La Route du Triton 2010

Chacun la sienne, chacun son chemin...
Celle-ci a lieu tous les ans, de mi-novembre à mi-mars, le long de nos côtes. Cette année, elle est partie jeudi dernier de Port-Leucate : 3 premiers jours de nav méditerranéenne typique.

1er jour : beau temps, petit vent de WNW qui fraîchit comme d'hab au passage de Cap Leucate, GV 1ris et foc 1. Une heure + tard, pétole devant Gruissan, vitesse 0 nd : pique-nique dans le cockpit, 30° au soleil. Le vent revient de NW, un couple de fous nous tourne autour. A nouveau pétole, une heure de moteur pour atteindre Valras avant la nuit. C'est l'été de la St Martin, beaucoup de badauds sur la jetée. Fort courant sur la rivière l'Orb. Nuit au quai du carburant : 10 Euro. Peu de fond : 80 cm sous la sonde. Sanitaires propres. Pas d'internet.

2e jour, vendredi:
Y a d'l'air !! Vent W 5 à 6. GV 2 ris seule. Le Moustic n'est jamais allé aussi vite aussi longtemps : 42 milles en 7 heures, tout à la voile. 8,5 nds dans les rafales... On pensait s'arrêter à Sète, mais on y est à 13h30, alors on profite de ce bon vent pour pousser jusqu'à Port-Camargue : 12 Euro la nuit, sanitaires très confortables, Wifi payant.

3e jour samedi :
Pétole au matin, grd beau temps. La météo nous promet de l'Est tournant SE 2 à 4... Bingo : on passe la journée à tirer des bords pour arriver aux Stes-Maries de la Mer avec la mer qui commence à se creuser du SE. 8 heures pour 18 milles en direct, 28 milles au loch.
10 Euro/nuit, sanitaires très confortables. Wifi gratuit. Village sympa et encore animé hors saison.

Très mauvais temps de SE aujourd'hui dimanche. Pas question de sortir de Port-Gardian (ni d'y entrer...).

A suivre !

L'équipage
14 nov. 2010
14 nov. 2010
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Sur le ponton...
Pour les amateurs de ce fabuleux bateau aussi rare que méconnu ! il y a à Port-Camargue un Triton "Sarah-Maria - ST" à vendre qui a l'air propre. Il est sur le premier ponton après la Capitainerie, face à la vedette du club nautique.
:-)

16 nov. 2010
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Au "Ponton des passagers du vent"
C'est le joli nom du quai d'accueil de Port-Gardian, Stes Maries de la Mer.

Hier matin, ciel plombé et fortes averses, pas un temps à mettre un Moustic dehors !

C'est lundi, jour de lessive : lave- et sèche-linge dans le coin buanderie du local sanitaires, le grand luxe ! Moins de 2 heures pour tout laver/sécher.

Cela m'évoque d'autres lessives en voyage : à un lavoir commun ou à la rivière, autrement plus conviviales au côté des femmes de l'endroit. Ensuite il faut mettre à sécher sur un bout' tendu de l'étai au pataras en tournant sur un hauban. Par grand vent, il n'est pas inutile d'enfiler les T-shirts et les slips directement sur le fil avec des pinces à linge pour assurer... toute une technique ! Ici, ça manque de compagnie pour échanger les derniers potins de ponton ! Ailleurs dans les marinas « résidentielles », il est interdit d'étendre son linge à la vue de tout le monde ! Je n'ai jamais compris en quoi la vue de linge propre qui sèche est dérangeante. Moi je trouve ça plutôt gai.

Ce lundi encore, grande première : mon moussaillon de petit-fils monte à bord, enfin ses parents nous le tendent dans son couffin par dessus le balcon ! Il a 6 semaines, record battu ! Mon fils, qui est aussi son père... avait fait sa première croisière en voilier autour de la Bretagne à 2 ans, sur un Armagnac dont la couchette profonde babord du carré est idéale pour un petit enfant.

Pour fêter l'occasion, on va déjeuner à la Brasserie de la Plage qui nous sert, malgré l'heure tardive, une succulente et copieuse gardianne de taureau. Bonne adresse, à recommander, c'est tout près de l'office de tourisme. Au soir, le petit Thomas repart vers le confort d'un appart, à bientôt bonhomme sur la mer !

Pour terminer ma chronique camarguaise, il me faut aussi parler de notre voisin de ponton, un tahiti-ketch, arrivé à la nuit tombée samedi, quelques heures après nous. Le vent d'Est forcissait et comme il avait un problème d'inverseur, il s'est mis à la bretonne au vent du ponton. Ils sont deux jeunes hommes à bord et viennent nous voir :
on est où ici, c'est Port-Camargue ?
Heuh, non ... c'est les Stes-Maries !
Ah ! Et vous repartez demain ?
Non, demain y a du mauvais temps annoncé, on attendra sans doûte mercredi...
Ah bon, pas avant ? Il fallait qu'on soit à Canet aujourd'hui...
...?

Ils sont toujours là, en panne... Ce sont les gars du port qui ont mis ce joli bateau dans le bon sens, en prenant la pendille..., ils apprennent !

Cela me fait penser à un autre tahiti-ketch remarquable, bien connu dans les années 80 aux Antilles, « L'Arlésienne » : quelqu'un en a-t-il des nouvelles sur Héo ?

16 nov. 2010
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Le 63
en continu est devenu definitif.
Le TK l'arlesienne a été vendu il y a pas mal de temps et remplacé par un alu pour faire la dernière virée. Je l'ai vu à Port Camargues à son retour il y a 2/3 ans je crois. Il était à la vente.

16 nov. 2010
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Prévisions météo
Depuis jeudi, nous combinons Météo-France et Windfinder, pour le moment, c'est plutôt exact.
Hier soir, on nous annonçait du fort mistral pour le lendemain. On a donc fait faire un 180° au Moustic aux amarres, pour présenter l'étrave au vent, c'est plus confort quand on vit à bord, on peut laisser la descente ouverte et dans le cas de vent du nord, le soleil de midi entre dans le carré...

Et de fait ça siffle dans les haubans depuis le milieu de la matinée...

