Quel est l'angle de gîte optimal ?

Bonjour,

Une question bête, peut-être, mais il reconnu par tous qu'il ne sert à rien de vautrer le bateau en le surtoilant, inconfort, dérive, barre dure, matériel souffre, il convient de revenir plus à plat mais quel est précisément l'angle de gîte optimal pour permettre au bateau d'aller le plus vite sans trop perturber la dérive?

Merci et bon vent

:reflechi: :litjournal: ;-)

L'équipage
25 mai 2012
25 mai 2012
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perso je dirais entre 15 et 20

25 mai 201225 mai 2012
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faut réduire quand les barres de flèche sont dans l'eau

26 mai 2012
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massale ... les barres de flèche sous le vent ou au vent ??? :-D :-D
Oui, bon ... je sors :acheval: :acheval: :acheval:

25 mai 2012
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22 degrés selon l'architecte pour le First 30, je m y tiens en régate, c la ou la longueur de flottaison est max avec le frégatage

25 mai 2012
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Je rejoins tout à fait massale,... :pouce:
mais quand tu es équipé de "Foils de barre de flêches" (en cours de mise au point avec brevet à la clé) tu peux laisser les barres de flèche à l'eau,... c'est même mieux !!! :mdr:

25 mai 201225 mai 2012
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Bonjour,

en fait ça dépend du bateau : les angles de gite acceptable et de meilleur rendement ne sont pas pour tous pareils.

Certains bateaux sont raides naturellement, d'autres pour marcher normalement vont être assez gitards.

De toutes façon, en fonction du bateau, il "parle", et fait bien sentir au barreur le moment où il est surtoilé, et où il sera meilleur de réduire.

25 mai 2012
1

ça m'en bouchain coin

25 mai 2012
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Bonne question theorique, car si on raisonne selon les surfaces "projetées" en plan vertical de la voilure et du plan antidérive, dès qu'on gite on diminue lers 2 surfaces, donc on recoit moins de puissance efficace du vent et on dérive plus, donc l'angle optimal ce serait 0 ? mais ce n'est pas possible à cause de la forme creuse de la voile, la force resultante (vélique je crois ) aura toujours une composante latérale qui donne la gite et une composante propulsive.
Donc il ya obligatoirement un optimum au dessus de l'angle zéro qui dépend des 2 surfaces air et eau, c'est bien ça ?
:reflechi:

25 mai 2012
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Ca ne me parait pas aussi simple que cela.
En théorie, le plan anti dérive va diminuer qd le bateau est gité.

Mais cela dépend fortement de la forme de la coque et en particulier de la longueur à la flottaison qui, si elle augmente qd gité, va également augmenter la vitesse limite, et donc augmenter au carré l'efficacité du plan anti dérive.

L'exemple est celui des carènes des années 70 (moins valable évidemment pour les "baignoires"). Mon Rorqual 44 voyait sa longueur à la flottaison augmenter de 2 bons mètres quand il était gité à 30 degrés et donc, il accélérait fortement.

Donc, il me semble que la bonne réponse est : ça dépend. Pour certains bateaux, il faut les maintenir le plus à plat possible, voire dans les petits airs, avec une contregite ( Figaro par exemple).
En dehors des données constructeur ou architecte, il faut faire ses propres mesures et regarder le VMG en fonction de la gite du bateau pour chaque force de vent.

CaptainRV

25 mai 2012
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En te relisant j'ai l'impression que c'est peut-être pas ca , tu parles d'augmentation au carré de l"efficacité" du plan anti dérive et non de la surface... Et cette efficacité est liée à vitesse limite ? faut que je creuse car on est au coeur du princip de marche du voilier..

25 mai 2012
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Ca j'aime bien comme explication, l'augmentation au carré du plan anti dérive en gite.

C'est en raisonnant sur une forme simplifié de plan de coque avec une section verticale en forme de trapèze au niveau de la ligne de flottaison.
Comme la surface "grandit" en montant, si en gitant on l'incline, on augmente la longueur axiale et on augmente la suface "au carré" par la géometrie du trapeze (à peu pres à 45° en etrave , un peu moins en allant au tableau..) , c'est bien ca la logique ?
Donc sur les nouvelles forme type pogo ou héol à l'etrave inversé cela pourrait etre completement différent voire le contraire.. Vrais ?

25 mai 2012
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Celui qui donne la vitesse maxi sur le cap désiré, avec le minimum de braquage de la barre.

