Naufrage à Porticcio. Enseignements après rapport BEA.

Je ne souhaite pas intervenir sur le fil de l'accident.
www.hisse-et-oh.com[...]emoigne

Mais le rapport du BEA est l'occasion de remettre en doute quelques certitudes, et d'en tirer quelques enseignements.
www.bea-mer.developpement-durable.gouv.fr[...]020.pdf

Le BEA analyse les faits. Une place a été demandée pour 3 jours, la réponse donnée par le port a été "pas de place disponible". Le BEA n'est pas allé vérifier : c'est la justice locale qui le fera, peut-être.
BEA relève que le conseil du port aurait du indiquer plus précisément où il était possible de mouiller, que les bouées ne portaient aucune information quant à leur tenue (conditions max de vent, taille maxi du bateau).
La SNSM locale était aux abonnés absents en cette nuit de tempête annoncée.

Bon, on peut dire que le port est criminel et le BEA un ramassis d'énarques. OK. Cela ne se discute pas (je veux dire que ça ne mérite pas d'être relevé).
La justice (locale) passera, peut-être, mais si elle a besoin d'experts elle s'appuiera certainement sur les conclusions de ce rapport. Et je ne suis pas certain du tout qu'elle engage la responsabilité du port (sauf s'il est démontré qu'il restait de la place...)

Ce qui m'intéresse, moi, c'est de tirer un enseignement de ce tragique accident, toujours à la portée de qui s'éloigne un peu de sa place attitrée au ponton.
Que faire dans ces circonstances quand le port n'est pas une solution ?

Outremer a raison : il y a une suite de décisions prises par le capitaine qui me semblent surprenantes pour quelqu'un qui a une telle expérience (42 années annoncées), et qui comme le souligne Viking, sont relevées par le BEA, dans le choix d'un mouillage et la conduite à tenir lorsqu'une tempête est annoncée. Je crains hélas que le BEA ne se leurre en pensant qu'une formation dans une école type FFV permette de progresser à ce niveau.

L'expérience n'a d'intérêt que si elle est variée, évaluée, analysée, critiquée et confrontée à d'autres (ce qui pourrait se faire sur un bon forum de voile...).
A froid, tranquille sur mon ordi, qu'aurais-je fait, moi ?

1- Ayant vécu quelques expériences en port corse (Calvi, Propriano, Ajaccio, Bonifacio), je ne pense pas que je serais entré en force. J'aurais considéré qu'il n'y avait pas de port à Ajaccio : et donc que fait-on ? Le capitaine ni la secrétaire du port n'interviennent dans mes décisions à prendre...

2- Je ne me serais jamais mis à une bouée, je n'accorde aucune confiance dans ces installations. Mon mouillage a été choisi et dimensionné pour ça. C'est dans ces moments que suis content d'avoir retenu que "trop fort n'a jamais manqué". Et si je devais un jour le changer, je prendrai la taille au dessus, sans hésiter : une ancre de 5 kg de plus fait une sacré différence de tenue.

3- Mais si j'avais été dans l'obligation de prendre une bouée, j'aurais passé mes plus grosses et surtout longues amarres disponibles, triplées ou quadruplées. Un amarrage ne DOIT PAS lâcher durant un coup de vent, sinon c'est la catastrophe. Or au port protégé on installe sans complexe 4 amarres voire plus, pourquoi à la bouée exposée on n'en met que 2 ?
Et je me serais posé la question : rester à bord ou descendre à terre ? Un mouillage sur ancre, ça ripe lentement, ça se raccroche éventuellement, mais une bouée qui lâche en pleine tempête, ça laisse combien de temps pour réagir avant le crash? Ici, la femme montait une veille très attentive, premier quart, pourtant le voilier a dérivé et lorsque le capitaine a pris son cap, il a filé droit sur le caillou (un coup d'oeil sur la tablette l'en aurait averti...); mais il peut arriver d'avoir quelques minutes d'inattention, dans une veille, le temps de noter quelque chose, de se faire un café, etc. Dans ce cas (pas de mouillage de l'ancre, pas de possibilité de partir au large), la sagesse n'est-elle pas de préserver sa vie et celle de l'équipage, et laisser le bateau seul à la bouée ?

4- Décider de mouiller l'ancre implique que j'aurais certainement réfléchi à chercher un lieu plus protégé, même s'il n'est jamais certain de le trouver. Devant l'absence de port, j'aurais peut-être regardé la baie suivante, accessible, qui présente de bons mouillages protégés. Facile à dire : quand on est fatigué, rallonger de 20 ou 30 miles peut paraitre une mauvaise idée.

5- Je me serais souvenu que le danger, c'est la côte, et peut être aurai-je pris le large ? C'est ce que raconte Artimon, qui s'en est sorti dans des conditions bien pires. J'ai confiance dans mon bateau, mais c'est un DI : il faut de l'eau à courir; et là encore, la fatigue.

