la peur......oser partir

Voici plusieurs jours voire plusieurs semaine qu je navigue sur differents sites dedies a la voile et plus particulierement a la navigation au long cours ... je lis donc aussi du mans sur ma chaise vos debats animes et animants et bien souvent passionnants et instructifs. Ma femme (la glaine, 30 a) et moi (30 a egalement) projetons de realiser le GD (entendez grand depart) d ici a trois ans, a la fin de mon contrat actuel et puisque que d ici la notre bourse sera suffisemment pleine pour pouvoir envisager l achat d un voilier a notre convenance et posseder une caisse de bord suffisante pour un petit tour de trois ans.....
( il est peut etre important de preciser que nous engagrions dans cette aventure l ensemble de nos economies)

N etant pas les premiers a envisager serieusement cette 'experience' et justement nous aurions aime partager la votre....
et ce sur un sujet plus en particulier.
Nombre de sujets de ce forum (ou d autres) traitent du la question essentielle pour un depart a savoir la sacro sainte cassette !!! Malheureusement les debats tournent souvent sur la cassette necessaire au depart et bien rarement a celle du retour....puisqu il doit en avoir un.... et aux angoisses que cela peut nous engendrer :
Faut il etre definitivement etre fou pour partir ?
Faut il necessairement avoir un enorme matelas (de billet) permettant d avoir un retour confortable ?
Faut il choisir de vivre son reve pdt 3 annees et vivre en HLM (au mieux) le reste de sa vie en exercant un travail 'impose' par les circonstances et la necessite de manger ( ce que font bcp de nos contemporrians soit dit en passant ?
Bref comment faire pour vivre ce reve avant la retraite sans se marginaliser et se casser les dents au retour ?

Je n attends pas de solutions reelles sur ce sujet mais cherche plutot a partager les doutes craintes que bon nombre d entre vous on eu ou on surement... je sais par avance que certains de ceux qui participent a ce forum (peu heureusement) et qui s auto-proclament parfois 'vieux loups de mer' sans peur (que j imagine volontiers sous les traits d un capitaine Haddock) vont certainement railler le fait qu on puisse avoir ce genre de questionnements corrolaires de l enorme envie qui nous habite. Ceux la vont certianement envoyer un post du style " Mon ptit gars si tu te poses ce genre de question c est que tu ferais mieux de rester a terre, moi j ai parcouru 1200305640 mimiles etc etc... " ceux la ne m interessent pas, c est bien aux autres que je m adresse.

L'équipage
23 sept. 2005
23 sept. 2005
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Sujet intéressant et peu traiter
Salut p'tit Quiquin,

Sujet intéressant la préparation au retour. Rarement exposé ! Peut être tabou !

Je suis de ceux qui pensent qu'un départ se prépare avant tout en pensant au retour.

Ce qui à mon sens donne plus de sereinité au projet et au plaisir de vivre ton GD (Grand Départ !).

Difficile en revanche de trouver une solution unique. Et je suis curieux de lire les expériences vécues à ce sujet !

T.

23 sept. 2005
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Effectivement...
Ca c'est de la bonne question que je me pose moi même, à titre perso j'envisage plutôt de partir pour ne pas revenir, donc faudra attendre la retraite... Pas gagné je te l'accorde et tellement loin!!!!

J'ai lu pas mal de truc sur le sujet, en fait t'as de tout dans ce qui reviennent, vente du bateau pour rachat d'un commerce (cas des parents de Laurent et Yvan Bourgnon, boulangerie) pour revenir à leur ancien métier. Profession libérale (médecin qui s'est arrêté 2ans et à loué sa clientèle en attendant le retour). Pour ceux qui travaille dans l'industrie et qui ont un CDI le congé sabbatique (c'est envisageable à mon avis pour une période courte parce que perso je travaille pour le secteur automobile, si tu pars 3 ans, tu reviens t'as plus ta place...), enfin j'ai pu voir pas mal de solution, je ne sais pas si un jour j'en userai on verra bien...

Bonne chance, A+

Nouch

09 mai 2008
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Nouch : attendre la retraite
pour réaliser ses ou son rêve n'est peut-être pas la bonne solution. Je dis cela car c'est ce que nous avions projeté. Nous avons le bateau bientot prêt, mais subitement nos santés respectives se sont détériorées et à 61 ans, nous devons admettre à regret que ce projet n'est plus d'actualité, au mieux nous devrons le réduire conséquemment.
Donc je conseillerais plutôt ne pas remettre à demain ce qu'on pourrait faire maintenent. En calculant bien son coup, bien sûr

23 sept. 2005
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une precision
Une precision que je n ai pas indique, je bosse actuellement dans un domaine dans lequel j ai la chance de gagner bcp d argent mais qui en meme temps ne me permets aps d envisager un emploi a long terme (qui necessiterait de devenir 'fonctionnaire' ce qui est plus que difficile dans ma branche) je sais par consequent que de toute maniere dans 3 ans il faudra envisager une reconversion.... ma femme quand a elle ne bosse pas pour l instant puiqu elle m a suivi et que nous vivons a l etranger (italie) donc nous ne sommes pas concernes par le conges sabatique ou autre le challenge est bien : partir et apres... et bien trouver un moyen de 'subvenir a nos besoins' ce que nous devrons faire meme si nous ne partons pas.... et ce aue nous sommes de toute maniere PRETS a faire !!! (cf vos debats controverses sur les rmistes....sur lesquels il ne fait pas bon de revenir !!!)
je ne cherche pas de solution je sais qu il n y en a pas et que celles ci sont personnelles j ai merais juste partager l experience de chacuns et ainsi pouvoir avancer dans nos reflexions en les etayant de vos recits !!! (necessaires ceci dit)

23 sept. 2005
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enfin est ce utopique ? realisable ? y etes vous arrive ?
enfin est ce utopique ? realisable ? y etes vous arrive ?

23 sept. 2005
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Envisager de revenir
C'est effectivement le problème. A moins d'une préparation de retour du style enfants à scolariser fin d'un congé sabatique etc... La plus part des partant au GD ne reviennent pas ou ne veulent plus revenir. Les seules retours que je connaisse sont consacrée à revente du bateau et à la mise en chantier ou la réfection d'un nouveau bateau.

Vous constaterer certainement vous-même après un certain temsp de vie à bord que tout compte fait, on est mieux a bord de son bateau que des moyens d'existance ont finis par être découverts en fonction de vos capacités propres.
Donc préprer un retour, pourquoi pas? Mais si ce retour n'est pas une obligation, vous ne reviendrez jamais.

23 sept. 2005
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fil intéressant
"Mais si ce retour n'est pas une obligation, vous ne reviendrez jamais" :

je pense que même si on envisage de ne jamais revenir, il faut quand même se poser la question du retour : si le grand voyage plait finalement plus en rêve que dans la réalité quotidienne, si le couple explose alors que le bateau était un bien commun, si le bateau casse ... bien des occasions de revenir alors que ça n'était pas prévu

23 sept. 2005
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Bien vu Stan,
Dans tout ce qu'on doit prévoir avant de partir, il faut effectivement prévoir le demi tour parce qu'on a marre, ou, pire, un des deux en a marre.

Nous avons acheté notre bateau à un couple qui a divorcé 3 mois après le départ pour un voyage qui devait durer 1 an ! Ca arrive, il ne faut pas se voiler la face.

Cela dit, une bonne préparation avec du temps à naviguer ensemble longtemps, avant le grand départ, permet de vérifier au fur et à mesure que le jour approche, que la motivation de l'équipage est toujours entière.

Je n'ai pas eu encore à faire de retour (vu qu'on est pas encore parti !), ce n'est donc pas un témoignage qui va suivre, simplement un humble avis de quelqu'un qui réfléchit aussi à la question.

Comme disait Nouch on voit de tout: de celui qui part juste le temps de faire un AR aux Antilles pour 2 mois (véridique, j'ai rencontré un jour quelqu'un qui a fait une traversée, est resté 3 jours en Martinique puis a retraversé aussi sec parce qu'il n'avait que ses 2 mois de vacances !), en passant par la grosse cohorte des congés sabbatiques ou parentaux et qui retrouvent leur boulot en rentrant, à ceux qui ne sont finalement jamais rentré.

Dès qu'on vise une durée de voyage plus longue que un an, il faut s'attendre à devoir changer de vie ensuite, soit parce qu'on est incapable de reprendre le train train quotidien, soit parce que le train train ne veut plus de vous.

Et je crois aussi qu'avant de partir, il faut se demander "qu'est ce que je pourrais bien faire après, quels seraient les boulots qui me seraient possible ?". Pour nous (moi et ma coskip), par chance, on a plus d'une corde à notre arc si on souhaite retravailler quelques années après.
Mais il faut réaliser également qu'on est plus les mêmes après ce type d'expérience, on ne pourra pas redevenir le cadre rangé qu'on était avant de partir.

Donc un grand voyage est forcément une grande aventure, car il implique un changement de vie radicale !

Enfin, oui, désolé, mais je crois qu'un matelas financier important pour le retour est à prévoir, pour que le rêve ne finisse pas mal, en une galère, ce qui rend le retour psychologiquement encore plus difficile. De quoi vivre pendant un an après le retour est à mon avis un minimum et permet d'avoir l'esprit tranquille. Ce n'est qu'un avis personnel, d'autres peuvent avoir un avis bien diffèrent.

Par contre du tout ce que j’ai lu ou entendu, il semble que travailler pendant le voyage est très difficile pour des raisons bien compréhensibles (zones où on voyage où il n’y a pas de boulot, à moins d’avoir des talents très spéciaux), il ne faut pas trop compter là dessus. Cela peut même être très difficile à vivre : Vincent (matelot de Hisse et Ho), de La Capucine, qui vient de rentrer d’un tour de l’Atlantique et qui travaillait à Marie Galante, expliquait que c’est galère à vivre : mener un vie de terrien alors qu’on vit au mouillage n’est pas drôle tout les jours (les gosses, le linge, …)

Mais tu as encore beaucoup de temps pour préparer tout ça, quitte à travailler un an de plus pour être plus à l’aise financièrement. Et puis je trouve que tu te pose les bonnes questions. :-)

23 sept. 2005
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revenir or not that is not the question....
revenir ou pas ce n est pas simplement cela la question.... je pesne que dans l ideal bcp n aimerait pas revenir.... mais est si realiste de remplir la caisse de bord...en escale plus ou moins longue.... j en esais point mais nous l esperons...

