manoeuvre en garde

Pour certains (notre serpent préféré par exemple :-p) c'est enfonçer une porte ouverte..

Pour d'autres, il est une manoeuvre utile de connaître pour la mettre en oeuvre.

Bateau le long d'un quai, ou d'un ponton.

Le vent frais, venant à la perpendiculaire, le plaque contre ce ponton.

Pour corser un peu le cas, on trouve un bateau devant soi, et un autre en arrière, à peu de distance.

Comment se dégager ?

La manoeuvre en garde va permettre de s'en sortir.. :reflechi:

Il faut d'abord préparer un pare-battage, que l'on ira plaçer à l'avant du bateau, côté ponton et à la hauteur de celui-ci.

on frappe une garde-montante de l'avant du bateau et qui passe en double autour d'une bitte ou d'un taquet du ponton. Un équipier sur le bateau tiendra fermement celle-ci. Si l'on est en solo, la prendre allez longue, la faire revenir au cockpit et l'amarrer en provisoire. Cette garde sera bien raidie.

Larguer les amarres de pointe. Le vent venant de côté, le bateau ne bougera pas.

Mettre ensuite la barre à fond pour que l'avant du bateau soit plaqué contre le ponton en mettant le moteur en avant toute.

l'arrière commençe à se décoller du ponton (ou du quai)

continuer la manoeuvre jusqu'à ce que le bateau ait largement dépassé les 45° degrés par rapport au ponton. (avec un vent frais, ne pas se contenter de juste se décoller. Le temps de repasser au neutre, l'arrière va très vite se replaquer au quai)

On repasse (vite) en marche arrière (avec assez de gaz) pour se dégager du ponton, en récupérant la garde au fur et à mesure.

Voilà.. on est sortis de la place.. ;-)

L'équipage
21 mai 2012
21 mai 2012
0

C'est effectivement l'enfance de l'art.

Un autre truc qui aide bien dans ce genre de manœuvre, c'est l'aviron de godille.

21 mai 2012
0

Essayée en stage, c'est une manoeuvre qui va bien, avec un équipier qui s'occupe de parfaitement placer le pare-bat qui se fera écraser par l'avant du bateau.

21 mai 2012
0

Plaque plutôt l'arrière, avec donc une garde descendante : ainsi tu quittes le quai/ponton etc en marche avant, ce qui peut être plus pratique, surtout si le pas de ton hélice a tendance à ramener l'arrière vers le quai.

Ca s'appelle faire croupiat. D'où ce nom ? Je ne sais.

21 mai 2012
0

Sortir par l'avant fonctionne aussi très bien, mais est plus risqué...

Peut-être un jour vous apercevrez vous pourquoi... :alavotre:

pfffzzzzz

21 mai 2012
0

possible seulement avec des bateaux dont l'arrière s'en va en pointe (First 30, Arpège). Pas possible avec des bateaux dont l'arrière est pratiquement identique au maitre-bau.

21 mai 2012
0

oui Jean, le First 30 se prêt bien à la manoeuvre en avant.

21 mai 2012
0

Exact.
Impossible à faire avec un croiseur moderne genre Oceanis, Hanse, ...
qui ont encore 90% de leur maître beau au tableau AR.

21 mai 201221 mai 2012
0

fait une fois à PPR avec mistral moyen plaquant le bateau à quai et 2 voisins , incroyablement efficace mais faut pas se louper ...
c'était en marche avant avec garde descendante

21 mai 2012
0

faire croupiat ? ça peut effectivement marcher mais avec les bateaux modernes qui ont un maitre baud sur l'arrière, ça me semble plus compliqué.

21 mai 2012
0

Pour autant, il faudrait que la sortie en marche arrière se fasse dans le bon sens pour le pas de l'hélice. Sinon le plein gaz arrière va te ramener contre le quai ou le bateau qui est juste derrière toi. Et comme il y a du vent, pas question de trainailler.

Dans ce cas, le départ en marche avant est conseillé (on apréciera encore plus les culs étroits des années 70)

J'aime aussi voir la tête des voisins durant les préparatifs et lorsqu'on met les gaz.

Peut-être préciser pour ceux qui voudrait tester, qu'un essais un jour avec peu de vent et du dégagement facile, permettra de prendre un peu d'assurance.

