Peut on naviguer en tt sécurité avec la dérive en moins

Bonjour, je voudrais faire l'acquisition d'un Harfang 35 de 1986 qui est en bon état. Bref le point qui me chagrine et que c'est un dériveur avec saumon lesté et que la dérive a été supprimé par les anciens propriétaires. Cela ne dérange pas le propriétaire actuel qui navigue plusieurs fois par semaine avec ... Mes questions sont quel sont les avantages et les inconvénients d'avoir enlevé la dérive pour juste garder le lest, Quel sont les risques vis à vis de ce genre de modification.
Merci

L'équipage
02 juin 2021
02 juin 2021
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Sans dérive le bateau est comme une savonnette sur l'eau. La tenue de l'allure au prêt est une vraie catastrophe. L'accostage au ponton avec un peu de vent de travers devient acrobatique.
En un mot le bateau est mutilé à mon avis à éviter ou alors il faut remettre une dérive


02 juin 2021
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Bonjour

Même commentaire que Calypso, mais peut être que le propriétaire actuel ne navigue qu'au moteur ou
il ne fait que des allures portantes et le prêt au moteur.

Le Moko


02 juin 2021
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Je ne connais pas le Harfang 35 et ne le trouve pas sur le web.
Quel tirant d'eau a-t-il uniquement avec le saumon?
Nous avons navigué des années en Evasion 37 avec la dérive coincée en haut, donc avec 1.30m de T.E.
Avantages : très grande stabilité de route, bateau sur des rails. Inconvénients : manœuvres de port délicates, près à 110° d'un bord sur l'autre.


02 juin 2021
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Pour répondre à la question du titre, c'est non.

Le jour ou il te faudra faire du près pour éviter un banc de sable ou un rocher, tu ne pourras le faire qu'au moteur, et pas facilement, tu dériveras beaucoup.

A ne pas faire. Un dériveur a besoin de sa dérive!


02 juin 2021
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Il faudrait surtout comprendre pourquoi il l’a enlevé. Ça ne se fait pas en 5 min, il doit y avoir une raison : mécanique cassée ? Dérive qui a pris du jeu ?


02 juin 2021
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ben ca dépend si tu veux naviguer avec la dérive en toi
selon la taille ca peut etre tres douloureux :))


Le quernet:Avec la dérive en toi tu ne peux naviguer qu'au vent arrière ·le 02 juin 10:09
02 juin 2021
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le Harfang 35 semble être un dériveur lesté

Pour avoir navigué sur un sunfizz dériveur lesté, la dérive n'est pas nécessaire pour toutes les allures portantes. Le confort du bord sans dérive peut être amélioré.

1.40 était le tirant d'eau sans dérive.

D'accord les remarques relatives a la navigation au près

Mais le réglage de la voilure (surface et angle de bome) est très important et à travailler pour la bonne marche d'un bateau à moindre tirant d'eau.

Tout dépend aussi du progaramme de navigation et du bassin dans lequel il évolue:
- s'il faut systématiquement faire du près, remettre en place une dérive est capital
- 'il est envisager de la croisière, en général c'est du portant ou presque, et ça peut passer sans dérive


02 juin 2021
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La capacité a faire du près est un enjeu trop important pour être négligé. Hors il implique une dérive descendue.
Naviguer sans dérive opérationnelle fait encourir des risques d'accidents qui ne pourront être liés aux aléas ou à la malchance.


02 juin 2021
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Oui, il faut bien différencier un dériveur intégral pour lequel la dérive est indispensable d'un dériveur lesté tirant 1.3 ou 1.4 m dérive haute sur lequel la dérive permets de gagner 5 à 10° au près et de pivoter plus facilement dans les manœuvres.
En cas de navigation dans les variables, la dérive sera plus performante pour pouvoir faire du près serré. En cas de navigation lointaine au portant le plus souvent, un T.E de 1.3 ou 1.4 ne sera pas un handicap.
Il est à noter que pas mal de dériveurs lestés que nous avons rencontré étaient comme nous : dérive bloquée en haut par manque d'usage. (et on a fait du près, remontée mer rouge ou Réunion - Aden. C'était moins rapide, c'est tout)


