Mettre à la Cape....

Je suis en plein Moitessier... Une partie de la nuit dans les ouvrages, l'autre dans mes rêves.
J'ai juste une question : "mettre la barre sous le vent", ça signifie quoi ? Il s'aghit là, si mes souvenirs nocturnes sont bons d'une description de la cape sur Trinquette. "trinquette bordée... barre sous le vent".
Merci pour vos éclaircissements !
Gio

L'équipage
10 déc. 2007
10 déc. 2007
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Mettre la barre sous le vent
C'est loffer non ?

Sous le vent : Dans la direction vers laquelle souffle le vent.

10 déc. 2007
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La cape :
tu pousses la barre pour amorcer le virement, mais tu laisses foc à contre. le bateau s'arrête en conservant son cap.

10 déc. 200716 juin 2020
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Selon Moit'
extrait d'un de ses bouquins,

Alain

10 déc. 2007
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a la cape avec Joshua
La trinquette bordée à contre fait abattre le bateau.
La barre à contre fait lofer le même bateau.
C'est la cape courante; le bateau est à 45° du vent, escalade les vaques sous cet angle assez confortable et dérive gentiment dans le sens du vent, abattée par la trinquette au sommet de la vague, puis lof par la barre dans le creux, dans un mouvement de lèger lacet.
la Gv arisée bordée plat participe à l'équilibre global du bateau, en "l'asseyant" sur la mer.
La quantité de toile et de barre dépend largement du bateau, comme du vent et de l'état de la mer. C'est en tatonnant que cet équlibre est trouvé.
Une véritable voile suédoise, dite de cape, rend ces réglages plus faciles et améliore la tenue à la cape.
A noter que les yawls ou les ketchs prennent souvent la cape avec l'artimon, le franc bord étant suffisant pour l'abattée. Sans doute Joshua était-il bas sur l'eau pour que Moitessier fasse comme il l'indique.
La cape peut aussi se pratiquer par petit temps, par exemple pour attendre le jour pour rentrer dans un port.

14 déc. 2007
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Merci !
Donc, si je comprends bien, "mettre la barre sous le vent" revient à la positionner comme pour remonter au vent, sachant que les voiles à contre compensent cette force ?

10 déc. 2007
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question
pourrait on penser mettre 'laboule' comme pour à l'ancre quand on est qq temps à la cape en attente de ....

10 déc. 2007
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Un peu de vocabulaire
La cape est une allure de sauvegarde adoptée dans le gros temps.
la mëme manoeuvre exécutée par temps maniable (le temps de remonter l'annexe par ex.)s'appelle" mettre en panne"
Il s'agit de provoquer l'arrêt du bateau en masquant la voile d'avant et en contrant l'abattée à la barre.
Quant à la voile suédoise, c'est une grand voile sans rond de chute (elle peut même avoir une chute concave et sans latte, de surface inférieure à la GV de route et de grammage plus fort.
La voile de cape est beaucoup plus petite, de forme triangulaire avec un point d'amure beaucoup plus haut que le point d'écoute.
Elle a l'avantage de pouvoir être grée sans enlever la grand voile de route.
(Ce qui n'est pas le cas pour la suédoise)
Amicalement

10 déc. 2007
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barre sous le vent
souvenirs nocturnes.
????? :-(

11 déc. 2007
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mettre en panne
il me semble que l'écoute de GV est choquée quand on met en panne et bordée quand on est à la cape...une histoire de force de vent, non?

cela dépends quand même de la forme et de l'équilibre du bateau...

11 déc. 2007
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Boule
amha, il faudrait plutôt mettre les marques de "navire à capacité de manoeuvre restreinte"

soit boule-bicone-boule ou feux rouge blanc rouge

fcouturier.free.fr[...]mr.html

et encore... pas obligatoire si moins de 12 m.

11 déc. 2007
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oui
donc, quand nous aurons un 12 m, il nous faudra deux boules et deux cônes dans nos accessoires. :mdr:

11 déc. 2007
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merci pircarre
c'est en effet une autre solution
parce que mettre en panne et pique niquer ou autre chose, c'est pratique, mais je pense que c'est bien dans avertir les autres

11 déc. 2007
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pour la beu
un cône suffit,....pour les boules, c'est vrais que deux, c'est mieux :oups::jelaferme:

11 déc. 2007
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cape instable
Depuis que j ai quitte les deriveurs pour des quillards, je tiens plus la cape.
Sue le Serpentaire j accusais les barres de fleches poussantes de donner un appui a la grand voile pour faire lofer.
Sur le first 30, je n ai plus cette excuse..MAIS comme le first 30 arrive a virer sous genois seul, ne faut il pas enrouler le genois a recouvrement pour qu il nagisse plus en arriere du mat et cesse de faire virer un bato suppose rester a la cape,Is it the answer?

