Laisser tourner?

Bonjour. En navigant à la voile vaut il mieux laisser tourner l'hélice ou bien la bloquer en mettant l'inverseur en marche arrière? Un dilemme car en laissant tourner il me semble que les roulements de l'inverseur peuvent s'user prématurément en tirant alors qu'au moteur l'inverseur travaille en poussée(l'arbre pousse sur l'inverseur). En bloquant la rotation on freine le bateau... Merci pour vos réponses de spécialistes. Porzloez

L'équipage
26 mai 2009
26 mai 2009
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Il est préférable de la bloquer
en embrayant la marche arrière. ça limite les vibrations et l'usure. Coté performance, contrairement à ce que tu penses, une hélice bloquée freine moins le bateau que lorsqu'elle tourne.

26 mai 2009
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Un hélicoptère
Un hélicoptère, en panne de rotor, est ralenti dans sa chute par ses pales qui continuent à tourner.
Avec ses pales bloquées, le même hélicoptère s'écrasera (plus rapidement).

Donc, bloquer l'hélice me semble judicieux.

Sur le livret fourni avec mon nouveau jouet, il est précisé de bloquer l'hélice en marche arrière.
Par contre, j'aimerai bien savoir pourquoi "en marche arrière ?" :tesur:

26 mai 2009
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?
vieux débat dont je ne participerait pas, car mon argumentation ne sera pas entendu,
regarde simplement les remous hélices bloquée et hélices libre tournante et tu en tirera les conclusions toi même

par contre il peut y avoir des raison mécanique (refroidissement inverseur, ou autre) qui n'ont rien à voir avec les pauvres pales d'hélicoptères auxquelles ont a jamais demandé d'aller dans l'eau s'occuper d'un bateau et lycée de versailles

26 mai 2009
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D'ou l'interet des
hélices bec de canard :-)

traînée très faible

:-)

26 mai 2009
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Moi
je perds presque 1/2 nœud hélice bloquée !

27 mai 2009
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pourquoi en parche arrière ?
Parce que dans l'inverseur il y quelque chose qui ressemble à un "roue-libre" de vélo. Si tu embrayes en marche avant, l'hélice peut tourner librement en marche avant, tout comme sur un vélo tu peux arrêter de pédaler sans empêcher le vélo d'avancer... mais en marche arrière ton vélo fera tourner ses pédales . Enfin pour les vélos normaux et bien entretenus ;-)

26 mai 2009
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Parce que, Odyssey, en marche avant
elle tourne!
E pur si mueve!
:reflechi:

26 mai 2009
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bonsoir
et si comme moi vous avez un moteur qui vous interdit le blocage lorsqu'il est coupé, on fait quoi!on freine l'arbre avec les mains!!
yanmar 3ym30.
De toutes façons,je préfère qu'elle tourne librement car, celà freine moins.Autrefois,j'avais une bipale sur un autre moteur et là,je le faisais aprés avoir repéré sa position par rapport à la quille longue de manière à l'effacer le plus possible.Depuis que j'ai une tripale, celà ne sert plus à rien donc, je la laisse libre.

27 mai 2009
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OK..
Avec ton explication (et celle de Robert), j'ai au moins résolu cette question existentielle ;-)

26 mai 2009
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La dernière réponse scientifique est sans appel
Sur cette question, la dernière réponse est sans appel. Dans une grande majorité des cas, une hélice libre entrave moins le bateau qu'une hélice bloquée.

C'est contraire à ce que beaucoup pensent. Et je le pensais jusqu'à la lecture du rapport en cause cet hiver - les anglophones le trouveront en googlant le web britannique. C'est des plus scientifiques.

Maintenant une fois la question de principe réglée, restent les considérations mécaniques.

Et c'est surtout l'inverseur qui peut effectivement, pour certains modèles, notamment hydrauliques, souffrir de cette libre rotation. Je ne pense pas qu'il s'agisse du cas général. Et pourtant la plupart d'entre nous continuons de bloquer l'arbre.

Pour ma part, suite à la lecture du document, je rend la liberté à l'hélice de mon boat dès cet été.

