Mouillage agité sur coffre

Hypothèse:
Vous vous faite piéger au mouillage sur un coffre. Le vent monte, la mer se creuse et vous n'êtes pas parti à temps quand c'était encore possible sans danger. (cela pourrait être une escale qui devient forcée/prolongée en baie de Ste Mary aux Scilly).
Les amarres sur le coffre sont doublées, voire triplées avec les plus gros bouts du bord.

Questions à vous tous:

  • Que choisir entre un ammarage très court pr limiter le roulis (seulement si le flotteur du coffre n'est pas agressif) ou un ammarrage plus long donc plus élastique?
  • Le bateau est bien amarré, les bouts tiendront mais les taquets? Ne vont-il pas finir par arracher le pont? Reprendre les efforts sur taquets ou winchs arrières? passer un bout sous le bateau derrière la quille pr que seule la coque travaille? Bref comment feriez vous dans cette situation?

L'éric qui envisage le pire pr avoir des idées au bon moment..:reflechi:

L'équipage
12 mai 2007
12 mai 2007
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Un coffre ou une bouée ?

si c'est un coffre je m'en éloigne. Les bouts tiendront.

Une bouée, on la soulage de l'eau pour profiter de l'amortissement du au poids de la chaine.

12 mai 2007
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J'ai un copain qui s'est pris un coup de vent à Ste Mary

en aout 2004, avec des creux importants. Et son bateau n'est pas bien lourd, un Evasion 22 de 1800 Kg.

je lui demanderai comment il était amaré. C'est vrai que c'est des coffres à Ste Marys. A mon avis faire des tours morts sur le coffre pour éviter que le (les) bouts s'usent, et s'en éloigner pour laisser le bateau rouler à sa guise. Ca suffit. N'importe quels bouts de bonne taille résistent à un coup de vent d'été. Le mien est sur corps mort été comme hiver, je n'ai que 2 bouts à l'avant.

12 mai 2007
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taquet ?
l'aussière , après passage dans le chaumard tu as divers choix:

1) elle peut bien être fixée ailleurs que sur les taquets: winch, mat, guindeau, etc ...

2) Souvent en remorquage on fixe ailleurs pour cette raison.

3) Avec une patte d'oie (ou 2 aussières) tu peux aussi répartir entre 2 winch ou 2 taquets.

4) Egalement, pour amortir, tu peux passer le bout de l'avant à l'arrière du bateau et amarrer sur l'arrière pour avoir 7-8 mètres de plus qui font élastique.

12 mai 2007
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Merci Basile (ter)
Ben oui la première fois (et la seconde avant le plantage d'HEO ce matin) ça n'a pas marché...
merci donc pr les infos et celles à venir quand tu pourras.
Mon canot n'est pas lourd non plus (au pif 1200 kg avec l'armement) donc les efforts doivent être moindre que sur un gros.
Ce qui m'inquiète , c'est la résistance de la fixation des taquets. J'ai du la refaire (cause déplacement) et j'ai fait plus solide qu'à l'origine avec une forte contre-plaque mais quand même , c'est le plastique du pont qui prend tout..
Je réfléchi à une sorte de ceinture/bout passant sous la coque et dans des poulies frappées sur le rail de fargue, mais le problème est d'éviter absolument le dégagement vers le haut du ou des bouts du davier car sinon c'est le dématage assuré...
J'aimerai bien d'autres conseils/récit/avis.
Bonne journée à tous

12 mai 2007
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Heu ?
:tesur: Basile ?? tu fais quoi de tes 4 chaines de 16 ? :lavache:

12 mai 2007
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taquet avant

J'ai eu 3 bateaux et toujours l'une des premieres bricoles faites à bord a toujours été de rajouter une plaque inox sous les taquets ou la bitte à l'avant.

Et bien m'en a pris ,lors de la tempete du siecle en octobre 87 la bitte a tenu et mon armagnac fut le seul parmi une vingtaine de bateaux à ne pas partir à la cote.

josé

12 mai 2007
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Mi-Novembre 2004
Soller, Majorque : l'ancre à tenu mais le pont a été arraché!!!

12 mai 2007
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pourtant
:tesur: la barque , semble costaud, ou alors bois pourri? :-(

12 mai 200716 juin 2020
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Photo
Essai

12 mai 2007
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Pour ...
l'avoir vu de prés, je peux te dire qu'il n'était pas pourri.

12 mai 2007
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Je vois
pas trop la différence entre coffre et bouée, de toute façon la chaîne joue amortisseur, non ?

J'ai eu plusieurs tempêtes sur coffre, amarrage quadruplé, sur bittes soudées au pont, pas taquets, amarrage ni trop long ni trop court, vent venant de la côte, pas de mer, que du vent de face, pas de problèmes.

Un autre jour, pas d'anticipation et coincé pas du vent du large, raffales à 60 noeuds, bateau tire de tribord et de babord, rue... à la moindre défaillance technique c'est un coup à se retrouver dans les cailloux. J'ai quitter le mouillage au moteur pour aller passer le coup de chien au large.

Lotus, dans Bateau-Igloo raconte qu'il a passé une nuit au moteur pour soulager son mouillage en s'étant fait surprendre pas une tempête du large.