SailorAlex:Bonjour Ed, quelles sont les raisons de ce bloquage ? Oxydation, coquillages, etc ?Quelle serait une solution pour palier à cela à ton avis ? Se forcer à utiliser la dérive plus souvent ? Si l'on reste longtemps au même mouillage, la baisser et lever au moins une fois par semaine (comme on ferait tourner un moteur par ex). Entretiens du mécanisme ? ·le 02 juin 15:37
ED850:Je n'ai jamais vraiment su. On l'a débloquée en Martinique, elle s'est recoincée aux Roques. Un an après, on l'a débloquée à Tahiti et changé l'axe en teflon. Elle était déjà rebloquée à Bora Bora. Et pourtant, je l'avais descendue une fois par semaine. Mais surtout, on ne s'en plaignait pas. On a fait Réunion - Aden, 3000', dont 15 jours de près, ou la mer rouge avec plus de 800' à tirer des bords et bon, on perdait 5 à 10°, mais même dans les vents très forts de mer rouge, on remontait à 50°. Je pense que si on refaisait la même chose maintenant, je ne m’embêterait pas avec la dérive. Je la bloquerait en haut dès le début et ne m'en occuperait plus.·le 02 juin 16:04
SailorAlex:Ok, merci Ed. C'est curieux tout de même. Sais-tu si cela est commun à la plupart des DL que tu as rencontré dans tes voyages ?·le 02 juin 16:09
blue kiss:Tout est dit avec Ed 850, ( dans le cas d’un dériveur lesté )les 5 degrés de moins au près, ( mais +gain de vitesse , donc..) et aussi ( surtout dans notre cas ) moins de manœuvrabilité dans les évolutions au moteur, ports encombrés, etc ... nous avons fait retour Antilles Bretagne dérive relevée ...sans que cela pose problème ...par contre la dérive est indispensable pour un dériveur intégral ...( les dérives bloquées sous les tropiques: chapeaux chinois qui attaquent vilain lors des mouillages un peu longuets ( difficile de traiter les puits de dérive (antifouling) aussi bien que les carènes .·le 02 juin 17:22
Le quernet:Sauf qu un atlantique d Ouest en Est a cette latitude, c'est principalement du portant. Donc nécessairement dérive relevée.·le 02 juin 17:35
blue kiss:Rigolo ...suis pas certain que tu déjà fait cette traversée ..moi 5 fois ( je m’excuse ) ce qu’on peut lire de c........... 🙃·le 02 juin 17:45
Le quernet:Alors heureusement tu que ta dérive était coincée ·le 02 juin 17:46
blue kiss:Ma dérive fonctionnait et fonctionne tjrs parfaitement ... mieux que tes raisonnements «  virtuels » ... On parle d’un retour à partir des Antilles ...pas de New York ... tu as du confondre avec un aller Antilles ? Ou alors c’est plus grave que ce que je pensais .... sans vouloir polémiquer 🤓·le 02 juin 19:35
02 juin 2021
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Bah on va faire simple, qu'est-ce que tu ne comprends pas dans le mot: "dériveur"?


02 juin 2021
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Oui vous pouvez naviguer sans problème, le près ne sera pas terrible.
Je navigue en dériveur intégral, je ne baisse la dérive que pour le près serré et certaines manœuvres de port.


awa (ex PiR2Lune):un deriveur intégral est très différent d'un dériveur lesté pour ce qui concerne les formes de carène·le 02 juin 16:28
02 juin 2021
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Le blocage d'une dérive:

il faut distinguer, la dérive tole utilisée pour sa surface ( type muscadet-mousquetaire) et la dérive lourde ( en fonte ou tole d'acier épaisse + de 4 cms sur un Sun-fizz) pour 350kgs de lest en plus

position basse: système de relevage HS : palan ou vérin ou cablage rompu

position haute: souvent suite à échouage sur galets (coincés), sur vases(bourrelet gluant et compact), voire voilage de la dérive suite à choc ou échouage dérive pas totalement remontée, peu souvent des coquillage ou du foulling

