Naviguer à voile et au moteur simultanément

Bonjour à toutes et tous,
Non, ce n'est pas une question d'orientation sexuelle, hihi.
Je me suis souvent posé cette question : laisser les voiles quand on est obligé de mettre le moteur ou pas ?
Bon, je sais que, au près, toutes voiles dehors, le moteur (même à faible régime) va permettre de venir gagner quelques degrés dans le lit du vent, le temps de passer un obstacle ou une bouée par exemple. Je l’utilise souvent dans les chenaux.

Un autre cas de figure se présentait cet été :
Vent de côté mais clairement insuffisant pour avancer à contre courant. Sans le moteur on reculait.
Moteur à bon régime donc, pour contrer plus de 2 nœuds de courant.
Le génois refusait souvent donc je l’ai rentré, mais la grand voile, fort bordée, restait bien gonflée, je l’ai donc laissée dans un premier temps.
Même au moteur j’ai souvent tendance à la laisser ne fut-ce que pour la stabilité du bateau.
Cette fois, vu que c’était long, et que je me suis souvent posé la question de son utilité ou, au contraire frein par fardage contre le vent apparent, j’ai fait le test avec et sans grand voile.
En gardant tous les paramètres identiques, j’ai pu constater que l’on gagnait 0,5 nœuds avec la grand voile en place et qu’elle n’était donc pas du tout un frein.
Sans elle 3 nœuds au moteur, avec elle plutôt 3,5 nœuds.

Je n’ai pas refait le test avec le génois vu qu’il se déventait et raguait (j’aurais pu le tangoner, c’est vrai)

J’imagine qu’avec un régime moteur plus important (ou un moteur plus puissant) la grand voile va petit à petit perdre de son utilité ? Et va commencer à créer un frein surtout si l’on garde un cap déterminé ?

Bref je me posais la question de vos techniques en la matière. D’autant plus quand l’on voit que l’on envisage de plus en plus « d’aider » les cargos motorisés avec des voiles.

L'équipage
17 sept. 2022
17 sept. 2022
1

attention, naviguer voile ET moteur à la gite, risque de gros pb de désamorçage de la pompe à huile, et casse imminente ...
tout dépend de l'angle de gite, moins de 10°, pas de pb
c'est vrai que ça aide bien à remonter par petit temps ...

17 sept. 2022
0

Les docs donnent plutôt une inclinaison latérale maxi de 15°. Donnée valable quand le niveau d’huile est au mini. Si ne niveau est plus important, il est évident que l’angle de gite acceptable est un peu plus élevé.

17 sept. 202217 sept. 2022
3

Peut etre temps d'aller ouvrir les docs ...plutot que d'en parler
Volvo 30 degres
Bmw 20 degres
Perkins 15 degres
Etc ...

Et vous verrez que la gite est moins draconienne que le tangage (doc moteur)

Pratique aussi appelée "la risée yanmar" ( ou volvo )

18 sept. 2022
0

Jusqu’à 25 degrés pas de problème !

17 sept. 2022
2

La somme vectorielle du vent réel + vitesse au moteur te montrera que la résultante (vent apparent) est plus performante que le vent réel seul.
Bien sûr, le vent sera plus pointu 😟 mais plus fort 😊.
Le tout est de trouver le bon compromis.
Et c'est pourquoi beaucoup de voiliers sont utilisés comme des fifties.

Nota: ne pas oublier de hisser le cône dans la mâture 😉

17 sept. 2022
0

Motorsailing... comme disent les anglophones. Très courant un peu partout, en particulier quand le vent vient de là où on veut aller !

Bien sûr son utilité dépend de la force du vent et de l'état de la mer.
Petit vent de face, on garde la GV : au moteur, on peut gagner en vitesse et en cap.

Mais quand le vent est plus fort et que ça creuse, j'ai jamais trouvé très confortable d'affaler et mettre le moteur à fond pour faire route pile face au vent, comme on le voit faire souvent en Méditerranée. Je préfère mettre la toile du temps, tirer des bords et prendre patience.

Et comme dit bil56, très mauvais de gîter avec le moteur en route !

