Gros temps et le pilote auto qui jette l'éponge, vous faites comment ?

Bonjour à tous, en rapport avec le fil concernant le fait de barrer ou d'utiliser le pilote.

Je lis souvent qu'à partir d'une certaine force de vent les pilotes ont tendance à jeter l'éponge.

Dans ce cas de figure et si en équipage réduit vous faites comment ?

Imaginons le cas assez classique de la navigation à deux.

Je plante le décors:

1) Le vente monte subitement à 35 noeuds et;
2) vous êtes loin de tout abris et;
3) l'équipier est malade au point de juste vouloir mourir et;
4)le pilote a jeté l'éponge, trop de vent et;
5) vous êtes à la barre depuis deux heures, transi car trempé, affamé.
6) le bateau à besoin d'un ris supplémentaire
7) vous avez acheté votre bateau suite à la lecture de 358 revues nautiques, il a un lest type "aile d'avion, voir même aile de planeur, bien long et étroit. Idem safran.
8) Vous êtes au près ou au travers, si vous lacher la barre, votre voilier "rapide et spacieux, vainqueur du comparatif revue Bateaux nr 1257" se mets face au vent en exactement 5 secondes.

Alors vous faites quoi ?

A) continuer à barrer de nuit encore plus transi et encore plus affamé ?
B) Vous mettez le bateau à la cape et procédez aux changements désirés ?
C) vous n'en avez aucune idée car vous ne vous trouvez jamais dans ces conditions ?
D) ou ??

Merci d'avance de vos retours.

Pierre

L'équipage
01 déc. 2021
01 déc. 2021
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Tant que le marin est encore en bon état , rien est perdu. Cape sous GV , on se couvre à l'intérieur , un truc à manger et on avise pour la suite.


Pierre3:Mise à la cape...c'est éffectivement la seule solution qui me vient à l'esprit.·le 01 déc. 13:14
viking35:"Cape sous GV", je doute que cela fonctionne sans une voile devant à contre.·le 01 déc. 13:55
Louarn:Faut pas attendre d'avoir froid ou être fatigué a l’extrême avant de se réchauffer & se reposer.Donc pareil, à la cape.·le 01 déc. 14:03
01 déc. 2021
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...bon dans mon cas, je vous le dis:

Le bateau a été conçu avant la période des pilotes autos.
Les bons archis de cette époque trouvaient normal de concevoir des bateaux qui "barre amarée" continuent leurs routes par mer belle (force 2-3) avec de rares interventions de l'équipage, cela pour les allures près du vent (bon plein et près), au portant par contre c'est le bazar total .
Par 30-35 noeuds de vent ce n'est plus le cas, le bateau devient + ardent.
Mais même dans ces conditions il reste de beaux restes de ces qualités (encore stable dans sa route, mouvements doux, fermement planté dans l'eau), donc je choque un poil la GV, amarre la barre avec les deux bouts dans le cockpit prévus pour ça.
Au premier essai il dévie un peu donc je prends un peu de temps pour trouver un réglage qui me donnera un petit moment pour faire mes trucs (me changer, me servir un café etc).
Je me pose la question de ce que je ferais sans cette qualité spécifique de ce bateau la.
Ca pourrait m'être vraiment utile si la mer devient grosse au point que barre amarée il ne resterait pas dans son cap plus que qlq secondes. Le seuil est plus haut que pour la plupart des bateaux modernes mais il existe....
Je n'ai jamais fait de mise à la cape dans ces circonstances mais je ne vois pas d'autres solutions en ce qui me concerne.


cowboy bebop :tu voulais parler de ton bateau en fait ... :-) 8 postulats de base ça fait beaucoup mais pour arriver au point précis sur lequel tu voulais mettre le doigt, il fallait ça, au moins. ·le 01 déc. 13:52
01 déc. 2021
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Vu que ton voilier s’est mis tout seul face au vent, tu en profites pour affaler la GV. Ça te permettra de réfléchir au calme.


Pierre3:Aucun voilier que je connais ne reste face au vent suffisament longtemps pour ça. La position face au vent n'est juste qu'un bref préambule des conneries qu'il fera par la suite. Par contre tu tiens une idée la, peut-être une mini ancre flottante qui permet de calmer le jeux, se poser et deviser quoi faire.·le 01 déc. 13:24
BlackNav:ancre flottante + forte mer = fort risque d'endommager le gouvernail, le bateau culant sous la poussée des vagues. ·le 01 déc. 13:29
Pierre3:Effectivement.·le 01 déc. 13:30
viking35:Ancre flottante, si la mer est vraiment mauvaise, le risque de se retrouver travers aux vagues est grand. Avec ton voilier, tu as une forte marge avant qu'il ne chavire mais avec d'autrres, le risque devient grand.·le 01 déc. 13:58
Tai:Un ris ça peut se prendre en 10 secondes max pierre 3. Même a 35 noeuds.·le 01 déc. 14:00
Pierre3:Après 11 mois à faire de la compta devant mon ordi ça me prends en général un bon 5 minutes pour la première maneuvre, en fin de saison un peu moins les réflexes étant plus rapide.Il me faut travailler pour payer les factures que mon bateau occasionne donc ça laisse moins de temps qu'on voudrait pour pratiquer les maneuvres.·le 01 déc. 15:54
Polmar:L'ancre flottante, avec la technique d'outre Manche? C'est à dire tirant en biais, amarrée au 3/4 avant.·le 02 déc. 07:53
01 déc. 202101 déc. 2021
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De toute façon, au près, dès lors que la gv est déventée et affalée en partie pour procéder à la réduction le bateau se calme.