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des références???
parce que la dernière réponse scientifique que j'ai lue indique l'inverse dans la plupart des cas.
la trainée de l'hélice libre étant dépendante de sa vitesse de rotation par rapport à sa vitesse sans "slip", plus il y a de freinage mécanique dans l'arbre/boite, plus la situation hélice libre est pire que hélice fixée.

exemple: pour un bateau de 33', hélice tripale.
la trainée est de 20 livres pour une hélice fixe à 6 noeuds.
elle devrait tourner à 750 rpm pour avoir une trainée zero. Elle a 20 livres de trainée à environ 500 rpm.
Dans la pratique, à 6 noeuds, elle tourne à environ 200 rpm, ce qui donne 60 livres de trainée, soit quatre fois plus que quand elle est bloquée.

Il faut bien préciser que la différence en termes de vitesse n'est même pas mesurable au dixième de noeud, donc tout ça reste de l'enculage de fourmis (passez moi l'expression)

27 mai 2009
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Intéressant Kiwi !
1° Ton exemple montre 100 N environ de trainée.

2° La figure 6 de la publication citée plus bas à la même vitesse pour la tripale bloquée montre aussi 100 N environ.

Rassurant, les deux exemples sont des hélices similaires.

3° Or la publication montre que la traînée "hélice libre" est environ 100N avec un couple de friction d'arbre de 2 Nm en gros.

4° Ta mesure vraie montre que la traînée réelle "libre" est de 300 N .

Conclusion au choix ou un "mix" des deux :

1° Le couple de frein sur l'arbre estimé à 2 Nm dans la publication n'est pas réaliste par rapport à ton cas réel, où le couple de friction devait être bien plus grand.

2° le profil (rendement de conversion) de l'hélice de la publication était bien meilleur que celui de ton hélice.

Très intéressant, montrant l'importance des condition réelles d'usage (arbre, inverseur,presse étoupe, profil de l'hélice, nombre de pales) qui sont parfois loin d'être idéales sur un voilier réel.

27 mai 2009
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La dernière réponse scientifique est sans appel ?
ben voilà une affirmation bien péremptoire ... sans référence :heu:

La traînée d'une hélice qui tourne librement dépend de pas mal de facteurs.

Il se trouve que pour les voiliers on est juste sur une combinaison de ces paramètres qui ne permet pas de généraliser un comportement de traînée favorable ou défavorable à la libre rotation.

Pour un bateau (position de l'hélice) + inverseur (frein) donné, une vitesse de navigation donnée, et une hélice donnée, ça peut être l'un ou l'autre qui est favorable.

C'est bien pour ça que les avis (souvent basé sur des constatation réelles) sont tellement contradictoires.

26 mai 2009
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Sur les nouveaux Volvo...
Il est conseillé par Volvo de laisser l'hélice libre (non embrayé)
J'avais deja remarqué que quand on embraye en AR, la commande coincait pour revenir au point mort.
Reste les becs de canards et autres repliables pour les mordus de vitesse...

Serge

27 mai 2009
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Soluce
Pour ça sur les Volvo, un motoriste m'a conseillé de démarrer en marche arrière.

27 mai 2009
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Et ça marche ?
Sans aucune incidence malheureuse ?

26 mai 2009
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plutot bloquée
Le pourquoi, pour le bruit surtout et aussi, mais c'est très subjectif, je pense qu'une hélice qui tourne à plus de chance de ramasser des cochonneries que la même bloquée.:reflechi:

Seb

26 mai 2009
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Je ne constate pas de différence de vitesse...
et mon speedo donne les 1/10 de N.

Volvo recommande de laisser l'hélice libre. En fait, je constate plus de turbulences dans la barre lorsqu'elle tourne que lorsqu'elle est bloquée.
Ce ne sont que de simples constatations d'un béotien.

26 mai 2009
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tu
as raison, en fonction de la vitesse sur mon dufour j'ai un petit frétillement de la barre, mais on s'y fait...