6- Une chose est certaine : je ne me serais pas couché dans mon lit, en slip, ça non!!! ça me parait impensable dans une telle situation. Même sur ancre, ce serait habit et gilet pour tout le monde, et tant pis pour celui qui crie à l'atteinte à sa liberté : il peut toujours descendre à terre. A une centaine de mètres de la côte, à 3 ou 4 heures de l'arrivée des secours, un gilet fait une différence vitale.

7- Et surtout, je n'irai plus en Corse. Jamais en Bretagne je n'ai vu refuser un voilier quand un coup de vent est annoncé. Pourtant, les abris y sont souvent pleins comme un oeuf : j'ai déjà vu, et je ne suis pas le seul à avoir vu pouvoir traverser le port en passant d'un bateau à l'autre! ce qui est très loin d'être le cas à Calvi ou Ajaccio. Différence entre parking à gogos touristes et abri de marins ?

Chaque point est critiquable; si vous avez de l'expérience, elle est bienvenue.

L'équipage
20 juil. 2021
Cette discussion est en mode Débat. Les règles principales de participation :
  • Seules les réponses au sujet principal sont autorisées. Interdisant ainsi les échanges entre intervenant et favorisant les contributions.
  • Vous ne pouvez publier que 3 contributions (3 réponses au sujet principal).
  • Vous pouvez corriger et compléter vos réponse et contributions.
  • Un nouvel utilisateur ne peut participer au débat (Ceci afin d'éviter les Trolls).
L'objectif étant de favoriser l'argumentations de fond, la synthèse des idées et éviter les dérives. Bon débat a tous !
20 juil. 2021
2

Je voulais juste dire que j'ai à bord plusieurs morceaux de chaine qui me servent pour m'amarrer à des rochers trop agressifs pour une aussière, et éventuellement pour un cas de type, car la chaine résiste mieux au ragage.
Néanmoins, j'ai moi aussi nettement plus confiance dan mon ancre que dans la tenue d'un corps-mort...

20 juil. 2021
7

Considérations justes , mais dans le cas de cette tempête seul l'abri d'un port était la solution . Un port plein ça n'existe pas quand la vie des gens est en danger , même amarré de façon scabreuse on est à l'abri des vagues et on peut éventuellement évacuer sur le ponton .
En août 2005 je crois , nous étions 7 dont 4 très bons marins , il y a eu une tempête énorme sur la Corse avec des creux de 6 m voire plus , sur les Sanguinaires ça déferlait sur 1/2 mile, nous sommes arrivés à Ajaccio , pas de place ......
Je suis entré dans le port et je me suis installé sur une place de 8 m avec mon 11 m , le port m'a dit : si le locataire arrive vous dégagez , j'ai dit ok et personne n'est venu pendant 3 jours .
A l'ENA , on n'apprend pas à gérer les situations d'urgence , témoin les premières réactions de nos plumitifs au début de la pandémie .

20 juil. 202120 juil. 2021
4

Les rapports du BEA sont toujours intéressants, mais celui là est un peu "creux"...
Il est néanmoins rare qu'il y ait des rapports BEA sur des accidents de plaisance non professionnelle. Je ne sais pas ce qui déclenche ou non l'enquête.

Comme d'habitude, et c'est son rôle et c'est bien expliqué, le BEA se contente des faits dans le but d'améliorer la sécurité. Il doit il y avoir un périmètre administratif bien établi aussi, qui explique peut être certains "oublis"?.

L'absence "d'informations" sur le mouillage est considéré comme facteur contributif, alors que la chaine/bouée n'a pas lâché.
Pour moi, c'est au skipper de décider s'il sera à l'abri à cet endroit, je n'ai jamais vu écrit sur une bouée si elle est "valable" par tel vent/telle houle/de tel secteur pour un bateau de x tonnes, avec tant de fardage... Ce serait à mon sens déresponsabilisant.
Ce sont des infos qu'on trouve partiellement dans la documentation nautique mais ce n'est jamais exhaustif.

En revanche, et ce qui m'étonne, c'est qu'il n'y a aucune recommandation envers les ports sur l'accueil des voiliers en cas de mauvais temps, la notion d'abri etc...
Le refus d'accueil au port n'est pas indiqué comme facteur contributif de l'accident, ce point est carrément occulté dans le rapport.

20 juil. 2021
3

Encore une fois je vais me faire l'avocat du diable.

Le vent annoncé était secteur NW/W.
Comme il est écrit dans le rapport, le "fond de baie" d'Ajaccio est bien protégé. Il y a d'ailleurs écrit, sur Navionics, devant le port d'Ornano "mouillage recommandé" (peut-être que c'est depuis l'accident que c'est écrit, mais le fait est que ... c'est vrai).

En plus, c'est à une encâblure du port.