01 déc. 202101 déc. 2021
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ça veut dire quoi "le pilote jette l'éponge" ?
Sinon, à la cape si cela ne déferle pas, sinon, en fuite avec traînards si plus de pilote.

vécu: dans un fort coup de vent, vagues de 5 à 7 mètres déferlant un peu, mon pilote avait rendu l'âme. J'ai affalé la GV, pour ne garder que le foc. Vitesse entre 6 et 12 noeuds. J'ai dû barrer jusqu'à regagner un abris. J'ai essayé de lâcher la barre, pour voir. Le bateau se mettait travers aux vagues. C'est pour cela que je parle de mettre des traînards, pour éviter qu'il ne se mette en travers. Parce qu'en étant loin d'un abris, on ne peut pas tenir plus de 24 heures à la barre. A un moment donné, on s'effondre. Heureusement pour moi, je n'ai pas eu à en arriver là. Mais je pense que c'est ce que j'aurai fait. Pour cela, j'imagine une patte d'oie sur les deux taquets d'amarrage arrière, avec le mouillage secondaire au bout (20 m de chaine et une ancre plate).
Est-ce que cela aurait fonctionné ? je ne sais pas.
Depuis, j'ai installé un régulateur d'allure. Has-been, mais rassurant.


Pierre3:Ca veut dire qu'il trouve que c'est devenue trop difficile (messages d'erreur, erreurs de barre répétées) , a un fonctionnement erratique, n'est plus un partenaire "fiable". Merci pour ton retour, c'est ce genre de témoignage que je cherche.·le 01 déc. 13:31
viking35:A coup sûr, loin de la terre et sur ton voilier, je prendrais la cape le temps de me reposer et de choisir une route possible sans barrer. Cela se corse si c'est au portant.·le 01 déc. 14:09
CapCool:BlackNav, je suis d'accord avec toi, cape sinon fuite avec trainard sur patte d'oie. La qualité du trainard et son dimensionnement sont fondamentaux; voir du côté des Jordan Drogs.·le 01 déc. 18:12
CapCool:Je rajouterais, qu'en fuite, il est peut être utile d'affaler complètement la GV. Sous foc seul, la stabilité de route devrait être méilleure.·le 01 déc. 18:23
01 déc. 2021
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si votre pilote ou votre régulateur d'allure jette l'éponge a 35 ou 40 noeuds de vent mer formée

soit il est de mauvaise qualité
soit il a été mal installé
soit vous avez surtoilé le bateau
soit vous la mauvaise combinaison de voile
soit votre voilier est un erzast

soit vous n'etes pas pres a larguer les ammares car mettre a la cap par 35 noeuds de vent !!

et le plus souvent c'est plusieurs de ces critères en meme temps
et si c'est la totalité
.....
on peux rien pour vous


BlackNav:Une avarie, ça n’arrive pas qu’aux autres. ·le 01 déc. 13:34
Pierre3:Si si, dans le cas de notre ami ci-présent. Il doit aussi conduire à du 105 km/h en zone 110 km/h un dimanche à 6 heures du matin par une belle matinée de juin tout seul sur l'autoroute. Les 5 km/h c'est pour la marge de sécurité.·le 01 déc. 13:41
fritz the cat:cette situation peut arriver ;donc il faut s'y préparer ,même un gyro peut décrocher ne serais-ce que par manque d'énergie .faire des essais par 25ndsde vent pour voir le comportement du voilier suivant les différents réglages le tour du monde en solo sur des voiliers classiques ,ils ont eu plus que ça dans les 40emeet ils ont fait route .avec le mien j'ai étalé 40 nds avec trois ris ,au travers dans le golfe du lion ,j'avais ma voile de cape prête à être envoyée si ça se gâtais ,mais mon pilote à étalé .pourtant la mer était comme on dit très forte .alain·le 01 déc. 19:16
iclo420:Quel ton péremptoire et agressif. ·le 02 déc. 07:41
fritz the cat:de qui parles tu ?dis tonton ·le 03 déc. 20:11
01 déc. 2021
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Je navigue en solitaire sur un cata léger. Avec la mer qui va avec un vent au dessus de 35 nds dans le golfe de Gascogne, et la réduction de voiles obligatoire, le bateau n'a plus une vitesse constante suffisante (manque de puissance) et mon Autohelm ST 3000 jette l'éponge dans les allures au delà du travers : je mets le moteur au ralenti accéléré, c'est un HB couplé avec les safrans, ça décuple l'efficacité du pilote sans me faire accélérer au point de me planter dans les vagues. Si ça se dégrade trop, je prends la fuite 3/4 arrière pour me reposer, et là, le pilote est à peu près fonctionnel.


Pierre3:OK intéressant. Si le pilote est encore un poil présent il y aura toujours une allure ou il pourra faire le taf.·le 01 déc. 13:44
01 déc. 2021
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Jamais expérimentés mais sur le petit bateau que je pratique à 20 25 noeuds on est déjà dans les conditions décrites surtout au portant ou le pilote ne sert à rien

Mise à la cape et on se repose


01 déc. 2021
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Est-ce que quelqu'un ici à mis à la cape courante (foc a contre, GV choquée) par vent vraiment fort ?

Je ne l'ai jamais fait.

Grand voile choquée par grand vent de 1) on ne vas plus s'entendre à bord 2) elle va veillir en accéléré du style 1000X le temps normal donc.

Un retour sur cet aspect peut-être ? Peut être pour 30 secondes le temps de l'affaler ?? Utile quand même dans ce cas mais la stabilité de la cap sera perdue une fois la GV affalée.


