Quille relevable : qui fait quoi ?

La quille relevable me parait une bonne solution lorsqu'on veut pouvoir, à l'occasion, bénéficier d'un petit tirant d'eau. Evidemment, je pense à mon fifty mer-rivière, mais on peut apprécier aussi pour s'approcher des cocotiers.

Je penche pour une quille mobile en translation, avec son bulbe au bout, un plan de dérive profilé, un puits de dérive dans le bateau, et un système de relevage electro-hydraulique (cf les "rommel" d'outre rhin). Mais y'en a d'autres.

Quelqu'un pourrait il m'aiguiller vers un chantier ou un sous-traitant qui a l'expérience de la fabrication de ce type de quille, avec son puits, son mécanisme de guidage / relevage ? Ou un bureau d'études méca qui a déjà fait ça et peut prendre en charge l'étude ?

Sur le plan mécanique, c'est pas très compliqué, mais faire en sorte que ça marche à long terme avec l'eau de mer, les coquillages qui vont aller s'y fourrer, les algues, etc... on ne doit pas pouvoir employer n'importe quel matériau / constituant, et cela mérite un retour d'expérience !

L'équipage
07 mai 2006
07 mai 2006
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Et j'ajoute qu'en cas de talonnage
même léger, par exemple en prise de mouillage, il ne faut pas que les guidages, butées et autres dispositifs explosent.

Pour l'anecdote, il m'est arrivé de toucher, à très basse vitesse lors d'une prise de mouillage, et je me souviens encore du "crac" monumental que j'ai entendu dans la coque, au point que je suis allé vérifier mes varangues ! Plus de peur que de mal...

07 mai 2006
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quille relevable
Plusieurs chantiers proposent une quille relevable actuellement tels que le LANSART 47, le AZZURO 52 ou Shipman52.... mais ils sont assez avares de commentaires sur le systeme...
tu peux aller aussi sur le site de la rolls des systemes... ...
SI tu trouves qq chose d'autre interessant fais moi signe, je suis preneur.
Dom

08 mai 2006
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Fusible....
pourquoi faudrait t'il plus un fusible lors d'un tallonnage qu'avec un quillard classique ? si la transmission des efforts entre quille et structure est bien faite ....le risque est meme plus faible qu'avec un quillard... l'encastrement de la quille relevable est souvent plus favorable qu'un boulonnage de quille...
Dom

08 mai 2006
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Guidages
Le prncipe retenu sur plusieurs bateaux actuels est une transmission quasi parfaite des effeorts a la structure par des elements coniques en lateral et en longitudinal...la tete de la derive est conique dans ces deux axes et la partie fixe dans le bas du puit de derive identique(mais inversée); LOrsque la quille est en position basse les cones s'emboitent parfaitement et la transmission des efforts est au moins aussi favorable qu'avec un quillard.. sinon plus si on dispose d'un peu de place pour varanguer plus haut...les guidages ne jouent aucun role dans ce cas...
Par contre en effet lorsque la quille est relevée il est plus difficile d'avoir cette rigidité , bien que il soit possible de caler la tete de quille par des parties coniques en butée haute... mais le principe est que la navigation quille haute se fait normalement a vitesse plus reduite et que en cas de choc...le bras de levier est beaucoup plus faible... c'est le principe qu'on retenu LOMBARD pour ses bateaux a quille relevable ou Verdier pour son Lansart 47.
Dom

30 nov. 2006
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Ou
caréner la quille d'un materiau déformable en strat par exemple, qui absorberait une partie du choc.

07 mai 2006
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Ah oui les italiens...
y'a même la quille basculante / relevable !

J'ai peur qu'ils ne vendent que l'hydraulique et les accessoires de blocage. Ils ne parlent pas des guidages.

Et tels que leurs crobars sont faits, la fonction "fusible" lors d'un talonnage, amha, inexistante !

08 mai 2006
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C'est forcément plus fragile
car il y a des guidages. Mais dans ce cas les guidages peuvent éventuellement servir de "fusibles". Le tout est qu'en cas de talonnage, on casse des choses qui restent dans la zone "étanche" et qu'on n'explose pas le puits de quille, car sinon on est bon pour rejoindre le monde des poissons.