il peut y avoir de l'oxydation, mais il faut que le bateau soit ou ait été hors de l'eau un certain temps

il peut y avoir conjugaison de plusieurs causes


Louarn:Vécu, un bout de bois qui s'est coincé dans la dérive.On ne sais pas comment il est arrivé la.Sur un Sancerre, donc avec une dérive assez grosse.Sur mon Sunlight, un morceau de fonte attaqué par la corrosion a gonflé et bloqué la dérive.Elle s'est débloquée tout seule ensuite.·le 03 juin 10:10
02 juin 2021
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Le plus souvent sur les DL d’anciennes générations c’est la rouille qui s’installe à l’intérieur du lest en fonte et coince la dérive, c’est pratiquement impossible à traiter, seule solution (provisoire) le dequillage avec sablage et traitement à l’époxy ce qui ne peut être fait que par des professionnels dans un chantier!


02 juin 2021
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Désolé de vous "titiller" ainsi mais la question m'intéresse : pour voayer assez loin, plutôt un dériveur lesté avec dérive source de problèmes, ou quille longue ?


ED850:Pour moi, il n'y a pas photo. Notre coque en forme actuelle nous ravit par sa douceur, sa simplicité, sa stabilié et sa robustesse, tout comme sa vitesse à toutes les allures (sauf près serré ou on se fait mettre par des 40' actuels). On a régulièrement pu se poser le long d'un quai pour caréner et on n'a que 1.72m de TE, donc pas gênant. Notre expérience Evasion 37 DL n'a pas été concluente au niveau de la dérive (même si comme je l'ai dit, ça ne nous a pas embêté)·le 02 juin 18:17
Le quernet:OK merci de ta réponse. Je connais les quilles longues a travers des Évasion 32 et 34, et biquille : Scorpène.Par contre je ne connais des dériveurs que mon Mousse d'antan un Vaurien,un Caneton Brix et quelques autres du méme acabit . Soit rien du dériveur lesté habitable....Dans l'éventualité d'une bonne balade la retraite venue, je fais les premiers tours d'horizon.Malgré ton expérience confirmée par d'autres post, l'idée d'une dérive non fonctionnelle me fait douter. Si les architectes les ont conçus avec cet appendice, c'est qu'il est nécessaire. Sinon ils les auraient équipés de lest (très) courts (dérives fixes remontées). A moins que cela ait été une stratégie commerciale.Si le bateau va bien derive remontée, pourquoi l'en avoir équipé ?Ou alors on s'en fiche et on en fait un argument de négociation à l'achat !?? ·le 02 juin 18:52
02 juin 2021
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ben pour en rajouter une couche je dirai comme ED849, le nombre de dériveurs lestés avec dérive coincée que j'ai rencontré en 20 ans sur le globe est hallucinant et cela ne les empêchaient pas de naviguer malgré cette petite perte de perf due à ce blocage, et débloquer une dérive coincée ce n'est pas de la tarte aux myrtilles, du coup si le bateau te plait achète le avec ce motif pour une petite remise sur le prix et tu débloqueras la dérive quand tu en aura l'envie, bonnes navs


02 juin 2021
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A lire les réponses on se demande pourquoi le concepteur du bateau s'est acharné à vouloir compliquer la vie des navigateur en affublant sa coque d'un plan mobile antidérive, ce qui amène toujours de nombreuses contraintes supplémentaires à régler, s'il ne sert à rien.
Dans tous les cas ne pas confondre la fonction antidérive et la fonction lest qui n'ont rien en commun. Et si le plan a été homologué la dérive fait partie de la définition du bateau.