BlackNav:La gv est normalement protégée par le foc à contre. Mais je ne l’ai jamais fait au-delà de f5, donc je ne sais pas. ·le 01 déc. 13:48
viking35:Pierre, j'imaginais que tu l'avais déjà pratiqué. Sur ton voilier, c'est le jour et la nuit. Tu liras avec intérêt mon récit sur un Swan 38. Mais j'ai aussi pratiqué la cape courante 3/4 fois et cela, seulement pour prendre deux heures de sommeil avant de reprendre la route en barrant. Cela avec des vents de 30/35 nds au louvoyage. Attention, cela entraine une dérive de 2 milles par heure qu'il faut regagner...karibario.blogspot.com[...]en.html karibario.blogspot.com[...]re.html ·le 01 déc. 14:06
Pierre3:OK merci bcp Viking, oui le Swan 38 est le frère jumeau de mon bateau et j'avais perdu de vue ton récit que j'avais lu il y a un bon moment déjà.·le 01 déc. 14:13
01 déc. 2021
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Pour moi il faut réagir vite. C’est à dire tant que tu peux encore faire route au près.
Tout bateau normalement constitué peut tenir sa route au près tout seul quite a choquer un peu de Gv.
La tu es en mesure de réduire même un peu plus qu’il ne faudrait de façon à ce que ton pilote reprenne les choses en main.
Le pb de la cape c’est que la Gv est grand ouverte et que à moins d’avoir un super rail avec des super chariot tu vas avoir du mal à réduire ta Gv.


pepere:Après si le pilote est définitivement naze la c’est bon courage. Ça m’est arrivé de devoir barrer pendant 20 h plein cul dans le golfe de Gascogne avec une bonne mer et un bon vent. Pas mangé, pas bu, pas dormi. ·le 01 déc. 13:46
viking35:"Le pb de la cape c’est que la Gv est grand ouverte" NON, la gd voile est débordée de manière à trouver le bon réglage qui permet au voilier de faire route 3/4 face à la mer en dérivant. La GV ne fasseye pas.·le 01 déc. 14:08
SailorAlex:Tout à fait d'accord avec Viking, j'ai l'impression qu'il y a un peu confusion la dessus. On ne déborde pas la GV au point qu'elle batte dans le vent, ce serait terrible ! Il faut jouer sur le réglage de la GV (largement débordée mais non pas choquée). Sur certains canotes il faut trouver le bon équilibre entre l'ouverture de GV et l'angle de barre. Sur mon petit bateau, j'utilise très souvent la cape et parfois, n'en déplaise à certains, même par 35 noeuds en fonction de mon humeur. Même que parfois quand j'anticipe un gros grain, ne pouvant réalistiquement pas lui échapper avec mon canote, je me mets à la cape par anticipation le temps de boire un café, m'allonger un peu, etc.·le 01 déc. 15:08
pepere:C’est justement parce que la Gv ne rasseye pas qu’il est difficile d’y prendre un ris ·le 01 déc. 19:23
pepere:Faseye ·le 01 déc. 19:24
01 déc. 2021
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Avec mon Django j'ai un peu vécu ca en Manche il y a 3 ans.J'avais raconté ça ici.
Avec mon co équipier on avait été blessé suite à un renversement par une grosse déferlante (épaule fracturée pour moi et lui 4 cotes de cassées).
Mon pilote de barre franche n'était pas adapté pour ces très grosses conditions donc pas utilisé.
Apres les ris GV ,on avait affalé GV et étions restés sous solent.
Car c'est important de rester manoeuvrant je pense et ne pas trop subir la mer.
Mon co équipier ne voulait pas barrer du tout donc j'étais resté plus de 24 h à la barre.La galère totale.
Sur un bateau de 7,60 m meme marin,le tres gros temps arrive plus vite c'est évident.


Pierre3:Merci bcp pour de retour précieux de conditions rudes. Je suis curieux du comportement des bateaux sous focs seul par gros temps. Dans le cas d'un étais largable, le centre de voilure est un poil plus reculé que quand le cas d'un génois 2/3 enroulé. Je ne serais pas étonné que pour les voiliers un peu classique (GV pas énorme) on puisse faire du bon plein sous foc seul sur étais largable par vent fort. bcp de choses que je n'ai jamais essayé.·le 01 déc. 14:56
cowboy bebop :salut jerom; tu te souviens dans quel topic tu avais raconté cette mésaventure?·le 01 déc. 15:19
jerom-826:Salut cow boy.Non je ne me souviens plus.Retour des Scilly plus que mouvementé.·le 01 déc. 23:04
viking35:Il est bien dommage que tu n'ait pas essayé la cape courante. Voir le récit dont j'ai donné le lien sur un Cognac. Parce qu'en "plus de 24 h à la barre", sous solent seul , on fait de la route...·le 02 déc. 06:33
01 déc. 2021
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Tu affales tout bloque la barre et vas te coucher.


Pierre3:Drastique mais pourquoi pas si la mer le permet encore. Se coucher peut-être pas quand même pour la veille si Manche ou autre endroit fréquenté.·le 01 déc. 14:58
tuperware:T'as pas parlé d'un endroit fréquenté :-)·le 01 déc. 15:51
01 déc. 2021
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Mon expérience de la cape en conditions réelles reste limitée à une seule fois (www.hisse-et-oh.com[...]s-temps ), mais ce qui est clair, c’est que cette technique permet de transformer un bateau hors contrôle en un bateau ou tout redevient à nouveau possible, y compris pour manger, boire ou dormir (et oui @pepere, bien sûr si pas de danger sous le vent).
Jean


