Navigation en solo

Bonjour
J'envisage une navigation en solo.
Mon bateau sera bien équipé, radar, ais, mais bien sur rien ne remplace la veille.
Sachant qu'il faut faire un tour d'horizon toutes les 20/25 minutes comment se prépare-t-on à cette épreuve ?

L'équipage
03 oct. 2013
03 oct. 2013
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C'est pour faire quoi? cotier? hauturier? dans quel coin?

03 oct. 2013
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Hauturier, direction le soleil.

03 oct. 2013
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transat?

03 oct. 201303 oct. 2013
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Oui et cette fois si en solo.

03 oct. 2013
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il faut faire "comme" en équipage.
Avec en plus, s'économiser physiquement, anticiper plus, naviguer légèrement sous-toilé, s'accroché plus, prendre son temps, décomposer les chronologies, essayer le plus possible de faire des étapes courtes...

03 oct. 2013
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Ma question c'est surtout pour le sommeil. Comment gérer ce problème sachant que sur plus d'un mois il faut quand même dormir...de temps en temps.

En équipage nous faisions des 1/4 de nuit de 2 heures. Mais seul y a t il une technique pour se préparer à des sommeils de 25 minutes.

De jour ceux qui ont l'expérience ne faisaient-ils pas de bonne siestes, en partant du principe que l'on est mieux vu de jour ?

A quelques jours des côtes et en dehors des routes maritimes le risque de percuter un autre bateau est très très faible. L'an dernier sur Mindelo Le Marin nous avons croisé 5 navires dont aucun ne faisait route de collision.

J'aimerais pouvoir partager avec d'autres solitaires.

03 oct. 201303 oct. 2013
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soit tu fais confiance au radar et tu dors
soit:
1)dans les zones a gros trafic et les atrerrages : veille tous les 1/4 a 20mn; pour dormir des clous, les 24h sont occupées par un long sommeil interrompu toutes les 20mn
2) dans les zones au large qui croisent des routes de commerciales: pareil mais toutes les 40mn ca peut aller
3) en dehors des routes et des atterrages: toutes les heures pour se tranquiliser
4) dans les mers horribles ou sans aucun trafic (et sans glace) : dodo.
.
comme dit precedemment pour la manoeuvre:
la nuit prevoir son coup pour ne pas avoir a manoeuvrer ou le moins possible
en general on va bien jusqu'a minuit -2h du mat, on est cassé de 3h a 7h, on est dans le gaz de 8h a 12h.

l'apres midi on dort le plus possible pour la nuit suivante.
.
en conclusion , on dort tout le temps sauf pour bouffer manoeuvrer et jeter un oeil dejors

03 oct. 201303 oct. 2013
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Impossible de se reposer uniquement sur le radar surtout quand la mer grossit, encore moins sur l'AIS car beaucoup de bateaux n'en sont pas équipés.
Le long des côtes Portugaise il me semble qu'il faut être très attentif, maxi 20 minutes sans surveiller. Au milieu du Golf de Gascogne ou au milieu de l'Atlantique il me semble qu l'attention peut baisser.

03 oct. 2013
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le long des côtes portugaises, tu t'enlèvera une grosse épine du pied si tu restes sur une ligne cap finisterre -péniche (entre péniche & i.berlingas) & plus bas ligne Cascais-c.sao vicente...tu es ainsi entre la terre et le rail des cargos & plus á l'extérieur généralement que les petites embarcations de pêche...les pêcheurs (portugais comme espagnols) plus gros ont tous des AIS sur la zone maintenant et l'utilisent vraiment. Gaffe, dans le gascogne même au milieu il y a du monde! tu as des routes cargos ferry nord-sud (GB-espagne)par exemple...sans parler des pêcheurs..mais tout le monde se signale bien depuis 2/3 ans il faut le reconnaitre!.... ce qui n'est pas le cas par contre de ces foutus pêcheurs asiatiques au large de l'afrique ou au beau milieu de l'Atl. nord!....

