Prao fou

Celui ci m'a beaucoup impressionné

L'équipage
03 jan. 2013
03 jan. 2013
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bonjour
superbe et rare!!!!!!!!!!!!!!!!!!
eric

03 jan. 2013
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L'imagination de l'homme est sans limite... (et encore heureux)

03 jan. 201316 juin 2020
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Cela doit pas être simple à faire marcher.
En 2008, il avait un mouillage sur l'Aven.

03 jan. 2013
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symétrie parfaite!

03 jan. 2013
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Jamais pensé que l'on pouvait imaginer un tel bateau :
Merci pour la découverte !

Ca veut dire qu'il positionne le balancier en fonction du vent, partant dans un sens ou dans l'autre ?

question subsidiaire : c'est où cette belle plage ?

03 jan. 2013
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OU est ce?
Je pense qu'il s'agit du mouillage de La Pie aux Glénans.

03 jan. 2013
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exact

03 jan. 2013
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avec Antoine Albeau et Bjorn DUNKERBERK, ça devrait etre plus simple !!!

03 jan. 2013
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Bonjour,
Il s'agit d'EPICEMAR un prao réalisé en CP stratifier. Il fut construit dans la région de St Malo (d'ou ma connaissance du bateau) la particularité de ce bateau est de cumulé les innovation ou les choix architecturaux osé:
Un prao,
Des foils d'appoints pour diminuer le volume du flotteur
Safran avec plan porteur (à l’époque en 1986)
Gréement en goélette
GV avec wishbone….
Il faut vraiment osé faire toutes ces innovation sur un seul bateau !
Vous trouverez des renseignements sur ce bateau ici :
foils.wordpress.com[...]ews-25/

Des photos du bateau sous voiles :
proafile.com[...]cle/292

Il y avait aussi une vidéo de ce bateau sous voile mais je ne l’ai pas retrouvé.

03 jan. 2013
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Surpris qu'il soit en CP/strat! En le voyant passer, ça faisait vraiment métal

03 jan. 2013
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La vidéo ici

www.dailymotion.com[...]d_sport

C'est un prao amphidrome atlantique, pour mieux comprendre ce que cela veut dire, Wikipédia dit ca mieux que moi :

" - le prao « monodrome », qui navigue en ayant son flotteur soit au vent soit sous le vent en fonction de la direction du vent,
- le prao « amphidrome » qui conserve toujours son flotteur du même côté. Dans ce cas il ne vire pas de bord, mais, à chaque changement de sens, la proue devient la poupe et réciproquement; la coque et le flotteur sont symétriques. Les praos amphidromes peuvent encore se classer en deux catégories :
- le prao "atlantique" qui garde son flotteur sous le vent (exemple : Cheers de Tom Follet dans la Transat 68). Ce type de prao se comporte d'une façon similaire à un catamaran (deux coques de même longueur) ou à un trimaran dont on aurait supprimé le flotteur au vent, en s'appuyant sur un grand flotteur "sous le vent".
- le prao "pacifique" (c'est le type polynésien) qui garde son flotteur au vent. Dans ce cas le flotteur "au vent", de longueur généralement plus faible que la coque, peut sortir de l'eau dès l'apparition de la gîte; c'est le poids placé au vent (le flotteur, le bras de liaison, l'équipage et un lest mobile éventuel) qui détermine le moment de redressement."

03 jan. 2013
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Bravo Alexandre, c'est bien cette vidéo que je cherchais mais sur you tube... De plus ce qu'il y a de remarquable c'est que la vidéo est faite à partir d'un autre prao : "Des jours meilleurs" quand deux praos se rencontrent....

03 jan. 2013
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ça a failli mal tourner dans cette vidéo, ils ne sont vraiment pas loin!

03 jan. 2013
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Moi, je suis toujours ébahis par les mecs qui réinventent la poudre en oubliant la cartouche!!!!
C'est cher, moche, compliqué..

Le seul intérêt est la suite de bonnes idées, mais 20 bonnes idées ne font pas une réussite!

Je serais assez interessé par des renseignements sur le fonctionnement des deux foils immergés, interférences probables...

Sans doute ne les relève-t-il plus au virement, c'est déjà compliqué avec un prao, s'il faut aller les manipuler sous le vent à chaque virement... on rentre au moteur!

Ne vous méprenez pas sur ma remarque, je reste admirodubitatif!!!

03 jan. 2013
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Pour manhasset, comme expliqué très précisément par notre spécialiste, en effet les dérives ne sont pas remontées car le flotteur reste tjrs sous le vent. Donc pas de manipulation, sauf pour beacher.
ça, c'est une vraie bonne idée, non?

Je te laisse à ton admiration.

03 jan. 2013
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Tribal,
en toute amitié, je ne suis pas d'accord!
Les foils ne doivent pas pouvoir fonctionner correctement dans les deux sens, c'est pour ça qu'il y en a deux.
Ils sont aussi décalés pour être centrés par rapport au point de poussée vélique dans la config correspondant à chaque bord.

Sur la vidéo Daily Motion, il a bien celui arrière en place et celui avant relevé ce qui correspond à la position des bomes.

Sur la photo ProaFile, par contre les deux sont enfoncés ce qui ne doit pas être optimal mais plus simple à manipuler.

Dans tout les cas, je trouve ça très compliqué...

03 jan. 2013
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ROSIERES Prao de 22 m de Guy Delage.

Il a effectué le tour de la Bretagne pour prendre le départ de la Route du Rhum 1982. Il s'agissait d'un prao pacifique, c'est à dire que le bras se situait toujours au vent.

A la suite d'une fausse manoeuvre le bras s'est replié et le prao a chaviré peu avant le départ.

