"passer sur sa barre" ça veut dire quoi ?

Salut,
Tout est dans le titre, ça veut dire quoi "passer sur sa barre" ?
certains utilisent cette expression pour décrire le comportement d'un voilier.

Cela signifit-il qu'un bateau est ardent et que trop toilé il part en aulofée ou au contraire que le dit bateau est moue et qu'il a tendance à abattre dans les surventes ?

Merci de vos contributions afin de me rendre moins idiot ;-)

L'équipage
15 avr. 2009
15 avr. 2009
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c'est bien la premiere hypothese
le bateau passe sur sa barre quand lors d'un depart au LOF,meme en mettant toute la barre a l'opposé de l'auloffée ,il continue a remonter vers le vent.
et parfois vire de bord ,foc a contre........là on n'est pas fier.....
Maurice.

15 avr. 2009
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barre à l'opposé
là c'est là que j'ai du mal, comme barre à gauche ou barre à droite. Je sais que c'est le contraire de ce que l'on fait mais pourquoi ?

Ti- punch tu dis barre à l'opposé, je sais que tu as raison mais dans mon cas (barre franche)quand tribord amure, je suis assis à tribord, lorsque mon bateau passe par dessus sa barre,cad au lof sur tribord, je tire la barre "vers moi" donc dans le sens du lof (auloffée)et c'est vrai que le safran lui est à l'opposé.
C'est comme barre à gauche et je la met vers tribord ?
Et barre à droite et je la met vers babord ?

15 avr. 2009
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ok
j'avais compris l'effet escompter, mais ma question était pourquoi dit-on ça, c'est vrai que cela n'est pas très important quand on sait mais pour un novice comment lui faire comprendre l'ordre, bien qu'au final c'est ta réponse que l'on va retenir ;-) :-)

15 avr. 2009
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C'est le résultat qui compte !
Que tu aies une barre franche ou une barre à roue, "on s'en fout", mais quand l'ordre babord toute est donné, le barreur n'a qu'à se débrouiller pour le bateau aille sur babord!

;-)

15 avr. 2009
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je pense
que si on parle du bateau, babord tribord, c'est le résultat qui compte, nous sommes d'accord.

Maintenant, il est vrai que l'on peut en cas de barre franche dire à quelqu'un "tire" ou "pousse" ta barre. Mais c'est alors plus pour aider, ou aide mémoire style "barre sous le vent".

Mais de manière générale, surtout si l'on ne sait pas si barre franche ou barre à roue, quand on dit barre à l'opposé de l'auloffée, il faut comprendre qu'avec la barre on contrecarre ou essaie de faire faire au bateau l'inverse de ce que le vent veut lui faire faire.

C'est vrai que dans certain cas, cela peut prêter à confusion.

15 avr. 2009
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et alors
quand ça t'arrives sous spi avec 25 nds de vent...
là t'es encore moins fier !!!!!!
MDR

15 avr. 2009
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Et quand...
Tu passes sur ta barre quand tu barres dans la passe, ca peut faire mal...

15 avr. 2009
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pour eviter
toutes ces reflexions linguistique;
essaye de revoir le reglage d'ensemble de ton greement ( bateau manifestement trop ardent ).
en navigation au fur et a mesure que le vent monte,de reduire en premier la GV;puis les voiles d'avant;
je ne doute pas que c'est ce que tu fait deja, mais parfois on s'entete a garder des habitudes de navigation alors qu'un changement de façon de faire,change aussi beaucoup le plaisir.
Car tirer sur une barre amuse
un moment; mais fatigue tres vite.
du coup, on n'a plus le courage de reduire la toile au bon moment.
a toi d'essayer.
Maurice.

15 avr. 2009
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Très bonne question...
J'ai aussi le même doute...

Vidéo en situation.

Dépard au tas vers la minute 1.30

Là, la chose a faire, tirer la barre vers soi pour éloigner le bateau du vent ?

Je comprends mieux l'utilité des bi-safrans...

Sur un voilier a un seul safran, si celui ci est hors de l'eau, il se passe quoi ? ( ou on fait quoi ? )

:-)

15 avr. 2009
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Depart au tas
Parce qu'en lisant le fil, j'ai fini par comprendre que c'est de ça qu'il s'agit.