26 mai 201226 mai 2012
0

salutatous
cette manoeuvre est appelée "départ sur garde"
le bateau est manoeuvrant, tout en étant à l'arrêt, car l'hélice embrayée envoie des flux d'eau sur le safran; le bateau peut alors se comporter comme le poisson qui joue avec les courants dans la rivière tout en restant sur place
soit on fait le départ sur garde avant (descendante) soit sur garde arrière (montante)
chacune a un défaut :
- garde avant : la manoeuvre est facile et puissante car les filets d'eau sont directement envoyés sur le safran; le défaut, c'est que si le vent est traversier et fort, le temps que le bateau s'extrait du quai, l'avant a trop tendance à racler le long du quai et si le pas de l'hélice est dans le mauvais sens ...,
- garde arrière :dans ce cas les flux d'eau ne sont pas envoyés sur le safran car l'hélice est embrayée en marche arrière, mais des écoulements, plus faibles, se font quand même sur le safran en aspiration de l'hélice; la manoeuvre est vraiment moins puissante et si le vent et fort et traversier, on ne peut pas ou mal décollé l'avant; par contre, l'intérêt, c'est de partir en marche avant

quand choisi t on l'une ou l'autre ? ça dépend de la configuration, de la force du vent et de son orientation, seul ou en équipage; si il y a beaucoup de vent traversier, je privélégie le départ sur garde arrière mais ce n'est pas toujours possible

ce n'est bien sûr pas possible sur les bi-safrans dans le cas où il n'y a qu'une hélice et donc situer entre les 2 safrans;
je préconise de rajouter un petit safran réservé aux manoeuvres de port, sur le tableau arrière, et c'est bien pratique car un bi-safran, c'est quand même la merde en manoeuvre de port (j'ai vu un pogo 10.50 équipé comme cela avec un safran démontable)

cordialités maritimes
larent le hareng

0

Garde montante ou croupiat?
par grand vent, on oublie le croupiat, car la seule force qui agit est la propulsion avec un levier égal à la mi largeur du tableau (pour écarter l'avant qui a en général le plus de fardage)
La garde en revanche donne un levier égal à la longueur du bateau, et la combinaison de la force propulsive et du moment de rotation du safran, donc pas vraiment besoin de mettre en "vant toute" comme dit plus haut. Juste embrayé et un brin de patience pour préserver le gel coat et la défense

26 mai 2012
0

Un croupiat est un grelin qui sert à amarrer un navire par l'arrière à un quai ou un autre navire. D'où faire croupiat, appareiller à l'aide de cette amarre pour faire éviter le navire.

Si le vent traversier est trop fort on porte une ancre, dans l'axe du vent à hauteur du maître bau et on se hale dessus avec pare-batts à l'arrière...sinon on va au bistrot en attendant que le temps s'améliore.

28 mai 2012
0

melody, bonjour
dans nos ports modernes, mieux vaut aller au bistrot, les pannes sont toujours trés rapprochées et toutes manoeuvres en force nous sont interdites, disons pas recommandées, puisque notre bateau n' a pas de frein

28 mai 2012
0

muttix bonjour,

Si les pannes sont rapprochées c'est encore plus simple, il suffit d'envoyer un bout sur la panne d'en face et de et de haler (de hâler aussi avec le soleil) pour sortir le boat et là facile de le faire abbattre sur un bord ou sur l'autre.

26 mai 2012
0

Même sur First29 bi-safran on y arrive... peut-être moins bien qu'un mono-safran mais ça marche quand même, ce n'est alors pas tant le jet de l'hélice sur le safran qui fait pivoter le bateau mais le couple formé par la force propulsive de l'hélice (en AV ou en AR) d'une part, et la résistance de la garde d'autre part, le bras de levier correspondant à la largeur entre l'emplacement du taquet et l'axe du bateau. Donc ça marche mieux sur garde AR puisque les taquets arrière sont plus éloignées de l'axe que les avants.

26 mai 2012
0

Bonjour
En arrière:
Si le quai est en bois et l'étrave solide on doit pouvoir sorir en arrière même un vent fort à 90 °.
En avant:
Si le vent est vers 45° sur l'avant, on peut faire passer le lit du vent à l'étrave en faisant un balancement en jouant sur les gaz en arrière. Le maître bau en arrière est plutôt favorable. Bien jouer avec le vent et n'y aller que quand le vent a bien pris la proue...
Je faisait ça quand j'avais un voilier en alu!
Alain :-/

26 mai 2012
0

J'ai jamais eu l'occasion, je pousse a la main, mais en formation, j'en faissais avec une petite garde a l'arrière, que je manoeuvrai seul, pris sur un winch de cokpit, tu peux aussi tenir ton bateau amarré, en faissant avant lente.