23 sept. 2005
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Attention au virus !
Le fait de partir, de voyager, et pas forcément en bateau, fait que plus jamais on ne pourra voir d'un même oeil ce que l'on a quitté quelques années auparavent : le virus ! ;-)

Je suis fortement contaminé depuis tout petit... :tesur:

_/)

23 sept. 2005
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si je peux apporter ma tres modeste contribution
En ce qui nous concerne, nous sommes parti comme toi pour des motifs professionnels. Cela fait maintenant plus de 10 ans (et oui, c'etait sur le tard...)nous avons eu la chance de vivre et je dis bien "vivre" dans 3 pays differents.
(il faut preciser que nous etions partis pour 2 ans avec la securite du retour dans notre cas) . Nous avons fini par nous decider a preparer notre "retour", faut bien penser a la retraite. Eh bien cela fait maintenant 2 ans que nous nous sommes decides a acheter une maison en France et de plus en plus nous nous demandons si nous n'allons pas la revendre pour continuer a "tourner". Rentrer nous semble beaucoup trop dur, retrouver les gens etroits avec des idees etroites ect, ect... pas nos amis bien sur parceque nous les choisissons avec des idees large et surtout ouverts aux autre mais je vois par exemple et la je suis sur d'en faire hurler certains, nous n'avons plus rien en commun avec nos enfants, nos petits enfants nous connaissent a peine et pour certains pas du tout , une voix au telephone.
Si c'etait a refaire sans hesitation, tout de suite mais il ne faut pas negliger le prix a payer, il est enorme et je ne parle pas d'argent

09 mai 2008
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Une étoile pour Tilikim
En effet, une fois parti, on sera toujours "d'ailleurs", même si on revient, car s'installe un véritable décalage. Pour ma part, je suis repartie et m'en trouve nettement mieux. Il faut en être conscient et surtout l'accepter, l'intégrer dans sa vie. On n'est de nulle part, mais on est y est bien !

23 sept. 2005
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départ et retour
dans ton cas , j'ai l'impression que tu poses le problème dans un sens différent des autres , en gros je dirai qu'il y a plusieurs cas
- tu pars jeune avec pas trop de sous , tu te débrouilles en route , et quand tu rentres , tu as la vie devant toi , j'ai plusieurs copains qui ont fait ça .

  • tu pars vers le milieu d ta vie active , avec un boulot qui te permet de revenir bosser pour la caise de bord ou de bosser en route

  • tu es rentier et tu n'as pas besoin d bosser

  • tu es à la retraite , et là normalement y'a plus d problèmes

comme pas mal de copains de mon age , j'ai un boulot qui me permettra de vivre en route ( frigoriste)
et je n'ai pas l'intention d'attendre la retraite , pour partir
je ne suis pas riche , mais j'aurai un minimum de sécurité .

quand aux copains qui ont fait le tour , ils se sont réintégrés sans trop de problèmes , quoiqu'à 40 ans passés , beaucoup ont préférés repartir rapidos

bon voyage

23 sept. 2005
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petit bateau !
Hmmm, à mon avis,

l'"angoisse" vient du fait de ne pas retrouver immédiatement un emploi (donc une rentrée d'argent) au retour.

bien sûr cela dépend du type d'emploi et certain sont mieux lotis que d'autres...

Mais dans tous le cas je pense que le problème est partiellement résolu si on dispose en rentrant d'une petite réserve se sécurité qui permettra de faire face pendant quelques mois pendant la recherche de travail (notons qu'on peut eventuellement continuer à habiter dans le bateau pendant ce temps).

Evidemment rentrer complètement à sec n'est pas forcément idéal...et certainement anxiogene...

Alors il faut prévoir ça dans son budget et donc peu-être retirer un mètre au bateau de ses rêves...ou quelques mois au voyage...

Pour illuster mon cas personnel, je pense partir au printemps prochain, j'ai choisi le bateau de taille minimal permettant de réaliser mon projet (8 mètre et quelques, mais là j'en dis trop, si tout va bien je signe la semaine prochaine...), et je pense disposer en rentrant d'une réserve suffisante. J'ai programmé ce départ à la fin de mon contrat actuel, et je rechercherait un nouveau travail à mon retour...

Partir avec un petit bateau permet de ne pas tout mettre dans le projet... alors certains diront que ce n'est pas un GD (grand départ) car pour un vrai GD est-ce qu'on doir vraiment se soucier du retour ??

23 sept. 2005
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Loisirs nautiques
a publié un article, il y a un an a peu près sur le thème :
un an après le retour, que sont ils devenus...
si j'ai bonne mémoire, ils citaient 3 ou 4 exemples.
l'article traitait entre autres du retour au travail, de la scolarisation des enfants, du logement et je ne ne sials plus quo d'autre

pour l'article, je serai surpris que l'un de nos archivistes en chef ne l'ait pas dans un coin

23 sept. 2005
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le plus simple à mon avis
c'est de partir, tout cramer et se suicider au retour. Ou alors le monastère..

C'est un peu radical mais çà permet d'évacuer un gros problème d'emblée.

23 sept. 2005
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Si la question du retour se pose à toi,
il faut la poser...
Je ne sais plus qui disait (ben si, je sais, c'est Moitessier!)
"si vous pouvez rester, restez!"

Je pense que c'est la bonne question. Si on veut vraiment partir, on ne peut pas faire autrement.
Essayer d'imaginer la vie sans ce départ et la trouver impossible, triste, ou moins intéressante, suffit à faire sauter tous les verrous.
Après, la certitude d'un voyage sans avarie, de l'argent tout plein et un tapis rouge au retour, çà serait plutôt de nature à gâcher la fête, non ?

23 sept. 2005
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hollywood, pas con........
hollywood, pas con........

23 sept. 2005
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salut
oser partir c'est déja difficile.
reste à savoir, sion aimera cette vie là et combien de temps on l'aimera.

Comment savoir ce que l'on fera plus tard ?
Il y a tellement de rencontres, de hasard, d'opportunités différentes que l'on rencontre en cours de route que l'on ne peut pas savoir.

On peut envisager une reconversion dans tout un tas de domaine, il suffit juste de rencontrer des gens qui vous donne l'idée. Et le voyage, c'est un bon moyen.

Si tu réussis à vivre ce que tu aimes, ou ce que tu espères, si tu réussis à aller au bout d'un rève, tu ne vivras probablement pas le reste de ta vie dans un hlm, mais tu sauras te donner les moyens pour vivre ce que tu veux.

Car c'est surtout cela la grande lecon du voyage. Savoir se donner, apprendre. De l'énergie, et ca ne s'arrete pas quand le voyage est terminé.

Bien sur, le retour pour certains est difficile (voir psychologie !), et puis il ya forcément des périodes de transition pas faciles à gérer. Mais tu rebondiras, c'est sur.

Voila, c'est mon petit avis.

23 sept. 2005
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et notre ami
sait de quoi il parle puisqu'il est rentre depuis peu

23 sept. 2005
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Loisirs Nautiques
J'ai toujours été un peu agacé par beaucoup de portraits de gens en grande croisière dans ce journal: ils sont jeunes, BCBG, ont deux beaux enfants, un cata de12 m entièrement équipé TDM, etc...
On se demande vraiment si le fric est un problème pour eux...
Bon, d'accord, pas tous, mais quand même pas mal.

23 sept. 2005
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ne le repète pas...
tous ces bobos ont touché un golden parachute ;-)

23 sept. 2005
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gilou.... inutile de preciser que ce n est pas mon cas...
heureusement ou malheureusement

23 sept. 2005
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au pire
il reste le rmi!
j'ai ete bien content il n'y a pas si longtemps de çà de pouvoir en beneficier.

23 sept. 2005
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le retour ...
au vu de l'évolution de nos sociétés à l'heure actuelle, je me demande si se préoccuper du retour avant meme de partir est bien raisonnable!
si vraiment tu désire plus que tout partir, et bien pars ... et surtout ne te retourne pas (j.higelin)
le retour, amha, rien que d'y penser, ça me gacherait le plaisir !

vous avez 30 ans tous les 2, profitez du temps que vous avez devant vous, il sera toujours temps de voir venir plus tard, surtout si vous n'avez pas d'enfants !

faites vous plaisir, jouissez de la vie dès que vous le pouvez, n'attendez pas l'heure de la retraite pour esperer réaliser vos reves, celle-ci va s'éloigner de plus en plus !!!

23 sept. 2005
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peur
je croyais au debut que c etait la peur au premier degre..celle la c est en premier..ensuite quand on l a vaincu y a plein d autres peurs..le retour..peut etre est ce mieux qu il n y en ait pas...
moi je regrette d etre revenu...
malgre les propositions a tahiti en australie etc...
en tout cas y penser c est deja le preparer...
ensuite le temps fait son oeuvre et la solution est evidente...
ce qui est riste sont le ou les regrets...
mais l avantage de partir jeune est d en profiter a donf et bcp..
regarde un site de voyagaurs...
les sites des jeunes c est quand meme plus bandant...
excusez si je suis atteinr de jeunisme...
et quand tu es parti jeune et longtemps eh bien tu devras travailler vieux et longtemps

23 sept. 2005
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et si on posait la question à l'envers ?
à ceux qui sont partis : avez-vous eu peur de revenir ?
à ceux qui sont en route : avez-vous peur quand vous pensez au retour ?

