Mat posé sur le pont ou mat traversant posé sur la coque ?

Petit sondage sur votre préférence concernant le mat.
Si vous aviez le choix, préférez vous un mat posé sur le pont + épontille ou bien un mat traversant posé sur la quille ?
Avantages / inconvénients ?
Infiltrations ?
Bruit ?
Dématage volontaire / involontaire ?
Réglages ?

L'équipage
04 oct. 2012
04 oct. 201204 oct. 2012
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Bonjour!

Non traversant sur épontille sans hésitation.

Pour

  1. Minimiser les pb éventueles d'infiltrations.
  2. En cas de dématage involontaire limiter le risque d'éventrement-déchirement du cockpit afin d'aller plus sereinement traiter le pb du dématage là-haut sur le pont sur une cellule maintenue étanche et flottante...

Pour celà il faut que le gréément cède en premier et donc situer le RELATIF point faible sur le gréément. Les points d'ancrage des cadènes ne doivent non plus céder en créant un point d'entrée d'eau.

C'est un peu théorique, (le mât peut toujours faire poinçon avec les mouvements de mer) mais c'est je pense utile de travailler en ce sens et de favoriser la tendance par tous moyens opportuns à la construction... :reflechi: :scie:

04 oct. 201204 oct. 2012
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J'ai dit cockpit mais je pense roof sur lequel est posé le mât...

04 oct. 2012
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Sans hésiter le mât posé sur le pont.

Sur le Neptune 94 (1ère version) il était posé sur le fond et il y avait toujours de l'eau qui s'infiltrait, ce qui avait occasionné bien des dégâts.

Pour les versions suivantes le constructeur est passé à un mât posé sur le pont.

L'avantage du mât traversant est une meilleur rigidité grâce à l'étambrai. Pour un voilier de course c'est peut-être un plus, mais pas pour la croisière.

04 oct. 2012
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moi aussi,posé sur le pont,le mien est traversant et en dehors de l'eau qui est facile a régler on entent plus les bruits dans le mat.

04 oct. 2012
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Sur mon Neptune 94, j'avais rempli le mât de mousse jusqu'au niveau des sorties de drisses, mais l'eau s'infiltrait quand même.
Le résultat avait été le pourrissement de la varangue sur laquelle le mât était posé.
www.hisse-et-oh.com[...]tune-94

04 oct. 2012
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Oui c'était pénible et assez long à faire la varangue était bien mal à point.

04 oct. 2012
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Bonjour
J"en suis à deux avec mât posé sur la quille, et je me passerais volontiers des inévitables infiltrations.

Toutefois, avec un mât sur le pont et barres de flèche non poussantes, attention pour les grutages sans pataras.

Alain :-/

04 oct. 2012
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Pour les grutage sans pataras, on mets le tangon en pression vers l'arrière dans le triangle avant...

04 oct. 2012
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Je me contente des bas-haubants qui tirent vers l'arrière. Le mat fait un peu banane. Mais jusqu'à présent jamais rien eu.

04 oct. 2012
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Si il y a une balancine de GV, on peut très bien tenir le mât sur l'arrière, le temps d'un grutage, en étarquant bien l'écoute de GV, avec le chariot dans l'axe.

04 oct. 2012
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Désolé, mais c'est quoi le problème de grutage (avec mat posé et bdf dans l'axe) que vous évoquez ?

05 oct. 201205 oct. 2012
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Bonjour

Si le mât est posé sur le pont, qu'il n'y a ni barre de flèche poussantes ni bas-haubans tirant en arrière, si on grute le voilier est qu'on est obligé d'enlever le pataras le mât n'est alors plus tenu et peut tomber vers l'avant.

On l'assure alors avec drisse et (ou) balancine frappées sur le rail de fargue quelques mètres en arrière.

Mon propos était une mise en garde pour les "débutants".
Le coup du tangon est astucieux, original, mais peux-t-être moins "mécanique".

Alain:-/

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Sans hésiter sur le roof avec épontille.