@+ Alain

25 mai 2012
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Moi, je dirais, idem au large de Ré, une nuit d'été...Sur un brio.

25 mai 2012
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Merci Captainjas ! c'est vrai que cette nuit là ça allait un peu vite pour moi !

:mdr:

25 mai 2012
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Merci pour vos réponses, mais je n'ai pas encore "ma" réponse, je dois vous dire que mon bateau est un first 25 ... cela semble important comme information.

Merci ;-)

26 mai 2012
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Aaaahhhh!!!! Un First 25 ... précision en effet importante. Moi, quand j'avais les pieds sur la partie verticale du coffre sous le vent parce que le fond du cockpit devenait trop "glissant", ça allait très vite et je dis ça sans rire ( 7,5 noeuds au loch et GPS de Stellendam à Middelharnis (Zélande). Je sais que d'après la longueur à la flottaison, ce n'est peut-être pas possible, mais là, je crois que je ne touchais plus l'eau :-D :-D :-D

25 mai 2012
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je pense celui ou vous obtenez une barre neutre, il dépend donc de la forme de la coque, de la surface de voile/ au vent, du couple de redressement de la bête........c' est pourquoi je ne fais pas de compétition , j'adore la voile plaisir

25 mai 2012
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Celui qui donne la vitesse maxi ou la VMG max sur le cap désiré, avec le minimum de braquage de la barre.
C'est indépendant du bateau cela marche a tous les coups et ça laisse la latitude de contre braquer dans les surventes.
C'est applicable en manuel ou sous pilote et permet une nav rapide en toute sécurité.
Mettre le liston dans l'eau ou le hublot ça ne fait pas avancer plus vite, et inconfortable pour l'équipage en croisière.
Je l'ai appliqué sur mon First 211 et maintenant sur mon B31, avec même résultat.

25 mai 2012
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Les formes actuelles très larges et plates à l'AR ont un angle de gîte max de l'ordre 15-18 ° max en général. A cet angle, le bateau se cale sur son (faux) bouchain AR et accélère bien.

Contrepartie, si on dépasse cet angle, rien ne va plus : la bateau est tellement large que la moitié du safran est encore dans l'eau et à un mauvais angle, le bateau décroche et est difficile à maintenir droit.
Quant on et à la limite, il faut soit réduire, soit avoir un bon équipier aux réglages de GV.
Avec le spi, un départ au lof exige un choqué violent de l'écoute sinon, impossible à récupérer.

25 mai 2012
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Dans mon cas, il y a 3 variables à respecter:

1) La vitesse optimale
2) Le cap
3) Je ne veux pas entendre ma blonde crier. :whaou:

J'avoue que la variable 3 est souvent déterminante même si la gite est moins prononcée que ce qui serait ptimal. :tesur:

25 mai 2012
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Bonjour

Tiens moi c'est l'inverse quand je dors sur le dossier de la banquette
je lui demande de reduire et là c'est hrrrr
vas savoir pourquoi....

Le Moko

25 mai 201225 mai 2012
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Je vous pose cette question car je me suis rendu compte la semaine dernière, en naviguant pépère, que le bateau allait aussi vite... je veux dire génois enroulé au premier tiers, gv 1 ris, chariot un peu ouvert et voiles bordées bien plates mais pas bordées à mort, limites fassaillement, voilure limite sous toilé, et bien le bateau marchait surper bien, le vent apparent entre 12 et 15 nds, très doux à la barre, moins de choc, je ne sais pas dire l'angle de gite précisement mais je pense entre 15 et 20 °... super confortable ... je me suis dit t'es toujours trop toilé, c'est bien mieux comme ça.

25 mai 2012
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bonjour,

j'ai eu un Samouraï, autrefois, bateau très raide à la toile. Et justement, avec ce type de bateau, on a toujours tendance à retarder le moment de réduire.

Tout à fait de la même manière, je me suis aperçu, après quelque temps où je gardais tout dessus, qu'en passant au n° 1 (il n'y avait pas d'enrouleur à l'époque) et en prenant un ris, le Sam' se redressait, et à ma grande surprise, gagnait en la vitesse .

J'avais retenu la leçon.. :heu:

25 mai 2012
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Les anciennes carènes étroites acceptaient des angles de gites importants de plus ces angles de gite augmentaient la longueur à la flottaison, les rapports de lest étaient importants, souvent proche des 45%, voir plus pour les bateaux de régates.