23 sept. 2005
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attention!!!!!
A avoir eu trop peur du retour,combien ne sont pas partis,ceci ajouté à ceux qui on peur de partir,il va finir par ne plus y avoir grand monde sur l'eau,et de plus en plus au ponton.
C'est déja pas toujours facile de partir,alors si en plus on doit se faire mal en pensant au retour on pourrait bien se gâcher le voyage,mais ceci n'engage que moi.;-)
jacquot

23 sept. 2005
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pourquoi un retour ?
Vers quoi ?
une terre n'en vaut- elle pas une autre une autre ?
Je préfère vivre le temps présent surtout si je n'avais pas d'enfant.
mais ce n'est que mon avis...
Amitié Dan

28 sept. 2005
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quelque soit le retour...
je sais pas quoi vous dire les copains... vous posez beaucoup de questions aux quelles, uniquement le voyage peut répondre... j'ai pris la mer pour de vrai il y a qques années, pas plus de 25 mille balles, sans le cannot qui en valait pas plus de 60... 7 mois de prépa à St Naz, et un pote que j'ai connu 5 sem. avant de partir, en nov.90. il faisait pas chaud, mais je n'avais que cette envie:l'écluse qui s'ouvre, et route devant!
maintenant j'ai des potes dont c'est le tour, et je les envie comme vous pouvez pas imaginer, mais je ne suis pas triste de ne pouvoir y retourner, je n'ai qu'à fermer les yeux 2sc, et je suis à nouveau submergé par la vie salée...
voilà... ne craignez pas le retour : la super pêche ! (et ça dure)
salut les copains

23 sept. 200516 juin 2020
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Dans le doute,

il convient simplement d’agir... :pecheur:

Pfffzzzz

09 mai 2008
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si
la question du retour se pose alors ne part pas c'est que tu n'est pas pret pour l'aventure

23 sept. 2005
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Je dirais comme Dan
Ne sachant pas ce que la vie nous réserve comme fin, autant en profiter au max de cette "fin" si on peut et pq ne pas réver tout quitter pour naviguer et finir notre route paisiblement, en découvrant des paysages qui nous ont fait vibrer toute note vie...

Vu mon "jeune" age... en me disant qu'il me reste 15-20 ans à trainer ma bosse, économiser... faire mes dents sur mon bateau actuel ... ca me laisse le temps de réver et espérer que ces coins de paradis terrestre n'auront pas été détruits d'ici la ...

Mais revenir... pq ?

23 sept. 2005
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l'aventure quoi..
Un grand voyage en bateau, c'est la dernière grande aventure des temps modernes qui nous est offerte à nous terriens civilisés et hyper déresponsabilisés par le système dans lequel on vit.
Si l'on a un plan b pour le retour c'est bien, dans le cas contraire cela ajoute une peur de plus au projet. Pour ma part j'ajouterai à celle -ci :
-peur de déchanter rapidement
-peur de l'isolement
-peur de tomber du mat
-peur qu'un marmot se casse le cou dans la descente
-peur de tomber du bateau et regarder la poupe s'éloigner vers sa destination
-peur de me faire harponné par des orques cinglés
-peur de choper la ciguatera
-peur de me faire attaquer par des panous panous
-peur d'entrainer mes proches dans un délire qui n'est pas le leur
-peur d'une mer dantesque
etc...liste à compléter

La plupart de mes craintes personnelles concernent mes proches et mes enfants en particulier et je partage l'avis de Dan, sans enfants on est tout de même plus libre.
Si déjà vous êtes les 2 en phase et conscients des aléas d'une telle entreprise c'est un gros avantage.

Pour ce genre d'aventure on est prêt ou on ne l'est pas, c'est tout.
Ceux qui franchissent le pas ont certainement un peu le sentiment de partir découvrir les amériques tel C.Colomb cinglant vers l'inconnu..

23 sept. 2005
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riche de tout
le voyage et plus particulièrement le voyage en bateau apporte une richesse humaine incomparable(à moins d'être totalement réfractaire à "l'autre") , une connaissance de soi et une "zenitude" qui peuvent intéresser nombre de chefs d'entreprises...
d'autre part, vous appartenez de fait à un "clan" et les liens tissés sur l'eau peuvent aussi vous servir à terre . il ne pas oublier que la voile étant une activité honéreuse, nombre de skippers occasionels (soit location soit petit tour sabatique) rencontrés au hazard des escales sont , de retour à terre, des décideurs en matière d'emplois ...

AMHA vivez votre rêve et (à moins d'être pas fréquantables du tout) vous retomberez sur vos pieds si vous revenez...

24 sept. 2005
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Fait de ta vie un rêve et de ton rêve une réalité
Beaucoup en rêve, mais bien peu lâchent les amarres.Tant il est vrai qu'il n'est pas évident de quitter son environnement habituel, sa famille, ses amis et son emploi. Nous avons tous eu l'envie de faire une pause dans notre existence. Sois pour se prouver que l'on existe toujours et que l'on est capable de se remettre en question. Sois aussi, pour fuir la monotonie d'une vie dans une société où l'ennui et l'uniformité tiennent lieu d'horizon.

24 sept. 2005
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si si, il y a pas mal de sujets à ce sujet !
hisse-et-oh.com[...]dex.php

"Petits Bonheurs de Terriens, à l attention des revenants" et bien d autres ...

Amha, meme si on crois revenir, on ne revient jamais le meme et c est un donc vrai depart,
et rien ne saura plus comme avant !

Pas facile, mais sans regret non plus pour moi.

24 sept. 2005
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le retour est parfois dramatique
le retour est parfois dramatique....
parce que ce retour est imposé soit par des impératifs économiques, familiaux, philosophiques ou plus grave, pour cause de santé.

J'ai vu des gens rentrer aprés + de 15 ans d'aventure rongés par la maladie, pas celle qui tue mais celle qui demande des soins, une opération, un accompagnement...J'ai vu ces gens autrefois libres, devoir aujourd'hui mendier auprés des services sociaux et parce que la mer ren fier, je les ai vu s'éteindre.

Depuis longtemps, j'envisage de partir, je ne fui rien, mais je veux vivre differemment. Pour cela, j'ai travaillé de nombreuses années afin d'aquérir non-pas un capital mais une autonomie.
J'ai effectivement crée un petite société dont aujourd'hui je céde la moitié des parts en échange d'un mandat d'administrateur rémunéré(jusqu'a la retraite) conservant ainsi une mutuelle et mes droits à la retraite.

Tout cela pour vous dire que le courage consiste a regarder les choses bien en face. On ne doit rien fuire et surtout ne pas confier les conditions d'un éventuel retour à la providence ou à la solidarité d'une société de plus en plus sollicité.
En conclusion, a tous les candidats au départ, je leur dirai: "Assumez vos rêves, il n'en seront que plus beaux...."

24 sept. 2005
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je crois...
que la question à se poser est justement "qu'est ce qui me fait partir ? "la fuite devant la société actuelle ou l'envie de découvrir "autre chose" la réponse à cette question conditionne ton retour si tu trouves au cours de tes voyages ce que au fond de toi tu cherchais tu va y rester tant que tu pourras sinon tu vas revenir revivre dans les mêmes conditions mais dans tous les cas avec marqués en toi un changement créé par les aventures que tu auras eues, les gens que tu auras rencontrés. Donc avec une autre vision de la vie. Et je crois que ce sera le plus dur de rencontrer l'obscurantisme et la mesquinerie de la vie courante que l'effort pour trouver du travail et recommencer encore une nouvelle vie.
Moi je n'ai pas fait ce saut là et 30 ans aprés je le regrette encore.......

24 sept. 2005
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Un voyageur ...
voileux émérite, grand voyageur devant l'éternel, que nous avons eu le plaisir d'avoir ici même pendant deux ans (et qui de nouveau en train de voguer à l'infini) avait bien résumé: quand on voyage en permanence (quel que soit le moyen de locomotion) , le point important c'est qu'on n'investit pas grand chose et qu'on ne s'investit pas beaucoup là où on est, puisqu'on sait qu'on repartira bientôt ... c'est pour cela qu'on croit que le monde en voyage est moins étriqué, et plus beau :alavotre: . Si on se pose quelque part pour longtemps, où que ce soit, le monde redeviendra ce qu'il est partout, avec des nuances selon la culture et le niveau de vie de l'endroit, mais toujours des humains avec leurs qualités et leurs défaut. Et les mêmes ressorts qui font avancer le schnilblick , les bons ressorts mais aussi les autres : les guerres, le pouvoir, la richesse ...

Un autre voyageur avait aussi décrit toute la tristesse lors d'un retour, tous ses amis et sa famille et même ses enfants ne l'avaient pas attendu en agitant la main au bout du quai pendant 10 ans et en pleurant son absence, trop dur ... et avaient poursuivi leur chemin sans lui au bout d'un certain temps. Solitude du retour :-(

Faut pas se tromper de motivation en partant ;-)

24 sept. 2005
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ben oui!!
C est la vie!!chacun ses choix!! il faut ensuiteou plutot: tout de suite les assumés!! tiens une petite étoile!!salut a tous!!

25 sept. 2005
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Robert
je ne peux t'en mettre qu'une mais c'est une galaxie que ça merite

25 sept. 2005
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Bien vu, Robert
pourquoi on part, telle est la question. C'est elle qui fait peur, pas la crainte de la mer.
Si c'est une "fuite" devant une société qu'on juge invivable, le retour, obligé par l'âge, la maladie ou autre, n'en sera que plus dramatique...
Bien savoir ce qu'on fait et pourquoi on le fait, c'est capital. Sinon, tous ces "non-dits", "non-avoués", traineront dans l'inconscient et boufferons le plaisir du voyage, ce qui n'est pas le but.

25 sept. 200516 juin 2020
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Comme

je l'ai déjà dit, je me suis depuis longtemps aperçu que si j'aime bien partir, j'ai autant de plaisir à revenir donc, je fais des vas et viens histoire de varier les plaisirs...

Pour être honnête, mon dernier vient perdure un peu trop longtemps, et je sens que je vais succomber à un besoin urgent... ;-)

pfffzzzz

26 sept. 2005
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Partir pour revenir...?