Demain pétole prévue ou petit vent de nord, peu importe, on fera route vers l'Est au moteur s'il faut, pour finir de traverser la Camargue et le golfe de Fos, on vise Carro ou plus loin selon l'humeur.

L'an dernier, nous avions découvert la météo en continu sur la VHF canal 63 pour les côtes du Var. C'était en expérimentation, est-ce toujours en service ? C'était bien pratique. Ici en Camargue, on ne l'entend pas.

17 nov. 2010
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Merci d'avoir répondu !
A+

17 nov. 2010
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blog du Triton?
Bonjour Moustic,
tu devrais mettre tout ça sur un blog en parallèle d'Heo, cela permettrait d'y lier des photos en plus du texte.
A suivre...

20 nov. 2010
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Bonjour, tu as raison...
mais je ne me suis pas encore penchée sur la question... je ne sais pas mettre les photos sur mon ordi portable !

Crdt

20 nov. 2010
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En passant le grand Rhône

Belle journée de voile en perspective mercredi, départ avec un bon NE 3 à 4B, GV et foc 1. On barre chacun son tour pour le plaisir, le bateau glisse sur une mer à peine vivante. On croise plusieurs voiliers, c'est le jour idéal pour traverser la Camargue, une des étapes les plus longues sans abri de méditerranée.

Vers midi, ça mollit entre Beauduc et Faraman. Le cap'tain aperçoit deux pingouins, trop loin pour tenter une photo, mais nous en avons déjà vus dans ce coin-là auparavant, leur comportement est très caractéristique : tête arrondie noire et blanche qui cherche de tous côtés, au ras de l'eau, puis plonge et ressort plus loin, saute de tout le corps fuselé hors de l'eau puis s'arrête, regarde de tous côtés, etc... tout comme leurs cousins manchots dans le Pacifique sud, ça ne s'oublie pas.

Le vent tombe complètement, moteur et pilote électrique. Un quart d'heure plus tard, ça rentre du sud, force 2B. Arrêt moteur, on laisse le pilote. On passe à l'intérieur de la bouée Piémanson, puis on entre dans la veine de courant du Rhône, l'eau devient limoneuse, couleur mastic avec des remous. Le courant nous fait dévier parfois de 20°.

Un cargo sort de l'horizon sur tribord, il faut être attentif à l'approche du golfe de Fos.
Le vent faiblit encore et j'ai du mal à régler le pilote. Je reprends la barre et j'appelle le cap'tain parti en sieste.

regardes, la barre est bizarre, y a presque pas de vent et il faut que je la tienne comme ça pour garder le cap (je la tiens à 30° au vent)...

On tergiverse un moment, persuadés qu'une avarie de gouvernail se prépare. Allez, moteur à 2000 tours, on verra bien, je barre le plus soft possible en direction de Carro, port le plus proche et le plus aisé à atteindre. S'il le faut, on peut même mouiller dans la petite baie à côté, juste avant le cap Couronne. Le cap'tain craint qu'une soudure de la patte supérieure du safran ait lâché, il l'a pourtant fait refaire à neuf après la même avarie il y a 5 ans ! Et quasiment au même endroit, il avait fait réparer à Pointe-Rouge (Marseille)... après une traversée de la rade avec un safran de fortune.
J'appelle Carro à 16h15 à la VHF sur le 9 pour demander une place et signaler qu'on ne sera peut-être pas bien manoeuvrant... pas de réponse.
On laisse rentrer un pêcheur et on le suit. Tout doucement on se met au quai et on prend la pendille à côté d'un Aloa coque marine. Il y a une grue de 6t, reste à trouver un soudeur, éventuellement. L'eau est claire dans le port... 15°c au thermomètre ! Sans combi... brououou !

21 nov. 2010
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des Pingouins........
a la sortie du Rhône ,j'ai mon bateau a Port de Bouc et je suis surpris de ce que tu as vu .
il n'y a pas de raison que je doute de ce que tu a vu , mais surpris tout de meme .
est-tu formel sur la presençe de ces gentils animaux ?

quand a l'effet de barre , en etant proche de la cote a l'embouchure, de nombreux remous et courant peuvent effectivement perturber ton cap dans des proportions importantes.

ceci dit , ton recit est tres agreable a suivre ,

Bon Vent ,
Amicalement,
Maurice.

21 nov. 2010
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Bonsoir Ti-Punch
On passe toujours dans ce coin en hiver et cela fait 3 fois qu'on en voit. C'est pas devant le Rhône, plutôt devant Faraman, chaque fois par mer calme.

Je te mets un lien vers un site qui confirme que certains couples de petits pingouins viennent hiverner en méditerranée occidentale...

www.oiseaux.net[...]da.html

Concernant notre souci de barre, c'est surement la bonne explication !

Merci et peut-être à un de ces 4 ?

20 nov. 2010
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Alerte à Carro
Le cap'tain a une petite mine au réveil, mal dormi à tourner l'énigme dans sa tête... La capitainerie est encore fermée ce matin, ma foi on s'en fiche, on a l'électricité sur le quai. Grand soleil avec un petit mistral force 4-5B. Ce port est bien abrité mais avec du ressac.
Après qqs recherches infructueuses sur le port auprès des pêcheurs et d'un chantier/loueur, on revient dépités au bateau et... que vois-je ? Des bouteilles de plongée sur le quai à côté d'une estafette : les pandores marins ! Ils s'apprêtent à partir plonger en exercice.
On va venir voir, pas de problème...
me répond un beau brun après lui avoir expliqué notre souci !
Un moment après, il plonge du quai, tourne qqs minutes autour du safran et ressort :
désolé, nous dit-il, tout à l'air normal.
Après quelques explications, ll va voir une deuxième fois, fait tourner le safran des deux côtés et confirme : tout a l'air correct.
On le remercie chaleureusement ! Il appartient à la briguade de gendarmerie nautique de Martigues.

En repartant, il nous lance : j'espère que vous n'enverrez pas un Pan-Pan... il faudrait qu'on vienne vous chercher !
A la fois soulagés et perplexes, nous décidons de rester là un jour encore, la météo prévoit du vent moins fort, toujours portant pour demain.