Inconvénient :
Plus d'efforts appliqués sur le haubanage.

AvantageS :
- Pas d'entrée d'eau, que ce soit par le joint au passage du roof ou par l'intérieur du mât lui-même.
- Pas de bruit retransmis par le mât dans le carré.
- Démâtage/remâtage facile
- Moins de risque de détruire le roof en cas de démâtage accidentel.

En dehors du gain de poids possible sur le haubanage, et d'une économie certaine sur la structure du bateau (le roof n'est plus qu'une simple feuille parapluie sans fonction mécanique) je ne vois pas bien l'intérêt.

Pour moi et pour un usage de plaisance hors des compétitions de pointe, c'est typiquement le même genre de "perfectionnement" que des écoutes à l'allemande : un argumentaire mercatique.

05 oct. 2012
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(le roof n'est plus qu'une simple feuille parapluie sans fonction mécanique) ==> FAUX!!!

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Ah?
Et quelle serait donc sa fonction mécanique vis à vis d'un mât avec lequel il n'est pas en contact ? :mdr:

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quand le mât est posé sur la quille, il faut faire attention aux efforts exercés sur le pont par les poulies de retour de drisse fixées près de l'étambrais.
Sur les ponts "fragiles" on installe sous le pont deux ridoirs qui transmettent les efforts au mât. ex. : le Sélection
D'autres ponts comme sur le Hood sont conçus pour supporter ces efforts sans placer des tirants en dessous

Pour l'étanchéité entre le mât et le pont c'est facile, par contre l'eau qui s'infiltre à l'intérieur du mât par les drisses finit toujours par passer le bouchon qui normalement existe à l'intérieur du mât.
Sur un bateau à fonds plats c'est pénible.
Sur mon hood il y a une boîte qui entoure le ied de mât et un tuyau qui va dans le retour de galbord. J'ai mis une bouteille en plastique au bout du tuyau que je vide de temps en temps

Hubert, de cherbourg

05 oct. 2012
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Sur le pont sans hésiter car beaucoup plus facile pour mâter et démâter au port.
Le démâtage accidentel en mer reste quand même beaucoup plus rare que celui pour entretien du gréement !

05 oct. 2012
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Pour compléter Nemo1 : le mât sur la quille c'est effectivement moins d'efforts sur le haubanage et aussi le fait que le calcul du mât aboutit à un profil plus fin, donc moins de poids dans les hauts et plus de raideur à la toile.

05 oct. 2012
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Bonjour
"le mât sur la quille c'est effectivement moins d'efforts sur le haubanage"
Je ne suis pas convaincu...
Alain :-/

06 oct. 2012
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Vrai mais plus évident sur un 12m JI à l'ancienne avec une longueur de mât démesurée et un pont flush deck...
La différence sur les longueurs usuelles de mâture doit situer les résultats pratiques dans le négligeable au moins en dessous des coef de sécurité.
A plus forte raison sur un gréément ancré au maître bau avec 2 étages de barres de flêches poussantes égales au bau maxi. Ce bau maxi courant sur plus d'un tiers de la coque et égal à 46% de cette longueur.

Juste pour causer

Amicalement

JM

06 oct. 2012
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(Ah? Et quelle serait donc sa fonction mécanique vis à vis d'un mât avec lequel il n'est pas en contact ? )
Il suffisait d’attendre, et tu donnes toi-même un début de réponse = les haubans => quel partie constituante d’un pont empêche que les efforts des haubans sur la coque ne fassent que celle-ci ne se "replie" sur elle-même ? =O=

06 oct. 2012
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Mais encore?
Il y a (en gros et en simplifiant) deux grands procédés de construction, en simplifiant beaucoup on peut les comparer à la construction automobile, sur châssis type échelle ou châssis monocoque… Sur quille, membrure (et lisse), et bauquière, serre bauquière et barrot, etc… Et les constructions modernes en composite qui sont de plus en plus proche de la construction automobile en châssis monocoque…
Dans un cas comme dans l’autre, le pont (ou ses constituants) a une part importante dans la rigidité de l’ensemble, et aussi dans la reprise des efforts appliqués par les haubans sur la coque et le mat sur la quille (directement ou par l’intermédiaire d’une épontille)…
Simple trigonométrie et rappel des forces…
Mais tu dois le savoir !!!
Je soulignais simplement que ton raccourcit sur "le roof n'est plus qu'une simple feuille parapluie sans fonction mécanique" était un peu (beaucoup) trop exagérer !!!