13 déc. 2007
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Petole , le 30 prend tres bien la cape courante
vecu sur l atlantique nord, mer tres forte vent tres fort aussi, apres 5 jours on etait fatigue, avec ce qui restait du genoa enroule a 90 %, barre sous le vent, 17 heures de repos, gros dodo, avecles deferlantes qui passaient sur le roof. gros avantage du deplacement moyen et fort tirant d eau et rapport de lest

11 déc. 2007
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J'ai eu à le faire une fois ...
... sur un Ovni 30 au large du cap Finisterre. Parti de Lorient le 13 janvier 1991 pour la Transat des Alizées nous avons navigué par vent d'est de 3 à 4 B. Au fur et à mesure de notre avancée, le vent a forci puis viré vers l'ouest. Force 6, 7, 8 donc 2 ris puis 3 tout en roulant le génois. A un moment le barreur appela en disant qu'il ne tenait plus le bateau et qu'il y avait des rafales à 55/60 noeuds. Je sors de ma bannette comme un diable de sa boite et constatait que la réduction de voile n'était plus possible : à force le génois s'était enroulé trés serré et il n'y avait plus assez de bout pour le rouler complétement. Avec un vent pareil on ne s'amuse pas à repasser des tours dans l'enrouleur : il ne restait que la mise à la cape. Donc GV débordée, barre sous le vent donc à loffer et génois à contre. Attention : l'écoute est sur le galhauban et il faut passer son temps (tous les 1/4 d'heure à vérifier le fourrage (pour nous : un morceau de tuyau d'arrosage dans une serviette de toilette). Pour un dériveur comme l'Ovni 30 nous avions sur les conseils d'Alubat joint à la vacation BLU remonté complétement la dérive.
Ainsi gréé, la vitesse de dérive était de 1,80 noeuds à 45° du lit du vent. A titre informatif nous sommes restés comme cela pendant 6 heures et quand le vent est redescendu à force 8 nous avons remis en route, avec l'impression d'avoir un temps maniable ! comme quoi !

11 déc. 2007
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dérive

tu peux confirmer la vitesse de dérive, vraiment 1.8 noeuds seulement ? :reflechi:

avec 50 noeuds de vent et dérive relevée ?

11 déc. 2007
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et la cape en cata
pareil qu'en mono ??

11 déc. 2007
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la cape

allure utilisée par gros temps .

mais aussi pour attendre la renverse de la marée par exemple et pour ma part pour prendre l'apero et manger tranquille en solo ou non.

On se mets au pres et on pouse la barre pour virer, le bateau abat mais on laisse le foc à contre.le foc à contre tend à fait abattre le bateau alors on met la barre "contre" sous le vent jusqu'à trouver un équilibre qui depend de chaque bateau.La barre est alors amarée.

Ainsi le bateau se stabilise ,il n'avance plus mais il est tres bien appuyé sur l'eau dans un relatif confort.

Et par ailleurs voici un excellent entrainement pour recuper un homme à la mer ou une femme biensur.

josé

11 déc. 2007
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"on pouse la barre pour virer, le bateau abat"
le bateau lofe, quand on pousse la barre...

Enfin, ça dépend d'où on se trouve par rapport à la barre...

11 déc. 2007
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déjà pratiqué aussi
pour se reposer, mon bateau a une quille longue et le remous provoqué doit être assez efficace. Effectivement on sent que le bateau se trouve dans un état d'équilibre stable et plus dans un état de "combat" quand on navigue normalement sur une mer trés formée, on peut souffler et se relacher (tout en gardant la vigilance pour la veille des autre bateaux!)
On peut aussi réduire la toile.

11 déc. 2007
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tout depend

du bateau .

A force de me mettre à la cape (plusieurs fois pas an) je ne tatonne plus.Pour moi je sais qu'il faut reduire le genois et debordé un peu la GV et mettre la barre franchement contre.

C'est super confortable comme "allure" lorsqu'il y a un peu de mer.Celà permet de manger tranquille de se reposer et de repartir d'un bon pieds.

sur "la route de l'amitié" je suis arrivé à l'entré du Golfe du Morbihan en avance sur la marée et bien je me suis mi à la cape durant une heure le temps de manger tranquille et je suis rentré avec la marée.Certain ont forcé le passage au moteur ,ils se sont fait secoué .Ensuite avec le courant je les ai ratrappé sans effort.

