Petits bonheurs de pontons

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L'équipage
10 juin 2003
10 juin 2003
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le Bonheur
bonjour ,

question pour les marins ,ou les apprentis marins ,
sachant que pour moi ,le bonheur est avant tout un "etat d'esprit" interieur ,
avez vous plus de Bonheur(s) en mer sur un voilier ,ou les pieds sur la terre ?
et si oui pourquoi ?

merci d'avance pour les possibles réponses :o)

Achaan

10 juin 2003
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Tenir un clavier ou une barre ?
Pour beaucoup d'entre nous, le bonheur se limite pour le moment au clavier. Mais dans quelques semaines, ce sera l'inverse.

10 juin 2003
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dans le style
a quoi serge?
ou courge?
dans quel étagère?

si le bonheur est (ce que je conçois) purement intérieur, il se trouve partout sans considération de l'environnement et des conditions de vie

si le bonheur est (ce que je pense)influencé par l'environnement, certains peuvent trouver sur un bateau des conditions favorables à son épanouissement

concernant l'influence de l'environnement, mon intelligence viens du fait que j'ai bien constaté qu'il y avait beaucoup moins de gens heureux dans un service de soins palliatifs hospitalier que sur une plage des Bahamas

donc.......
aùmicalement

10 juin 2003
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Que alegria !!

En voilà une belle question trés bébête!

Demander à un marin s'il est plus heureux en mer sur un voilier... j'en reste coi!

Demande plutôt qu'est-ce qui génére ce bonheur, le bonheur n'étant d'ailleurs qu'une impression tout à fait subjective (forcément puisque c'est un "chose" humaine). Le marin va te dire cette impression de liberté, de communion avec les éléments, cette étrange impression à la fois de grandeur et de petitesse, de participer à quelque chose, d'être quelque chose et en même temps d'être si peu de chose. En plus tu as ce contact physique avec le bateau, tu le sens vibrer, épouser la forme de la houle, éviter, se redresser, et t'imposer sa conduite, la conduite, ta conduite. Tu dois faire avec, tu es ramené à ce que tu es: minuscule animalcule, trés vulnérable, mais qui doit faire fonctionner sa tête, sa logique, apprécier les choses et composer avec la force pure celle de la mer, elle de la nature. Force brutale, aveugle et éternelle, sans vice et sans vertu, neutre et sans a-priori. Tu sors de cette impuissance latente et prétentieuse de l'humaine condition pour apercevoir le TOTAL, la brutalité face à laquelle tu ne peux que parer, éviter, composer.

Mais finalement tout cela est lié, c'est un tout. Tes pieds nu sur le pont, le bercement, le chuintement de l'eau, le friselis du vent, le claquement d'un cordage, le grincement du grément... une chanson qui te berce et qui te rappelle ce que j'ai dit ci-dessus.

On est trés loin du clavier et de toutes ces choses synthétiques.

Le bonheur, un peu de bonheur...

10 juin 2003
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A lire et a relire
Je viens de lire, relire et rerelire
Vagabond des mers du sud et Tamata de Moitessier,

Tout y est

un peu comme l'a ecrit ventenpoup mais en 1000 pages.... que du bonheur je vous dis

10 juin 2003
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A la bonne heure le bonheur,

Salut Stéph,

merci de nous rappeler Moitessier, je l'ai lu y'a moult méridiens...

Le boug' , il voile au grand Paradis des voileux (les vrais, pas les bouff'écoutes... Dieu leur pardonne et moi aussi). Ah le mec! il avait tout compris, il a laissé dans son sillage ce monde qui court comme un dératé vers l'abîme, qui patauge dans l'orniére. Tiens! rien que pour ça je vais me relire "Vagabond des mers du Sud"!!

Je me souviens de son "exploit" (j'ose pas employer ce mot, ridicule accolé à Moitessier) de la "Longue Route"... Je devais avoir 24/25 ans...

A+ les gus

10 juin 2003
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alors comment leur dire sans qu'ils me croient devenu fou?
je reviens d'un w-e de 3j sur l'ô, et pour sur on a eut du plaisir...
comment expliquer ce que l'on peut ressentir dans ces moments là, très peu de gens sont capable de l'exprimer, ça ne se raconte pas ,ça se vit!
lis quand même la longue route et si ton coeur se gonfle au tournant de la route alors c'est que tu as peut-être trouvé le chemin...

10 juin 2003
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Mollo Vanupié...

Cool brother, keep cool,

Evite les comparaisons hardos mec! Faut pas trop en faire, ça casse le charme, et tu sais comme moi que le bonheur est un charme, et que le charme c'est magik, comme le bonheur brother, c'est pareil.

Je te vois prés d'entrer dans la cour de ceux qui comprennent la mer et les bateaux (je veux pas forcément parler des forçats du sponsoring, des (soi-disants)"dominators" de la mer, qui rentre vite au port dés qu'ils cassent le mât, qui abondonne,t la course dés que l evnt forcit trop, bien vont faire de bons mots émaillés de grossiéretés chez Bouvard ou Ardisson, etc...).

Restons cool pour naviguer et profiter de ce don du ciel: la mer et les bateaux.

A+ les gus,

25 août 2003
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alain bombard : naufragé volontaire
bonjour,

je recherche le bouquin d'alain bombard : naufragé volontaire,

saurais-tu où je peux le trouver ?

merci,

isabelle

10 juin 2003
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petite histoire
je pars dans 52 jours et je les compte, je vous jure....
Mon amie et moi venons de passer 10 jours sur le bato et en se balladant vers Collioure ( superbe au demeurant), panne moteur, circuit gasoil bouche vilain. pas pu reparer, nous decidons de remonter a la voile (vive les voiliers) sur port barcares. plus de vent juste a l'entree du port, jette l'ancre. 30 mn plus tard, Un monsieur sympa me remorque et a 1900 heures, nous prenions l'apero dans le cockpit.

Mon amie, dont c'etait la premiere "vraie sortie en Mer" a eu ce commentaire:

c'etait vraiment genial.

c'est pas beau, le bonheur

10 juin 2003
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Scusi sinor

Vanupié je m'excuse, j'ai confordu ton message et celui de JP... retour à la case départ rembobinez la cassette Siouplé!
C'est vrai je suis qu'un vieux ch'nock (beurk!)

Steph tu me tires les larmes avec ta mini aventure peine de bonheur... la béatitude veux-je dire!!

La paix soit sur vous mes enfants!

A+ les gus

12 juin 2003
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du bonheur, j'en re-veux
ce serait surement sympa d'avoir une rubrique dediee a des petites histoires sur le bonheur de naviguer et de prendre le pastis au port. quelques lignes a chaque fois.
Un endroit ou chacun pourrait y aller de sa petite larme de bonheur

J'ai remarque que tous les sujets qui faisaient recettes et engueulades a la cle etaient sur des sujets comme les armes a bord, les pirates, les tempetes, les MOB ect...
Comme quoi, pour un sur mille a qui ca arrive, il y en a 999 qui angoissent... comme sur terre.

Mais le bonheur, tout le monde en a 1 par ou jour ou au pire 1 par semaine.... et personne n'en parle.

Peut etre la sinistrose environnante ou les infos a la tele je sais pas

Alors 1,2,3, c'est parti pour les petits bonheurs. je deviens sentimental ou quoi??? ou peut etre Vieux :-)))))

Stephan

12 juin 2003
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ptit bonheur
arriver à la nuit tombante dans l'anse des columbrettes, guidé par le phare de Monte colibri, aprés un beau bord de travers par force 4, et trouver juste deux bateaux dans le mouillage, et déranger un goeland pour prendre un coffre, sortir le champagne d'anniversaire resté au frais depuis San Antonio...
aaahhh!

12 juin 2003
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ptit bonheur
Mon premier affalage de spi en solo, de nuit en passant la pointe St Mattieu (finistère), une manoeuvre silencieuse, quelques dauphins pour en témoigner, puis le plaisir d'un thé, bien au chaud dans la descente, à respirer la vie, seul dans la nuit.

12 juin 2003
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Et c'est parti
Merci merci
harro sur les imquiets.

1973, retour des scillies. 4/5 mer formee. sous la pluie a la barre. Tout le monde dort a l'interieur. Soudain, la mer s'eclaire de plancton, un vrai feu d'artifice qui dura 3 heures. j'ai meme pas reveille l'autre quart tellement c'etait beau. pas vu non plus les feux d'un bateau de peche qui passa pas loin vu la debauche de scintillement

du Bonheur je vous dis

12 juin 2003
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beau neur' on
je vis à bord depuis 5 ans, aucune télé ne m'a pollué depuis, je part dans quelques mois, c'est bientôt le week-end (enez sun m'attend),si ça c'est pas du bonheur...

12 juin 2003
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Le bonheur, c'est simple comme un coup de tread.
Cela tient aussi à un fil.
Par exemple, ce matin, j'étais de mauvaise humeur. Mon boulot n'avance pas, et sur le forum, rien de nouveau par rapport à hier soir, que du tout venant. A croire que tous roupillent encore. Et puis, brusquement on m'annonce un pétage de plomb sur les "bouchains". Alors là, je revis. Sinon, hier, mon bonheur, c'était simplement de tracer mes routes pour cet été, et de les entrer dans le GPS.
Vanupié, si je comprends bien, tu vas à Sein ?

12 juin 2003
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gloups
Je me souviens ...il y a qq mois; il y a trop longtemps... A la proue, jambes pendantes, la houle était juste suffisante pour que mes pieds semblent parfois éfleurer le haut des vagues... mon regard heureux fixait l'horizon...pas un bateau en vue, juste cet infini...A ce moment là je croyais encore qu'un jour ce serait avec moi...
10 metres de fond, la plage si près... je ne voulais pourtant pas me retourner.
Aujourd'hui il fait beau, bientôt les vacances... mon coeur se serre...
je vais m'y noyer...

12 juin 2003
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pas besoin d'aller bien loin
Pour vivre des ptits moments magiques.
le weeke end dernier, je décide de ramener mes potes sur le continent à la voile, plutot que de les abondonner dans le cohue du ferry. Dans les "baggages", restait une boite de petits fours décongelés. un ptit coup de gaz, un ptit blanc, et nous voila mieux que sur le France, sur le chemin des écoliers, petite brise portante, vers Lorient qui ne se pressait pas de se rapprocher.
Les ptits fours, les potes, ...
Alex

12 juin 2003
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Pas besoin d'aller bien loin..
Ni bien loin...
Ni bien longtemps...
Ni très souvent...
Ahh??
Pas ça mon bonheur...

12 juin 2003
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Une belle histoire de bonheur simple
Toussaint 2001,a,la voile
Dans la voiture en venant de Toulouse j’étais encore dans le rythme city speed, bon gros reggae dans les baffles ça commence a aller mais stop j’arrive a la mer, a l’océan plutôt, changement : eau salée, odeur d’iode, vagues, marées, sable ..ouf… j’arrête la radio, la voiture, le cerveau et je m’octroi deux minutes de bonheur gratos en regardant l’eau.

L’idée est plus que simple c’est la toussaint, quelques jours de vacances l’été indien, le soleil, et la mer qui appelle .. c’est ce que je disais a la terrasse du bistro a Toulouse hier et puis le temps aidant je me dis et pourquoi pas une semaine solo sur la mer histoire de fêter les vacances.…
En fait j’ai très envie d’aller au banc d’arguin c’est un mouillage superbe au bout du bassin d’Arcachon, un grand banc de sable qui émerge beaucoup a mare basse, face a la dune de pila, le dos aux passes vers l’océan, l’endroit est fantastique, univers mouvant de sable et d’eau comme ils disent dans les guides, pour moi l’idée d’y passer une nuit à l’ancre me décide définitivement .

Il est 22h30 j’ai retrouvé Tiki mon jouet 680 au port. Je regarde l’annuaire des marées, la météo prévoit un bon 5 avec une marée moyenne il va falloir plus ou moins 3 heures, dehors ça souffle un peu dans le mat, tiki se balance dans la nuit cool. Doux instant .
9h debout, café petit dej, croissant et c’est partit pour la gymnastique avec le HB, no comment il finit pas se décider a… tousser.. saloperie !! mais tout a une fin et il démarre…

Sortie du port, lumière du matin, légère brume, le soleil derrière a hisser les voiles je suis le seul voilier sur le bassin, quelques plates ostréicoles, savez pas ce que vous perdez les mecs!!!
C’est plutôt calme coté vent mais ça avance quand même.
je me cale dans le courant de marée direction Arguin comme sur un tapis roulant
Je colle tiki au près et bloque la barre avec un simple bout, je ne vais pas y toucher pendant ½ heure. GV et foc 1 le bateau est réglé tip top. Je peux même me faire un café dans la cabine le temps de la traversée vers le cap ferret en me disant que mon « pilote automatique » ne consomme pas beaucoup, de toute façon je n’ai pas l’électricité a bord…
Je décide de prendre la « longue » route celle qui traverse le bassin pour frôler le cap ferret dans le chenal, la ou il y a le plus de courant.. mais comme il est avec moi..
Apres la boue 11 45° a babord histoire de contourner les bancs de sables.
Le passage est étroit, mal balisé et changeant 100 m de large tout au plus en pleine mer. De toute façon j’ai le soleil dans la gueule et je ne vois rien sous l’eau. Bipbip le téléphone portable c’est fred qui m’invite sur le grand banc pour le piquenique.blabla boum !! ca racle sous le bateau ! le banc évidemment, bon je remonte la dérive, pas grave c’est du sable je vire de bord et direction Le grand banc : il sera dit que je n’irais pas a Arguin bravo capitaine !