07 oct. 201207 oct. 2012
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Bonjour
Cerg a l'air de dire que c'est peanut.
Moi je n'ai rien compris à ton explication, tu peux faire un croquis, stp.
Alain :-/

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Si, si. C'est mathématiquement incontestable.
Le fait de descendre le pieds de mât a comme conséquence que l'embase du triangle projeté par les haubans sur la perpendiculaire au mât au niveau du pieds est plus large.

La tension exercée sur les haubans en un point quelconque est la même que celle qui serait exercée si ils avait été fixés sur cette perpendiculaire.

Dans le cas d'un mât posé sur la quille, cette tension est plus faible du fait de l'augmentation de la largeur projetée.

Pour faire illustré :
Si la cadène de hauban est fixée au niveau de la tête de mât (le hauban est donc horizontal), le hauban doit opposer une tension de 1 pour résister à un effort latéral du mât de 1.

Si la cadène est infiniment plus basse que le pied du mât (le hauban est donc vertical) le hauban doit opposer une tension infinie pour résister à au moindre effort latéral.

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"quelle partie constituante d’un pont empêche que les efforts des haubans sur la coque ne fassent que celle-ci ne se "replie" sur elle-même ?"
Aucune a priori.
Les membrures de la coque ne font pas nécessairement partie du pont et celles qui tiennent les haubans n'ont rien à voir avec le pont lorsque le mât est appuyé sur la quille.

06 oct. 2012
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Moi non plus :tesur: ;-)

05 oct. 2012
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Mon choix est également sur le pont.

J'essaie d'éliminer le maximum de source probable d'infiltration d'eau.

L'infiltration d'est est probablement le plus grand problème pour un bateau qui passe l'hiver au congélateur.

05 oct. 201205 oct. 2012
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Avant de lancer ce fil j'étais également partisan du mat posé sur le pont + épontille.
Merci pour toutes vos réponses : une forte majorité préfère ce choix !
J"ajoute que cela fait partie des critères de recherche de mon voilier actuel.

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certains modèles avec mât posé sur le pont n'ont pas d'épontille digne de ce nom, c'est le cas du gib sea 105. si vous voulez l'utiliser pour autre chose que des sorties à la journée, la première chose à faire c'est de mettre une épontille.
Hubert, de Cherbourg

06 oct. 2012
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Ce qui fut fait sur notre Edel IV quillard en son temps, où manquait carrément l'épontille de série. Mr Edel ne faisait pas de cadeau à ses bateaux quand il les testait... Nous avions néanmoins constaté un fléchissement du roof au "souquage". Le remède fut un tube INOX balaise, repoussant l'apparition d'autres inconvénients deux crans Beaufort plus haut; déjà au delà du programme pour lequel cet excellent petit bateau avait été conçu. :heu:
Le bateau suivant fut un Ecume de Mer 75. Ah! le chouette bateau...

06 oct. 2012
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Je crois que de toute façon, sauf cas exceptionnel de mât en bois ou construction pour la compétition ou pour spécifiquement aller dans le baston, on est tous d’accord que pour nos usages courants, le mât sur le pont avec une épontille correctement dimensionnée est le meilleur choix, pour la simple raison de facilité d’étanchéité. Mais comme dans toute construction, le choix doit être fait au départ, car il impacte toute la structure environnante…

07 oct. 201207 oct. 2012
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Le mât traversant permet de réduire la section et donc les poids dans les hauts: le fait d'avoir un point fixe à la traversée du pont "au milieu" du mât augmente la résistance au flambage.
Comme le mât est plus fin, il est plus souple et permet plus de réglages.
En contrepartie, cela se paye effectivement par des problèmes d'étanchéité, moins à la jonction pont-mât que par les diverses ouvertures du mât.
Cela dépend de ce qu'on cherche

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Un point fixe à la traversée du pont!!!???!
Fichtre. et comment ça se passe, ne serait-ce que pour régler le mât?