27 mai 2009
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Goudspide ! Cela ne nous regarde pas !
"j'ai un petit frétillement de la barre, mais on s'y fait..."
:mdr:

27 mai 2009
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juste mon expérience
salut à tous
au début que j'avais le bateau je bloquai l'hélice pour toutes les raisons invoquées (vitesse, usure etc.) et puis ... moteur neuf yamnar 3ym30, hélice tripale neuve etc .... je continue de bloquer l'hélice en marche arrière, et voilà ce qu'il m'arrive. Arrivé aux abords du mouillage, je suis encore à la voile à 5 nds, et je veux mettre mon moteur en route, donc je veux remettre au point mort et là je n'y arrive pas je force un peu et je finis par casser le cable et me voilà bloqué en marche arrière. Je mets tout de même le moteur en route embrayé et je rentre dans le mouillage en marche arrière ....
Depuis je laisse l'hélice libre.
Explications la vitesse du voilier exerce une certaine poussée sur l'hélice et empêche de mettre au point mort.
Je ne suis pas le seul à avoir eu cette difficultée de mise au point mort le bateau ayant une certaine vitesse.

27 mai 2009
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dis pendruig
j'ai eu beau tenter de rester embrayé dans les deux sens mais, moteur coupé, l'arbre reste libre et j'ai le même moteur!!j'aimerais bien avoir des explications,Merci.

27 mai 2009
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même pensée
moteur embrayé sinon, point mort =zéro.
le mien est un peu plus récent quoique en y réfléchissant, c'est kif kif.ce qui me faisait penser plus jeune, c'est le fait que le mécano est venu faire la révision des 50h quand j'ai acheté le bateau il y a 3 ans...déjà!!et 500h de plus.voili voilou.

27 mai 2009
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energie perdue
dommage, une hélice qui tourne au point mort pourrais produire du courant et recharger les batteries non ?

27 mai 2009
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pour daniel
j'ai le même moteur que pendruig et je suppose le même inverseur itou.pour l'anglais, j'arrive à déchiffrer quelques mots et c'est tout.c'était pas au programme à l'école dans mon temps.

27 mai 2009
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je ne sais pas
bonsoir, je ne vois pas trop cela vient peut-être de l'inverseur !!!! mais sur le mien si j'embraye le moteur éteint, l'arbre ne tourne plus même avec la vitesse du bateau.
le moteur date de 2005 mais je n'ai plus le type d'inverseur en tête mais c'est celui qui est proposé normalement.
je pense à quelque chose lorsque je dis embrayé c'est aussi accéléré c'est à dire pas au point mort. Les explications ne sont pas faciles.

27 mai 2009
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Pour nossi
"j'ai eu beau tenter de rester embrayé dans les deux sens mais, moteur coupé, l'arbre reste libre"

N'aurais-tu pas un inverseur hydraulique ? Ils ne sont blocables que via des dispositifs type "frein sur l'arbre" ou autres.

Dans ce cas, vérifie bien que le modèle que tu as - inscris sur le boitier - est compatible avec une libre rotation de l'arbre.

C'est le cas de la plupart des alternateurs récents ? Pas besoin de se prendre la tête. Laisse tourner gentiment !

Si tu lis l'anglais, fais une recherche sur les forums anglo-saxons, la question y a été traitée avec une assez belle précision (mon post relate le résultat de ces recherches).

27 mai 2009
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pour les 2 que je pratique:
sur F29 une bipale bec de canard et moteur volvo.
tjrs embrayé marche arr depuis de nombreuses années

sur mon Océanis Tripale repliable flexofold et Yanmar 3GM30 embrayé en marche arr aussi . ( comme écrit sur la doc de la FoF )

jamais eu de soucis pour revenir au point mort pour demarrer le moteur.

peut être du au fait que c'est des repliables ???
:reflechi:

27 mai 2009
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Alternateur de ligne...
à basse vitesse d'amorçage. 35 Ah sous voile à 5,5 N...2 batteries rechargées le temps de faire Frioul - Porquerolles...Top moumoutte.

28 mai 2009
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Dans la doc de mon inverseur....
... il est indiqué qu'on ne peut pas bloquer l'hélice mais que, par contre, il faut démarrer le moteur toutes les 8 heures (je crois me souvenir, la doc est sur le bateau....).

27 mai 2009
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Tout juste!
Vive l'alternateur d'arbre!!!!
:coucou: :coucou: :coucou: :coucou: :coucou:

27 mai 2009
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autorotation hélico précisons pour les intéressés
"Un hélicoptère, en panne de rotor, est ralenti dans sa chute par ses pales qui continuent à tourner.
Avec ses pales bloquées, le même hélicoptère s'écrasera (plus rapidement)."


