le fendillement des mâts et espars en bois

comptant utiliser de l'epicea pour la construction de mes mâts et espars, je me demande s'il ne serait pas plus raisonnable de mettre une piece de chêne pour le bout-dehors. ???
pour sa meilleure résistance aux éléments, sa solidité et sa meilleure rigidité.
un autre type de bois serait-il mieux adapté à cet usage ?
j'ai remarqué que les "grosses-sections" de chêne ont une facheuse tendance à se fendiller dans le sens du fil. comment peut-on lutter efficacement contre ce mal ?

L'équipage
30 jan. 2008
30 jan. 2008
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une première réponse
est que si tu met du chêne sur le bout-dehors, tu met un bois très dense (et donc lourd) au mauvais endroit ... de plus, si tu met une pièce en massif, tu vas devoir gérer le fendillement ou même le cintrage etc ...

amha, une pièce en lamellé-collé (épicéa ou autre bois) epoxy te rendra un meilleur service. Je ne connais pas la taille du canot, mais avec la sous-barbe tu ne riques pas gd chose coté rigidité. Tu peux aussi mettre des cables sur les cotés (je ne connais pas le nom).

je pense qu'il faut rester aux bois légers et souples pour tous les espars, du spruce (si tu trouves) à l'épicea, en passant par le douglas qui est assez commun. Il faut ensuite protéger ces bois tendres et savoir qu'ils sont fragiles au poinconnement ...

on peut relire La Fontaine et "le chêne et le roseau"

hervé

30 jan. 2008
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sous barbe et moustaches...
justement, l'ancien bout-dehors est en lamellé-collé mais aprés plus de 30 ans de bons et loyaux services ,il doit être remplacé.
j'ai pensé au chêne pour le bout-dehors car c'est l'endroit le plus exposé du bateau...
donc ce serait mieux un lamellé-collé épicea...et une piece d'epicea massif enduit de resine epoxy, c'est bon ?

30 jan. 2008
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je ne suis pas un pro du bois ...
mais je connais un peu et aime beacoup cette matière.

Le LC a l'énorme avantage de répartir les contraintes. Une pièce en massif pour rompre d'un seul coup, suite à une trop forte contrainte. Une pièce en LC te donnera qqs signes avant la rupture, et je pense qu'à section équivalent et poids équivalent, sa resistance sera meilleure.

Ce n'est pas dur de faire une pièce en LC epicéa, si elle est droite.

il mesure combien ton BD ?

30 jan. 2008
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Pour moi
On ne lutte pas contre du bois qui se fend...

  • Du bois scié sur quartier
  • Impérativement enlever le coeur, c'est à partir de là que ça fend, surtout pour des bois comme le chêne (que je ne prendrais certainement pas pour des espars, ça manque de souplesse)
  • impérativement enlever les morceaux avec des noeuds
  • lamellé collé
  • si tu peux te le permettre, stratifier l'espars avec du biaxial et le peindre, cela augmente sa résistance, et de par la peinture,sa tenue aux UVs, maintenant, esthétiquement, on aime ou on n'aime pas...
30 jan. 2008
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...
mon bout-dehors mesure 1.40m
je pense suivre vos conseils, les gars,merci.
je reviens donc sur ma mauvaise idée et un bon lamellé-collé épicéa-epoxy bien imprégné fera l'affaire.
si je place en plus des chevilles entre les planches ,c'est conseillé ou pas ?

30 jan. 2008
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pas de chene

c'est trop raide et il se fend.

Il faut un bois resineux: pin maritime, sapin blanc du nord par exemple,pin d'oregon, un bastin bien dans le fil s'est tres bien.

josé

30 jan. 2008
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donc,
au final ,l'epicea serait-il mieux en massif (sélectionné droit et sans noeuds) ou en lamellé-collé/epoxy ?
dans le cas d'un lamellé, est-ce bon d'ajouter des chevilles entre les plis ?

30 jan. 2008
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...
mon ancien bout-dehors est en lamellé-collé de 6 plis peint ,et de section rectangulaire ,pas trés esthétique..

30 jan. 2008
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embout
Il me semble que la solution classique(?) est une pièce de ferronnerie (que ton serrurier local sera ravi de te fabriquer): la base est un anneau en fer plat (une section de tube), sur lequel sont soudés des anneaux où l'on viendra frapper les éléments de gréement.

Cet embout vient s'encastrer au bout du bout-dehors, dont on a réduit le diamètre de façon idoine sur la longueur nécessaire.

Ca évite le perçage, facteur de pénétration d'humidité, point de faiblesse et de départ de fendillement éventuel.

30 jan. 2008
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Pas pour moi
Il sera mieux en lamellé, dans la mesure où les différentes couches vont compenser les faiblesses locales éventuelles d'un massif.

