des vies !!!!

06 avr. 2020
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J'allais répondre la même chose !
Et j'ajouterais qu'ils sont bien contents lorsqu'ils n'en ont pas à sauver : ça veut dire que tout se passe bien.

06 avr. 2020
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A bon je savais pas ça !!!!!!
Évidemment qu'elle est là pour sauver des vies.
Mais il aurait voulu le faire exprès qu'il n'aurait pas fait autrement.
Donc il a mis tous le monde en danger !

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