Ou revenir pour mieux repartir ???

Peut-être une solution : partir une année avec le "banal" tour de l'Atlantique avec la date retour prévue dès le départ.

Mais ce "banal" tour ne le sera pas pour celui qui le fera la première fois et permettra de découvrir beaucoup de choses qui serviront pour le départ suivant, pour un autre tour un peu plus grand...

Bon voyage ;-)

26 sept. 2005
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KIKADI ...?
partir, c est revenir un peu ?

26 sept. 2005
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Alex le retour
Ben voila, déja un mois et demi à terre aprés deux ans de balade. Ca se passe super bien parcequ'on avait inclu dans le budget du voyage de quoi vivre quelques mois sans être obligés de bosser dés le retour. Le budget, on a mis une petite vingtaine d'année pour le boucler, et on a eu le bol de réussir à vendre notre boite, sinon on ne serait jamais partis.
Quoi faire au retour? devenu vraiment cossard aprés deux années de vacances, et sans aucun espoir de toucher une retraite "décente", je vais faire un crédit pour acheter des apparts à retaper et les louer, pour repartir d'ici cinq ans, le temps que mes mômes soient devenus autonomes. Si t'as pas de qualification pour bosser sans lécher les bottes de quelqu'un au retour, je ne vois que l'immobilier, mais je suis preneur de toutes suggestions. Prochain départ sans limite de temps, les retours sont trop durs à vivre et on a raté plein de choses parcequ'on allait trop vite.
Ah oui, comme occupation, au lieu de regarde la télé j'écris un bouquin, mais quand à compter dessus pour faire vivre la tribu????
Bon vent, une fois partis on oublie tout le reste (à condition d'être bien préparé)
Alex-Horus ;-)

26 sept. 2005
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Nooonnn ???
Alex, ça fait déjà 2 ans que tu es parti ? J'ai l'impression que c'était hiers ! Et le bateau, ou est-il ?

26 sept. 200516 juin 2020
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Heu...

Lorsque je parle de va et viens, je ne considère pas les retours comme programmé, ils se font à la bonne franquette, et rien n'oblige à ramener la barque...

Lorsque je suis quelques mois à bord, j'ai souvent envie d'autre chose, et à l'instant où j'ai envie de changer d'horizon il est très difficile de me maintenir en place... :-)

La mettre à sec dans un chantier, pour quelques jours, quelques semaines ou quelques mois, n'offre guerre de difficulté...
Ni pour la sortir, ni pour la remettre dans son élément préféré.

Les vols de dernières minutes se trouvent sans problème et cela permet de varier les plaisirs...

Évidemment, si vous considérez un retour pour boulotter, c'est beaucoup moins réjouissant...

Même si c'est pour donner une nouvelle jeunesse à la gondole comme c'est le cas de votre serviteur...
Vivement la quille...

pfffzzzz

27 sept. 2005
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ne pas trop reflechir
Abandonner son boulot,sa maison,pour partir en bateau en famille,ça n'est pas franchement raisonnable.Alors,je crois qu'il vaut mieux ne pas trop écouter les conseils des "gens raisonnables" si
on a réellement envie de le faire et préparer tranquillement son voyage.
Le retour est quelquefois un peu difficile(on connait).On change de vie mais c'est valable pour pour d'autres (changement ou perte de boulot,déménagement,divorce....).En fait le plus dur pour moi n'a pas été de revenir mais plutôt de rester(pour le moment).
Pour l'aspect financier,c'est comme à terre,les budgets sont très variables d'un bateau à l'autre.
Le nôtre a été de 1800 euros par mois à 7 tout mouillé y compris 6 mois à terre en Amérique du Sud.
Le seul conseil que je donnerais est de partir avec un bateau simple et pas trop cher pour garder des ronds pour les escales (ne pas rester scotché à bord) et éventuellement pour le retour.
Amicalement.

27 sept. 2005
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ne pas trop reflechir
Abandonner son boulot,sa maison,pour partir en bateau en famille,ça n'est pas franchement raisonnable.Alors,je crois qu'il vaut mieux ne pas trop écouter les conseils des "gens raisonnables" si
on a réellement envie de le faire et préparer tranquillement son voyage.
Le retour est quelquefois un peu difficile(on connait).On change de vie mais c'est valable pour pour d'autres (changement ou perte de boulot,déménagement,divorce....).En fait le plus dur pour moi n'a pas été de revenir mais plutôt de rester(pour le moment).
Pour l'aspect financier,c'est comme à terre,les budgets sont très variables d'un bateau à l'autre.
Le nôtre a été de 1800 euros par mois à 7 tout mouillé y compris 6 mois à terre en Amérique du Sud.
Le seul conseil que je donnerais est de partir avec un bateau simple et pas trop cher pour garder des ronds pour les escales (ne pas rester scotché à bord) et éventuellement pour le retour.
Amicalement.

29 sept. 2005
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ma pensée du jour à ce sujet.
Ce que j'écris ne va pas te faire avançer dans ta rechèrche mais pense-y tout de même.

En fait je ne pense que personne ne part véritablement tant que nous ne quittons pas notre planète, c'est comme si nous allons faire un petit tour dans notre jardin.

si tu as ramassé des légumes durant ta visite, pas de problème de retour à la maison.

Si tu as tout mangé il te faudra re-semer

si tu n'as plus de graines ce sera sûrement parce que tu auras mal visité ton jardin, dans ce cas, retournes y et regarde mieux.
Dan

09 mai 2008
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Pour le plaisir de relancer ce fil : la peur du départ (et du retour)
Je suis retombé sur ce fil un peu par hasard, il était un peu enterré et pourtant il traite une question essentielle, ce qui fait qu'on a peur de se désolidariser d'un monde qui pourtant ne nous convient pas vraiment. Je suis au milieu de la trentaine, un boulot libéral qui m'assure de retrouver du travail de retour du voyage dont le départ est programmé pour dans trois ans. Quand je regarde autour de moi, je me rends compte que je suis le seul de ceux que je fréquente au quotidien à ne pas avoir investi sur 25 ans dans un bien immobilier et une retraite défiscalisée. Bien sûr j'ai peur de ce départ, qui demande d'apprendre à vivre en étant sa propre assurance, sa propre assistance, le seul responsable des choix qui sont faits. Apprendre aussi à avoir un peu confiance dans ce qu'on peut devenir, dans sa capacité à s'adapter, à se débrouiller, à devenir humble, à comprendre qu'on ne pourra jamais avoir le beurre et l'argent du beurre, la vie en accord avec des principes de respect et de responsabilité et les courses à Carrouf et la retraite à 60 ans.
Et ça, le moins que l'on puisse dire, c'est qu'on ne l'apprend pas sur les bancs de l'école ou de l'université.
J'ai un immense respect pour vous qui avez fait le grand saut, qui en êtes revenus ou pas.
Voilà, c'était ma séquence philo, mais c'est pas tout ça, il y a un embouteillage qui m'attend.
A bientôt...

09 mai 2008
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Il y a tant de réponses possibles...
Comment faire pour vivre ce rêve avant la retraite sans se marginaliser et se casser les dents au retour ?
Il n'y a pas de recette. Chacun(e) réagira selon son tempérament, sa culture, son milieu social, et bien sûr son budget et son éventuel patrimoine.

Néanmoins, après avoir croisé tant et tant de bourlingueurs et avoir moi même un peu voyagé, je résumerai la recette du succès à ces deux critères : L'envie et l'adaptabilité.
Cela paraît évident, mais peu parviennent à concilier un tel état d'esprit.

Partir c'est prendre un risque, certes, mais se poser la question du retour, c'est déjà (presque...) renoncer au départ.
Pour partir dans de bonnes conditions psychologiques, il faut amha être littéralement habité par l'envie de bouger, de voir d'autres horizons, de rencontrer d'autres gens et, à la limite, considérer que c'est indispensable pour vivre. Etre convaincu que, sans cela, quelles que soient les biens matériels qu'on puisse accumuler, on sera condamné à s'étioler, s'asphyxier, se morfondre avec, au bout du chemin la déprime grave sur un tas de biftons.

Mieux vaut ensuite équilibrer cette impulsion première, totalement irrationnelle, par une capacité à survivre en toutes circonstances. Honnêtement s'entend. Mélange de débrouillardise et d'opportunisme, en ayant au moins un mérier négociable à peu près partout, le mieux étant d'avoir plusieurs cordes à son arc...
Et, surtout, accepter avec le sourire une baisse du niveau de vie (parfois au strict minimum pour survivre) et une déqualification professionnelle, ne serait-ce qu'au niveau rémunération, même si parfois on a de bonnes surprises !

Lorsque l'on a réussi à trouver des boulots aussi variés que cuistot en Austalie, chef de villages de vacances en Indonésie, agent de tourisme à Singapour, pilote de brousse en Afrique, plongeur au Vénézuéla et même à monter un spectacle de chien savant à Ibiza... On est assez dégourdi pour retomber sur ses pattes si, pour une raison ou pour une autre, on décide (sans y être forcément contraint !) de revenir en Europe.
AMHA et SMHE évidemment.

09 mai 2008
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et alors ?

si c'est ce que vous voulez faire, que de naviguer à votre gré, appareillez donc au plus vite !
et pourquoi ne pas entrevoir le voilier à plus long terme? il est beaucoup plus économique (et contraignant) de vivre à bord d'un bateau qu'en appartement.
en occasions on trouve des voiliers de moins en moins chers.
il ne faut pas être fou pour partir,juste lucide.

09 mai 2008
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Entre le dire et le faire
il y a un fossé.

Et Christian Navis (une fois de plus) résume très bien la problématique, puisqu'il y en a une, sinon beaucoup partirait avant la retraite.

Quand la caisse de bord demande d'être entretenu assez souvent, il y a intérêt en effet d'être "démerdart".
C'est ce point là, le plus crucial, vous en conviendrez, qui est source d'appréhension, et c'est bien ce qui freine (entre autres) mes propres envies.