Je pars faire les courses, un badaud qui promenait son chien sur le quai nous a indiqué les commerces ouverts. J'aime beaucoup cet endroit : un vrai petit port vivant avec une plage au fond sur laquelle donne le terrain de pétanque sous les tamaris, bien à l'abri du mistral. Le soleil d'automne tape, il fait carrément chaud ! Bon plan pour passer l'hiver ? Il y a 2 boulangeries, une épicerie, un boucher, un bistrot, plusieurs restaurants encore ouverts et bien sûr le poisson frais direct des nombreux pêcheurs. Pas d'immeuble pour barrer le paysage, seulement de petites maisons d'aspect modeste, bien entretenues. Au dessus du port, un parking payant très fréquenté par les camping-cars. Service de bus à 1 Euro pour Martigues. Seule inconnue : les sanitaires, fermés comme la capitainerie. Le tarif de passage indique : 10 Euro/nuit, 240 Euro le mois.

Au menu du déjeuner : pageots portions tout frais de la nuit, au four sur un lit d'oignons-tomates et herbes de Provence... un régal.

Mais pa ni WIFI, comme on dirait outremer... L'Ubiquiti me donne plein de possibilités, mais tout est verrouillé.

On verra à l'escale suivante.

21 nov. 2010
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Le petit monde de Sanary-sur-Mer
Longue étape sans histoire ce vendredi. Départ dès le soleil levé avec un vent faible portant et une houle ronde, assez haute, de SW. Le gouvernail répond normalement... le gendarme avait bien vu... on s'est fait un petit vélo dans la tête pour rien !

Trois longues heures de moteur et GV pour traverser la rade de Marseille. Vasta nappe de pollution qui s'étire dans le ciel depuis Lavéra jusqu'au dessus de la grande ville. Le nouvel immeuble immense tout en verre bleuté dépare réellement le paysage vu du large. La Bonne Mère n'a plus le monopole d'amer remarquable ! Plein de petits pêcheurs sous le Planier, des chalutiers, un cargo, un bâtiment militaire, des zodiacs qui plannent à toute allure, c'est toujours très animé dans ce coin.

Après l'île Maire devant le cap Croisette, on passe entre les îles et les calanques : plus de houle, on coupe le moteur, poussés par un petit vent d'W. Il fait toujours aussi beau, 18° dans la cabine avec le soleil qui tape sur les grands hublots. La Cassidaigne, le bec de l'Aigle et les grands portiques de La Ciotat défilent lentement sur babord, le ciel se voile, le vent faiblit. Le cap'tain espère que ça rentre de SE comme le prévoit la météo, mais non ! Moteur à nouveau pendant deux heures, pour arriver à Sanary avant la nuit, un des rares ports inconnus de nous deux par ici.

Le quai d'accueil... n'est pas très engageant en plein dans l'entrée, petit ponton flottant de 10 m de long, exposé au SE. Comprenant notre réticence à passer là quelques jours, le préposé de la capitainerie nous place au ponton des vieux gréements, entre un Classe III et une sorte de brick au gréement aurique, en plein centre ville. Cela sent bon la belle plaisance en bois, c'est vrai que Sanary est bien connu pour son chantier des Baux. Question commodités, ça laisse à désirer : pas d'eau sur le ponton, sanitaires à côté de la capitainerie : une seule douche et un WC sans porte intérieure... pour des centaines de bateaux ! Le tarif par contre n'a rien de modeste : 14 Euro/nuit. Y a de la négociation dans l'air...

Comme prévu, grosse pluie et orages au petit matin. Une accalmie nous permet d'aller faire le marché tout près, un vrai marché de Provence comme sur les dépliants touristiques, tout fait envie ! On se paye le luxe d'une douzaine d'oursins bien remplis, chacun : un délice, ces languettes iodées et sucrées à la fois, arrosées d'un Gros-Plant sur lie... huum !

Un petit tour dans le village : tout est nickel, beau, propre, rien qui dépasse dans les ruelles piétonnes aux pavés artistiquement disposés, les salons d'esthétique succèdent aux boutiques et autres bijouteries. Façades aux couleurs assorties, belles poteries aux plantes et arbustes bien taillés... Pas une fausse note, pas de poubelles à la vue, encore moins de murs tagués. Même les étals des petits pêcheurs sur le port ont tous le même look. On se sent comme dans une parenthèse hors du temps ou dans un décor de cinéma ?

Une affiche nous attire : les Messageries Maritimes font le Tour du Monde : c'est le dernier jour de cette expo d'affiches et de maquettes de paquebots du début du siècle dernier. Magnifique ! On y passe un grand moment. Retour à bord sous la pluie. Orages et vent fort toute la soirée.

21 nov. 2010
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Bonjour
En face aux Embiez, accueil chaleureux, toilettes
nickel,promenades autour de l'ile, pour 14€ pour mon hr36.
Il y a 15 jours accueil à Sanary plutot déplorable. J'avais vraiement l'air de profondément em.....r monsieur l'employé municipal. Sitot mon plein de go fait, direction l'ile à Popol.
Semaine prochaine mistral mistral mistral.
Quel est votre programme?

21 nov. 2010
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Bonjour Bitkine
Pas de prg très précis, on va probablement rejoindre St Mandrier demain matin tôt... et y laisser passer le coup de mistral, on a plusieurs copains à voir aux alentours. On pense laisser le bateau à Cavalaire ou Nice si possible vers mi-décembre pour rentrer en train passer les fêtes en famille (Corbières) puis retrouver le Moustic et le ramener par chez nous pour début mars... tranquillement !
Merci pour l'info, mais ce matin au tél le gars des Embiez m'a annoncé 17 Euro pour 8,60 m de long !
Comme le temps est plutôt triste et humide ce dimanche, on n'a pas bougé.

22 nov. 2010
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Le grand tour du cap Sicié
A vol d'oiseau, il y a 11 km de Sanary à Saint-Mandrier. Par la mer, on vient de faire 17 milles.
Le BMS n° 405 de ce matin, valable à partir de 12hTU, nous laisse le temps de faire le tour tranquilles.

Départ à la pointe de l'aube à 7h ½, ciel dégagé, la lune presque pleine ne va pas tarder à se coucher.
La mer est gris ardoise avec un peu de houle. J'aime bien cette atmosphère d'hiver quand il ne fait pas trop froid (10°c).