Little Wing:Je dirai même plus, extrait de cette expérience de 2001·le 01 déc. 14:09
Little Wing:On ne saura jamais ce qu’a fait Hal mais nous nous sommes retrouvés brutalement à contre, bâbord amures. Le bateau reste bien calé. Hal amarre la barre et me propose de voir ce qui se passe, " give it a chance, man ! ". Le bateau semble content et finalement nous resterons à la cape courante bâbord amures jusqu’au lendemain matin. S’ensuivirent 17 heures qui resteront un bon souvenir, quel confort après la fuite. Quel bonheur de sécher les fonds, nettoyer, ranger, préparer le premier repas chaud depuis longtemps, trouver des canettes de bière encore intactes dans les fonds (la plupart étaient cabossées et percées, penser à les assurer la prochaine fois !), revivre un peu plus normalement, toutes choses étant relatives bien entendu et dormir du sommeil du juste, la VHF sur le 16 quand meme.·le 01 déc. 14:11
Little Wing:Il y.a des nouveaux je redonne le lien 😎🙈😇🥳association-first30.org[...]le-wing ·le 01 déc. 14:13
Pierre3:Merci Jean. Donc quand tu dis cap courante, c'était GV complètement bordée ou légèrement débordée (bord d'attaque qui fasseye un peu) ? Aussi combien de ris dans la GV ?·le 01 déc. 15:00
jeec:Comme indiqué dans le fil auquel je fais référence, 3 ris, GV (ce qu'il en restait) bien aplatie, barre d'écoute à fond sous le vent, et hale-bas bien souqué. Je pense que j'avais pas mal débordé après quelques expérimentations avant de rentrer dans le carré et refermer le panneau de descente, mais ça ne devait pas trop fasseyer. De plus, comme le bateau est un DL, dérive relevée. Résultat:, fort angle de dérive, et mer au vent relativement bien aplatie. Jean·le 01 déc. 15:24
Pierre3:OK merci, un DL a probablement comme avantage avec dérive relevée qu'il encaisse les vagues latérales en chassant de côté plus qu'un voilier à lest fixe. ·le 01 déc. 15:59
Little Wing:Pour Pierre la Gv avait été affalée après un petit moment au troisième, what for ? A part le danger, puis 4 ou 5 jours sous genoa roulé ·le 01 déc. 22:59
01 déc. 2021
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Experience vecue :
Départ Ceuta vers les Canaries en double avec ma fille, devant Tanger en février 2021, 40 a 45 noeuds d'Est avec une rafale a 52 noeuds, trinquette seule sur Fabulo 36 vitesse entre 9 et 12 noeuds avec pointes a 14/15 noeuds.

Gyro Pilote Nke, software entièrement révisé constructeu et remonté par mes soins
Hydraulique pilote entièrement revisé constructeur L&S, remonté par mes soins idem.

Bien paramétré, évidemment je ne touchais pas les barres, sans forcer, consommation électrique normale, pas de lacet, trajectoires propres, j'étais parfaitement confiant .

1er point : On repousse le moment ou le pilote n'assume plus car on a tout verrouillé avant et qu'on est au taquet en technique. (bonne taille de pilote, en parfait état, bien réglé, alim électrique propres etc...)
2eme point : On anticipe la panne en checkant tous les jours le systeme (transat)

Que des trucs simples en fait et on n'arrive pas dans le rouge.
Blue Marlin


01 déc. 202101 déc. 2021
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Plutôt d'accord avec @tuperware. Tu affales tout si ton bateau a un comportement qui le met naturellement à la cape sinon, barre bloquée avec petit bout de tourmentin à contre.
Sur le Fugue lors du triangle gauloise, on a eu 2 jours à plus de 60 nds en atlantique nord (avril). La solution une fois le bateau mis en position de cape a été tout simplement d'aller se coucher et essayer de dormir puisqu'il n'y avait rien d'autre à faire. Et ça permet d'être en forme au moment où le vent baisse car c'est là que le danger arrive le plus souvent vu que la mer n'est plus "tenue" par le vent et on se retrouve avec des déferlantes qu'il faut négocier.
Sur notre Ovni, c'est simple. Demi trinquette à contre, barre bloquée , dérive entièrement relevée. Le bateau glisse sur l'eau sans choc et pendant ce temps là, dodo au chaud d'autant plus qu'étant très bien isolé, on a l'impression à l'intérieur d'être dans un calme...relatif!
Bon, bien sûr, tout ceci avec de l'eau à courir.
APrès, gros temps à 35 nds? Ca dépend du bateau ;-)


jerom-826:ça dépend du bateau et de l'endroit ou tu te trouves car la mer n'est pas la meme.·le 01 déc. 14:27
Pierre3:C'est la première fois que je lis ce truc à propos de la mer "tenue" par le vent, ça parrait intuitivement logique. Aussi il doit y avoir un éffet retard peut-être ? (la mer la plus grosse venant à la fin du coup de vent ???). Pour les 35 noeuds de vent à trés franchement parlé je suis un marin d'été et dans mon bassin de nav (manche) les éffets de vent contre courant et faible profondeur fait que 35 noeuds de vent réel fait vite 42 noeuds de vent apparent et une vraiment sale mer.·le 01 déc. 15:06
entre-cotes:@jerom: quand le vent est fort, les vagues sont en partie couchées par le vent. QUand le vent commence à faiblir, l’énergie contenue dans les vagues n'est plus freinée du tout et elles ont tendance à plus s’affaisser et donc à déferler.Nous l'avons constaté plusieurs fois et c'est pour ça qu'il faut être en forme à ce moment là.·le 01 déc. 17:12
jerom-826:Oui c'est vrai effectivement pour la mer je l'ai constaté aussi.·le 01 déc. 23:46
01 déc. 2021
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Bonjour,

Facile à dire, mais je dirais qu'il faut anticiper et éviter ces situations :

Prendre un/deux ris plus tôt
Ne pas emmener des équipiers novices dans des météo moyennes sur des NAV longues
Connaitre son pilote et les règlages possibles
Comprendre pourquoi le pilote jette l'éponge : bateau sur toile et /ou mal équilibré
Pilote sous dimensionné
Changer d'allure / de destination

Car une fois dans la situation que tu décris, il n'y a pas de solution parfaite à part faire le dos rond, et trouver le salut en abattant un peu

Cela m'est arrivé une fois, mais j'avais la chance de pouvoir abattre de 50° et aller m'abriter à Groix...en croisant les doigts pour que le mouillage soit calme pour ma femme, et mes deux filles !! c'était le cas.