On m'annoncerait du NW/W F8++ que je ne me poserais pas la question de savoir si mon ancre est bonne, pas bonne : je mouille là devant (à supposer qu'on m'ait plus que fermement refusé l'entrée au port), et je passe la nuit en veille le doigt sur le démarreur du moteur pour soulager le mouillage s'il le faut, ou tout larguer pour rentrer au port.
Le gros avantage, c'est que l'endroit aurait été protégé des vagues (au moins en partie).

Et c'est, en filigranne, ce qui est reproché à l'équipage, et c'est aussi pourquoi il n'est pas spécifiquement écrit que le refus des ports est un facteur agravant.

20 juil. 2021
2

Je pratique la cote Ouest chaque année depuis 15 ans pour une escale ou plus longuement. J’ai déjà vu le mouillage d’Isollella impraticable avec une grosse houle de secteur ouest et un vent fort. La houle provoquait un clapot intenable dans la zone des bouées.
J’ai toujours (par excès de précaution ?) pris de la marge en cas de mauvais temps annoncé en allant immédiatement me réfugier dans l’un des deux ports ou dans un mouillage bien abrité quitte à faire l’impasse sur 3/4 jours de voile. Je ne connais pas ce que prévoyait les bulletins mto avant la tempête annoncée mais si c’était de l’Ouest et du Nord Ouest et que les ports pleins m’avaient refusé l’entrée j’aurais tenté Aspreto ou Porto polo dans la baie de Valinco a quelques heures.

20 juil. 202120 juil. 2021
3

Ayant passé 5 ans à Ajaccio et passe 2 saisons à isollela deux au mouillage à côté de d ornant je ne m explique pas cette décision de rester alors que tous les bateaux étaient partis, il y a de nombreux bateaux à l année en fond de baie, sinon le mauvais temps était annoncé depuis un moment, Porto Pollo en effet était à quelques heures, conséquences dramatiques d un choix inexplicable.

20 juil. 202120 juil. 2021
1

certes il aurait fallu faire des quarts aukazou car des rafales à 60 noeuds aux sanguinaires c sérieux

20 juil. 2021
5

Suffisait d aller mouiller en fond de baie et pas de drame, pas de rapport du Béa

Je ne crois pas à des conséquences judiciaires

Mais les ports Concernés y réfléchiront à deux fois à l avenir

20 juil. 2021
1

@yann , le problème , et suivez mon regard , c'est que le rapport du BEA va servir de base experte pour le procès , et il n'est pas clairement établi que le refus du port a engendré l'enchaînement de circonstances qui a conduit à la mort de ces marins .

20 juil. 2021
3

Il est clairement écrit en préambule : « l’utilisation de ce rapport à d’autres fins que la prévention pourrait conduire à des interprétations erronées ».

Le rapport du BEA mer ne pourra ne pourra donc pas être utilisé formellement pour fonder des décisions judiciaires.

20 juil. 2021
3

Le premier enseignement que j'en tire : c'est de ne pas aller naviguer dans ces coins où les ports sont "si accueillants" et pleins.

Ces endroits où le rapport service/prix ne fait l'objet d'aucune préoccupation.
Il y a tellement de beaux endroits encore relativement déserts ; même en Europe. Mais, effectivement, pas toujours avec le climat méditerranéen.

20 juil. 2021
4

Faby écrit : « le BEA [est] un ramassis d'énarques »

En fait, le BEA est composé de membres émérites du monde maritime agissant (théoriquement) en toute indépendance.

20 juil. 202120 juil. 2021
0

Le port a annoncé qu'il n'y avait plus de places bien avant l'arrivée du mauvais temps. Le choix d'attendre devant l'entrée qu'une éventuelle place se libère, pour ensuite se retrouver coincé n'est pas la conséquence de la réponse du port, mais bien le choix du capitaine. Choix incompréhensible quand on sait qu'en effet Porto Polo n'est pas loin et est un bel et bon abri.
Pour moi, ce port d'Ajaccio est corse, c'est tout. On peut lire facilement les retours de plaisanciers qui sont passés par là pour savoir ce que cela signifie. Quand on annonce une telle expérience, on sait tout cela. C'est suite à une nuit dans ce port que j'ai décidé d'un seul coup de quitter le pays pour aller en Sardaigne (où je suis resté 2 ans !).

Un port fermé met en place la signalisation ad hoc. Sans cette signalisation, l'abri est ouvert et le navire en difficultés peut s'y présenter, et s'y trouver sa place. Se retrouver rejeté par les gens du port aurait certainement d'autres conséquences pour les autorités du port. Mais ce n'est pas le cas ici.
Mais une place déjà louée dont le locataire est absent, n'est PAS libre : elle est déjà louée... Tu entres, tu la prends, mais si l'autre arrive, tu dégages; mais le port ne te dira pas ça !

Cela dit, le sujet n'était pas la responsabilité supposée et finalement très pratique du port parce que sensée dédouaner un capitaine des erreurs dans ses choix ultérieurs (le port serait donc LA solution unique ??? ah bon, et les autres au mouillage ailleurs, ils ont coulé, eux aussi ? ? ? ). Je suis persuadé qu'il était possible de s'en sortir vivant sans être au port.
C'est cela, le sujet intéressant : nous ne sommes pas en position de juger les gens du port, mais nous pourrions nous retrouver dans la position de ce malheureux équipage; ferions nous les mêmes choix ? non ? pourquoi ?