P.S: très bonne idée d'avoir fait remonter ce fil.

09 mai 2008
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Brutal en effet
et parfaitement caricatural.

Mais c'est ton avis personnel.

09 mai 2008
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Le débat est faussé
si vous opposé une vie sédentaire en France et une vie nomade à l'étranger.

Je suis bien heureux de vivre en France mais j'ai envie de visiter la planète: c'est ni plus ni moins du tourisme, même s'il est vécu pleinement.

Et je préfèrerais retourner en France que dans beaucoup d'autres pays nettement moins fréquentables.

Si vous voyez ce que je veux dire…

09 mai 2008
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le retour puisque c'est le sujet et non le départ
psychologiquement, financièrement.

financièrement c'est vite réglé si tu en as comme tu le dis pour partir et voyager tu en auras pour le retour.

psychologiquement, un voyage peut ne rien changer en toi. Si c'est un pur voyage touristique avec des escales courtes et des rencontres brèves. Surtout en couple ou tu es par définition moins ouvert aux autres (sans rien de péjoratif c'est mécanique).
Dans ce cas ce qui changera c'est juste que tu reviendras après avoir mené ta vie, après avoir pris tes décisions, assumé tes choix. Les difficultés du retours pourraient n'etre que de cet ordre la : accepter de nouveau de se laisser mener par la routine, par ton supérieur hiérarchique etc .. mais sommes toutes l'adaptation peut se faire facilement.

Par contre si au cours du voyage tu fais des escales de plusieurs mois, des rencontres prolongées et fortes, si tu t'insères dans les pays ou tu t'es arreté et particulièrement si tu cotoies autre chose que des pays riches alors oui tu ne reviendras pas le meme. non seulement tu auras les symptomes décrits au dessus mais ta vision des choses aura changé beaucoup. la réinsertion dans les préoccupations occidentales risque d'etre problématique.
attention : je vais etre brutal.
Les médias qui te parlent de la crise du logement, du pouvoir d'achat, de l'écologie, du tibet. tous ces sujets m'ont parus et me paraissent encore tellement dérisoires, des préoccupations de bobos occidentaux qui s'emmerdent, qui sont gavés comme des oies, qui n'ont plus besoin de rien et qui se cherchent des problèmes pour se sentir vivre.
Comment se réinsérer dans une société dont tu ne perçois plus les préoccupations ?
Comment se réinsérer dans une société qui vit au ralenti ?

tu ajoutes à ça qu'au cours du voyage la richesse des rencontres humaines est très forte, le rythme de ton enrichissement personnel est très fort.

c'est là que le virus se manifeste. une seule envie : repartir pour de nouveau se sentir maitre de soi, de nouveau repartir pour se sentir vivre.

Sauf !! sauf si tu changes de vie après le retour. Alors la oui , fort de ton enrichissement personnel, ton retour sera devenu un nouveau départ. Mais surtout ne pas recommencer la meme vie qu'avant.

c'est mon expérience et mon ressenti. Après quelques mois j'ai changé de vie et le virus du voyage s'est transformé en désir sage d'un autre voyage mais ce n'est plus maladif, plus aussi urgent.

:-)

09 mai 2008
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caricactural ?
oui c'est mon ressenti.
Cher Lorenzo je t'écoute : parles nous de ton retour et de ce qui as ressenti ?

09 mai 2008
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bin....
pas trop caricatural finalement .
Et pour ce que j'en ai vecu au quotidien et que je continue a vivre, assez proche de la realite en fait

09 mai 2008
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Il ne s'agit pas d'opposer
Car chaque mode de vie est respectable, mais si Atlante a formulé son propos de façon un peu "brutale", je suis aussi d'accord avec le fond: les "soucis" de la vie à terre, la vie des sédentaires, nous paraissent tellement dérisoires une fois parti ......

C'est peut être parce que nous avons changé de références. Certaines choses à terre nous paraissent tellement dérisoires, mais à l'inverse, des choses nous paraissent extremement importantes et sont inimaginables pour des sédentaires.

De plus, quand on choisit un mode de vie nomade, on abandonne certaines choses et surtout une certaine sécurité de la vie sédentaire: la sécu, la retraite, les choses comme ça ..... Alors quand on lit les news en France ou ailleurs où ce genre de sujet font la une, on se sent comme un peu décalé .....

J'ai personnellement choisi de ne pas prévoir de retour ..... par peur de ce retour justement ! Peur de ne pas y arriver, de trouver la vie trop fade et ennuyeuse. Alors j'ai organisé ma vie pour ne pas avoir à rentrer .....

Faire une parenthèse puis devoir remettre le couvert comme avant, ça doit pas être facile, en tout cas je n'ai pas voulu prendre ce risque ....

09 mai 2008
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Et c'est donc bien
le retour a une vie sédentaire qui est difficile.

on est bien d'accord là dessus, je crois.

09 mai 2008
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je vais tenter de m'expliquer
je suis un pov' expat' depuis maintenant 15 ans et j'ai deja changer de pays 4 fois.
Je mene une vie de sedentaire , à terre donc.
Toutefois, un certain nombre de problematiques sont les memes :
- etre partout un etranger
- ne plus avoir aucun ami mais seulement des "connaissances" (je ne parle pas des amis que je peux avoir en France mais qui sont loin)
- etre completement "dessocialise"
- meme en etant tres "adaptable" avoir des façons de vivre tres differentes des autochtones (et dans certains cas, je ne parle meme pas du niveau de vie qui en realite constitue pour les autres, un fosse infranchissable)
- la langue. Par exemple, avez vous essayer du Mariveaux en polonais? Par contre du goldoni en Italien, c'est genial et bien plus drole.
Mais pour les journeaux c'est pareil.
Posé ce preambule, le resultat est que, meme si on a les meme problemes, pouvoir d'achat quand on est en Europe occidentale, impots, ect, ect, on est ammene a relativiser l'importance de ces petits ennuis par rapport à la richiesse de rencontres tant de gens differents.
Toutefois, il faut bien comprendre qu'il s'agit de vivre une solitude totale ou a 2 si vous etes en couple.
La ou je ne suis pas d'accord, c'est d'emmener les enfants dans ce genre d'aventure. Ou alors pas trop grands et pour pas trop longtemps (3 ou 4 ans)et bien calculer le retour car, si c'est dur pour nous qui avons choisi de partir, pour eux qui doivent nous suivre, ça peut vraiment etre terrible.

voila, tout ça pour dire que dans 5 ans je serais a la retraite et que je ne sais vraiment pas ou j'irais finir.
Rentrer me terrorise.

09 mai 2008
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Famille
Tout dépend de sa vie de famille.

Avoir des enfants influe sur le futur.
La famille que l'on laisse également.

Rien n'est neutre.
Et puis à 50 60 ans on ne voit plus la vie du mème oeil qu'à 20 30.

J'ai voyagé à 35 ans dans des conditions qui me semblent horribles aujouurd'hui et pourtant j'y pense avec nostagie.

09 mai 2008
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Un avis de plus
Je suis content de tomber sur ce fil, qui fait echo à celui que j'ai lancé il y a quelques semaines "qu'est-ce qui nous pousse".
Pour fixer les choses, voici mon parcours: une école de commerce par erreur (mais qui s'est finalemtn révélée utile), 3 ans intermittent du spectacle (un autre rêve), 3 mois de bateau pour m'en remettre, puis 3 autres en polynésie comme piéton, puis 6 mois représentant de commerce en saloperies parapharmaceutiques, puis 2 ans surveillant et prof d'économie au lycée français de Djakarta, puis un an sur un bateau de France aux Mrquises, puis 5 asn moniteur de plongée aux Marquises et enfin 10 ans informaticien en France.
On peut dire que j'ai goûté aux inceritudes du lendemain et connu des retours difficiles.
Premier constat: les gens qui sont restés n'en ont rien à foutre des gens qui sont partis, ton expérience ne les intéresse généralement pas. Tes amis sont restés là où ils étaient et tu retrouves tout comme tu l'as laissé, un peu plus gras, un peu moins familiers, et ils ne te laissent pas le choix: soit tu redeviens comme eux, et il se peut qu'ils te pardonnent de les avoir quittés (ton "erreur de jeunesse"), soit tu as pris trop de recul et il y a des choses que tu n'acceptes plus et tu auras du mal à retrouver tes marques. La société a ses codes et il n'est jamais bienvenu de les piétiner, ne serait-ce que quelques années.
Les employeurs ne verront qu'un trou dans ton CV, et non une expérience de plus.
Mais le principal problème c'est toi: tu as vécu libéré d'un certain nombre de chaînes (pas toutes, loin de là), et quand on a connu la liberté, on accepte mal l'esclavage.
En conséquence, il faut du courage pour partir mais il enfaut encore plus pour rentrer, prévoir six mois à un an de flottement, sauf à avoir juste faist une parenthèse dans un cadre hyper structuré (année sabbatique si tu es fonctionnaire, par exemple): dans ce cas c'est plus facile mais n'attend aucune compassion à ton retour.
Mais ce tableau noir doit-il faire renoncer au départ ? A mon avis, non. Parce que pour moi, partir, c'est entrer dans une autre dimension, qu'on n'atteindra jamais en restant chez soi. Cette dimension, tu la retrouveras chez tous ceux que tu rencontreras, elle créera un lien nouevau entre toi et eux, et ils constitueront pour toi une nouvelle famille. Le monde est vaste, sa population nombreuse, et où que tu ailles tu trouveras des gens qui comme toi ont eu soif d'autre chose. Pas forcément des voyageurs. A ton retour, tu les chercheras partout et tu t'apercevras qu'il y en a partout, dans un village, une association, une entreprise quelque peu "alternative"... ils sont moins faciles à débusquer que les gens que tu auras recontrés au cours de ton voyage, mais ils existent partout, tu n'es pas seul à avoir voulu te marier avec les étoiles.
Bon, il n'empêche que ça ne nourrit pas facilement son homme et encore moins les enfants. Il faut donc si possible se préoccupper de sa réinsertion, et là je dirais qu'il n'y a pas de recette. Pour retrouver un travail il faut être bon quelque part, et pas juste bon à partir, bon à rien et prêt à tout. La compétition se durcit chaque jour un peu plus, partir ou revenir c'est se donner un handicap terrible, mieux vaut avoir une compétence très demandée ou la capacité de l'acquerir rapidement.
Bref, le retour (s'il y en a un ce qui n'a rien d'obligatoire, il y a plein d'endroits où il est encore possible de trouver sa place) n'est pas simple, la flamme que tu auras allumée en toi n'éclairera pas tellement ta route et il faudra savoir l'entretenir pour qu'elle ne s'éteigne pas. Et puis, si comme moi revenir à une vie sédentaire et codifiée t'est par trop insupportable, tu repartiras un jour où l'autre, sauf si ton voyage t'a permis de constater que tu n'aimes pas voyager.