27 mai 2012
0

Mais je n'ai pas lu dans les remarques, le problème du au couple de l'hélice, pourtant tres important lors des manoeuvres.

27 mai 2012
0

Pytheas II, suivant le bateau, l'hélice et le moteur, c'est lui qui décide (le pas).

27 mai 2012
0

Bonsoir
Si le couple de l'hélice permet de s'en sortir, pas besoin de faire ces manoeuvres !
Par contre, dans les deux cas que j'ai décris, le pas est secondaire.
Alain :-/

27 mai 201227 mai 2012
0

Oui, effectivement, mais si le vent pousse contre le ponton ou le catway, et si le pas de l'hélice vous y pousse, alors que faire? Sortir le Pineau du réfrigérateur.

Je suis resté une journée supplementaire à CC, car impossible de sortir de ma place le vent me poussait contre le ponton, et le pas de l'hélice en AR me replaquait contre le ponton, je ne pouvais pas prendre assez de vitesse. Donc le pas de l'hélice peut devenir genant pour ne pas dire +.

J'ai un KARATE propulsé par un RC12D, il est vrai beaucoup trop faible en puissance, mais en 81, on ne regardait pas trop la puissance des moteurs.

27 mai 2012
0

Tu sais avec mon tri, comme je relève le mouillage a la main et en solo, et ben, si le vent veut pas, j'attends...Et parfois longtemps.

28 mai 2012
0

pourquoi ne pas mettre bien tranquillement son bateau à la main à couple du bateau à l'avant ou à l'arriere suivant le cas .Et ensuite en s'aidant d'une gaffe on peut partir

pourquoi faire compliqué ?

0

Ha! on voit que tu as jamais navigué en Batavie. Tu essayes ça, tu te fais huuuurler à la gueule
:alavotre:

28 mai 2012
0

je m'en fout je suis sourd mdr

28 mai 2012
0

le fil que j'ai initié concerne un vent fort plaquant le bateau au ponton à la perpendiculaire..

Ce n'est certainement pas en se débordant à la gaffe que l'on pourra partir dans ces conditions. Que ce soit en solo ou même en équipage.

0

Oui, mais une des raisons pour lesquelles j'adore naviguer en solo est justement ça...
Il n'y a personne qui fait des bourdes dans mon dos au mauvais moment
:o)

28 mai 2012
0

il n'est pas question du tout de se mettre à couple d'un bateau, mais de quitter un ponton ou un quai avec vent fort le plaquant dessus à la perpendiculaire ! :tesur:

28 mai 2012
0

Il faut rappeler de temps en temps le sujet du fil, y en a qui oubli.
Meme un vent de F3-4 plaquant le bateau contre un quai peu empecher le départ.

Je navigue seul, donc chaque manoeuvre est étudiée dans les moindre détail ( comme font totu navigateur en solo il me semble), car il n y a de main supplémentaire au cas ou.

28 mai 2012
0

alors là si vous n'étes pas foutu de mettre votre bateau à couple d'un autre se n'est surement pas avec votre manoeuvre avec des gardes que vous allez reussir et celà quelques soit la force du vent .

pour faire et reussir ce genre de manoeuvre il faut la faire tres tres souvent connaitre parfaiement son bateau ce n'est sururement pas en faisant celà tous les 36 du mois que l'on y arrive sans abimé la bateau devant derriere et la sien .

par contre à deux tout le monde peut se mettre à couple sans choc sans avarie sans gros probleme.

on veut toujours faire avec son moteur àmon avis c'est un tord il faut y aller tranquillement prendre son temps pour aller vite sans péte . un bout passé en double sur le ponton d'en face ça fait tres bien l'affaire

28 mai 201228 mai 2012
0

Bonjour
La remarque de José est tout à fait pertinente, si le voisin est un marin ou quelqu' un d'intelligent !
Tout au moins si le vent est sur l'avant du travers, pour partir en avant en passant le lit du vent (sf supra). Si on peut se mette sur celui de derrière, ça laisse de la place pourr envoyer la barre.
Alain :-/

28 mai 2012
0

le cas du vent sur l'avant du travers n'était pas évoqué. Il et question d'un vent fort plaquant le bateau au ponton à la perpendiculaire.

28 mai 2012
0

:acheval:

28 mai 2012
0

Si vent fort de travers, tu auras plus de soucis a te mettre a couple que de faire cette manoeuvre. Par contre en solo, la gestion de la garde pose problème, au pire, tu prends un vieux bout (en BE ou court) que tu laisses sur place.

