gréement aurique vs bermudien

bonjour à toutes et tous,
après qqs stages en croisière cotière je manipule un peu les voiliers de 12/13m modernes avec GV et genois sur enrouleur.

je craque pour les gréements auriques, pour une unité (projet) de 10 ou 11m.

Trinquette autovireuse, foc sur enrouleur, clin-foc sur emmagasineur et bout-dehors, GV avec corne ...

Qui peut me parler de la sécurité, du confort (mat plus court), de la difficulté de réglage, du plaisir de nav etc ...

Voilure divisée et centre de poussée plus bas devraient conduire ce gréement à "pousser" plus souvent sur les voiliers modernes ... alors pourquoi en voit-on si peu ?

merci,

hervé

L'équipage
06 oct. 2003
06 oct. 2003
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amoureux
Idéal du grand large au bon plein, c'est la voilure la plus puissante au travers on ne peut rattraper à cette allure une goélette aurique bien menée...

Y faut juste s’habituer un peu à la double drisse

Désolé de cet enthousiasme, mais On parle toujours de "fanatisme aveugle", et bien l’amour des auriques est un fanatisme clairvoyant

Pfffzzzzz

06 oct. 2003
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et de deux !
je suis ravi de voir que d'autres partagent cette passion.

Connais-tu un ouvrage de référence du type "cours des glénans" mais décrivant les manoeuvres des vieux gréements dont l'aurique ?
hervé

06 oct. 2003
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Equipage réduit
En équipage réduit ou faiblement compétant, le grément moderne est top puisque toutes les manoeuvres peuvent être réalisées en solo. Sur un plan de voilure divisée, c'est déjà plus compliqué. Il y a beaucoup plus d'accastillage et de cordage, alors tout dépend de ton programme.

06 oct. 2003
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aurique en famille
merci pour ta réponse. Le programme : découverte de la voile pour ma femme et mes deux filles (2 et 4 ans aujourd'hui) ... disons 4 et 6 ans quand j'aurais le bateau si tt va bien ! Dans un premier temps la mediterranée sur les cotes françaises + corse. Ensuite .... vive le large et projet d'année sabbatique vers Le Maine et le Quebec en voilier.

hervé

06 oct. 200316 juin 2020
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superbe
y a rien d'autre à dire

06 oct. 200316 juin 2020
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gréement aurique
c'est un gréement sympathique et évocateur; Plaisant à manier, si l'on aime manoeuvrer, jusqu'à une taille de bateau de 10m. Au-delà, il devient dangereux par vent fort( se souvenir de Tabarly): les Affaires Maritimes commencent d'ailleurs à froncer les sourcils en évoquant les "vieux gréements", qui demandent expérience et technicité.
Deux drisses, ce n'est pas un problème: on se place devant le mât, on hâles sur les deux drisses en même temps; quant la drisse de mât arrive en butée: on tourne au taquet la drisse de pic; on étarque la drisse de mât, puis on la tourne sur son taquet; on termine par l'étarquage de la drisse de pic. Il est facile de faire un montage qui permet de hisser et d'étarquer avec une seule drisse , mais cela prive de la formidable "soupape de sûreté" qu' est la possibilité, en cas de survente brutale (méchant grain , par exemple), de réduire d'un coup de 50% la surface de la grand-voile, en choquant en grand la drisse de pic: l'extrémité du pic trempe quelques instants dans l'eau, mais sans conséquence dommageable.
Un reproche "classique" fait au gréement à corne est la chute sous le vent de la partie haute de la voile, qui réduit l'angle de remontée au vent. Il existe un correctif qui consiste à frapper une manoeuvre à l'extrémité du pic pour le ramener vers le vent.
Avec les nouveaux matériaux (plastique, aluminium, carbone) il est possible de faire des pics bien plus légérs, donc avec moins d'inertie et ,par suite moins dangereux.

La photo qui suit est celles du "Lys Noir", un jour où je naviguais seul à bord ( par beau temps)
après avoir hissé seul toutes les voiles.
(la grand-voile demandait quand même dans ces conditions un bel effort): je suis le sympathique petit bonhome que l'on voit au niveau du mât d'artimon.

06 oct. 2003
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magnifique et merci
superbe photo et thanks pour les infos.

A l'avant de ton ketch, il y a dans l'ordre :

trinquette / foc / clin-foc ?

je croyais que la trinquette s'amurrait sur le pont entre le pied et de mat et l'étrave (comme un tourmentin).

je n'avais jamais vu de foc a mi-chemin sur le bout-dehord ...

hervé

06 oct. 2003
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;-)
cé pas un ketch Hervé, mais y va redémarrer tant fait pas
pfffzzzz

06 oct. 200316 juin 2020
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Ecole de voile traditionnelle
L'association Cap Marseille est une école de voile traditionnelle. La Flâneuse est une tartane à gréement aurique.
Ci joint une petite photo.

ca c'est de la pub, mais c'est des copains alors...