03 oct. 2013
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Salut,
je navigue actuellement moi-même en solitaire et refuse absolument de me fier ni à mon "Mer-veille" (excellent appareil qui produit une alarme et indique le gisement d'un radar à 2 milles de distance) ni au taux de fréquentation de la mer traversée.
Donc mon rythme de sommeil est réduit par tranche de 20 minutes tout le temps...effectivement il faut dormir dès qu'on peut notamment de jour, et naviguer sous-toilé. Par ailleurs je viens de faire une traversée du golfe de Gascogne avec grand beau temps et des températures sympa notamment la nuit. Ainsi le plus souvent je dormais sur un matelas directement sur le pont ce qui évite de se lever pour regarder l'horizon. A noter que la rencontre avec d'autres navires n'est pas le seul danger, il y a aussi les engins flottants non identifés, comme des containers....Si tu te retrouve vraiment en manque de sommeil notamment après une tempête, si tu as le temps et si les conditions de mer le permettent, tu peux toujours te mettre à la cape. Ainsi plus de problème avec les OFNI et si ton radar est fiable et muni d'une alarme tu peux essayer de dormir un peu plus....attention toutefois de faire une cape courante et de garder les voiles hissées...il faut pouvoir manoeuvrer au plus vite en cas d'alarme.

03 oct. 2013
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www.marinetraffic.com[...]/ais/
une idée de ce qui se passe sur l'eau, au vu de l'échelle, c'est pas monstrueux... la marchande est sur un rail... et j'ai jamais vu plus de 10 cargo à l'horizon.
pour les casiers, faut pas traîner trop près du bord.
les pécheurs, c'est encore le plus délicat... ils tournent n'importe comment!

en côtier, faut pas hésiter a s'arrêter la nuit pour se reposer au mouillage ou au port (c'est gratuit si tu arrives a 23h et que tu redécoles a 7h du mat').

L’ennemie c'est la fatigue qui engendre, de la flemme, une baisse de vigilance et de lucidité... il vaut mieux dormir quitte a se manger un objet flottant, que de commencer à avoir des hallucinations ou autre...

03 oct. 2013
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Lors de ma dernière navigation en solo, c'est pas compliqué j'ai dormi presque tout le temps...

a un certains niveau de fatigue, ton organisme s'adapte, et dès que tu te couches, tu t’endors.

Un reveil toutes les 10min quand je suis dans une zone de traffic, puis si je ne croise rien pendant 2-3 veilles, j'allonge progressivement la période de sommeil. si j'ai rien croisé les 3 heures d'avant, j'imagine qu'il y a peu de raison de croisé quelque chose dans l'heure d'après..

J'ai été jusqu'à 6H de sommeil continu, sans veille électronique.

Après c'étais plutôt du côtier, entre Ibiza et Brest, du coup des navigations courtes, max 3-4j .

03 oct. 2013
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bonne analyse de jackteur: il n'y a pas de regle: entre une arrivée sur suez ou panama et une route au sud de l'australie y'a pas de comparaison:
toutes les 10-15mn pour l'un et jamais pour l'autre.
.theoriquement l'etat de la mer on s'en fout: apres un certain temps meme dans un profond sommeil tu est reveillé par une "anomalie" et de plus en general dans un demi sommeil tu identifie tres facilement ce qui se passe a l'ext: force du vent direction etat de la mer etc...
en complement j'ai des repetiteurs de l'anemo dans ma cabine, manque plus que l'ais et/ou le radar au meme endroit et c'est royal

03 oct. 201303 oct. 2013
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Les "snaps" (périodes de sommeil très courtes de 20 à 25 minutes suivants les organismes) tu va les trouver tout seul... avec le stress.
Je te conseillerais pour le départ de ne pas dépasser 2/3 jours a ce rythme avant de te trouver un abris côtier (pas l'arbre) histoire de passer une nuit normale. Puis repartir pour 2/3 jours et ainsi de suite jusqu'à attaquer le grand saut. Durant cette période, si il pleut pas, installe toi un petit matelas dans le fond de cockpit. Dormir dehors (et attaché) te permet de garder les sens plus facilement en éveil. Perso, je me suis réveillé en sursaut en entendant le moteur d'un cargo. Je suis pas sur qu'a l'intérieur je l'aurais entendu...
Il y avait pas de route de collision, mais ça rassure. C'est comme pour le mal de mer, faut un temps d'adaptation.

