le parcours idéal pour une circumnavigation

Bonjour,

Trois personnes différentes ( des amis navigateurs) mon demandés quel serait l’itinéraire idéal.
L’idée m’est venu d’en parler avec vous.

On a beaucoup parlé du bateau idéal sur le site aussi je préférerais entamer un autre sujet qui peut en être la suite normale.

Le parcours idéal. (je parle ici de circumnavigation)

Tu as enfin ton voilier, magnifique évidemment, il flotte, il rutile, il attend que tu mettes ses habits du dimanche pour sortir du port. Ou vas –tu ? Pourquoi ? Combien de temps ?

Rêvons un peu d’abord :
Tu aimerais bien sur vivre en mer, ne plus travailler, être sous les cocotiers avec un petit jardin à toi dans chaque île, nager avec les sirènes, ne jamais avoir de mauvais temps, danser avec des amis, oublier les impôts, le boulot, le métro. Vivre de rien et rire à tout-va, faire ce que tu as envie au moment ou tu le désir. Te rouler dans l’amour et te noyer dans le bonheur.
Le bateau marche seul tu es à la proue un verre à la main regardant les dauphins te faire une danse des îles et te montrant le chemin pour te garder des récifs. Rencontrer des peuplades accueillantes qui t’invitent à leur danse devant un feu de cocotier, te rouler dans les sables dorés d’une île déserte et parfumée. Heureux, vidé de tes soucis passés, rien devant, rien derrière, le temps s’écoule au rythme de tes idées. C’est peut être cela le parcours idéal.

Seulement voilà ! là aussi les temps changent !

Il est probable que les premiers navigateurs se soient approchés de cet idéal, moi aussi peut-être un peu il fut un temps et dans une moindre mesure déjà. Mais aujourd’hui en regardant mes cartes je me pose plein d’interrogations sur le parcours idéal.

Prenons les choses point par point :

Les îles :
Il est de plus en plus rare de ne pas trouver du béton en jetant l’ancre devant une d’elle. Des hôtels, des superstructures, des restaurants, des clubs touristiques.

L’argent :
Pour les ports, de plus en plus élevé, un demi de bière à 3 Euros, des taxes et encore des taxes, partout. Les merveilleuses îles polynésiennes Françaises sont un des endroits les plus onéreux que je connaisse.

Les peuples :
Dans les endroits les plus visités parce que beaux on te demande de l’argent même pour amarrer ton pneumatique, au Venezuela et dans certaines d’autres contrées on te vole (voir on te tue) pour 3 dollars (le prix d’une vie ou d’un demi).
Dans d’autres régions c’est la guerre qui les motive, difficile de jeter l’ancre en ces endroits.

Les mers et océans :
Eux aussi ont bien changé, à ma dernière traversée, l’atlantique était (déjà) une poubelle.
Aujourd’hui j’ai un ami en Lorraine qui vient de le traverser à la rame et il m’a dit qu’il ne s’était pas passé une demi-journéee sans rencontrer des ordures, un de ceci ou de cela,
Flottant sur le même itinéraire au gré du courant ou de la houle.

Les vents :
Eux aussi ont changé. C’est moins grave, moins perceptible mais c’est un fait.
Les ouragans sont plus forts plus tardifs et ils se mettent à visité des régions qu’ils avaient tendance à ignorer auparavant.

Je n’ai pas voulu trop en rajouter sur tout ces changements cela m’aurait démoralisé.


Devant ces cartes et ces réflexions je me disais « on est peut-être mieux chez soi ! »

Et puis non ! j’insiste, il y a bien encore quelques endroits de rêve…

Alors je me suis creusé la tête sur un itinéraire.

Rassurez vous il y en a encore plein d’endroits merveilleux et j’ai trouvé le parcours parfait.

En fait ces endroits sont les mêmes que ceux cités ci-dessus mais il faut simplement changer ton regard sur les choses, les lieux et les êtres.

Les Iles :
Passe le port, va mouiller ailleurs, visite l’intérieur des terres au-delà des hôtels et des clubs. A vélo, à cheval, a pied tu y trouveras des paysages superbes, des petites criques qui t’invitent à la halte. Des ruelles intimes, des bâtisses d’une autre époque, une faune et une flore qui ne demandent qu’à être observés, sentis et entendus.

L’argent :
Il est là, il existe et il faut faire avec, il tue parfois et aide d’autres fois il faut le prendre avec philosophie et voir au-delà également.