Un hélico en panne de MOTEUR pas de rotor, passe son rotor en position "autorotation", moteur débrayé, ce qui en fait un autogire: il descend alors à 7-8m/s (un vrai autogire au rotor proportionnellement plus important ce sera plutôt 4 à 5m/s) sous un angle de 30 à 45° en surveillant attentivement les tr/min de son rotor qui est entraîné par le "vent relatif" car d'une part,une baisse excessive du régime fait s'écrouler très rapidement la portance, d'autre part, il faut conserver assez d'inertie dans le rotor pour pouvoir "freiner" avant de toucher le sol...
Si le rotor s'arrêtait, l'hélico tomberait comme une pierre...c'est arrivé sur un aérodrome voisin: un hélico en instruction a eu une panne de moteur soudaine à 50m de hauteur en stationnaire donc sans vent relatif : pas eu le temps de passer en autorotation à cette hauteur= tués net...à basse altitude en hélico, il y a ce qu'on appelle la "zone de la mort" ou il est impossible de s'en sortir sans casse en cas de panne moteur en stationnaire...

Une petite démo d'une autorotation volontaire à basse hauteur mais en translation, exercice obligatoire pour tous les pilotes hélico:


+ un vu de l'extérieur avec un hélico du même type que ceux de la sécurité civile:

27 mai 2009
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cela conforte
Merci pour cette explication détaillée, elle conforte ce que je pensais, quoiqu'en pense d'éventuels "je-sais-tout"...

Ceci étant, et malgr éce constat, chacun fait comme il le souhaite, après tout...

27 mai 2009
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sur Piquelou, l'hélice est bloquée
mais sur Aloha, les hélices sont toujours en rotation quand le bateau est en marche

c'est un élément de réponse incontestable et qui fait grandement avancer le débat

mais j'ai toujours entendu dire que l'hélice bloquée opposait une résistance proportionnelle à sa surface et l'hélice en rotation, une résistance proportionnelle au disque plein correspondant à son diamètre, c'est à dire 3 fois plus sur une bipale et 2 fois + sur une tripale

amicalement

27 mai 2009
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THE scientific answer... Par quelqu'un qui est allé au bout
Il faut un peu de courage pour aller au bout. Je me suis arrêté aux conclusions :

"The experimental results confirm that a locked propeller produces greater drag than
does a freewheeling screw (up to 100% more drag was observed, this being at higher
speeds). Furthermore, for the freewheeling case, the magnitude of the hydrodynamic
resistance is significantly affected by the amount of frictional torque on the shaft, low
torque being accompanied by low drag."

strathprints.strath.ac.uk[...]670.pdf

27 mai 2009
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question
sans véritable réponse.
Une chose certaine : la résistance d'une hélice en rotation libre dépend de très nombreux paramètres et est fonction de la vitesse du bateau. Cela veut dire qu'on ne peut pas tirer de règle définitive pour une hélice en rotation.
Il a été "généralement observé" que, sur un voilier de plaisance,une hélice libre opposait moins de résistance à faible vitesse -disons, à la louche, la moitié de la vitesse de coque- qu'une hélice fixe, alors qu'elle opposait plus de résistance que l'hélice fixe aux vitesses proche de la vitesse de coque.

Comme on peut ajouter tous les problèmes d'usure ou de lubrification pour les réducteurs hydrauliques, il peut être considéré comme plus sage de bloquer l'hélice.
Par contre il est vrai qu'aux vitesses "élevées", bloquer ou débloquer l'hélice peut devenir problématique. Il faut alors ralentir le bateau en premier lieu sans cherche à forcer sur la mécanique. Ca peut sembler beaucoup plus facile à dire qu'à faire dans certaines circonstances.
Une des solutions satisfaisantes (un bon compromis) pourrait être de bloquer juste après l'arrêt moteur par un petit coup de lof ou un virement et de la débloquer après la même manoeuvre et juste avat la mise en marche du moteur. Mais là encore, c'est une discipline assez rébarbative et je ne connais personne qui, en tant que plaisancier, systématise ce genre de procédure.

27 mai 2009
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"sans véritable réponse", vieille, manque pas de culot :)
Je comprend que tu ne lises pas l'anglais. Mais ta réponse est pour le moins discourtoise pour ceux qui ont pris le temps de travailler sur la question et pour ton serviteur qui a pris le soin de rédiger une réponse argumentée et documentée.