J'en suis à me dire qu'il faut surdimensionner le puits de quille dans le sens longitudinal et mettre devant / derrière des matériaux déformables / amortisseurs, genre un "nid d'abeilles" qui vont s'applatir au choc. Evidemment, faut le changer si ça arrive, mais c'est plus simple que de refaire la coque ou le varanguage, et tant qu'à faire si ça évite de couler !

L'idéal serait d'avoir les constituants de base de ce matériau amortisseur (ailettes d'alu, ...) en stock à bord pour pouvoir démonter - remplacer - remonter dans n'importe quel port du monde.

En tous cas je n'arrive à trouver nulle part la description d'une solution qui règle ce problème.

08 mai 200616 juin 2020
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La situation quille haute / basse
est en effet assez différente. Mais dans l'hypothèse d'un "mer-rivière" qui est la mienne, la navigation quille haute peut se faire à vitesse normale. Tout cela est relatif quand à la possibilité d'un talonnage, car si le tirant d'eau quille haute est inférieur à celui des péniches qui fréquentent le parcours, on ne doit normalement pas se prendre d'obstacle lourd (la carcasse de bagnole, ...). Par contre lorsqu'on s'approche des bords, on peut se mettre au gravier ou à la vase. Et dans cette dernière hypothèse, il peut être judicieux de naviguer avec la quille a 10 ou 20 cm de la position haute maxi, histoire de s'en sortir facilement. Idem lorsqu'on va se prendre un mouillage et qu'on a relevé sa quille pour s'approcher des cocotiers. Donc je considère que les risques de talonnage sont à évaluer en position "quille basse" d'une part (en navigation) et en position "quille quasi haute" en rivière ou prise de mouillage.

En "quille basse" on peut effectivement, par un appui forcé de la quille sur des dispositifs de maintien mécanique, avoir une liaison très rigide entre la quille et la structure. Donc se retrouver dans la situation d'un quillard pour le calcul des efforts en cas de talonnage. A cela près que le bras de levier d'une quille longue (~1,6 m sous la coque) produit un couple très important à la racine de cette quille, avec une corde faible (~0,8 m), et donc des efforts verticaux sur les points d'appui avant / arrière extrêmement élevés.

Si l'on considère que le couple résultant est encaissé entre le point d'appui avant et la fixation du dispositif de remontée (~0,4 m), cela peut avoir des conséquences sur le dispositif de relevage de la quille s'il est rigide, notament une vis sans fin peut flamber ou son écrou à bille exploser. Par contre, avec un vérin, on peut mettre un clapet limiteur de pression entre les deux chambres ou sur les retours à la bache qui font que les efforts de flambage seront limités (non destruction du vérin et de ses fixations d'extrémité).

En conclusion, je mettrais en point d'appui avant de la quille, en position basse, un axe en inox largement surdimensionné, et le vérin de relevage le plus en arrière possible dans le profil. Enfin je ferais en sorte que l'énergie du choc soit absorbée par un dispositif déformable (fusible) situé en arrière. Voir crobar.

Par contre, en quille quasi-haute, ce sont forcément les guidages qui vont encaisser. Compte tenu du fait qu'on sera normalement à vitesse plus faible et que le bras de levier sera plus important, on doit pouvoir s'en tirer plus facilement.

Et pour finir (voir un message de michel plus bas), l'idéal est de compléter tout ça avec un pare choc en avant du lest...

Explications du crobar :
- En noir la coque, le puits de dérive, la dérive, le lest
- En bleu le vérin de relevage, la goupille de maintien en position basse
- En rouge des matériaux "fusibles".

07 mai 2006
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Si je ne me trompe pas
le randonneur 12 mètres a une quille relevable avec un systeme de vis sans fin pour le mécanisme, il y a eu un LN à ce sujet ou le système est plutot bien décrit ainsi que les risques en cas de talonnage. Si tu n'as pas cet article je peux te faire une photo

Séb

08 mai 2006
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va sur le site de Jf Andre
il a conçu un systeme pas mal pour eviter les turbulences autour du puit .