07 oct. 200316 juin 2020
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gréement aurique
Effectivement, les voiles d'avant sont dans l'ordre: trinquette, foc et clin-foc ( foc-en-l'air en Breton: c'est joli).
la voilure a été modifiée en ajoutant une voile de flèche à la grand-voile, et en reportant le point d'amure du foc à l'extrémité du beaupré pour compenser le déplacement du centre de voilure.

la photo suivante ,qui ne fait pas partie de mes photos perso:(photogratis sea-boats) montre le Lys Noir en régate, sous une perspective différente

07 oct. 200316 juin 2020
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avantage : "low tech" = do it yourself !

Bonjour à tous,

étant moi même en quête du grément idéal pour mon projet de bateau de voyage vagabondage idéal (qui rime avec simplicité et mesurera 8 à 9 mètres), je me pose également la question du grément aurique.

Je connais bien sûr comme tous le grément sloop marconi classique... il est disons simple et facile à utiliser, mais à le désavantage de necessiter une multitude de petites pièces d'accastillage spécifiques (cher et fragile) ... Pour l'esthetique je crois que tous les gréments peuvent être joli si ils vont bien avec le reste... Le gros avantage je pense c'est dans le gros temps, on peut réduire facilement, même parfois tout depuis le cockpit...

Plus récemment j'ai entièrement construit un grément aurique sur un petit sloop goémonier de 5 mètres... et j'y est découvert des avantages certains : On peut tout faire soit même facilement !!!! donc on peut aussi tout réparer etc... c'est pas cher et c'est le plaisir de l'avoir fait soit même. Dans la perspective du'une construction, on peut se poser la question si il ne vaut pas la peine de soustraiter la coque et de faire sois même le grément... plus facile, plus propre... c'est juste une idée.
En effet dans les petites tailles les deux drisses ne posent pas de problème, en revanche la prise de riz n'est pas tres convaincante dans mon cas (voile sac à patate)... et je pense que c'est assez normale vu la configuration du grément (longue bôme et longue corne).
Un autre point : les gréments auriques sont evidemment dispensés de pataras... mais nécessite des bastaques pour les grandes tailles. Mat court = centre de gravité plus bas.
Les questions qui restent :
1) faisabilité en solo dan le gros temps
2) propblème pour l'adaptation sur une coque qui n'est pas celle d'un vieux grément3) réellement moins efficace au près ?

une idée : ne serait il pas avantageux d'utilisre une voile avec une corne très courte (qui permet de conserver les avantages d'ouverture de la voile dans les surventes, la facilité de construction en bois... et en même temps, facilite les maneuvres et prises de ris ainsi que la remontée au près ? J'ai déjà vu ce type de grémen sur des bateaux hollandais, sur des catas Wharams... j'avais aussi l'impression que ce grément était parfois appelé grément bermudien à l'origine? si quelqu'un à des infos sur ce type de grément ??
le reste étant tous simplement gréé en côtre avec foc et trinquette.
ça reste joli, efficace, et facile à construire sois-même... toutefois on trouve aussi des mats alu pas cher d'occasion...alors ?!?

Pour le moment, personnellemt, j'hésite encore entre Côtre (aurique au bermudien) et cat ketch (cf. autre fil)... bien sûr ça dépend de la coque.

Bon voilà, pour finir, le site d'une construction anglaise que je trouve très réussie, mariage entre moderne et ancien : www.yarmouth23.com[...]/

Salutations

Julien

PS : photo de mon goémonier fraichement gréé

07 oct. 2003
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  • et le houari? -

qu'est-ce que vous pensez du grément houari?