Maintenant il faut aller à l’ile aux oiseaux au milieu du bassin et je me retrouve a nouveau au près a longer la cote, j’ai pas envie de virer pour m’éloigner ici il y a moins de courant , du coup je me retrouve dans un champ de corps mort devant le débarcadère de bellisaire ca passe grandiose a 10 cm des boues à tribord, a bâbord, virement de bord a ras des parcs a huitres avec pleins de public sur la plage ……je suis fier… après.. !
J’arrive avec un peu d’avance au rendez vous et je localise mon fred sur son gibsea 305..
On se met a couple, accroché a un pignot et bonjour glouglou miammiam et siestou en regardant l’eau courir sous le bateau.
A 15h je rentre au port en tirant ma flemme j’irais a arguin demain…
C’est tout simple la voile encore une histoire d’homme et de nature, et en ce qui concerne le bonheur de vivre ce moment la…..

12 juin 2003
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encore un ptit coup
en pleine nuit, sans lune, sur un Swan35 entre Corse et continent, ça piaule un peu avec une queue de mistral, on est tous dans le cockpit car tout le monde veut voir le phare du cap Corse.
Un gros bruit sur babaord, avec un souffle énorme dans le noir d'encre, qui semble sur nous...Une grosse masse sombre glisse le long du bateau à quelques mêtres, on est tous figés, blancs de frousse.. puis elle disparait sans bruit avec un remous qui secoue un peu le Swan..

grosse terreur sur le coup, mais gros bonheur aprés coup en y pensant

12 juin 2003
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apres la vertion longue, la courte:

Apres la nuit un rien angoissante...parfois,le lever de soleil en mer...
Laurent

12 juin 2003
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des tuiles
descendre de Bretagne vers les Charentes et découvrir en arrivant à l'Ile d'Yeu des toits en tuiles à la place de l'ardoise, se dire que l'on a retrouvé le midi.

Michel Laurens

13 juin 2003
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et dire que
je croyais que le bonheur n'existait que le jour de l'achat du bateau et celui de sa revente..

13 juin 2003
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mini vendée
un "mini vendée" organisé à Gijon avec des englishs sous des trombes d'eaux, une régate d'antologie où les fous rires nous empéchaient de manoeuvrer...le plaisir d'être ailleurs avec de sympathiques inconus!

13 juin 2003
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ENCORRRRRRRRRRREEEEEEEE
ca me titille le palpitant ces petites histoires de bonheur.
A quand la rubrique

Petits Bonheurs des pontons

Stephan

13 juin 2003
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ti bonheurs
Devant cette levée de mutinerie, vous pouvez
désormais acceder à ce sujet depuis le menu dans la rubrique "Paroles de Capt'ain" et depuis la bibliothèque du bord.

Non mais !!!

13 juin 2003
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Oui!!! Ouiiiiiii !!!!........ arghhhh

Ben les mecs et les autres...!! tous les artistes, tous... évidemment c'est des marins! et marin = artiste = poëte.

Je fais une tit' remarque Michel (Laurens) STP, bon c'est toi qui vois, mais je suis un méditerranéen de chez... moitié Andalusia moitié "de là-bas" pour moi la Vendée c'est pas le midi, c'est... la Vendée.

Je suis comme stef "dé camino azul", je dis encorrrrree... On peut l'exprimer des millions de fois, c'est la mer, c'est la cote, c'est le mouillage, c'est la vision des premiers âges, c'est la simplicité, c'est le coeur, c'est ça quoi...

........

On s'était fait un peu tabasser sur le chemin cap Farina (nord Tunisie) cap Ferrato (sud Sardaigne), un mistralou vicieux, de la houle hachée et tout. Le vieux dundee a craqué toute la nuit et il a fallu étancher les fonds (en toute la pompe) vers le milieu de la traversée, bref!

Je me suis péniblement endormi vers 4h du mat' Jean Claude avait pris le quart... et le pont me gouttait juste sur la tronche (c'est beau le bois, le vieux bois). J'ai été réveillé pas par le vieux GMC qui toussait un coup sur deux, mais par le calme... Effort de titan j'ouvre un coquard... Putain la flemme !!

Je me traîne jusqu'à la descente, dés que la tête passe l'écoutille (on roupille dans la cale amménagé façon bannettes) le pied!

... la magie du mouillage le matin à la petite heure, on dirait que le bateau va parler... Quelque chose va se passer, tu ne vois plus rien, tu n'entend plus rien, ou plutôt tu entend et ressent trop... Pour faire cesser cette magie trop forte une seule chose: plonger dans le sein de cette maîtresse hypnotique : la MER...

13 juin 2003
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Et le golf de Gènes
Il y a deux étés de cela, après une terrible navigation qui nous a donné un grand coup de pied au cul de corse à Livourne, la traversée du golf de gène. Partis avec 5 litres d'essence, on s'est fait la traversée sur 4 jours dan la pétole. Mais, la nuit, quand rien ne bouge, quand la mer ressemble à un lac, quand le simple sursaut d'un petit poisson qui se fait un plancton juste à côté ressemble à un coup de tonnerre, quand le brouillard vient feutrer cet univers fantomatique, quand une étoile vient à percer, inquiète de ne plus nous voir, quand le grand rien nous entoure et nous remplit de bonheur et de sérénité, alors, je n'ai qu'une peur, c'est que la magie cesse au petit matin. Et si ce n'est pas le matin, c'est à l'arrivée, ou je suis incapable de décrire ce que j'ai vécu tant c'était fort en moi.

13 juin 2003
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Sitôt dit, sitôt fait.
Stephan de Blueway en a rêvé, Michel l'a fait

13 juin 2003
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Et la fin du coup de vent ?
Une traversée Minorque Marseille avec du SE 3 à 4 annoncé, qui brusquement tourne au NW à 100 milles de Minorque, donc à 100 milles de Marseille, en fin d'aprem... En dix minutes, le vent grimpe à 40 noeuds, la grand-voile se déchire, le bateau se couche, l'équipage cesse de rire. Demi-tour, en fuite, TMT seul, 6 noeuds. La mer grossi, le soleil de couche. L'anémomètre part en butée à 55 noeuds et y reste. Ca commence à déferler, ça grossi encore. Une nuit à la barre, avec un équipier assis dos à la descente, qui annonce les plus grosses vagues. Harnais, café, yahourts, serments jurés qu'on arrête le bateau pour toujours, ou au moins pour quelques temps... Mais qu'est-ce qu'on est venus faire dans cette galère ?

Et au petit matin, le vent qui faibli, le soleil qui chauffe, et derrière le bateau, dans une mer encore haute mais moins méchante, les dauphins qui surgissent de la vague et s'envollent litéralement, pour plonger dans le creux ! Vous imaginez ? La bête émerge juste sous la crête, s'envole 3 ou 4 secondes pendant lesquelles vous le voyez entier, comme un oiseau, pour plonger dans une grande gerbe d'écume à côté du bateau. Oubliés la faim, l'engoisse, le froid, la fatigue. Le bonheur d'avoir vu ça.

Amicalement.

13 juin 2003
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Pour Alan
c etait de retour de Kinsale ireland sur "second life", j'avais 23ans(les anciens se rappelleront de ce 70' ayant fait la whitbread).

En arrivant a la trinite, les equipiers du coin voulait passer au travers des cailloux.
Alan, le skipper, typique vieux marin anglais ayant navigue sur tout ce qui flottent, m'a regarde et m'a dit:
" ils sont jeunes et fougueux, je suis vieux et toujours en vie".

Merci, Alan, je pense a toi a chaque fois que j'ai a prendre une decision sur Blueway

13 juin 2003
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Scilly
Après une traversée au près force 8, rafales à 9, orage, etc., et dégueulé tout ce que je savais, arrivée après l'aube aux Scilly.

Sommeil, petit mais réparateur, et une BONNE GROSSE PLATREE DE PATES BIEN BETONNEES ("nondidju"). C'était bien dégueulasse, mais, c'est le bonheur!!!!!

Le retour magnifique, force 6 à 7, et le ponton vert phosphorescent de plancton, comme déjà décrit.

Est-ce si compliqué??

13 juin 2003
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souvenir fort
il y a 30 ans environ,un peu novices, on quitte Loctudy avec mer plate, force 1 ou 2, le volvo marche pas mal, et au milieu de la baie d'audierne, un brouillard à couper au couteau s'installe! le courant était pourtant bon pour passer le raz, bon dieu..
Pas de GPS en ce temps lointain, reste la gonio, a mettre sur le RC de sein, ça devrait aller.. pas de pot elle reste muette.. la on commence à flipper un peu, car passer le ras à l'estime dans le brouillard, heu..vu la précision du loch et du compas, on a au moins un cercle de 1 mille d'erreur!
Aprés démontage fébrile du cadre, c'est une soudure qui a laché. Pas de fer à souder, mais de la soudure, et un copain génial: il allume le réchaud et avec une grosse vis en cuivre chauffée il arrive a faire un petit paté de soudure correct sur le p.. de fil étamé gratté. Le S et le N résonnent soudain dans tout le carré,( tititi tati tiiiiiii), ça marche, on a sein droit devant! sur le chemin on trouve enfin une bouée mugissante et on lui passe au ras des moustaches, un petit changement de cap et soudain le brouillard qui se déchire, Sein à babord et la pointe du raz à tribord!! je ne vous dit pas l'émotion..
Une bière pour tout le monde!

13 juin 2003
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Ah non, Michel, pas toi !
La brume, Michel, la BRUME, par pitié, pas le brouillard !

:)

14 juin 2003
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brume!
j'ai honte! puisque j'ai dit qu'on était novices en ce temps la!

13 juin 2003
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Ah non, Julien, pas toi!
Le pont, Julien, le PONT, nondidju, pas le ponton!!!!
(auto-correction avant de me faire lapider)...

13 juin 2003
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Meuuuu...
Une bouée mugissante dans le Raz de Sein ?....

14 juin 2003
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va savoir!
elle était peut êtr sifflante ou avec des cloches, mais elle était douce à nos oreilles..

13 juin 2003
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A mon tour
Port-Blanc Lezardrieux avec 8 de NE. Les Heaux de Brehat a passer: Vent avec courrant, on passe pas. Ce sera donc vent contre courrant.

Nom de Dieu! Un marseillais aurait dit que la houle était plus haute que large!
Le bateau fait des bonds et avance a un lamentable 2-3 noeuds! Heureusement que le courant est avec nous. Les estomac lachent un peu, personne ne veut aller cuisiner dedans. Moi je suis par contre insensible (pourvu que ca dure inch'allah) au mal de mer, je vais tartiner des tartines pour tout le monde. Assis par terre coincé entre la table et la banette, je pose les tartines sur la jambe de mon ciré avant d'aller les monter pour les gars de dehors.
Une vague un peu plus monstrueuse que les autres, je sens mon cul décoller et retomber au creux de la vague. Les 5 tartines étalées sur ma jambe de ciré on fait un demi-tour et sont retombées a la meme position mais coté nutella!

Plus tard dans la nuit entre deux relèvements du phare des heaux (si, si on avance!) on chantera les dix couplets de la jument de michao pour penser a autre chose.

Enfin dans le trieux qu'on remonte avec vent et marée en voyant défiler la cote.

Le yacht club de lézardrieux est toujours ouvert (2h du mat) et nous acceuille, nous, nos cirés trempés, nos croutes de sel sur le visage et nos odeurs d'ours des cavernes pour une bière. Une simple blonde qui aura la meilleure saveur de bière jamais bue...

27 nov. 2007
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Force 8-9-10...
Sur ce forum, c'est comme au bar du yacht club, c'est fou ce que l'on navigue par force 8 et plus...

Ceux qui ont navigué par force 6 ou 7 entre les Héaux de Bréhat et Roches Douvres m'approuveront.

Pour notre ami Benoit, du coté de Bréhat, le NE souffle généralement à 30/35 nds, ce qui est trés respectable, compte tenu des fonds et des courants.

Quand cuisiner à bord, cela dépend aussi beaucoup de la taille du bateau...

13 juin 2003
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tranquille
Deux bons moments de bonheur.

Quand en ecoutant la radio le premier soir des vacances, alors que le bateau avance tranquille sous spi, on apprend qu'il y a des centaines de km de bouchons sur la route alors qu'ici il n'y a pas encore une voile a l'horizon.

C'est aussi l'arrivee par beau temps sous le vent d'une ile et que l'on sent les pins ou le fenouil ou encore les grillades de poisson.

C'est simple finalement. Mais evidemment le clavier est deja bien loin !

13 juin 2003
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La polémique fait rage
J'ai chicané dans un autre fil Ventanpoup sur un lof pour remplir une voile. Il me chicane sur l'appartenance de l'île d'Yeu au midi... le modérateur va bientôt devoir nous calmer :-)

Moitié catalan, moitiè toulousain j'ai toujours vécu à Paris. Mais de retour sur les bords de la méditerranée j'ai toujours une émotion particulière.

Ce jour là, un soleil qui tapait, un paysage radicalement changé, une architecture différente, les tuiles, la pierre blanche, des parfums qui étaient presque ceux du maquis m'ont fait ressentir fugitivement cette émotion.

D'accord Yeu n'est pas le midi de la méditerranée mais c'est quand même le sud de la Loire, l'extension extrême de l'aire linguistique où oui se dit "oc". Parti le matin de la Turbale je me suis senti le soir dans un pays différent, plus proche d'une culture qui a marqué mon enfance.

La journée de voile m'avait fait changer d'univers. Un moment de bonheur a surgi.