Hervé

www.jfandre.com[...]/

08 mai 2006
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Lui c'est une dérive pivotante
Sa solution de plaque d'obturation est décrite ici
www.jfandre.com[...]ces.htm
Moi ce que je pense faire est plutôt une quille relevable en translation sur axe vertical.
Donc pas le même souci d'obturation du trou.

08 mai 2006
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quille relevable
L'architecte G. AUZEPY-BRENNEUR , si je me souviens bien, a travaillé sur la question.
De même, G. JANICHON s'est fait construire son Damien iv en alu à quille relevable.
M.JOUBERT pour JANICHON et PONCET a
dessiné des Damien chez META.
Kenavo
Jef

08 mai 2006
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peut-etre
une solution aux chocs "légers"; mettre du crash box en avant du bulbe (et du bord d'attaque du lest?

bien sûr c'est un volume totalement néfaste à la performance de lest, mais en calculant le juste nécessaire, en le faisant en densité 1 (nida alu plein d'eau), bien profilé, il ne rajoute qu'un peu de surface mouillée.
On doit réduire beaucoup le choc a la structure

logiquement, en supposant un lest ayant un appui en fond de coque, un autre au pont et une longueur égale dessous, si on talonne l'effort est égal a la coque et au pont
le lest a alors "envie" de pivoter autour du point de coque, et on peut se contenter d'un amortisseur au pont donc facile à changer

hum... peut être

08 mai 2006
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Effectivement, un "pare choc" devant le lest
avec un matériau amortisseur (nida plein d'eau ou de sable, ...) situé sous un carénage déformable permet de transformer un choc appliqué pendant une course "centimétrique" (déformation d'une structure rigide) en un choc appliqué pendant une course "décimétrique" (déformation du pare choc). Les accélérations et donc les efforts induits dans la structure sont donc diminuées d'un ordre de grandeur (on va dire pour faire simple facteur 10).

Le souci est que la "pointe d'obus" ainsi rajoutée ne peut être qu'en avant du plan anti-dérive qui supporte le lest, et que cela constitue un excellent piège à bouts, à filets, .... On ne peut pas faire un lest dont la pointe est au niveau de l'arète avant du plan anti-dérive. On ne peut pas tout avoir !

15 mai 2006
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un exemple
J'ai depuis peu un dériveur alu de 1984 à quille (presque) complètement relevable. La quille est suspendue à un câble en acier inox, et est relevée ou descendue par un moteur électrique. Le profil de la quille est identique de bas en haut (cad il n'y a pas de bulbe). Il n'y a pas de dispositif pour amortir un choc sur la quille. La quille est guidée par des "rails". Elle peut être assurée par une barre en acier traversant le puit de dérive et la dérive (trous accessibles dans le carré). Il a du y avoir un choc important car les rails avant sont en partie déformés. Si vous voulez plus de détails, je peux vous envoyer des photos ou un schèma.

17 mai 2006
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Celle là me plait bien...
En noir la coque, le roof, l'avant du salon de pont. En gris le puits de quille, renforcé au tiers inférieur. En violet la quille et le lest. En vert un bloc d'élastomère (mon pare-choc).
En bleu, un fourreau (costaud) dans lequel coulisse la quille, garni de téflon à l'intérieur. En jaune le vérin. En rouge, une structure déformable, genre "nid d'abeille", que je pourrais faire simplement en empilant des toles minces tenues par exemple par une tige filetée. En cas de choc léger, l'élastomère encaisse. En cas de talonnage sévère, les toles minces plient et encaissent l'énergie. A changer évidemment, mais on peut en avoir d'avance empilées au fond d'un tiroir. Manque quelques détails comme le maintien du fourreau en position basse, etc...

Des opinions sur ce projet ?

17 mai 200616 juin 2020
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Le crobar !!!
le voilà...

17 mai 2006
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A calculer...
rester dans la limite élastique du métal avec les mouvements naturels du bateau, et passer en déformation seulement après un choc qui aura aplati complètement l'élastomère de bout de lest.

Peut être est il intéressant d'intercaler un élastomère fin entre ce "nid d'abeille" et le puits de dérive, pour absorber les vibrations en mer.

