Gérer un grain , des idées ??

Auriez vous des recettes pour " gérer" les grains , surtout en zone tropicale ??
Plus pour s'en servir pour aller à une destination que de s'en abriter . Merci de vos expériences.

L'équipage
01 juin 2021
01 juin 2021
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Les grains sous les latitudes tropiquales sont très fréquents il faut donc s'y habituer
Deux cas distincts : de jour , on les voit arriver donc il suffit de réduire la toile avant de les prendre sur la tranche...et on revoit la toile après...
De nuit , on peut les voir si la lune est présente mais il vaut mieux anticiper et adopter une voilure plus réduite que nécessaire au coucher du soleil et passer la nuit sans risque de casse...une fois la gv arrisee , le génois sur enrouleur Aide bien....
Bonnes navigations


01 juin 2021
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Hello,
J'en avait pris un gros tout au sud la côte au vent de la Martinique, il est vrai que j'aurais mieux fait de l'accompagner le temps que ça se calme, plutôt que de vouloir conserver le plan original et donner de l'ouest pour rejoindre Ste Anne.
ça m'aurait évité plusieurs empannages sauvages, quelques lattes de GV explosées, et une bonne engueulade de la part du voilier une fois arrivé au Marin...j'en avais eu pour 450E de réparations.
Il faut dire que je filais à + de 10 noeuds, je serais arrivé à Ste Lucie très vite, et je n'avais pas envie de tout de même me taper le canal par la suite, dans l'autre sens...
Bon, c'est comme ça qu'on apprend, à condition d'avoir un bateau solidement construit, et des sous à dépenser inutilement...


01 juin 202101 juin 2021
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perso, quand de belles grosses masses nuageuses arrivent, j'écoute les conseils de ma femme.. j'enlève donc mes lunettes de soleil, les grains sont alors beaucoup moins "noirs" et me font déjà beaucoup moins peur.

par ailleurs , dans mon secteur (atlantique NE) assez peu de grains balancent de très grosses rafales. du coup avant de sous-toiler pour rien, surtout quand ça représente pas mal de boulot (passer de spi à c5 ou c5 à génois c'est 5/10 mn dans chaque sens) j'en laisse passer un ou deux pour voir et me faire une idée de la toile que mon pilote pourra contrôler quand le bateau se débrouillera sans moi (solo).

par ailleurs, mon spi est gréé pour pouvoir être neutralisé par une personne seule en 20 secondes (chaussette renvoyée au cockpit) et ma Gv est équipée pour prendre les ris au portant (rail et chariots à billes).


01 juin 2021
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Nous, on ne porte pas le spi la nuit. Ensuite, c'est en fonction des saisons : traversées en pleine saison d'alizé (Janvier Février dans l’hémisphère N, Juillet Août dans l'hem. sud), généralement, GV et génois tangonné qui se roule à volonté même si le grain est déjà là (c'est vraiment rare qu'on ait à réduire la GV). Le reste de l'année, ça fait un peu d'exercice, monter le spi le matin, le descendre le soir. Et en cas de grain, je le rentre, ça prends 15 secondes en larguant le mousqueton du bras.


01 juin 2021
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Qui veut vivre vieux marin salue le grain .....


01 juin 2021
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le jour comme dit il faut être mirot pour pas voir arriver un grain. Ce n'est donc pas un sujet.
La nuit, c'est soit ont est prudent et l'on anticipe (réduction), soit l'on est bien équipé (l'équipement est une forme d'anticipation) et l'on allume son radar pour observer ce qu'il se passe autour.
Le problème est quand l'on est c*n, et c'est la 3ème possibilité: se dire que l'on gèrera quand ça tombera... ça coute parfois cher!
Enfin, la 4ème et dernière option: on ne sait pas, et c'est alors l'apprentissage par l'expérience. C'est parfois douloureux, mais en général et si l'on est pas dans le 3ème cas, alors on arrive au 1er ou 2ème point.


01 juin 2021
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Bonjour,

on a beau lire très souvent sur Hisséo qu' un transpondeur AIS est bien mieux qu' un radar, n' empêche que ce dernier, sensé "ne servir à rien", VOIT tous les grains arriver largement assez longtemps à l' avance pour pouvoir réduire sans aucune précipitation.

Gorlann

PS: ce qui n' empêche pas d' avoir un transpondeur!


lolapo:C'est une tres bonne option , surtout la nuit.Néanmoins , il faut le régler pour ne pas avoir d'alarme à chaque petit nuage . ·le 02 juin 00:43
01 juin 2021
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De jour, quand on voit le grain arriver, on empanne si on est sur la ligne directe. Au bout d'un moment, on commence à bien prévoir le trajet de ceux ci. Maintenant, il y a plein de sortes de grains: il y en a qui te mettent une branlée, d'autres qui "aspirent" le vent et enfin d'autres qui perturbent le tout. Pour ces derniers, si tu es en mode "vent" sur ton pilote, tu risques de faire demi-tour ;+)

De nuit, c'est d'office spi lourd et 2 ris dans la GV (en équipage réduit, c'est plus sûr) on regarde le ciel et dès qu'il n'y a plus d'étoiles, je garde la main sur la rail d'écoute de GV et le hale bas, spi barber haulé bien fort et je serre les fesses.. ;+)


01 juin 2021
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je me méfis des grains, et ils sont souvent inévitable. J 'ai déjà pris 62 N dans un grain, le seul avantage c'est qu'on à pas la mer qui vas avec . Donc perso je suis extrêmement vigilant et je suis prêt à mettre le moteur en marche aller fasse au vent, lâcher la drisse de GV et enrouler le génois. Quelquefois c'est pétole quasi 0 de visibilité et trombe d'eau. Il faut pas s'affoller, l'avantage c'est que ça ne dure pas longtemps. Donc quand on est prés des cotes il ne faut surtout pas décider d'aller se mettre à l'abri, et encore moins de rentrer dans un port. Il faut juste attendre que cela se passe.