Depuis les années 80, les carènes se sont élargies, les bateaux sont moins lestés, ils ont une stabilités de forme plus importante et naviguent donc moins gités.

Les nouvelles carenes ont une longueur de flottaison maxi, et sont tres larges au pont et à la flottaison, cette longueur n'augment pas avec la gite et les carènes sont incapables de naviguer gitées, sans devenir ardente et dériver.

Maintenant quel est le meilleur angle de gite? pour cela il faut analyser la dérive et surtout l'équilibre à la barre.

Un Rorqual peut naviguer jusqu'a 30 voir 35° de gite sans passer sur sa barre, sans non plus etre trop ardent, CataPleiades peut confirmer, mais pas tres confortable, surtout si les verres sont pleins, c'est une carene etroite 3,60 de large pour 13,60 de long et il me semble lesté à 45%. GAB faisait de tres belles carenes, comme le ROC 129, NS44 ..... Un Dufour 44, par exemple, ne peut naviguer avec cet angle, il devient tres ardent, difficile à tenir.

Enfin c'est mon point de vu, avec mes références. Je ne demande qu'a progresser sur ce chapitre.

Patrice

25 mai 201216 juin 2020
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Mais tout à fait. La référence dans les années 70/80 étaient les Swan.

Voilà un Swan 441, 13,54 m pour 4,10 construit en 1979. On voit très bien sur cette photo la ligne de flottaison du bateau à plat et sa nouvelle longueur qd il commence à giter.

Ce bateau a qd même fini 3ème dans sa catégorie de la Route du Rhum 2002.... Je doute qu'un Bénéteau de même taille ait pu faire la même performance, il faut choisir, confort et grands volumes ou bon marcheur.

CaptainRV

26 mai 2012
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Et Nautor avait changé d'architecte, les 421, 431, 441 sont des plans Ron Holland, anciennement l'archi maison etait Stéphens.

25 mai 2012
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Quand j'étais jeune, a 25°, je réduisais, histoire d'avoir un bateau vivable en navigation hauturière. Avec mon tri, a 10/15°, je réduis, mais pas pour la même raison.

25 mai 2012
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Bonjour

Idem Paco et fouras

Sur mon rush pte il faut reduire trés vite
et cela améliore vitesse et cap au grand
regret de Madame qui aime la gite?????

Le Moko

25 mai 2012
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"Madame qui aime la gite"

T'es pas prêt de passer au cata, alors ! :langue2:

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salutatous

dans un monde parfait, l'angle de gîte optimal est 0°, puisque, plus le bateau gîte, plus la résistance au remorquage est grande et plus la force aérodynamique diminue par effacement de la surface de voilure; c'est pour cela que les protos 6.50 sont tellement lestés qu'ils sont sensés ne plus gîter
mais on ne vit pas dans un monde parfait et le fait de hisser et régler les voiles induit une composante de gîte inhérente au système
donc l'angle de gîte doit être le plus faible possible ... (lapalisse si tu nous lis ...)
ne pas hésiter à loffer dans les adonnantes au lieu de choquer; porter la toile du temps, ça se mesure facilement : partant du principe que le bateau barre mieux que nous, lacher la barre, si ça loffe ou abat, y a des réglages à changer ou des ris à prendre
on part du principe que la mer est "clémente" sinon d'autres mesures sont à prendre

cordialités maritimes
larent le hareng

26 mai 2012
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humm....avec un peu de gîte, la longueur à la flottaison augmente et dons la vitesse potentielle, n'est ce pas?

26 mai 2012
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elle augmente sous le vent et diminue au vent. Le résultat doit être pratiquement nul. A mon avis c'est la corde qui compte entre l'étrave et la poupe du bateau et elle ne change pas quelque soient les conditions de gite.
Sur mon boat, quand je suis a la vitesse de carène gîté ou pas rien ne change, la vague qui se forme a la poupe sous la jupe commence a déborder sur le boudin vers le 7.5 kts (même effet qu'au moteur), cela signifie que même si je continue a gîter le bateau n'accélérera pas plus, par contre ma barre sera de plus en plus braquée, gain = 0.
J'ai un bateau ardent entre 15 et 18 kts apparents,il devient très ardent après et il a tendance a passer sur sa barre, a ce moment la il faut relâcher le hale bas, déborder la barre d'écoute de GV, Border le génois très plat en relâchant le haut par le biais du rail d'écoute.
Le bateau peut alors encaisser des surventes jusqu’à 22kts apparents sans avoir la barre braquée a plus de 15° c'est déjà trop, on voit nettement l'influence du safran sur le sillage qui est dévié coté ou le bateau demande a abattre.
Mais comme dit plus haut chaque bateau réagit complètement différemment d'un autre. Un bisafran a cul très large aura moins tendance a naviguer barre braquée dans les surventes, le safran sous le vent ayant une efficacité maxi.
@+ et bonnes navigations gités ou pas.
Alain

26 mai 2012
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Oui CE, c'est ce qui est dit plus haut.