03 oct. 2013
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salut oliv44 , encore un fil qui me donne de la tachycardie et me donne l'eau a la bouche...au lieu de tapoter sur ce clavier :goodbye:

03 oct. 2013
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Qui sait? ptêt que ton joli canot trouvera preneur ... je ne sais pas, aux US? en NZ? au Brésil?

03 oct. 201303 oct. 2013
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@MAGO...prévois d'inverser ton rythme bio...dors le jour et ainsi tu pourras assumer tes longues nuits de veille..
..en dormant de jour, au large, tu minimises les risques au maxi, on te vois en visuel!...la nuit, n'oublies pas de bien éclairer (au besoin plus que ne le demande la réglementation) ton canote...dans cette "optique" ,les feux de mouillage stroboscopiques me semble une excellente option!... une règle , en côtier comme au large, c'est de ne pas avoir de dette de sommeil, donc ne pas hésiter de dormir dés que l'on a la moindre opportunité...même seulement 5mns! ne pas s'accrocher au polar si captivant!!!.
comme le dit plus haut Motutunga, il faut anticiper la nuit, régler sous-toilé le canote est une bonne option pour éviter au maxi toute manoeuvre hors du cockpit, surtout dans l'urgence d'un grain violent!!... bref! anticiper sommeil, manoeuvre...á souligner, en solo , la grande aide ála veille d'un bon AIS.
:coucou: :heu:

03 oct. 2013
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J'ai un feu de mat stroboscopique que je peux faire marcher en permanence la nuit.

L'idée aussi était de m’entraîner avant le départ ? Bon c'est sur que ma femme me voyant aller faire un tour toutes les 20 minutes va m'envoyer me faire voir...

03 oct. 201316 juin 2020
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j'ai croisé la flotte des figaristes avant Gascogne, y avait une tête qui sortait de temps en temps... comme quoi la voile c'est vraiment un sport de branleur...

03 oct. 2013
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c'est sur que si on dresse la liste des solitaires qui ont tapé en course, ça va en dissuader plus d'un de faire du solo.

03 oct. 2013
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vous parlez de la veille , mais honnetement dans la pratique le plus penible c'est qu'on s'emmerde beaucoup seul ( sauf si on est moitessier), y'a rien d'autre a foutre qu'a dormir, personne pour contester personne pour parler ni dormir avec !, personne pour dire bonjour aux dauphins.
.
Un avantage pas besoin de penser a la manoeuvre MOB....si tu tombes a l'eau t'es mort, il ne faut serieusement pas penser que les precautions technologiques assurerons ta securité dans ce cas.
Donc plus encore que l'abordage , mefiance sur ce point

03 oct. 2013
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personne pour contester....le pied!!!personne pour parler...le pied!!!

03 oct. 2013
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ça c'est un autre aspect du solo :star2: ...

03 oct. 2013
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Bonjour,
Ils ont tout dit pour les rythmes et dormir le jour pour être mieux la nuit pour moi, c'est juste avant le levé de soleil que j'en bave jusqu'à 1 heure après. Je mange solide et ça va mieux. pour la nuit, s'habiller chaud les matins sont froids.
Pour les instruments très utiles, mais je répète la prudence car équipé d'un récepteur AIS et d'un Mer-veille fonctionnants très bien, Prenant le grand large vers Teirceira, au large des Scilly 4 h du matin cela ne m'a pas empêché de faire une bise à un British fishing boat après exactement 21 mn d'un tour d'horizon et restauration la forme quoi.
D'où sortait-il ? I don' know ! ce qui est sûr, pas d'AIS et pas de radar et le solitaire a toujours tors.
Bon courage, et vas-y c'est super.
JJ

03 oct. 2013
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Souvent en solo, les précautions d'abord. personne qui te parles, ça me va: sauf peut étre la petite voix " attaches toi !!!"
perso je laisse trainer un polypro de 30m derriere avec quelque noeuds le long et une boucle au bout. c'est suffisant pour nager dans le sillage et l'attraper. reste à remonter le long du bout avec 5 kts de vitesse , c'est sport. les noeuds servent à faire une pause avec les crocs du harnais.
Avant j'avais bombé en fluo les noeuds, mais ca attire les monstres des mers profondes vu l'état de ce qu'ils voulaient bien me laisser........ et puis avec l'eau ca partait, ....falait bomber régulièrement, .... c'est du boulot tout ça, je préfère dormir avec radar et ais ....c'est sans danger du moins les 20 prmières minutes aprés........