07 oct. 200316 juin 2020
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gréement aurique
Ah, qu'il est beau! (le goëmonier).
pour 8/9mètres le gréement à corne passe encore -quoique j'aie manoeuvré un "Carol Ketch" de 12 mètres, dont le gréement très fractionné artimon "Marconi", grand-voile à corne, trinquette et foc rendaient la manoeuvre par tous les temps d'une incroyable facilité ( et je ne navigue qu'à la voile; le moteur, c'est quand je ne peux VRAIMENT pas faire autrement, c'est-à-dire très peu souvent ).
L'important, c'est que la corne soit la plus légère possible, et que le système d'articulation de la corne sur le mât (encornat) soit très bien étudié, sinon il y a risque d'avaries à ce niveau.
Moyennant quoi, ce type de gréement est robuste, simple, aisément réparable, puissant au portant, aisément adaptés aux variations de force du vent, et le centre de voilure est bas. Des variantes anglaises ("gunter rig" et autres, et le gréement très étudié et simple de l'ancien yacht "Dyachy", permettre de faire un près serré très proche de celui du "Marconi". Comme référence en matière de "tourdemondistes" en gréement à corne, il y a Slocum, bien sûr,Le Toumelin, Jean Gau (2 tours du monde 1/2 et 10 traversées de l'Atlantique sur le même "Tahiti Ketch" ( un "Carol Ketch" en plus petit, ou plus exactement c'est le premier qui est une version agrandie du "Tahiti ketch" ), les Van de Wiele avec "Omoo", "Marie-Thérèse" de Bernard Moitessier, et nombre d' autres. Avec "Lys Noir", je ne me suis jamais fait de soucis pour le près, il remontait le vent vivement à 45/50° du vent réel, suivant l'état de la mer, et avec mon tout premier bateau, un merveilleux côtre Sibiril (le modèle de l'actuel "Billie Jane"), j'ai briqué la mer par tous les temps, me permettant par tout petit temps de battre un 4,70 au louvoyage ( grace à l'énorme surface de voilure ).
Pour la prise de ris, j'avais installé le système des "violons de ris", de haute tradition, découvert dans un vieux numéro du..."Chasseur Français" trouvé dans un grenier à la campagne, et qui fonctionnait aisément avec une grande efficacité.
Un gréement fractionné est un plaisir à utiliser en croisière, de plus il est iremplaçable pour un bon équilibre de route. Sur mon côtre, je naviguais des heures barre amarrée, réglant le cap avec précision au moyen de l'écoute de grand-voile.
Le gréement du "Tiki" de Wharram est, plus qu'un gréement à corne, un "mât-aile" bon marché, ce qui en fait l'intérêt. L'idée en est venue de l'étude des gréements hollandais à corne très courte, combinée à d'autres recherches. Wharram est un génie, du genre "1% d'inspiration, 90% de transpiration" et ses bateaux cumulent des dizaines de milliers de milles avec des centaines d'utilisateurs. Quand quelque chose ne marche pas ( comme le "gréement à pince de crabe"), il modifie ou abandonne.

La solution à laquelle je viens tout doucement est celle d'un Ketch, avec beaupré escamotable (comme mon ancien côtre) pour pouvoir le couvrir de toile par petit temps (voiles légères: étai, bonnettes, gènois léger bordé par l'extrémité de la bôme de misaine), la tout à rentrer dès que le force 1 ou 2 commence à monter.
A côté de la voilure "Tiki" , il y a l'expérience tout à fait réussie du "pollen" , une voilure de "Freedom" (très) améliorée(simplicité, solidité, économie, pas de haubans, rendement aérodynamique, diminution de la traînée, donc de la composante de dérive et de gîte (comme la voilure "Tiki"), maniabilité, et déja des dizaines de milliers de milles parcourues). L'une et l'autre n'ont pas grand-chose à voir avec l'esthétique et le caractère d'évocation de gréements plus "classiques", mais, en mer, ce qui compte c'est surtout de naviguer et, aux XVIII° siècle, les gréements longitudinaux -"à corne"- étaient d'un modernisme délirant.

Les formule "Cat", mât très sur l'avant, demandent que les formes de carène soient adaptée au poids du gréement sur l'avant. Ce sont des formes très adaptées à la petite navigation, qui sont aussi installées sur des unités de toutes tailles, mais j'aime bien pouvoir envoyer de la toile sur l'avant au portant sur un beaupré léger (important) et escamotable (tout aussi important)

07 oct. 2003
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le houari
c'est un gréement à corne avec, sur le plan théorique, les avantages (mât court,) sans les inconvénients (moindre remontée au vent)
Expérience: la série des "Bélougas" avait des régates très animées où des bateaux gréés en "Houari" disputaient les premières places aux "Marconis", sans qu'on puisse noter d'avantage décisif de l'une ou de l'autre formule.
D'où un grand débat entre les années 1946 et 1950, passablement dépassé à l'heure actuelle.
Théoriquement, il devrait y avoir moins de "travail" sur l'articulation corne-mât avec le gréement houari qu'avec le gréement à corne.

07 oct. 2003
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violon ?

Windjammer, pouurais tu développer l'histoire des "violons de ris", je ne vois pas...

Pour la formule "cat", je pense qu'il faut surtout que le système de prise de ris soit sans faille car il est hors de question d'aller se balader à l'avant dans le baston !!! c'est là qu'est l'os helas...

J'ai un faible pour le système de warham, mais ce système à t'il déjà été testé sur un monocoque ?

Pourquoi est-il si indispensable que le beaupré soit escamotable (si il est léger)...mis é part dans les marinas que l'on évite de toute façon ?

a+

07 oct. 2003
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vive l'aurique ... et qui connait ZOE/ZOG de Balta
un grand merci à tous pour ces contributions. Dans bien des cas cela passe un peu haut par rapport à mes connaissances, mais j'en tire comme conclusion que l'aurique n'est pas si dépassé que cela. Comme je vise du vagabondage, comme j'aime le look aurique, comme je veux pouvoir bricoler tranquilement et comme j'ai horreur de la régate ... il ne semble pas y avoir d'incompatibilité flagrante avec mon programme.