03 jan. 2013
3

c est un peu le dahut des mers

03 jan. 2013
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une vraie bizarrerie… il ne faut en outre pas être fana du louvoyage s'il faut changer de sens à chaque changement de bord !??? :reflechi:

03 jan. 2013
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C'est vrai que c'est ... original :tesur:

03 jan. 2013
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bsr ,
je ne comprends pas l'utilité des bômes ,les wishbones se suffisent à eux meme et surtout on peut s'en servir pour modifier la forme de la voile avec les bomes ce n'est pas possible
alain

04 jan. 2013
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Comment ça on peut pas modifer la forme des GV avec une bom, c'est nouveau ça...!

04 jan. 2013
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en réglant on peut modifier la bordure et la chute
pour avoir une voile +/- creuse et fermer +/- le haut de la voile
enfin je maitrise pas des masse les réglages ...

ici les wishbones me semblent bien faibles pour reprendre les efforts de compressions justement
je pense qu'ils servent essentiellement de pousse-bas

les haubans rigides semblent fort dimensionnés, vu qu'ils sont sensés être tous le temps au vent (enfin des fois il vaut mieux un peu de sécurité au cas où)

pour ceux qui critiquent les perf et la complexité du prao
il faut s'imaginer un trimaran avec une coque centrale relativement volumineuse (/ aux coques de cata) et des mats sur ou proche de la coque (/ au mat au milieu de la poutre sur un cata)
mais au quel on enlève une coque (pour réduire le coût de construction , le poids et le fardage)
en contre partie on complique les changements de bords, mais il parait qu'au long-court on reste tout le temps du même bord
à méthode de construction comparable un prao est donc supposé être moins cher et plus performant qu'un tri sur un bord ... pas mal finalement

03 jan. 201303 jan. 2013
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Les praos sont des engins étonnants.
Avec une saveur quelque peu sulfureuse.
Un p'tit coté Jules Vernes, si vous voyez ce que je veux dire.

j'aime tout particulièrement l'esthétique du prao "Jo’s Toy",
aux très belles lignes.
www.alibi-architecture.eu[...]toy.pdf

D'ailleurs le site de l'architecte Denis Kergomard vaut le détour pour ses audaces.
www.alibi-architecture.eu[...]/

03 jan. 201303 jan. 2013
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J'adore aller flâner sur le site internet de Denis Kergomard, on a l'impression d'être dans un monde parallèle plein de posie. Un erector était en vente quand j'ai acheté mon F27, j'ai faillit me laisser tenter mais le prix de la place au port n'est pas la même, je suis resté sur un bateau 'classique'.

J'adore sa rubrique 'j'aurais bien aimé faire', ca montre une certaine ouverture d'esprit.

15 avr. 2013
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Je viens d' aller faire un tour sur son site. Super ! :pouce:

03 jan. 2013
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En Bretagne Sud, vous avez sûrement également croisé le prao de 19 mètres des frères Guillard "des jours meilleurs"

prao.guillard.free.fr[...]dex.htm

des tas de vidéos en ligne.

C'est un prao en CP époxy, amphidrome et pacifique (flotteur au vent)

j'ai eu la chance de naviguer dessus aux iles Scilly. Très impressionnant, et un peu stressant au début, car on a l'impression d'être sur un trimaran dont il manque le flotteur sous le vent !

Un calcul simple permet pourtant de se rendre compte qu'il n'est pas prêt à lever la patte !

03 jan. 2013
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Vu "Tahiti Douche" au départ de La Baule-Dakar en 1980.

Prao amphidrome.

Ca avait ni queue ni tête ! :lavache:

www.histoiredeshalfs.com[...]iti.htm

03 jan. 201303 jan. 2013
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Sur l'excellent site www.goldenoldies.biz[...]/
allez faire un tour à la page "Que sont-ils devenus ?"
Toute l'histoire des multis s'y déroule, celle des praos par voie de conséquence.

04 jan. 201304 jan. 2013
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Les golden n'est pas qu'un site internet, mais surtout une association pour promouvoir et faire revivre les anciens multis de course.

N'hésitez pas à leur donner toutes informations sur un multi abandonné ou à retaper, ils trouveront les compétences pour le remettre entre de bonnes mains et le refaire naviguer.

04 jan. 2013
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"surtout une association pour promouvoir et faire revivre les anciens multis de course."
Et sur ce point, ils sont absolument épatants.

04 jan. 2013
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Le prao, pour moi, c'est un peu le serpent de mer...
Il apparaît, disparaît, revient...et repart!
Le repliement de" Rosières" en 82 ne fut pas une bonne pub pour cette technique "acrobatique"
www.ina.fr[...]fr.html
Sur le vidéo, on voit aussi pas mal d'autres concurrents et on mesure le chemin parcouru en 30 ans...
Le premier a mis plus de 18 jours, on est tombé à moins de 8 en 2006...

04 jan. 2013
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Merci pour le lien vers Tahiti douche.

Je constate que le prao "des jours meilleurs" en est très inspiré.
son flotteur est cependant au vent, et non sous le vent.

04 jan. 201316 juin 2020
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Deux figures historiques de l'architecture navale :

  • Nathanael Herreshoff, "le sorcier de Bristol"
    dessine en 1876 un prao très avant-gardiste, Amaryllis. Voir les deux photos jointes.
    www.runningtideyachts.com[...]is.html
    Dire que j'ai passé trois semaines à Bristol et que je n'ai pas pris le temps d'aller visiter le musée Herreshoff. Quelle grosse nouille !

  • Dick Newick et son superbe "Cheers", mis à l'eau en 1967
    www.wingo.com[...]rs.html

04 jan. 2013
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erraré humanum es.