Peut être un problème de vieillissement à long terme... he bien à changer en préventif tous les trois ans, puisque ça coute quasiment rien :)

17 mai 2006
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amha
je craindrais que les toles minces pour amortir les chocs importants ne se déforment au cours des navigations par les mouvements du bateau et le poids du lest. Et au bout de qq temps il y ait du jeu qui ne pourrait que s'agraver rapidement.

17 mai 2006
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Tiens, une quille finlandaise...
Manque de résolution la tof sur le site. Difficile de savoir comment ça marche.

www.marine-and-hydraulics.com[...]em.html

17 mai 2006
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Et voilà du design...
www.trippdesign.net[...]eel.htm

mais à quoi peut bien servir le truc rouge devant la quille ?

18 mai 2006
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Hou là là, du sérieux...
www.advanced-project.com[...]_k.html

Des spécialistes pour du cousu main de haut de gamme. En clickant sur les tofs on voit tous les détails. Super...

21 mai 200616 juin 2020
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Le Pinta jnp 12 a une quille relevable
et il parait qu'il y a une étude de plans dans LN N° 320 d'aout 98. Quelqu'un a ça dans ses archives et pourrait me faustocopier l'article ?

Merci d'avance à l'heoien méritant qui va remuer la poussière pour satisfaire mon désir de culture nautique.

21 mai 200616 juin 2020
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Entre parenthèses, c'est la table du carré
qui sert de puits de quille, et ce qu'on voit sur la tof est la quille elle même en position rentrée. Vous imaginez le repas dans un petit mouillage sympa, quille relevée.

  • Je me raclerais un bien un peu de salade
  • Attends, tu veux une moule, j'te la décolle ?
  • j'trouve pas le sel... pas grave, frotte ton morceau de bifteck devant toi

Et je vous parle pas des odeurs de go en cas prise d'une place dans le fond d'un port.

22 mai 200616 juin 2020
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Une solution canadienne
Pour aller se balader parmi les phoques (seal). Une quille et un safran effaçable en cas de talonnage :

Seal has a pivoting, ballasted centerboard for safety and ease of maneuvering in shallow areas and marginally charted regions. Both the rudder and keel lock down at sea, but when unlocked in coastal areas they can be lifted mechanically or will "kick up" in an unforseen grounding. Because they both pivot, rather than being permanently fixed or (even more vulnerable) lifting straight up into the hull, the chances of damaging the keel or rudder in an accidental grounding are greatly reduced. Seal is the first high latitude cruising boat to ever be successfully fitted with a kick-up rudder. We hit an uncharted ledge at 8 knots, and the rudder kicked up without even losing any paint. Most boats would have lost their rudders in a similar hit.

www.expeditionsail.com[...]oat.htm

06 juin 2006
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Je ne suis pas mécanicien mais
malgré tout il y a des choses qui me choquent là dedans. Des vérins pour assurer le guidage, d'abord. On m'a toujours dit qu'il ne fallait jamais faire ça. En règle générale parce qu'ils ne sont pas faits pour travailler avec des efforts radiaux. Dans ce cas précis parce qu'en cas de talonnage c'est le composant le plus cher qu'on détruit.

De même, la quille téléscopique, avec une jupe intermédiaire, me parait une pure vue de l'esprit.

Je retiens de ça l'idée de la quille à deux hauteurs (courte / longue) dont l'ensemble du mécanisme est sous la coque. Un "PGTE" en somme...
Reste à savoir si le fait d'avoir deux profils distincts superposés n'est pas un peu pénalisant sur le plan hydrodynamique.

23 mai 2006
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quille relevable avec fusible
Bonjour,

Les architectes André Herskovits et Philippe Thomé () ont conçu un système de crash-box pour quille relevable sur un voilier nommé Pollen. La quille peut encaisser 1 choc frontal jusqu'à 2 Nds. Jusqu'à 5 Nds, le crash-box remplit son office.
Le crash-box est constitué de billes polymères fabriquées par la société Ateca ().

Je suis à la recherche moi aussi d'un système amortisseur de quille relevable dans le cadre de la construction d'un 10m alu épais et serai donc très attentifs aux pistes et idées de chacun.