28 mai 2012
0

en solo, comme j'indique dans le fil intial, il suffit de la faire passer en double pour pouvoir la récupérer. Ce n'est pas plus difficile.

28 mai 2012
0

Oui et non, car si tu la rates, tu as un bout long qui traine dans l'eau et l'hélice n'aime pas cela du tout.

29 mai 2012
0

Bonjour
Je repète, avec un vent fort plaquant au quai, sauf avec un voilier en acier sur un quai en bois rustique, inutile de tenter la manoeuvre. Surtout pas avec un pare- bat qui va riper ou exploser. Avec ton expérience, Fouras, tu le sais bien ! Je ne comprends pas ton jeu ?
Alain :reflechi:

29 mai 201229 mai 2012
0

Réponse très simple : naviguant la plupart du temps en solo, dans le cas de figure cité, c'est une manoeuvre que j'ai eu à faire souvent, et sans elle il m'était impossible de sortir.

je persiste donc, et je signe.

29 mai 201229 mai 2012
0

Bonjour à tous,

Alors combien ici, on déjà essayé le départ sur garde avant ? Eh bien au vu des messages pas beaucoup... Fouras ne joue à rien, il explique une manoeuvre, qui est une très bonne manoeuvre et qui n'a rien de compliquée.
Alors par expérience sur plusieurs voiliers et moteurs, ce départ sur garde avant marche très bien. Il est à noter qu'en cas de vents forts à 90° du bateau, il est préférable de montrer son cul (bateau) que sa proue, il est bien plus maniable.
Cette manoeuvre bien que praticable en solo est préférable d'être exécutée à deux, et seulement deux. En effet, l'équipier à l'avant, aura la garde dans les mains. Cette garde est passée en double sur une bitte ou anneau, puis un tour sur taquet du bateau. L'équipier devra ajuster (avancer ou reculer) le cas échéant le pare-battage à l'avant du bateau. L'équipier lâchera la garde, quand le skipper lui dira, c'est à dire quand le cul sera bien dégagé. Cette manoeuvre ne nécessite pas beaucoup d'espace libre ni à l'avant, ni à l'arrière. Aucun risque de taper les bateaux à proximité.

C'est ma manoeuvre préférée pour sortir. Cette manoeuvre je l'ai apprise aux Glénans et je peux vous confirmer qu'elle n'a rien de compliquée et ne nécessite pas d'entrainement particulier. Au premier abords on peut rester perplexe, et bien
pour l'avoir testé dans plusieurs configurations et ports (groix, lorient, concarneau, port la forêt, ......), jamais eu de problème.

arnaud

29 mai 2012
0

merci Arnaud :topla:

29 mai 2012
0

Découvrant ce fil, je m'étonne que cela ne soit pas plus employé et même critiqué. Je l'ai effectué des dizaines de fois et je ne me souviens pas avoir eu le moindre souci.

En équipage réduit, c'est tout de même plus simple que de déborder le voilier. Il faut seulement veiller à:
- ce que la garde en double puisse filer facilement.
- Prendre un angle assez important pour avoir une marge de sécurité avec le voisin de l'arrière.

Evidemment, avec un vent fort de travers, cela marche moins bien...

29 mai 2012
0

c'est bien la question :" vent fort perpendiculaire"

29 mai 2012
0

Bien d'accord, mais à deux avec du "vent fort perpendiculaire" ce n'est pas mieux.

A dire vrai, j'utilise cette manoeuvre seulement si j'ai un ou deux bateaux à couple derrière moi. Sinon, un coup de gaffe est bien suffisant.

Et contrairement à ce que j'ai lu précédemment, avec un voilier large de l'arrière cela fonctionne aussi parfaitement.

29 mai 2012
0

Je confirme les interventions ci-dessus.
Mais suivant l'amarrage, je préfère la garde arrière (le pas de l'hélice tripale ne se cumule pas avec le vent).
Et le cul étroit permet cette manoeuvre.

0

D'accord, avec vent fort, ça marche moins bien, toutefois, dans ce cas, c'est la seule chose qui marche encore.

Je l'ai fait quantités de fois avec le Caroline (voir mon album, 25m, 40 tonnes, 120 CV Daf). Sur les canaux etroits, c'était aussi la seule manière de faire demi-tour.

Essayer de sortir le nez sur garde AR par fort vent est voué à l'échec. Ce qui aide en plus est que par vent fort, quand on commence à culer, le cul cherche le lit du vent avant de répondre à son pas d'hélice. Il ne faut donc pas hésiter a passer les 45°, et éventuellement aller presque à 90°...