ED850:oui, tu as raison, pour la question initiale de Brakky, Le fait de naviguer dérive haute est un point, mais dérive supprimée veut il dire dérive ôtée ou dérive présente, mais non opérationnelle? Dans le premier cas, il peut y avoir déficit de lest.·le 02 juin 22:24
02 juin 202102 juin 2021
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Holà
J'ai un deriveur lesté.
C'est vrai que la dérive est un plus pour caper et rajoute du poids (110 kilos dans mon cas) bien placé si elle est lourde.
Tirant d'eau 1,40 m dérive haute, 2,40 m basse ...
Les dérives bloquées sont peut-être un défaut de conception en dehors de la rouille.
Dérive que l'on peut traiter soi-même,pas besoin d'être un pro évidemment.
Elle peut faire fusible si on avance doucement dans des fonds changeants,mais attention à ne pas la tordre...
Un pote à qui s'est arrivé n'apprécie pas du tout cet argument.
Elle modifie aussi légèrement le centre anti dérive,pas plus mal pour certains réglages au régulateur ou au pilote ?
Sinon lors des essais à la mise à l'eau je n'ai pas senti de maniabilité mauvaise avec une dérive relevée,mais le canote a deux safrans.
En tout cas dérive presque entièrement rentrée ça tournait tout seul,comme une mobylette.
Enfin tout dépend du canote,du type de quille,etc,etc...
Je n'ai pas assez de vécu (une seule après midi de nav...) pour en dire plus non plus .


03 juin 2021
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Un bateau que tu aurais beaucoup de mal à revendre.


03 juin 2021
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C'est ce que tu crois...
Pas vraiment l'avis de ceux qui l'ont vraiment vu.
Mais chacun ses goûts je le reconnais,il faut de tout pour faire un monde.
De toute façon je n'ai pas l'intention ni de le vendre ni d'en refaire un autre pour moi.
Peut-être j'en referai un autre pour quelqu'un un jour,mais pas tout seul c'est trop long.


03 juin 2021
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Bonjour,
mon bateau est un dériveur lesté, j'ai parfois oublié de redescendre la dérive aprés un bord sous spi en revenant vent travers ou bon plein.
Et je me demandais pourquoi le compas et le GPS n'étaient pas d'accord.
Cela à pu aller jusqu'à 15° de dérive.
Pour répondre à la question initiale, naviguer en sécurité dans dérive, au large, si l'on ne tient pas à faire du cap, no problem.
En revanche, près de la côte par vent de mer, ce n'est pas prudent...


03 juin 2021
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Mais alors la théorie de la voile nécessitant force vélique contrée par une force hydrodynamique pour avancer serait fausse?
Vous savez : l'exemple donné en école de voile avec le noyau de cerise pincé entre pouce et index qui est expulsé quand on serre les doigts.

????????


03 juin 2021
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Pourquoi pas des dérives en inox, au moins elles ne rouilleraient pas me on électrolyse avec les leste je presume


03 juin 2021
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le problème des dérives bloquées vient souvent du fait que les guides/patins en nylon gonflent, un peu comme le même problème sur certaines bagues de mèche de safran, du coup ce n'est pas simple à démonter ni à trouver de nouveaux guides de qualité.


faby9:+1 pour Quizzas. Le problème, pour un dériveur entretenu normalement, c'est souvent à ce niveau : les patins qui gonflent...·le 04 juin 09:30
Le quernet:c'est vrai qu'en général mieux vaut rouler les patins que les gonfler !·le 04 juin 09:38
Louarn:Et la fonte qui rouille !·le 14 juin 18:37
03 juin 2021
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Si on préfère aller au moteur plutôt qu'au près, on peut envisager de s'en passer, ce n'est pas mon cas.
Mais je voulais surtout évoquer le risque pris en cas de talonnage, celui de flinguer son safran s'il est en position basse.
Jean


03 juin 2021
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Merci Tangalo pour cet exemple précis.
Il y a des carenes différentes qui réagissent à leur propre façon apparemment.
Inox et plomb ne sont pas si éloignés dans l'echelle galvanique,l'acier est quand même plus proche je crois.
Avec l'alu oui c'est une catastrophe...
Sur le bord d'attaque de ma dérive qui est en acier plein de 35 mm j'ai soudé un demi rond en inox pour qu'avec les impacts l'acier ne soit pas mis à nu.
Sur l'idée d'un pote que je remercie.
Par contre le boulot pour couper un rond d'inox de 35mm en deux sur 1,50m de long...là je l'ai maudit !