Michel Laurens

13 juin 2003
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merci a vous ;)
et ben ,on dirait que les marins passionnés ont du bonheur a revendre.. lol ,les terriens doivent se faire du soucis
comme disait l'autre : "homme libre ,toujours tu cheriras la mer"
merci pour vos réponses ;)

14 juin 2003
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à Michel llorens
peux-tu envoyer un mail au webmaster pour qu'on aie ton adresse??
à+

14 juin 2003
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Salutatous,
Uñ petit tour par le cybercafe pour prendre la meteo, je suis a Ibiza et je vais mouiller a Espalmador dans une heure.Ya du vent, y fait beau...

15 juin 2003
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de la brume
A Michel: t'inquiètes, tu es dans le vrai:

dans le jargon météorologique, la brume concerne un voile atmosphérique laissant une visibilité supérieure à 1 kilomètre
le brouillard concerne une visibilité inférieure à 1 kilomètre
C'est clair, net, compréhensible.

Un usage maritime a fait appeler "brume" ce qui est un brouillard de mer. La tradition l'a consacrée ( signaux de brume, corne à brume, etc..)au prix d'une imprécision qui peut être dangereuse, que l'on cherche à éliminer dans les marines professionnelles au profit d'une terminologie précise et compréhensible pas tous: (ignore-t-on;, par exemple qu'en marine professionnelle, on utilise en manoeuvre les termes "droite" et "gauche" à la place de "tribord" et "bâbord" , qui induisaient des confusions par la sonorité de leur finale).

Laissons donc la "brume" aux récits et aux appareils de signalisation, et ne renonçons pas à une belle sortie en prenant un temps de "brume" pour un brouillard épais ...

( je disais bien que la navigation était un "métier")

15 juin 2003
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merci wind!
je rectifie mon histoire , aprés contoles (c'était il y a

15 juin 2003
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merci wind!
je rectifie mon histoire , aprés contoles (c'était il y a

15 juin 2003
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aie
pas compris comment ça a cakegé (comme on dit au sud)mais je rectifie: la "bouée meuglante" c'était en fait la tourelle du chat (pas le "chat" d'internet, le chat du raz de sein)et elle meugle par temps de brume (ou de brouillard, va savoir!)

non elle ne miaule pas..mais c'était il y a 30 ans

15 juin 2003
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petit bonheur?
Qui ne rêve de bonheur?
à voir le titre du propos, j'avais un vague espoir.
J'ai entendu parler de plaisir ( tout le monde comprend; de bien-être (par exemple quant on mouille après 26 jours de traversée et qu'on se laisse bercer devant un paysage tropical qu'on n'avait même pas imaginé; d'euphorie, qui est un bien-être extrême; de joie (quand on vient de gagner une régate, ou de triompher d'une belle pas si facile ). La béatitude mérite un traitement à part, parce qu' elle s'obtient par le renoncement: plus rien ne vous lie, vous asservit, vous vous possédez vous-mêmes et avez des antennes vers le monde qui ne dépendent plus de contraintes , de conditions, de conventions...Plus rien ne vous tient, ne vous contraint, puisque n'exigeant plus rien, votre ("bonheur"?) ne dépend plus de possessions ou de conditions préalables (entre nous, "faut le faire"!)

j'ai vécu une période de bien-être extrême à Antigua: je n'avais plus de problèmes d'argent, ayant peu de besoins et mon bateau pour habitation, je ne connaissais plus de Percepteurs ou d'autres personnages contraignants, tous les gens que je voyais étaient des amis, le paysage était d'une beauté incroyable, je travaillais ce qu'il fallait sans plus (une moyenne de 7 à 8 heures par semaine sans pour autant être syndiqué), pétais la santé (à ce régime pouvait-il en être autrement?) aimais Mary qui me le rendait bien. J'aurais volontiers signé un bail pour l'éternité afin que rien ne change
Est-ce cela le bonheur?

ou est-ce un mot "fourre-tout" qu'on utilise quand
on manque de précision dans le vocabulaire, alors que ce que l'on veut exprimer est bien réel?

En bateau, je me sens libre des contraintes "terrestres": celles de la mer sont les règles du jeu que j'aime, les "risques acceptés" de mon sport préféré. Je ne me bats pas contre la mer, ma longue et patiente recherche est de m'y intégrer, et pour cela de comprendre le plus possible de cette immense complexité, de m'adapter à cette réalité aux mille variables. Et, de temps à autre , toucher ce qu'un Anglais navigant appelait la "récompense": cette espéce de moment parfait qui, tel un arc-en-ciel, nous est donné un instant. Pour moi, c'est plus qu'un "bonheur" dont je ne sais toujours pas ce qu'il est , sinon une vague notion philosophique et politique, jusqu'à maintenant pas suivie d'accomplissement.

15 juin 2003
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autre meuh
C' était en 67 , j' avais 17 ans , sur Orphée magnifique bateau en bois avec l' arrière norvégien en route de Bonifacio, aux Lavezzi, au portant.
Le soir on mouille.Et on s'endort plein de rèves.
Le lendemain matin , c' est quoi qui nous réveille ? Meuh, meuh...
C' était les vaches des Lavezzi, des vraies , couleur Aubrac, mais pas si grosses. Magik !!

Au jourd'hui c' est encore plus petit bonheur, quand j' y repense, et que je vois ce qu'ils ont fait des Lavezzi

15 juin 2003
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Petit bonneur
Bonjour,

Un petit bonneur c'est de partir de LR avec force 4-5, faire 2 heure de nav vent de traver, cap 235, et d'arrivée à St Denis, et siroter un P'tit punch au Tropico, retour le soir avec le même vent. Simple et renouvelable, mais vivement le grand départ en 2004.

Bonne Nav,
Nono

15 juin 2003
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petit ou grand?
si le sujet c'est les ptit bonheurs, là je crois que wind est hors sujet avec son super grand bonheur..un mouillage de rève, un bateau, la femme de sa vie, des amis partout autour.. c'est trop trop! on va craquer!(;>)

15 juin 2003
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le bonheur c'est toujours pour demain !
Ou un peu plus !
Le bonheur c'est dans 15 jours quand on quittera ce petit appartement génés par les talons aiguilles de la voisine du dessus pour aller écouter pendant un an les aiguilles des vagues et du vent.
C'est de faire des calins à ma petite Mariotte qui s'endort sur moi sous le taud de soleil après avoir joué tout la matiné à essayer d'attraper un thon (avec le petit bout du seau !)
ou Arthur qui éclate de rire parce qu'un grosse vague est venu caresser le pont de La Capucine.
Le bonheur d'être tranquille.

Un petit moment de bonheur :
c'était en Avril le génois c'était déchiré sur la bordure. Je suis seul avec un copain. On s'arrête à St Trop pour recoudre, anéantis par la chaleur les cigares, les porsches et tout ce qui fait qu'on est mieux sur l'eau.
Et puis ivre de colère contre ce monde qui mirifie le fric on repart au près.
Notre petite réparation ne tient pas et on se retrouve barre bloqué, soleil couchant à réparer le génois déroulé, les pieds à peine léchés par l'eau.
Le calme du travail s'installe.
Et là, les dauphins.

C'est toujours magique les dauphins, mais quand on quitte St Trop, c'est encore mieux !
Surtout quand il y a un bébé qui suit parfaitement sa mère qui ondule sous elle et essaye de sauter !

15 juin 2003
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j'adore
le bonheur c'est vraiment le mot magique, et on en a tous a échanger..

encore un ptit (les gros c'est pour wind):
en arrivant a puerto soller aprés une petite traversée mi voile mi diesel : un petit troupeau de on ne sait quoi qui remue l'eau ,mais ça a l'air gros, a 1 mille du port.. on fait route dessus, car aprés une nuit en mer on est en pleine forme.. c'est un troupeau de cétacés , On déroute pour les approcher , en fouettant un peu car si c'est des cachalots , c'est quand même trop gros..l'expert du bord , qui a été au banc d'argent pour en voir d'autres, nous asssure que ce sont des globicéphales. Deux gros et un petit, qui avancent tranquilles. on les suit un peu, et quand ils ont assez de nous, ils accélèrent et adieu...
j'adore les grosses bètes, pas vous?

16 juin 2003
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Vin'z
Je ne peux pas te passer de courrier par cette boite, refusé.
A+
JPH

16 juin 2003
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Un convoyage du Celtic au Balto
Je faisais route du Celtic au Balto. Devant les yeux, ce n’était qu’un voile brumeux. Avec pour tout feu, seulement un fanal rouge sur la proue. Le cap est dur à tenir et je roule bords sur bords. Bientôt un feu isophase droit devant : c’est la passe délicate des Deux Guignols.
Par précaution, j’avais pris une biture avant le départ. Je m’y arrête donc pour souffler.

Après, c’est le calme enfin. La banquette douillette. Les vaches juste en face qui me sonnent les cloches. Le pin pon de la BLU. Le panier à salade rempli de poissons.

(:-))

16 juin 2003
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Ce matin
Mon petit bonheur, aujourd'hui, c'etait de lire les petits bonheurs des autres. CA me met une peche d'enfer.
Encore 45 jours et...
Plus de maison, plus de meubles,
Juste Blueway
ensuite, 8 mois en Corse pour commencer
Si c'est pas ca, le bonheur, c'est quoi alors?

16 juin 2003
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Kirié... éléïon...

Pleins de bonheurs, des p'tits, des gros, souvent les plus beaux c'est ceux qui sont de taille moyenne, assez rond, souples, pas trop durs ni trop mous, veloutés, coquins en diable, câlins comme c'est pas possible, chauds et doux... Que alégria!

Enfin quoi, des vrais bonheurs qui sont prés à en donner plein...

A tous: plein de bonheurs sur l'eau cet été et les autres, et puis tant qu'à faire... ailleurs aussi! Mais ne négligez pas les gros patapoufs, un peu trop mous (des fois) mais tellement généreux les gros balous ! Les petits un peu tristounets mais qui ont de la tendresse à revendre, des trésors à vous donner (un peu comme les sabots d'Hélène). Même ceux qui ont déjà vécu plein de bonheurs (comme "celle qui est dans mon lit qu'à plus vingt ans depuis longtemps..." quelle expérience ils ont! Avec eux (aussi) y'a de grandes chances de découvrir la Kundalini (qui monte, qui monte!!).

Donc vive le bonheur, quel que soit le bonnet (poil au nez)...

16 juin 2003
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petits bonheurs
bon, resserons le propos:

je traîne mes bottes sur les pontons de la société nautique de Sète, cherchant quelque photo à faire. Des copains qui achèvent leurs préparatifs me proposent de venir avec eux, aux Baléares. 2 heures après, nous sommes en face de l'embouchure de l'Héraut, avec 3 malades ( mal de mer) sur les 2 bateaux et sur 7 personnes embarquées. Quelques-uns des autres ne sont pas très frais. Décision de rentrer dans l'Héraut pour débarquer les plus atteints, se détendre un peu et réfléchir. Un ponton de bateau de pêche, assez vaste et inoccupé se présente: nous l'accostons. Sur nos talons, un autre voilier vient accoster. Ce sont des Bretons, dont l'un a un violon; quelques minutes après nous sommes tous en train de danser, au Soleil, sous la conduite d'une danseuse classique qui faisait partie de l'équipage du deuxième bateau. Les malades en étaient tout ragaillardis, et nous avions tous l'impression de vivre un instant de bonheur ( vraiment de ponton, celui-là).

Une heure et demie après, nous avons tenu conseil: le deuxième bateau est retourné à Sète. Avec le premier, son propriétaire et la copine de celui-ci nous avons a fait cap, sur mes conseils (pour éviter, étant donné le temps de congé très court de se retrouver le nez dedans contre la Tramontane qui s'annonçait, très raide et dans le nez du Cap Creus à Valras,) , vers Marseille et Cassis. D'où une petite croisière agréablement ordinaire et sans histoire ( comme les peuples heureux?)

Mais, Michel, le bonheur , ça ne se mesure pas, ça ne se limite pas !
( il n'y a que les tout petits bourgeois qui le font: 15 jours de Thaïlande à crédit pour en parler une semaine aux copines de bureau , avant de retourner à la grisaille...)

Il suffit d'ouvrir les yeux et de le prendre à pleines mains quand il se présente "le sourire à la lèvre et des fleurs dans les mains" comme dans "Werther" ( il est vrai que Werther a préféré se tirer une balle dans la tête: chacun ses choix...)

Evidemment, on ne peut avoir quelque chose et son contraire: il faut savoir larguer les boulets.
Je n'oublierait jamais - et c'est encore l'une de mes joies d'y penser - la tête de mon patron ( que j'estimais et respectais par ailleurs ) quand je suis venu donner ma démission pour aller naviguer.

Après avoir traîné quelque temps, celui d'apprendre et de comprendre, je suis parti avec 600 francs ( équivalant en pouvoir d'achat d'aujourd'hui à environ 230 € ) et une voiture que j'avais payée 1 franc (0,15€), qui s'est obstinément et définitivement arrêtée en arrivant à Golfe Juan. J'ai ensuite bossé énergiquement, passionément et énormément appris dans tout ce qui concernait le bateau, suis devenu professionnel,et ,un an après, à la suite de choix, d'évolutions, de chances saisies l'une après l'autre, c'était le bonheur rayonnant d'Antigua, dont j'ai parlé plus haut.

Je vous souhaite à tous du bonheur à pleines poignées, sacs ou seaux , et ne dites jamais "c'est trop" ou "je ne le mérite pas": on en mérite autant qu'on peut le supporter,

16 juin 2003
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Un instant
Parti à deux heures du matin des sables d'Olonnes pour rallier le sud Bretagne. Quart de l'aube, solitude d'un gamin de quinze ans qui cherche à garder le cap dans la nuit, concentré, un peu inquiet. Et puis un souffle dans les premiers rayons du jour, un aileron comme un salut(non Jeff, t'es pas tout seul), le soleil se lève sur la liberté...