Je me suis laissé porter par la photo en noir et blanc qui peut donner l'impression que le multi d'Herreshoff est un prao mais en fait c'est un cata.
La bourde n'est guère excusable vu que j'ai réalisé un sujet sur ce cata en aout 2012 !
www.voiles-alternatives.com[...]pic.php

Bon, il n'empêche que cela reste un pur trait de génie.
1876…

15 avr. 2013
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Bonjour Loic (Manhasset),
je suis le propriétaire du prao Epicemar, je trouve ta remarque exagérée et un peu sectaire et dogmatique : on peut se contenter de ce que nous offre le marché (industrie, sponsor, coureurs architectes) et aller toujours dans le sens du vent. Je suis dans une autre démarche qui est "amateur" dans le sens originel", dans le but de faire de la "plaisance" (plaisir) ceci sans sponsor et en ayant une activité professionnelle autre. Le prao est encore le type de voilier ou un amateur peut encore s'exprimer ce qui n'est plus beaucoup le cas pour les autres types de voilier

"Moi, je suis toujours ébahis par les mecs qui réinventent la poudre en oubliant la cartouche!!!!
C'est cher, moche, compliqué.."
et toi tu navigue sur quoi tu as inventé la quadrature du cercle : beau simple et pas cher ? un kayak voilé peut-être ?

"Le seul intérêt est la suite de bonnes idées, mais 20 bonnes idées ne font pas une réussite! "
et 20 conneries édictées sans savoir ne font pas un avis éclairé

"Sans doute ne les relève-t-il plus au virement, c'est déjà compliqué avec un prao, s'il faut aller les manipuler sous le vent à chaque virement... on rentre au moteur!"
Je les alternes selon les bords et depuis le cockpit ! sans doute trop malin pour y penser! Cela n'a rien de compliqué, un prao est beaucoup plus simple que beaucoup imaginent.

"Ne vous méprenez pas sur ma remarque, je reste admirodubitatif!!!"
et dubitatif de quoi : la vitesse la solidité la facilité de manoeuvre ?.
Chaque voilier est un parti pris et il y en a autant que de propriétaire de voilier. Avoir un jugement à ce sujet me parait sans objet.
Comme tous les bateaux le mien a ses qualités et ses défauts ,l'essentiel est qu'il me convienne.
Ne vous méprenez pas sur ma remarque, je ne voulais pas être désagréable, je peux répondre aux questions mais les jugements à l'emporte pièce ne m'intéressent pas beaucoup.
pour ceux que cela inqiète : il m'est arrivé d'être au "bon plein" à 8,5nds par 33 nds de vent(40 à l'anémomètre) et tout dessus.
Cordialement
Gérard

15 avr. 2013
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Gérard, il y a juste un truc qui me turlupine: dans ce type de prao, tu as donc 2 safrans, l'un devant, l'autre derrière.
Celui de devant n'est pas escamotable...pourquoi?
Le fait que le safran avant soit toujours immergé, ça doit engendrer des vibrations, non?
Tu peux répondre Gérard?
Tu as fait de la nav hauturière avec ton prao?
En tout cas, c'est bien d'innover

16 avr. 2013
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Bonjour,
Oui bien sur sur les praos amphidromes il y a toujours deux safrans. A la construction du bateau nous n'avions pas prévu de puits de safran dans les étraves mais des safrans foils avec deux lames verticales de part et d'autre de l'axe. Cette solution s'est avéré provoquer beaucoup de trainée. Je passe un peu sur les nombreux essais (trois types à deux emplacements). Aujourd'hui les safrans sont très petits (30cmde large x 70 cm de profondeur), pivotent autour d'un axe à l'échouage et sont inclinés sous les étraves en navigation de façon à les compenser à 50%. Ils sont couplés et travaillent ensemble mais je peux en fixer un dans l'axe. Ce n'est pas parfait car si l'étrave plonge, la poupe soulage et les compensations varient et la barre devient ou dure ou molle. Ce n'est pas trop grave car la stabilité de route du bateau est importante et les corrections de barre faibles. Je pense que la meilleure solution hydrodynamique est d'avoir les safrans dans des puits dans les étraves et de les relever alternativement, l'inconvénient de cette solution est que, si on touche avec, on abime la coque en plus du safran et c'est donc plus difficilement réparable qu'avec des safrans extérieurs (qui eux ont aussi d'autres inconvénients. En fait la gestion des safrans et appareils à gouverner est un des problèmes liés aux praos (un devant et un derrière, mais aussi il en reste un si l'autre est abimé).
Gérard

15 avr. 2013
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Voilà ce qui manquait à ce fil : L'avis d'un propriétaire ;-)

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j'adore les gens qui innovent et qui construisent :pouce:

16 avr. 2013
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Un des gros avantages des praos pacifiques type "des jours meilleurs" ou "salamba" c'est qu'on peut arriver à créer un ensemble structurel qui évite les moments de torsion dans la pieces de liaison.

Par exemple, si le mat est haubanné au flotteur, les bras de liaison et le ne travaillent plus qu'en compression, le hauban en tension.

Ceci permet de réduire notablement les échantillonages, et donc le poids, et donc la surface de voilure, etc...

On entre dans un cercle vertueux (qui a toutefois ses limites pratiques) qui amene à des voiliers facile à gérer, rapides et léger.

