poésie bateau

daniel nous a fait connaitre un beau texte,
et hubert crépy nous a retrouvé la musique
voir sujet 'bon anniversaire'
(pour ceux qui n'ont pas encore lu)
comme le texte est si joli je l'ai imprimé ne le connaissant pas encore,
il se peut que d'autres matelots ont aussi de jolis textes a proposer (poésie bateau) partagez les avec nous ce serait chouette

L'équipage
11 oct. 2004
11 oct. 2004
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pour ouvrir le sujet :

"Je suis debout au bord de la plage ;
un voilier passe dans la brise du matin et part vers l'océan.
Il est la beauté et la vie.
Je le regarde jusqu'à ce qu'il disparaisse à l'horizon.
Quelqu'un, à mon côté, dit "il est parti!"
Parti vers où ? Parti de mon regard, c'est tout !
Son mât est toujours aussi haut,
sa coque a toujours la force de porter sa charge.
Sa disparition totale de ma vue est en moi, pas en lui.
Et, juste au moment où quelqu'un, près de moi, dit "il est parti!",
il y en a d'autres qui, le voyant poindre à l'horizon et venir vers eux,
s'exclament avec joie "le voilà!"

11 oct. 2004
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le voilier parti... (texte de Catherine)
J'ai entendu ce texte lu à des obsèques. Dans cet état d'esprit, il prend une profondeur encore plus grande. J'en ai encore les larmes aux yeux...

Ce qui serait bien, c'est de citer les références (auteur, date...), du moins si on les connaît.

11 oct. 2004
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Une vague de poesie et poesie des vagues

Enfin un peu de tendresses, de poésies dans ce monde de brutes nautiques ! Merci Catherine la civilisation est encore un fois sauvée par les femmes qui sont je vous le rappelle messieurs l'avenir de l'homme!
.Surtout que le présent à nos côtés n'est peut être pas toujours idylliques !(je parle que pour moi seul bien sur !)
. Une bonne copine portait l'été souvent un polo
Marqué "Plus je connais les hommes plus j'aime mon chien" et elle n'avait pas de moustache!!
. Bravo Catherine ! J’ai un petit opuscule au bateau sur les poésies dédiées aux vagues.
Alors à bientôt sur HeO ,cela vas être des pieds!!!De combien?

11 oct. 2004
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Que voilà une belle idée...
Si chacun cite ses références, nous finirons par avoir un recueil formidable.
Bien classique mais pour moi le plus beau :
"Le bateau ivre" Arthur Rimbaud

Disponible ici :
poesie.webnet.fr[...]/4.html

11 oct. 2004
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joli ...
Très agréable,Catherine.
Quand à christian.....tu les cherches!!!
jacquot

11 oct. 2004
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Un souvenir
de Lautréamont:
Vieil océan, ô grand célibataire, quand tu parcours la solitude solennelle de tes royaumes flegmatiques, tu t’enorgueillis à juste titre de ta magnificence native, et des éloges vrais que je m’empresse de te donner. Balancé voluptueusement par les mols effluves de ta lenteur majestueuse, qui est le plus grandiose parmi les attributs dont le souverain pouvoir t’a gratifié, tu déroules, au milieu d’un sombre mystère, sur toute ta surface sublime, tes vagues incomparables, avec le sentiment calme de ta puissance éternelle. Elles se suivent parallèlement, séparées par de courts intervalles. À peine l’une diminue, qu’une autre va à sa rencontre en grandissant, accompagnées du bruit mélancolique de l’écume qui se fond, pour nous avertir que tout est écume. (Ainsi, les êtres humains, ces vagues vivantes, meurent l’un après l’autre, d’une manière monotone ; mais, sans laisser de bruit écumeux). L’oiseau de passage se repose sur elles avec confiance, et se laisse abandonner à leurs mouvements, pleins d’une grâce fière, jusqu’à ce que les os de ses ailes aient recouvré leur vigueur accoutumée pour continuer le pèlerinage aérien. Je voudrais que la majesté humaine ne fût que l’incarnation du reflet de la tienne. Je demande beaucoup, et ce souhait sincère est glorieux pour toi. Ta grandeur morale, image de l’infini, est immense comme la réflexion du philosophe, comme l’amour de la femme, comme la beauté divine de l’oiseau, comme les méditations du poète. Tu es plus beau que la nuit. Réponds-moi, océan, veux-tu être mon frère ?