...en même temps, dans la vraie vie, l'angle de gîte varie avec les risée... Donc, on admettra que :

'l'angle de gîte optimal est l'angle qui permet au bateau d'encaisser une survente en accélérant sans pour autant se vautrer. L'angle de gîte maximal est déterminé soit par l'avertisseur de sur-gîte féminin précédemment embarqué :lavache: (ça marche aussi avec des hommes...), soit par le fait que le cardan de la gazinière de la cuisine est en butée et annihile tout espoir de manger chaud au sens propre après ce joli bord de près, soit encore par le fait que le bateau semble ne plus être dans ses lignes, et là, c'est très variable."

26 mai 201226 mai 2012
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AMHA, comme déja cité plus haut, quand la barre est à zero, avec juste un brin de tension sous le vent.
Effectivement, j'ai connu des situations ou une réduction de voilure me faisait gagner un noeud

26 mai 2012
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charivoile et la dérive aussi.............resultat ......

26 mai 2012
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Avec la vitesse, le plan anti dérive devient plus efficace.....résultat

26 mai 2012
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bonjour ,
comme a bord on ne chasse pas le DAHU ,je ne dépasse pratiquement jamais 15° de gîte au près autrement je reduis
finalement le voilier derive moins et on va pratiquement aussi vite .
j'essaie meme au portant de porter la toile qui me permettrais de remonter au vent sans manoeuvre acrobatique
on ne sait jamais ,
une fois j'ai mon chien qui a sauté du bateau pour aller recuperer un morceau de klegecel (labrador un peu fou)
nous etions à mi- chemin vers la corse sous spi ,si il avait été noir nous ne l'aurions pas retrouvé ,le temps d'affaler de mettre le moteur en route et de repartir dans l'autre sens
on avait pratiquement fait un mille à l'epoque pas de gps donc pas de MOB ..
quand on l'a récupéré il etait tout content avec son bout de plastique dans la gueule ,ça c'est de l'ecologie ..
alain

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salutatous

pas tout à fait d'accord avec toi clarivoile, ou du moins, il faut l'analyser en sens inverse
si l'architecte a mis la plus grande longueur à la flotaison pour un certain angle de gîte (le plus faible possible), ce n'est pas pour aller plus vite mais bien pour éviter d'aller moins vite car la longueur à la flotaison doit être ajustée pour pallier les effets des vagues crées par la carêne
il sait que, de toute façon le bateau va giter, donc il en tient compte dans sa forme de carêne
toi qui est un spécialiste des multi, ils n'ont pas bseoin de gîter (hors le fait qu'avec un flotteur hors de l'eau, un multi a moins de frottement dans l'eau et donc moins de résistance au remorquage, mais ça, c'est un autre sujet)

cordialités maritimes
larent le hareng

26 mai 2012
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Bien d'accord, mais une fois le bateau fait, l'angle idéal n'est plus 0°

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oui, parce que le couple de rappel, sur un monocoque, est difficile à mobiliser, puisque c'est le couple entre la poussée d'archimède et le poids et que ce couple est nul au "repos" et augmente seulement avec la gîte (stabilité de poids) et que la stabilité de forme est très faible (alors que dans le cas d'un cata, c'est le contraire)
mais je suis d'accord avec, ce ne peut plus être 0; mais c'est proche de 0° lol
en tout cas, les protos 6.50 sont lestés comme des mules pour ne pas gîter, (ou presque pas lol)

cordialités maritimes
larent le hareng

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J'ose en disconvenir. Sur tous les bateaux, voiliers compris et surtout les modernes, la stabilité initiale est exclusivement une stabilité de forme.

26 mai 2012
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...parce qu'ils sont conçus pour surfer au portant, pas pour faire du près. Les bateaux conçus pour le près sont étroits et offrent une longueur optimale à la gîte...

...tout le monde sait ça ! Sauf toi !