Calypso2:tu aurais peut etre pu acheter du 1/2 rond tout fait ..·le 03 juin 19:28
James :Ah je ne savais pas que ça existait...·le 03 juin 19:53
03 juin 202103 juin 2021
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Salut,

Pour info, si un des « risques » évoqués dans ta question est celui de mettre le mat dans l’eau, il suffit de comparer les rapports lest/déplacement avec et sans dérive.

Un exemple au hasard. Sur le Hood 38, le déplacement est de 10,590 kg, le lest est de 5000 kg, (valeurs Sailboats datas), ce qui donne un rapport lest sur déplacement de 0,472
Le poids de la dérive est 130 kg. Dérive enlevée, le rapport devient 0,465.

Quelle incidence?
Quels sont les rapports des autres bateaux équivalents ?


03 juin 2021
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Sur le cas du dériveur lesté:

facilite la navigation et le mouillage dans les petites profondeurs

facilite le béquillage ou le carénage le long d'une cale

très doux et confortable aux allures portantes

Le choix entre dériveur lesté et quillard (pour un bateau donné) est une question de programme et de zone de navigation.

c'est un choix personnel, un compromis qui a ses avantages mais aussi ses contraintes

avec le sun fizz dériveur (1.40) j'ai navigué en bretagne et suis passé en méditerranée par le canal (bordeaux -agde)

en grèce , je mouillais dans les fonds de 2 mètres, plus abrité du Meltem,

En principe le safran ne doit pas avoir plus d'enfoncement que le tirant d'eau du bateau dérive relevée

les architectes de la plupart des dériveurs lestés anciens de croisière avaient répondu aux attentes de la clientèle.


03 juin 2021
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J'avais des voisins de pontons aux dérives bloquées par la rouille.

J'ai toujours été épaté par la propension d'un propriétaire qui n'a pas envie de se faire ch... et dépenser des sous pour la débloquer et rénover le système de dérive de son bateau, à inventer toutes sortes d'arguments anti-mécaniques pour tenter d'expliquer que : au pire, ça ne change rien sans dérive et au mieux, le bateau marche mieux sans dérive !

J'ai eu quelques dériveurs (3 lestés et 2 intégraux).

Naviguer sans dérive sur un intégral on oublie, sauf conditions extrêmes au large par très mauvais temps.

Et sur mes 3 dériveurs lestés, j'ai comme tout le monde eu le droit aux blocages de dérives en position haute.
Le près devient une vraie plaie par temps maniable, où la barre est lourde et peu parlante.
Impossible par vent faible s'il y a un peu de clapot.
Quant aux vents forts avec la mer qui va bien, j'ai essayé pour voir : VMG largement négatif ( Un Sauvignon et un Ne Quid Nimis). Dans ce cas, la sécurité est vraiment en jeu, si soucis moteur en plus. Et comme on sait que par mauvais temps, les emmerdes arrivent en escadrilles serrées, ça craint un peu.

Par vent moyen à fort au portant, j'ai toujours trouvé avantage à relever la dérive, mais jamais totalement, même par coup de vent. Je trouvais la pression trop forte sur le safran, avec une grande difficulté du régulateur d'allure à faire son travail. Un réglage au quart de poil du pourcentage de dérive descendue permettait de retrouver une barre douce et un bon travail du régulateur.

Bref : j'avais toujours à bord une combine de plongée et un bloc gonflé. Quand ça bloquait, je descendait et je débloquais avec un pied de biche et un crochet adapté.
Blocages dus à de la vase dans le puits parfois (dérive légère en composite), mais le plus souvent à un petit cailloux bien traitre, faisant coin entre le profil de la dérive et le puits. Plus tu pousses pour descendre la dérive, plus tu la coinces !

Lassé des ennuis de dérive, j'ai maintenant un biquille. C'est génial, le bateau à voile... j'ai découvert plein d'autres emmerdes avec le biquille !!!