Pierre3:Merci pour pour cette anecdote. Si j'ai initié ce fil, c'est en partie car j'anticipe une nav avec ma compagne 100% novice et la dernière vois que j'ai été le seul "sachant" c'était il y a 30 ans avec un bateau plus petit et les "novices" étaient de jeunes stagiaires motivés par l'apprentissage donc probablement bcp plus "malléables" que ma compagne.·le 01 déc. 16:02
01 déc. 2021
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Sur un Cognac, la cape cela fonctionne aussi:

karibario.blogspot.com[...]ac.html


entre-cotes:De revoir les photos de Lionel et de Frank Yves gamins sur Bob VI , ça ne nous rajeuni pas ;-)·le 01 déc. 14:27
Little Wing:Super récit ·le 01 déc. 23:02
01 déc. 2021
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Merci infiniment pour toutes vos contributions. Elles me permettent de progresser, j'espère que c'est le cas pour d'autres ici aussi.


BlackNav:Avec un Contessa 38, il y a beaucoup de marge avant le vrai gros mauvais temps. :-)·le 01 déc. 14:38
Pierre3:Pour le bateau vraiment oui mais l'équipage dessus est le maillon faible. Dans le récit rapporté par Viking à propos du coup de baston sur un Cognac, le narrateur parle du moment ou il a perdu ses lunettes, ça m'interpelle car le gros temps c'est parfois des détails comme ça. Il parle aussi des embruns et du fait qu'il n'est plus possible de regarder devant. Cet été avec un malheureux 35 noeuds de vent apparent au près pendant 5 heures j'ai eu les yeux tout et douloureux pendant une journée. Quoi si ça dure 2 jours ? Avoir un vieux masque de ski à bord peut-être ? Tous ces petits trucs qui peuvent, en les additionnant, faire d'une situation tenable, une situation plus critiques même à bord d'un bateau bien conçu pour le mauvais temps.·le 01 déc. 15:29
SailorAlex:Pierre3, pourquoi un masque de ski alors que vous avez peut-être déjà à bord un masque de plongée. C'est ce que j'utilise !·le 01 déc. 15:31
BWV988:D'où l'importance de disposer d'un très bon pilote, ou éventuellement d'un régulateur d'allure si le bateau s'y prête qui, si le bateau porte la toile du temps, fera le job.·le 01 déc. 15:35
Pierre3:Oui c'est vrais pour le masque de plongée..un masque de ski ne tiendrait pas longtemps.·le 01 déc. 15:48
01 déc. 2021
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1 - Je cherche des tutos sur Internet avec la 5G

2 - J'appelle ma mère

3 - Je fais une prière à tous ceux que je connais (Poséidon, Neptune, Guinness et St Patrick)

4 - Puisque l'équipier à envie de mourir, je l'attache par les pied et le colle à la baille (car je ne sais plus où j'ai rangé cette #*[]xz d'ancre flottante).


Oliver29:j'oubliais : je consulte H&O pour savoir ce qu'ils conseillent.·le 01 déc. 14:41
01 déc. 2021
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"Navigation par gros temps" , "Handling Storm" et quelques autres publications (citées sur HeO" font parti des Bibles de base à lire.
Dans tous les cas au final la force de la mer étant très supérieure au bateau c'est elle qui décidera de votre avenir. Marcel Bardiau a décrit avec son célèbre bateau "Inox" qui existe toujours, une semaine en Atlantique nord à faire des 360°. Enfermé dans son bateau étanche et solide il ne pouvait rien faire d'autre.
Avant d'en arriver à ces extrêmes et si on ne va pas rapidement faire côte, en situation dégradée et très fatigante, le bateau offre l'immense avantage sur l'avion, de pouvoir arrêter à tout moment sa progression jusqu'à faire du surplace et se laisser pousser par la mer, à condition de ne pas se laisser mettre en travers de la vague surtout si elle risque de déferler avec risque d'être roulé. On dispose ainsi de la cape courante puis de la cape sêche pour pouvoir attendre, les méthodes complémentaires extrêmes de freinage directionnel externes au bateau étant éventuellement à discuter. Tant que l'on peut laisser un bout de toile stabilisante il n'y a pas de raison de s'en priver. La présence à bord des voiles de très gros temps (tourmentin et suédoise) permet de choisir la meilleure solution. Un bout de toile sur l'arrière, comme sur certains chalutier permet par effet girouette de rester face au vent à condition d'en avoir prévu le montage.
Avec un DI à ce stade on remonte la dérive pour pouvoir laisser le bateau déraper (on le sent très bien).
Quand on s'obstine à faire route, à moins d'être drogué, ou complètement lessivé, on sent très bien qu'il y a des moments où on peut encore remonter 3/4 à la vague et d'autres où ce n'est plus possible et où il faut fuir sans dévaler.
Il est évident que n'importe quel automate ne peut pas choisir pour vous