17 juin 2003
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A la bonn'heure, et c'est r'parti!

Finalement c'est trés humain le bonheur, on sait pas si cette notion a cours j'ai nos z'amis les bêtes... mais a priori c'est comme le rire.

Les aspects évoqués par Windja, qui glisse dans la philo (mais le bonheur et la plilo sémantiquement ça habite le même quartier), font trés sérieux; mais : le bonheur est-ce sérieux? Grave sans doute, ça se galvaude pas, il en faut, on s'en régale, mais il ne faut pas le gaspiller, souvent y'a pas de rab' (ou: y'a pas souvent de rab'), mais sérieux...

Chacun prend son plaisir où il le trouve, on peut en dire autant du bonheur. Le propos initial d'Achaan c'est: partant de l'axiome que "le bonheur est un état d'esprit intérieur", où es-tu le plus heureux? Chacun peut éprouver quelque chose sans que cela soit extensible à son voisin le plus proche, simplement parceque intimement ça génére pour lui une résonnance, ça évoque. Les gens qui ont un vécu similaire, en même temps que des affinités, une culture, etc... en commun, vont forcément réagir à certains contextes... , bien que chacun puisse là aussi avoir ses spécificités. Ceci dit, pour certains ce sera "les pieds sur terre" (dixit Achaan), pour d'autres ce sera différent. Untel est heureux suspendu à une paroie à pic, sa vie confiée à un mousqueton; tel autre est heureux à l'ombre dans un hamac avec un bouquin (et pas forcément le même bouquins suivant les cas), un autre encore s'éclate (mais est-ce du bonheur?) au milieu d'un chahut invraisemblable et pour un autre c'est le calme et la sérénité qui sont le Samahadi (même si c'est dimanche...). Il peut y avoir des tonnes de cas.

La question posée par Achaan ne correspond d'ailleurs pas à son titre, et il est significatif de noter que chacun a répondu dans l'esprit du titre "petits bonheurs de pontons" et non dans celui de la question (plus limitatives en apparence, mais qui permet plus d'approfondissement). Il est aussi significatif que le titre évoque un sujet ouvert en termes anecdotiques et de contexte auto-évocateur, alors que la question est au contraire trés fermée, formellement en tous cas.

Finalement cette question est un sujet grave (dans le sens "académique") alors que le titre est plus convivial en ce sens qu'il demande à chacun d'évoquer "les p'tits bonheurs de pontons", c'est à dire qu'il ouvre possibilité à tous de raviver quelques instants privilégiés en les racontant, donc en quelque sorte en les faisant partager; le partage en effet est un vrai bonheur, l'égoïsme étant exactement le contraire puisqu'il ne donne aucune perspective (introversion).

Mais la nature humaine est bien plus complexe que ça...

Buena suerte a todos,

27 sept. 2003
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A Ventanpoupe du 17 06 03
Le bonheur n'est pas que dans le partage !
a - Il y a un an et demi, je revenais d'un dîner avec mes trois sœurs. J'y venais d'apprendre que je ne figurais pas sur le testament d'une vieille tante récemment échue. Elle ne m'aimait pas et je la comprends. Partant, les trois dames se partageaient deux petits milions de francs. Au sortir du métro, vers minuit, j'ai cherché un clochard. J'en ai trouvé un. Je lui ai donné cinq euros. Parce que je suis vraiment pauvre.
Où est le rapport avec le bonheur ?
b - Par des hasards bizarres, au mois de mai dernier, je me suis trouvé à la tête de quelque argent. J'ai acheté un Aloa 34 en bon état. Un copain m'a prêté un mouillage dans la Rance. Je n'ai pas fait de bateau depuis trente ans. A cette époque, j'ai passé six mois, en Méditerranée sur le Bloodhound, l'ancien 12 m J.I. de Philippe d'Edimbourg. Je vous laisse imaginer les impressions que laissent un tel bateau par force 7 au près.
La Rance est dangereuse.
Le premier jour, il m'a fallu "décider" de mettre le moteur en route, remonter le mouillage, partir. J'ai fait une heure ou deux de moteur, puis j'ai repris le mouillage. Je savais déjà faire cela.
Le deuxième jour, j'ai à nouveau quitté le mouillage et installé la grand voile. En fin d'après-midi, je savais me servir de la grand-voile.
Le troisième jour, j'ai fait la même chose, mais avec le génois.
Enfin, j'ai installé les deux voiles et j'ai répété plusieurs fois l'opération.
Plus tard, un type qui refait un Armagnac, est venu faire une journée de bateau avec moi. Nous sommes sortis de la Rance pour aller à Chausey ; 17 milles. Force 5/6, 1,5 m à 2 m de creux. Nous avons mis trois heures pour aller et quatre heures pour revenir. Le bateau marchait bien. Moi aussi.
J'étais content. C'est tout.

17 juin 2003
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bac philo
"qu'est-ce-que le bonheur"
vous avez trois heures
(si les grévistes ou les crs ne vous dérangent pas(:>)

17 juin 2003
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C'que t'ai intelligent Vanupie
J'ai eu 3 en Philo mais je suis d'accord avec toi. Le bonheur se partage toujours ou ce n'est pas du bonheur. Enfin pas pour moi.

J'ai jamais voulu voir un truc sympa tout seul. J'ai prferer attendre de le voir avec quelqu'un.

17 juin 2003
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le temps qui passe
Sortie de la rade de calvi vers 10h,direction St Florent.Beaucoup sont au moteur le surprise se contente de peu(de vent).
- Qu'es ce qu'on a pour déjeuner ?
j'ai un peu faim.
- Normal il est 18h30

18 juin 2003
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... la messe est dite...

Ben voilà, Rocco a résumé, en un raccourci... génial, cette prosodie un peu (trés!) chargée. Tout propos supplémentaire ne sera que théologie indigeste (ce qui est une litote).

Stef d'el camino azul, tou mé traite dé vanoupié alors qué tengo el viento en la popa... qué lastima hombré!

Allez en paix mes enfants.

PS: pour ma part j'apprécie les vannes comme celle de Michel (du Sun... fils!); c'est ça le forum.

18 juin 2003
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Toutes mes excuses
les plus plates a Viento en la Popa

:-))))

give back to Caesar what is belongs to Caesar

Et Hop

18 juin 2003
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Déjà.............
Quand j'étais gamin, nous avions à l'époque 3 mois entier de vacances, et je vous dit pas chaque été passé sous la tente à dormir sur une couverture à même le sable..et le chant du ressac sur la grève, les étoiles sur fond de ciel noir...que de prémisses à ces nuits de bonheur.....Et pour faire durer le plaisir durant les doux hivers, il y avait un baquet rempli d'eau dans la cour. J'y ajoutais une petite pierre colorante bleue dont se servait les mères pour blanchir leurs draps.....moi, ça me rendait l'eau - et la tête - bleu comme la mer. J'y mettais alors toutes mes petites barques...et je me faisais les vagues avec le plat de ma main sur l'eau qui montait et descendait...Qu'est-ce que j'ai pu faire comme batailles navales......! C'était il est vrai sous d'autres cieux plus clément, plus au Sud ; en d'autres temps...C'était du bonheur et pour qu'il perdure encore dans ma tête...je vais sur l'eau....

22 juin 2003
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Le petit dejeuner de Paul

Je quitte la lanterne après un dernier coup d’œil sur l’appareil et sur l’horizon, tout est clair. Mes charentaises ne font aucun bruit sur les marches de granit de l’escalier en colimaçon. A hauteur de la deuxième chambre je frappe et ouvre la porte : « Trois heures moins le quart ! »
Un grognement me répond tandis que s’allume la petite loupiotte à l’intérieur du lit clos. Je laisse la porte ouverte et continue ma descente jusque la cuisine.
J’allume le gaz sous une casserole d’eau tandis que se réchauffe à côté le café dont je rêvais depuis un moment ; j’ai allumé la radio mais je sais que je devrais l’éteindre lorsque Paul arrivera, il ne supporte aucun bruit à son réveil.
La porte s’écarte doucement devant mon collègue vêtu comme un explorateur polaire, c’est vrai qu’il ne fait pas chaud.
Il sort de son placard la boite de cacao en poudre, le lait concentré et son bol, qui ne se range pas avec les autres bols de notre étrange maison verticale perdue au milieu de la mer.
Le pain est sur la table, avec le beurre ; j’ai éteint la radio.
Paul empoigne la casserole et remplit, presque à ras bord, le bol bleu ébréché dont les parois portent les coulures anciennes de chocolat qui résistent depuis longtemps aux rinçages discrets de l’après déjeuner. Puis il verse rapidement dans le récipient deux larges cuillérées de poudre brune
Le débordement a commencé dès la première cuillérée, il s’accentue, et la flaque dans laquelle repose à présent le bol se transforme en mare qui vire au marron, menaçant de déborder de la table.
Maintenant il touille consciencieusement en versant le lait. Les premières gouttes atteignant le sol rompent le silence…
Il beurre une tartine qu’il plonge jusqu’au plus profond du récipient, en grognant doucement lorsque le liquide brûlant goutte sur ses genoux.
Dehors la mer murmure, le vent siffle dans la fenêtre du nord, il faudra songer un jour à remplacer le joint d’étanchéité.
Après trois tartines l’inondation a atteint l’emplacement où reposent mes pieds, je les recule discrètement, mes chaussons sont presque neufs.
Les minutes s’écoulent dans le silence de la mer, j’ai fini mon café, j’allume une cigarette, je trouve que la vie est belle.
Paul se lève et va rincer le bol au robinet de l’évier, une brève ouverture, l’eau ne se gaspille pas dans un phare en mer.
Puis il entreprend d’essuyer immédiatement l’objet du rite ; il n’a pas remarqué que j’ai encore planqué le torchon propre.
Il revient avec l’éponge et s’attelle à effacer les traces du petit déjeuner, avec les mêmes gestes, dans le même ordre que l’autre nuit, que toutes les autres nuits.
Maintenant il lève la tête en s’asseyant en face de moi et prononce dans un grand sourire : « Alors ! »
Je sais qu’il ne dira rien d’autre, je commence à raconter mon quart…

Phare de Kéréon, une nuit de Janvier

22 juin 2003
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GDF
Joli coup, ça nous change des pontons et des bailles en plastoc. la prochaine fois que je passe devant Kéréon, je saluerai deux fois, histoire de prouver à la sentinelle que quelques uns d'entre nous pensent encore aux Gardiens De Phares lorsqu'ils abordent leurs parages.
Combien de Phares en manuel à ce jour?
Lesquels?
Alex

27 sept. 2003
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Kéréon
Du Simenon revu par Prévert. C'est très beau !

10 juil. 2003
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alors...

Merçi!

22 juin 2003
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Réponse à Alex
De type "bougie" plantée au milieu de la mer, il n'en reste qu'un: Kéréon, justement.
Je n'y suis plus depuis un moment déjà, je suis retraité.
Vive les grandes vacances et le loisir d'aller voir au delà de l'horizon; être de ceux qui passent en bateau devant les phares, plutôt que d'être capitaine de navire immobile. Passionnant, certes, mais frustrant des fois, surtout l'été quand le brise thermique t'invite au bonheur d'aller vers là -bas...
Les gardiens sont toujours sensibles au salut des gens qui passent, il en reste si peu à croiser dans le Fromveur.
Amicalement
GdP
PS: Autres phares de mer avec gardiens: L'île Vierge, les Sept îles, Cordouan.

22 juin 2003
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on pensera à eux
un peu plus grace a toi,
Bonne retraite, bon vent,
Alex

23 juin 2003
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le bonheur
il y en a autant que d' êtres
cela ne peut se mesurer, se qualifier,
cela se voit, se sent, peut se partager
on ne peut donner du bonheur si on ne l'éprouve soi-même (on ne peut donner que ce que l'on a)
Qui vient faire "notre bonheur" avec de la haine, de la rancune ou de la jalousie est plutôt inquiétant, et mieux vaut prendre ses distances.
J'ai éprouvé un sentiment d'horreur quant j'ai su la phrase d'un de nos grands penseurs politiques "nous ferons votre bonheur avec vous, sans vous , ou contre vous" ( dans un cas pareil, je prends le premier bateau venu, et , sans attendre , je fais cap sur l'horizon, peu importe où)
Il y a des gens dont le bonheur est de cultiver le petit jardin de leur pavillon de banlieue; je les comprends, c'est une activité de méditation, paisible, qui les libère de tout ce qui leur est contraire.
L'homme considérable (par la taille, la culture, la vitalité, l'intelligence, la richesse intérieure,la générosité ..) qu'était Saint-Exupery, écrivait, dans la mélancolie qui accompagnait la fin de sa vie "j'aurais voulu être un jardinier.."
Et moi, aboutisssement de siècles de paysannerie,
je ne peux supporter ces allez-et-retour infiniment répétés sur un bout de terre pourtant si généreux en richesses et en beautés . J'ai plusieurs fois troqué des murailles de pierre contre des murailles de bois (ou de métal ou de plastique ), et je puis me sentir parfaitement heureux dans une simple case traversée par des oiseaux, un lézard à la poursuite de quelque insecte, et l'Alizé en guise de climatisation, pouvu qu'on y entende le bruit de la mer.