Cap sur le grand Rouveau, moteur et GV, vent faible de N. Pas grand monde sur l'eau, deux petits pêcheurs qui viennent de remonter leur filet peut-être. On pare la balise des Magnons et cap sur le Sicié, toujours moteur et voile ; la mer est assez confuse, il y a un ressac permanent dans ce secteur.

A 9 h on est sous Sicié, un petit mistralou 3-4 B vient de se lever, moteur coupé, on file à 6 nds encore vers le cap Cépet avec GV + Foc 1, le pied ! On passe au milieu des tonnes des mirlitaires :
tu sais que c'est zone interdite sur la carte ?
Boh, je suis toujours passé là, ils vont pas nous em.. y a personne !
Ce coin-là, entre Toulon, Porquerolles et Hyères, c'est un peu sa cour de récréation au cap'tain, il y passe toujours avec jubilation, depuis bientôt ... houou, un demi-siècle. Toulon est le port d'attache du Moustic, longtemps amarré au Yacht Port dans la Vieille Darse.

Il faut maintenant lofer, inutile de prendre un ris, ça le fait, on gite bien mais la mer est plate, le cap'tain se fait plaisir ! On tire un long bord babord amures dans la grande rade déserte, paré à virer, on vire et Vouhouhouh, on entend un long coup de sirène (je viens sur tribord...). Personne en vue ??? Ah si, voilà une grise (pardon : un bâtiment de notre marine nationale...) qui se pointe le long de la grande jetée. Pas de souci, on sera entrés à Saint-Mandrier tout de suite à gauche avant qu'elle atteigne la grande passe.

On va pour s'amarrer au quai d'accueil le long de la jetée d'entrée, mais l'eau est très haute, elle passe par dessus le ponton de bois. Un coup de VHF canal 9 et on nous attribue une belle place sur un ponton flottant flambant neuf. Les travaux sont enfin terminés, ils auront duré plusieurs années !
10,38 Euro la nuit, plus la douche à 1,50 Euro le jeton dans des sanitaires vieillots mais chauffés et propres. Pas de WIFI non plus, mais plusieurs cafés-restaurants autour du port l'ont, connexion facile.

Le creux St-Georges (nom géographique de l'endroit) est un très bon abri, en particulier en hiver par coup de Sud et d'Est. Le soleil tape, on n'hésite pas à sortir la table de cockpit et le 22 novembre à midi, on déjeune dehors en T-shirt... qui dit mieux ?

La météo ne s'était pas trompée : vers 13 h ça démarre, on en a pour 3 jours paraît-il, un bon coup de mistral avec des rafales à 40 nds.

A suivre...

26 nov. 2010
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A suivre sur le blog...
Tout particulièrement pour Eliott et Koala V !

Voilà il existe sous l'adresse

triton-moustic.heoblog.com[...]

mais pas encore de photos, ça va venir, j'apprends !

Mauvais temps pour encore qqs jours sur la côte d'azur, ça va me laisser le temps de bosser la chose.

A+

26 nov. 2010
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Le mistral
est il toujours aussi fort? Après Sicié c'est pourtant plutot maniable; ou alors c'est le froid qui vous paralyse!!!

27 nov. 2010
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Beau match
en perspective. Je serais ce soir au sdf.

27 nov. 2010
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Sud radio
n'est pas captable au dela de l'agglo de marseille.
Dommage pour vous!
Certainement un beau match. J'aime bcp le style de jeu des australiens. Cela ne va pas etre facile!!

27 nov. 2010
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Oui Bitkine
Hier c'était du 7-8 vers Camarat, d'après la météo... on était à l'abri relatif à Cavalaire et le Moustic gitait dans les rafales...
Aujourd'hui c'est couvert et il commence à pleuvoir, va y avoir la renverse d'Est. On va passer le week-end là... pour pas rater France-Australie ! Je suis aussi fan de rugby...
A+

27 nov. 2010
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Ici à Cavalaire...
ça risque d'être à la radio, et encore même pas avec les commentaires d'Herrero, on ne trouve pas Sud-Radio. Y a un derby de foot ce soir, OM-Montpellier et le seul bistrot ouvert ne veut rien entendre pour mettre le rugby. M... alors !

Alors bon match à toi... ils vont gagner ?

;-)

26 nov. 2010
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merci
Bonjour,
Merci de nous faire partager votre route, je me crois encore en vacances, car c'est notre terrain de jeu, du rhône à St MANDRIER.
Je m'étais fait avoir une fois a SIXFOUR, 42€ pour notre 8.5m, depuis comme dit BITKINE, nous allons passer plusieurs jours aux Embiez avec les petits enfants, c'est vraiment super...Pas de voitures et accueil très sympa.
Bonne continuation et encore merci, depuis notre grisaille et quelques flocons de neige qui heureusement ne tiennent pas pour le moment...temp 0°

27 nov. 2010
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Salut Lecinange,
Merci pour cet encouragement, j'ai pas trop de mérite j'aime bien écrire...

27 nov. 2010
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Une belle journée de voile

Le premier billet publié hier sur le blog n'est toulours pas en ligne, je ne sais pas pourquoi, alors je fais un copié-collé ci dessous...

Une belle journée de voile...

... n'a pas d'histoire ! Quand le vent est portant, qu'il fait soleil, que tout va bien... que raconter qui ne soit pas ennuyeux ?

Plusieurs fois hier jeudi, au cours de cette étape St-Mandrier–Cavalaire, je me suis dit que ce petit bateau mériterait en effet d'aller plus loin... comme me le répète le cap'tain ! Partis assez tard dans la matinée, avec un bon vent d'WNW 3-4 B, nous étions amarrés au quai d'accueil à 16h30, soit une jolie moyenne de plus de 5 nds, tout à la voile.

Il a quand même fallu prendre un ris : sortis de l'abri du cap Cépet, le vent est monté à un bon Force 5 B avec rafales, comme le prévoyait la météo. Avec la nouvelle bôme Selden, c'est autrement plus aisé et rapide qu'avec l'ancienne, quand il fallait jouer l'équilibriste pour fixer le point d'écoute... De fait, avec l'ancienne bôme, soit on partait avec un ou même deux ris, quitte à être sous-toilé, soit on restait sur-toilé... inconfortable, ce que je déteste personnellement !