Ce que tu énonces est bien la pensée dominante qui prévaut chez les voileux. On sait que cela ne repose que sur des bases empiriques.

Le travail fait par ce chercheur n'est vraiment ni farfelu - il a été lu et cautionné par une université qui a une compétence sur ces domaines.

27 mai 2009
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Pas de soucis, merci de ton post
Nos posts se sont effectivement croisés.

J'ai passé quelques heures à regarder le problème. Bien que ma formation mathématique soit trop poussiéreuse pour me permettre de suivre l'argument des deux scientifiques écossais, je penses qu'ils ont fait un travail qui mérite le respect.

Ce travail est conforté par la lecture attentive des retours d'expériences sur les forums nautiques d'expression anglophone. Lesquels tordent le coup à l'appréciation traditionnelle sur le sujet. Qui fut la mienne jusqu'il y a fort peu de temps.

La question de l'usure de l'inverseur reste entière. Pour les générations anciennes de matériel car le problème n'affecte plus les modèles récents.

27 mai 2009
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dans le détail ...
Je viens de diagonaliser l'article. Quelques points :

1° c'est très intéressant

2° leur but réel est de montrer la validité de théories prédictives de traînée

3° la figure qui justifie leur conclusion pratique un peu péremptoire sur la préférence "bloqué" versus "libre" est la figure 6.

4° cette figure ne fait état que de couples de frein jusqu'à 2 Nm et uniquement pour l'hélice de type "A" tripale.

Leur objectif initial est atteint: montrer que le calcul des modèles prévoit bien la mesure expérimentale.

Mais pour en tirer des conclusions définitives pour le cas réel sur un voilier il manques quelques éléments:

La figure 6 ne concerne que l'hélice tripale à pales symétriques (notée "A" dans leur nomenclature) ... profil peu courant, les pales sont souvent asymétriques (cas "B" de leur nomenclature). Pas d'indication pour le cas bipale.

La "croyance populaire" dit en effet souvent que les hélices tripales à forte surface de pales ont tendance à trainer plus à l'arrêt (car le rapport entre surface des pales et surface balayée se rapproche de 1). On n'a donc pas là de contradiction flagrante avec la croyance courante.

A 2.5 m/s (vitesse courante en croisière) le couple de frein qui conduit sur la figure 6 à égalité de traînée entre libre et bloquée est de 2.5 Nm environ (c'est pas beaucoup, sauf erreur cela correspond à 50 watts dissipés en friction à 200 RPM) pour la tripale "A". Il faudrait donc voir à quelle valeur se situe les couples de freinage réels dans les divers cas de presse-étoupe et d'inverseur, et aussi pour les diverses formes de pales et nombre de pales.

Pour la bipale, la traînée bloquée est nécessairement plus faible et tout le calcul (et mesure) restent à faire.

Travail très intéressant, mais qui confirme aussi le point de vue que sur un voilier on est juste au point critique où selon l'hélice, la vitesse et le bateau (frictions et carène) l'un ou l'autre cas (bloqué ou libre) sont plus intéressant du point de vue traînée.

Leur conclusion est d'ailleurs prudente et précise que ce n'est significatif que pour les bateaux à faible déplacement et rapides.

Ceci dit, avec toutes les précautions d'usage, car j'ai rapidement lu en diagonale (y a du boulot à assurer à l'usine dans la journée :heu: )

27 mai 2009
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mais nos réponses se sont croisées
d'ailleurs j'y réponds plus bas.
De plus, pas la moindre discourtoisie sur une intervention que je n'avais pas encore lue :-) ni pour mon serviteur qui prend ça bien trop à coeur ;-) .
Maintenant, je dois aussi reconnaitre que je suis particulièrement borné et que ce n'est pas une seule étude qui me fera changer d'avis définitivement. J'ai dû lire trop d'études hautement scientifiques réalisées par du personnel hautement qualifié... sur les ancres par exemple :-D pour apprécier ce genre de littérature à sa juste valeur. Tout juste peut-elle m'ouvrir un peu plus l'esprit à une appréhension différente ou plus complète du problème.