23 juin 2003
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Oh combien de chieurs ...
J'étais hier sur le quai à prendre l'apéro, ma femme, ma fille et le voisin sur une table faite d'un rouleau à cables, des seaux comme chaises et le soleil par dessus le tout. Bonheur
Un voisin plus loin était en panne de batterie sur sa voiture, il nous a demandé des cables de batterie, j'en ai toujours dans mon coffre. Il a donc fallu vider le coffre de son contenu, batteries du bateau, ponceuses, scies, bottes enfin tout le bordel quoi, pour dévisser la trappe de la roue de secours et trouver lesdits cables. Nous sommes allés voir comment démarrait la voiture, du premier coup ( les fils sont de la récup de 25 carré ). Par contre je me suis fait engueulé sur la fixation des pinces par un petit à barbe, même pas jeune !
Un autre est arrivé après, un non buveur, nous expliquer des conneries sur les retraites et la façon de gérer une entreprise
Comment gacher des bons moments.

Moralité :
Sur un site ou à l'apéro, FAITES PAS CHIER

23 juin 2003
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oh non!
pas d'histoires de petit bonheurs gachés, ami robertson, car il y en a souvent plus que de non gachés,ne gardons le souvenir que de ceux là, d'ailleurs ce sont les seuls qui restent vraiment en nous.
Tu oubliera demain les emmerdeurs de pontons..

23 juin 2003
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méditation personnelle sur le bonheur...

Le Bonheur en mer c'est quoi !
C'est trés difficile à expliquer.
Mais j'ai remarqué personnellement, et j'espère n'être pas le seul certaines petites choses :
par exemple la même bouteille de vin, exactement la même, consommée en mer a un arome,et une saveur en bouche bien supérieur à celle consommée à terre et c'est pareil pour beaucoup d'autres choses , ne serait ce qu'un bon saucisson , ou une bonne choucroute dégustée au large ! Même la dame du bord sous son bronzage hauturier à un petit "plus" qu'elle n'a pas sur terre à la maison derriére ses fourneaux !
Bien entendu , avant que certains me répondent,j'ajouterai qu'il faut bien entendu aimer le bon vin,le saucisson et la choucroute , et qu'à la maison il ne faut pas toujours remplacer Madame derrière les fourneaux , sinon on se prive en mer d'un grand bonheur!
CONCLUSION :le bonheur,c'est quelque chose de trés difficile à expliquer... mais... par contre c'est quelquechose de très facile à posséder !

Bon vent a tous !

CRIS

10 juil. 2003
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contribution Littéraire
Pour les irresponsables :
On peut toujours faire quelque chose de ce qu'on a fait de nous. [ Jean-Paul Sartre ]

Pour ceux qui attendent le mètre de plus :
Le bonheur, c'est de continuer à désirer ce qu'on possède (Saint-augustin)

Pour ceux qui ne peuvent pas à cause des enfants: Il est bien vrai que nous devons penser au bonheur d'autrui ; mais on ne dit pas assez que ce que nous pouvons faire de mieux pour ceux qui nous aiment, c'est encore d'être heureux.(Alain)

Leçon de femme : Bonheur : faire ce que l'on veut et vouloir ce que l'on fait (Françoise Giroud)

Et pour conclure : Si j'en juge par mon regret de quitter la vie, j'ai dû être plus heureux que je ne pensais (Claude Aveline)

16 juil. 2003
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Plus personne alors, je remonte le sujet
Mon voisin de ponton qui a un 14 metres a moteur m'a demande:
Pourquoi je m'emm..... avec toutes ces ficelles et comment je faisais pour m'y retrouver la dedans.
Alors je lui ai demande combien ca coutait le plein de son bateau.
J'ose meme pas le dire ici

C'est aussi ca les petits bonheurs

17 juil. 2003
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bonheur ou maso
Dans notre club il y a un camarade qui veut absolument participer aux croisières quand il reste une place, avec une nette préférence pour les traversées.
Du moment qu'il monte sur le bâteau et déjà au ponton il est malade comme un chien.
Arrivé en britichland il se retape un peut et pour le retour remalade comme .......
Quand il quitte le bâteau il est heureux de sa "croisière" et pret à recommencer.
Il rayonne de Bonheur.
Allez comprendre.
Comme on dit "c'est pas l'homme qui prend l'amer, c'est la mer qui prend l'homme" Renaud.

27 juil. 2003
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marginal?
Mon bonheur:vivre sur un bateau et explorer le Monde?Y a-t-il des gens qui ont vécu cette expèrience? Comment ceux sont-ils débrouiller pour financer leur projet? Comment vivre de la mer quand on est plus rien sans elle et qu'on refuse de marcher dans le sens de la société?

30 juil. 2003
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Petits et Grands Bonheurs ...

Oui, plus de bonheur sur l'eau ...

Pourquoi ?

Comme d'autres l'ont deja dit : je prefere les regles simples, pures et naturelles de la vie à bord que celles du systeme, meme si elles sont plus dures.

Du grand bonheur de plusieurs mois dans un Atoll sans meme evoquer le concept argent, au petit bonheur de l apero au soleil couchant dans un mouillage tropical avec le bruit des grenouilles.

Des bonheurs à bord, de quoi en ecrire un livre !

Par contre, le probleme de revivre à terre dans le systeme apres avoir vecu libre en mer est plus complexe et meriterait un autre sujet...

15 sept. 2003
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le chemin de la guérison
pour moi le bonheur c'est assurément sur l'eau , en voilier , je n'ai plus de doute la-dessus......j'ai un sérieux problème de santé et je peux vous dire que sur mon bateau tout mes problèmes s'envolent , je vis heureuse , et mon toubib me dit que pour moi la solution c'est probablement d'y vivre au moins une partie de l'année , bon vent a tous

22 sept. 2003
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quelle question?.....
Le bonheur sur un bateau?!.. c'est quand on ne se pose même pas la question de savoir si on l'a!....

"Le bonheur est un hôte discret, dont on ne constate souvent l'existence que par son acte de décès." Adrien Decourcelle

22 sept. 2003
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bonheur
le bonheur est un cheval qui courre de l'autre coté du fleuve (chinois, bien sur!)

23 sept. 200316 juin 2020
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Le bonheur ? Un fond d'écran pendant 11 mois.
...

20 oct. 200316 juin 2020
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Ca peut etre
ca le bonheur voir photo

25 oct. 2003
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le bonheur
En mer

le bonheur c'est peut etre le retour de l'homme en harmonie avec la nature .....................

29 oct. 2003
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  • Oreilles vertes -

Le beau-neur, sé kan je veut ou je veut et ossi kan chui eureu... ouais!
hé, soleil nouar, c'est pas le beau-neur ta foto, c'est la pétole... hé! tu té tronpé...
oh, Basilou... bien les chosettes, sé le beau-neur ça?

30 oct. 200316 juin 2020
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celui du moment
en photo...

bof, pas très personel ni originale mais j'l'aime bien.

30 oct. 2003
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au fait
merci la mandragore2!

www.mandragore2.net[...]/

31 oct. 2003
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Le bonheur ? Revoir son bateau, tout simplement.
Et oui, je viens seulement de le revoir pour la première fois depuis cet été.
Quel plaisir de monter dessus, sentir sa cabine, et les souvenirs qui jaillisent en abondance.

Pauvres de vous qui voyez votre bateau tous les jours, "pour l'hygiène".

Vous ne connaissez pas ce plaisir.

03 nov. 2003
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depuis le cap vert
J ai beaucoup consulte ce forum depuis mon bureau a Paris....
Y a pas a dire en escale au cap vert il a une autre saveur...langouste
Et si le bonheur etais loin des pontons...au mouillage.
Une solution,
Larger les amarres...on y arrive bien a 4 sur un 31.7 alors...
Mon plus grand bonheur? Sans doute les surfs a plus de 18 nds sous spi avec 4m de houle,25-30nds de vent sous spi...trois jours durant.
N attendez pas, arretez d en parler et faites le, c est du bon

21 nov. 2003
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Une drogue dure
"Mon île, je l'ai cherchée loin et longtemps, jusqu'au jour où j'ai compris que mon île, c'est mon bateau" (G. Janichon)
Depuis les trois dernières années, où j'ai eu la chance de vivre à bord de mon bateau, d'alterner ports et mouillages, hivernages et croisières, j'ai souvent pensé à cette phrase, surtout ces derniers temps, avant d'arrêter pour des raisons indépendantes de ma volonté...
Certains vont chercher leur île à l'autre bout du monde, alors que la vie permanente en bateau est déjà un monde à part entière, qui n'est comparable à rien d'autre. S'ils peuvent y ajouter les joies procurées par un grand voyage,
nul doute qu'ils y trouvent leur bonheur.
Le monde des nomades nautiques ne peut être compris que par ceux-là mêmes qui le constituent.
Un monde de grandes joies et de petits plaisirs quotidiens, de découvertes, non seulement une collections de cartes postales, mais bien celui riche et varié des rencontres humaines qu'il procure. Nous sommes tous alors reliés par la même passion, et surtout nous partageons le même mode de vie ; et c'est sans doute là le principal.
Oh! bien sur tout n'est pas toujours rose, il y a le prix à payer pour cette forme de liberté : les galères diverses, les emmerdes de moteurs, les nuits quasi blanches, et même parfois les petites prières pour que "ca tienne", ou que ça ne "s'énerve pas plus" !!
Mais quand ça s'arrête, quand on doit reposer le sac à terre, retrouver des modes de vie qui nous étaient devenus étrangers, des soucis dont nous n'avions plus idée, l'étrange agitation du monde qui nous entoure, alors là, qu'est-ce que ça fait mal ! C'est une amputation sans anesthésie. Un vide, un état de manque... Oui, le voyage sur la mer, la vie en bateau, est une drogue, une drogue dure.
Pour ma part, je n'attends que le moment où je pourrai repartir, afin de retrouver le monde marin. Je ne sais si c'est celui du bonheur, mais bien celui qui me convient le mieux.
Je pense que je ne suis pas le seul dans ce cas !!
Amicalement

24 nov. 2003
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  • parol - leu ; parol - leu; parol - leu -

"La logorrhée n'a jamais représenté la réalité, comme la diarrhée n'a jamais été preuve de bonne santé" - Lo Tchou Suan moins taoïste du VIII arrondissement -

25 nov. 2003
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quelques paroles de plus...
Un site sympa, un sujet intéressant, et qui me tient à coeur. Alors je décide de rejoindre la flotille...
Et vogue la galère, tout le monde est tribord, voiles plus ou moins bordées, quelques écarts de cap, mais bref, on va tous vers la bouée du bonheur. Mais quel est celui-ci qui nous coupe la route ? Babord amures, pare-batt' sortis,le foc mal étarqué et la gueule de vent debout ?...
"De l'eau, de l'eau, Vent-en-prout" que je lui crie. "t'es encore sur le mauvais bord..." Et pas manqué, il s'est pris un orage sur la tronche.
C'est sur que pour certains le bonheur n'est pas sur l'eau.

24 nov. 2003
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La préparation
En attendant de m'élancer vers des horizons lointains avec mon fier coursier des mers (ohhh, que c'est bôooo ça, on dirait... du Desproges... ;-) ), ben pour moi, le beau n'heure c'est déjà la préparation du susdit coursier.

Le voyage a déjà commencé 2 ans avant...

Alors, je vous dis pas le jour (ou la nuit) où je franchirai les passes du port avec 4 mois de bouffe (et de pinard) dans les cales, direction le sud... l'extase !

14 déc. 2003
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bonheur
y'en a eu en lisant bateaux pendant plusieurs années. y'a eu la première croisière, le havre alderney. y'a eu le premier achat d'un challenger scout, beaucoup de solo l'hiver aux glénan. y'a eu l'achat d'un etap 30 en corse, et une tapée de galères avec un bateau qui fuyait et personne capable de dégoter d'où ça venait en méditerranée, y'a eu la décision de le remonter en bretagne par la route faute de temps, puis le bonheur s'en allait peu à peu. y'a eu le mistral qui m'a fait très peur aussi, l'hiver, saloperie! y'a eu la conscience qu'être marin, c'est naviguer beaucoup, et que sinon, on reste un brave marin d'eau douce, mais que ça n'est pas si grave, si on ne met peronne en danger...
y'a un chantier recommandable, Pichavant à Loctudy qui a changé le liston... y'a le prix des places de port, y'a les désirs de montagne, y'a les désirs autres de sa famille qui veut bien naviguer, mais fait pas trop chier, s'il te plait. plein de malheurs, plein de bricolages, plein de dépenses...
une nuit entre cap camarat et porquerolle, des dauphins qui m'ont accompagné, j'étais seul sur l'eau en novembre...
peur de l'inconnu, jouissance de l'inconnu, importance de l'inconnu qu'on rencontre, merci. Je repars à pâques.

06 fév. 200416 juin 2020
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retour des antilles
Juillet98 on reviens des Antilles apres l'achat de mon bateau un Sun Magic 44 en Martinique. Dans la mediterranee apres Barcelone(nous n'avons pas de meteo depuis Gibraltar)nous arrivons au Cap Creus. Le vent E:SE s'arrete et passe a l'ouest la mer se forme et commence a moutonner 20 nds, la tramontane se leve. On fait route vers Palavas cap au Nord au bout de 3 heures le vent passe a 30 nds N W on abat a 70° du vent. Le bateau s'eleve a la vague pour replonger dans une mer courte et creuse c'est le matin le ciel est gris la temperature baisse on est dans les ciré et tout est humid. Deux ris dans la GV le genois enroulé au tiers le vent monte encore jusqu'a 40 nds et adonne pour nous faire revenir sur notre route au 10°vrai. L'eau rentre par le hublot tribord et renpli les coffre sous les planchers , le hale bas de bome s'arrache du pied de mat,la grand voile fatiguée et apres les differentes prises de ris se dichire au point de reprises des bosse de ris, la bande d'UV du genois se dechire, je suis pres a faire demi tour en plein milieu du golfe du Lion quand ,dans l'apres midi le vent commence a baisser dans une mer qui deferle maintenant dans des creux de 4 metres .Fatigues et heureux nous arriverons a Palavas a deux heures le lendemain apre 32 jours de mer depuis St Martin aux antilles.