09 mai 2008
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la ligne de l'horizon ..................
C'est fou de voir la ligne de l'horizon et de rester sans essayer d'aller voir ce qui s'y passe derrière ! Meme un bout de route sans fin me donne l'envie de continuer à rouler ou marcher. Pourquoi ???
Rester à se voir vieillir , memes blagues des proches ,memes habitudes , memes horaires et on se retrouve jouer à la pétanque avec les retraités , un pied déjà dans le cercueil ; mais un reve d'aventure à jamais enterré ...
Pourquoi , me disait ma compagne ???
je lui ai répondu que c'est un état d'esprit ...
Elle a vu parmis les plus beaux coins de la planéte et elle a acquiescé : Oui ,sinon on en serait à balayer la meme caverne et à brosser sa peau de renne .
Bref partir , c'est un état d'esprit ...

09 mai 2008
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Contradiction ...
J'ai du mal à suivre ...

Si on voyage et on s'installe quelque part, où que ce soit, chez les Bantous, le pays d'à côté de chez toi en Europe, ou chez les Esquimaux, on crée un nouvel état sédentaire, et c'est tout :heu:

Si on voyage et on ne s'installe nulle part, on reste un éternel touriste, quoique qu'on puisse revendiquer, car même si on passe 1 an au même endroit avant de repartir, on ne prendra jamais que les bons côtés de ce lieu dans la mesure du possible. Et surtout on ne t'investira pas dans grand chose sur le fond de ce qui fait la condition humaine du lieu :oups:

Il y a toujours eu des peuples nomades et d'autres sédentaires. Le problème individuel vient quand on est nomade parmi des sédentaires, ou sédentaire parmi des nomades. Toujours l'histoire du mouton noir :heu:

Donc voyager c'est super, chacun choisira ce qu'il veut, mais faut pas en faire l'alpha et l'oméga de la condition humaine, et surtout ne pas hiérarchiser le voyage et la sédentarité en terme de "valeur".

Je trouve qu'il serait bien dans un fil de ce genre de décrire aussi les joies que peut procurer une vie sédentaire bien vécue, avec de beaux objectifs réalisés, un investissement dans la condition humaine locale, un certain recul par rapport l'agitation ambiante, et des rapports humains fabuleux construit pendant des années.

:blabla:

09 mai 2008
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D'accord, Robert...
Mais où se situe la limite ? Dans nos vies dites "sédentaires", ne peut-on survoler les choses et les gens, papillonner d'une activité à l'autre, et finalement n'avoir été que de passage ? Et dans un voyage, même si on ne reste que quelques mois ou quelques semaines, ne peut-on justement approcher de plus près l'âme des gens, qui se livrent plus facilement à quelqu'un "de l'extérieur", et ouvrir son coeur d'autant plus qu'il n'y a pas de calcul ?
Mais je t'accorde que pour beaucoup d'entre nous, partir est un avoeu d'impuissance à établir des liens suffisamment riches, à construire plutôt que consommer. Notre relation aux autres nous renvoie sans arrêt à nos limites, et il est parfois commode de larguer les amarres. Pour moi, il est toujours beaucoup plus facile de partir que de rester, et cependant beaucoup ne partent pas, non par ambition de construire, mais par habitude ou par lâcheté.

09 mai 2008
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dérapage sur le retour ...
A propos du retour, je vais être un peu provocateur: si on craint le retour c'est qu'on a fait que la moitié du chemin qui mène vers une vie équilibrée et son bonheur personnel.

Quand on ne craint pas le retour c'est qu'on a réussi à décider vraiment ce qu'on veut :

  • soit ne jamais revenir et peut-être se sédentariser ailleurs, ou ne jamais s'arrêter avant d'être épuisé.

  • soit décider qu'il y aura un retour parce que c'est tout de même là où est né qu'on veut finir sa vie ... et à ce moment on fait ce qu'il faut faire pour que cela se passe bien au retour ... quitte à ne faire qu'un tour du monde préprogrammé en 3 ans.

10 mai 2008
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Ah ?
Chlamy, je crois que tu n'as pas bien lu : je disais qu'on peut aussi faire ce choix là, je ne disais pas que TOI tu dois le faire, ni que c'est MIEUX de faire ce choix-là :heu:

En tant que médecin (ton pseudo ?), tu sais bien qu'au moment de mourir des souhaits inattendus peuvent se révéler, et que ce n'est pas très charitable de médire sur ceux qui ont le souhait de retourner à la terre là où ils sont nés :reflechi:

09 mai 2008
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Mais....
... le sujet n'était pas le voyage, mais le retour, non ? On a dû déraper. :-)

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Robert dit:
""parce que c'est tout de même là où est né qu'on veut finir sa vie ""
Désolé Robert , ça me fait penser a un vieux slogan des annees 80 , " vivre et travailler au pays ", je n ai jamais aimé cette mentalité " terroir "les racines sont certainement utiles mais a trop les privilegier , elles s hypertrophient au depend du reste..

09 mai 2008
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Yes !
""""Mais je t'accorde que pour beaucoup d'entre nous, partir est un aveu d'impuissance à établir des liens suffisamment riches, à construire plutôt que consommer. Notre relation aux autres nous renvoie sans arrêt à nos limites, et il est parfois commode de larguer les amarres. Pour moi, il est toujours beaucoup plus facile de partir que de rester"""

Tout à fait d'accord...

09 mai 2008
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Mais...
Je pars quand même :-D :-D :-D

09 mai 2008
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je crois quand même...
...que programmer le retour gâche un peu le plaisir. Le vrai frisson, pour moi, c'est de fermer la porte derrière soi, et de rendre les clés au concierge, et de passer les digues du port sans savoir que je vais les repasser en chemin inverse un jour ou l'autre. Puis viennent l'angoisse du lendemain, la solitude, la culpabilité, la nostalgie, etc... mais si j'ai déjà prévu de rentrer je n'ai pratiquement plus envie de partir.
Bien sûr, c'est du luxe de sale gosse irresponsable: quand on n'a pas le choix, c'est déjà pas mal de pouvoir sortir de chez soi pour aller faire un tour sans laisser tomber tous ceux qui comptent sur nous.

09 mai 2008
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Partir c'est savoir revenir
Bonjour à tous, ce sujet est passionnant et je me permets de vous livrer quelques réflexions.

Expatrié (par choix mais aussi par nécessité) dès l'age de 20 ans (j'en ai 48 aujourd'hui) j'ai posé mes valises dans bien des endroits du monde desquels j'ai fini par... partir. Il me semble indispensable de relativiser plusieurs choses, et notamment l'aspect "central" du point de départ. En somme, nos racines sociales et affectives représenteraient l'épicentre de notre vie, à l'extérieur duquel on ne pourrait être qu'un touriste ou un émigrant qui ne serait jamais réellement intégré dans le monde qui l'entoure. Je ne suis pas certain que cette vision se confirme à l'usage.

Ensuite, savoir partir, c'est savoir revenir: plus exactement, dans ce que j'ai ressenti au cours de ces années à l'étranger, réussir son départ c'est s'organiser pour ne jamais avoir envie (besoin?) de revenir, car le sentiment d'exil forcé est sans doute la nostalgie la plus négative.

Mais la vie hors de l'épicentre socio-culturel (loin du travail, de la famille et de la patrie) a un impact sur notre propre futur, créant de façon dynamique des opportunités pour la suite de l'aventure. Le futur de celui ou celle qui part n'est pas statique. Il ne lui faudra pas nécessairement reprendre la vie là où il / elle l'a laissée, dans le même RER qui va vers le même bureau. Ce serait d'ailleurs un constat d'échec puisque cela voudrait dire que le voyage n'aura rien changé dans la vie du voyageur!

Et puis, il y a les amis... Comme cela a été évoqué il faut se rendre à l'évidence, on n'a finalement que peu de vrais amis... Je ne sais plus qui disait "les absents ont toujours tort.. de revenir"!

Enfin, permettez-moi d'ajouter un point de vue à ce qui a été dit plus avant: ce qui est particulier au voilier, c'est sa (relativement faible) vitesse. Toute distance se transforme en temps, et moins la vitesse est élevée plus la distance semble devenir un obstacle à toute idée de départ. De sorte que "partir loin c'est forcément partir longtemps". Pour des raisons professionnelles, je suis parfois le lundi dans l'Océan Indien, le mercredi de la même semaine sur une côte du Pacifique, et de retour en Europe dans les jours suivants... Je peux vous assurer que l'idée de "partir" est très différente quand le facteur temps diminue, c'est à dire quand la distance à notre épicentre de vie diminue ou la vitesse de déplacement augmente.

Il s'agit donc bien d'une perception subjective liée à l'espace et au temps, plus que d'une constante de la nature humaine. En déplaçant son épicentre de vie au fur et à mesure de son voyage, j'imagine que l'honnête homme n'est finalement jamais loin de tout ce qui pourra le rendre heureux... C'est en tout cas ce que j'ai essayé de faire en vivant heureux loin de mon épicentre original.