J'ai d'ailleurs mis le mien en vente ( www.hisse-et-oh.com[...]salamba ), à contrecoeur, mais j'habite maintenant trop loin de la mer et je ne peux pas m'en servir

16 avr. 2013
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:pouce:

Pourrais-tu nous en dire davantage sur ton gréement sur ce fil stp ?
www.hisse-et-oh.com[...]incipes
Merci d'avance :-)

16 avr. 2013
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Bonjour,
Oui je peux parler du gréement. Nous avions décidé, au moment de la construction d'avoir un gréement divisé (2 GV à wishbone ) et pas de foc pour limiter la compression sur la coque. Les GV avec wishbones étant difficile à réduire et les wishbones étant étant un peu "léger" (comme quelqu'un l'a écrit sur ce fil) j'ai décidé à sa remise à l'eau en 2005 d'y adjoindre des bômes, les wishbones ne servant plus aujourd'hui qu'à tendre la chute de la voile (je ne peux le faire par le bas car les profils de mats que j'avais trouvé en 1980 sont un peu court et la bôme parcourant 180° on ne peut y djoindre de palan. Je cherche maintennat une solution pour tendre la chute au près sans les wishbones
Gérard

16 avr. 2013
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Bonjour,
J'avais vu sur le net des images de Salamba qui semblait bien réalisé et assez esthétique avec une voilure pince de crabe. Tu as sans doute raison au sujet des avantages de la version pacifique, mais pour moi un bateau est un parti pris individuel et chacun ne voit que les avantages de la solution qu'il a choisi. Après chacun trouve l'inconvénient rédhibitoire qui l'empèchera d'adopter une solution que d'autres adopteront. Pour moi, vu mon age et les conditions dans lesquelles je navigue (en équipage réduit ou seul), une chose m'ennuie un peu sur la version pacifique c'est la possibilité de lever le flotteur (dont la force de rappel diminue en fonction de l'angle). Bien sur un Prao comme "Des Jours Meilleurs" ne lève le flotteur que très rarement et peu, mais c'est un 62 pieds. Pour moi (et seulement moi) c'est l'inconvénient rédhibitoire et d'autres n'y verront qu'un avantages et de surcroit amusant. Pour moi le vrai avantage des Praos (de tous style et modèle) est que c'est le dernier type de bateau ou des "amateurs" peuvent encore s'exprimer car moins cher à construire, les variations possibles sont très nombreuses et aussi parce que l'industrie n'a pas encore standardisé les prao comme cela elle l'a fait avec les monocoques et les autres multi.
Je n'ai pas eu l'occasion de faire de longues traversées mes activités professionnelles ne m'ayant pas laissé le temps, et j'ai remis mon bateau à l'eau en 2005 sans l'équiper pour de longues traversées (Il a été mis à l'eau la 1ère fois en 1981 et stocké démonté de 1986 à 2005). J'essaie maintenant de terminer sa mise au point.
Gérard

16 avr. 2013
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Oui, je ne critiquais pas le principe et les versions pacifiques des praos sont décrites comme moins chavirables que les versions atlantiques à cause de l'excroissance sous le vent de la coque (pod). Je ne pensais pas au retournement mais à l'obligation d'adapter la voilure au temps plus rapidement et à l'inconfort provoqué par la gite. Je disais simplement que lorsque, au sud de Groix le vent est passé de 2nds à 33 nds en 1h30, j'étais content de pouvoir garder toute la toile au près en marchant à 8,5 nds, donc sans manoeuvrer le temps de rejoindre l'embouchure de l'Aven et du Belon. D'un autre coté je suis un jour passé au multi pour ne plus giter et marcher sur le flanc des bateaux.
Tout cela m'est totalement personnel et je reconnais volontiers toutes les qualités des praos pacifiques, d'ailleurs les propriétaires de prao que je connais en Bretagne sud ont tous des praos pacifiques (Des jours meilleurs, Askellig, et un de 15 en construction).
Des gouts et des couleurs...
J'espère que tu trouvera acquéreur pour ton joli bateau
Gérard

16 avr. 2013
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Alors justement une des posibilité qu'offre le prao pacifique (à noter que cela reste théorique vu que je ne l'ai pas expérimenté moi même) est d'incliner le gréement sous le vent, de cette manière la force vélique diminue plus rapidement que le couple de redressement, et il serait donc, sauf rafale, impossible de chavirer. On sait tous que c'est dans les rafales qu'on déssale, mais la possibilité me semble toutefois intéréssante à creuser.

16 avr. 2013
1

"les versions pacifiques des praos sont décrites comme moins chavirables que les versions atlantiques"
Voilà qui bouleverse le sentiment général des néophytes !

16 avr. 2013
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Bonjour,
Oui, enfin, ce sont des généralités, comme sur les praos pacifiques le flotteur est au vent et léger, il peut se soulever dans les rafales. Pour éviter que le bateau mette le mat à l'horizontale et chavire une excroissance de la coque sous le vent est construite (appelée POD).
Cette excroissance va toucher l'eau à de l'ordre de 15° de gite et donc éviter le retournement (cela augmente aussi l'espace habitable). Sur les praos atlantiques le flotteur est sous le vent et il faudrait soulever la coque principale trop lourde pour cela. Il n'y a pas d'excroissance de la coque empéchant le bateau de chavirer si le vent passe brutalement du mauvais coté (c'est la principale raison de chavirages des praos atlantiques). En fait les premiers praos atlantiques qui ont couru dans les années 70-80 comme Cheers qui est arrivé 3ème de la transat en 1969 avait une excroissance à l'extérieur pour éviter le chavirage à contre, ce qui a été moins le cas ensuite. Bien sur tout cela est théorique et dépend aussi de la répartition des masses (flotteur, gréement...).
Gérard