Et chose tres importante j'avais pris mon apéro tranquille :-D

josé

11 déc. 2007
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Ne pas confondre
la cape courante et la cape seche...

La cape courante, est très pratique pour prendre un peu de repos , faire une réparation délicate (ça arrive...) ou attendre quelque chose, avec l'avantage de pouvoir refaire route instentanément!
Pratique aussi pour prendre un ris sans stress par grosse mer
C'est plus une allure de repos que de sauvegarde...

La cape seche (que je n'aime pas du tout) comme toute défence passive, est par contre une vrai allure de sauvegarde, mais je laisse les spécialistes en parler... ;_)

pfffzzzz

11 déc. 2007
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ho oui!, ho oui!!
surtout ceux qui n'ont jamais pratiqué........

11 déc. 2007
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je veux bien vous repondre tres cher
mais en prive car c'est un peu complique....

11 déc. 2007
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Nooon...

Croyez-vous vraiment, qu'ils oseraient faire cela ?

Au fait, nous n'avons pas eu le plaisir de voir votre torpilleur nous rendre une petite visite en nos eaux polluées et peu accueillantes... :alavotre:

pfffzzzz

12 déc. 2007
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Tous les bateaux....
..Ne tiennent pas la cape de la même façon;certains sont plus tolérants à la barre.
Pour Pétole,je pense oui pour le génois;essaye avec 1/3 roulé...

Autrement, comme vous,pour attendre,pour manger (Vachement sympa de manger dehors,arrété au milieu....)

Plus une autre utilisation.
Nous étions à l'ancre, sud corse devant un club med, apéro à la main.Un très beau bateau italien,2 mecs et tout dessus nous passe à donf.
Il se rapproche de la plage,genre 200 m,vire à 90°,Petit bord de relance, et là,mise à la cape,jeté de la pioche, affalage....

Oh la vache, le 20 m garé en moins de 2 minutes....

Rentré chez moi, me suis entrainé sur un Edel de loc:Pour mouiller là ou c'est sain, c'est génial.

Quand j'ai rendu l'Edel (mouillage à 40 m du bord ),Le loueur me dit:j'ai cru que vous alliez tout bousillié....

12 déc. 2007
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moi yen a pas tout comprendre
"Il se rapproche de la plage,genre 200 m,"
Perpendiculaire ?

"vire à 90°,"
Donc redevient parallele a la plage ?

"Petit bord de relance,"
Vers où ?

"et là,mise à la cape,"
Sans changer de cap, je suppose ?
De facon a culer apres avoir piocher ?

Merci de tes eclaicissements, je merde copieux en solo (et pas que) pour ne pas creuser ce que tu decris

12 déc. 2007
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Eclaicissements..
&lt&ltIl se rapproche de la plage,genre 200 m,"
Perpendiculaire ?

Oui

&lt&lt "vire à 90°,"
Donc redevient parallele a la plage ?
"Petit bord de relance,"
Vers où ?

Oui, car Aldo était pile devant la zone baignade

&lt&lt"et là,mise à la cape,"
Sans changer de cap, je suppose ?
De facon a culer apres avoir piocher ?

ben,mise bout au vent juste,gegene laisser à contre.

Le bato s'arrete très vite(étonnant).A erre nulle, tu laisses tomber la pioche,et le bateau culer, sous voile ou pas.Libre à toi de vérifier ton accroche selon circonstances.

Quand on est pas à 10 m près au mouillage,ça se fait à l'aise,même seul..

12 déc. 2007
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OK
Tout compris,

Merci beaucoup d'instruire la bleusaille. :-)

12 déc. 2007
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je vois pas ou est le cote Genial
c'est toujours comme ça qu'on m'a appris et toujours comme ça que je fait meme avec un Powerboat. Y a pas 36 manieres

13 déc. 2007
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Sez Jean ...attention à la manoeuvre ....
Attention

Jean Cule ...

:acheval:

13 déc. 2007
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Ooohhhh
Amis poêêêêtes, bonsoââââr.

12 déc. 2007
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Comme Cobra
Pratique aussi pour prendre un ris sans stress par grosse mer
C'est plus une allure de repos
yves

12 déc. 2007
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36, je sais pas...
..Le teignousse.Mais l'autre c'est:
J'allume une risée perkins.
J'affale.
Je pioche.....
On prétend que c'est le mode normal.Va savoir. :-(

13 déc. 2007
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et tu arrives
bien sur le vent dans le dos?