12 mai 2007
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coffre

Un coffre s'est un gros flotteur en inox, beton, acier, voir beton qui permet d'ammarrer un ou plusieurs bateaux de plaisance.On appelle aussi un coffre les tres gros flotteur destiné à acceuillir les bateaux marchands (cargo ou autres....

En un mot un coffre c'est un gros flotteur par oposition à une bouée.

Evidement le systeme de chaine et corps mort va de paire avec le flotteur.

josé

12 mai 200716 juin 2020
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De l'intérêt de s'éloigner du coffre

en plus de l'élasticité des bouts signalé par Robert, il faut éviter que coffre et bateau reçoivent la vague à contre temps, source de rappels brutaux. Exemple. Si on a un bout de 1 mètre, et qu’une vague de 1 mètre arrive, pour que le bateau reste à la même distance horizontale du coffre, il faudrait que le bout s’allonge de 44 %. Ce n’est bien sûr pas le cas, c’est donc le bateau qui fait un bond sur le plan horizontal de 44 cm.

Plus on s’éloigne, plus le bateau se contente de monter sur la vague sans se rapprocher. La tension reste donc la même.

12 mai 2007
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Merci
pour ces précisions. En fait les bouées que j'ai rencontrées dans le nord ne servent qu'à hisser à bord une grosse chaîne sur laquelle on manille l'amarrage.

C'est pourquoi dans mon esprit, amarrage sur coffre ou "sur chaîne via bouée" c'est la même chose. C'est du corps mort costaud!

S'amarrer directement sur une bouée sous-entend alors que la chaîne est moins grosse et moins lourde.

12 mai 2007
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et pendant ce temps, moi en méditérrannée,
je dors.........( souvenir de Fernand pour ceux qui ont connu)

amicalement

14 mai 2007
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Amarrage sur bouée au corps-mort
Mon voilier y'est entre avril et novembre depuis bientôt 10 ans, je peux dire que j'en ai vu des vertes et des pas mûres en matière de sécurité du bateau!

Il y'a, selon moi, 3 points essentiels qui définissent la sécurité (relative) d'une embarcation sur bouée et au corps-mort.

-l'etat de la chaine
-l'etat de l'émerillon
-l'etat de ses propres amarres.

Je m'explique :
Si la chaine est vraiment, mais alor vraiment dans un sale état, c'est au niveau de son embase (soit vers le corps mort immergé - en général bloc de béton) qu'elle sera vulnérable. Ca m'est arrivé de voir la chaine, qui n'est pas forcément toujours sous tension, passer sous la dalle de béton puis, lorsqu'il y'a tension, se cisailler sur ce dernier.
Ensuite, l'émerillon. En effet pour que le bateau puisse tourner sur sa bouée sans vriller la chaine il faut un bon émerillon, en bon état! J'ai malheureusement vécu une mésaventure sur mon corps mort en 1999, en retrouvant mon voilier échoué (heureusement sur sa quille avec encore assez d'eau autour pour qu'il reste droit) sur une plage voisine. Ma bouée et mes amarres étaient encore à poste... c'était mon émerillon qui avait pété!
Enfin les amarres, notamment le réglage de la longueur de ces dernières.
On m'avait souvent conseillé à une époque, de prévoir des amarres suffisamment longues afin de donner encore plus de souplesse à l'ensemble et d'éviter les "coup de boutoir" sur l'émerillon supérieur. Hé bien d'accord, mais le fait d'avoir d'abord installé des amarres longues m'a donné une bien mauvaise surprise. En fait, lorsque le temps est au calme (très calme même) et que plus aucune tension ne s'opère sur la bouée, le bateau se rapproche alors de celle-ci et tourne sur lui même sans que l'émerillon soit actionné. De ce fait, je me retrouvais régulièrement avec mes amarres entortillées autour de la chaine, et comme celle-ci devenais poreuse, voir couverte d'une couche de rouille et de petites moules, hé bien mes amarres se "cisaillaient" petit à petit.
A chaque fois je devais dégager mes bouts de la chaine mère et tout remettre en ordre! Résultat mes amarres, au bout de quelques mois, étaient mortes
Cette année, j'ai paré à ce phénomène, en prévoyant des amarres plus courtes, sans pour autant être trop courtes, et également en prévoyant une protection sur le bases, sous la bouée, juste après les grosses manilles qui les maintiennent. J'ai enfilé sur chaque amarre, un morceau de tuyau épais renforcé au fil de métal, qui préviennent d'une usure prématurée lorsque, hors tension, elles vienne à tremper dans l'eau et se frotter contre la chaine.
Tout ceci ne se fait pas en 1mn, il faut observer un peu le comportement du bateau en fonction des conditions météo, et trouver, comme toujours, un compromis!
En tout cas on ne m'y reprendra plus sur la longueur des amarres pour une bouée sur un corps mort, il ne faut pas prévoir trop long, afin de garder une tension correcte lorsque le bateau ne tire pas sur sa chaine, afin qu'il pivote correctement sur son émerillon et que ses cordages ne s'entortillent pas sur la chaine! ;_)

Cordialement

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