Tu peux même le faire creux (8 "lattes" composées de plusieurs plis, entaillées à 45° à la toupie ou défonceuse, donc 8*45 = 360 = un octogone que tu reprends au rabot pour l'arrondir. C'est personnellement ce que je fais), si le poids à une importance pour toi. Ca lui permet aussi d'avoir la même résistance structurelle sous tous les angles.

30 jan. 2008
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tu peux faire une section carrée en LC
puis abattre assez facilement les 4 angles à la scie circulaire, avec un angle à 45° et le guide de coupe parallèle. Je l'ai fait sur 4,5m, alors sur ton BD se sera de la rigolade.

Ensuite, tu peux adoucir les angles qui restent à la ponceuse à bande ou a rabot.

Selon ton temps et ta dextérité, tu pourras obtenir une section ronde.

L'epicéa (et les bois résineux) étant tendre, il faudra que tu prévois comment équiper l'extrémité pour la sous-barbe, moustaches etc ...

Ce que j'ai fait :

Un percage de l'espar et un boulon à oeil avec écrou à oeil, le tout serré et noyé dans la résine. Comme cela, si ton boulon est pris sur la sous-barbe, tu peux mettre ce que tu veux sur l'écrou qui "tire" directement sur la sous-barbe, l'espar ne subissant qu'un effort de compression.

suis-je clair ? si non, je peux faire un croquis

30 jan. 2008
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Frette
Même que la pièce dont parle Hubert s'apelle une frette.
C'est effectivement la solution classique pour les espars en bois de section circulaire.

30 jan. 2008
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Pour aller dans le sens d'Hubert,
je pense que ce n'est pas du tout une bonne idée de mettre des chevilles.

30 jan. 2008
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merci pour vos contributions,
il n'y a que la partie bois qui m'interesse ici.
car j'ai déjà les ferrures de l'ancien bout-dehors en parfait état, qui ne demandent qu'à être remontées sur un nouveau support...
on dirait bien que les avis penchent plus pour le lamellé-collé que pour le massif.
en y regardant de plus prés, et vu le caractère putrescible de l'epicea, z'avez sûrement raison.
merci,

30 jan. 2008
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...
pour les chevilles, c'est de chevilles bois intercalées entre les plis (planches) sur toute la longueur dont je parlais.
mon bout s'encastrant dans son logement d'étrave à un bout et étant serti par sa ferrure acceuillant sous-barbe et étais d'avant, des chevilles rendraient la pièce plus résistante en compression?

30 jan. 2008
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BD
Pourquoi du bois sur un bateau en acier? Un bout de tube quelques soudures et hop.

01 fév. 2008
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par soucis d'econnomie
parceque le gréement était en bois et que par conséquent j'ai toutes les ferrures.
mais pour les mâts, à moins que j'arrive à en trouver en alu à tout petit prix, ce sera aussi de l'epicea.

03 fév. 2008
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EN PLEIN DEDANS...
...aussi je suis!
J'ai début de semaine derniére réalisé mon nouveau bout d'hors en "lamellé-collé".
Je me suis fait débiter des "plis" en iroko et en frêne de 10mm d'épaisseur sur 1,40m afin de constitué un "sandwich" de 12x12 cm.Le tout collé à l'époxy.
Pourquoi deux bois? un rouge et un "blanc" pour obtenir un bout d'hors bi-couleur.Perso,je trouve cela chouette.
Ses dimensions seront,une fois terminé,de 1,35m de long.
Sur 45 cm il restera carré (partie venant s'appuyer sur l'étrave et les 90cm restants seront tronconique (10cm et 8cm).
La frette sera vissée sur le plus petite extrémité.
Le tout sera "verni" avec 5 couches de COELLAN.

03 fév. 2008
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Ca va être bien joli!
Une question me vient à l'esprit: dans le cas d'un espar en lamellé-collé comme ça, dans quel sens les efforts sont-ils le mieux encaissés?
En d'autres termes, comment orienter les plis? Horizontal, vertical, diagonal, on-s-en-fiche ?

03 fév. 2008
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HE HUBERT!
...tu le fais TORSADE!!!une sorte de natte si tu préféres...
Blague mise à part,le bout d'hors,dans mon cas,ne travaillera qu'en flexion (M=pl/2)et en compression si un jour par fort vent de "vicequi" je rentre dans la jetée du port!
En clair,les plis seront collés dans le sens de la longueur.

05 fév. 2008
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Saucisson
Dans le sens de la longueur ? Heureusement !

Je crois que la question d'Hubert était de savoir si les plans de collage étaient longitudinaux et verticaux, ou longitudinaux et horizontaux.

Pour ma part, je préconiserai horizontaux s'il n'y a pas de sous-barbe, et verticaux s'il y en a une.

05 fév. 2008
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les plis qui ploient
Alors déjà, Récidive et Goudspide n'ont pas l'air d'accord (à moins que j'ai mal lu?)...