Bon, d'accord, avec un yote, son davier, son balcon, ses machins et son gelcoat tout neuf....

29 mai 2012
0

On vit décidément dans un monde de brutes. Et je te VROUM VROUM quitte à réveiller les ports alentours, surtout de nuit.

Bon! Relisez le "Guide Pratique de Manoeuvre" du regretté Eric. Tout est dit , même les Glénans n'ont rien à y rajouter.

Les explications appareiller vent de travers plaquant au quai tiennent en 6 lignes sans un seul bruit de moteur puisque lui appareillait à la voile (même des ports, même entre deux pannes, même si c'est interdit).

29 mai 2012
0

si ça tient en 6 lignes, plutôt que de dire "relisez le guide", il eût été plus judicieux d'écrire ces 6 lignes, afin que tout le monde puisse profiter de l'explication concernant la manoeuvre.

29 mai 2012
0

Jour de bonté ce mardi.

"Guide Pratique de Manoeuvre" par Eric Tabarly
Editions du Pen Duick - Paris 1978
ISBN 285.513.014X

Page 48 : Le vent souffle vers le quai

"On ne peut alors quitter le quai directement à la voile. Si vous avez déjà une ancre mouillée lors de l'accostage, vous vous halerez dessus et vous hisserez (NDT : les voiles) au mouillage. Sinon il faudra aller mouiller une ancre à moins que vous ne puissiez porter une aussière sur une bouée, ou un coffre. Si il y a un quai en face et qu'il n'est pas trop loin, on pourra y porter une aussière et ainsi venir et ainsi venir s'y accoster pour appareiller de ce nouveau poste."

J'ajoute que j'avais suggéré cette manoeuvre dans les messages ci-dessus, que ça se pratique couramment au Port de Tréguier (Côtes d'Armor) où là ce n'est pas le vent mais le courant fort qui est 3/4 AR ou 3/4 AV par rapport aux catways.
Si on ne veut pas se fatiguer on part avec le courant 3/4 AV, c'est à dire soit au flot soit au jusant, mais ça suppose de ne pas avoir d'impératifs de route (horaire, cap à passer, hauteur d'eau etc.)

Et ceux qui tentent un appareillage contre courant après la 2ème heure de marée, sans porter une aussière en face ne rigolent pas du tout et les propriétaires autour non plus. En général ça se termine avec balcon déformé, chandeliers tordus ou arrachés, coque plus que rayée, enfin on se fait plein d'amis.

29 mai 201229 mai 2012
0

Oui mais aux Glénans l'équipage est de 6 à 8 personnes selon les bateaux (à partir de 7,50m), donc il y a des bras disponibles pour manoeuvrer. Cela facilite un peu, meme si ......

29 mai 201216 juin 2020
0

Je te jure, Melody, tout en douceur.
Ah du matin, une sonnerie discrète appelle tout le monde aux postes de manoeuvre.
paré partout... tu montes sur ton perchoir et murmures "Garde montante sur l'avant"
Plein de petits hommes en bleu se bougent avec un désordre apparent mais dans le calme.
0 gauche toute, avant lente...
Et là, la magie. le diesel de 120 CV perdu dans cette masse de bois est à peine audible, mais la marina a résonné du "lingeling" désuet du télégraphe.
Sans heurts, les hommes placent la défense où il faut. puis on attend...
"Stoppez, barre à zero, arrière lente..." ringeling... ringeling

Rien à voir avec les départs de bateaux loués ici, hurlements chocs, "pousse, non! tire!...VRRRROOOUUUUUM!..."

que du bonheur

29 mai 2012
0

Salut Bernard,

Tu essayes encore d'apprendre à des plaisantins à manœuvrer ? :mdr:

C'est beau d'être optimiste, bon courage... :alavotre:

pfffzzzz

29 mai 2012
0

Loplop, ce n'était pas adressé directement à toi, mais aux inconditionnels du moteur alors que des solutions simples et tellement plus esthétiques existent.

Bon si te es seul ça se complique, à deux ça sera plus fatiguant et dans ton cas tu auras du mal à abattre à l'aide de la misaine.

Ô rage ! ô désespoir ! ô bourrasque ennemie !
N’ai-je donc tant bourlingué pour cette tyrannie ?
Et ne suis-je blanchi sous le sel des étiers
Que pour voir en un jour flétrir mes équipiers ?
Mon bras de spi, que toute la France admire,
Mon bras, qui a tant de fois empanné sans rire,
Tant de fois mâté, sans raison face au noroît,
Mugit donc à mon oreille en claquant le pavois.