Les peuples :

S’ils nous demandent de l’argent pour garder notre annexe c’est peut-être simplement qu’ils ont faim et qu’eux aussi ont besoin d’argent. Nous, avec notre voilier nous représentons à leurs yeux une richesse quand ils n’ont pas de quoi s’acheter une barcasse.
Plus il y a de différence et plus ils sont pauvres.
Là aussi il faut regarder différemment. Eviter d’afficher nos biens. Appareil à photo, vêtements etc.… Pourquoi ne pas s’habiller comme eux ? A panama je marchais pieds nus dans les rues. Je n’ai jamais été ennuyé.
Si tu vas au-delà, dans les ruelles des pauvres, derrière les hôtels à touristes et le décor qui cache la misère, là où on a des craintes parfois et bien tu verras.
Tu verras des sourires, des jeux d’enfants, des mains tendues non pour mendier mais pour t’invité dans leur maison. Tu te feras des amis du bout du monde.

Les mers et océans les ouragans :

Il suffit de t’adapter, de ne surtout pas rester aux endroits à risque même s’il y a des abris anti-cycloniques. Va visiter d’autre monde pendant ce temps. Exemple pour le pacifique la Nouvelle Zélande est superbe, pleine de charme, peu chère et habité par des gens de la mer accueillants tu as la Papouasie qui elle aussi est magnifique.
La mer est mauvaise ? Attend un meilleur moment pour partir, tu n’es pas pressé.
Peut-être aussi faudra t’il réapprendre la météo ?
Les poubelles trouvées en mer ?
Les tiennes bien-sûr tu les gardes sur ton voilier pour les jeter arrivé au port.
Pour celles qui naviguent et bien tu n’as qu’à faire comme pour les hôtels devant les ports
Regarde au-delà, les daurades qui te suivent ou le dauphin qui te précède.
Si tu as la place tu peux aussi ramasser ce qui traîne (un peu.

Et puis, si tu va ailleurs, dans un endroit non visité, inconnu, superbe alors surtout ne le dit à personne, ne prend pas de photo, garde le dans ton livre de vie sinon il risque de subir le même sort que les autres.

Oui, il y a encore un superbe parcours a faire.

Celui que tu feras avec d’autres yeux, c’est lui le parcours idéal

Bon voyage à tous
Dan

L'équipage
15 sept. 2004
15 sept. 2004
0

Vaste sujet.....
Avant même de chercher le bateau ou de voir l'architect il faut savoir ou on veut aller les canneaux de patagonies c'est pas le lagon de Bora-bora....
Une approche "technique" peut être faite avec les bouquins de Jimmy Cornell pour les tour du mondistes ou les guides de navigation en cotière. Mais le rêve se nourrit-il de technique?
Mais je veux le beurre et l'argent du beurre aller là ou l'envie du moment me poussera.Alors pour moi il n'y a pas de parcours idéal ce peut être les classiques alizés atlantique remontée de la chaînes des Antilles, retour au bercail ou cavalcade folle dans l'atantique, sans escale vers l'afrique du sud, rester un minium au Cap et rapartir les pleins fait parceque j'ai envi avant toutes choses d'un apéro dans la baie d'Halong. Ou monter sur les Féroés par petites gorgées comme on déguste un vieux sauternes ( Yquem 64 merci)avec l'Irlande ensuite l'ile de man, l'ile des celtes, puis les Hébrides, l'Ecosse.
Mais je connais quelques endroits du côté de Huanïne, face à Raitea/Tahaa ou j'aimerais bien prendre le bon de l'air.Alors pas de parcours précis de prévu amoins qu'il y a un copain qui m'attende pour une bouffe depuis quelques années comme c'est un cas avec mon pote qui se remet de ses douleurs à Nouméra. (Si vous vous ballader dans une grotte à chauve-souris aller y avec un masque si non cela peut finir à l'hosto, histoire vévcue en Calédonie).
Mais pour moi le plus bel endroit c'est au large par force 5 portant.

16 sept. 200416 juin 2020
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partir
où ? est ce que cela compte ...le but importe peu. le voyage pour moi ce n'est pas d'arriver: c'est partir. c'est la saveur de la journée qui s'ouvre, c'est l'imprévu de la prochaine escale, c'est le désir jamais comblé de connaître sans cesse autre chose, c'est la curiosité de confronter ses rêves avec le monde, c'est demain.. éternellement demain.

ce n'est pas de moi: je n'en ai pas les capacités, mais j'approuve ce texte de Roland Dorgelès.

dans mes voyages et mes navigations je savoure toujours autant ces départs, et ces préparatifs , qui vous prennent, et vous excitent.
et pour une journée de navigation,ce sentiment n'est-il pas le même ?
alors que ce soit pour un tour du monde, pour une transat ou dans une baie faites vous plaisir et partez.

pour ma part: je me prépare tranquillement entre 2 sorties.
bons vents

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