20 juil. 2021
0

Jean LW : Je me souviens avoir mouillé par beau temps à l'abri sous le vent des Sanguinaires. Est-ce un mouillage fréquentable avec les conditions d'ouest qu'ils avaient?

N'y avait il pas de mouillages abrités par une côte au vent à moins d'une heure de leur position?

20 juil. 2021
2

Si : moins de 5 milles au nord, fond de baie d'Ajaccio. C'est moche, mais c'est abrité.

Pour le mouillage des Sanguinaires, par grosse baston, perso je passe mon tour (je précise que je n'ai jamais essayé, mais je le sens pas trop pour la tenue).

20 juil. 202120 juil. 2021
7

pas vu d'indication dans le rapport du BEA de la direction du vent (mais j'ai peut être mal lu) mais il semble admis que c'est un coup de vent de NW; pas besoin d'avoir 42 ans d'expérience de navigation ou d'avoir fait toutes les formations possibles et imaginables pour se rendre compte, instantanément, que, dans un mouillage ouvert au NW, cela va vite devenir l'enfer ... or, justement, les 3 marins sont expérimentés donc il n'y a aucunes raisons pour lesquelles ils se soient laissés enfermés dans un trou à rat et se soient comportés en dépit du bon sens marin dans les évènements qui ont suivis;
se cacher derrière la fumeuse "interdiction d'entrée dans les ports" est l'arbre qui cache la forêt ...;
pour moi, la véritable question est "comment et pourquoi des marins expérimentés se sont piégés eux mêmes ?" car des solutions de secours viables, il y en avait plusieurs et disponibles bien avant la tempête; cela ouvre une autre question "même expérimentés, pourquoi une sorte d'aveuglement s'installe ?" et nous sommes tous concernés ...
seule la rescapée peut répondre à ces questions ...en aura t elle la force ? le courage ? l'envie ? les erreurs de jugement ont été payées au prix fort par tout l'équipage

20 juil. 202120 juil. 2021
3

Quand on lisait les premiers fils cela donnait la perception d'un bateau qui s'était fait fermer la porte au nez alors que la tempête était déja là. Que les vilains ports étaient des criminels qui avaient laissé dehors des malheureux en pleine tempête.

Le rapport du BEA change la perception.

On comprend que les premières demandes et premier refus sont de l'ordre de 36 h avant l'accident, plus de 24 heures avant l'arrivée du mauvais temps.

Dans ce schéma temporel, comme le BEA, je ne vois guère de lien direct entre des ports complets et l'accident.

Les ports complets, au même titre que les prévisions météo faisaient partie des éléments qui dictaient l'établissement du plan de nav.
Le timing permettait d'anticiper la situation et de trouver une solution, me semble t'il.

En tout cas cet accident, et ces conséquences sont bien tristes.
Si il y a une leçon a en tirer c'est que naviguer c'est prévoir - dommage que cela ne soit pas noté dans le rapport du BEA, cela m'aurait semblé plus utile qu'un couplet sur la pseudo formation des écoles de voiles.

20 juil. 202120 juil. 2021
0

Faudrait avoir les bulletins mto qui précèdent car le vent dominant quand ça souffle fort est souvent de Sud Ouest auquel cas le mouillage d’Isollela était abrité mais les bouées pas faites pour le vent et s’il était prévu que ça tourne au Nord Ouest il n’y avait aucune solution de mouillage . Par contre au fond d’isolé là vers le Sud il est posible de mouiller dans du sable si pas de Nord Ouest

20 juil. 2021
1

Sont graves au BEA

Mardi 25 Septembre ...
mon calendrier parle du Vendredi 25

historique météo
www.infoclimat.fr[...]ro.html

20 juil. 202120 juil. 2021
0

"Papayou56", Oui j'ai aussi un peu le même ressenti... (Que dans ton post un peu plus haut)

20 juil. 2021
9

Directeur de port pendant 25 ans en Atlantique et en Méditerranée,et y ayant fréquenté les ports au cours de mes 50 ans de navigation de plaisance, je peux affirmer qu'en cas d'urgence ou de gros mauvais temps, il est toujours possible d'accueillir un bateau...

L'amarrage à couple, en bout de panne, à deux, trois, voire plus est toujours possible, je l'ai souvent pratiqué, la difficulté vient souvent du plaisancier et non du port, qui devrait alors user de son autorité en particulier s'il faut mettre un bateau et son équipage à l'abri.

Lors de manifestations sportives (style tour de france, edhec ou aurore ou figaro),
dans un port de 250 places , j'ai pu accueillir 350 bateaux.