23 mai 200616 juin 2020
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... dessin quille relevable - crash box Pollen
Voici un shéma de principe tiré d'un LN... dont j'ignore la numéro.

06 juin 2006
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Vu un First 27.7 ce we
avec un quille relevable.

Examiné le mécanisme de par dessus : il suffit d'enlever la trappe au milieu de la table du carré. Comme sur le JNP 12 de Pinta. Voir les commentaires plus haut sur l'inconvénient de cette solution au port ou au mouillage peu profond.

La quille est bloquée en position basse par deux cavaliers avec vis de pression qui la plaquent contre le fond du bateau. Jouent sans doute le rôle de fusibles en cas de talonnage.

Elle est guidée en translation par deux patins en matière blanche (téflon, ertalon ???) situés à l'avant et à l'arrière. Curieusement, le bord d'attaque et le bord de fuite portent un usinage, une sorte de queue d'aronde, qui vient porter sur ces guidages. Je me pose la question de savoir si l'on trouve ça sur toute la longueur de ces bords d'attaque / fuite, ou si c'est juste dans la partie de quille qui reste à l'intérieur du bateau. Car l'hydronamisme doit forcément en souffir si ça se prolonge sous l'eau. Quelqu'un a vu ce type de bateau sorti de l'eau avec sa quille sortie ?

On voit aussi des guides latéraux, avec des sortes de patins qui semblent être en caoutchouc, lequels doivent se comprimer et tenir la quille latéralement tout en étant probablement censés réduire les vibrations.

En tous cas, on peut lire sur le site de Finot que ce mécanisme a nécessité une certaine mise au point... Et je n'ai rien vu qui évite la destruction du puits et/ou des varangues en cas de talonnage.

30 nov. 200616 juin 2020
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First 27.7
les cales latérales et avant/arrière sont en en ertacetal, il n'y a pas de caoutchouc, mais je ne vois de quel usinage tu parles : la quille est en composite, et le bord d'attaque me semble "normal", ou au moins classique
mais il est vrai que le mévanisme est loin d'être au top, même après mise au point, et qu'il ne vaut mieux pas avoir à monter et descendre la quille à chaque sortie

07 juin 2006
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quelque chose dérange...
je suis ce fil avec attention, et je me décide enfin à y participer parce que quelque chose me dérange un peu dans le débat: c'est la recherche d'une solution "light" en cas de talonnage.;
Un talonnage est un phénomène violent aux conséquences imprévisibles. Je ne parle pas des petites touches à vitesse réduite, ou de plantage dans la vase molle qui ne font pas (ou peu) de dégats. Mais contre un "vrai" talonnage, toutes ces parades comme le nid d'abeille ou amortisseurs divers semblent du bricolage, du platre sur une jambe de bois. La seule solution, c'est la solidité de l'ensemble. Puit de dérive renforcé, dérive solide, liaisons puit-coque surdimensionnées, étanchéité à toute épreuve.. etc
C'est un avis personnel bien sûr

07 juin 2006
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Hum, plutôt pas d'accord.
Une voiture des années 60 (genre pijot 403) qui s'enquillait un mur à 20 km/h était bonne pour le marbre, même si on avait l'impression que seul l'avant était à peine chiffoné. J'ai vécu ça avec celle de mon paternel.

En effet la structure était assez monolithique, du "tout rigide", comme tu viens de le décrire. Et je dois dire qu'en matière de quillards c'est ce qui se pratique. Si c'était compréhensible à l'époque où la quille (longue) était la "colonne vertébrale" du bateau, c'est beaucoup plus criticable aujourd'hui avec les quilles profondes et peu longues.

On en arrive à la situation, les voiles de quilles étant de plus en plus profonds et avec peu de corde, où un talonnage revient à frapper sur le bout d'un levier rigide qui transmet cet effort (un couple en fait) à la structure. Et en général, effectivement, cela détruit le fond du bateau. Facture de réparation : au moins 10 kroros. Et il n'y a pas besoin de faire ça à 10 noeuds : 2 ou 3 noeuds doivent suffire.

Certes, on peut traiter la quille, le fond du bateau et leur liaison de manière "ultra rigide", mais cela revient à transformer la structure en char d'assaut, et ne fait que déplacer le problème : c'est la liaison entre le fond et le reste de la coque qui cèdera.

