la v"limeuse

je tenais à vous faire part de la disparition de carl, l'auteur-fondateur survenue le 20 déc 2005

L'équipage
07 fév. 2006
07 fév. 2006
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Attendez que je comprenne
Dis-moi Django, tu veux dire que le skipper de la V'limeuse, le voilier Québécois, est mort???

07 fév. 200616 juin 2020
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oui
il avait 68 ans, voir le site
la tof de sandrine de pas en vient

07 fév. 2006
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ka lisse
c'est-y pas que vous autres etes dans un bien grand pays :-)

10 fév. 2006
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Honnnnnnnnnnnnn
Iguane same on you La nouvelle a paru sur le site de Voile abordable le 25 décembre. Faut pas que lire les copains d'outre-mer.

Louise :o)))

07 fév. 2006
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EH bien!!!!
C'est vous dire combien la vie maritime est peu suivit au Québec!!!!

Je n'en avait même pas entendu parler

Merci cousin

07 fév. 2006
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le pays est grand
mais le bateau est dans ma région!!!!

07 fév. 2006
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Aroc nous avait déjà prévenu
www.hisse-et-oh.com[...]dex.php

Faut suivre au fond !

07 fév. 2006
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Salut Carl de la V'limeuse
Ses deux livres (leurs deux livres) m'ont enchantgé et c'est une formidable histoire d'amour et de mer. Son épouse a écrit un très beau texte pour lui dire adieu. Il n'y a rien à ajouter.

Nous avancions, imperturbables et n’ayant pas l’air d’avoir faim, comme six rangées de fanons qui avalent des tonnes d’eau mais n’en retiennent que l’invisible.» Carl Mailhot, La V’limeuse autour du monde, tome 2.
D’où lui est venue cette lumière qui a modelé sa pensée en une image aussi parfaite, par un matin d'hiver ? « C’est comme si quelqu’un d’autre, ce jour-là, avait soufflé les mots dans ma tête… » disait-il.
C’était sa manière de ne se reconnaître aucun talent…

Et pourtant, après soixante ans de voyages, à tenter d’en exprimer l’essence à travers différentes formes d’écriture, il méritait cet état de grâce.

Cet homme fut mon compagnon durant 33 ans. Il m’attrapa, jeune et solitaire, sur le bord d’une piste enneigée, et me dis que j’étais quelqu’un de bien. Puis il me donna pêle-mêle quatre enfants aux yeux clairs et un grand bateau jaune, pour l’école buissonnière.

Nous ne rêvions à rien d’autre qu’à être nous-mêmes, ensemble, peu importait le lieu ou la manière, mais la mer sut très bien nous emmener là où nous aimions aller. Là où il fallait beaucoup de temps pour se rendre, et suffisamment de peine pour y arriver.

À cet homme, je dois de m’avoir kidnappée des grandes rêveries silencieuses de ma tête et posée dans la réalité, aussi exigeante fut-elle. Aussi, quand vint le temps de son dernier voyage sur cette terre, il me savait assez forte pour l’accompagner. Celui-là dura huit ans. Il n’y avait plus la mer pour en soustraire la gravité, celui-là se ferait sur des fleuves intérieurs, pourpres et méconnus, à tâtons dans la noirceur. Le plus solitaire des voyages, celui du condamné.

«Je suis bien », m’a-t-il souvent répété vers la fin du parcours, alors que la lumière des îles de la Madeleine parvenait jusqu’à son lit.

Puis il fut temps de refaire nos bagages et de rejoindre notre équipage, quelque part sur le bord du Saint-Laurent.

Bientôt on se retrouva comme au temps de la V’limeuse, tous cordés dans la «cabine», priant pour que diminue le vent et se calme la mer.

De son côté, il gravissait son interminable montagne, à court d'oxygène, un pas après l'autre comme il avait toujours vécu sa vie.

Sur les derniers mètres, incapables de le rejoindre dans cette région de solitude et de silence autrement qu'en posant nos mains sur son front, nos coeurs s'arrêtaient de battre à chaque ratée du sien, déchirés entre le désir de le garder et celui de le voir enfin s'envoler.

Quand il a finalement déposé son armure, il restait si peu à l'intérieur mis à part notre douleur... mais ce peu semblait en paix.

C’était le 20 décembre dernier, il venait d’avoir 68 ans.

J’aime à croire qu’il a été surpris, lui qui ne croyait à rien. Qu’il a retrouvé la lumière qui un jour d’hiver l’avait inspiré alors qu’il titrait ainsi son tableau : « Allons-y, Alonzo !», avant de poursuivre un peu plus loin : «Mais avec le temps qui m’échappe, je ne cherche plus guère qu’à remettre ce… ( j’allais écrire ce flambeau, grandiloquent que je suis !) ce bout de chandelle, dis-je, à ma relève, afin qu’elle n’ait pas peur d’entreprendre d’aussi longs détours pour arriver au cœur de la vie. »

09 fév. 2006
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en effet
mea culpa, mea culpa, j'ai au moins un moi de retard sur aroc
à ma décharge, je n'avais pas consulté heo à cette époque
tout est dit, adieu carlus, le marin intellectue, merci à xenakis de nous avoir rapporté les trés jolis écrits de la dominique
la mer est une famille :-)

11 fév. 2006
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Adieu Carl
Quand on écrit vrai, on écrit beau. Ce texte est très beau.
Que Carl navigue éternellement au largue sous l’alizé et sur une mer bleu outremer.
« C’est comme si quelqu’un d’autre, ce jour-là, avait soufflé les mots dans ma tête… » disait-il. J’aime cette idée, Léo Ferré disait aussi «Je suis dicté…».

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