11 oct. 200416 juin 2020
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Dahut
Je suis née sur la mer,là-bas, très loin parmis les brouillards. Le vent du large a emporté mes premiers cris. Le souffle de l'orage a dispersé mes premiers gémissements.
Je suis née sur la mer. L'eau était grise comme la cendre, le ciel était couvert de vapeurs ; les voiles flottaient en lambeaux, les cordages sifflaient dans l'air comme des serpents irrités.
Je suis né sur la mer. En vain le pilote éperdu pesait sur le gouvernail ; les rameurs hors d'haleine luttaient en vain contre les flots, et leurs plaintes, à chaque effort, se mêlaient aux plaintes de ma mère déchirée.
Je suis née, et tout à coup le ciel s'est ouvert, l'azur a paru, l'eau est devenue bleue, le soleil a percé la brume comme la flèche perce le cerf en fuite.
Et ma mère m'a prise de ses mains affaiblies, et mon père s'est penché sur mon sourire, et les mariniers ont étendu sur moi leurs mains ensanglantées.
La nef s'inclinait doucement, d'ici, de là, comme un berceau d'osier. la vague fut ma nourrice attentive ; l'écume légère a baisé mes petits doigts.
j'ai respiré à pleine poitrine l'air salé, j'ai crié de joie quand passaient les bandes d'alcyons aux ailes vastes ; par jeu, mon père agitait devant mes yeux sa lance ornée de crins.
Un jour, ma mère me serra si fortement que je pleurai ; et quand on m'ôta de ses bras, il y avait des pleurs dans tous les yeux.
Les flots se sont écartés pour recevoir la belle reine. elle a le casque en tête, son torse est habillé du haubert bleu ; le bouclier cache ses jambes ; la lance est jetée en travers du bouclier.
Voilà ce que m'apprit mon père, quand j'eus l'âge d'entendre ; et il m'a dit que la reine semblait un Valkyrie endormie, comme dans les chansons du Nord.
"La légende de la ville d'Ys". Vè siècle

11 oct. 2004
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Eh les gars !!!
Parti comme ça HetO va finir sous la "coupole"!!!
Tout ceci fait du bien,merci aux narateurs!
jacquot

12 oct. 2004
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Quand une cathédrale vogue sur les mots du grand Jacques

Ayant peu de goût pour mes vers de mirlitons je vous livre ceux du grand Jacques ce texte n'est pas très connu me semble t'il!

Jacques Brel

LA CATHÉDRALE

Prenez une cathédrale
Et offrez-lui quelques mâts
Un beaupré, de vastes cales
Des haubans et halebas
Prenez une cathédrale
Haute en ciel et large au ventre
Une cathédrale à tendre
De clinfoc et de grand-voiles
Prenez une cathédrale
De Picardie ou de Flandre
Une cathédrale à vendre
Par des prêtres sans étoile
Cette cathédrale en pierre
Qui sera débondieurisée
Traînez-la à travers prés
Jusqu'où vient fleurir la mer
Hissez la toile en riant
Et filez sur l'Angleterre

L'Angleterre est douce à voir
Du haut d'une cathédrale
Même si le thé fait pleuvoir
Quelqu'ennui sur les escales
Les Cornouailles sont à prendre
Quand elles accouchent du jour
Et qu'on flotte entre le tendre
Entre le tendre et l'amour
Prenez une cathédrale
Et offrez-lui quelques mâts
Un beaupré, de vastes cales
Mais ne vous réveillez pas
Filez toutes voiles dehors
Et ho hisse les matelots
A chasser les cachalots
Qui vous mèneront aux açores
Puis Madère avec ses filles
Canarian et l'Océan
Qui vous poussera en riant
En riant jusqu'aux Antilles
Prenez une cathédrale
Hissez le petit pavois
Et faites chanter les voiles
Mais ne vous réveillez pas

Putain, les Antilles sont belles
Elles vous croquent sous la dent
On se coucherait bien sur elles
Mais repartez de l'avant
Car toutes cloches en branle-bas
Votre cathédrale se voile
Transpercera le canal
Le canal de Panama
Prenez une cathédrale
De Picardie ou d'Artois
Partez cueillir les étoiles
Mais ne vous réveillez pas

Et voici le Pacifique
Longue houle qui roule au vent
Et ronronne sa musique
Jusqu'aux îles droit devant
Et que l'on vous veuille absoudre
Si là-bas bien plus qu'ailleurs
Vous tendez de vous dissoudre
Entre les fleurs et les fleurs
Prenez une cathédrale
Hissez le petit pavois
Et faites chanter les voiles
Mais ne vous réveillez pas
Prenez une cathédrale
De Picardie ou d'Artois
Partez pêcher les étoiles
Mais ne vous réveillez pas
Cette cathédrale est en pierre
Traînez-la à travers bois
Jusqu'où vient fleurir la mer
Mais ne vous réveillez pas
Mais ne vous réveillez pas.