En passant Escampobariou, le bien nommé (littéralement « tombe-barrique »), la mer est devenue plus difficile et le Moustic est parti plusieurs fois au surf sur des vagues courtes et abruptes... 8,5 nds au GPS ! A l'approche des îles, après le Grand-Ribaud et la Jeaune-Garde, ça s'est calmé un moment, pour se creuser à mesure que le fetch augmentait. Le vent était bien W et pour faire porter le foc, on dût lofer un peu, cap sur le fort de Brégançon. Après un empannage bien maîtrisé, petit bord sur l'autre amure et re-empannage pour parer le cap Bénat et son phare rouge caractéristique.
Un grand voilier moderne, étrave droite, mât carbone, sous tourmentin seul (?) nous a rattrapé et dépassé lentement, il passait le cap Camarat comme nous entrions à Cavalaire.

Encore un BMS valable à partir de 0h cette nuit pour notre zone, qui risque d'être prolongé, avec pluie et orages, d'où notre décision de ne pas s'arrêter à Porquerolles cette fois-ci. Le tarif y est devenu prohibitif, près de 20 Euro/nuit hors saison ! Ah le bon temps, quand on y passait tout l'hiver pour 80 Euro/mois... ce n'est pas si vieux, en 2004 !

Ici à Cavalaire, c'est 8,50 Euro/nuit et 160 Euro/mois. Les sanitaires manquent de confort, pas chauffés, mais eau chaude à la douche, avec les mêmes jetons qu'à St-Mandrier (1,50 Euro).

Pas de Wifi au port, seul un cybercafé-restau « Papa & Co », dont le signal est trop faible pour être capté dans le bateau... dommage. Aucune autre connexion libre posssible.

Presque tout est fermé sur le port, seul le parking est animé avec de nombeux camping-cars... et la médiathèque toute proche toujours ouverte et accueillante aux gens de passage. Par mauvais temps, c'est un refuge agréable, on peut y lire journaux et revues gratuitement.

27 nov. 201016 juin 2020
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Essai photo de la rade de Toulon
C'était mercredi dernier, dans la navette retour de la vieille darse à St Mandrier, belle lumière d'hiver.

29 nov. 2010
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Hors saison et météo
Plus que Sicié peut-être, c'est le cap Camarat en hiver qui semble marquer la transition entre deux zones côtières assez différentes du point de vue du vent. En allant vers l'Est, on n'a plus trop à craindre le fort mistral, en revanche ça peut souffler aussi fort de l'Est ; quant au vent maniable, il s'infléchit en suivant la côte, SW ou NE. C'est une impression perso, et par ailleurs, je ne sais pas si c'est vrai aussi en été ?

Ici à Cavalaire, on capte le canal 63 diffusé par le CROSSMED pour la zone Port-Camargue/St-Raphaël et aussi le canal 23 diffusé par Monaco Radio pour la zone côte d'azur, de St-Raphaël à Menton, les deux en continu, avec les prévisions actualisées 3 fois par jour.

En les écoutant régulièrement, on s'aperçoit qu'il faut vraiment avoir le dernier bulletin si on ne veut pas se laisser surprendre, les conditions peuvent se dégrader en peu de temps hors saison et devenir limites pour un petit bateau.

Nous pensions partir ce matin vers St-Tropez, hier soir on nous annoncait 4 à 6 d'W... mais ce matin, le nouveau bulletin disait 6 à 7 de SW ! Il faisait beau, mais force 7 c'est un peu beaucoup, quand on est au chaud au port ! Alors on est toujours à Cavalaire... pour ceux qui s'impatientent !

Le pavillon Héo flotte dans les barres de flèche à babord... mais 0 visite ?

03 déc. 2010
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C'est reparti...
Mercredi, on se serait cru en Bretagne : temps bouché, pluie continue, température douce 13°.

Le lendemain matin, pas un nuage, la pluie a lavé le ciel, vent nul au port. On se prépare, on range tout : dès qu'on reste quelques jours sans bouger, c'est fou ce qu'on peut disséminer de choses diverses partout, en particulier sur la table du carré, qui fait aussi table à cartes, pourtant pas bien grande ... alors que tout a sa place en principe, sinon on jette !

Vers 10h, on largue les amarres. Vent quasi nul de direction variable pour traverser la grande baie de Cavalaire ; la mer est encore agitée avec des vagues courtes et une houle de SW. Alors c'est Juanito qui nous propulse jusqu'au cap Lardier (« Juanito » est le résultat d'une association d'idées fumeuse : moteur italien, prénom du champion Fangio... à la sud-américaine, là-bas ils mettent des diminutifs partout, bof !).

Pas un bateau à l'horizon, seuls les militaires s'activent : sur le 16, avis de pétardement d'engins au large de Cépet, trop loin pour nous concerner. Entre Taillat et Camarat, le vent rentre de SW brusquement, la météo annoncait du 5 à 6B, alors on prend un ris... 10 minutes après il faudrait le larguer ! Mais c'est l'heure de manger, on verra plus tard... Les infos de France-Inter parlent de chutes de neige abondantes et de 40 départements en alerte : on se sent comme dans une bulle avec ce beau temps doux, 11° dans la cabine, 19° sous la capote au soleil.

Je me remplis les yeux de ce paysage magnifique : la mer gris bleu déserte, le cap Dramont et ses falaises rougeâtres au loin et les Alpes tout enneigées à l'arrière-plan. Curiosité de saison : un cargo est mouillé devant la plage de Pampelonne. Serait-ce un transport de réfugiés comme c'est déjà arrivé dans la région, ils avaient débarqué à Fréjus, je crois ? Plus probablement est-il en panne.

Passée la tourelle de la Moutte, nous voici au près pour remonter le golfe de St-Tropez. La mer s'est aplatie, le Moustic glisse sans peine, on tire x petits bords en suivant les caprices d'un vent très léger, vitesse entre 1 et 2 nds, on se fait plaisir en admirant le paysage. Personne sur le plan d'eau, on a du mal à imaginer qu'il y a là des centaines de bateaux en été ! L'an dernier en passant au large, on avait eu droit à la visite des Autorités au moins.