Je pense qu'il vaut mieux repenser le problème. Un talonnage entraine la nécessité d'absorber une énorme énergie (l'énergie cinétique du bateau). Il faut prévoir des "zones de déformation" destinées à plier, afin de garantir le reste. Ce pourrait être par exemple le voile de quille lui même, en le supposant par exemple réalisé en tole mince nervurée, reliant un bulbe très solide (fonte) et une semelle sous la coque très solide également (fonte, acier). En cas de talonnage, on est bon pour démonter la quille en trois morceaux, changer celui du milieu, remonter. Mais pas à refaire de la strat sur les varangues et la coque.

Principe que j'ai tenté d'appliquer à la recherche d'une solution quille relevable, ce qui complique évidemment le problème puisque des guidages et moyens de relevage sont impliqués dans l'affaire.

07 juin 2006
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confirmé pour le First 36.7
un copain qui a talonné à moins de 4 noeuds sur fonds de sable

degats pas spectaculaires à l'interieur, pas de fuite, mais deformation coque contre moule etc

07 juin 2006
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oui, mais....
point de vue intéressant Sailsoft, mais théorique. Tout cela est valable pour un choc frontal. unique et "propre"..mais, à part percuter un seuil de bassin à flot ce qui est assez rare, le choc frontal est généralement suivi par un chaos désordonné de chocs violents de n'importe où: chocs latéraux, verticaux, en vrille, de biais, effet de cisaillement, chocs sous la coque.. etc.
bref, autant de phénomènes d'une violence telle que tout amortisseur semble bien dérisoire...
mais je te répète ce n'est que mon avis, tu as peut-être la vision futuriste des premiers inventeurs de l'airbag, auxquels personne ne croyait au début.

07 juin 2006
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Les moyens de calculs changent la donne
En effet, on peut maintenant simuler des crashs sur des structures et voir comment elles se déforment. Ce qui était il y a peu réservé à des projets très coûteux (automobile, ferroviaire) va sans doute (2007-2008 ?) devenir assez vite abordable, permettant au possesseur d'un PC moderne de simuler la déformation d'une structure pas trop compliquée (une quille, les fonds d'un bateau) en quelques heures.

Rien de tel que de pouvoir casser des bateaux virtuels pour faire en sorte que les vrais résistent mieux.

07 juin 2006
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Non, pas de ton avis
Lorsque le bateau talonne, l'ensemble (coque + quille) est animé, en première approximation, d'un mouvement de translation à vitesse constante. On talonne. Il se produit deux phénomènes.

1 - Un phénomène de choc. Pendant un temps très bref, de l'ordre de 1/10 de seconde, le moment cinétique de translation de la quille est annulé (notamment s'il y a un bulbe) et le moment cinétique de translation de la coque se transforme en moment cinétique de rotation autour d'un axe passant approximativement par le point de choc sur la quille. Cette transformation de moment cinétique dans un temps très bref implique des efforts colossaux dans la structure. C'est là que le fond du bateau casse.

2 - Un phénomène de plongée de l'étrave. Pendant un temps plus long, de l'ordre de 2 secondes, le moment cinétique de rotation autour du point de choc sur la quille est annulé par la poussée de l'eau sur l'étrave qui s'enfonce dans l'eau. Effectivement, on peut mettre le pied de mat dans l'eau. Les efforts sont raisonnables, rien n'est détruit du fait de cette plongée dans la flotte.

C'est un peu théorique. Dans la réalité des déformations du fond du bateau ont lieu après le choc proprement dit, donc il y a un mélange des deux phénomènes pendant les 2 à 3 premiers 1/10 de secondes après le choc.

Donc avoir une quille (ou voile de quille, ou fixation de quille relable...) déformable ne changera quasiment rien à l'effet de plongée de l'étrave, par contre la durée de l'effet "brisant" sur le fond du bateau est étendue et les efforts diminués en proportion. Donc le fond du bateau devrait survivre.

C'est exactement l'effet des avants déformables sur les voitures modernes qui jouent le rôle d'airbag pour l'habitacle situé derrière.

