Le FIRST 31.7 est-il un bateau sûr au près ?

Demande d'opinion concernant le First 31.7

Je ne suis pas propriétaire d'un First 31.7, mais j'ai la chance d'avoir un ami qui en possède un aux Pays-Bas. Ce voilier bien conçu est rapide en allures portantes et très agréable à manoeuvrer. Les oeuvres vives qui sont inspirées de celles du Figaro en font une voilier performant. Toutefois, il s'avère que le First 31.7 parte très rapidement au lofe lorsqu'il gîte un peu trop à la suite d'une rafale et que l'unique safran sorte de l'eau (en raison de la grande et très agréable largeur de l'arrière). S'agit-il là d'une économie mesquine du constructeur en refusant à ce modèle un double safran comme sur le 210 et le 260.
Le problème commence à se manifester à partir de force 4. Lorsque l'on navigue en lacs intérieurs dans un chenal et qu'une rafale arrive (3>4), le comportement inattendu d'un voilier de cette classe et de conception aussi moderne est pourtant très dangereux. Je ne m'explique pas que les concepteurs semblent avoir tiré à l'économie en n'installant qu'un seul safran. Ce qui est curieux c'est que les propriétaires qui ont payé ce petit bijou assez cher tout de même, n'arrivent pas à s'avouer que ce voilier n'est pas sûr. Si la solution consiste à prendre un ris à partir de force 3 lorsque que l'on navigue au près, je ne pense pas alors que l'on puisse considérer ce voilier comme un voilier sportif. Il devrait pouvoir tenir la toile plus longtemps. Je pourrais admettre qu'un voilier se comporte de cette façon si sa conception datait des années 1960, mais on ne s'attend pas à cela d'un voilier du début du 3ème millénaire et encore moins de la part d'un chantier aussi réputé que Bénéteau.
Il y a-t-il d'autres voileux qui auraient été témoins de ce comportement du First 31.7. Les propriétaires n'osent-ils pas s'avouer qu'ils ont acheté un voilier mal conçu? Les tests parus aux Pays-Bas ne parlent pas de ce désagréable comportement. Mon ami très mécontent de l'insécurité que provoque le départ rapide au lofe de son voilier a fait appel à son dealer Bénéteau avec lequel nous avons refait des essais par force 3. Grand voile choquée et faseyante sans cesse, il n'y avait aucun problème, mais dès que nous bordions un peu plus et que le safran sortait de l'eau... l'insécurité se manifestait aussitôt à la moindre petite rafale. Je puis vous assurer que je me trouve beaucoup plus à l'aise au près sur un samouraï que sur le First 31.7.
Bénéteau ferait mieux, à mon sens, de monter en série le double safran sur cette série ou bien peut-être de proposer à tous les propriétaires qui possèdent déjà un First 31.7, de monter des ailerons latéraux à l'arrière sur les côtés, un peu au-dessous du niveau de la ligne de flottaison, afin que ceux-ci pallient à la diminution de l'effet du safran comme surface de dérive lorsque le voilier gîte. Je ne suis pas architecte, mais comme ce problème n'a pas été remarqué par les concepteurs, il faut bien les aider avant que ce mauvais comportement du First 31.7 ne viennent jeter de l'ombre sur la qualité des voiliers produits par ce chantier. Il faut ajouter que l'exemplaire sur lequel j'ai navigué a été livré en version quille courte. Il semblerait toutefois que le First 31.7 quille standard pivote également sur sa quille lorsque le safran sort de l'eau. Si Bénéteau propose l'option quille courte, c'est parce que cette adaptation a sans doute été sérieusement étudiée. Il semblerait pourtant que non.
Propriétaire de First 31.7, version quille longue ou quille courte, manifestez-vous et dites-nous si vous prenez déjà des ris sous force 3 ou si vous souhaiteriez que Bénéteau propose le double safran pour cette série?
Merci pour vos réactions.
Bruno

L'équipage
30 juin 2001
10 jan. 2002
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First 31.7 volage.
Cher ami,
Je suis propriétaire d'un First 310, le modèle ayant été remplacé par celui de votre ami.
Les réactions de ce modèle ne m'étonnent pas. En effet, ces bateaux sont conçus pour être des bateaux type course croisière, donc surtoilés.
Par aillleurs, le lest court, sans doute utile sur un plan d'eau fermé, n'arrange pas les affaires. Prendre un ris dans ces conditions dès force 3, n'est en rien étonnant. Pour ma part, je navigue avec ma femme, en méditérrannée, et si l'on veut faire du cap, dès 16 18 noeuds de vent nous prenons un ris et très vite le second.
Ne pas hésiter aussi, si vous êtes gréé en tête, de "blinder" le pataras, afin de vrier le haut de la voile. Vous pouvez aussi decendre le chariot de G.V. afin de bien déventer le guidan de la G.V.Tous ses petits règlages retarderons le moment tant redouté du départ au lof. Bonne nav.

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