Loplop, toi ce sont des "petits hommes en bleu", moi ce sont des hommes en blanc. :doc:

0

Rhaaaa!, le Crobar dans l'équipage...
Ca sent la mutinerie, la tache noire!!!
Aaaargh, Shiver me timbers matey

29 mai 2012
0

Cobra, je lave comme dans l'ancien temps à la cendre et Meuse.

J'ai connu une amie de moeurs légères dont le sobriquet était "La Lessiveuse". J'ose espérer que le poste de préposé ne consiste pas uniquement à passer des serviettes à travers un guichet sordide!

29 mai 2012
0

Help, pour laver plus blanc que blanc, vous utilisez quoi ?

Je m'interroge, car le chef, sous de fallacieux prétextes totalement hors sujet, m'a promu au poste essentiel de préposé à la lessiveuse :lavache:

pfffzzzz

29 mai 2012
0

Somebody woke up on the wrong side of the mizzenmast today, didn't he?

29 mai 2012
0

Ca part en vrille votre truc, mais pour revenir au sujet, je vois mal comment décollé d'un quai, a la voile, avec un vent fort de travers (a définir).

29 mai 2012
0

pfffffffff aucune imagination... nous sommes pourtant en plein dans le sujet...

Notre ami melody nous parle d'une de ses amies suite à la réflexion sur la lessiveuse, ce qui me fait penser tout naturellement à un vieux pote qui tenait les rênes d'une vieille Marie salope... Qui pour se déplacer latéralement utilisait ses ancres... (Comme Tabarly... )

Notez qu'il faut se remettre dans le contexte en tenant compte de la taille de sa barque, et de la puissance de sa moulinette...

Cela dit, une chose m'étonne de la part de grand marin comme vous...
Personne n'a dit (sauf Loplop qui à évoqué une partie de la chose) pourquoi il est si facile de dégager par l'arrière alors qu'en avant les risques sont plus grands... :alavotre:

pfffzzzz

29 mai 2012
0

Le 9ème topic en remontant

29 mai 2012
0

Pour ce qui est des manoeuvres de port à la voile, je réserve un petit fil sur le sujet.. :heu:

29 mai 2012
0

OK, j'avais zapé, mais bien sur, si tu portes un point de traction au vent, il y a aussi le remorqueur (un copain, l'annexe, le péchou du coin, le zod du port), mais alors c'est plus un départ de quai, c'est un déhalage, soit sur mouillage soit sur un autre quai (ponton, bateau au mouillage, etc). Mais seul, sur un multi, avec un petit HB et un grand bateau, la meilleur solution, c'est l'attente

29 mai 201229 mai 2012
0

j'arrive un peu tard, mais je confirme ce que dit melody.

Dans certains ports, comme le bassin Vauban de st Malo, le départ sur garde est autant suicidaire que proscrit.

les bateaux sont à couple deux par deux, et en file indienne.
Il faut de l'espace de dégagement pour la faire. Or cet espace est complètement insuffisant.

Il y a 6 m d'espace libre entre les bateaux de deux pontons voisins, et il faut faire 100 m en ligne droite pour se dégager.

Plantage assuré en marche avant comme en marche arrière sur les bateaux d'en face.

La seule technique pratiqué par tous est la suivante.

pour rentrer dans sa place, demi tour à 50 m du bout des pontons, et arrivée en marche arrière entre les panes avec de la vitesse.
Arrivé à sa place : un coup de marche avant et le bateau s'arrête net, sans tourner.

De la sorte, tout le monde sort en marche avant.

En marche arrière sans vitesse initiale, c'est quasiment impossible, même par vent nul (1 m de chaque bord du bateau)

Pour sortir : se positionner à couple du bateau devant ou derrière. Si le vent de travers est très fort, le seul moyen est d'envoyer deux haussières sur le ponton au vent pour se dégager.

En effet, tenter une manoeuvre sur garde à couple d'un bateau, c'est s'assurance d'aller planter les deux bateaux sur ceux d'à coté, en raison de l'élasticité des haussière du bateau de dessous...

résultat : quasiment jamais de bobos dans ce port où les bateaux sont à touche-touche, alors que dans celui d'à coté où les gens sortent de leur catway à grands coups de moteur, il y a de la casse tous les jours (balcons, embase des hors bords relevés, safrans extérieurs...)