12 oct. 200416 juin 2020
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Du ciel vers la Mer

Je me suis amusé à transposer du Ciel vers la Mer un poême écris par un gamin de 18 ans et qui est gravé sur une plaque déposée sur la lune,qui gére nos marées, ce gamin il était Anglais et il est mort pendant la Bataille d'Angleterre aux commandes de son Spitfire....

"LOIN, PLUS LOIN"

Oh ! je me suis libéré des emprises de la terre,
Pour danser sur les ondes, poussé par des voiles immaculées,

Je suis allé vers l’horizon,
J'ai rejoint des cascades chaotiques de vagues tranchées de lumière ;
Et là, j'ai vécu des moments dont vous n'avez jamais rêvé.

Roulé, tangué, et balancé, si fort sur l’océan majestueux ;
Au plus près, j'ai pourchassé le vent hurlant
Et lancé mon vaisseau au travers de fabuleuses cavernes
Pleines d'un vert infini.

Loin, plus loin, au long d'un délire de bleu brûlant
J'ai surfé l’écume balayée de vent.
Dans une sérénité que nul sterne, nul albatros n'ont jamais vécue.

Puis, alors que mon esprit silencieux s'évadait.

Au travers du sanctuaire inviolé de l'océan
J'ai sorti une main et caressé le visage de DIEU.

Athos / Raoul / F31
Sur la base de «HIGH FLIGHT » de :
John GILLESPIE MAGEE jr

12 oct. 2004
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Toujours belles lettres, dernier témoignage improbable
Depuis le 6 septembre 1787, les frégates du Roi. étaient dans le port d'Avatscha, ou Saint-Pierre & Saint-Paul, à l'extrémité méridionale de la presqu'île du Kamtschatka. Le 29, j'eus l'ordre de quitter l'Astrolabe; le même jour, M. le comte de la Pérouse me remit ses dépêches & ses instructions. Son amitié pour moi ne se contenta pas d'avoir pris d'avance les arrangements les plus tranquillisants pour me faire voyager avec sûreté & économie; elle le porta encore à me donner en partant, des conseils vraiment paternels, qui resteront éternellement gravés dans mon cœur. M. le vicomte de Langle eut aussi la bonté d'y joindre les siens qui ne m'ont pas été moins utiles.
Qu'il me soit permis de payer ici le juste tribut de ma reconnaissance à ce fidèle compagnon des périls & de la gloire de M. le comte de la Pérouse, & son émule dans tous les cœurs & dans le mien, pour m'avoir servi constamment de père, de conseil & d'ami.
Le soir il me fallut prendre congé de notre commandant & de son digne collègue. Qu'on juge de ce que je souffris lorsque je les reconduisis aux canots qui les attendaient; je ne pus ni parler, ni les quitter; ils m'embrassèrent tour à tour, & mes larmes ne leur prouvèrent que trop la situation de mon âme. Les officiers, tous mes amis qui étaient à terre, reçurent aussi mes adieux; tous s'attendrirent sur moi, tous firent des vœux pour ma conservation, & me donnèrent les consolations & le secours que l'amitié put leur suggérer. Mes regrets, en m'en séparant, ne peuvent se peindre: on m'arracha de leurs bras, & je me retrouvai dans ceux de M. le colonel Kasloff -Ougrenin, commandant. à Okotsk & au Kamtschatka, à qui M. le comte de la Pérouse m'avait recommandé, plus comme son fils, que comme l'officier chargé de ses dépêches.
Ici commencent mes obligations envers ce commandant Russe. Je connus dès-lors toute l'aménité de son caractère, toujours prêt à rendre service, & dont j'ai eu depuis tant à me louer. Il ménagea ma sensibilité avec tout l'art possible: je le vis s'attrister avec moi, de l'éloignement des canots que nous suivîmes longtemps des yeux; & en me ramenant chez lui,
il n'épargna rien pour me distraire de mes sombres réflexions. Qui voudrait se rendre compte du vide affreux que j'éprouvai en ce moment, devrait commencer par se supposer à ma place, & laissé seul sur ces bords presque inconnus, à quatre mille lieues de ma patrie: quand bien même je n'eusse pas calculé cette énorme distance, l'aspect aride de ces côtes me présageait
assez ce que j'aurais à souffrir dans ma longue & périlleuse route; mais enfin l'accueil que me firent les habitants, & les honnêtetés sans nombre de M. Kasloff & des autres officiers Russes, me rendirent peu à peu moins sensible au départ de mes compatriotes.
Il eut lieu le 30 septembre au matin; les deux frégates appareillèrent avec un vent favorable qui nous les fit perdre de vue dans la même matinée, & qui souffla pendant plusieurs jours de suite. On peut croire que je ne les vis pas partir sans faire, pour tous les officiers & les amis que je laissais à bord, les vœux les plus ardents & les plus sincères; triste & dernier hommage de ma reconnaissance & de mon attachement.