03 oct. 201316 juin 2020
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Pour répondre réellement à ta question, essayes l'auto hypnose (ou suggestion) entraines toi a t'endormir avec un compte à rebour ...10 je respire profondémen ....9 je suis bien détendu et confortablement installé, ...8 je détends tous mes muscles....7 je vais dormir 20mn car je suis fatigué....6tout est clair à bord et je suis rassuré ....5 j'ai les paupières lourdes........;4 le someil m'envahi...3 je suis serein et détendu pour dormir......2 je dors 20 mn......1 tout est bien je dors.........ZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZ
pardon je m'égare mais cette methode marche pour moi, je m'endors bien avant le 3 et 20 mn est un temps qui va bien.
il y à des portes du sommeil à respecter, des que l'on sent un baillement, les yeux qui piquent, s'installer confortablement et plus on le fait plus vite ca fonctionne.
il y à d'autre methodes d'accés au sommeil et pas mal de bouquins sur le sujet...

03 oct. 2013
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j'dors pas, j'réfléchis profondément ... :-D

03 oct. 201303 oct. 2013
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J'ai à peu près 20000 milles en solo sur 25000. C'est principalement du côtier à la journée, mais ayant fait Ecosse/Grèce et retour, j'ai forcément dû faire quelques longs trajets.

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J'ai notamment fait Sicile/Belgique (2500 milles) en 6 étapes de 250 à 750 milles et un mois (en 2011) ce qui est sans doute plus périlleux du point de vue sécurité que de traverser l'océan.

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En 2006, lors de ma première traversée solo (Belgique/NE Ecosse, 470 milles) j'ai vite compris qu'à essayer de dormir par petites touches, comme on le recommande au café du port, était impraticable. Après un jour et demi, je suis tombé mort crevé et n'ai plus entendu mon réveil. Il y a un moment où le corps refuse tout et prend le controle quel que soit le danger. Je me suis réveillé au milieu de l'aiguillage de rails dont une voie suit la côte continentale en s'incurvant vers l'est (orientation SW/NE) et l'autre part vers le NW !!!

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Depuis lors, je dors en respectant mon cycle normal, qui est de +/- une heure. Dès que je sens que je peux m'endormir, je dors, que ce soit le jour ou la nuit (sauf danger imminent évidemment). Je n'ai jamais compté le nombre de cycles par 24h, mais je pense que c'est 5 ou 6. Quand j'ai fait d'une traite Porto do Sines (S Portugal) - Ouessant (750 milles en 7 jours/7nuits) je suis arrivé à Ouessant, j'ai jeté l'ancre, mis l'annexe à l'eau et suis allé faire un tour au village. Je n'ai pas dû récupérer un manque de sommeil. Si l'on ne récupère pas au fur et à mesure, on s'effondre. Pour tenir sur la durée, il faut récupérer régulièrement et si possible faire des provisions de sommeil.

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Quand on est reposé, le moindre événement bizarre à bord nous réveille: une voile qui faseye, une alarme, le vent qui forcit, un moteur, etc.

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J'ai ensuite fait Ouessant - Nieuport d'un coup (350 milles en 51 heures) en partant à la fin d'un coup de vent. Au départ la mer était formée et je n'ai pas osé dormir, à tort. Puis, approchant du Cap Gris Nez, je ne pouvais plus dormir à cause des dangers (rail, pêcheurs, balises, bancs de sables, nécessité de rattraper la marée pour ne pas perdre 6 heures, etc). Je n'ai finalement dormi que 3 h sur les 51. Autant dire que j'étais content d'arriver !