J'oubliais : les visiteurs qui s'aventurent entre les panes se plantent de façon assez systématique avec la technique habituelle du "plein gaz"
On intervient dès qu'on entend les moteurs gueuler, gages de panique à bord.

29 mai 2012
0

On ne peut prendre un cas particulier pour une généralité.

29 mai 2012
0

"Dans le bassin Vauban de st Malo, le départ sur garde est autant suicidaire que proscrit."
Je ne vois pas quel réglement l'interdit...

"les bateaux sont à couple deux par deux"
Si le vent n'est pas fort et traversier, cela ne pose pas de problème jusqu'à deux bateaux à couple. Même si, certaines fois, il peut être utile de se pousser sur le balcon du voisin extérieur à l'arrière.

"Il faut de l'espace de dégagement pour la faire. Or cet espace est complètement insuffisant."
Avec 50 cm devant et encore moins derrière, cela le fait...

"remettre la bête en ligne." Sur un voilier moderne n'est pas un problème. Sur un Cornu ou un Evasion 37, c'est autre chose...

29 mai 2012
0

j'ai en tête de braves anglais, à qui j'ai montré la manoeuvre pour se décoller du ponton visiteur aux Minimes à la Rochelle, lesquels visiblement ne la connaissaient pas (ou n'avaient pas pensé à la mettre en pratique)

D'une part il n'y avait aucun ponton au vent, et quand bien même, vu le vent qui soufflait latéralement, j'aurais mis au défi quiconque de hâler le bateau pour le dégager à l'aide d'aussières ! :heu:

29 mai 2012
0

en fait non... c'est très courant.

Ce que je comprends, c'est qu'on ne navigue pas dans les mêmes endroits et que les configurations sont différentes. :langue2: :alavotre:

30 mai 2012
0

Guillemont :mille fois d'accord avec toi ,le depart sur garde c'est bien ,mais il faut une bonne pratique et pour celà il faut la faire souvent ,or nous pauvre plaisantin on ne pratique que tres rarement ce genre de manoeuvres (sauf quelques uns peut etre et encore à verifier)
donc en ce qui me concerne je prefere y allé à coup sûr sans trop d'aventure pour ne pas rentré dans le bateau de mes voisins et abimé le mien au passage , donc je me met à couple à la main à deux ce ne pose aucun probleme , la manouvre est douce ,pas de casse et ensuite je pars en marche avant ou arriere , manoeuvre reussi à coup sûr et sans aucun Vroomm Vromm.

Qu'en a la force du vent que je sache tout bon plaisancier reste au port lorsque ça souffle trop fort donc les manoeuvres se font par temps gérable .

josé

30 mai 2012
0

et bien mon ami , F5 avec mon 6.5t je te le met à couple sans probleme et sans reveillé qui que ce soit et là je suis absolument s^r que ma manoeuvre n'abimera rien et sera reussi . c'est peut etre pas tres academique mais je prefere cette méthode que de courrir le risque d'em... le monde .et avec 2cm devant et 1cm derriere ça marche

josé

30 mai 2012
0

et bien tres simple je fais comme toi ,"garde devant" mais là si je fais une connerie je n'em.... personne et m^me si je suis d'humeur et si la chose se presente je fais à la voile ...

ma preoccupation c'est de ne crée d'ennnui à personne ,et quelque soit le genre de manoeuvre à faire je choisi toujours la methode qui me semble la plus sûre ,celle ou j'ai le plus de chance de reussir .

29 mai 201229 mai 2012
0

Salut Fouras !

Ben , ce cas particulier, est particulier à toutes les marinas de Bretagne nord et des anglo l'été !

Beaucoup de bateaux à couple et peu de place.

J'ai pas dit que la manoeuvre sur garde ne fonctionne pas. Il m'arrive de l’utiliser, mais si l'espace de dégagement est important ensuite.

Parce que donner de l'erre à un bateau en marche arrière, en sortant travers au quai, c'est bien... mais après faut avoir la place de remettre la bête en ligne.

29 mai 2012
0

Vous êtes des esthètes, les gars !

parce que la manoeuvre est belle, j'en conviens !

mais je vous la laisse, est espérant que :

  • vous avez bien calculé votre coup, quand vos parebats au maître beau passent au ras de mon régulateur d'allure.

  • que vos galhaubans de bateaux modernes (et bien plus manoeuvrants que mon gros dériveur), posés au franc bord, ne viennent pas percuter les pales de ma belle éolienne, ou arracher le beau portique inox sur lesquels j'ai mes panneaux solaires !