16 avr. 2013
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A l'origine il n'y avait pas de flotteur à proprement parlé mais un grand "foil" fixe de 5m de long, mais il était trop enfoncé dans l'eau car j'avais un peu sous estimé le poids du gréement est des bras. L'occasion m'a été donné de changer la configuration et d'avoir un flotteur avec des dérives inclinées qui jouent le rôle de dérives (excepté les safrans il n'y a pas d'autre dérives) et de stabilisation dynamique. La poussée vers le haut des foils dépend de plusieurs facteurs : la surface immergée, l'orientation avec les filets d'eau et la vitesse. En plein vent arrière il y a peu d'incidence avec les filets d'eau, donc peu de poussée, au près l'incidence est maxi mais la vitesse moins élevée. Ce que j'ai pu constater en navigation c'est que les étraves du flotteur n'enfournent jamais mais que l'eau peut passer par dessus au centre, au niveau des dérives même dans des conditions de vent de plus de 30 nds avec des creux de l'ordre de 2m à 2,5m. J'avais aussi constaté que l'on commençait à voir le bas du flotteur lorsque la vitesse du bateau dépassait les 10nds. Dans tous les cas ils améliorent la stabilité et me permettent d'avoir un flotteur court moins enclin à l'enfournement qu'un long. De plus si le vent passait à contre, il y a une contre-écoute empéchant les bômes de dépasser l'axe du bateau mais ces foils agiraient en retenue pour peu que la vitesse ne soit pas nulle et aideraient à ne pas chavirer.
Pour répondre aussi aux autres questions à ce sujet : Bien sur les profils ne sont pas parfaits (extrados plats et intrados cylindriques) car devant être réversibles. Je peux les commander depuis le cockpit avec des renvois et au près, lorsque la poussée vélique est la plus reculée je remonte la dérive avant, au largue avec un genaker de 19m2, je remonte la dérive arrière pour soulager l'avant du flotteur, vent arrière dans la brise je laisse un peu des deux dérives pour éviter les glissades (la coque principale a 30cm de tirant d'eau et le flotteur 45).
Gérard

18 avr. 2013
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Bonjour,
J'aurais dû plutôt écrire "au dessus de 10 nds on commence à entrevoir le bas du flotteur". On commence simplement à voir l'effet des foils mais on ne peut pas encore parler de déjauger. Pour donner un ordre de grandeur des poussées : (chaque dérive mesure 0,601 m)
A 7 nds de vitesse la poussée sur 1 dérive est approximativement de 120 Déca Newton (da N) avec un trainée de 3 da N
A 10 nds la poussée : 240 da N et trainée 6 da N
A 15 nds la poussée : 540 da N et trainée 14 da N
Ces chiffres ne sont que des ordres de grandeur, tous les paramètres n'ayant pas pu être affinés. (L'incidence joue aussi un rôle sur la poussée et la trainée).
Pour répondre à tes questions :
la partie immergée de chaque dérive mesure 0,60m
1 m
Non je ne ressens pas trop cette portance, mais je peux simplement apprécier si les vagues passent au dessus du centre du flotteur ou plus bas.
D'une manière générale le bateau n'est pas très spectaculaire si on est à bord (sans le GPS je ne peux savoir s'il marche à 7 ou 11 nds, les sensations sont les mêmes).
Gérard

16 avr. 2013
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D'ailleurs sur ton bateau, les foils prennent quelle proportion des forces à ton avis ? est-ce que le flotteur sous le vent s'enfonce beaucoup quand il y a du vent ?

17 avr. 2013
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Quand tu dis qu' au dessus de 10 noeuds, tu vois le bas du flotteur, je suppose que ça veut dire qu' à partir de 10 noeuds les foils développent assez de portance pour faire déjauger le flotteur. J' ai 2 questions :
- est que tu ressens cette portance des foils dans une accélération liée à une survente par exemple ?
- quels sont les dimensions de tes foils ?

Merci

16 avr. 201316 juin 2020
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Bonjour à tous.

Ayant rencontré et sympathisé avec les deux frères Guillard, aux Iles Scilly il a quelques années, j'ai eu l'occasion de naviguer et de barrer "des jours meilleurs"

j'ai eu longue et passionnée discussion architecturale avec eux, concernant l'éventuelle supériorité du prao pacifique sur le prao atlantique.
je dois dire qu'en bon néophyte du prao, que je suis, j'aurais été plus rassuré sur un prao atlantique, me rappelant mon trimaran.

j'avoue avoir un peu serré les fesses, lorsque les vitesse dépassait 20 noeuds et que le bateau continuait à accélérer (jusqu'à 23, je crois) sur les descentes de vagues de la grosse houle atlantique présente en entrée de l'entrée de Manche ce jours là.

Pourtant, jamais le flotteur sous le vent ne s'est soulevé de façon significative.
Une rapide estimation "à la louche" du moment de redressement maxi me donnait 6,5 Tonne.mètre, ce que confirmait Alain.
Vu la division du gréement et la faible hauteur des mats, il y a de la marge.

un argument fort d'Alain en faveur du prao pacifique est la faible trainée engendrée par le flotteur au vent, les efforts très faibles sur les bras, et l'absence de torsion de la plateforme.

j'ai pu constater sur eau plate à l'intérieur du lagon que le prao se barrait aussi bien avec le safran avant qu'avec l'arrière.
ceci permet de tirer des bords de près rapidement.

Photo : un des deux dérive/safran en puits.