06 fév. 2004
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belle photo!
qu'est ce que c'est ce bout(e) transversal avec noeud de chaise sur l'écoute de génois ?

10 fév. 2004
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reponse a roberto et explications sur la photo de retour des antilles
Le genois est tangonné et a un grand recouvrement,l\'ecoute vient raguer contre les filieres.L\'ecoute ansi reprise comme un barber hauler,evite le ragage et bride davantages le genois.Cette photo est prise avec une camera numerique au cour de ma derniere traversée Est Ouest fin novembre 2002 juste avant d\'arriver au cap vert (mindelo).Il y avait dehors 35 noeuds etabliet dedans ma moitié et nootre fils de 2ans et 9 mois
C\'est y pas du bonheur tout ça

17 mar. 2004
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Le bonheur interieur...
Bonjour,
Je viens juste de lire le sujet et vais essayer d'y apporter ma petite participation.
Je pense aussi que le bonheur ne peut qu'etre "un etat d'esprit interieur" puisqu'il s'agit d'un sentiment, donc par definition personnel, qui peut etre partage, ou non, pour la meme raison ... Beaucoup de marins et de "femmes de marins" ressentent bien cette problematique...
En y reflechissant,(a cette emotion) je constate que je l'ai aussi connue a propos d'autres activites (pour rester dans le sujet) qui etaient toutes liees au milieu "naturel" environant: Le ski, l'alpinisme (varappe et montagne),la speleo et la voile. En y reflechissant un peu plus je constate que ces activites m'ont emballees quand elles n'etaient pas (trop) reliees a l'argent et pratiquement pas reglementees. J'ai commence le ski a 9 ans dans un endroit perdu des Pyrenees ou il n'y avait pas de piste pas de remonte-pente juste des habitants qui aimaient cela et permettaient a leurs enfants d'en profiter; j'etais invite.
Toutes ces activites ont ete pratiquees en groupes d'amis partageants la meme passion et s'entr'aidant toujours librement et sans contrainte. Nous etions serieusement inities par les plus anciens et devions deja apprendre par necessite . Il fallait souvent fabriquer nous memes notre materiel en fonction de l'experience acquise et des besoins ressentis. Par exemple on ne trouvais pas d'eclairage frontal adapte a la speleo sur le marche; juste du materiel de mineur qui ne correspondait pas ou mal a nos besoins, etc...
L'effort (toujours present ) etait personnel mais la convivialite et l'esprit de cordee (plus fort et plus personalise a mon avis que l'esprit d'equipe) faisait ressentir une vraie vie sociale ou chacun avait sa responsabilite vis a vis des autres. Tres normalement le plus rassurant dans chaque domaine servait de reference aux autres sans hierarchie etablie. L'autorite etait ressentie, donc en fonction des relations de maturite et d'experience, elle n'etait pas decidee et imposee arbitrairement.
Le milieu etait considere comme inconnu, plus ou moins hostile et a decouvrir. Cela aidait a prendre confiance en soit. Imaginer vous l'emotion et le plaisir de la decouverte quand apres avoir rampe des heures, en desobstruant au fur et a mesure, vous vous retrouvez dans une grande salle tres decoree par la nature ou avec une hache et une ceinture de l'age du bronze au niveau de votre nez !
Toutes ses activites m'ont apporte moins, voir plus du tout, de bonheur dès quelles sont devenues mercantiles ou que certains, etrangers le plus souvent a l'activite, ont trouve leurs plaisir a vouloir regenter celui des autres alors que l'on ne leur avait rien demande (Un desir de paternite inassouvi sans doute...); J'ai ainsi vu debarquer en montagne des cohortes de touristes consommateurs (amenes par de gentils organisateurs) qui venaient en combi fluo avec force materiels tres couteux mais inutiles pour...manger une fondue au refuge et faire la java toute la nuit en prenant toute la journee du lendemain pour redescendre en boite de nuit!
Nous aurions bien aime dormir pour nous lever en forme avant le soleil pour passer la rimaye (crevasse)et faire notre course...
Bref si je resume, le bonheur dans une activite ce serait pour moi le sentiment ressenti en faisant des efforts personnels(financiers aussi mais surtout physiques, meme accroupis parfois...;-))dans une nature pas deformee, en s'y confrontant mais en l'admirant et la respectant, avec des amis partageants le meme plaisir, mais aussi des moments de solitude et sans etre sans cesse confrontes a une pollution tant materiel que "sociale"...(ouf)
Je me suis deplace dans mes activites au fur et a mesure des pollutions ressenties, grosso-modo dans l'ordre suivant; ski, montagne, speleo,voile.
En fait je suis revenu a la voile sur le tard car cette activite ne m'etait pas accessible avant compte tenu du lieu de mes residences et du budget necessaire pour avoir son bateau a soi.
Je dois reconnaitre que je retrouve l'activite deja tres "polluee" a mon gout et regrette de n'avoir pas su en profiter plus dans le passe.
Pour l'instant la mer n'est pas trop domptee par l'homme elle reste donc interessante. Mais il faut se depecher certaines sont en train de "mourir" de notre fait... Il reste le sous-glacier mais je ne me sents plus de taille(...)
Ceci dit les sujets de bonheur se deplacent, comme les raideurs; parait-il... ;-)
J'ai peut-etre ete un peu long..? Excuses.

17 mar. 2004
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La plaisance de masse épargne encore la haute mer
A 10 milles des cote, on est plus tranquille qu'au bord.
Je te souhaite d'y trouver ton bonheur.
Peut être aurons nous le plaisir de savourer ensemble une aurore en mer, ou un coucher de soleil somptueux en sirotant un ti punch.

28 avr. 2004
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La nostalgie d'un phare habité...
... en fin de quart, en pleine nuit, passer au large d'un phare habité et avoir conscience d'une présence bienveillante.

... quelques années plus tard, phare automatisé, penser à tous les gars qui s'isolaient là pour veiller sur ces cinglés d'humains flottants.

Et s'enfiler à leur santé une grosse tartine de nutella et un bock de café pour parfaire ce petit bonheur-là.

16 juil. 200416 juin 2020
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s'évader pas marginal ou si peu
mon mirage, ma mer, ma nuit

Ma mer est belle quand elle veut,
souvent je fuis, souvent je veux
loin de la foule partir un peu

C'est dans la nuit et quand je dors
sentir Le souffle de son corps
Souvent je fixe mon sillage
Aux doux reflets, aux cheveux d’or

Je suis fou d'elle, elle est trop sage
Elle est trop belle, puis je m’endors

Bien quelquefois il fait très gris
c’est pourtant moi qui ai choisi

les vagues veulent me prendre
Éole souffle son vent maudit
siffle sur mes haubans raidis
et me voilà, crispé, transit

Mais mon voilier, les défient bien
Le ptit marin, le connais bien
vas s’attacher vas skipper, sans relâcher
Réduire la toile prendre des ris

Pas seul à prendre la fuite Mon mirage aussi

Pourtant je sais quelle me suivra
des demain s’il fait beau après une accalmie
Elle m’attend, elle me l’a dit

j'entreverrai à nouveau, son corps sage
Moi le rêveur enfin sourie

Bien seul souvent dans ce lit bleu
mes yeux cherchent ses yeux
C'est mon amante elle n'est qu'à moi

personne rien ne me prendra
Ni la couleur des paysage,
ni ses mains caressant mon visage
ni cette belle lune rousse
ni mon soleil couchant et mes millions d’étoiles

Personne ne sait, personnes saura
Que ce mirage il est à moi

J N le 30 03 2001

16 juil. 200416 juin 2020
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classique
mais trop bon

Trois bon pote, trois proprio, 25 noeuds de vent au portant, soleil de plomb heure de l'apéro ricard bien frais et sausisson. Pas de montre plus de date, cap ou la meilleure allure nous porteras... savoir que l'on vient de partir et que ça fait que commencer

Yes vivement fin Aout qu'on recommence...N'est ce pas Paco

16 juil. 2004
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Mazette !
José, chapeau !

P....., encore une semaine avant les 4 semaines de liberté !

16 juil. 200416 juin 2020
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le bonheur du large
c'est bien vrai qu'un peu au large on est bien.

05 août 2004
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Bonheur...
Ahhhh... l'odeur du Seagull au p'tit matin au fond d'une crique avec la moitié du bateau noyée dans ce joli nuage de fumée bleue...

05 août 2004
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le Seagull !!
Cedrick est un pur
le Seagull c'est presque aussi beau que la godille

01 sept. 2004
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On n'a pas fini le tour de la question.

  • Débarquer le matériel précieux... sniff...
  • Le lendemain, ranger les drisses dans un sac ...re sniff...
  • Le sur-lendemain, s'asseoir une dernière fois dans le cockpit pour humer l'ambiance...bouuuh...

Et le coup de grâce quand on est sur corps mort comme moi, remonter l'annexe, ce qui signifie qu'on n'est pas prêt de remonter sur le bateau de sitôt... ouinnn...

23 sept. 2004
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Et si le bonheur
c'etait un bleu qui remue au fond du casier qu'on remonte au peit matin ???

23 sept. 2004
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Sans honte!

Brest 2004 randonnée Brest/Douarnenez au passage du Tas de Pois : j'ai pleuré! sans commentaire
josé

23 sept. 200416 juin 2020
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Tiens, pleure encore

;-)

23 sept. 2004
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s'assoir sur un banc
,ou une grosse pierre et regarder les bateaux :-|

boire une bonne mousse avec les copains aprés une bonne virée à la peche en mer.

11 oct. 2004
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Cet été...
24 Juillet 2004, c’est la fin des vacances, demain c’est la reprise (sic). Nous sommes bloqués à CANNES depuis 2 jours, pour cause de mistral. Il nous faut regagner Hyères au plus tôt.
Départ à 6h, déjà du 6 établi (dans le pif), mer hachée et dure, houle de 3m. Les deux filles dorment encore (7 et 15 ans), on se demande comment…
Sabrina à la barre, je passe mon temps à surveiller, régler, peaufiner, toujours la main sur l’écoute de GV « au cas ou ».
Il fait froid, on est mouillés, mais c’est du grand bonheur quand même ; pas besoin de se parler pour se comprendre, un peu comme si le bateau (GIB SEA 334) était mené par une seule et même personne.
La grande se réveille, et déjeune ses corn flakes avec nous dans le cockpit, quel estomac ….
On décide de couper court au large, pour retrouver un peu de stabilité.
10h, le ciel devient gris et orageux, on se prend plusieurs grains.
Je prend la barre, la « pilote » étant quelque peu mouillée et fatiguée.
Nous sommes à environs 8 M au large du cap DRAMONT, pas une voile à l’horizon, je regarde au large sur bâbord, quand un bouillonnement attire mon attention sur tribord : 3 dauphins viennent de faire surface, 2 adules et un jeune, et nous accompagnent quelques instants en faisant de petits bonds.
Je crie « dauphins », et les filles, prisent d’une soudaine frénésie, jubilent et crient de joie, l’appareil crépite
Tout à coup ils disparaissent, passent sous le bateau, puis le plus gros réapparaît sur bâbord, à ma hauteur, et là, durant deux longues et belles secondes, il ME regarde …de son œil noir et froid : le temps s’arrête, je le fixe : il semble me demander si tout va bien…il sont venus observer le seul objet flottant à des milles à la ronde….peut être attiré par l’antifouling noir… quel regard si froid et si profond à la fois… animal intelligent, curieux, …mais il a déjà replongé pour regagner les siens devant l’étrave, ou ils marsouinent quelques instants, puis disparaissent à jamais de nos regards, mais pas de nos esprits.
Nous ne sentons plus ni le froid ni nos vêtements humides.
La petite se lève enfin, sort la tête dans le cockpit, et regarde nos airs ahuris et émerveillés, encore sous le choc violent d’une rencontre du troisième type entre des êtres intelligents.
Aujourd’hui encore elle nous reproche à grands cris de ne pas l’avoir réveillée…
Ce sera pour une prochaine fois...

27 nov. 2004
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pour moi....
le bonheur, etre sur son bateau peinard, n'avoir rien a penser a part la navigation, etre sous un soleil, dormir sur le pont, rever...
ou par gros temps etre trempé, rincer, au taquet et se faire plaisir en avancant le plus vite possible, en jouant avec les vagues, avec le vent en sachant que la mer nous fait une grace, nous offre de précieux instant....
ou dormir le soir dans son bateau ou sur la plage et entendre les drisses qui claquent au vent, le clapotis de l'eau sur les coques....
ou prendre l'apéro avec des potes devant ou sur un bateau....
un peu de reve, encore un peu de rêve...
le souvenir de la dernière fois...
l'espoir de la prochaine...

c'est ca le bonheur, une somme de plaisirs...en sachant que ce ne sera pas éternel(sinon ce serai vite chiant) et en profitant un maximum de l'instant que l'on passe avec ses copains, sur l'eau....

VIVE LA MER ET SES BATEAUX!!!!!!!!

28 nov. 2004
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le bonheur, c'est aussi
de voir la tête d'un gars, fendue d'un large sourire, parcequ'il met les pieds sur un bateau pour la première fois de sa vie après avoir lu toute la bibliothèque de son vilage du centre et qui vous dit :" mais c'est noël en novembre!!!"