08 juin 2006
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je suis d'accord ...
avec cette décomposition en deux temps (j'avais corrigé pour la quantité de mouvement).

Mais sans une simulation numérique dynamique, je ne m'aventurerais pas à discuter de la manière dont ces deux étapes s'articulent pour conduire (ou pas) à la destruction de la structure. Je pense que ça dépendra beaucoup de la répartition des masses et du moment d'inertie en tangage (les deux cas extrèmes étant un lest quasiment au centre de masse comme dans les dériveurs et un lest profond comme dans les open de course)

07 juin 2006
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Talonnage
Ne pas oublier qu'en général tu navigues gité, donc tu as obligatoirement un choc dans le sens longitudinal mais aussi des efforts transversaux au moment du talonnage.
Une crashbox dans le sens longitudinal me semble nécessaire mais insuffisante.
Sinon ton projet est intéressant et me semble aller dans le bon sens.

07 juin 2006
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Une différence ...
importante entre un bateau qui talonne à la quille et une voiture contre un mur, c'est que le bateau a un mouvement d'évitement en piquant du nez dans l'eau (par un couple de rotation longitudinal) , ce qui fait une assez grande distance de décélération, et une bonne dispersion d'énergie ;-)

Donc, une certaine indéformabilité est intéressante, au moins celle qui permet au bateau d'enfourner jusqu'au mat sans rien casser du tout au moment du choc :reflechi:

08 juin 2006
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Excuses pour l'abus de langage :
comprendre que le "moment cinétique de translation" est la "quantité de mouvement". C'est bien une rotation, mais dont l'axe est déporté à l'infini :)

08 juin 2006
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Effectivement le moment d'inertie
du bateau autour d'un axe de tangage est primordial. Les efforts développés sur les deux points principaux de concentration des contraintes, au raccord quille / fond, devant et derrière, seront d'autant plus élevés que ce moment d'inertie est plus grand. Donc on cassera plus facilment un bateau de voyage chargé avec 100 m de chaine de 10 devant et 300 l de go derrière, qu'un bateau de course où on a concentré les masses au dessus de la quille.

Toujours dans le même raisonnement, l'allongment de la semelle située en partie haute de quille, sous la coque, avec reprise sous plusieurs varangues, est un moyen de préserver la structure.

08 juin 2006
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théorie intéressante
on voit que tu as bien cogité sur le problème Sailsoft. c'est l'avenir peut-être.? mais pour recentrer les choses du point de vue d'un navigateur de la vieille école comme moi, le risque de talonnage est minime comparé à d'autres risques, l'abordage par exemple. Talonner, avec les cartes aussi précises dont on dispose, faut être très distrait !
donc Je préfère avoir une belle grosse quille bien solide sous mes pieds, qu'un puzzle composite qui se découpe suivant le pointillé et tombe au moindre choc.
question d'état d'esprit... retrograde ?

08 juin 2006
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-
A ba ça, pas d'accord...
Demande à "la vieille ecole" combien de talonnage ils ont tous les ans, tu vas etre impressionné.
La 1ere année où "la veille ecole" a eu des Sun Fast, y'en a la moitié qui ont talonné dans l'année. Et pourtant ce n'est pas des bateaux confiés à des moniteurs debutants.

30 nov. 2006
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Une quille télescopique
Bonjour.
Peut-être une solution à l'adresse
www.inventinnov.com[...]/31.htm
Il s'agit d'une quille télescopique qui ne rentre pas dans le bateau (photos de la construction).
Une partie de la quille est fixe comme pour un quillard (aussi pour la solidité).
A l'avant de la torpille, une protection contre les chocs qui peut accrocher des cordages ou des filets mais n'est-ce pas mieux que de les retrouver dans l'hélice?
www.inventinnov.com[...]ion.htm
dans le modèle exposé la protection est une coquille en époxy-verre remplie de mousse de polyuréthane.

30 nov. 2006
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chauveau .
J' en profite pour rapeler que l' inventeur de la quille relevable et mr Chauveau , père de la famille des Mopelia.