16 avr. 2013
0

Bonjour
Ce que tu dis est parfaitement vrai. Je connais Philippe que j'ai rencontré aux Glénan en 2011 à l'occasion d'un petit rassemblement de prao (Des jours meilleurs, Askelig et le mien). Je connais sa position au sujet de la supériorité des praos pacifiques sur les praos atlantiques.
S'il est vrai que le sien est très équilibré et que, comme tu le dis, mats courts, grande largeur (11m) et longueur (19m) font que le flotteur ne se lève qu'exceptionnellement. Ce n'est pas le cas pour des praos pacifiques plus petits (9 à 12m) avec des gréements plus élancés qui possède presque tous une excroissance sous le vent de la coque (Askelig, Pacific Bee (ex Cimba de Russ Brown), Jzero...) .

Je reconnais volontier les argument avancés par Philippe au sujet des praos pacifiques (d'ailleurs il marche plus vite que le mien) mais je ne les trouve pas suffisamment exhaustifs pour dire de manière générale que l'un est supérieur à l'autre et vice versa. Cela dépend beaucoup du programme prévu pour le bateau (par exemple pour la course la plupart des prao étaient en version atlantique (Dick Newick) car ils sont moins limités en surface de voile, entre autre. Si on essaye de comparer tous les types de prao : Pacifique, flying, Harry, Atlantique, indien avec des arguments objectifs, il me parait bien difficile de les départager. De plus le choix initial de réaliser tel ou tel type de bateau est le parti pris qui correspond le mieux aux envies du propriétaire à un moment donné. Le meilleur bateau est celui qui satisfait celui ou ceux qui naviguent dessus et des comme cela il y en a beaucoup. Je reste néanmoins intéressé à des comparaisons techniques : position et forme des safrans, type de voilure (pince de crabe, voile de jonque, goélette, sloop, à balestron ...), flotteur long ou court, sous le vent ou au vent ... les combinaisons possibles sont tellement nombreuses.
Je confirme que l'on peut naviguer avec le safran avant seul, cela m'est arrivé 2 fois et aussi à Philippe et en dehors du lagon.
Gérard

16 avr. 2013
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Gérard,

t'es-tu intéressé aux praos de la cote ouest de Madagascar ?

certains sont impressionnants par leurs dimensions et leur capacité de charge de plusieurs tonnes.

les vitesses le sont aussi, même en charge.

17 avr. 2013
0

Bonjour,
Je savais qu'à Madagascar des pécheurs utilisaient des prao monodromes (embarcations à voile avec un balancier tantôt au vent et tantôt sous le vent) de petite taille, mais j'ignorais qu'il y en avait aussi destinés au transport. Ci joint un lien avec un site qui donne les définitions de différentes embarcations. Le terme "prao" viendrait du malais et désignerait différents types d'embarcation à 1 ou 2 balanciers entre la Malaisie et les Philippines.
books.google.fr[...]/books
Gérard

17 avr. 2013
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Petite diversion étymologique sur ce fil passionnant ...

Catamaran viendrait de Katu Maran qui veut dire "troncs liés" en Tamoul. Les Katu maran sont des barques de pêche formés de troncs taillés en trapèze et ligaturés. Leurs carènes sont plutôt les ancêtres de la planche à voile... La présence dans les mêmes parages des praos traditionnels en particulier au Sri Lanka serait à l' origine de la confusion lorsqu' un terme a émergé pour nommer les bateaux à 2 coques...

Dans ces conditions trimaran ne veut vraiment rien dire...

0

Selon Le Dictionnaire : "PRAO n. m. XVIe siècle. Mot italien, emprunté, par l'intermédiaire du portugais parao, du malais parahu, de même sens.
MARINE. Nom donné à une pirogue à voile et à balancier, utilisée à l'origine en Malaisie et en Indonésie. Par anal. Petit voilier multicoque aux mêmes caractéristiques." (www.academie-francaise.fr[...]n-ligne )

16 avr. 2013
0

Ca c'est un fil qui fait plaisir.

Je suis néophite, je ne pourrais que lire vos commentaires, mais pouvoir lire des infos sur les Praos, c'est vraiment génial.

17 avr. 2013
0

Finalement, dans le très mauvais temps, là où on considère que c'est t'état de la mer qui pose plus de problème que le vent, les praos pacifiques et atlantiques seraient à la même enseigne ?

17 avr. 2013
0

Bonjour,
Dans le très mauvais temps je pense (et ce n'est que mon opinion) que tous les bateaux sont à la même enseigne et que s'en sortir ou non dépend aussi de l'équipage et de son degré de fatigue, des décisions et qui sont prises et des erreurs commises...
Un grand marin a dit (pardon à lui de ne pas me souvenir qui) "Cette fois la mer nous a laissé passer" et je serais assez d'accord avec cela.
Bien évidemment la façon de mener un bateau dans du très mauvais temps ne peut obéir à une seule règle et doit être adaptée aux caractéristiques du bateau et de l'équipage.
Pour en revenir aux praos et en résumé : en théorie, les "atlantiques" ont une meilleure stabilité initiales mais si le vent est fort et prend à contre ils peuvent chavirer, les "pacifiques" ont une stabilité initiale moins bonne mais seront plus difficile à chavirer s'ils sont doté d'une excroissance sous le vent. En tous cas une fois chavirés ils sont tous très stables mais continuent de flotter, comme un peu tous les multis.
Gérard

17 avr. 201316 juin 2020
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Gérard, merci pour ce lien.
La plupart des ces pirogues ont disparu.
le seul terme que j'entende régulièrement est celui de lakana.

les pirogues de Fret maritime dont je parle ne sont pas citées. La quille est monoxyle est évidée, mais pour le reste, elles sont construites en bordés chevillés sur membrures.

Les pirogues malgaches sont arrivées par la mer d’Indonésie, mais l'apport des techniques oxydentales de construction navale les a beaucoup fait évoluer.

Les Vezo font les gros transports sur des goélettes auriques...