17 sept. 2022
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La marche voile + moteur peut être pratiquée à condition qu'on obtienne l'avantage recherché à un instant donné et que le moteur ne soit pas mis en danger.
On remarque facilement que la voilure TIRE le bateau par rapport à son centre de carène alors que le moteur le POUSSE ce qui a des conséquences sur sa stabilité de cap (problème qu'on retrouve en automobile avec le succès mondial de la traction avant pour la voiture grand public).

17 sept. 2022
0

Quand le vent, trop fort pour supporter la GV même arisée au minimum, j'ai connu le cas où au bon prés un petit bout de génois et moteur Zadig avançait quasiment à plat à plus de 6N.

17 sept. 2022
0

Cela fait beaucoup de -1, que j'ai du mal à comprendre 🤔

17 sept. 2022
0

Beaucoup de -1, en effet, un dépressif peut-être :)

17 sept. 2022
0

je trouve aussi que cela fait beaucoup de (-1) pas argumentés, et de plus AMHA sans raison.

17 sept. 2022
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Et bien j'en aurai appris sur le moteur à la gîte, merci beaucoup, même si le cas d'une gîte importante au moteur ne s'est jamais présenté pour moi.
Par contre secoué comme un prunier dans une mer démontée sans vent (tangage+roulis), ça je suppose que le moteur accepte?

17 sept. 2022
3

salut,
les moteurs diesel marins ont en général un carter d'huile plus important qu'un diesel terrestre et désamorcer la pompe à la gite n'est peut-être pas inexistant mais extrêmement rare, et en fonction de la profondeur de son carter et du niveau d'huile requis il est assez facile de calculer à quel angle de gite on prend le risque de désamorcer la pompe,
et d'accord avec ce qui a été dit, remonter au moteur face au vent est complètement improductif et beaucoup plus inconfortable que de tirer des bords voile+moteur à 30/35° du vent.

17 sept. 2022
1

Mais le plus important, c'est quand même de mettre un triangle pointe en bas !!

Blague à part, tant que la voile est bien gonflée, elle propulse et donc "aide" le moteur.
Quand elle est déventée, qu'elle bat, ou pire qu'elle est gonflée à contre, alors c'est du frein.

Parfois le mets la GV au moteur simplement pour limiter le roulis.

Après, effectivement, c'est pas très bon de giter au moteur, il faut d'un côté que la prise d'eau de mer reste sous l'eau, et de l'autre que l'échappement ne soit pas trop profondément sous l'eau...

17 sept. 2022
1

En plus des cas cités plus haut, j'utilise le moteur au ralenti accéléré quand le pilote n'arrive plus à garder le cap dans une mer trop difficile. Étant en cata, je n'ai pas le problème de gîte pour la lubrification, et le moteur (hors-bord couplé aux safrans) permet au pilote de garder son efficacité. Un autre cas, évoqué par Polmar, quand le vent venant du largue est trop faible pour faire porter les voiles et avancer le bateau, le moteur au ralenti permet de "fabriquer du vent", comme nous disions étant jeunes, le peu de vent vitesse donnait un vent apparent au travers, qui permettait d'avancer un peu plus vite, le vent vitesse augmentant donnait un peu plus de vent apparent qui permettait au bateau d'avancer plus vite, créant davantage de vent vitesse, et ainsi de suite jusqu'au près bon plein…

18 sept. 202218 sept. 2022
0

pareil..je dirais pareil..sous le vent des iles quand c’est mou,je mets le moteur sous le vent en marche pour donner un coup de pouce.
appelé aussi risee gazoil,poetique non?

17 sept. 2022
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L'art subtile de savoir trouver le peu d'air pour créer un vent vitesse qui va augmenter le vent apparent risque hélas de de perdre avec la mise en route si facile du moteur 😭

17 sept. 2022
1

Oh rassurez-vous cher Polmar, il en existe encore des gens qui font comme cela: j'en observe et j'en suis. Je sais pourquoi et quand je pars, je ne sais pas quand je rentre, ni pourquoi d'ailleurs.
Je posais cette question car j'ai fort peu d'expérience en la matière. Et que parfois les contingences font qu'il faut arriver à l'heure à l'écluse.
Sinon, l'an passé mon bateau était presque toujours en panne de moteur (4 tonnes lèges tout-de-même en Bretagne du nord): un vrai plaisir de retrouver ces réflexes d'observation, d'inclinaison, de réglage pour se faufiler entre les cailloux et arriver à bon port...