Bref, j'ai toujours préféré aider les voisins à se dégager en allant leur porter leurs haussières, si nécessaire.

29 mai 2012
0

vous arriverez bien à trouver un cas où hâler un bateau sur ces haussières est STRICTEMENT IMPOSSIBLE à réaliser !!

c'est marrant, non !

30 mai 2012
0

salut José,

un force 5 est un temps maniable pour naviguer. Mais c'est déjà fort pour se dégager de sa place s'il est traversier à un quai ou ponton.

C'est là que la manoeuvre en garde a toute son utilité ! ;-)

30 mai 2012
0

ok, mais il y a une chose que je ne comprends pas bien : pourquoi parles-tu toujours de mise à couple ?

imagine simplement de devoir se décoller d'un ponton avec brise par le travers. Comment fais-tu ?

30 mai 2012
0

alors ça y est, on est bien d'accord ! :pouce:

29 mai 201216 juin 2020
0

ou alors, Terneuzen un jour de départ de régate...
c'est simple, tu attends que tous les autres soient sortis

29 mai 2012
0

okay... ok... au quai ! :langue2:

vous arriverez bien à trouver un cas où la manoeuvre en garde est STRICTEMENT IMPOSSIBLE à réaliser !! :whaou:

29 mai 201229 mai 2012
0

Ou alors, les fêtes de Paimpol tu attends 4 jours pour sortir.

Guillemot, je confirme pour Vauban à St Malo et merci de m'attribuer la manoeuvre, mais moi je n'ai rien inventé, c'est le grand Eric qui a rendu tous les cas de figure simplissimes... enfin presque.

Quant à nos amis anglais, je trouve qu'ils étaient matelots premier brin auparavant, mais depuis qu'ils "donnent l'examen" ça c'est beaucoup dégradé on y trouve (comme chez nous) beaucoup trop de hales-bouline et marins d'escarbilles. Des patouillards tout juste bons à regagner le bord avec le palan du dimanche.

Bon j'vais pas continuer à faire l'tour d'la chaloupe, croyez pas que j'brasse à culer, mais avant d'tanguer sur ma bosse, j'vais harponner une poulie-coupée et de conserve on va aller baiser une fillette chez la Fine. :doc:

30 mai 2012
0

Je ne comprends pas trop vos histoires...

Perso, le travail sur garde (avant ou arrière) en douceur, est employé chaque fois que j'amarre ou quitte un quai, ponton, écluse, bref n'importe quoi de fixe, avec ou sans vent...

Mais bon, chacun fait comme il veut, s'il ne s'approche pas de ma barque...

pfffzzzz

30 mai 2012
0

fouras merci de parler de cette manoeuvre qui est fort pratique et que je pratique a outrance
elle n est pas dure a apprendre et c est vrai que 1 ou 21 essais par vent nul pour se familiariser n est pas mal
quant a aaler porter une ancre au vent du bateau et ce genre de plaisanterie
réveillez vous les gars on est en 2012 dans des ports encombrés

tibitin

30 mai 2012
0

Alors ça c'est fort !

aller porter une ancre au vent est une manœuvre que j'ai faite et vue faire de nombreuses fois par des bateaux en Bretagne nord (pas dans une marina, c'est sûr)

c'est parfois le seul moyen de se tirer d'une situation difficile lorsqu'il n'y a pas d'espace de dégagement ou que le quai n'a pas la planéité requise.

Je rappelle que la technique utilisé la plus fréquemment quand il y a du vent fort par les bateaux un peu lourd, c'est le remorquage à angle droit de l'étrave avec l'annexe du bord...

A Guernesey, par exemple, le poussage ou remorquage par les vedettes du port est fait d'autorité.

Votre réponse

Merci de contribuer aux réponses sur HISSE ET OH !

Merci de vérifier de bien répondre au sujet. Fournisser des détails sur votre réponse et partager votre expérience et vos recherches !

Mais éviter de …

  • Demander de l'aide ou de répondre à une autre question (utiliser les commentaires dans ce cas).
  • Porter un jugement et manquer de respect dans votre réponse.
  • Pour plus d'information, consulter la FAQ et la Charte de HISSE ET OH !

Déposer un fichier ici ou Cliquer pour envoyer

Dun Loaghaire aout 2017 , heureux d'être arrivés!

Après la pluie...

  • 4.5 (70)

Dun Loaghaire aout 2017 , heureux d'être arrivés!

mars 2021