ED850:Je pense que sur l'évasion, la dérive était en acier. Pour la débloquer, c'était taper dessus à la masse pendant plus d'une journée en alternant avec le passage d'une règle en inox pour faire tomber des monceaux de rouille. Par contre le près, quoique moins proche du vent était possible, même par vent fort. On a passé le détroit de Jubal avec ses 40/45 kn habituels sur une cinquantaine de miles à tirer des bords et quand je regarde nos traces, on faisait dans les 110° vrais d'un bord sur l'autre. (et le moteur n'a jamais été notre truc, un plein à Panama, 1 plein à Suez) www.boat-specs.com[...]sion-37 ·le 03 juin 19:09
Calypso2:et bien...j'ai un deriveur lesté ,une derive en tole onox , mon bateau est echoué sur la greve tout l'hiver depuis maintenant 20 ans , jamais la derive n'a été bloqué d'aucune maniere ...·le 03 juin 19:34
FVLS35:Oui ED. J'ai oublié de préciser que ça dépend aussi des specs du bateau. Certains DL ont des ailerons assez conséquents et des carènes qui le sont également. C'est le cas de l'Evasion 37. En rallongeant le saumon vers l'arrière, on aurait sans doute une unité à quille longue typique des dessins plus anciens d'André Bénéteau. On sait néanmoins ce qu'ils donnent au près !Et puis le type de nav pratiqué doit modifier la perception du problème. Le portant au large ou même jusqu'au bon plein sur un déplacement lourd et stable de route, c'est sans doute moins prise de tête que les bords à tirer en Manche avec le clapot court caractéristique sur un bateau qui se met à déraper davantage qu'il n'avance.Sur mon Ne Quid Nimis où la situation s'est produite deux fois, il fallait pousser la barre sous le vent pour que le bateau garde son cap au près.·le 03 juin 19:35
03 juin 2021
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Les anglais qui ne sont pas les navigateurs les plus nuls affectionnent plutôt les biquilles.


red sky:les anglais ont aussi inventé le "près anglais". Ils font également de très bon dériveurs intégraux.·le 04 juin 09:52
Le quernet:Pas faux pour les vieux biquilles type Westerly. Mais un bon biquille contemporain ....c'est autre chose·le 04 juin 12:20
03 juin 2021
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Oui, en Angleterre, t'as des ports entiers de biquilles. Quand tu l'es pas, tu mouilles dehors.


04 juin 2021
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Si dès le premier défi de la coupe América (1870) une dérive était installée sur le"defender", c'est qu'elle améliorait les performances.
america-scoop.com[...]0/magic
Un site intéressant pour ceux qui sont passionnés par l'histoire de la coupe avant la seconde guerre mondiale.


FVLS35:Ce bateau est d'une beauté extraordinaire. Et la dérive devait prendre toute la place dans l'habitacle !·le 04 juin 12:39
04 juin 2021
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à mon avis, il n'y a pas de risques, seulement des inconvénients et des avantages.


04 juin 2021
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Ce n'est pas un bateau de course qu'il a acheté. Tu vas faire un mauvais près, et pour manœuvrer dans les ports mieux vaut avoir une dérive baissée. A part ça. J'ai eu un Trismus 37 pendant des années et j'ai souvent oublié la dérive et ce ne m'a pas empêchè de faire 2 transats et de voyager pendants plusieurs années,.


04 juin 2021
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Tout le problème est de ne pas se faire pousser dangereusement trop près d'une côte sans plus d'eau à courir et de se retrouver avec comme seule solution pour dégager un près acceptable.


04 juin 2021
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Bah ! du pipo tout ça ! j'ai un machin avec saumon et dérive, elle est restée en haut toute une saison car je croyais la dérive bloquée en haut mais c'était la vis de descente qu'il fallait décoincer. Le tirant d'eau n'était plus que de 1,20 m contre 2,30 dérive basse.
Bien sûr qu'il y a une différence au près mais pas si grande que ça au pif je dirai entre 5 et 10 ° mais ça ne veut pas dire qu'on ne fait pas de près, on en fait un moins bon c'est tout ! et quand je vois le nombre de bateaux qu'on a passé au près je me dis que le près n'a pas une grande importance, on y reste plus longtemps c'est tout.