Jean-Baptiste de Lesseps

12 oct. 2004
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Poésie
Bonsoir,

Qui connait l'intégral d'Oceano Nox de V. HUGO ?

12 oct. 2004
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Hervé
Oceano nox

Oh ! combien de marins, combien de capitaines
Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines,
Dans ce morne horizon se sont évanouis !
Combien ont disparu, dure et triste fortune !
Dans une mer sans fond, par une nuit sans lune,
Sous l'aveugle océan à jamais enfouis !

Combien de patrons morts avec leurs équipages !
L'ouragan de leur vie a pris toutes les pages
Et d'un souffle il a tout dispersé sur les flots !
Nul ne saura leur fin dans l'abîme plongée.
Chaque vague en passant d'un butin s'est chargée ;
L'une a saisi l'esquif, l'autre les matelots !

Nul ne sait votre sort, pauvres têtes perdues !
Vous roulez à travers les sombres étendues,
Heurtant de vos fronts morts des écueils inconnus.
Oh ! que de vieux parents, qui n'avaient plus qu'un rêve,
Sont morts en attendant tous les jours sur la grève
Ceux qui ne sont pas revenus !

On s'entretient de vous parfois dans les veillées.
Maint joyeux cercle, assis sur des ancres rouillées,
Mêle encor quelque temps vos noms d'ombre couverts
Aux rires, aux refrains, aux récits d'aventures,
Aux baisers qu'on dérobe à vos belles futures,
Tandis que vous dormez dans les goémons verts !

On demande : - Où sont-ils ? sont-ils rois dans quelque île ?
Nous ont-ils délaissés pour un bord plus fertile ? -
Puis votre souvenir même est enseveli.
Le corps se perd dans l'eau, le nom dans la mémoire.
Le temps, qui sur toute ombre en verse une plus noire,
Sur le sombre océan jette le sombre oubli.

Bientôt des yeux de tous votre ombre est disparue.
L'un n'a-t-il pas sa barque et l'autre sa charrue ?
Seules, durant ces nuits où l'orage est vainqueur,
Vos veuves aux fronts blancs, lasses de vous attendre,
Parlent encor de vous en remuant la cendre
De leur foyer et de leur coeur !

Et quand la tombe enfin a fermé leur paupière,
Rien ne sait plus vos noms, pas même une humble pierre
Dans l'étroit cimetière où l'écho nous répond,
Pas même un saule vert qui s'effeuille à l'automne,
Pas même la chanson naïve et monotone
Que chante un mendiant à l'angle d'un vieux pont !

Où sont-ils, les marins sombrés dans les nuits noires ?
O flots, que vous savez de lugubres histoires !
Flots profonds redoutés des mères à genoux !
Vous vous les racontez en montant les marées,
Et c'est ce qui vous fait ces voix désespérées
Que vous avez le soir quand vous venez vers nous!

Victor Hugo

13 oct. 2004
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A Chébec
Merci pour ce poème dont il ne me laissait plus que quelques strophes.

Bonne journée.

12 oct. 2004
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Les vieilles carênes
Dans le bois des vieilles carênes, des générations ont gravées
Des mots qu'à peine l'on dicerne des coeurs d'une flèche perçés.
Tous ces jolis noms de naguère hantent sans fin les jours d'ennuis.
Pour tourmenter les marins sur mer dans les carrés le soir à minuit.
Quand les rats quittaient nos paillassent, que les lanternes clignotaient,
Au bord du quai couvert de glace, une fille déçue pleurait.
Pendant cette nuit abolie, on sifflait l'extinction des feux.
Qui resterait la plus jolie dans ce memorial des aveux?.
Est-ce Marianne la Bretonne qui mourut en terre de feu ? Est-ce l'autre qui fût Yvonne la belle normande de Bayeux?
Est-ce Jannette de Barfleur ou lilidrome de Singapour ?
Est-ce fanny la dame de coeur ?
On le saura peut-être un jour.
Quel est celui qui les emmène, est-ce le bateau des amours.
Fendant la mer qui se déchaîne dans la tourmente au petit jour.
Est-ce un gabier, ce funambule, un je ne sais quoi d'imparfait ?
Un matelot qui déambule ?
Personne ne le saura jamais.
"Pôeme de Mac Orlan"