Une autre question, P. Balta semble décliner avec délice ce gréement sur deux modèles récents que sont ZOE et ZOG. Commentaires bien venus !

hervé

07 oct. 2003
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bermudien
Pour le gréément bermudien, il y a aussi les "Schpountz" de D. Bombigher qui a adopté ce type de voilure sur bon nombre de ses plans.

08 oct. 200316 juin 2020
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gréement à corne
Je mets en photo un schéma du système de violons de ris, fait en vitesse à main levée faute de temps.
- les trous de fixation des itagues (ou "bosses" de ris (côté "dormant") ainsi que les réas doivent être placés à 5 cm de la perpendiculaire du point d'écoute de la bande de ris à la bôme, ou mieux, repérés au port, un jour sans vent. Il faut qu'il y ait une tension suffisante une fois le ris pris, mais pas trop. Avant de faire ce repérage, il faut, bien entendu, fixer le point d'amure de la bande de ris à sa place.

Il faut placer de solides taquets près de l'endroit où l'on fera la manoeuvre, généralement sur la bôme, près du pied de mât. Si l'on veut tout ramener au cockpit, c'est faisable, mais quelle belle "toile d'araignée"!: drisses de foc, de trinquette, de pic, de mât , la balancine, les trois itagues de ris et pourquoi pas celles des points d'amure...

Tous les éléments du système de prise de ris doivent être solides, sans concessions, car la voile tire dessus et la sécurité du bateau par temps frais tient à ce dispositif. Même si on n'y va pas exprès, parfois on s'y trouve: on ne peut pas demander à la mer et au vent d'être "sur mesure" pour les vacances.

Une fois que les violons ont été installés, il n'y a plus qu'à mesurer les itagues de ris l'une après l'autre et les repérer (les couleurs différentes sont vraiment commodes.) On en laisse une à poste en temps normal, deux si le temps est douteux, et on se réserve la troisième bande au cas où (sur un "Sangria" qui n'avait que deux bandes de ris, j'ai fait un bout de convoyage par force 9 -de terre- avec le tourmentin et seulement les 2 ris: c'était vraiment très juste et je me faisais du souci quant à l'éventualité d'un démâtage. Il est vrai que les touristes ne sont pas sensés sortir par force 9, même venant de terre, et qu'il n'y a pas de petites économies pour les fabricants).

Sur le schéma, je n'ai pas figuré le transfilage de la grand-voile, dont la ralingue de fond peut d'ailleurs être avantageusement être prévue pour être envergués comme celle d'un gréement Marconi (avec des coulisseaux, ou une gorge...)

Effectivement, la voltige de l'équipier d'avant est un fameux souvenir: c'était la place destinée -et préférée- des jeunes équipiers qui s'offraient là des moments de bravoure avant que les enrouleurs de gênois ne se généralisent Heureusement qu'il y a les régates pour maintenir la tradition.
J'attends d'avoir des informations plus complètes, notamment pour la maniabilité de ces nouvelles voiles (envoyer la toile, la réduire, l'amener) Rien de sert d'avoir des performances spectaculaires si c'est au prix de manipulations pénibles et difficiles: c'était le problème qui a fait abandonner la formule initiale du gréement "Freedom" (et permis d'aboutir à des variantes bien supérieures). Wharram affirme que ses "voiles-ailes" sont très maniables, photos à l'appui, et je n'en doute pas. De toute façon, pour adapter un gréement sur un bateau auquel il n'est pas destiné à l'origine, il faut toujours recourir à un architecte naval (un vrai).

Le beaupré doit être léger à cause du tangage. Le moins de poids possible à l'avant, et surtout il engage par mer agitée. Je ne pense pas qu'avec un beaupré léger le problème serait très important, sauf à freiner un peu, mais j'ai vu le beaupré fixe de "Lys Noir" s'engager sur toute sa longueur (5 mètres) et avec lui son gréement, les filets en dessous qui avaient une grande prise au poids de l'eau, et les focs ferlés dessus . Les trois-mâts qui ne pouvaient pas déplacer leur beaupré - des centaines de kilogs- et le gréement fixé dessus (dont le maintien longitudinal des mâts) ont en conséquence un beaupré très oblique.
Les Thoniers et langoustiers à voile l'ont escamotable par pivotement.