Un lamellé-collé offre-t-il plus de résistance dans un axe que dans l'autre? Par exemple, un L-C à plis horizontaux résiste-t-il mieux aux efforts verticaux ou horizontaux?

Quant à faire un caisson ou un octogone, moui pourquoi pas, pour avoir un comportement plus homogènes suivant les différents axes, mais ça nuit à l'esthétique recherchée par K-K, qui met deux essences de teintes différentes.

05 fév. 2008
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Plutôt d'accord avec Récidive
Quand j'ai refait mon mât en lamellé-collé, nous avons placé les plans de collage perpendiculairement à l'axe du bateau, considérant que le mât travaille davantage d'avant en arrière que latéralement.

Le bout'dehors (avec sous-barbe et moustaches) a aussi été fait en lamellé-collé, plans de collage verticaux, considérant qu'il banane davantage latéralement que verticalement (moustaches un peu élastiques).

Ni les charpentiers qui sont intervenus, ni moi n'avons eu la moindre hésitation sur le choix de l'orientation des plans de collage, perpendiculaires au principal sens de travail.

05 fév. 200816 juin 2020
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sens des plies
voilà un dessin de ce qui me parait évident avec un montage à sous barbe,
s'il n'y a pas de moustache,

c'est le sens des plies qui reprendraons le mieux les efforts en flexion latéraux,

le mieux est d'ajouter deux (planches verticales dans le sens du dessins) pour que le final forme un caisson

l'idéale (mais le plus dur) est l 'octogone

amha

05 fév. 2008
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Hé oui, Hubert
Je ne suis pas d'accord avec Goudspide là-dessus (de nos jours, c'est normal pour un ministre de ne pas être d'accord avec son président).

Pour moi, la résistance maximale est perpendiculaire au plan de collage (cf : charpente)

Donc, dans l'exemple de Philippe, il y a une sous-barbe qui reprend les efforts verticaux, donc les plis devraient être verticaux pour reprendre les efforts latéraux (en l'absence de moustache).

05 fév. 2008
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je vote

goudspide

josé :-|

05 fév. 2008
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alors
c'est une bonne question çà, :mdr:

pour étayer la démonstration, allez voir une charpente en laméllée/collée, et regardez la hauteur quelle doit avoir our resister à la charge alors quelle doit résister à une très forte charge (moindre je l'accorde) en contre ventement ( effort latéraux) et surtout de "déferlement" je ne me souviens plus du terme mais une poutre soumise à une charge verticale aura tendance à basculer...

et odnc regarder le rapport hauteur et largeur d'une poutre de charpente et verrez le ratio et la résistance

le bois à une résistance phénoménale sur sa tranche mais est très souple dans le sens des fibres (longitudinale)

alors sauf erreur je ne me suis pas trompé....

ne pas oublier, même avec des essences différentes d'inverser les sens des fibres, en effets les fibre sont rarement totalement parallèle à la planche, sauf dans le cas de bois de premier choix à fibre très serrées et rectiligne (par exemple du spruce)et donc mettre les fibres des planches tête bêche

05 fév. 2008
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pas tout a fait
le contre ventement est la pour éviter (ou reprend une part des efforts) que les pour éviter le travaille latérale des poutres,

ce dont je parle avec "déferlement" ce dit aussi 'soulèvement" mais le vrai terme de charpente m'échappe, c'est le fait que la poussée verticale se transforme par un flambement de la poutre, un vrillage sur elle même alors que dans le contre ventement la poutre se déforme su l'horizontale mais elle reste verticale géométriquement

suis je plus clair? :tesur:

06 fév. 2008
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c'est ça
mais pas le même mot en charpente bâtiment

le contre ventement d'un bâtiment est les grandes croix en cornière qui triangule les fermes entre elles ou les poteaux entre eux (pas nécessairement en cornière mais le plus souvent)

en bâtiment on les appels dès fois des bracons, mais il y un terme plus spécifique,

la nuit portant conseil j'aurai peut être la réponse demain

by

06 fév. 2008
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plutot
flambage?

05 fév. 2008
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deferlement

le terme "contreventement"

josé

06 fév. 2008
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comme quoi

en construction naval on appel celà le contreventement et pour eviter que la poutre se couche on met des "goussets de contreventement"

par exemple un barrot ayant plus de 4m de longueur en son milieu on va mettre un gousset soudé au pont pour le maintenir bien vertical.

josé

06 fév. 2008
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Oui,
Comme Alain, je pense que ce dont parle Philippe est le flambage.

Mais je suis bien convaincu que dans une charpente, les efforts verticaux calculés(neige ?) sont bien plus importants que les contraintes de flambage. Comment sont disposés les fers I dans une charpente métallique ?

Le lamellé fonctionne un peu comme un sandwich. les couches extérieures travaillent, l'une en traction, son opposée en compression (longitudinale) ; celles du milieu en écrasement (orthogonal). Les plans de collage travaillent en cisaillement.

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