12 oct. 2004
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Voyager oui, mais dans la bonne direction

Ma Doudou est partie tout là-bas
D'l'autre côté de la mer qu'est d'vant moi
Sur ma tête y'a toujours le soleil
Mais là-bas c'est sûrement pas pareil
Elle reviendra pas,
Moi je suis toujours là
Alors je lui dis :
"Pourquoi t'es partie ?"
Ma Doudou, c'est sûr qu'elle va prendre froid
Dans c'pays, qui est-ce qui la soignera
Et alors peut-être bien qu'elle mourra
Mais le Bon Dieu, y n'peut pas me faire ça
Ca fait bien longtemps
Bien longtemps que j' l'attends
Alors je lui dis :
"Pourquoi t'es partie ?"
Toujours seul, je regarde là-bas
Le bateau sur la mer qu'est d'vant moi
Et je n'ai plus envie de chanter
Les bateaux, ils devraient m'emporter
Je n'ai plus d'ami
Dans mon cœur, tout est gris
Pourtant le soleil
Est toujours pareil
Ma Doudou reviendra un matin
Et pourquoi ce serait pas demain
Près de moi, toujours elle restera
Je veux pas qu'elle retourne là-bas
Il y a bien longtemps
Bien longtemps que j' l'attends
Alors je lui dis :
"Pourquoi t'es partie ?"
"Pourquoi t'es partie ?"

Henri Salvador

13 oct. 2004
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La mer et le "grand "Charles!
L'HOMME ET LA MER (Charles Baudelaire)

Homme libre, toujours tu chériras la mer !
La mer est ton miroir, tu contemples ton âme
Dans le déroulement infini de sa lame,
Et ton esprit n'est pas un gouffre moins amer.

Tu te plais à plonger au sein de ton image ;
Tu l'embrasses des yeux et des bras, et ton coeur
Se distrait quelquefois de sa propre rumeur,
Au bruit de cette plainte indomptable et sauvage.

Vous êtes tous les deux ténébreux et discrets :
Homme, nul n'a sondé le fond de tes abîmes ;
O mer, nul ne connaît tes richesses intimes,
Tant vous êtes jaloux de garder vos secrets !

Et cependant voilà des siècles innombrables
Que vous vous combattez sans pitié, ni remords,
Tellement vous aimez le carnage et la mort,
O lutteurs éternels, ô frères implacables !

13 oct. 2004
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c'est le fil de l'année !!
ici tout n'est luxe,calme et volupté ..

13 oct. 2004
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De ?????? mais c 'est BEEEAAAAAUUUUUUUU
Allez tranquillement parmi le vacarme et la hâte et souvenez-vous de la paix qui peut exister dans le silence.
Sans aliénation, vivez, autant que possible, en bons termes avec toutes personnes.
Dites doucement et clairement votre vérité.
Écoutez les autres, même les simples d'esprit et les ignorants, ils ont aussi leur histoire.
Évitez les individus bruyants et agressifs, ils sont une vexation pour l'esprit.
Ne vous comparez avec personne : il y a toujours plus grands et plus petits que vous.
Jouissez de vos projets aussi bien que de vos accomplissements.
Ne soyez pas aveugle en ce qui concerne la vertu qui existe.
Soyez vous-même.
Surtout, n'affectez pas l'amitié.
Non plus ne soyez cyniques en amour car il est, en face de tout désenchantement, aussi éternel que l'herbe.
Prenez avec bonté le conseil des années en renonçant avec grâce à votre jeunesse.
Fortifiez une puissance d'esprit pour vous protéger en cas de malheur soudain. Mais ne vous chagrinez pas avec vos chimères.
De nombreuses peurs naissent de la fatigue et de la solitude.
Au-delà d'une discipline saine, soyez doux avec vous-même.
Vous êtes un enfant de l'univers, pas moins que les arbres et les étoiles.
Vous avez le droit d'être ici. Et, qu'il vous soit clair ou non, l'univers se déroule sans doute comme il le devait.
Quels que soient vos travaux et vos rêves, gardez, dans le désarroi bruyant de la vie, la paix de votre coeur.
Avec toutes ses perfidies et ses rêves brisés, le monde est pourtant beau.
Tâchez d'être heureux.