26 mai 201226 mai 2012
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Je crois ne pas avoir lu dans vos posts, que sur les carènes modernes larges à l'arrière, plus le bateau gite, plus l'axe longitudinal de la carène s'angule par rapport à l'axe du bateau.

En effet, les deux axes partent du brion d'étrave, mais l'axe de la carène s'écarte sous le vent vers l'arrière. Par contre, la carène reste relativement symétrique.

Donc, si on veut que le bateau glisse bien, il faut qu'il navigue dans l'axe de la carène, et pas dans celui du bateau... or la quille est dans l'axe du bateau.

donc cette dernière se trouve angulée sous le vent, et fait déraper le bateau, d'autant plus que celui ci gite.
Il en résulte que le bateau marche en crabe. Pas terrible pour la glisse...

Pire encore au près si le chariot de GV a été laissé au centre et que la GV est bordée. Dans ce cas, la bôme se trouve au vent de l'axe de la carène !
Un frein super efficace.

c'est pour ça que sur les open, la quille est balancée au vent, et que le plan antidérive de près est une petite dérive dans l'axe de la carène sous le vent du mat.
ca garde le bateau a plat, sachant quand même que sur ces bateaux, un angle de gite de quelques degrés diminue pas mal la surface mouillée.

Il faut retrouver les chiffres donnés par les archis dans une revue voile qui décorticait ces bateaux, mais je pense que le parfait compromis se trouve aux alentours de 10 degrés de gite, pas plus.

Sur nos chers croiseurs modernes dont la quille reste dans l'axe, je pense donc qu'on a intérêt à le laisser le plus à plat possible.

Par contre, s'ils gite trop, ils restent doux à la barre parce que la carène est toujours assez symétrique. Douceur augmentée s'il y a deux safrans, dont l'un dans l'axe de la carène gitée.

Sur les vieux à petit cul, comme vous l'avez dit, c'est très différent. Les deux extrémités de l'axe de la carène ne bougent pas (brion et safran), mais cette dernière prend une superbe forme de banane...

Certe, ça augmente un peu la longueur de flottaison, mais au près, ce n'est pas là que c'est le plus utile.

mais surtout, ça fait lofer le bateau. une carène en arc de cercle, c'est pas facile à faire aller droit !

Raison pour laquelle ils ralentissent et passent par dessus leur safrans s'il gite trop.

c'est d'autant plus sensible que le bateau est large au maître beau et étroit à 'arrière. Rush Jeanneau, par exemple.

Bien sûr, il y a des cas particuliers, comme le first 30 ou le rorcal, dont les carènes ont été dessinées pour pouvoir naviguer gitées. bateaux étroits et profonds.

Donc je pense que dans tous les cas, une gite modérée est bénéfique à la marche du bateau au près.
Et comme c'est beaucoup plus confortable, y'a pas photo !

J'oubliais : pour ceux qui veulent en savoir plus, tout ceci est très bien expliqué dans les bouquins de Pierre Gutelle, sur la théorie des voiliers (Tome 1)

26 mai 2012
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Vincent, je crois que tu as très bien résumé l'ensemble des interventions.

Un seul bémol, quasiment tous les bateaux jusqu'au milieu des années 80 avaient un petit cul, ce n'est qu'après que les arrières sont devenus progressivement aussi larges voire plus larges que le maitre beau. C'étaient des bateaux conçus pour faire du près et dont les étraves étaient dessinées pour passer la vague et ne pas mouiller.

J'oubliais une autre considération, selon que la coque soit en forme ou à bouchain. Dans le cas du bouchain (simple ou double), le bateau se cale sur son bouchain et n'en bouge plus. Je pense par exemple à l'Armagnac, bateau redoutable au près et qui mouillait très peu.

Et pour ces carènes étroites, le bateau ne passait quasiment jamais sur sa barre et l'angulation du safran était très faible.

Pour en revenir à mon Rorqual, par 20/25 noeuds de vent au près, tout dessus, il était gité à 30°, mais je pouvais lâcher la barre de longues minutes, il loffait et abattait gentiment tout seul.

J'ai une petite vidéo, mais je ne peux pas la charger ici, dommage.

Encore merci pour ta synthèse.

CaptainRV

26 mai 2012
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effectivement le plans d'auzepy brenneur est extrement etroit
avec une carene ronde qui ne deforme pas trop la symetyrie de sa surface mouillée à la gîte .
mais il y a autant de place que dans un voilier de 9m moderne
et comme le près n'est plus la tasse de thé de personne ,il n'y a qu'a voir en ete le nombre de voilier gv haute de moteur en route face au vent que j'en suis persuadé ...
alain

26 mai 2012
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Tu sais Alain, je le regrette tjs, mon Rorqual, je me demande si je ne vais pas le racheter, que du bonheur...