Je me plie au règlement des ports du coin et j'appelle sur le 9 pour demander une place : pas de problème, le quai B du nouveau port est au ¾ vide. On prend la pendille à côté d'un fin coursier à la coque rose, « Art Rose ». On n'est pas à St-Tropez pour rien : au vieux port aussi bien qu'au nouveau et le long de la longue jetée, il y a plein de curiosités en matière de bateaux... des superbes et des hideux !

Sur ce trajet aussi, il est à remarquer que la distance à vol d'oiseau Cavalaire-St Tropez est de 15 km, alors que par la mer nous avons fait 19 milles en 5 heures et demi, dont ¾ h de moteur.

Pour nous en hiver, c'est 10 Euro la nuit + la douche avec jetons à 2 Euro, les mêmes que dans les autres ports du Var. La préposée à la Capitainerie nous informe qu'il y a un tarif d'hivernage forfaitaire intéressant du 15 octobre au 1er avril : 1.050 Euro pour le Moustic, moins de 200 Euro/mois. A noter que les sanitaires sont bien chauffés et impeccables, mais ouverts seulement de 8h à 18h avec un code d'accès.

Le cap'tain part en pèlerinage dans les ruelles du village : c'est ici qu'il passait l'été enfant, au tout début des sixties ; son père louait un Corsaire, puis il y eut le Moustic 1er du nom, un Cap-Horn, amarré au célébrissime quai devant Sénéquier. Il ignore quel a été son destin ? Il revient un peu dépité, tout est fermé et c'est plein de boutiques de luxe.

Pendant ce temps, je gréé l'antenne WIFI et j'essaie de me connecter à une des nombreuses stations disponibles, mais en vain, rien à faire, ça m'énerve... la seule qui réponde me demande un code d'accès. Ici comme à Cavalaire, impossible, je ne comprends pas.

Demain la météo nous promet encore du mauvais temps pluvieux, on en profitera pour jouer les touristes.

03 déc. 2010
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Escale à St Tropez
Bonne nouvelle : alors que la connexion du port public est trop faiblarde pour arriver au bateau, le club nautique local a bien voulu exceptionnellement m'octroyer un code d'accès d'invité et je suis donc confortablement installée au chaud dans mon carré. Mille mercis à cette honorable institution.

En fait de pluie, ce matin, il faisait grand soleil mais frisquet, à peine 5° dans les ruelles à l'ombre. Le vent est bien au rendez-vous, ça a soufflé toute la nuit et ça forcit dans la matinée, de NW.

Les autochtones connaissent les meilleurs coins ensoleillés à l'abri : « Banc des mensonges » proclame la pancarte au dessus d'un groupe de vieux messieurs volubiles sur le vieux port ! Les bistrots du bon côté de la place des Lices sont pleins de monde à l'heure de l'apéro. Détail qui nous interpelle en cette période d'incitation à économiser l'énergie : une petite patinoire à glace en plein air est installée au bout de la place !

Le musée de l'Annonciade ne faillit pas à sa réputation. Rien qu'au vu de la façade embellie par une installation paysagère très esthétique, on a envie d'y entrer. Les oeuvres les plus importantes se trouvent au premier étage, en particulier celles de Signac, « qui découvrit en 1892 le petit port de pêcheurs à bord de son yacht l'Olympia », dixit le dépliant. Je m'achète une reproduction de l'Orage
qui viendra s'ajouter à toutes celles qui ornent les murs de la maison, toujours sur le thème de la mer et des bateaux, bien sûr !

05 déc. 2010
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A Cannes, au vieux port
Soirée agitée hier à St-Tropez, et pas qu'à cause du téléthon... ça a soufflé très fort de l'ouest, direction dont ce port est très mal abrité, le clapot nous a fait tanguer une grande partie de la nuit.
Au vent du quai, on a pu prendre une deuxième pendille et la raidir en s'aidant du guindeau électrique, moteur en marche.

Encore un exemple de dégradation rapide : le bulletin du matin disait W4 à 6 pour la nuit, puis un BMS en cours de matinée avec effet immédiat avertissait d'un grand frais 7 avec rafales, jusqu'au matin 6h.

Ce matin donc, réveil au son du carillon de l'église bien connue, pour constater un ciel pur et un vent d'ouest encore bien présent. Mais pour nous, c'est encore du portant, alors on y va. Le cap'tain prend un ris en hissant la GV... 10 minutes après avoir tourné la jetée, le vent tombe ! Mais on pouvait voir encore la mer moutonner au fond du golfe. Bizarrerie locale : davantage de vent dans le port qu'à l'extérieur !

Encore une magnifique journée de voile avec le soleil pour nous chauffer le dos, le thermomètre est monté jusqu'à 15° dans la cabine, alors que sur le parking du port, les flaques d'eau étaient gelées !
Vent assez régulier de WNW 4 avec quelques faiblesses sous le dévent de certains caps. Pique-nique sympa à la mi-journée, en écoutant Philippe Meyer sur France-Inter. Le cap'tain n'a pas laché la barre, je suis restée le plus souvent assise dans la descente avec vue sur mer par les quatre grands hublots latéraux et aussi par le hublot panoramique de la couchette avant, en laissant la porte de la cabine ouverte. Poste de veille parfait sous pilote aussi, il suffit de lever la tête pour voir la GV par la fenêtre de la capote. Ce bateau nous donne décidément bien des satisfactions, à la moindre survente il glisse à 6 nds et se comporte toujours sainement. Il faut avouer aussi que cette année, les dieux sont avec nous, on en profite un maximum.

C'est samedi, on aperçoit quelques voiles qui sortent de Fréjus et St-Raphaël, mais personne n'emprunte notre route. On rase la tourelle de la Chrétienne après la rade d'Agay, pas ou peu de courant visible. Quelques pêcheurs chalutent au large.

Voici les îles de Lérins sur tribord avant, on profitera d'une autre belle journée pour aller y mouiller.
Pour le moment, il nous faut trouver une place où laisser le Moustic avant les fêtes. Le vent faiblit encore dans la grande baie de la Napoule. Alors moteur !