14 déc. 2007
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la cape et l'épé! voila ce que j'ai trouvé
Mettre à la cape consiste, pour un navire à voile ou à moteur, à régler son cap et sa vitesse par rapport au vent, à la mer et à la houle, de manière à réduire ses mouvements de roulis et de tangage. Lorsque le navire est à la cape, le vent et la mer arrivent généralement par le travers, la vitesse est réduite ou limitée à la dérive due au vent; le navire ne lutte plus contre les mouvements de la mer mais se laisse porter par elle. Cette allure est utilisée essentiellement dans le mauvais temps, pour limiter les efforts sur la coque ou au gréement, pour permettre à l'équipage de se reposer ou de s'alimenter ou pour effectuer des travaux qui demandent une certaine stabilité du navire. Cette allure peut éventuellement être conservée jusqu'au retour à des conditions plus clémentes à condition que le vent ne pousse par le navire vers des dangers.
Sur un voilier, la cape peut se prendre avec les voiles hissées en laissant la voile d'avant bordée à contre et en choquant la grand-voile : on parle alors de cape courante. Quant le vent forcit encore, on passe à la 'cape sèche consistant à laisser le bateau dériver travers au vent et aux vagues à sec de toile (c’est-à-dire sans qu'aucune voile ne soit hissée) en amarrant la barre .
La cape peut être tenue jusqu'à une certaine force de mer qui dépend des caractéristiques du navire et de sa taille. Au delà les vagues rendent cette allure intenable : le navire doit se "mettre en fuite" c’est-à-dire naviguer aux allures portantes poussé par le vent mais en tentant de contrôler sa vitesse (pour ne pas sancir) et sa direction (pour ne pas se mettre travers à la lame).

Sur un voilier de croisière la "cape courante" se prend en se mettant à une allure entre travers et près : la voile d'avant est bordée à contre et la grand voile est choquée au maximum. On peut arriver rapidement à cette position en virant de bord sans toucher à l'écoute de foc. Afin que le bateau s'arrête plus vite, on peut faire décrocher le safran en tentant de loffer : il faut toutefois faire attention à ne pas virer de bord. On amarre enfin la barre sous le vent.
Le voilier va alors s'arrêter et osciller entre le près et le travers. Si la grand-voile prend du vent, il va avancer un petit peu, lofer et être arrêté par la voile gonflée à contre, ce qui le fait reculer, abattre, la grand-voile reprend un peu de vent... Pour trouver l'équilibre propre au voilier, on peut tenter des réglages différents avec la barre et l'écoute de grand voile.
Cet équilibre dynamique entre les forces exercées sur les voiles, son safran et sa quille, permet donc au voilier de rester relativement immobile par rapport à l'eau. La vitesse et la direction de la dérive dépendent des facteurs externes tels que la force du vent ou des vagues (taille, forme, rythme, direction des vagues influent beaucoup sur le déplacement d'un bateau) mais aussi des caractéristique propre du bateau (forme de carène, rapport de surface entre les voiles). Certains bateaux sont très stables à la cape, d'autres sont difficiles à arrêter et ont tendance à continuer d'avancer ou à virer de bord à tout bout de champ. Dans tous les cas la cape reste une meilleure solution pour stationner en mer que de rester « face au vent ».
Une fois à la cape le bateau continue à se déplacer à vitesse réduite. Si la cape est bien établie, il va dériver sous le vent à petite vitesse (dépend de la force du vent 1 à 2 nœuds). En cape courante il progresse également légèrement vers l'avant. La dérive induite crée au vent un remous protecteur contre les vagues déferlantes.
La cape nécessite de diposer d'eau sous le vent si elle se prolonge (mais on peut rapidement repartir si un obstacle se rapproche). A la cape, même dans une mer relativement forte, les vagues qui arrivent par le travers passent rarement sur le pont sauf lorsqu'elles se cassent (déferlent) juste avant d'arriver sur le voilier. Une fois à la cape, on peut même relancer son bateau avec précision en bordant ou choquant tour à la tour la grand-voile, ce qui permet d'avancer à très faible vitesse tout en restant manœuvrant. Cette technique est en particulier très utile pour récupérer un homme à la mer étant donné qu'il faut alors s'approcher avec précaution pour ne pas le percuter à pleine vitesse.

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