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mais, dans ce cas, si le mât est solidaire du pont, quelle est la différence avec un mât posé sur le pont sur le plan des efforts auxquels sont soumis les haubans?
La flexion du mât qui met en tension les haubans se fait a partir du pont et non pas a partir de la quille. :reflechi:

08 oct. 201208 oct. 2012
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Euh...oui si la poutre est libre lorsqu'elle traverse le pont.
Non si la poutre est tenue au niveau du pont. Dans ce cas, sa réaction est strictement identique à ce qu'elle serait si elle était posée sur le pont.

Parlons charpente, puisque tu parles de poutre :

Une poutre d'une portée de 5m traverse un trou dans un mur.
Si le trou ne touche pas la poutre, la portée sera toujours de 5m.
En revanche, si la poutre est appuyée sur le mur, la portée ne sera que la distance qui sépare le mur (c'est ce qu'on appelle un refend) et l'extrémité de la poutre.

Force est de constater que les bâtisses tiennent comme ça depuis des millénaires. :tesur:

Dans le cas précis d'un mât rigide implanté sur la quille et fixé au pont, la seule différence, c'est que la rigidité du mât va soulager partiellement les efforts appliqués aux haubans.
Si le mât est souple, ça ne soulagera rien et, du fait de la fixation au pont, le mât se déformera en forme de S au lieu de se déformer sur toute sa longueur en forme de C.
C'est pour cela que, sur le bateaux modernes, les mâts en appui sur la quille sont libres en traversant le roof.

08 oct. 2012
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Avec des cales lors du mâtage.

08 oct. 2012
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Mat = poutre en flambage.

Mat posé sur pont = poutre en appui simple.

Mat posé sur quille = poutre encastrée. (Donc forcément tenu au niveau du pont).

Dans les 2 cas, la longueur de la poutre est la même : du pont jusqu'au bdf. Au niveau des bdf, dans tous les cas, un apuui simple.

07 oct. 2012
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J'ai un mat traversant pas de problème d'infiltration, ni par le pont et ni par le mat car les drisses sont a l'exterieur. Je suis content! avant j'avais un mat posé sur le pont et j'était content aussi! :-p :whaou: :heu:

08 oct. 2012
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En accord avec Rackam LR, le mât posé sur la quille permet de régler plus facilement la quête de celui-ci ainsi que de permettre un cintrage plus important. Ce type de grément ce trouve généralement sur les voiliers de courses comme mon Sprint 95. Pas de problème d'étanchéité, il y a des manchons fait exprès.

08 oct. 2012
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J'aurais plus confiance avec un mat sur quille malgré les infiltrations car la reprise d'efforts sous le mat me semble assez fragile et dépend beaucoup de la manière dont elle est traitée.

Mais le fond du problème me semble-t-il c'est que les bateaux aujourd'hui sont pour le plus grand nombre avec un mat sur le pont/roof.

08 oct. 2012
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Personnellement, le mât implanté me faisait un peu peur pour des raisons d’étanchéité, mais m'inspirait davantage confiance en ce qui concerne les contraintes mécaniques; notamment la meilleure reprise des efforts du gréement via structure de varangues solidaires de l'implantation du mât sur la quille. A l'usage, les infiltrations sont pratiquement inexistantes avec le système Selden; parfois quelques goûtes mais c'est rare. Donc pour l'instant (et depuis 7 ans pour ce bateau), j'en suis plutôt satisfait.

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par contre le mât posé sur la quille est plus délicat à régler. La quantité de précintrage doit être réglée avec subtilité.

Hubert, de Cherbourg

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