Le cahier des charges des ports attirait en ce temps là l'attention sur cette obligation d'accueil (obstruction de la bouteille) surtout quand il y a un problème de météo et de sécurité...

Rappelons encore une fois qu'un port est avant tout un abri avant d'être un parking...

Quand on navigue dans une zone qui ne vous est pas familière, le port est l'abri que l'on peut rechercher en priorité si du gros temps ou tempête sont annoncés.

Mon point de vue se limite au rôle du port, je préciserai cependant que si un skipper recherche un port pour s'abriter, c'est qu'il a estimer qu'il en avait besoin.....

20 juil. 2021
3

Le BEA tel Ponce Pilate constate que les 2 ports « étaient pleins » sans questionner le bien fondé du refus des 2 capitaineries malgré une annonce de tempête et se gardant bien d’approfondir le sujet préférant laisser le sujet entre les mains de la justice
Je pense que la plaignante et son avocat vont attaquer bille en tête au tribunal sur le refus d’accueil des 2 ports comme cause principale du naufrage.

20 juil. 2021
5

Ca n'est pas le travail du BEA.

Par ailleurs, ne fustigez pas non plus le fait que le BEA préconise une formation et le respect du port des équipements de sécurité (gilets et autres) : ils sont strictement dans leur rôle.

Enfin, le fort coup de vent était prévu NW suffisemment à l'avance.

20 juil. 2021
1

BEA: "L’ABEILLE FLANDRE signalant un vent fort de secteur Ouest avec rafales
de 40 nœuds."

La météo la plus proche de la même date indique un vent moyen de 26 noeuds au 290° et une rafale à 44 nds au 280°.

Du vent fortcertes, mais pas vraiment une tempête.

20 juil. 2021
0

Lulu 2 ( désolé ´, je ne peux remonter le fil ) tu fais bien d’écrire plus haut dans ta remarque «théoriquement » entre parenthèses …..
parce que moi je l’aurais écris en majuscules … et sans parenthèses …ceux qui ont suivi le drame du « Bugaled Breizh » comprendront ce que je veux dire…

20 juil. 2021
-3

Captain cromagnon "sait" alors que les autres galeux sont dans l'ignorance ...pitoyable

20 juil. 2021
9

Dans ce type de situation il faut surtout comprendre le comportement psychologique des acteurs du drame.
Le plus souvent un point de départ déstabilisant presque anecdotique fait entrer le Diable et conduit à prendre une funeste décision, souvent jugée plus tard comme complètement aberrante ou franchement folle. Puis l'inexorable marche à la catastrophe se déroule car à toutes les étapes suivantes le mauvais choix n'est plus remis en cause
et quand le final tragique va se jouer rien n'a été préparé pour une dernière fois pouvoir sauver sa peau. Cela est très classique, bien étudié, MAIS il faut l'avoir vécu une fois personnellement pour comprendre à quel point l'enfermement intellectuel est une cause très puissante de drames. Et l'effet de groupe aggrave la situation sauf si l'avertissement d'un sujet encore lucide est écouté à temps, mais il est exceptionnel que cela arrive puisque à cet instant la parole du chef, en qui tous espèrent, ne peut plus être contestée.
Içi, le refus d'entrée du port est déstabilisant mais n'est qu'un prétexte psychologique et ne peut justifier le choix contre tout bon sens d'un mouillage très exposé alors que l'on veut justement ne pas l'être !. La conscience du risque existe encore mais la plongeuse qui remonte en affirmant que le mouillage est bon referme définitivement la recherche logique d'un autre lieu au point qu'alors le danger grandissant le skipper ne reste pas équipé en conséquence et n'a même pas préparé soigneusement le cap de dégagement en tenant compte d'une dérive qui devra obligatoirement être compensée.
Rien que du banal en somme.

21 juil. 202121 juil. 2021
0

Belle analyse de Outremer sur le comportement humain. Je ne sais pas ce qui a amené le capitaine à ce niveau de réflexion (âge, fatigue, relativité de l'expérience) mais il faut remarquer que la seule survivante de ce drame est la personne qui téléphone, appelle à la VHF, plonge sous la bouée, reste en veille tandis que les autres se déshabillent et vont se coucher. Mon épouse a nettement moins "confiance" que moi dans ma bonne étoile, et quand elle émet une alerte ou un doute, je finis très souvent par m'avouer qu'elle a raison. Si c'est le capitaine qui prend la décision, il doit prendre en compte l'avis de l'équipage, et retenir que celui-ci peut avoir raison.