Shari:Je me permets de corriger, l'avion a l'immense avantage sur le bateau d'avoir une vitesse largement supérieure à celle des dépressions ou des grains et donc, de pouvoir modifier sa route en fonction de ce qui se présente devant soi. Je parle bien sûr pour tout ce qui reste du domaine de l'aviation, et non du simple transport de passager, ou les problématiques sont différentes. ·le 02 déc. 19:43
Little Wing:Sauf sur le Rio Paris ou le commandant récupérant d une grosse fiesta avec sa copine histoire de fêter son dernièr vol à cette phrase historique qd on lui suggère d écouter les autres avions et d éviter du mauvais temps : on va pas se laisser emmerder par des cunimbs.La suite est connue , gel des ondes pitons puis incapacité à l équipage de reprendre le contrôle d un avion qui avait des gouvernes des instruments et des moteurs Depuis ils refont de l aéro club·le 02 déc. 20:35
Little Wing:Sondes pitots ·le 02 déc. 20:36
outremer:Pour le tragique vol AF447 l'analyse des boites noires a montré que le PA , privé d'indication de vitesse de vol ayant libéré automatiquement les commandes, alors que l'avion aurait continuer à voler correctement si on ne modifiait rien, pour une raison très mystérieuse le copilote de droite a maintenu cabré à décrocher l'appareil qui a ainsi chuté pendant 2 à 3mn, le copilote de gauche ne pouvant s'en rendre compte du fait de la disposition des commandes propres aux airbus. A la fin il a compris ("qu'est ce que tu fout !" dixit) mais hélas trop tard. Quand on chute dans le noir à vitesse constante on ne peut s'en rendre compte qu'en regardant les variations de l'altimètre mais dans ce cas l'équipage conscient (copilote gauche et chef pilote) ne pouvait pas imaginer que le pilote alors actif mette volontairement un avion en décrochage maintenu. ·le 03 déc. 11:50
01 déc. 2021
1

Il y a la voilure Ketch (obsolète pour ceux qui ne connaisse pas ou mal) bien agréable pour équilibrer le bateau même par mer forte si par manque de chance le pilote est en rade. Si on a la bonne configuration de voiles et en réglant correctement les écoutes on peut lâcher la barre (frein sur la barre mis) par F4/F5 et aller se faire un café, a F6 je mettrai (sans pilote) à la cape courante si on a rien sous le vent pour le café et se reposer.
Tout est possible sur un ketch pour avoir un équilibre de route et de cap si on anticipe bien les réductions par rapport à la montée du vent, par 35 N grand voile arrisée 2 ris, trinquette sur l'étai largable, ou artimon + trinquette gv affalée. A 40 noeuds artimon 1 ris + trinquette arisée. Pas de problème on peut continuer à faire route, même avec 50 noeuds dans les rafales, après il y a l'état de la mer. Mon pilote vérin sur secteur de barre assume à 40 n sauf que par gros temps il malmène les estomacs mal amarinés par rapport à un bon barreur par des corrections un peu trop brusques. Voilier Gin Fizz ketch, moins rapide dans l'absolu que la version sloop mais à peine, et par gros temps c'est bien plus sécurisant.


Dreams Fizz:exactement pareil avec mon Ketch ,l artimon est très directeur ( rare sunfizz ketch)·le 01 déc. 17:15
01 déc. 2021
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Ah , c'est un sujet oû on explique comment on se met à la cape et comment ça se passe.
Donc, rien de nouveau et je n'avais pas pigé le post.


Pierre3:Oui rien de nouveau mais on ne sait jamais....:-)·le 01 déc. 16:04
lolapo:Les anciens se reveillent 🥳🥳 ils s'étaient mis en quelque sorte à la cape , un rhum et un édredon prés de la cheminée...·le 01 déc. 19:13
01 déc. 2021
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Réponse D 🙏….


01 déc. 202101 déc. 2021
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A nouveau merci bcp pour toutes vos contributions dont certaines m'ont permis de naviguer "virtuellement" en cette morose après-midi de décembre ici au nord-est de la France.
En partie le sens de mon post de départ est ma curiosité par rapport à mes futures navigations d"été ou, pour la première fois je devrais probablement naviguer seul avec ma compagne totalement novice.
Je ne suis qu'à moitier inquiet de la situation car elle n'est pas totalement nouvelle pour moi vu mon passé de moniteur de voile mais 1) c'était il y a 30 ans 2) le bateau était plus petit 3) les novices (stagiaires ) étaient nombreux, jeunes et "la pour ça".
Donc vos contributions me permettent d'élaborer des "plans B" et être bien préparé.
Pour ceux qui disent qu'il faut avoir tout impeccable et qu'un pilote ne peut jamais tomber en panne je répondrais:
a) je "proviens" de la période sans électronique à bord et l'idée que mon salut dépend d'une carte mère dans un envronnement si corrosif me parrait bien mais "sur papier".
b) mon bateau date de 1973 avec son lot de petites imperfections et n'est qu'un de mes centres d'intérêts et de dépenses au milieu d'une foultitude d'autres objets et de vivants. Oui une panne électronique est possible, surtout dans l'univers humide qui est le sien (pointe du cotentin). Je le laisse tout seul fin aout, passe max 5 jours par ans pour mes petits bricolages dessus quand tout va bien et recommence mes nav en juin en comptant les trucs électroniques qui ont mal passé l'hiver (j'essaye d'avoir le moins d'électronique "fixe" à bord mais n'ai pas trouvé encore le système pour ramener au chaud chez moi le pilote). Le frigo est en panne depuis l'achat par exemple, avec une énorme dose de WD40 il redémarre 2 heures par an et on ouvre le champagne. Ses jours sont en sursi. Mon modus operandi est: "ça fonctionne avec de l'électricité ? ca ne se ramène pas à la maison hors saison ? ce n'est pas 200% indispensable, ouste, dehors du bateau, dans la benne à ordures !".