18 sept. 2022
2

C'est moi le +, bien d'accord !

17 sept. 2022
1

Quand la houle s'en mêle, un appui moteur permet de garder un peu de vitesse dans les montées et de maitrise du bateau pour conserver son cap. Ça peut aussi aider à virer un peu plus surement quand on arrive en bord du chenal et que plus loin les mouettes ont pied. Typiquement en sortant du port et qu'on veut ne pas perdre trop de temps dans les chenaux, il m'arrive de garder le moteur en appui...

18 sept. 2022
0

Nos voilier sont des hybrides bien avant la Toyota Prius!!!!!

18 sept. 2022
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Sur un fifty, avancer avec les voiles et le moteur est vraiment très courant.
Deuxième cas : si la gv est casse-pied à hisser et à affaler, on peut la laisser haute lorsque le vent tombe... tant que la voile ne se met pas à claquer avec la houle.

18 sept. 2022
0

-Pour éviter le roulis
-dans les coins pourris c'est une sécurité si le moteur fait des siennes pour des raisons X ou Y, tout de suite tu restes manœuvrant avec ta GV haute.

18 sept. 2022
0

Ça, ça dépend des bateaux.

18 sept. 2022
-1

C'est bien le relativisme mais faut il encore expliquer en quoi! et pourquoi?

18 sept. 2022
0

… simplement parce que certains bateaux sont très peu manœuvrants sous GV seule ou ne le sont même pas du tout.

18 sept. 2022
1

mais faut juste qques secondes pour envoyer un génois ...

18 sept. 2022
8

Autre avantage à garder la GV haute quand on est au moteur: ça fait de l'ombre sur le pont pour la sieste...
VdB

19 sept. 2022
0

Le problème avec le thermique qui tourne en suivant le soleil, l'ombre est souvent réduite 😟

19 sept. 2022
0

Intéressant....
Cependant sur un autre fil il y a quelques années un copain avait sorti un manuel d'une marque de moteur très connu (peut être Yanmar mais je n'en suis vraiment pas sûr) qui disait que 10 degrés était un maximum à ne JAMAIS dépasser.
Je suis tres étonné quand je lis que on peut aller jusqu'à 20 degrés! Incliner le niveau d'huile de 20 degrés sur la coupe d'un moteur c'est impressionnant de voir ce que cela donne!
Autre chose: je suppose que plus le niveau huile est à son maximum....mieux c'est ?
Sinon....est ce que les alarmes de chauffe laissent le temps de prévenir ou l'on peut serrer un moteur très vite?

19 sept. 202219 sept. 2022
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Ci dessous extrait pour volvo ( desole pour la;photo ) ou,la;gite jusqu'a 30'degres est possible mais pas le tangage....

20 sept. 2022
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Lorsque le vent souffle force 1 ou 2 le mieux c'est de tester si le bateau accélère en sortant les voiles.
D'une manière générale dans les petits airs ca fonctionne bien au travers voir au pres, ca ne fonctionne pas du tout au portant si le vent est inférieur ou égal à ta vitesse.

20 sept. 2022
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Vitesse vent arrière réelle = vent de la vitesse => vent apparent = 0 sur le pont.
Les voiles pendent lamentablement 😭

20 sept. 2022
0

Dans les petits airs, vent arrière, surtout dans les zones chahutées type Héaux de Bréhat, je louvoie pour ne trop me faire bousculer! Finalement mon navire n'avance presque jamais droit: et je promets que ce n'est pas que dû au capitaine :)
D'autant que tout trinque dans ces conditions (pas assez d'air, vent arrière contraire au courant).
Et c'est bien une chose que j'aurai appris dans ce fil, c'est la "résistance" du moteur quand il se fait bousculer dans tous les sens au niveau de l'huile.
Bon, au niveau de la gîte, en définitive quand on a 20° de gîte régulière, c'est qu'on a de l'air, donc qu'on avance à la voile; a priori. Que la plupart des moteurs semblent résister à cela au niveau de l'huile est très intéressant à savoir.
La question du tangage cela semble plus limite, mais finalement ce ne sont jamais que des "moments": un bloc moteur c'est étanche, la pompe ne va pas brasser des minutes entières dans le vide?