Viking relève que le vent n'était pas si fort. Ce qui explique que le mouillage, pas prévu pour plus de 30 noeuds, a quand même tenu. Mais alors, comment se fait-il que l'amarrage ait lâché ?
Une amarre n'est jamais "trop" résistante à l'achat : choisir +1 ou +2 par rapport aux conseils que l'on peut trouver ici ou ailleurs, c'est prendre en compte qu'après 2 ou 3 ans, elle a perdu de sa résistance; économiser 10 ou 20 euros sur cet équipement est une erreur qui peut se payer cher.
Comment éviter le raguage ? passer une chaine dans l'anneau ? faire un tour mort ? Passer une amarre en double, c'est amha une erreur. On a l'impression naïvement qu'ainsi la traction sur l'amarrage est divisée par 2, mais c'est faux : c'est bien toute la tension qui est appliquée au point d'appui de l'amarre sur l'anneau, justement là où le raguage se fait. De plus, cela double le risque de coupure par raguage au niveau du bateau.
Passer une amarre en double cela permet de la larguer plus facilement, mais rien d'autre. Les risques de raguage sont accrus, cela surcharge les taquets, et cela donne une fausse impression de sécurité.
Une question : la longueur de l'amarre sur bouée joue-t-elle un rôle important?
Quand je prends une bouée, c'est toujours par beau temps annoncé. Je mets systématiquement 2 amarres passées en double. Mais si je devais assurer un coup de vent, j'en mettrais 4, au moins, chacune passée en simple, tour mort sur l'anneau si possible et noeud de chaise et ganse longue. Et surtout je les mettrais le plus long possible, contrairement à ce que je vois souvent. Et mon ancre serait débridée, prête à mouiller !

Concernant l'affichage sur la bouée, je suis surpris que personne ne trouve pénalisant le fait qu'il n'existe pas. Pourtant, un amarrage prévu pour F0 n'a rien à voir avec celui destiné à assurer un F7, et ce n'est pas non plus le même si c'est pour un bateau de 7 mètres ou de 12 mètres... cela même si de l'extérieur l'apparence est identique. Il en est évidemment de même pour les bouées, or rien n'est visible. Faut-il -comme beaucoup le font- se fier à la taille de la bouée (plus la bouée est grosse, plus elle est solidement solidaire du fond )???
Le BEA a raison sur ce point. S'il avait été précisé clairement sur la bouée " <10 mètres, <30 noeuds ", le voilier de 12 mètres s'y serait-il amarré alors qu'un F7 était annoncé ?

21 juil. 2021
3

Bien facile derrière mon ordinateur, mais pour moi l'information du port"complet" ne tient pas la route.
Je rentre, je me mets à l'abri et après on triera les patates avec la capitainerie.
Là, je rejoins Awa

21 juil. 202121 juil. 2021
0

J'aurais tendance à aller dans le sens du BEA, avec l'explication d'Outremer.
La décision de rester par tempête de NW annoncée sur un corps mort inconnu, dans une baie ouverte au NW , avec à proximité et indiquée par l'employé du port (à 10h15, l’équipière
rappelle le port Charles d’Ornano. Le port confirme qu’il n’y a pas de place de disponible, même au poste de ravitaillement, mais lui suggère d’aller se mettre à l’abri au « fond de baie ».) une zone abritée, était aberrante et c'est bien cela qui a été l'élément déterminant du naufrage.
Après, le pourquoi de cette décision est bien expliquée par Outremer dans son analyse psychologique..

21 juil. 2021
3

Si les infos du BÉA sont exactes , au moment du drame il y a 103 km/h , rafales à 131 km/h , peu de mouillages ou de bouées résistent à de telles forces de vent . A la fin de leurs quarts , les hommes vont se reposer , rien d'anormal à ce qu'ils soient en slip , bon on va leur reprocher , dans l'urgence de ne pas s'être équipés , mais comme l'a dit outremer , dans l'urgence on ne fait pas toujours tout dans l'ordre , là le skipper propriétaire pense d'abord à sauver son bateau sans imaginer une seconde qu'il va être emporter avec son ami .
Les ports d'Ajaccio sont responsable et l'argument du manque de place , bien à l'abri derrière leurs ordi et leur bureau ne tient pas la route .
Je les ai vu en maintes occasions , jamais un service , seulement pour les îliens ( témoin de la scène ) , toujours en faire le minimum .
Ben la , s'ils ont un brin de conscience humaine , ils ont deux morts sur la conscience et la fameuse hospitalité corse , je me gausse .
Il y a bien longtemps que j'ai fui cette destination pour aller en Sardaigne .

21 juil. 2021
0

il se murmure, dans le maquis corse, que les employés des ports d'Ajaccio ont fait l'ENA ... circonstances aggravantes ... mais ça, bien sûr, le BEA n'en parle pas ...

21 juil. 202121 juil. 2021
-3

est ce que la RATP est responsable des conséquences de passagers qui ne peuvent monter dans la dernière rame bondée ?
est ce qu'une station service a sec de carburant est responsable des conséquences pour des gars qui ne peuvent faire le plein ?
est ce qu'un magasin est responsable des conséquences d'une rupture de stock sur un produit ?
est ce qu'une pharmacie ou un laboratoire est responsable d'une pénurie d'un médicament ?
est ce qu'un hôpital est responsable des conséquences en cas de surcharge (Covid) ?
est ce que le gouvernement est responsable des conséquences de la pénurie de masques end début de Covid ?
est ce qu'un port est responsable des conséquences d'un accident 36 heures après avoir annoncé qu'ils étaient complet ?
.
.
A vivre en Métropole on ne rend plus compte de la facilité et de notre confort de vie.
Cela nous déforme - on n'accepte plus l'imprévu.
Pourtant
La vie est pleine d'imprévue, a chacun de savoir y faire face et d'assumer ses responsabilités.
C'est un peu facile de toujours se retrancher derrière les autres.
.