PS : I used to read -and understand- plain english. I've spent some years cruising around and I've personally noticed that a fixed propeller got me half knot quicker than a freewheeling one. But nobody's perfect (some use to write in forum, isn't ? :-) ) and everybody's got a second chance. So long.

27 mai 2009
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ça
je viens de lire les conclusions qui sont exactement opposées - en ce qui concerne la vitesse- à ce qui est "généralement observé"...
Certainement une histoire de protocole de test, "oubliant" les frottements de l'arbre sur presse-étoupe etc...
De la théorie à la pratique, deux univers impitoyables ...
:-D

27 mai 2009
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Euh, ça dépend ...
Tudieu y a du monde sur ce forum, mais il y a plus d'opinions que de faits techniques qui peuvent aider.

J'espère donc mettre tout le monde d'accord en ne parlant que des hélices tripales à fort couple :

1) si elle tourne elle traîne moins, c'est évident même si on n'est pas sorti de Polytechnique.

2) au moteur, une hélice, sa ligne d'arbre et l'inverseur sonts faits pour tourner dans les deux sens, donc la question de savoir si l'arbre pousse ou tire est fort accessoire : il pousse en marche AV et tire en marche AR. D'accord ?

3) si on se préoccupe de la trainée de l'hélice en mode passif (moteur arrêté et débrayé), elle ne dépend que
* de son profil,
* des frottements dus à l'inverseur et aux roulements.

4) libre ou pas ne dépend donc que du type d'inverseur et des roulements. Se renseigner et appliquer les consignes constructeur.

5) Les voileux "écolos" trouveront dommage de ne pas profiter de l'énergie produite par l'hélice tournant sous voiles pour installer un alternateur d'arbre ...

Et pourquoi pas un bricolage chassis-roulement- crabot (débrayage mécanique simple), etc... entre l'inverseur et la ligne d'arbre pour rendre l'hélice plus libre ... et améliorer tout ça ?

27 mai 2009
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Evident, évident ?!
Peut-être ne faut-il pas confondre traînée et portance... :reflechi:

28 mai 2009
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énergie produite par l'hélice tournant sous voiles

Heu ?

Justement, si elle tourne à vide, elle ne produit pas d'énergie, donc freine à peine le bateau.

Mais dès qu'on installe un alternateur d'arbre, cette énergie ne sera pas gratuite, elle se paiera par un ralentissement (même minime) du bateau.

27 mai 2009
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que se passe t'il quand...
on met en marche son moteur alors que l'hélice tourne parce que l'on est sos voile?

N'y a t'il pas de danger?

Je démarre moteur desembrayé (l'hélice tourne car je suis à la voile...) et j'embraye alors que l'hélice tourne déjà....j'ai toujours eu peur de tout casser.

Je bloque en marche arrière et je démarre embrayé en marche arrière....est ce la bonne solution?

Philou

27 mai 2009
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débrayage mécanique simple ?
"Et pourquoi pas un bricolage chassis-roulement- crabot (débrayage mécanique simple), etc... entre l'inverseur et la ligne d'arbre pour rendre l'hélice plus libre ... et améliorer tout ça ?"

A priori les générations récentes d'embrayage supportent bien la "roue libre" et le font sans trop de trainée. C'est documenté clairement chez PRM par exemple.

Beaucoup des informations ici qui circulent ne sont-elles pas liées aux contraintes d'anciennes générations d'inverseur voire de presse-étoupe ?

27 mai 2009
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hummm ....
Quand on dit "c'est évident même si on n'est pas sorti de Polytechnique" , (Polytechnique étant considéré comme "la" référence de vérité incontestable en France), c'est souvent parce qu'on ne saurait pas démontrer réellement ce qu'on affirme :heu:

Amicalement bien entendu :alavotre:

27 mai 2009
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l'energie
emmagasinée par une hélice bloquée en marche arriere(pour eviter l'usure des disques d'embrayage si on la laisse en marche avant)
peut etre agreablement récupérée par un alternateur d'arbre par exemple en la laissant tourner et en ralentissant moins le bato .
j'ai essayé avec ma voiture avec le frein à main serré les roues arrieres n'aiment pas ça les pneux surtout .
alain
:-p

28 mai 2009
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suite (poly)technique ...
Pour les trolls : "la critique est aisée mais l'art est difficile..."