Bien entendu, n'ayant pas encore réussi à m'organiser un vrai départ à la voile (j'y pense mais avec des aménagements consécutifs à mes précédentes expériences de départs en tous genres), je ne peux parler ici que de sentiments généraux liés à l'idée du Voyage, avec un grand V, qui forge une vie dont l'épicentre est "partout", mais le plus souvent "ailleurs", ce lieu mystérieux qui attire le voyageur comme un aimant.

C'est une drogue dure: 28 ans que je la consomme, jamais pu raccrocher ;-)

09 mai 2008
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épicentre et espace temps ?
J'aime bien cette idée, de cet espace-temps par rapport à l'épicentre "balladeur" qu'on emporte avec soi.

Mais sa pose un (petit ?) problème compte tenu de ta définition de l'épicentre "travail, famille, patrie". La patrie on peut s'en passer en général. Le travail c'est pas possible sur le long terme (à court terme ça peut le faire), et la famille (enfants et épouse(s!)) c'est pas possible même à court terme ... sauf , comme tu dis, si la vitesse du voyage (Mach 0.85) permet de bénéficier d'une quasi ubiquité :heu:

09 mai 2008
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La particularité d'un voilier
C'est aussi que l'on balade sa maison avec soi: quand on change d'endroit, on ne déménage pas, on ne fait que relever son ancre ou ses aussières pour aller les établir ailleurs. On peut devenir semi sédentaire ou semi nomade: quelques années ici, en profitant de grandes périodes de balade pour découvrir la région, puis on change d'endroit ......

On n'est pas non plus un "expatrié". Un expatrié sous entend avoir une patrie, un épicentre quelque part. Si on part vraiment, sans intention de revenir, on n'a plus vraiment de patrie, et la relation que l'on a avec son passeport devient bizarre, presque génante même, car un pays nous octroie un passeport (je rêve d'avoir un passeport de l'ONU !), mais finalement quelle est la relation que l'on a avec ce pays ? Seule ses origines culturelles et sa langue maternelle comptent encore. Et encore, quand on a été élevé de façon mono culturelle, car pour ma coskip par exemple qui a été élevée "polyculturelle", cette relation est encore moins présente.

Il y a beaucoup de choses avec lesquelles je ne suis pas d'accord dans ce qui est dit, mais ce n'est pas très important. Par contre, ce qui est sur, c'est qu'il n'est pas question d'établir une échelle de valeur entre une vie sédentaire et une vie nomade: ce n'est pas mieux, ce n'est pas moins bien, c'est different. Il faut d'ailleurs apprendre à assumer cette difference. J'envie, je suis admiratif de ce que certaines personnes ont été capables de faire dans une vie sédentaire. Mais je sais que cela ne me correspondait pas. J'avais besoin d'autre chose. Et je ne le regrette pas. Je rencontre beaucoup de gens ayant des vies très differentes et pourtant eux aussi vivant sur un bateau. Certains sont semi nomades, d'autres semi sédentaires, la plupart ont gardé beaucoup d'attaches à terre, d'autres (rares, très rares) ont tout largué. Chaque choix est personnel et correspond à une vie.

09 mai 2008
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Pas tout à fait
Je plaisante un peu bien sur quand je parle de passeport de l'ONU. Je sais très bien à qui ils sont délivrés et pourquoi. J'ai aussi largement l'occasion de me représenter ce que signifie être apatride. Et de savoir que tous les passeports n'ont pas la même valeur !

Cela dit, il ne suffit pas de venir de quelque part pour avoir un passeport et ne pas avoir à "se justifier". Il faut déjà justifier d'une adresse pour avoir un passeport. Gros gros problème quand tu as largué les amarres "vraiment" (ce qui est quand même faisable en déclarant une résidence quelque part, même temporaire). Ce qui n'empêche pas d'avoir à se justifier aussi là où on est. Etre tout le temps "temporaire", avec un visa ou une carte de séjour.

Mais finalement petit à petit, on finit par s'habituer d'avoir à se justifier ici ou là. On passe son temps à ça ! Ce qui fait qu'au bout d'un moment, on a un oeil un peu bizarre sur son passeport: pourquoi celui ci et pas un autre finalement .....

Ami candidat au "larguage d'amarre", retiens ceci: le monde n'est pas fait pour les nomades, le monde est fait pour les sédentaires, afin de pouvoir les rattacher et c'est ce qui est le plus important dans ce monde ........

...... à un bureau des impots !

Sans son passeport et son bureau des impots, l'homme n'est pas grand chose ........

09 mai 2008
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Donc
Expatrié = rattaché à un pays d'origine quand même. Ne serait ce que par ton contrat de travail (et accessoirement les caisses où tu cotises)

Mais quand tu ne vis plus dans le pays ..... qui t'a donné ton dernier passeport, que tu n'y as plus aucune attache, que tu fais même voyager ta propre entreprise, donc vraiment zéro attache avec ton pays d'origine, tu es ......

.... ben ch'ais pô, je n'ai pas l'impression qu'il y ait un terme pour ça. C'est dire .......

Et pour ma coskip, c'est pire: pourvue d'un passeport où elle a été naturalisée, aucune attache culturelle avec ce pays !

C'est en cela que je disais qu'on finit par avoir un oeil bizarre envers son passeport ......

09 mai 2008
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vrais-faux ?
les 5 passeports ? :oups:

09 mai 2008
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le passeport ?
Ben le passeport, c'est ce qui dit d'où tu viens ... c'est aussi la matérialisation de l'endroit où on ne peut pas te refuser de poser ton sac à terre si tu décides de le faire.

Pour bien comprendre ce que cela veut dire, il faut avoir été (ou avoir bien connu) un véritable apatride qui n'a plus aucun lieu où poser son sac sans être obligé de se justifier :non:

09 mai 2008
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Lexique :
Il ne faut pas confondre "apatride" et "expatrié"... en tous cas dans le langage courant :

  • L'apatride est celui qui en effet n'a pas de patrie... ce qui doit être difficile à vivre.

  • L'expatrié, c'est le terme qui est utilisé dans tous les contrats que proposent les entreprises qui font travailler leurs employés à l'étranger.

_/)

09 mai 2008
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J'ai eu un pote
qui a bougé toute sa vie : il avait cinq passeports ! :mdr: Un citoyen du monde ? ;-)

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10 mai 2008
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Vrais ! Mais
pas forcément tous valides... j'ai ainsi une demi douzaine de permis de conduire, mais seulement deux sont encore valables, je garde les autres en souvenir ! ;-)

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09 mai 2008
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les problèmes du retour
ne sont pas dus uniquement à la différence entre une vie de nomade et une vie sédentaire. c'est sur, une vie nomade favorise les rencontres, dans le nombre et le rythme. ces rencontres memes si elles sont courtes sont de temps en temps par leur qualité comme une fenetre ouverte vers d'autres mondes, d'autres façons de voir les choses. ces fenetres ne se ferment pas lorsqu'on rentre.

Mais le voyage se fait aussi dans l'optique de la découverte et pas simplement du tourisme. Je ne suis pas tout a fait d'accord quand il était dit que meme en restant plusieurs mois dans un pays on en découvre que les bons cotés simplement parce qu'on y travaille pas, d'abord on peut y travailler et ensuite il est assez fréquent de discuter avec des expatriés volontaires qui se mettent à dénigrer systématiquement la population et le pays qui les accueilli autant qu'ils les portaient aux nues avant de s'y installer. En restant plusieurs mois quelque part avec la volonté de voir et de comprendre on touche du doigt des systèmes économiques, sociaux et politiques différents, on les vit aussi. On en revient avec un recul qui nous rend différent. et c'est tant mieux.

09 mai 2008
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L'avantage d'être français...
... c'est que les retours en catastrophe ne sont pas catastrophiques. Deux exemple:
- le mien, tout d'abord, retour après 10 ans de cocotiers, de l'argent mais pas de boulot (peu d'offres d'emploi de moniteur de plongée à Rouen, et pas de poste de prof dans diplôme universitaire. En 10 jours, je suis inscrit et bénéficiaire du RMI, j'ai la CMU. Au bout de deux mois j'ai un plan de reconversion, je suis inscrit gratuitement à une formation en informatique, un an après j'ai un boulot.
- celui de mon ex: à 20 ans elle part en Indonésie, elle fait du bateau stop, part vers l'Australie. Bateau en panne, remorquage, négociation avec le bateau qui remorque, elle joue les pare-battages avec sa jambe. Coup deroulis, la jambe plie à l'envers. Rappatriement sanitaire, arriéve en France prise en charge gratuite alors qu'elle ne cotise plus depuis deux ans. Pendant ce temps son copain va en prison (en Indonésie, ça sent le remake de Midnight Express, parce qu'il a fait sa sortie du territoire mais pas sa re-entrée (oubli, dans l'urgence). Le consul intervient, il sort au bout de trois jours.
C'est quand même une chance d'être français à l'étranger, plutôt qu'étranger en France (ou ailleurs).....

09 mai 2008
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Est-ce génétique ?
Mes parents ont toujours voyagé, et rarement en touristes, ainsi que ceux de mon épouse. Lorsque je dis "voyager", c'est changer régulièrement de pays pour vivre et bosser.

Nous avons donc tous (les parents et nous) passé plus de temps à "l'étranger" qu'à l'endroit où se dresse la maison familiale... mais comme ladite maison est en Bretagne ça ne choque personne ! ;-)

Mais il est vrai que dans les conversations lors de nos séjours en France, nous avons parfois l'impression d'être regardés comme si nous étions des martiens... :tesur:

_/)

09 mai 2008
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Les marsiens, pour moi...
... sont les gens que je fréquente en ce moment: jeunes informaticiens, jamais lu un livre, supportent pas les films en VO, s'ennuient de ce que je trouve prodigieusement beau. J'ai plus d'affinités avec la plupart des "étrangers" avec lesquels j'ai eu le privilège de partager des moments de bonheur non virtuel.
Mais toutes ces considérations s'effacent d'elles-mêmes lorsque l'on va ailleurs dans le monde. Les frontières deviennent, tout simplement, ridicules.
Mon père écrivait, pour ses 82 ans le mois dernier: "Mon village c'est la biosphère. La modernité met à notre disposition des moyens (transports, communication) pour visiter ce village. J'ai eu cette chance, ne vous en privez pas".