Flora :):"...seul avec ma compagne totalement novice."Offre-lui un stage de voile pour Noël ! ·le 01 déc. 16:53
Pierre3:Oui mais probablement dans un second temps, elle est prête à apprendre un peu mais son intérêt est surtout dans les visites une fois arrivé au port...·le 01 déc. 17:04
Pat45:Oui, le 'stage" de voile dans le NE de la France, en décembre, bof....😀·le 01 déc. 17:36
Flora :):Cadeau de Noël, pour un stage qui peut avoir lieu l'été au soleil ! ;-)·le 01 déc. 17:46
01 déc. 2021
1

Et personne n'a sorti son 2ème pilote ?


Pierre3:C'était ma situation quand j'avais un pilote barre franche, j'avais un vieux autohelm 1000 qui fonctionnait encore en grinçant en back-up. Mais avec un pilote auto à poste fixe, ben non...pas de back-up.·le 01 déc. 18:26
BlackNav:Mon 2ème pilote s’appelle Beaufort ! ·le 01 déc. 18:59
Ebraball:J'ai trois pilotes à bord (parce que je navigue en solitaire, et que à 70 balais je n'aurais pas la force de rester 48 h à la barre en cas de panne) ce sont trois Autohelm 3000 (dont deux ST) pour l'interchangeabilité immédiate, mais aucun n'est plus performant que les autres, donc, pas de plan B ! ·le 01 déc. 19:32
01 déc. 2021
0

Se mettre à la cape est une bonne solution.
Encore faut-il l'avoir fait avant, dans des conditions moins dures, pour voir comment réagi le bateau.
On peut aussi affaler la GV, prendre des tours dans le génois, et bloquer la barre au neutre.
Mais là encore il faut en faire l'expérience avant...


01 déc. 2021
1

Je pense que la conduite à tenir dépend aussi du bateau. Les bateaux anciens et assez lourds, particulièrement les quilles longues sont réputés être très bons à la cape. Quant à eux, les monocoques modernes, à poupe large et safran suspendu, sous foc seul et avec de la vitesse, se comportent bien au portant sans trop forcer sur le pilote...


01 déc. 2021
2

Comme j’ai un excellent pilote, je commence par régler le bateau;
Si vraiment le pilote a un problème j’enclenche le deuxième pilote qui est aussi bon que le premier, et bien évidemment installé à demeure et prêt à fonctionner. Non l’unité centrale n’est pas dans un équipet en attendant un montage en catastrophe!
D’ailleurs le premier pilote est parfois le second!
Si vraiment rien n’y fait alors le merveilleux Hydrovane prends du service pour autre chose que le plaisir de le voir fonctionner.
Bon en fait, en 60000 milles autour du monde par le sud, ça ne s’est jamais passé.


La godille:Naviguer’ c’est prévoir ! La messe est dite «  Allelouia! » frères voileux , voyagez en paix ☮️ ·le 01 déc. 21:33
02 déc. 2021
3

Pour qu'un pilote barre bien, sans fatigue, il faut régler les voiles et équilibrer le bateau.

Ensuite, pour le gros temps et les mers fortes il faut des pilotes avec gyro, un bon calculateur et un bon vérin.
Ceux-là peuvent tenir les bateaux dans du très mauvais temps, là où des pilotes de base sont dépassés depuis longtemps. Pour eux, du près au vent de travers, c'est "finger in the nose".

La difficulté suivante est les allures portantes (il y a beaucoup de mono-safran qui passent sur leur barre) et la gestion des sorties de surf.
Il y a peu de pilotes qui gèrent bien ces situations, il faut chercher dans le haut de gamme des constructeurs.
Ce n'est pas un hasard si NKE est devenu une référence pour les courses au large. Ceux qui ont goûté au NKE ont du mal à choisir autre chose ensuite.

Pour les petits budgets ou les pilotes de secours,ce serait intéressant d'avoir des retours d'expérience sur le PyPilot, dont on parle sur ce forum, et sur son comportement dans le gros temps, par mer formée, hachée, croisée déferlante.


BWV988:Tu as malheureusement raison, et si je dis "malheureusement", c'est parce que ces pilotes sont hors de prix, mais c'est vrai que quant on y a goûté...·le 02 déc. 10:16
02 déc. 2021
-6

Hello
bien le bonjour aux voileux de salon
au lieu de chercher les complications il convient d evaluer
1 la duree prevue du cdv
2 la proximite d un abris eventuel
en cas de coup de mou du barreur enrouler devant mettre un cap confortable et 1500 tours au moteur decendre au carre et se refaire la cerise un bon caf un coup d oeuil sur la carte, l anemo et une bonne prise de decision avec plan
B


Hubert, de Cherbourg:Attention à l'usage du moteur sur un bateau gité·le 02 déc. 10:09
02 déc. 2021
0

("Pour qu'un pilote barre bien, sans fatigue, il faut régler les voiles et équilibrer le bateau.")
Un pilote bien dimensionner et réactif permet de repousser la limite.


02 déc. 2021
2

Pierre 3 : Précédemment, tu as écrit :
« Je ne serais pas étonné que pour les voiliers un peu classique (GV pas énorme) on puisse faire du bon plein sous foc seul «

Je témoigne que sur un 40 pieds dont nous avions éclaté la GV dans une rafale à plus de 40 nds, nous avions continué à faire route au prés sous solent seul, avec une bonne vitesse et un cap de seulement 10/15° inférieur.


Pierre3:Intéressant et merci de m'avoir corrigé pour la cape courante ou la GV n'est que légèrement débordée (d'autant plus si elle est déjà bien arisée). C'est la que je me rends compte que je ne navigue plus assez :-(.·le 02 déc. 17:08
02 déc. 2021
3

Salut Pierre,

j'ai lu attentivement ton post.
Le point 2) est incompatible avec "pilote" pour moi.
Dès que j'ai eu des bateaux capables de faire des traversées de plus de 50 milles, j'ai monté un régulateur en plus du pilote.
Jamais le régulateur n'a lâché, même par force 9 de l'arrière comme de l'avant et un chavirage dans l'indien.
Il a toujours fait son boulot magnifiquement pour peu que le bateau soit bien réglé.
Voilà...