Un coup de VHF, ici sur le 12, et on nous attribue un poste au ponton B du vieux port. On finit de s'amarrer que les reverbères s'allument sur l'avenue en face, et toutes les illuminations de Noël... féérique ! Je reste au chevet du radiateur électrique, alors que le cap'tain part en reconnaissance : il y a un marché de Noël sur l'esplanade au bout du ponton.

Je découvre en branchant l'Ubiquiti que la ville de Cannes fournit un accès gratuit au WIFI à tout un chacun et je me connecte immédiatement sans problème. Bravo !

06 déc. 2010
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un petit coup de chapeau...
...ne peut nuire à personne!

Merci à vous de nous faire partager votre cabotage!

Je ne suis même plus sûr d'acheter le Guide Imray l'année prochaine!!

Bien amicalement

06 déc. 2010
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Le Guide Imray,
je ne sais pas, mais le pilote côtier Marseille-Gênes est introuvable en ce moment...
On se contente du Bloc côtier pour la nav jusqu'à 6 milles 2009, ça suffit en fait, pour cette zone.

Merci à toi !

06 déc. 2010
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Cannes vieux port pratique
Cannes est un vrai port en ville, comme je les aime... hors saison.

Le marché couvert fréquenté par les gens du coin est à deux pas, avec petits producteurs locaux proposant des produits de saison, et aussi des commerçants qui vendent des asperges du Pérou... y a le choix ! Les étals des pêcheurs sont maigres : des poissons pour la soupe et des petits rougets de roche à 30 €/kg (ils exagèrent, à Carro c'était 20 € !).

L'accès aux quais est libre depuis la rue, pas de portail verrouillé pour accéder à son bateau, on sent qu'on fait partie de la vie de la ville, on n'est pas dans un parking à bateaux.

Ce matin, nous nous sommes présentés à la Capitainerie, fermée le dimanche hors saison : accueil très courtois, très pro du Maître de Port. C'est bon, on va pouvoir laisser le Moustic ici moyennant 8,40 €/jour (tarif hors saison pour une durée d'au moins 29 jours, comptés de date à date), payable d'avance. Pas de mauvaise surprise non plus côté sanitaires, c'est chauffé, confortable, propre et peu fréquenté : douche avec jeton à 1,50€ qui dure longtemps. Local distinct avec lave- et sèche-linge : 5 € les deux pour 5 kg de linge.

Conditions d'escale agréables donc... MAIS le bassin est plutôt agité, le bateau se met brusquement à rouler bord sur bord sans prévenir, on n'a pas encore bien compris ce qui le provoque, on a la vue vers la sortie bouchée par un gros ventru ADRIA qui roule encore plus !!! Il me donnerait le mal de mer rien qu'à le regarder... La première fois on s'est écrié tous les deux : M.... ! on se croirait à l'anse à l'Âne ! Ce mouillage au sud de la baie de Fort-de-France est très sympa les ¾ du temps, mais la navette y arrive à fond les manettes 10 fois par jour, le rendant alors infernal plusieurs minutes durant... nous y avons passé plusieurs mois pour cause de job non loin ; il fallait tout ranger comme en navigation, rien ne tenait sur la table !

Autre bémol depuis hier midi : il pleut, il pleut, il pleut ! Une pluie pas très forte mais drue, continue, qui a bien rincé le pont, soyons positifs ! Peu ou pas de vent dans le port, avec un peu de ressac, ya de la houle de sud dehors. On en a jusqu'à mercredi... Température en hausse : 12° au petit matin, mais on n'a pas encore aperçu le soleil cannois.

Bonne Fête à tous les Nicolas ! (le mien compris...)

13 déc. 2010
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Petites virées aux îles de Lérins
Sur les cartes et dépliants touristiques, ces îles figurent juste à la sortie des ports de Cannes, on pourrait y aller à la nage, semble-t-il, peut-être pour ne pas dissuader les touristes de faire le trajet en navette ?

En fait, la plus proche et aussi la plus grande est à... un mille et demi : Ste Marguerite ; elle s'étire d'Est en Ouest sur 3 kms. Nous ne la connaissons pas.

Grand beau temps ce vendredi enfin, encore du vent d'Ouest, d'une force moindre qu'hier. Dès la sortie du vieux port, on hisse les voiles, le soleil bas en hiver est pile dans le cap à cette heure de la matinée, on n'y voit pas avec précision. En s'approchant, on repère les deux balises et la tourelle blanche ruinée de la pointe Batéguier ainsi que le chantier naval au pied du Fort, dont parle le guide. La houle se fait encore bien sentir et le vent semble forcir du NW, on abat pour longer le Nord de l'île : il y a quelques bateaux au mouillage, qui semble bien mal abrité de ce vent.

On continue vers une petite pointe après le Fort imposant, pensant pouvoir mouiller en eau plus calme, juste avant une autre balise Nord à côté de laquelle on devine une ferme marine. Mais c'est encore plus agité, il y a une houle d'Est aussi ! En fait ce doit être la houle de Sud qui contourne ces petites îles de chaque côté ? Demi-tour, on n'a pas vraiment envie de se faire brasser au mouillage alors qu'on a une place douillette au port à une demi-heure de là...

On tire un bord vers la pointe de la Croisette, un coup de gite et vlan, la porte d'un équipet de la cuisine s'ouvre en grand : toute l'épicerie entamée par terre ! Seule la boîte à sel était mal fermée heureusement ! On vire, c'est plus cool sur l'autre bord, on arrive au milieu des bateaux mouillés dans 2,50 m d'eau. Un autre bord et on atteint rapidement l'entrée du vieux-port.

C'est ce qu'on appelle une petite sortie, mais quand même, 5 milles de plus au compteur ! On se met cul à quai, toujours aussi laborieusement, l'hélice tripale n'améliore pas les choses autant que le cap'tain ne l'espérait. Pique-nique dans le cockpit : 20° en plein soleil, à l'abri du vent derrière la capote.

Le lendemain, après une nuit très calme, le temps est toujours aussi idéal pour aller aux îles, on démarre plus tôt. Le vent est quasi nul ; devant Port-Canto, deux petits pêcheurs remontent leur filet, entourés d'oiseaux posés sur l'eau. Après l'avoir coupé, pleins d'espoir, on remet le moteur, cap direct vers le mouillage repéré hier : on laisse tomber la pioche dans 2,20 m au sondeur, l'eau est limpide à souhait, fond de posidonies avec des trouées de sable, disparue la houle désordonnée d'hier.