Un bateau part au tas (ou au lof, ou à l'abattée, ou passe sur sa barre :blabla:, etc...) parce qu'il est victime d'un deséquilibre brutal.

En général les conditions sont limites, le bateau bien chargé en toile et souvent au portant. Tout à coup une rafale de vent ou une petite vague "scélérate" fait franchir la ligne rouge. On a un excès de gite, liée à l'effet de couple créé, coup de frein créant un effet de croche-pied amplifiant le phénomène, bref au final: le safran décroche.
Dès lors, c'est l'embardée qui se termine plus ou moins bien selon les cas.

Sur la première video que tu as trouvé, le skipper ose quelques secondes un angle trop fermé avec le vent (normal de tenter: ça accélère fort!). Pour tenir un spi dans le vent fort, il est primordial de ne pas trop lofer. Chaque bateau à son comportement propre. Il faut du "toucher de barre" comme on dit. Pas facile du tout.

C'est clairement un problème de surpuissance et de gestion de l'équilibre. Un mauvais réglage de mat peut aussi favoriser la chose (mais alors vraiment mauvais...)

15 avr. 2009
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surtout pas choquer l'écoute de spi
Sur la première vidéo, pourtant c'est bien ce qu'il fait...

Il lache l'écoute du spi en gardant la GV, et il repart, surement en abattant un peu...
Bon, le génois est enroulé, pas comme sur la deuxième...

15 avr. 2009
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J'en prend bonne note ;-)
ceci dit, je trouve qu'il a été assez rapide, et que le bateau s'est redressé rapidement...

Donc, faut vraiment " sentir " le départ au lof, car
choquer GV et halebas, amha, ça prends plus de temps que de choquer l'écoute de spi non ?

Je ne met pas en doute tes explications, au contraire, c'est juste histoire de mieux "cerner" la chose :-)

15 avr. 2009
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ok,
merci beaucoup ;-)

Donc, choquer GV + hale-bas...

Y'aura plus qu'a le mettre en pratique

;-) :-D :-D :-D

15 avr. 2009
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Une autre...

ça arrive parce qu'il est trop près du vent, ( sous spi ) et qu'en plus ils envoient le gégène ?

Désolé pour le flood, j'essaye de comprendre, j'ai pas encore eu l'occasion d'être en situation

;-p :-) :-)

ps) Salut Sylvain, Maurice ;-)

Bonjour aux autres :-)

15 avr. 2009
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Video très illustrative...
Une chtite video qui montre bien le phénomène du safran qui décroche, lors d'un départ à l'abattée.

C'est sur un FC8 je crois.
Belle figure de style....

15 avr. 2009
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oui mais là
c'est trop tard, car sous spi symetrique ou assymetrique et a cette vitesse; il faut reagir tres vite;
le moindre retard dans la reaction pour contrer le depart au lof, en survitesse ,rien ne pardonne.
quand le safran est hors de l'eau, le bateau est couché , n'avance pratiquement plus.
le safran ne sert plus a rien, le temps de remettre le bateau en ordre de marche.
en fait comme en deriveur, quand on a dessalé....!!

15 avr. 2009
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On fait quoi?
Amha, surtout pas choquer l'écoute de spi comme sur la vidéo.

En faisant ça, tu augmente la prépondérance de l'effet de rotation donné par la GV et tu conserve la gîte.

Le ralentissement brutal enfourne la proue.

Plutôt choquer GV et hale-bas pour limiter l'évacuation de l'air du spi et relâcher l'effet de rotation de la GV.

Ton bateau se rééquilibre et tu peux repartir ensuite en repositionnant la GV et le hale-bas.

15 avr. 2009
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C'est ce qu'il a fait...
...et c'est pour cela qu'il a poursuivi son autolofée.

En choquant GV et halebas, il aurait "tué dans l'oeuf" le départ au lof.