28 nov. 2004
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pour moi
apres avoir finit la maison c'est d'avoir pus acheter d'occase mon boot meme si il est petit meme si il y a pas mal de boulot, je l'aimeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee :-D :-D :-D

28 nov. 2004
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beau coup Vincent!!!!!!
heureusement pour lui que tu as pû le faire :-)
c'est super sympa,mais du coup ton post serait bien aussi dans le fil cadeaux de noel!!!!!!
amicalement
jacquot

02 déc. 2004
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petit bonheur en attendant + grd
Petite histoire (chui pas voileux, pas encore ...ça viendra patience).
Moitessier,j'ai dévoré je machouille encore.
Marre de ces rapports de pognon, reglementation imbeciles etc.. je m'en va faire du kayak de mer avec une asso du coin. Bon ,je projette de me construre mon kayak, à l'ancienne (toile tendue et enduite sur squelette bois, plan chippé sur le Web). La responsable demande à voir la bete et devant me sort tout de go, "tu ne peux naviguer avec, il n'est pas reglementaire, et pis ta pas la vhf..." Je vais pecher 3 maquereaux à 500 metres de la côte !!! Pour l'instant c'est ça mon petit bonheur, j'ai quitté l'asso, on parlait pas de la mme chose je crois.
J'ai beaucoup de plaisir a vous lire en attendant mieux.

03 déc. 2004
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P'TIT BONHEUR D'UN JOUR
...c'est quand IL me laisse la barre en disant : " tu tiens au 180° " et qu'il descend dans le Carré.

Alors là, il se passe un p'tit truc qui me fait frissonner :
yeux fermés, insensiblement, je rejoins mon invité du jour 170°... 160° ... 150° et le bateau file, file ...l'espace de quelques minutes, quelques minutes seulement...
jusqu'à ce que j'entende : " TOI tu as changé de CAP ! " ...
" Mais non ! mais non " que j'réponds en reprenant le 180°, avec tristesse...

Bye Bye EOLE, à la prochaine! Mais que c'était bon !

03 déc. 2004
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Pour moi
c'est quand apres etre sorti du port, tu coupe teuf teuf, tu bordes un peu, tu abats un peu.....

je vous laisse rever....

03 déc. 2004
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Un truc, j'chuis sur qu'on le fait tous !
Le sujet, c'est petits bonheur de .... ponton, non ?

Alors voilà, je suis sur qu'on est plein à le faire, surtout les hommes (que ceux qui n'ont pas encore de bateaux se rassurent, ils le feront aussi :-D):

vous savez, c'est le soir, la nuit, et le bateau est "attaché" (nananananèreuu) au ponton. Vous avez fini de manger et vous descendez sur le ponton, pour aller faire un tour pour (rayez la mention inutile): fumer une clope- pisser un coup - jeter la poubelle du bord - se dégourdir les jambes jusqu'au bout du ponton. Vous marchez jusqu'au bout du ponton, l'esprit tranquille et tout est calme. Arrivé au bout, vous faites demi tour (ben ouais, c'est plus l'heure de la baignade !) et revenez vers votre bateau.

Ah qu'il est beau ! toutes les lampes sont allumées à l'intérieur, et la lumière déborde de tous les hublots et panneaux. Ah, que je l'aime ! Vous levez le nez vers le haut du mat puis redescendez votre regard sur sa coque. Votre bouche commence à s'élargir entre vos deux oreilles en un sourire béat. Ah qu'on est bien ! Vous entendez les bruits de la vie à l'intérieur de votre bateau, un peu de musique pas trop fort, des bruits de vaisselle qu'on range. Ah que je suis heureux ! Votre sourire béat se transforme carrément en tête de crétin, vous respirez profondement pour avaler toute cette émotion qui vous submerge. Ah, c'est si bon je vais défaillir ! Puis votre regard est attiré par une toute petite lumière rouge qui grésille soudain, 2 bateaux plus loin votre voisin de ponton a aussi fini de manger, et s'est calé discretement dans son cockpit pour fumer une cigarette. Il vous regarde avec un sourire amusé et complice, vous lui renvoyez le même sourire: pas besoin de commentaire, il faisait la même chose la veille au soir. Alors vous remontez à bord en souhaitant bonne nuit à votre voisin, d'un pas lent pour en profiter au maximum, rejoignez celui ou celle avec qui vous naviguez, et lui dites un truc du style "on est bien là, non ?"

03 déc. 2004
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bravo !!!!
tu décrit à la perfection ce moment de bonheur au ponton !

tout est dit, c'est ça de la vraie réalité, qu'est-ce qu'il est beau MON bateau !!!

07 déc. 2004
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mon bateau
MON bateau oui! mais noublie pas que c'est tout aussi un bonheur que d'aller sur l'eau ou d'etre au ponton et de se dire "qu'est ce qu'il sont beau CES bateaux"... les bateaux en general...
et là tu peut te dire "qu'est ce que je suis BIEN sur (avec) MON bateau" pas qu'est ce qu'il est beau...

une petite nuance insignifiante mais tout de meme réelle... ;-)

Ps: enfin c'est vrai, on dit les deux...je c pas si j'ai été très explicite mais bon...

07 déc. 2004
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Fréja!!!
il me semble qu'il y a gourance!!!!!!
c'est plutôt à classer dans les "grands" bonheurs de ponton,surtout pour ceux qui comme moi,les ont arpentés pendant des années et des années,me disant,en voyant ce que tu décris:ils ont bien de la chance,y a pas,bientôt j'aurai le mien!!! :-) :-) :-)

07 déc. 2004
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la ballade digestive
celle que l'on fait avant d'aller se coucher lorsque l'on arpente les pontons avec les copains du dîner afin de tenter d'expurger les brumes de la prune prise en fin de repas.
ces ballades ou l'on regarde les astuces des autres bateaux, ou l'on se dit tiens, il a fait ca comme ca, c'est pas con, j'y aurais pas pensé, ou l'on regarde le prochain bateau, celui qui nous plairait, l'autre que l'on trouve très beau mais qui a ce peit défaut rédibitoire qui fait qu'on l'achètera jamais etc etc
cette petite ballade ou l'on dit on part 5 minutes et quand on rentre, le bateau est plongé dans l'obscurité, baigné d'un silence réprobateur : ben oui, la petite ballade de 5 minutes a duré 2 heures et pourtant, on avait bien l'impression de ne pas être parti longtemps

10 déc. 200416 juin 2020
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ouah! papa le poisson!
le temps s'arrete un moment...

11 fév. 2005
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Il pleut...
Allez, remonter le filpour secher cette pluie...

il pleut ici.

11 fév. 200516 juin 2020
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Il pleut pas
ce matin de 11,30 h. à 15 h., pour te faire réver un peu.

11 fév. 2005
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aaaaaahhhhhhh Fréja...
Comme je te rejoinds dans ce petit bonheur. Moi, le matin quand je pars travaillé (ca commence mal non!) j'ai les deux tiers du ponton à marcher. En ce moment il fait nuit, au bout du ponton c'est le depart des batôs de pêches, les odeurs des filets des bribes de conversations et je me dis, je viens de dormir sur MON batô, espéré depuis tant d'années. J'ai bien dormis et ce soir j'y reviens.

11 fév. 200516 juin 2020
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pour moi
c'est juste après le ponton
le port s'estompe dans le brume
la vie à bord s'organise

et puis après quelques heures ou quelques jours un nouveau port se distingue à l'horizon

on arrive et on est simplement "content"

11 fév. 200516 juin 2020
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pour moi
c'est juste après le ponton
le port s'estompe dans le brume
la vie à bord s'organise

et puis après quelques heures ou quelques jours un nouveau port se distingue à l'horizon

on arrive et on est simplement "content"

11 fév. 2005
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C'est
bien vrai et bien beau dit comme ca

r.d.

11 fév. 2005
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un petit truc a moi
J'ai un grand bonheur, peut etre meme une fierté. Gosse j'ai reve sur un globe terrestre ou sur des images dans mon livre d'histoire où de géo. Maintenant je suis grand (presque, 1m69) et j'ai la chances d'avoir pu voir "en vrai" ces lieux mythiques (pyramides d'egyptes, d'amerique centrale, muraille de chine, lagons de polynésie, canal de panama, suez, corynte, temples du japon...) Bien sur je n'ai pas ete partout mais il faut toujours du reve et rever, imaginer c'est aussi le bonheur. :-)

11 fév. 2005
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J'ai manoeuvré dans le port...
.....un peu au radard fatigue manque de sommeil, j'ai pas essayé de prendre une place au ponton visteur, je n'avais pas non plus fait de vacation radio avant d'arriver.
Je n'en etais plus la, épuisé par deux jour de mer dure et une nav qui me dépassée techniquement dans cette cette météo, j'étais au bout.
Au ponton carburant, la main d'un gamin c'est tendu vers mes amares, sans que je l'ai vu avant ça c'est fait comme ça, je crois avoir dit merci....crasseux, plein de sel.
Drole de sensation, ce bruit qui s'arrette ou du moins qui est moins présent ou total.....j'ai sauté sur le quai.....je suis tombé.....l'équilibre est bizzare, quand il n'est plus necessaire de compenser les mouvements du bateaux....alors je me suis assis, j'ai allumé une cigarette.

Elle etait TRES differente des autres celles allumées au bureau, parfois deux qui fument dans le cendriers entre le téléphone qui sonne et l'écran qui affiche ce dossier qui n'est pas bouclé.
J'étais vivant la peur etait dépassée et déja loin, j'étais vivant et je le savais par tous les centimetres carrés de ma peau....putain c'etait bon.
(Entre nous faut etre tarés pour aimer la voile)

19 mar. 2005
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Et si ce n'était qu'un rève ?
Mon Rève,
Devenir un vagabond des mers
Rejoindre la bande de va-nu-pieds
Vivre simplement d’eau et d’air
Pour toujours retrouver la liberté.

Perdre la notion du temps qui passe
Dans le courant laisser dériver
Loin de la frénésie qui lasse
Qu’il est bon de se sentir bercer.

Refuser la volonté de l’ignoble machin
Lui échapper, lui faire un pied de nez
En compagnie de mes amis dauphins

Le souvenir de Bernard tendrement évoquer.

Et si tout cela m’était impossible
Et si ma route était barrée à jamais
Défiant la perfidie de l’horrible machine
Dans mon sac marin, mon rêve j’emporterais

19 mar. 200516 juin 2020
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A TOM.....
qui saura nous trouver - dès qu'il aura un petit moment de libre - un p'tit coin au fond de la Taverne pour partager toute la poésie de nos coeurs - parfois - délirants... mais c'est l'essence même de la POESIE que cela !

il me semblerait dommage que d'aussi jolis textes soient perdus au milieu des discussions d'antifouling ou d'ancre diverses et variées...

23 mar. 2005
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Inventaire des ch'ti bonheurs à compléter
Inventaire des ch'ti bonheurs (façon Pierre Dacq ou jacques PREVERT comme
on veut)

Un bateau qui marche
Un autre qui court au près bon plein tribord amure roi des mers !
Etre roi de rien du tout !
Etre son propre chef
Avoir son amour propre sur soi ?
Et la conscience tranquille.
Prendre une bonne douche d'eau douce chauffée par le soleil.
Une planchette japonaise qui fait surface
Un tournevis qui visse
Une pince qui pince
Une manille qui vient de manille de Paris ou d'ailleurs
Une écoute qui ne dit rien mais qui n'en pense pas moins.
Une voile bien bordée avant de faire dodo.
Un bordé pas voilé
Une carène bien carénée
Une fille bien roulée
Un coulisseau qui coulisse à merveille.
Le rire d'un enfant
Le ronron de l'étrave
Celui du chat
La risée qui irise
L'alizé du sud est
Celui du sud ouest. Il est bien aussi !
Notre galaxie
Celle des autres.
Aller de l'autre côté pour comprendre ce qui nous pousse à partir.
Revenir (quand on a compris).
Trouver la paix après l'avoir tant cherchée.
Une paire de bottes (que l'on retire après 8 jours de nav)
Une bande de va-nu-pieds.
Les mains de la masseuse.
Les seins de la semeuse et ceux petits, mais jolis de l'amie de Souchon.
Une main pour le bateau
Une main pour le marin
Une bonne bière après une bonne suée
La bouée SW MINQUIERS
Le regard de ma vieille mère sur moi
Mon père qui danse
Le café dans la thermo dans le cockpit dans le quart de nuit
Le poulet tant de riz (euh Tandoori )
Un ris largué dans la grand voile
Une bulle de jazz larguée n'importe où.
La lune dans le caniveau
Un réservoir rempli d'eau
Un compte en banque créditeur.
Un verre de saint Pourçain
Le petit jésus en culotte de velour
Un panneau solaire en plein midi
Un anneau polaire à minuit
Une taverne dans Saint Malo intra-muros
Une bille de clown mais surtout pas une bille de bois.
Un équipage de belges et de canadiens complété par des gaulois.
Un malouin malin à bord
Pierre AUBOIROUX
Un bon feu de cheminée.
Le joli son d'un biniou. (mais pas trop longtemps quand même)
Un pique nique sur l'atoll de TAKAROA
Un casse-croûte saucisson sur l'île des évents
La baie des vierges à FATU HIVA
La sortie du port
La rentrée au port
L'achat de SON bateau
La revente de son bateau
Savoir où l'on est
Ne pas savoir où l'on va
Etre amoureux d'un tupperware.
Jouer du bidon...
Ca fait du bien quand ça s'arrête.
Un goéland qui se casse une moule
Un moéland qui se casse la goule
La maman dauphin et son bébé qui nagent devant l'étrave.
Le soleil après la pluie.
...
CAPTAIN RAREBIRD

Un grain, deux ris
Babord à mures, tribord : framboises
Café chaud au près serré et Pelf brune à volonté

et dans la série "n'importe quoi pourvu que ça mousse" :
- quand les mouettes ont pied, il est temps de virer (c'lui est vrai, je
l'ai testé "in live")
- le goëland s'gratte le gland = signe de mauvais temps; s'il s'gratte le
cul, f'ra pas beau non plus
- avis de tempête, reste à la buvette
Une main pour le bateau, une main pour toi
Charivari pour le cap'tain évacuera toutes nos peines
CAPTAIN JASSELIN

Bon j'arrète, ça dégénère à vous !