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en quelle année il l'a inventée?
car il n'y a pas qu'en france qu'on fait des quilles relevables

01 déc. 2006
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voir 1967
ou peut être en 1967 ...Je ne sais plus . Mr Charles Elie Chauveau a deposé ce brevet dans plusieurs pays europeen et même aux US !
c' est lui qui a fait la quille relevable des Belouga de mr Cornu .
Sinon , il est le père de la serie des Mopelia .
Il y a eu des action en justice contre d' autres archi qui lui ont piqué son invention , mais je crois que Mr Chauveau , bien trop petit n' a pas pu faire valoir ses droits ...

01 déc. 2006
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1968
le brevet a ete pose en 1968 .

01 déc. 2006
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je ne sait pas ce qu'il faut faire
mais je sais ce qu'il ne faut pas faire .Derniere location un first 27.7 QR (TE 2.2/0.75m) bateau formidable sauf meccanisme de la quille qui en position haute divise le carre en deux qui en position intermediaire(1.45m) cogne dans son logement (elle est conique ainsi que son logement)avec un briut insupportable a cause du clapot et qui resonne dans tout le bateau et quand on veut la mettre en position basse on est obligé de mettre ses mains dans le logement pour positionner 2 etries en sachant qu'avec le clappot elle fait des bond de 10 cm

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apres deux experience
de deriveurs integraux je pense qu'il vaut mieux avoir une derive legere ,pour peper box les americains avait deja inventé le deriveur et la quille relevable sur leurs grandes goelettes de course et de commerce avant 1850 je cite au hasard "magic" goelette de 28m

03 déc. 2006
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à propos des quilles relevables
Le problème etant le blocage en position basse ou intermédiaire et l'amortissement en cas de choc,j'ai vu sur un bateau anglais la tete de quille bloquée par des coussins hydrauliques mis en pression une fois la quille positionnée et un systeme de tarage du circuit hydraulique en cas de choc.Qu'en pensez vous?

03 déc. 2006
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cette solution
au premiere vue apporterait un debut de solution mais risque de soulever le probleme de la conso elect deja pour la lever il faut mettre le moteur en marche car le moteur de levage et aussi gourmant qu'un guideau

03 déc. 2006
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toujours la quille
non car le systeme de relevage etait manuel vis sans fin je crois et le blocage par une pompe manuelle du style pour les gréement.

04 déc. 2006
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Précisions sur la quille télescopique
Bonjour.
Les quilles relevables et dérives lestées existent depuis très longtemps. Qui en est l'inventeur? il suffit de se connecter sur la banque de donnée des brevets d'invention pour voir qu'il y en a de toutes sortes:

ep.espacenet.com[...]/

En ce qui concerne la quille télescopique, sa différence est qu'elle est très solide parce que coulissant sur une partie fixe de la quille, elle-même boulonnée à travers la coque sur des varangues inox.

La consommation de courant: pour ce bateau de 9 mètres, un moteur de 300 Watts remonte la partie mobile de la quille, environ 800kg, en 40 secondes pour 60 cm, rien à voir avec un guindeau, inutile de mettre le moteur en marche, l'opération peut être renouvelée plusieurs fois pendant la journée sans recharger la batterie.

Autre différence: restant à l'extérieur de la coque, il n'y a aucune interférence dans la conception ou dans l'utilisation du bateau: nouvelles photos en bas de page:

www.inventinnov.com[...]/31.HTM

Cordialement.

04 déc. 2006
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Lien cassé
Le lien que tu as donné semble erronné !

Ne serait-ce pas plutôt celui-ci :
www.inventinnov.com[...]lle.htm

04 déc. 2006
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Rectification
L'adresse est:

www.inventinnov.com[...]/31.htm

mille excuses.

04 déc. 2006
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amortissement hydrolique
c'était le système utilisé sur certains Maracuja pour amortir les mouvements de la dérive.

Il sagissait du système d'amortissement de la Mini ( la voiture ).

Il fallait pomper pour mettre en pression le circuit.

Ca ne marchait plus quand j'ai navigué sur le Maracuja de mon pote et la dérive battait beaucoup.

04 déc. 2006
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quille pivotante
Bonjour
est ce que quelqu'un à une experience des quilles pivotante type " planche à voile" comme celle du petrel 42 ?
Georges

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