Pour "Daniel" qui a écrit :

"A priori les générations récentes d'embrayage supportent bien la "roue libre" et le font sans trop de trainée. C'est documenté clairement chez PRM par exemple.

Beaucoup des informations ici qui circulent ne sont-elles pas liées aux contraintes d'anciennes générations d'inverseur voire de presse-étoupe ?"

O.K., pour ta contriburtion constructive.

  • les inverseurs PRM (Euh : chers !) apportent de l'eau au moulin de l'hélice libre (et donc de l'alternateur d'arbre).

  • c'est vrai que les "vieux" presse-étoupes (et les bagues teflon/hydrolub, etc... aussi) frottent et souffrent un peu plus si l'hélice tourne tout le temps.

Mais les hélices des bateaux à moteur tournent tout le temps en charge et tout tient pourtant.

Reste aux techniciens compétents à dire si les joints tournants, les roulement et bagues fiables et les accouplements élastiques (genre "aquadrive" diminuent significativement les frottements et améliorent la fiabilité du système "roue libre"/alternateur d'arbre.

Et pour ceux que ça intéresse (quand il y a la place sous l'arbre = grands voiliers), on peut parfaitement imaginer de monter une poulie de tambour de machine à laver (diamètre 25 -30 cm, alu solide) pour gagner des tours sur l'alternateur, sachant que l'arbre moteur sous voiles sera plus souvent à moins de 200 T/mn qu'à 400 ...

28 mai 2009
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Hélice...
Bonjour à tous , je me permets d'ajouter mon grain d'sel , à ce débat vieux comme l'hélice , ayant eu souvent l'occasion de naviguer en compagnie d' un bateau identique au mien , avec le même moteur ,inverseur ,et la même hélice bec de canard , à la voile, si l'inverseur est au point mort , l'hélice se met en rotation , les pales ouvertes aux 2/3 de leur débattement....et cette rotation réduit la vitesse du bateau de quelques dixième de noeud , bien malin qui peut chiffrer cet écart avec précision....Dés que l'on passe la marche arrière , moteur à l'arrêt,l'hélice se bloque et se replie, le bateau reprend sa vitesse initiale.....pas de calcul sophistiqué ou de théorie de quoi que ce soit ,juste comparaison et observation , il est probable qu'une hélice fixe amène à la même conclusion......à moins que....

28 mai 2009
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l'hélice bec de canard
n'est pas comparable avec une hélice fixe
il est évident qu'il y aura moins de trainée .
avec une maxprop si on ne bloque pas l'arbre elle se met à tourner et evidement freine le voilier
quand les pales n'offrent qu'une resistance de surface le frein est négligeable bien qu'il soit prouvé qu'il y ai une poussee vers le haut quand les pales sont bloquees ,mais la je crois qu'on cherche les petits newtons .
pour l'aternateur d'arbre il est necessaire d'avoir un plateau de 200mm minimum sur une poulie de 50mmsur l'alternateur qui lui doit amorcer à 400T/mn
et le minimum est une hélice de 500mm de diametre
et la on amorce à environ 4nds .
sur le hood 38 en transoceanique nous avions le pilote 6000,le frigo congel danfoss db50,le pc
la musique et l'eclairage sans aucun probleme
avec un alternateur qui debitait souvent 10A
CQFD
alain

29 mai 2009
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1 fois sur 2
elle est bloquée 1 fois sur 2. C'est à dire en gros quand je ne l'oublie pas. Mais je n'ai jamais vu d'inscidence sur la vitesse (petite hélice bipale). J'ai bon "scintifiquement" parlant?

29 mai 2009
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très bon eliot ...
... scientifiquement parlant :-D

Sur la majorité des voiliers de croisière banals peu affutés, avec une bipale l'incidence sur la vitesse selon que l'hélice est bloquée ou libre ne se voit que lorsque le moteur est en marche :scie: :jelaferme:

29 mai 2009
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euh, tiens une lapalissade "scientifique"
Ouin, ouin, ça trainera d'autant moins que la petite hélice bipale sera bloquée dans l'axe vertical d'une quille longue et épaisse

Y en a même qui ont fait des marques sur leur arbre pour faire ça à la main ou à la pince multiprise.

L'histoire ne dit pas s'ils ont jamais gagné une course ...

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un éléphant ça trombe

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mars 2021