16 mai 2005
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Ecoutez-le bien...
ce petit bonheur-là qui est entrain de s'installer - doucement - dans le coeur de celui qui vient ENFIN de découvrir ...le BATEAU DE SES REVES ...
" ca y est ! je L'ai vu ! il est là-bas..."... et si vous avez la chance - comme cela m'a été donné - de PARTAGER CETTE EMOTION alors, vous pouvez vous dire que c'est du BONHEUR EN BARRE que cela !

16 mai 2005
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un petit bonheur européen !
c'est de saison !
Donc, un bateau allemand au ponton avec un couple et leurs bébés (traversée par l'islande, le groenland, descente cote us respect), des finlandais sympas sur un bateau de location, des suédois sur leur bateau, et non.
On cause, on cause.

Paf ! l'évidence qui nous saute aux yeux ... ces gens là ont les mêmes doutes, les mêmes préouccupations que nous au sujet de la constitution.
D'habitude quand on rencontre des étrangers (et c'est pas peu dire qu'ils sont étranges les finlandais !) on discute pas vraiment, on se découvre on pose des questions etc...
Mais la, débat (in english of course :-() !!
Pour ou contre !!
Génial. Je ne donnerai pas les conclusions mais ca a fini autour d'une table piquée dans un bar à essayer le ginn facon ti' ginn et le rhum facon ginn !!

C'était vraiment magique de parler comme ca avec ces gens venus de si loin!

Merci les pontons, merci l'europe !

06 fév. 2006
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le Bonheur??? peut etre juste une vision personelle
Le bonheur, c est aimer. Peu importe quoi

06 fév. 2006
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Et il parait même
que celui qui aime n'est jamais perdant. Belle philosophie :-)

23 fév. 2006
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le bonheur c'est aussi
juste derrière les épis qui se balancent au grè du vent, c'est sous un soleil éclatant, c'est juste après la dernière courbe avant de prendre la route de la corniche, quand, après quelques centaines de mètres, je l'aperçois enfin :
la mer :alavotre:

24 fév. 2006
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Le bonheur le bonheur
Encore faut il que les autres ne l ai pas .

05 oct. 2006
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c'est bizarre la mer
meme quand on en a chier, qu'on sait fait trempé qu'on a meme parfois eux peur, bizarrement on remets ça et on ose appeler ça le bonheur.

06 oct. 2006
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c'est comme les acouchements
c'est dur pour tout le monde et pourtant on remet ça.....

c'est la nature humaine :-)

06 oct. 2006
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Ah?
C'etait dur pour toi ? Moi ca allait :-D

10 mar. 2007
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Emotion fugitive
ECHANGE

« Une voile ploie sous la rafale,
Et sa coque encense dans la houle ;
Un rugissement vole au ras des flots;
Pendant qu’un bras se lève sur le bateau,
L’avion oscille d’un bord sur l’autre :
Salut et fraternité. »

29 oct. 2007
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ah le bonheur!
On le reconnait au bruit qu'il fait en s'en allant...

Souvent à portée de main, c'est lorsqu'on lui tourne le dos que tout à coup l'évidence nous apparaît...

Mais bien souvent trop tard
:-(

18 nov. 2007
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le B....;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;; ?
bonjour
le B est un pied dans l'eau et l'autre sur terre.
Envoie d'un clown navigant en solitaire pour un tour complet de la méditérannée a bord d'un vulcain V. actuellement sur ancre avec mon pavillon jaune devant un port pas trés gentil.
mais evec des moyen technique wifi trés importants.
mon bonheur aujourd'hui est de faire le plein d'eau et de prondre une bonne douche puis si tout va bien marcher et découvrir
cordialement les voileux
frank

18 nov. 2007
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bonne
:tesur: douche :langue2:

26 nov. 2007
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Dans le golfe...
cet été entre l'ile aux moines et l'ile d'Arz, un p'tit vent, peu de clapot, un soleil tombant, de belles couleurs... je lache la barre de mon Brio et maintient mon cap uniquement en jouant sur l'écoute de grand voile... tout en douceur !!

Que du bonheur !!!!!!!!!!

12 jan. 2008
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clown
:-) ;-) Clown cherche emmerdes...
Les trouvera...

18 nov. 2007
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une douche que du bonheur et de la bonne humeur
elle va ce meritée car les trasaction ne sont pas sure. je suis ancré en plein milieu d'un arsenal militaire Isarelien. je fais un tache extréreste
avec mon clown (non de mon canote).Mais cela me dérange pas. j'ai l'esprit de l'attante les choses ce solutionnent toujours autour d'un repas ou je j'ai ma tenue de clown avec ditribution aux enfants et parent de nez rouge et quand ils ont tous leur nez en place, il me font toujours leur spectacle alors our les guerrrre. c'est pas du bhonheur ça mon gase.
j'ai découvert votre forum en recherche d'une solution. il faut dire que je suis arrivée de nuit, sans feu et sous voile. mais les gardiens du pays sont arrivés trés vite avec leur grosse vedette grise et des bruits stridents, moi qui voulais me poser en douceur c'est nul.
je reste en veille.
frank

19 oct. 2009
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dsl
j'ai pas lu toutes les réponses, mais, c'est vrai que demander sur héo où se trouve le bonheur, sur terre,sur quai ou en Nav ! la réponse pourrait paraitre simple !. en effet le panel concerné n'est pas vraiment objectif !!
Genre enquète IPSOS tronquée voir trucquée !
Bref la vie de ponton super, dépend des voisins.
La vie en Nav, y a pas ni problèmes ! la vie sur terre ? il n'y pas de courant et le prés est vraiment trop serré ! je souhaite passer à 75/25. il me semble que se serait un bon compromis, j'attend d'avoir le temps disponible pour. voilà , voilà .... juste 10 ans encore. Grande amitiée à ceux qui me comprennent. et bonnes Nav aux autres. Flo.

19 oct. 2009
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suite
En fait le bonheur chacun le trouve souvent dans la vie courante qu'il voudrait avoir!pour moi aprés plusieurs vies courantes ( et combien !) , dans ce cher tumulte, il est vrai que le calme, même par force 5, ( pas plus aprés mon CS ne le supporte pas ! )est invraisemblabement délicieux : idée de gérer sa route, sa vitesse, son chemin, illusion de prendre la nature directement dans le ventre, volontée d'être seul à faire ( j'adore partir en solo !) bref, j'ai peur d'être rattrapé par mes démons de faire seul et d'entreprendre !. D'un autre coté quel plaisir de partir en couple voir plus et de partager de si bons moments, et là nous pourrions parler de société de gens de mer. Donc pour moi la pratique de la voile depuis environ 40 ans est à la fois le plaisir de se retrouver seul en face de la nature et celle de me retrouver à plusieurs pour partager des grands moments , le bar du bord est toujous bien rempli ! quel autre pratique peut apporter à la fois un bonheur tellement égoiste et une telle joie de partage ? merci de m'avoir lu. Florian.

27 mai 2012
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bonjour,

je relance là un (très) vieux fil, qui avait suscité de nombreux commentaires.

J'ai pensé que le sujet du bonheur sur la mer était intemporel, et qu'il pourrait encore intéresser les matelots actuels.

La question posée est fort simple.

Pour moi personnellement la réponse est formellement " oui, je me sens dans l'ensemble mieux en mer qu'à terre"

Et vous ? :heu:

27 mai 201227 mai 2012
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Au bout de la baie de Concarneau, au soleil couchant après une journée de navigation, à l'ancre près du rivage dans une petite anse abritée de l'ouest. Pendant que le repas se réchauffe sur le pont de mon petit catamaran, buvant le calme du début de soirée. Vous savez celui ou tout ralentis sans vraiment encore s'endormir.
Je vois arriver une petite barque gréée au tiers, voile faseyante, avançant tranquillement à la godille. Un père bavarde avec son fils d'à peine dix ans. Nous nous sommes aperçus, souris, compris, dévient de leur route et viennent nous saluer, partager quelques instants cette impression de ... l'image de l'autre. Les yeux brillaient ...

27 mai 201227 mai 2012
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après une école de voile pendant mon adolescence, j'ai reve à mon bateau pendant 35 ans, et c'était déjà du bonheur
je l'ai depuis un mois et demi, et ne l'ai pas encore éssayé(pas le temps, quelques bricoles à faire dessus....)et je continue à entretenir mon reve.....
bientot le grand jour, et je le redoute!!!!!
est ce que ca va etre comme mon souvenir, mes projections, etc...????
aussi bien je vais etre malade, , je vais m'emmerder comme un rat mort, ma femme va me pourrir le plaisir avec ses angoisses, je vais me faire peur, car quelque soit l'activité, je suis du genre à froler mes limites....
bref, le reve est déjà un bonheur en soit, mais je pense quand meme à trouver du plaisir partout, que ce soit en solo, en famille, en bricolage, petit ou gros, en apéro au ponton, sur mon bateau , ou le votre, ou en repas avec les membres du club local
on verra bien

souviens toi, frere croyant, que la foi est aussi belle que Dieu!!!

28 mai 201216 juin 2020
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Le coup de foudre

Un jour, un copain m’a proposé d’aller avec lui relever des casiers qu’il avait mouillés entre l’île et le continent. J’étais déjà sorti quelques rares fois en mer, à bord de petits canots à moteur. Mais ce bateau, s’il avait bien trois fois l’âge de son capitaine, n’en possédait pas moins des voiles, de belles voiles ocres toutes tannées de sel.

Il ne faisait pas beau. Un méchant vent poussait le crachin qui nous empêchait de voir à un mille. Nous sommes sortis des passes au moteur, appuyés par la voilure qu’on avait envoyée sitôt quitté le corps-mort.

Le copain m’a demandé de descendre dans la cabine, et de couper le moteur. Dès que ce fut fait, et que je remontai sur le pont, je me laissai envahir par une joie intense, sauvage. Elle me pénétrait chaque fibre, chaque pore de la peau.

Le silence éclatait en mille bruits, de la vieille coque qui gémissait à la lame, du chuintement de l’eau sur la carène, du vent sifflant dans les haubans. Et je restai sur le plat-bord, souriant, en extase, les cheveux trempés de pluie.

« Sale temps, dit le copain. Essaie de barrer pendant que je descends chercher un casse-croûte.

C’était pour moi le plus beau des temps que j’aie jamais connu. Quand j’eus la barre entre les mains, j’ai ressenti toute la puissance et la souplesse du bateau, et j’eus le sentiment de n’avoir fait que ça toute ma vie. Je le guidais, je l’aidais à se faire une route entre les vagues devenues fortes, et il me semblait qu’il était devenu un prolongement de moi-même.

On n’a jamais pu relever les casiers ce jour-là : la mer n’a pas voulu. Mais cette journée reste gravée pour toujours dans ma mémoire. Je savais que je venais de trouver une vraie raison de vivre.

28 mai 201228 mai 2012
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bien , le coup de resortir ce vieux fil !
mais ça fait drole de voir que la majorité des contributeurs ont disparu

28 mai 2012
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stp2, tu me sembles bien morose,
certains s'en vont, d'autres apparaissent,
des competences nous quittent malheureusement (mais pour creer un autre supersite), de nouvelles apparaissent,
ce fil est un fil de reveurs, car la mer est un reve ...
laisse nous rever ... stp

28 mai 2012
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Après l'hivers, j'ai souvent comme commentaire : va naviguer, ça nous fera du bien à tous...

28 mai 2012
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juste, je lisais ds motojournal l'histoire d'un gars qui collectionne quelques ancetres, mais finalement roule peu, et s'en satisfait en les renovant et en en discutant sur les forums ...
applicable ici aussi, (bcp de voileux sont d'ailleurs motards, et moi aussi, domc),
car la vie nous oblige a rever une partie de l'annee de ou et comment nous voudrions naviguer a d'autres moments, l'ete ou plus tard ...
et ces infos et reves partages sur les forums nous apprennent aussi pas mal de choses, en nous donnant une seule envie, naviguer !

je n'ai pas de saison pour naviguer, et l'hiver, j'adore, y a personne, y a encore plus de vent , et fait mm pas froid par ici,
mais bon, la Galice est de tte facon magnifique, hiver comme ete !
quelle chance d'etre ici !

29 mai 2012
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Le bonheur, aujourd'hui !
Chaque nav' est un bonheur, la sérénité, la trouille, le silence, le clapotis, les vagues, le vent, les embruns, les penons, le sillage, le soleil...
La prochaine ? Encore plus belle !

29 mai 201229 mai 2012
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Apparemment pas très heureux de naviguer, les nouveaux matelots (par rapport au début, en 2003) !

Le fil est en train de couler :oups:

29 mai 2012
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bon bah je dirai les 2 mon capitaine, sur l'eau et sur terre.
J'adore lorsque je coupe le moteur et que tout d'un coup c'est le silence (moteur hors bord). On entend alors que les cliquetis de l'eau dans le puits.

02 mar. 2015

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Souvenir d'été

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novembre 2021