Parmi les meilleurs "gags" dont j'ai été témoin: un jour arriva à Houlgate un anglais qui menait seul et sans moteur , comme il se doit quand on est gentleman et bon marin, un grand "côtre pilote de Bristol" (une vingtaine de mètres). Il fait une arrivée parfaite, mais commet une erreur de parallaxe et son immense beaupré, toujours à poste, balaie majestueusement le quai. Or sur ce quai, il y avait une cabane en bois qui tenait lieu de bureau à un douanier. Avec l'implacabilité du destin, l'extrémité du beaupré, sans plus d'attention à l'Entente Cordiale que d'égard pour les institutions de la République française embroche posément l'office de son représentant et, en reprenant sa position normale parallèle au quai, l'entraîne, avec un horrible bruit de râclement, au-dessus de l'eau. Un instant l'on voit s'agiter sous la cabane deux jambes revêtues d'un pantalon d'uniforme , puis un douanier entier, mais sans dignité qui chute dans l'eau douteuse du port.
Il y avait dans le même temps,non loin de là, sur un voilier français, , un équipage de malappris qui n'en pouvait plus de rire. Peu s'en fallût que j'en étouffât, ce qui vous eût privé de ce récit.

08 oct. 2003
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  • Windja' the encyclopédie ! -

Je vote pour qu'on ouvre une rubrique "windja'" ...

Juste une question: la ralingue de fond... c'est pas une appellation un peu réservée aux phares carrés? (qui avaient des cargue-fond notamment); pour les voiles à "guidant au mât" je pensais qu'on parlait plutôt de "bordure"... pour le bord jouxtant la bôme...
Dans la toile d'araignée, à laquelle tu fais allusion, je vois aussi un hale-bas de corne (tu sais mieux que moi que les racages parfois c'est un peu rétif à amener), les drisses de fléche, et (pourquoi pas?) deux bastaques; avec un palan de garde pour le pic (juste pour le fun ... et la sécu au roulis), c'est pas mal.
Quelqu'un a-t-il entendu parler du houari (un peu particulier, à ce qu'il semble), dit "houari militaire ?

08 oct. 2003
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merci
Merci aussi pour la longue réponse!

Ok en fait, si j'ai bien compris, le fameux "violon" correspond au système tout à fait classique qui se trouve sur les gréments alu que l'on rencontre le plus souvent...

J'ai refait un petit tour sur le site de Bombigher....ouaaahh ça fait quand même rêver ! Le ti-shpountz avec son grément style hollandais appelé ici "Dania sails", ainsi que les Dixie-Belle et Dixie-Girl sont vraiment chouettes...vraiment, je craque ... en plus la disposition intérieure avec le carré à l'avant correspond tout à fait à mes aspirations!

www.classic-yacht-design.com[...]ux.html

A+

01 sept. 2004
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Voiles Dania
Une petite précision sur les voiles "Dania". C'est une voile intermédiaire entre la voile aurique et la Houari, inventée par Daniel Bombigher et son nom viens de l'assenblage de son prénom avec celui de son épouse de l'époque (Ania Bombigher). Ce n'est pas une voile traditionelle mais elle est superbe, marche trés bien et est facile à envoyer avec sa drisse unique.
Bon Vent

01 sept. 2004
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aurique
hello,
j'ai skippé pendant deux ans l'andré-yvette, une gabare de l'iroise de 17 m au pont et qui pesait la bagatelle de 90 tonnes, faut dire qu'elle date de 1936 et etait concue pour se charger de sable à l'echouage.
nous avions un greement aurique of course du type cotre à tape cul comme on dit en bretagne. la surface de voilure atteignait 250 m² et l'ensemble pic grande voile pesait pres de 800 kg qu'il fallait monter à plus de 10 m pour la corne et 18 m pour le pic.
malgres des voiles en duradon (tissus polyestere tres lourd, imitant les toiles anciennes),nous manoeuvrions sans soucis à trois et sans le moindre winch.
pour mon grand bateau (j'ai pour l'instant un cabernet à gréement marconi) je ferais sans hesitations aucunes un gréement de goelette aurique type shooner(voir la recouvrance ou les shpounz) en utilisant les techniques moderne du bois et des tissus ce greement puissant, maniable facile a equilibrer me semble en effet le plus sur pour de la grande croisiere et la possibilité de jouer sur les pics pour saluer les grains est d'un confort absolu sans parler de la securite que cela apporte.
bref si ce greement plait il faut surtout ne pas hesiter et foncer dans cette direction, leseul point a surveiller est le bout dehors qui doit etre solidement maintenu pour ne pas risquer de casse.
bon vent
jp tres convaincu

02 sept. 2004
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grément wharram...
après l'avoir déjà évoqué sur ce fil qui ressurgit de loin, j'ai de nouveau une petite question sur ce grément (genre tiki 21).

comment fait-on pour retirer la voile sans démater ?

Il y a un petit cata wharram dans mon port, il a toujours sa voile à poste, sans housse, entourée autour du mat...

si il faut démater pour retirer une voile (ou en mettre une...) ca peut devenir génant sur un bateau d'une certaine taille et/ou prévu pour des navigations lointaines.