2

Bonsoir,
Un vrai PA haut de gamme type NKE est capable de tenir un bateau largement au-dessus de 25 n. Heureusement d’ailleurs.
Et en hauturier, le doubler est pour moi nécessaire. Ou pour les nostalgiques, l’associer à un régulateur d’allure.
Et je considère qu’il n’y pas que ça à doubler: voilure, VHF, météo (iridium et BLU)
Mais ce n’est que mon avis.
Bonne soirée,
Patrice


La godille:Pourquoi nostalgiques ? Je dirai pour gens «  simples «  Au sens étymologique du mot . S’il y a bien un milieu qui ne change pas ,et fait de la résistance c’est le milieu marin , donc en navigation ,la nostalgie n’est pas de mise 😉. Et si on y réfléchit, le régulateur d’allure serait plutôt «  dans le vent » de l’époque écolo, puisqu’il n’utilise aucune source d’énergie ..donc pas un truc de vieux 😂!!!·le 02 déc. 20:05
Ar-men (anciennement Tan’oz):Bonsoir La godille,Aucune source d’énergie le régulateur? Pas si sûr, il a quand même fallu le fabriquer…Je ne dis pas que c’est une mauvaise option, je dis que c’est une vieille option.Si c’était aussi performant que cela, tout le monde en aurait un en grande croisière. Comme les éoliennes qui tendent à disparaître.L’électricité d’un PA est tiré des panneaux solaires ou hydrogenerateur: énergie verte s’il en est (sauf leur construction, je te l’accorde)Bonne soirée,Patrice·le 03 déc. 18:38
Hubert, de Cherbourg:Aucune source d'énergie pour l'utiliser, ce qui est rassurant de quand les batteries faiblissent·le 03 déc. 18:57
Flora :):Non le régulateur n'est pas une vieille option... Voir l'immense succès de l'Hydrovane et du Windpilot.Et combien de "vieux" Atoms, Aries, Navik continuent à barrer sur toutes les mers, au grand plaisir de leurs propriétaires, y a qu'à voir comment ils partent vite en occasion.·le 03 déc. 19:02
La godille:Ar m’en, là tu chipotes ! Le bateau il a aussi été fabriqué ..hé hé .. mon propos ,tu l’as bien compris , c’est qu’un régulateur fonctionne sans électricité. , sans electronique , sans batteries , et bien sûr tout ce qui peut servir à recharger les dites batteries ,,, ( comme le diesel du bord ) .conso regul ampères :O Combien pour un bon pilote à vérin ?,,, s’il y a une chose qui me gaverai , c’est de mettre le bouzin en route en pleine traversée pour ça ( les panneaux , il en faut des watts et le soleil n’est pas tjrs présent ) allez , c’est de bonne guerre chacun defend son beefsteak !! Et crois moi, un bon pilote est très performant !!! Et sa durée de vie trés longue …·le 03 déc. 19:44
matelot@19001:En grande traversée je n'ai jamais démarré le moteur pour faire de l'énergie. Et pourtant j'ai un pilote avec vérin hydraulique, qui lui-même n'a jamais baissé les bras quelles que soient les conditions. Et s'il avait un souci j'en ai un deuxième qui peut prendre la relève en 30 secondes. C'est un problème de conception globale du système.·le 03 déc. 20:01
Tai:Vu que tout le monde s y met et que t as qualifie de moyen ageux le régul de allure ..... 😁😁400w de panneau solaire, traversée avec peu de soleil pendant 26 jours, juste frigo, raspberry, vhf et instru de nav...... Charge trop faible des batteries en fin de première semaine. Je n' imagine même pas si mon pilote était en marche (verrin hydrolique 40st16 de chez l&s).Un régulateur d allure, même au portant, c est vraiment le top pour les longs voyages. Et, a mon sens, c est justement sécurisant et dans l esprit de la voile (kiss). C est parceque c est simple que ça dépasse les sirène de la modernité (on remplace pas nos voile par des turbines électriques même si elles régulent mieux la vitesse)Oui je pourrais avoir un hydrogenerateur, un pilote de secours, une centrale électrique, la girouette en spare, le compas etc.. mais finalement, un régul, des voiles, un cap et on est plutôt secure.·le 04 déc. 00:04
03 déc. 2021
5

Quand on est plus capable de barrer, il reste la cape, c'est sage pour reprendre des forces et aviser.
Avec un régulateur d'allure, j'ai pu naviguer même avec 40 nds de vent. C'est la mer qui va décider.
JJ


03 déc. 2021
0

www.marins-citadelle.fr[...]021.mp4

Il faut déjà un pilote de compète pour gérer dans ces conditions

6m50 mono safran 20 25 noeuds parfois un peu plus dans les rafales

Le problème c’est qu’avec les vagues la vitesse d’écoulement des filets sur le safran devient nul et il décroche. Un humain peut anticiper un pilote sans IA non


tiktak:C’est bien ce système de vote cela permet à des incompétents de mettre un moins sans se justifier.·le 04 déc. 00:11
03 déc. 2021
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L’important est-il de mener le pilote ou son équipière néophyte à ses limites ?
Finalement, le temps de s’acclimater, tendre vers l’option C, voir le post de départ, peut être à considérer. Et très propice à détendre l’atmosphère à bord.
Ce qui n’empêche pas pour plus tard d’avoir à l’esprit tout ce qui a été écrit plus haut.
Belles navigations
Philippe


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