13 oct. 200416 juin 2020
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Je savais bien que C B ne buvait pas que de l'eau...
Homme ivre toujours tu chériras la bière,
La bière est ton refuge, tu contemples ton Verre,
Dans le défoulement infini de ses bulles,
et ton esprit n'a pas un gout moins amer.

Tu te plais à plonger au sein de ton mirage,
Tu l'embrasses de la moustache et des lèvres, et ton oeil
Se distrait toujours de sa propre rougeur
Au gout de ce houblon si amer mais onctueux.

Vous êtes tous les deux glauques et putrides:
Homme, nul n'a sondé ton haleine fétide,
O Bière, nul ne connait ton degré d'artifice
Tant vous êtes heureux d'être inséparables

Et cependant voilà des tournées innombrables
Que vous vous mélangez sans dégoût ni remord,
Tellement vous aimez l'ivresse et la mer,
O buveurs éternels, ô frères de beuverie!

14 oct. 200416 juin 2020
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Celtitude
DELIVRANCE

Voici venu le temps de délivrance,
Loin de nous toute idée de vengeance,
Nous garderons notre amitié avec le peuple de France,
Mais nous abattrons les murailles honteuses,
Qui nous empêche de regarder la mer,
Les miradors qui nous interdisent, nos plus proches frères,
De Galles, d’Ecosse, d’Irlande.
Et nous, dont le nom connu des goélands et des cormorans,
Fut banni de tous les langages humains,
De toutes les bibliothèques, de toutes les cartes terrestres;
Nous ouvrirons nos cœurs de paysans et de marins-pêcheurs
A tous les peuples de la planète Terre.
Et nous offrirons nos yeux au Mond,e
Est-ce prétentieux de nous croire égaux ?
Est-ce trop demander que de vouloir vivre ?
Nous ferons tomber la pluie sur le monde meurtri,
Et nettoyer le sang graisseux, dont se nourrissent les soit disant puissants;
Et donner à boire aux assoiffés de justice ;
Et les feuilles repousseront, de Bretagne en Espagne,
Du Mali au Chili, d’Indochine en Palestine.
Bretagne, centre du monde habité,
Tu seras un refuge pour les oiseaux chassés pétrolés ;
Pour les femmes, en prison, torturées ;
Pour les vieillards bombardés.
Celtie, au croisement des peuples du Nord et du Sud,
Aux confins du vieux monde et du nouveau monde,
Aux frontières de la terre et de la mer,
A la limite du monde visible et du monde invisible…

Alan Stivell

29 mar. 2021
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Au seul souci de voyager

Au seul souci de voyager
Outre une Inde splendide et trouble
– Ce salut soit le messager
Du temps, cap que ta poupe double

Comme sur quelque vergue bas
Plongeante avec la caravelle
Ecumait toujours en ébats
Un oiseau d’annonce nouvelle
Qui criait monotonement
Sans que la barre ne varie
Un inutile gisement
Nuit, désespoir et pierrerie

Par son chant reflété jusqu’au
Sourire du pâle Vasco.

Stéphane Mallarmé
Recueil : Poésies (1899).

29 mar. 2021
30 mar. 2021
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Poème à la liberté confinée

Lorsque je pense à mes amis du bout du monde,
J’espère encore en une terre féconde,
Mais douces colombes passerez vous l’été,
Vous partis par ces océans agités.
D’un havre de paix, nous voici préoccupés,
Par un hiver en devenir agité,
Au futur, je n’ose penser,
Moi qui, de toute choses je me suis acquitté.
Au soleil couchant, je ne peux qu’espérer,
De nouveau pouvoir nous retrouver,
Ensemble pouvoir nous enlacer, pour sur les mers,
A nouveau séparés, repartir voyager.
Tel est le destin des marins embarqués
Pour des aventures vers des terres libérées,
Espoir d’une liberté retrouvée,
Pour nous tous amis tant aimés.
Je veux croire à ce soleil sur nos peaux bronzées,
Qui si souvent, amant nous a caressé,
Nous hélas aujourd’hui confinés,
Mais j’espère, bientôt de ces fardeaux libérés.

Laurent Gougeon
(c) Etat d'ame Avril 2020

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Oh fil de l'Oh

Souvenir d'été

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novembre 2021