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Question sécurité, il y a évidemment des équipements :
- Transpondeur AIS avec l'antenne VHF en haut du mât, pour émettre et recevoir loin. Il est important d'avoir un transpondeur, car les autres bateaux (souvent même le plaisancier qui n'a qu'un récepteur) ont la capacité de nous éviter. Et ils le font pour la plupart même les cargos dont ont dit qu'ils s'en foutent.
- Excellent logiciel PC pour déclencher des alarmes AIS.
- Radar
- Détecteur radar que je n'utilise pas mais que j'utiliserais au grand large (c'est un CARD qui détecte les 2 fréquences radar S et X)

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Question procédure, quand je décide de dormir :
- Faire un check au radar pour voir s'il y a des cibles dans le rayon de sécurité.
- Faire un tour de veille visuelle avec des jumelles
- Brancher le réveil sur la durée de son cycle. Je le mets entre 1h et 1h30 selon le risque. En général je me réveille tout seul avant une heure sans avoir besoin que le réveil sonne. C'est un logiciel PC.
- Je dors à l'endroit qui me va le mieux sur le moment (ma cabine, la couchette de quart dans le carré face à la TAC, dans le cockpit, assis en haut de la descente les bras croisés sur le capot, etc). Je me déshabille ou pas selon le contexte.
- Au réveil, si j'ai besoin de dormir un cycle de plus, je recommence la même procédure.

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Quand il faut se ménager :
- La relaxation psychosomatique permet de récupérer dans un état intermédiaire entre la veille et le sommeil, de s'économiser et de faire des provisions de récupération. Disons que l'on dort d'un oeil. L'avantage est que l'on continue d'une certaine façon à veiller car on reste conscient. La technique est infiniment plus accessible que de s'entrainer à changer son rythme circadien (cela c'est bon pour les coureurs au large et ceux qui disent aux autres comment faire ;-) Moi j'ai passé l'âge (62 ans).

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Il y a aussi le choix des routes. Il y a quelques conseils dans le fil, mais j'ai d'autres plans, notamment par rapport aux rails. Je prends comme exemple les rails espagnols Cabo Gata et Gibraltar. Entre les deux, il y a un "rail virtuel", non cartographié mais suivi par les cargos qui vont de l'un à l'autre.
- Quand c'était possible d'un point de vue géographique, sécurité et capacité de maneuvre d'évitement, je naviguais dans la zone de séparation au 1/3 du côté des cargos montant comme moi.
- Sinon, je naviguais à la limite du rail montant.
- Au passage du cap lui-même, je ne dormais pas et je naviguais entre le rail et la côte. Là j'ai trouvé que c'était vraiment plus dangereux, car il y a des cargos à l'ancre et des cargos qui tournent en rond au ralenti qui attendent d'embouquer les ports.

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Il faut naviguer dans ou près du rail, car:
- il est fait pour cela.
- il n'y a pas de cargo en sens contraire.
- il y a peu de navire faisant route en travers, car il y a obligation de s'inserer tangentiellement dans le trafic (et à ce moment-là on peut être sûr qu'il y a quelqu'un d'attentif à la passerelle).
- à part un petit nombre de cargos rapides (> 20 kts) la majorité marchent à 10/15 kts. Si nous marchons à 5 kts, ils mettent très longtemps à nous rattraper. De plus on les controles facilement à l'AIS.

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Les navires les plus rapides sont les ferries. Parfois ils traversent les rails. On détecte facilement leur route et ils doivent avoir AIS.

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Restent les pêcheurs. J'en ai détecté qui pêhent dans les rails où dans la zone de séparation.

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Je crois avoir estimé que le risque d'abordage est divisé par 3 du fait que les cargos sont rattrapant au lieu de faire route opposée.

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Hors du rail, il y a danger de croiser des cargos. Si un cargo a une largeur de 20 m et une longueur de 200 m (j'invente n'importe quoi) il y a 10 fois plus de chances de l'aborder s'il fait route perpandiculaire que s'il fait route parallèle.

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En choisissant bien sa route dans ces régions, on peut fortement réduire le risque.

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En ce qui concerne les OFNI, le problème est juste un peu plus important que quand on navigue de nuit, même si l'on veille. J'ai pris des filets de nuit, alors que je veillais...

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Bon vent !

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Pierre, www.thoe.be[...]

PS: Un jour j'ai demandé au constructeur de Thoè qui fait, par exemple la route du Rhum, comment il s'y prenait pour dormir. Au lieu de répondre il a dit "je ne dors pas". Je traduis par "je dors en prenant des risques calculés"

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