Le temps de gonfler l'annexe, sortir le moteur et se préparer pour une balade à terre, plusieurs bateaux arrivent, c'est samedi. Petit tour dans le village, maisons fermées, seul le restaurant « L'escale » est ouvert. Un coup d'oeil au ponton pour savoir si on peut venir à quai : pas de problème, il y a de l'eau, environ 2 m mais on ne peut y rester que 6 h maxi, dit la pancarte. Pas de pendille, on mouille son ancre et on vient s'amarrer cul à quai. Pour y accéder, il faut suivre le chenal balisé pour les navettes.

Retour à bord pour déjeuner. Une jolie mouette vient se poser tout près. Après un moment d'attente à guetter chacun de nos mouvements, elle se met à crier en levant le bec, ma parole elle nous engueule ! C'est bien ça, elle réclame et comme rien ne vient, elle râle !

Une petite brise se lève de l'Ouest, pourtant les bateaux gardent l'étrave à l'Est, il doit y avoir un peu de courant. Le plan d'eau s'anime, y a de la régate en vue. Le cap'tain n'a plus envie d'aller faire le tour de l'île à pied, alors on va le faire à la voile...

Départ en laissant le foc à contre pour être sur le bon bord dès l'ancre levée. Cap à l'Est au portant, ça glisse à 4 nds sur une mer belle. Passée la ferme marine, il faut lofer pour contourner l'îlot plat de la Tradelière. Le vent monte un peu, la houle du large se fait sentir. Plein de voiliers maintenant autour de nous, ça fait plaisir, on se sentait un peu seuls jusque là.

On vire pour passer entre les deux îles : il y a maintenant un chenal rectiligne d'une dizaine de hautes balises rouges et vertes probablement permanentes, alors que le guide indique un balisage saisonnier, qui était absent lors de notre escale en février dernier... ? On tire une demi-douzaine de bords pour remonter le passage large d'un demi-mille, en eau plate maintenant, un vrai plaisir.

Le soleil ne va pas tarder à se coucher derrière l'Estérel, la lumière est dorée, les verts de la végétation touffue de la grande île se détachent sur le ciel violet, dans le lointain on devine même les sommets enneigés ! Magnifique ! Le vent faiblit, on se fait remonter par un bon vieux 470 ! On rase la pointe du Dragon et on peut lâcher les écoutes, cap sur la tourelle coiffée de rouge du vieux port. Le soleil disparu, on sort les bonnets et les gants... brouh, c'est vrai que l'hiver n'est plus très loin !

Belle manoeuvre pour culer à quai cette fois-ci, on avait un peu plus de place en l'absence du trimaran en vis-à-vis. L'annexe restée à la traîne passera la nuit amarrée sur le balcon avant. Il fait nuit noire quand on termine l'amarrage, 17h30 !

Une parenthèse enchantée, c'est l'expression qui me vient à l'esprit pour évoquer ce dimanche...

Quelques petits nuages au réveil, mais la prévision météo est bonne, alors on retourne une troisième fois à l'île Ste Marguerite ! Dès la sortie du port, on peut mettre à la voile avec un vent NE force 1 à 2, cap direct sur le mouillage. Le gros cata-navette « Caribe » y arrive en même temps que nous à grande vitesse : le cap'tain fait faire un 360° sur place au Moustic... pour lui laisser la priorité, ainsi qu'à un gros zodiac des pompiers, qui eux nous remercient d'un signe.

Mouillage à la voile, tranquillement, au même endroit qu'hier. L'annexe est déjà prête, on va débarquer au tout petit quai à gauche du restaurant « L'escale ».

Le guide côtier d'Alain Rondeau, finalement trouvé ici à Cannes, chez Roméo Marine, quai St Pierre, décrit le Fort comme étant une caserne sans intérêt. Nous l'avons trouvé très beau et fort intéressant à visiter et à photographier sous la douce lumière d'hiver ! C'est un vrai village fortifié, vide en cette saison, mais qui sert d'hébergement saisonnier pour les scolaires et associations qui en font la demande. Ce lieu est à la fois nature, sauvage et entretenu juste ce qu'il faut. On y trouve des grands cistes, de vieux figuiers, des pins maritimes, des tilleuls, des platanes et de vastes espaces colonisés par d'immenses acanthes d'un beau vert vernissé. Je me verrais bien gardienne du Fort-Royal de Ste Marguerite !

L'intérieur de l'île est quadrillé de grands chemins bordés d'arbres d'espèces variées : eucalyptus, grands pins, cèdres, chênes, entretenus par l'ONF. On croise quelques promeneurs en quête d'un endroit où pique-niquer au soleil. Il suffit de marcher un gros quart d'heure pour traverser l'île du Nord au Sud et on débouche sur une minuscule plage encadrée de rochers recouverts de posidonies sèches. A l'arrière-plan en contre-jour, on distingue le port des Moines de l'île St-Honorat surmonté au loin par le clocher du monastère. En février dernier, nous avions mouillé à l'extérieur : le vent d'Est s'était levé par surprise pendant la nuit et le Moustic avait marsouiné allègrement jusqu'à l'aube. Inconfortable !

On rentre à bord, les promeneurs du dimanche sont arrivés, qui en voilier, qui en bateau à moteur, qui avec la navette. On aperçoit aussi des spis vers La Napoule, de jeunes planchistes encadrés par des bateaux de sécurité et aussi des kayaks de mer. Mais heureusement, pas de scooters, ils sont interdits par ici ! On va pas se plaindre !

Le vent est toujours à l'Est, on gréée la table de cockpit en plein soleil, abrités du vent par la capote : situation idéale pour un déjeuner dehors en T-shirt, qui se prolonge jusqu'à l'heure du départ... Retour à la voile encore, au portant à 2nds... plusieurs voiliers sans voiles se pressent vers le port au moteur !

Je gage que cette journée, comme une petite poignée d'autres, restera dans un coin de ma mémoire pour surgir à nouveau le jour où je ne pourrai plus naviguer.

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LAGON aux eaux turquoises et au sable rose de GRAMVOUSA en CRETE

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