15 avr. 2009
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idem spi ou pas
la tendance à partir au lof existe aussi sans spi, sous génois, lorsque le bateau est trop ardent : dans ce cas la seule tehcnique consiste à choquer du hale-bas de GV, puis de l'écoute (palan fin si ça suffit, et choquer l'écoute en grand si insuffisant)
c'est exactement la même chose sous spi, même si c'est plus impressionnant si mal controlé ou si réaction trop tardive

le pire reste quand même un départ au tas

15 avr. 2009
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Euh...non.
En ce qui me concerne moi-même sur mon vaisseau à moi que j'ai c'est étudié pour :

Le brin du palan de GV est à portée de la main vers l'avant (libre puisque la barre franche occupe la main tournée vers l'arrière...), voire dans la main.

Un geste et ça choque.

Le brin du hale-bas revient au cockpit au-dessus du roof il me suffit de décoller les fesses pour l'atteindre après avoir choqué la GV.

L'écoute de spi, elle, est sur le winch sur l'autre bord, en bas, loin, dans l'eau..

15 avr. 2009
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Mise en pratique :
Sous spi et GV :

Tu prends un peu d'angle par rapport au vent.
Au fur et à mesure que ton bateau accélère, tu vas devoir border ta GV, avancer le tangon vers l'étai et border ton écoute de spi.

Quand tu auras le rapport gîte, "bordage" de spi, bordage de de GV qui va bien, ton bateau sera stabilisé en vitesse et équilibré.

Tu peux très bien naviguer sous pilote.

A cet instant la moindre survente augmente la gîte (ce qui fait lofer) et accélère le bateau (ce qui fait lofer). C'est donc grâce à l'écoute de GV que tu vas arriver à gérer la situation en diminuant l'efficacité du spi grâce à la fermeture de son évacuation par la GV.
Ca ralenti le bateau (diminue la tendance à lofer), ça diminue le couple en rotation induit par la GV (ce qui diminue la tendance à loffer) et par conséquent...la gîte.

Essaye. Tant que ça reste raisonnable, ç'est efficace. Après...ce sont les bdf qui freinent dans l'eau...

Dans ce cas, ne relâche pas l'écoute du spi, mais le bras.

15 avr. 2009
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il m'est arrivé de passer dessus il y a peu
de temps… le jour de l'achat de mon bateau… canal des Saintes, en route vers la Martinique… tout dessus… pour voir ce qu'il a dans le ventre… 20 nœuds de vent… un grain qui arrive, la mer blanchit, l'anémo monte à 30 nœuds… barre intenable… puis une rafale… et pan ! plus de barre, rien, départ au lof d'un coup, on se cogne, on s'accroche… on reprend ses esprits et on repart… tout dessus !

un peu éprouvant pour les nerfs quand même… mais au moins je connais une limite du bateau… dans une situation très très courante par ici !

Et heureusement, j'étais avec quelqu'un de grande expérience, connaissant les Sun Fizz par cœur… sinon j'aurais mis 2 ris rapidement et enroulé le génois à moitié… mais j'aurais toujours eu un doute sur la limite pour réduire… là je n'en ai plus… enfin moins… car un grain avec 50 nœuds… là ça doit arracher le mât !

15 avr. 2009
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linguistique
C'est le bateau qui passe sur sa barre et non l'équipage. Cela veut dire que le bateau n'en fait plus qu'à sa tête malgré tous les efforts de l'équipage pour reprendre le contrôle de la situation (il ne répond plus à la barre). C'est vrai en cas d'auloffée brutale mais aussi en cas d'abattée due au roulis rythmique par exemple, et ce dernier cas est encore plus dangereux!
Voileusement
Gégé

16 avr. 2009
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merci
pour toutes ces explications !
Il m'est arrivée quelques fois de partir sévérement en auloffée (plus rarement en abattée) mais jamais au point de rendre le safran totalement inopérant, faut dire que je choque en grand si je trouve le bateau trop lent à reagir et la barre trop dur dans une survente.
Aucun bateau ne m'a donc confronté à une situation de "passage sur sa barre", pourvu que ça dure...

Et me voici moins idiot ;-)

Ciao
Sylvain.

07 fév. 2019
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Enfin une répons à la question ( et aussi la mienne )
Maintenant , le pourquoi et les conséquences , c'est très intéressant , mais hors sujet .
Bravo pour vos commentaires cependant et respect mais je commençais à désespérer
Entête " linguistique " bien choisie

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