Annoncé pour 9 personnes, parfait pour 4.

CaptainRV

26 mai 201226 mai 2012
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merci CaptainRV

on peut ajouter à tout ce qui est dit, que sur les coques larges à petit cul d'autrefois, le caractère naturel à lofer était largement aidé par le gréement.

En effet, les mats courts de l'époque impliquaient des génois à fort recouvrement.
Une fois le bateau gité, le génois légèrement débordé avait un centre de poussée très loin sous le vent de la carène.

J'ai eu ce problème sur mon précédent bateau. un Ne Quid Nimis.
Bateau très large, mais aux extrémités très étroites et peu porteuses.
Un mat très court (11.5 m pour 10.3 de coque) et un génois à 140 %

Bonjour les dégâts au delà de 20 degrés de gite sous génois !!

J'ai résolu le problème avec un foc de brise type Solent (avec un peu plus de recouvrement pour avoir de la puissance).
Je gardais la GV entière, plate et ouverte, très longtemps dans la brise.

26 mai 201226 mai 2012
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Mais tout à fait, le bateau marchait bcp bcp mieux avec mon Solent à ris qui était gréé sur un étai largable légèrement en arrière qu'avec son génois, même roulé de qques tours, meilleur cap et meilleure vitesse.

CaptainRV

26 mai 2012
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Guillemot, CataPleiades, bravo pour vos explications, vous avez tout dit avec beaucoup de justesse dans les mots. Mais il est vrai que j'ai la nostalgie de ces beaux bateaux comme le Rorqual, NS44, les Swan Stephens, voir Holland ( Ron ), avec des immenses génois.

En 1975 à LR j'etait en mer pour l'arrivée de la course Plymouth La Rochelle, avec une arrivée dans le chenal bien apres la Richelieu de Pen Duick VI sous Spi, Big boy, GV, Spi d'artimon et artimon, suivi de Noryema, Gitana, Blombreath, que des classe 1 de l'époque, tous sous spi, magnifique. 3 jours plus tard ils sont repartis en louvoyant dans ce meme chenal ouff avec un vent de F5 environ, une magnifissance, avec ces immences génois, ce genre de spectacle n'existe plus hélas.

26 mai 2012
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ça m'arrive de frôler les 6 nœuds sous spi dans des conditions optimales et c'est très gité sans derive particuliere

26 mai 2012
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L'angle de gite idéal c'est quand ça penche assez mais pas trop .
Qui osera me contredire !

Vu la raréfaction des places de port, on pourrait envisager que tout navigateur qui pose une question idiote soit relégué en zone de carénage au mois d'août .

27 mai 2012
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Non, c'est faux.
en fait, ça dépend,
s'y a du vent, s'y fait beau, s'y y pleut...
Moi je ne pose pas de réponse idiote, ni de règlement stupide,
mais ma place est libre en juillet, pas besoin de carénage pour la libérer.
:-p

27 mai 2012
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elpeyo, juste,
un peu comme Poupon et sa Geraldine qui avouent ne pas s'occuper de la meteo qd ils ont decide de quitter le port et poursuivre leur longue route ... ( c'est comme cela que la depression a 45-50 nds les a suivi ds le grand sud, mais bon),
un bon bateau et de l'experience, ca aide,
sinon comme dit Alien, assez mais pas trop ... et c'est donc souvent madame qui decide qd on reduit ...

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salutatous

vu dans le V&V de juin, un proto mini à foils, très intéressant et surtout qui navigue;
non pas des foils comme on les connait (hydroptère etc ...) pour sustenter la carêne mais des foils horizontaux qui se sortent et se rentrent à volonté
la manoeuvre est :
- le foil sous le vent est sorti, sa forme rappelle une aile d'avion pour créer de la portance (intrados/extrados) et, comme il est horizontal, la portance est tournée vers le haut
- la surface mouillée supplémentaire qu'il représente quand il est sorti fait se déplacer le centre de carêne sous le vent, ce qui mobilise, instantanément le couple de rappel entre Newton et Archimède;

portance verticale et vers le haut plus couple de rappel combatent la gîte, ce qui fait que le bateau navigue à plat

tiens, tiens, ça me rappelle une discussion sur HetO ...

cordialités maritimes
larent le hareng

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