04 juin 2021
5

si tous les sabots se mettaient à la côte parce qu'ils ne font pas un près correct il y aurait du taf pour les chasseurs d'épaves !
stop à l'alarmisme ! bravo Kaj +12 t'endors pas à la barre pour nous faire mentir !


05 juin 2021
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Il n'est pas question d'être alarmiste mais simplement réaliste. Perso j'évite au maximum de faire du près quand je peux faire autrement. Mais entre un près acceptable et une savonnette il y a tout de même une grande différence. Aussi faut-il en rester conscient. Et même sans chercher le rase cailloux téméraire , il faut aussi admettre qu'un très mauvais près disponible allonge considérablement la route
quand on n'a pas d'autre solution que d'être obligé d'en faire.

Dans le domaine des dériveurs lestés il y a eu des variantes, certains disposant d'embryon de quille assez développé pour avoir effectivement un rendement anti dérive acceptable et d'autres avec des moignons aux qualités moins bonnes justifiant un ou des appendices mobiles (le plus arrière ayant alors une utilisation stabilisatrice de route très intéressante). Avec un vrai DI où l'on dispose d'une très bonne dérive on peut d'ailleurs complètement sentir les deux situations extrêmes, avec en particulier la possibilité, dérive rentrée, de déraper franchement si l'état de la mer y conduit.


Calypso2:si par oubli ma derive est haute ,la sanction lors d'une mainoeuvre au ponton est inévitable , c'est du n'importe quoi et je comprends tout de suite ·le 05 juin 19:07
05 juin 202105 juin 2021
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Chacun voit midi à sa porte évidemment...
Et chaque bateau,qu'il soit DI ou DL est particulier,cela depend de ce qui est sous la flottaison essentiellement.
Je suis assez d'accord avec Outremer.
Il y a des saumons ou embrions de quille plus ou moins efficaces, même une forme de carene (je pense au bateau de Tortarolo le Neptune 13,50 ?)peut aider un deriveur intégral sans derive descendue...
Pour le cas de Brakky le mieux c'est de faire un essai en mer et qu'il arrête d'écouter les avis differents.
Un bateau qui remonte très mal au près non seulement c'est long et usant parfois pour se sortir de situations scabreuses, mais ça peut parfois être dangereux en se faisant surprendre par un vent de mer et une cote piegeuse sans abri.
Après tout est dans la nuance,s'il remonte passablement mais sans plus ça peut le faire.