09 mai 2008
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Il ne s'agit d'opposer
mais de différencier sédentaire et nomade.

les plus grand voyageurs ont eut, ont quelques art un lieu pour le retour.

Les marins sont un peu à part avec leurs maisons flottantes. Souvent certains partent en laissant peu de choses derrière eux, qui permettraient un retour plus facile.

Et puis il y a ceux comme Tilikum et Falconpilot qui se peuvent se fabriquer de nouvelles vies avec facilité dans des lieux différents. Ce n'est pas donné à n'importe qui.

09 mai 200816 juin 2020
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17,
16, 15, 14, 13, 12, 11, 10, 9, 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2, 1 :goodbye: :alavotre:

pfffzzzz

09 mai 2008
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vous ,
vous , parler de voyager ou de voyager en voilier ??? Un voyage aller et retour en avion et un voyage typé exploration en voilier ne sont pas comparable . j'aime bien la franchise de culsec en face de l'immobilisme cérébral des critiqueurs .

10 mai 2008
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en survolant le fil
on voit bien que ce genre de décision n'est pas simple c'est un peu comme le choix "est- que je fume pas - bois pas - mange bio - me couche tot "- etc...ou faire le contraire, ou bien rester modéré, personne ne sait ce qui est le mieux c'est aussi une question de chance dans la vie

ns on partira pas mais ayant été dans un port qui accueillait des 'grands voyageurs' notre petite contributtion c'était d'aller leur proposer par ex d'accompagner en auto pour les courses ou donner qq conseils, offrir un verre,
faut pas aller loin parfois pour se sentir en voyage...

10 mai 2008
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oser partir...
Si j'excepte les problèmes financiers, que je préferais partir "avec quelques moyens" que sans, un autre problème se pose à moi.

Je n'ai pas de femme ni d'enfant, ni de frère et soeur. Alors quand je me dis partir, je pense à mon père et à ma mère. Qui s'en occuperait quand ils y en auront besoin ? Je me vois mal partir, et les laisser planter là, tous seuls.

10 mai 2008
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ce qui nous retient et oser repartir...
Abandonner son boulot,sa vie,sa maison pour partir en bateau n'est évidemment pas raisonnable
mais je suis bien content de l'avoir fait et de ne pas avoir attendu d'être en retraite.
Maintenant,si on pèse le pour(l'envie,voir du monde) et le contre(laisser ses parents,s'occuper de l'école des enfants,vivre dans un espace restreint,avoir moins de revenus,la trouille,la peur de pas ête prêt et de ne pas être à la hauteur,la peur d'être déçu...)on reste à la maison.Je me demande même s'il n'est pas (en tout cas pour moi)plus dur de repartir que de partir.

10 mai 2008
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Repartir
Ah, oui, a deuxième fois, on sait à quoi s'attendre, et on n'a même pas l'exaltation de l'inconscience :-) :-) :-)
On est même blasé à l'idée d'aller ENCORE mouiller dans un lagon :-D :-D :-D :-D :-D
N'empêche, QU'EST-CE QUE C'EST BON !!!!!!!
:langue2:

12 juil. 2008
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telle est la question...
ce post est ancien , mais la question éternelle...

je pense avant tout, puisque je me pose les memes questions , qu'il faut d'abord etre clair avec soi même.peut-on réelement se dire que l'on va tout quitter sans avoir cette angoisse première du retour.parce que vraisemblablement cela n'est pas le depart ni l'envie qui pose un problème mais le retour.la réponse est non, car tout le monde à cette apréhension.la vraie question et maintenant de se dire que lorsque on apréhende un retour, sommes nous prêts pour le départ?.en fait il n'y à pas de lien entre l'un et l'"autre , puisque cela concerne deux action différentes.peut on combiner ces deux actions , la réponse est oui , tant l'homme à cette formidable faculté de rebondir et de s'adapter.mais cette contradiction qui marie la légereté et le doute est humaine, et bien caractéristique du bipède.pour rentrer dans le detail, tout dépend du niveau d'éducation et de sa propre faculté à apréhender l'inconnu.C'est là que deux actions différentes deviennent liées: si l'on prend le risque d'etre différent , on l' est irrémédiablement , en mer comme à terre.
Comment gérer cettte différence? comme avec le vent , en écoutant l'autre.comment ne pas en souffrir? arreter de croire que l'on peut tout maitriser , en mer comme à terre.
comment prendre une décision? croire en soi et en personne d'autre.
bon vent

13 juil. 2008
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Hélas, pas de recette, seulement,
avoir un minimum de bon sens!
1/ Avant tout début de mise en projet, louer un bateau pour un mois et naviguer avec sa compagne.
2/ Acheter un bateau marin et facilement revendable et y installer le strict minimum.(Il sera toujours possible de rajouter du matos aux antilles.)
3/ Toujours prévoir un retour possible si échec du projet et donc avoir réfléchi à une reprise d'un travail ou une reconversion.
4/ Ne pas croire que l'on peut vivre sans un rond sous les tropiques. ( Prévoir au moins 1000 euros pour deux adultes par mois.)
5/ Sauf certaines professions, il sera trés difficile de travailler pendant le voyage. (Si vous avez peur de ne pas retrouver un boulot en cas de retour en France, vous avez trés peu de chance d'en trouver un dans un autre pays!)
6/ Même si vous pensez ne pas revenir, garder les deux premières années du voyage la possibilité de rentrer.( Année sabbatique etc...)
Préparer son projet pour une navigation d'un an avec donc retour au bout de ce laps de temps et si tout va bien: modifier pour continuer.
On trouve aux Antilles beaucoup de voiliers arrivés là et qui ne repartiront probablement jamais plus. C'est donc dans la première année de navigation que les abandons sont les plus nombreux.
Ne cessez pas de rêver et j'espère que votre projet deviendra réalité. Bon courage à tous!

14 juil. 2008
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ma ptite experience
Salut , effectivement sujet passionant,
J ai 26 ans , et suis de retour au pays l ile maurice depuis 2 ans , avant j ais pas mal voyager en bateau 3 transat, l afrique du sud en bateau et a pieds, mada....bref 4 ans avec ma vie dans un sac a dot, pas mal de petit boulot, je ne suis pas tres manuelle mais plutot facile a m adapter, et une "bonne gueule", ce qui mas toujour permis de retonber sur mes pieds( sans avoir fait d etude)

Depuius 2 ans ici j ai fait une superbe petite fille , et acheter une maison....maintenenat ma vie proffesionelle s accelere , et il me senble que en continuant a bosser je pourais +ou - reussire...
mais voila , la vie en bateau me manque, les rencontre, les differents pays et culture..bref j etoufe un peu.....peut etre suije rentrer trop tot?? c est ce que je me dit...

Le retour c est bien mais faut le faire au bon moment aussi , si c est trop tard...famille, amis enployeure vous ont oublier, en gros vous etes griller,
si trop tot...ben un gout de pas assez qui est dure parfois....

mais une chose est sure...je repartira

15 juil. 2008
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tout d'abord merci a quinquin d'aborder ce sujet... et j'espere
pour lui qu'il a franchi le pas..Me trouvant dans la meme situation je dois dire que je me reconnais assez bien dans ses questionnements; je dois meme avouer, au risque de faire bondir certains, que la question financiere du voyage en lui meme et du retour eventuel est un point central pour moi...
Meme si la plupart des interventions sont interessantes, souvent d'1 point de vue philosophique, je reste un peu sur ma faim pour ce qui est des experiences vecues.
Je suis pret à parier que 100% des postulants au grand voyage, passés, présents ou a venir, preparent tous leur aventure avec la meme minutie et en particulier pour ce qui est du choix et de la preparation du bateau et c'est normal puisqu'il s'agit d'une question de survie; de mon point de vue la question financière du retour releve du meme instinct de survie et doit se preparer avec la meme minutie que le voyage en tant que tel (au risque de passer pour un timoré aux yeux de certains grands aventuriers), et ce, d'autant plus que l'on a une famille à charge..
Il s'agit tout simplement de faire preuve de responsabilité, la meme responsabilité dont nous faisons preuve lors de la préparation du bateau.
Pour mon cas personnel, je vais essayer de partir dans les meilleures conditions possibles compte tenu de ma propre tolerance aux risques inutiles et de mon vecu; Il s'agit pour moi d'avoir le CHOIX de partir mais aussi de revenir si je le veux ou si je le dois; c'est pour moi la vrai liberte.
Concretement:
- Finir de payer mon appart pour le mettre en loc
- payer le boat
- Matelas pour les coups durs
- eventuellement acquerir une compétence "moneyable", ce que je ne possede pas actuellement

Départ prevu dans 4/5ans

merci a tous et bon vent

15 juil. 2008
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Je suis pleinement
en accord avec Ourouc.
Pouvoir choisir de s'arreter ou de continuer est pour moi essentiel. Naviguer ne doit pas être une obligation mais rester un choix librement consenti. Nous sommes partis en 2006, et l'équipage chaque année a renouvelé à l'unanimité de poursuivre. Jusqu'à quand? Nous n'en savons rien.
L'équipage de Banik ( que je salue bien bas ici )a montré que même de graves ennuis de santé n'arrètent pas le voyage lorsqu'on le souhaite vraiment. :-)

16 juil. 2008
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bientot partis??
bonjour nous sommes un couple AVEC UN ENFANT DE 11 ANS.NOUS PARTONS FAIRE LE TOUR DU MONDE LE MOIS PROCHAIN.ET VOUS? VOTRE PROJET EST TOUJOURS D ACTUALITES?BIEN A VOUS....
NOUS AVONS NOTRE BLOG SUR HEOBLOG
TRISKELL SEBASTIEN
CAROLE

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