02 sept. 2004
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chouette le gréement aurique
J'ai eu pendant dix ans un cotre franc que je menais en solo, sans trinquette autovireuse, sans enrouleur et même avec le flèche envoyé jusqu'à force 4.

Les deux drisses de GV, oui, à partir d'une certaine taille çà devient problème. Sur le mien, j'envoyais à la volée en tenant les deux drisses en même temps. Je tournais provisoirement la drisse de pic et j'étarquais la drisse de mat. Ensuite j'étarquais la drisse de pic. On peut gréer une "anglaise" sur l'autre extrémité de la drisse. C'est ni plus ni moins qu'un palan qui multiplie l'effort en fonction du nombre de brins.

A l"envoi, il faut étarquer le pic jusqu'à ce que des plis se forment entre le point d'amure et l'extrémité du pic. Ils disparaissent quand la voile porte.

Pour la réduction de GV c'était une bôme à rouleau à crémaillère, système Douarneniste acec un levier à cliquet. Jusqu'à l'équivalent d'un ris (3/4 tours), il suffit de filer la seule drisse de pic puis un peu celle de mat et ainsi de suite. Sur les dundees, on enroulait une chaine sur un tambour métallique et l'on souquait sur un palan. manoeuvre en solitaire impossible évidemment.

Les systèmes à ris sont exactement les mêmes que ceux des gréements modernes, sauf que dans la tradition, l'étarquage de la bosse se faisait avec un palan sur lequel on crochait la bosse.

Pour le flèche, là il faut de la méthode car il n'y a pas moins de quatre bouts + un mat de corde.
Ce dernier est un bout tendu raide entre le point de drisse et un taquet en pied de mat sur lequel on croche la vergue de flèche pour lui éviter de jouer les cerfs volants lors de l'envoi.

La drisse est fixée sur la vergue de flèche par un noeud de bois. Le vrai flèche étant quadrangulaire et non triangulaire, il y a deux hale-bas. Enfin l'écoute passe par un clan en bout de pic puis par une poulie estropée sur l'encornat et tournée en pied de mat. On raidit d'abord cette dernière, puis on envoie à la volée en gardant raide le hale-bas avant pour éviter que la vergue ne vienne s'enfiler entre les brins du palan de pic. C'est plus facile quand le flèche est sous-le vent, mais on ne choisit pas toujours.

Pour les voiles d'avant, pas de problème sinon le rérage des écoutes.

Dans les années 50, il y avait des régates de dundees sur le Lay à l'Aiguillon sur mer en vendée.

Ils partaient tous sur la même ligne à 5 ou 6 voiles affalées et au coup de canon tout montait en même temps avec des équipages nombreux et entrainés...Grandiose.

Il y a une vingtaine d'années, j'ai vu à Royan un gréement aurique "moderne" dont l'encornat était en quelque sorte inversé, constitué d'une grosse boule montant et pivotant dans une gorge de mat à sa mesure.

Le mat plus court est un vrai faux problème en terme de moment d'inertie car il était le plus souvent plein réalisé dans un pin d'oregon.
Un mat en bois creux collé coûte la peau des fesses et n'est pas moins lourd qu'un alu rétreint en haut. De plus le gréement dormant est nettement plus conséquent.

Il y a deux types de gréements principaux de côtre.

Sur la manche, le mat est surmonté d'un mat de flèche plus ou moins fixe que l'on peut descendre dans le gros temps. (Jolie-Brise, Marie-Fernand, Pen-Duick)

Sur l'Atlantique, le mat était un peu plus haut, sans mat de flèche et le flèche aussi appelé l'hunier s'envoyait sur sa vergue directement sur une poulie en haut de ce mat. (dundees thoniers et langoustiers)

Le gros problème du gréement aurique, c'est l'affalage dans le gros temps car le pic joue les aller retour et balaye tout sur son passage. E.Tabarly en a su quelque chose. C'est la raison pour laquelle il faut anticiper très tôt pour échanger la GV de route contre une GV de gros temps sur une corne (pic) plus courte et moins dangereuse ou carrément envoyer une suédoise et rabanter sérieusement la GV ferlée.

Un grément aurique c'est magnifique, puissant et l'on n'a pas le temps de s'ennuyer.

Le jeu en vaut la chandelle. Mais il faut que tout soit cohérent : coque en bois classique, pont en lattes, cuivres astiqués, claire-voies etc, autrement ce ne sera qu'un ersatz.