PS : pour ceux qui disent qu'un port n'est jamais complet - je l'ai connu en Corse justement - a Cargèse c'était impossible de caser un bateau de plus, a minima de la taille de celui dont j'avais la responsabilité.
On s'est un peu fait secouer mais on a fini a Ajaccio voila tout.

21 juil. 202121 juil. 2021
-1

Safiortan : "si les infos du BÉA sont exactes , au moment du drame il y a 103 km/h , rafales à 131 km/"

A quelle page as tu lu que le vent soufflait à 55 noeuds avec rafales à 70 ?

Pour ma part, par rapport au vent , j'ai lu "L’ABEILLE FLANDRE signalant un vent fort de secteur Ouest avec rafales de 40 nœuds."
Ce qui est loin de 103km/h !

Et, je le répète, la météo la plus proche de la même date indique un vent moyen de 26 noeuds au 290° et une rafale à 44 nds au 280°.

103 ou 104 km/h soit 56 nds de vent moyen, c'est exceptionnel. Je ne suis pas certain que cela se soit produit depuis 1999 lors de tempêtes hivernales en Bretagne !

21 juil. 202121 juil. 2021
2

Tu as raison viking35 de t'adresser si courtoisement à Safioran : il a bien lu le rapport, mais certainement pas avec la même attention que toi : le rapport mentionne 104km/h et non 103km/h (je mets en gras au cas où ça ait une quelconque utilité ?)
Mais tu auras corrigé de toi-même en lisant....
;-)

  • en revanche, le rapport ne dit pas quel jour cette mesure a été faite, donc tu as forcément raison (mais je n'en doutais pas)
21 juil. 2021
9

La déstabilisation psychologique par une information ou un ordre discutable mais pouvant être une application réglementaire a été le point de départ en aviation de catastrophes aériennes majeures très connues avec de nombreux morts hélas, dont celle du Mont St Odile:
Les pilotes,fatigués par plusieurs rotations dans la journée avaient hâte de se poser. Ils avaient donc décidé dans leur tête un atterrissage en semi direct réglementaire très rapide que tout le monde peut utiliser. Pour une raison dont seul le contrôleur aérien porte la responsabilité, ce dernier a refusé pour imposer un circuit standard classique beaucoup plus long. A cet instant le Diable est entrée en jeu, car une branche finale menait à être en descente au dessus du Mont St Odile et les pilotes fatigués et déstabilisés (très net sur les enregistrements entre pilotes) n'ont pas alors géré correctement une particularité TRES discutable (modifiée enfin après cet accident) de la planche de bord de cet Airbus qui a aggravé la confusion au point,au point,l'avion mis en descente, de ne pas surveiller l'altimètre, ce qui est fatal en aviation !!!.
Le contrôleur, responsable du circuit du terrain, n'a fait qu'appliquer ses prérogatives.
Aucun contrôleur au monde ne peut imaginer qu'en donnant un ordre réglementaire à suivre sauf urgence vitale exprimée par le Cdt de bord, il va conduire des pilotes à ne pas surveiller l'altimètre en descente.
C'est exactement le même scénario à Ajaccio: un skipper fatigué, "dans la semoule" et un équipage angoissé, poursuivant l'idée fixe de se mettre à l'abri dans le port miracle sont confrontés à un refus inattendu ! Alors l'irrationnel entre en jeu.
Le cerveau est un ordinateur BIOLOGIQUE énorme consommateur d'énergie. Poussé à bout ou mis en environnement stressant (situation, surcharge, manque d'O2, de glucose, etc..) il passe en effet tunnel, ne donnant plus aucune valeur aux autres informations et ne manipulant plus péniblement que ses certitudes construites pour sa survie théorique.
Un skipper doit se méfier de cet effet très pervers et il ne doit JAMAIS pousser son équipage jusqu'à ce type d'épuisement. L'équipage doit aussi avoir conscience qu'un skipper peut péter les plombs (en aviation de ligne le mot clé à utiliser par le copilote pour déconnecter le chef de bord qui s'enferme est "SECURITE !".

21 juil. 2021
0

J'ai failli commettre une erreur de navigation à 35 ans en solo à 3 heures du matin sous l'effet de la fatigue et j'imagine que l'âge augmente ce risque. Les scientifiques ont démontré ce qu'Outremer explique : si l'organisme est stressé le cerveau s'économise en ne fonctionnant que pour assurer les fonctions vitales au détriment de la logique.