JeanLW:Typiquement il faut quitter le mouillage en urgence le moteur ne démarre pas ou n est pas assez puissant, on est content de pouvoir remonter dans des conditions scabreusesVécu lors d une Galeria, sans le pres remarquable de mon bateau on terminait dans les cailloux ·le 05 juin 22:21
JeanLW:Galerna pas Galeria même si j étais en galère ·le 06 juin 00:00
SailorAlex:Bonjour Jean. Le plus important est il la super perf de tel ou tel bateau au près, ou de bien connaître son bateau, ses limites, et s'être entraîné ? Je dis cela car j'ai vécu exactement la même situation que celle que vous décrivez, avec mon bateau qui n'est pas une bête de près, déplacement lourd qui plus est. Du coups, remonter sur mon mouillage en tirant des bords sous GV seule au 2eme ris permet d'avoir déjà de la vitesse et être manoeuvrant quand l'ancre décroche. Même dans des conditions idéales je ne vois personne partir sous voile autour de moi. La plupart découvrent les réactions de leurs voiliers en situations merdiques. Ça gueule entre équipiers (couple), ça cours à droite à gauche, le bordel, stress et confusion, et ça vous donnait des leçons de voile la veille parce qu'ils ont fait ça toute leur vie (prendre l'apéro au mouillage), et que vu que nous on débute... 🙂·le 14 juin 17:34
JeanLW:@sailoralex, ce jour là l effet de surprise a empêché toute préparation logique, j ai failli perdre mon bateau et peut être pire, seul une bête de près pardonnant tout m à sauvé, j ai déjà raconté cette Galeria, au même endroit 2 morts deux ans avant , je vais essayer de retrouver mon récit, paresseux de le réécrire. Sûrement un 3 cylindres de 20 chevaux et une tripale m auraient sauvé aussi 🙈😎👍·le 14 juin 20:53
JeanLW:Galerna ·le 14 juin 21:23
JeanLW:Sailor Alex je n ai pas l énergie de reexpliquer ce qui m est arrivé ce jour là, mais je n étais pas mouillé, j allais mouillé, j avais affalé la gv, j avais préparé le mouillage , la biture etc et soudainement je croise les 4 ou 5 bateaux qui étaient au mouillage moteurs fumants rien de près les ancres remontées en catastrophe, je me retourne et je vois le nuage comme j ai vu sur la photo ci dessus. Avec le bout de genoa que j avais gardé pour la dernière phase avant de faire tête j ai été obligé de tirer des bords dans un vent qui a atteint 40 noeuds peut être plus , gite comme un malade , aveuglé par la pluie et les embruns, 20 mns pas plus le temps de sortir des cailloux, rien à voir avec un départ organisé comme tu le de ris. J aurais eu un biloup, ad patres·le 14 juin 22:56
SailorAlex:Ok Jean, merci pour cet éclaircissement et bonne soirée ⛵·le 14 juin 23:32
JeanLW:De rien, j en ai encore des frissons, je gagnais quelques mètres parfois rien et ça déferlait des deux côtés ·le 14 juin 23:48
05 juin 2021
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Pour fixer les idées On peut simplement rappeler que les propriétés géométriques très élémentaires (mais aussi très utiles en navigation pour un déroutement d'évitement avec retour sur le cap initial) d'un triangle équilatéral est que les 3 côtés et les 3 angles (60°) étant égaux, à 60° on parcours 2 fois sa route.


Calypso2:mais ne cherchons nous pas de pouvoir naviguer le plus longtemps possible , pourquoi vouloir aller toujours le plus rapidement possible d'un point a un autre !!! prenons le temps , profitons ..l'enfer c'est les ports ,la liberté c'est la mer donc restons s'y ·le 05 juin 21:02
Captain Cromagnon:Bravo Calypso.... philosophiquement, on est dans le fondamental.... ça fait du bien de lire ça 👍👍👍·le 05 juin 21:12
Quizas:"à 60° on parcours 2 fois sa route" c'est sur qu'a 0° du vent on ne fait qu'une fois sa route ! tu as quoi comme bateau à moteur pour respecter ces propriétés géométriques très élémentaires ?·le 05 juin 23:26
outremer:La navigation terrestre, maritime, ou aérienne utilise depuis toujours des propriétés géométriques banales, très simples et utiles qui sont rappelées dans tous les cours de navigation, la base de la navigation étant de partir d'un point connu pour arriver à une destination donnée en suivant une direction donnée, avec une vitesse donnée. La bonne tenue du cap est capitale. Si un obstacle se présente sur la route, ce type de règle géométrique permet très facilement en calcul de tête de revenir avec précision sur le cap initial naturellement on inclut dans le calcul la dérive éventuelle et on mémorise soigneusement la durée de la branche parcourue. La navigation de tête est vraiment passionnante et trouve naturellement toute sa valeur en pilotage (avion) sans visibilité . En réalité on fait simplement une transposition dans la tête d'un parcours que normalement on trace sur une carte. A la voile ·le 14 juin 23:37
outremer:suite: à la voile quand on décide de faire du près il faut bien comprendre tout de suite ce que cela signifie en distance et en temps. Si les conditions sont stables on peut assez facilement rapidement trouver la bon zigzag rien qu'en regardant la carte étalée sur la table et en utilisant sa main en compas. ·le 14 juin 23:42

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