André

02 sept. 2004
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ersatz
hello,
juste un petit mot pour dire à andré que je suis en gros d'accord avec lui mais sauf sur un point, un gréement aurique peu parfaitement se comprendre sur une coque moderne, avec les moyens que la modernité nous donne (winch, barre hydrolique, ect)et avec des materiaux moderne. je ne vois pas pourquoi,sous pretexte que le gréement aurique est un gréement ancien, tout le reste doit etre fait avec les methodes d'hier. la seule condition est que l'ensemble soit cohérent et que la carene soit adaptée au gréement.
quand au probleme du pic par gros temps il se regle facilement de deux manieres, en installant des lazyjacks et en frappant en bout de pic un bout qui permet d'en prendre le controle avant que son balayage ne risque de blesser ou d"ejecter quelqu'un. tabarly n'avait pour des raisons d'esthetique aucun des deux, il en a payer le prix le plus fort.
bon vent
jp.

02 sept. 2004
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question de cohérence
Pourquoi le gréement aurique pousse plus à partir du bon plein ? simplement parce que la GV est plus importante dans les hauts, qu'elle est plus vrillée donc mieux adaptée au vent selon le niveau et qu'en sus on peut encore lui adjoindre un flèche.

Mais question rendement, on peut faire aussi bien avec des lattes forcées conférant un fort rond de chute à la GV. Donc avec une coque moderne, il n'y a aucune raison objective qui justifie l'aurique

Au portant, un bon spi envoyé seul sans GV marchera aussi fort. D'ailleurs, tous les TDM gréement aurique marchaient sous trinquettes jumelles au portant. Aujourd'hui, deux voiles d'avant en ciseau soit avec des enrouleurs parallèles, soit en tandem donneront un rendement équivalent. Car avec un aurique vrai, au portant, bonjour l'homme de barre, il y a intérêt à gréer un sérieux palan sur la barre.

André

02 sept. 2004
0

je repete
hello,
vous allez me dire que je radotte mais il me semble bien avoir dit qu'une barre à roue hydrolique pouvais parfaitement avoir sa place sur un bateau à gréement aurique, on peut meme prevoir un safran compensési on a peur.
le tout est de faire un bateau qui soit cohérent dans son ensemble, tant du point de vue de l'efficacité que de l'esthetisme (et là la porte est grande ouverte).
quand à envoyer un spi au portantou a estre sous voiles d'avant seules au portant, nous le faisons tous quelque soit notre gréement, c'est une question de confort et d'efficacité (j'ai fais avec mon cabernet, qui est un sloop marconi de 7m, plus de 7 noeuds de moyenne entre batz et jersey avc un bon huit en plein sur l'arriere en ayant l'inter tangonné pour toute voilure).
bref cessons là cette querelle des ancien et des modernes et enviseageons que les deux peuvent parfaitement se melanger pour faire un bon bateau qui n'est de toute façon jamais autre chose qu'un compromis adapté à la personalité de chacun.
bon vent.
jp

02 sept. 2004
0

avis de recherche
Heureux proprietaire de TEVA, ketch aurique de 11m25, coque acier (voir photo sur ma fiche), j'aimerais retrouver les 2 sister ship de mon bateau , 1 des deux s'appelle BLACK BIRD je crois , l'archi est DELOGU , construit en corse (guisonaccia ?) vers 89

qq un sait il si il existe des bouquins ou articles sur le reglage fin des auriques . j'ai l'impression de le faire marcher correctement mais je ne suis surement pas au top (en particulier au près). en tout cas c'est beaucoup de plaisir , pas mal de sueur et c'est tellement beau...

bvbm
philippe

02 sept. 2004
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doc
A ma connaissance, il n'existe aucun traité de manoeuvre du gréement aurique. Quand je faisais partie des old gaffers de Saint Malo, les "trucs" se disaient de bouche à oreille.

Pour diaoulig yaka frapper un bout au pic pour l'empêcher de gigoter ????? As tu déjà affalé une voile aurique par gros temps ? qui embraque le ou les bouts et comment ????
Par contre, Ok pour les lazy jack, ils deviennent rapidement indispensables et on dispose naturellement de deux balancines, mais çà n'est d'aucune utilité pour maintenir le pic tant qu'il n'est pas à l'horizontale. Quant à Eric, il semble qu'il ait commis l'erreur de vouloir commencer à brasser la toile et la rabanter avant que le pic ne soit descendu sur le pont. Sans pavois qui plus est sur Pen duick.

Dans mon esprit, il ne s'agit pas d'opposer aurique ancien avec marconi moderne, mais de rester cohérent et de ne pas s'embarquer dans un gréement complexe quand on souhaite naviguer en solo ou en équipage réduitmême avec des winchs et des enrouleurs.