21 juil. 202121 juil. 2021
2

la météo notée dans le rapport du BEA :
"Météo sur zone :
Sémaphore de La Parata :
À 23h00 Vent à 104 km/h avec rafales de 131 km/h.
- mer forte à très forte.
- température de la mer : 24°C. (source Météo-France)"

il n'est pas noté que l'équipage était fatigué et le bateau était au mouillage depuis la veille; au moment de la rupture du mouillage avec l'arrivée de la tempête, seule l'équipière était de quart; le skipper et l'autre équipier se reposaient en cabine ... j'ai du mal à croire à un équipage trop fatigué pour expliquer le drame

21 juil. 202121 juil. 2021
7

Je remarque dans le rapport que la snms du coin était aux abonnés absents.

21 juil. 202121 juil. 2021
3

Il me semble que pour quelqu'un qui a tous ses sens, quand la météo annonce un avis de tempête de NW, que tu es à 10 miles de la baie d'Ajaccio, que l'employé du port te dis de te mettre au fond de la baie, que t'es dans un mouillage plein ouvert au NW eh bien tu n'attends pas l'arrivée du coup de vent, tu démarres ton bouzin et tu te fais tes deux heures pour aller poser ta pioche avec tout ce que t'as comme chaine bien au fond de la baie d'Ajaccio, protégé de tous les vents et de la mer.
Il serait intéressant de savoir si cet équipage avait à bord de quoi mouiller (rigolez pas, j'ai eu pendant des années des coups de tel chaque semaine pour me demander si nous avions des corps morts dans notre baie à Fromentine et quand je répondais "non, mais on peut mouiller", j'avais de grands silences)
Ou s'il était uniquement habitué à aller de marina à marina.

21 juil. 2021
4

Et oui c'était une énorme bêtise de prendre cette bouée. Mais des pros, des responsables de ports, sont tenus, pas seulement de dire que le port est complet mais d'insister et de tout faire pour éviter une catastrophe prévisible. Ce n'est pas marin et d'un m'en foutisme ahurissant.

21 juil. 202121 juil. 2021
0

@tuperware
Le rapport ne dit pas vraiment que le SNSM était aux abonnés absents...
Il est indiqué que le CROSS Corse était fermé (la nuit) et que le Cross La Garde ne disposait pas de la même liste d'équipage d'astreinte, mais d'une liste plus restreinte. (En gros si les bénévoles qui ont été appelés n'étaient pas d'astreinte on ne peut pas leur reprocher de ne pas répondre)

Bizarrement d'ailleurs la recommandation du BEA porte vers la SNSM, mais pas de recommandation pour que les CROSS se transmettent leurs infos.
Encore un truc un peu étonnant.

21 juil. 2021
4

En Med j'ai autrefois suivi un change entre le Cross et un voileux dans la semoule.
Il n'a fait qu'écouter le skipper jusqu'à ce qu'il prenne conscience qu'il n'était pas vraiment en danger et qu'il fallait qu'il continue à gérer son bateau jusqu'à ce que le temps se calme. Il n'était absolument pas la pour conseiller. Et si la situation s'était dégradée il aurait envoyé des secours, c'est tout.
Au delà de ce qu'on peut penser de la conscience professionnelle et de l'altruisme
il faut prendre en compte le cadre réglementaire très contraignant car donner un conseil à peine orienté pour le bien d'autrui sort de ce cadre et engage alors la responsabilité du conseilleur qui n'est pas la pour cela. En aviation je me suis fait très sévèrement recadré par un examinateur pour avoir simplement fourni, alors que j'arrivais dans quelques secondes à la branche de dégagement de piste une information de convivialité neutre à un autre pilote allant atterrir arrivant en tout début d'une branche longue finale. J'ai été alors accusé de l'avoir mis en danger jusqu'à risquer de l'avoir gravement déstabilisé jusqu'à pouvoir lui faire faire une sortie de piste ! (absolument véridique). Tout ce que vous pouvez dire dans un cadre réglementaire hyper strict actuel peut se retourner contre vous. Vous n'avez aucun cadeau à attendre, sinon de vous retrouver avec de gros problèmes pour avoir voulu faciliter la vie d'un autre. L'adage "il ne faut jamais être la au mauvais endroit au mauvais moment est maintenant devenu " ni au bon moment ".
Il faut bien que tous, et au moins les vieux c... comme moi, comprennent que la société a complètement changé, du moins au niveau du petit monde avec du pouvoir qui dirige organise et vous juge.... 1968 est bien mort !

21 juil. 2021
4

Vieille règle de la Marine en bois, quand il n’y avait pas de moteur: ne jamais mouiller au vent de la côte.
C’est simple, clair, accepte les exceptions, mais reste applicable, quoique l’on en dise.
Concernant Artimon et la Baia Thétis, il était sous le vent de la côte et s’est fait expulsé ainsi que les deux autres voiliers….cqfd!

Après la pluie...

  • 4.5 (45)

mars 2021