Pour revenir aux grosses pirogues, elles sont munies de tableaux arrière de 50 cm à 2 m de large, et de plus en plus motorisées par des HB auxiliaires.

désolé pour la mauvaise qualité de la photo des deux pirogues. je ne retrouve pas celles prises l'année dernière à Mahajanga

regardez cette page d'un opérateur touristique à Nosy bée.
Il a une de ces pirogues, gréée en cotre aurique !
www.pirogue-madagascar.com[...]va.html

17 avr. 2013
0

Gérard,

peux-tu nous dire si ton intérêt pour les prao plutôt que pour les trimarans est dicté (comme pour Les concepteurs de "des jours meilleurs") par des arguments techniques ou philosophiques ?

Ou est-ce simplement parce que "tu les aimes" ?

c'est mon cas pour le trimaran, versus les deux autres types de multis.
j'aime. Point.
je me fout des arguments des anti-trimarans.

Guillemot

18 avr. 2013
2

Bonjour,
Pour ma part, j'aime la mer et la navigation et je ne suis ni pour ni contre tel ou tel type de bateau. J'apprécie toutes les formes de navigation. C'est vraiment une question de préférence personnelle non contestable. Tous les bateaux ont des avantages et des inconvénients dont on devrait pouvoir parler sans doute plus objectivement.
Je suis venu au Prao un peu par hasard. En 1980 un ami avait une voilerie à Lancieux (Jean-Louis Pelou) et avait fait des test de stabilisation d’un monocoque de 6m avec des foils. J’avais trouvé le concept intéressant et je voulais construire un “foiler”.
Jean Louis m’a proposé de faire un prao foiler, moins encombrant et plus léger qu’un tri, donc plus facile et moins cher à construire. Nous avons travaillé ensemble, lui sur des calculs résistance et moi sur la géométrie les volume et les aménagements. Je l’ai construit entre 1979 et 1981 en contreplaqué (CTBX) stratifié polyester (aujourd’hui ce serait en epoxy).
Les avis des uns et des autres peuvent avoir de l'intéret, les jugements par contre n'apportent rien. L'essentiel est que l'on se fasse plaisir sur l'eau.
Gérard

18 avr. 2013
0

Bonjour,
Cela peut être intéressant, mais mon bateau étant basé en Bretagne sud à Pont Aven, je ne peux garantir de pouvoir me rendre à Deauville, cela dépendra de la période prévue pour cet évènement nautique. Elle peut effectivement me contacter via ce fil ou me communiquer son adresse mail par vous.
Gérard

18 avr. 2013
0

Sais quel genre de manifestation c'est, et quand ?

Je suis à côté et je voudrais au moins y passer voir et participer, si elle recherche des multis.

19 avr. 2013
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Rectification : pas La Baule , mais DEAUVILLE !!

19 avr. 2013
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Bonjour,
Je pense qu'il s'agit bien de ce rassemblement.
Voir le site WWW.les-bateaux-extraordinaires.com

18 avr. 2013
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Bonjour

J'ai reçu un commentaire sur la vidéo de votre prao d'une certaine Helene Travert que je vous copie ici:

"Avez vous davantage d'information sur ce prao? ou est-il? qui sont les propriétaire?
J'organise à Deauville un évènement nautique et j'aurais aimé les? inviter à participer!
Par avance merci!"

J'ai tenté de lui expliquer de venir voir ce fil.

18 avr. 2013
0

Je n'ai que son commentaire visible sur youtube à l'adresse de la vidéo signalée en tête de ce fil

19 avr. 2013
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Je crois avoir trouvé :
1er rassemblement international de bateaux extraordinaires et des innovations nautiques .
La Baule 13/14/15 juillet 2013 .
J'ai trouvé ça sur le site consacré au projet "dared" (prototype de kite boat avec trois flotteurs de planche)...Trés intéressant !

18 avr. 2013
0

Je n'ai rien lu ici concernant les performances de ce bateau. Quel angle de remontée au près, et quelles vitesses en gros avec 10, 15, 20 Kts de vent, au près au travers et au largue?

19 avr. 2013
0

Bonjour,
Oui la question des performances est toujours un peu difficile à décrire car dépendant du plan de voilure, de l'état de la mer et de l'équipage...
En préambule, le bateau a été construit avec pour objectif la croisière en équipage réduit et sans trop solliciter l'équipage avec des changements de voile. La voilure est constitué de 2 GV de 27 m2 peu élancées ( les mat sont de 10M). J'ai acquis aussi un gennaker de 19m2 pour des vents inférieur à 20 nds du bon plein au vent arrière.
Le déplacement étant de 2000kg environ, le "Bruce number" varie de 1,45 à 1,7 sans ou avec le gennaker (c'est le rapport de la racine carré de la surface de voile en pieds carré divisée par la racine cubique du déplacement en pound), des sites le calculent. Ce nombre était considéré comme bon dans les années 70-80 (année de construction), il a tendance à augmenter aujourd'hui indiquant un rapport poids puissance plus favorable, ce que je suppose être la cas pour le Dragonfly).
Le près : si on serre le vent (au mieux 55° du vent réel) on marche à 5 à 6 nds dans 15 à 20 nds de vent. Par moins de 5 nds le près est plus problématique, (pour que cela marche il faut pouvoir créer un vent apparent). De plus à la moindre inattention à la barre le bateau s'arrète et il faut le relancer.
Au près bon plein on a pu atteindre des vitesses de 8,5 nds avec des vents de 20 à 33 nds.
Au vent arrière une voile masque l'autre d'ou l'intéret du gennaker.
Je n'ai jamais pu testé sa vitesse max n'ayant jamais été dans les conditions optimales pour cela (20 à 25 nds de vent au grand largue et une mer pas trop creuse).
j'ai pu marcher à 5 nds dans 5 nds de vent réel (bordé pour le bon plein avec le vent à 130°).
Des moyennes de 7 à 8 nds sont souvent réalisées avec des vents de 10 à 15 nds.
C'est un bateau plutôt confortable qui supporte longtemps toute sa toile (jusqu'à + de 30nds de vent) et qui passe sans enfourner avec des vagues de 2,5m.