André

03 sept. 2004
0

un superbe bouquin cesar,
LA référence en matière de gréement aurique, est "The Gaff Rig Handbook" de John Leather mais tout en english of course.
Bonnes reglages :-)

relator

04 sept. 2004
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bout en bout de pic
hello,
juste un petit mot pour repondre à andre.
comme je l'ai deja dit, j'ai commandé pendant deux ans une gabare de l'iroise ( fleur de lampaul en reduction)de 90 tonnes et c'est apres m'estre moi meme fait ejecté du roof en afalant dans la houle (la gabare au contraire de pen duick est large et j'ai atterri dans les pavois)que j'ai placé un bout d'environ 2.5 m frappé en bout de pic. lors de l'affalage, je saisi le bout alors que le pic passe au dessus de ma tete et fait rapidemnt un tour mort sur la bome ceci permet de freiner puis de stopper les balanciers de la bome. evidement il faut que celui qui se trouve à la drisse de pic controle la descente.
avec des moyens modernes et donc des voiles et espars plus leger il est possible de manier des surface relativement importante seul, pourvu que le gréement soit organisé pour (cf les cotres pilotes du chantier cornisch par exemple).
bon vent
jp

04 sept. 2004
0

lazy jacks
bonjour
avec des lazy suffisament dimensionés ( pour ne pas ceder sous l'inertie du pic) et tres reculés sur la bome , les mouvements du pic sont tout de meme limités surtout avec une bome lourde et un systeme d'ecoute triangulé bien etarqué . ceci n'empeche pas d'etre prudent tout de même . je n'ai personellement jamais eu de problemes en solitaire en affalant sous des grains assez costauds (&gt=40 kt)
cependant la solution de Jp semble interressante et facile a mettre en oeuvre au cas ou

a+ bvbm

philippe

05 sept. 2004
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Un autre bon bouquin ...
... sur la manoeuvre des gréements traditionnels :

HAND, REEF AND STEER de Tom Cunliffe

in english of course

04 sept. 2010
0

Réduction de la voilure avec un gréement aurique
Citation : "[...]la formidable "soupape de sûreté" qu' est la possibilité, en cas de survente brutale (méchant grain , par exemple), de réduire d'un coup de 50% la surface de la grand-voile, en choquant en grand la drisse de pic"

Réponse :

Cette méthode s'appelle "filer le pic".
Elle présente un gros inconvénient, c'est de ne pas pouvoir facilement renvoyer la voilure en cas de besoin (p.ex. si on veut réduire la toile pour une entrée de port à la voile et la renvoyer après avoir franchi le chenal sur l'erre). Autre inconvénient : selon le gréement il faut aussi légèrement choquer la drisse de mat pour ne pas faire subir trop de contraintes à l'encornat. Ce n'est pas pour rien que les Anglais apellent cette méthode "scandalizing".

Il existe une autre méthode de réduction de voilure sur un gréement aurique qui ne présente pas ces inconvénients : "peser le point", qui consiste à relever le point d'amure ; évidemment, il faut prévoir un hale-haut sur le point d'amure.

06 sept. 2010
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simple ou compliqué...
quand on aime, on ne compte pas. je crois qu'à tout vouloir simplifier on en arrive à devenir nous meme (les individus et par extension la Société) un peu "simplets". Quand on pense que les pilotes du Havre, de Bristol ou de n'importe quel port du monde partaient par tous temps, souvent avec un équipage de deux(a man and a boy)tous les jours et le second ramenait le cotre seul. Sur, ils ne faisaient peut-etre pas de vieux os, mais nos conditions de navigation, avec les vetements de mer, l'electronique, les cordages, les moyens de communiquation qui à eux seuls enlèvent un sacré stress, nous font la vie belle. Inconvenient largement compensé par le fait que l'on doit toujours etre attentif et anticiper, ce que semblent ne plus faire grand nombre de plaisanciers...
Le fait de pouvoir tout faire ou réparer soi-meme sans avoir à rien demander à qui que ce soit (comme une fonderie pour un profil alu), rien que ça me procure une telle satisfaction de l'esprit que ça compense la fatigue de mes bras qui doivent envoyer deux drisses à la fois. (sur un douze metres, c'est quand meme pas aussi extreme que sur un trente-six metres ou envoyer un "jack yard" à trente metres en haut du mat demande cinq hommes rien que pour le soulever du pont...)

06 sept. 2010
0

sur Avel, hisser la GV avec les 2 drisses, c'est de la rigolade !
hisser, affaler, prendre des ris se fait très bien avec les 2 drisses sur un aussi petit canot.

les gréements auriques sont rares mais appelent très souvent de petits signes de sympathie de la part des autres ... enfin c'est ce que j'ai remarqué !

Hier du coté de Banyuls, on a croisé une grosse vedette avec des plongeurs sous-marins, avec coups de klaxon, grands signes amicaux etc ... bref, très cool !

Il y en a bien plus en atlantique et finistère, mais du coté de la med, c'est pas commun !

hervé

06 sept. 2010
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tissus

ce qui me semble etre favorable au retour du greement aurique est l'apparition des nouveaux tissus tres renforcés en trame ( hydranet par exemple ) , car les voiles carrées auriques souffraient plus à mon avis de deformation / creux que les voiles triangulaires marconi

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