Ce que j'ai connu l'an passé, c'est plutôt le carburant: un propriétaire précédent qui durant dix ans faisait l'appoint du réservoir de trente ans d'âge,en ne sortant que par beau temps: c'était une soupe affreuse de bactérie et "crasses" accumulées, révélées par quelques navigations plus chahutées qui, après quelques filtres, purges et navigation épiques, m'obligèrent à changer de réservoir.

Sinon, pour le reste, voile et moteur en même temps, je fais un peu comme vous tous (depuis que j'ai un inboard!). Même si j'adore souvent faire comme si je n'en n'avais pas!

20 sept. 2022
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prendre un ris arrange souvent l'affaire, la gv plus plate et moins haute chahute beaucoup moins et est plus propulsive. J'ai déjà désamorcé le circuit de gasoil avec de la gite au moteur. Je suis septique sur le tangage, le moteur n'est pas en haut du mat et on n’escalade rarement des murailles.

20 sept. 2022
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18 août 2022, étape Marseille-les Saintes Maries de la mer. A 19h, il reste 10 milles à parcourir. 15 noeuds de vent de face, on tire des grands bords. Mais avec ce gros clapot qui mouille régulierement le pont en avant du mât, et sous-toilé pour limiter la gite et éviter de dégoûter l'équipage, on avance à 3 noeuds !

Avec un vague espoir d'arriver avant la nuit noire,
je tente moteur et face au vent : 2,5 noeuds à 2000tr/min.
Puis au près avec Mistral+Perkins : 4 noeuds à 2000tr/min.
Le moteur aura à peine eu le temps de chauffer.

Arrivés à 1h du matin, pas fier de ces bords carrés que le GPS nous trace, mais aussi heureux qu'après une nav à 8 noeuds de moyenne.

En résumé, le moteur me faisait gagner peu dans ces conditions. Finalement, tant mieux. Mais ça veut dire que le jour où on en aura vraiment besoin, il ne faut pas que je compte dessus (ou alors il faut que je devienne bon)

20 sept. 2022
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Ben oui, quand le vent se met à souffler fort de là où tu veux aller... il faut se préparer à souffrir ou bien changer de route ! ;-)

21 sept. 2022
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Juste le metier qui rentre, alors...

21 sept. 2022
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J'ai fait la meme etape entre marseille et les saintes un mois plus tot. Vent de face egalement mais plus leger entre 5 et 10 noeuds :) Et entre 0.5 et 1 noeud de courant, une vraie galère. Pas moyen de reporter la navigation à un autre jour
J'ai rentré les voiles et fait route au moteur a partir de l'embouchure du Rhône. Du coup a 5 noeud au moteur avec mon cher MD7 :)
Le lendemain rebelotte courant et vent plein face sur 80% du trajet jusqu'au golfe d'aigues mortes...

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Et entre 0.5 et 1 noeud de courant, une vraie galère.

Les bretons et normands vont sourire

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En vives eaux à la Foraine, jusqu'à 12N!!!

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Je n'osais le relever hihi.

21 sept. 202221 sept. 2022
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Sur mon tri dans la calmasse, c était quasi systématique. Gv+génois plus moteur. L’ideal c est d avoir 1 ou 2nds de vent légèrement décalé de la route pour que le vent apparent ne soit pas que le vent vitesse.
Dans ces conditions, Là où le hors-bord me pousse à 4nds, ça en fait 6 avec les voiles en plus. C est assez plaisant de fonctionner sur un filet de gaz, moteur au ralenti et d avancer à 6nds😉

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Souvenir d'été

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novembre 2021