20 avr. 2013
0

Bonjour,
Je serais intéressé si tu pouvais aussi nous donner quelques indications sur la marche de ton trimaran (un joli bateau qui a l'air bien toilé et assez habitable) et sur les performances que tu as pu constater

23 avr. 2013
0

Bonjour,
Depuis j'ai un peu regardé sur le net et j'ai pu voir ses caractéristiques et avoir une idée de ses performances et je trouve les Dragonfly assez réussis, ils ont su allier légèreté, habitabilité, performances intéressantes et esthétique. Je ne suis pas trop surpris qu'il marche bien aussi dans le petit temps car il est plutôt bien toilé (le "Bruce number que j'ai calculé à partir des caratéristiques trouvées sur le net est de 1,565, (plus ce chiffre est élevé et plus le bateau est toilé). Un des principes préconisés par Newick était de prévoir un "Bruce number" entre 1,4 et 1,7 pour les multis, ce qu'il a toujours appliqué sur ceux qu'il a dessiné (les multis de course actuels dépassent 2). La contrepartie est sans doute de devoir adapter assez vite la voilure à la force du vent.
Nos"engins" sont moins compliqués techniquement qu'il n'y parait, peut être à l'exception de la gestion des "gouvernails": un safran à l'avant et un à l'arrière.
Bravo pour cette régate, j'aurais sans doute été à la traine dans ces conditions : vent très faible au près.
Gérard

19 avr. 2013
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merci

23 avr. 2013
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Merci pour ce "joli" bateau, mais beaucoup plus sage techniquement que vos impressionnants engins.

Plusieurs sujets ont été lancés sur le sujet de nos chers petits tris, et certains en particulier sur ce magnifique ( à mon goût) Dragonfly 920 Extrême.

Ce weekend, départ de régate avec plus d'une vingtaine de bateaux ont appris ou revu une fois de plus ce que valent ces magnifiques petits bateaux....Les demandes pour faire un tour affluent!

Départ entre 0 et 2 kts en queue de peloton pour ne pas gêner, comme d'habitude. En moins d'une heure de près dans ce vent avec rafales maxi 2 kts réels, Blue motion (en solo) passe en tête devant plus de 20 bateau dont JPK 10.10, J97, figaro, Surprise et grand surprise, Elan........etc. Puis, le vent se levant, toujours au près il ne sera évidemment plus rattrapé.

18 avr. 2013
0

sur le départ d'une transat... je ne sais plus laquelle ... ou la Baule Dakar? il y avait Letra-sport et c'etait certainement le multi le plus rapide sur l'eau.... en vitesse pure sur un plan d'eau sans houle marquée et 15/20nd de vent

19 avr. 2013
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Je connais bien le proprio actuel du prao Cheers. Il a fait un travail magnifique de rénovation avec l'archi à Port St Louis du Rhône. Parait que c'est le seul multi classé au patrimoine. Il y a une vidéo sur la rénovation mais je ne la retrouve plus. si quelqu'un veut faire une recherche gogol, le proprio s'appelle Mr BESIN

21 avr. 2013
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Bonjour,
Tout à fait exact, il est effectivement inscrit aux monuments historiques, voir fiche :
www.culture.gouv.fr[...]lsri_fr
Un autre prao de course a rejoint Port St Louis du Rhone et est voisin de Cheers maintenant :
LADY GODIVA Skippers : Anne et Paul Buttin
Contact : pbuttin@hotmail.com
Port d’attache : Port Saint Louis du Rhône
Type : Prao Architecte : Richard (Dick) Newick Longueur : 9,70 m Largeur : 6,20 m Surface de voile : 48 m2 Poids : 0,8 t Année de construction : 1980 Chantier : Nungent Boat, Martha’s Vineyard Matériaux : Polyester et sandwich Airex
Godiva Chocolatier, fruit des idées de Dick Newick et Rory Nungent, a été construit pour l’Ostar 1980. Lors de son convoyage vers l’Angleterre, il chavire en Atlantique Nord. Récupéré lors d’une vente aux enchères, le bateau est remis en état par Denis Gliksman, puis participe à quelques courses au début des années 80, avec à son bord Jean Le Cam et Michel Desjoyaux. Il est ensuite remisé pendant vingt cinq ans sous la protection d’Hubert Desjoyaux. Aujourd’hui, il appartient à Anne et Paul Buttin qui s’appliquent à le remettre dans une configuration proche de celle d’origine. Racheté en 2011, le bateau a été convoyé de Port-La-Forêt à Bordeaux sur un seul bord, avant d’emprunter le canal du midi et rejoindre Port- Saint -Louis-du-Rhône par la mer. images à cette adresse :
www.goldenoldies.biz[...]-12.pdf
Gérard

22 avr. 2013
0

Bonjour,
Depuis, mes amis Paul et Anne (chez qui j'étais avant d'hier !) ont remis Godiva à l'eau.
Le bateau est superbe comme en 80, et visible sur le site Golden (que je gère) page "Rassemblements" : www.goldenoldies.biz[...]/
J'ai navigué dessus l'été dernier, un bonheur (j'ai aussi fait sa première nav. après 26 ans chez CDK)...
Fred

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