01 juin 2021
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Pour en revenir à la question de lolapo, je pense qu'on peut utiliser les grains "de terre" différent des grains "de mer":

Pour les grains de terre ils se forment souvent par convection thermique sur une montagne, un champ ou autre, créant des petits cumulus qui convergent et finissent par donner des cumulonimbus.

L'avantage dans les tropiques c'est que les vents sont à priori reguliers, et comme les nuages suivent les reliefs, alors les nuages thermiques se retrouvent toujours au même endroit selon la direction du vent.

Selon la saison où l'on est il faut alors observer et regarder vers quelle heure ça pète en moyenne pour le nuage observé. Après on a plus qu'à choisir son moment pour partir, selon qu'on veuille le grain devant ou derrière nous.

Je me suis fais poussé une foispar un grain tout du long pour faire FdF st pierre, j'etait à 5.5 knts de moyenne avec un ris et genois roulé (c'est très bien pour mon bateau sous le vent :)
j'ai pas pris une goute, les copains derrière sont arrivés lessivés.

Ce cum là qui passe par la pointe du nègre et remonte ensuite un peu au nord est assez facile anticiper car on peut bien observer sa formation sur le carbet.

Pour les grains de mer, souvent ils marchent en ligne (les fameuses rues de nuage), selon le cap alors on peut se placer à droite ou à gauche de la rue si l'on veut profiter d'un effet pousse pousse.
Mais attention car à ce jeu là à moins d'avoir un bateau très rapide et agile, on finit souvent par se faire avoir 😁

Pour les très gros grains (les orages) ceux qu'on vois de très lloin cette grosse masse de nuages sombres et sans limites précises c'est très facile: on les évite par tout moyens même s'il faut prendre 90° sur le cap pendant 2j...

Quoi qu'il en soit en cotier si tu navigue en terrain connu, tu pourra vite connaître et reconnaître les grains de terre qui permettent d'eviter de mettre le moteur dès qu'on veut bouger sous le vent d'une île 😉


01 juin 2021
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C'est sous les grains que se révèle le gros avantage des gréements fractionnés :
Avec un 7/8ème, on reprend le pataras, la grand voile est plus plate et moins puissante, ça passe mieux.

Certains bateaux (Monotype 7.50 par exemple) n'ont même pas de bandes de ris. Sur mon Fun, je n'ai pas pris de ris pendant des années...


Elpeyo, le poisson rouge:@Arturo : tu veux dire que la grand voile dégueule dans les hauts, si elle est moins puissante ? Pour moi, c'est bien en reprenant du pataras que ça le fait, en creusant la Gv, ça ne l'aplatit pas.·le 02 juin 00:38
Arturo:Elpeyo, à moitié : en funboard, étarquer fait franchement dégueuler la GV. avec un 7/8ème pas vraiment (peut-être avec une voile à corne...).Sur un 7/8ème, reprendre le pataras mollit la chute (qui reste plate) et "absorbe" l'excédant de tissus qui donne le creux à l'avant de la GV. Résultat, le profil de la GV est plus plat, et la chute vrille un peu, d'où une impression de creux. Mais c'est la résorption du creux du profil qui compte.·le 02 juin 09:58
01 juin 2021
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Merci pour toutes les bonnes observations.
J'avais entendu parler de techniques que les super navigateurs figaristes utilisaient.
Quand on est au prés, on se pose toujours la question de continuer en abattant ou avancer à petite vitesse en ayant enroulé la voile d'avant à son arrivée.
Quelquefois c'est payant dans un sens ou l'autre mais je n'ai pas réussi à en dégager des règles.
Ainsi , j'avais vu un voilier avancer carrément à l'Est vers Antigua depuis Montserrat à la faveur d'une masse nuageuse.
En en parlant à des British , ils m'ont avoué avoir eu toutes les peines du monde , tirant bord sur bord toute la nuit pour arriver à Antigua oû leurs épouses les attendaient. C'est une trentaine de miles .


ourob:Si un grain est une micro dépression, alors dans l'emisphère nord sa colone ascendante s'enroulera en sens anti-horaire.Si il y a une rue de grains sur un axe E-O, voire ENE-OSO, et que les grains sont suffisament important pour générer leur propre vent, alors theoriquement on pourrait venir s'appuyer en bordure de la ligne des grains pour trouver un vent favorable (travers babord si on passe au sud, bon plein ou près si on passe au nord) mais pour savoir et pouvoir placer son bateau correctement dans cette situation il faut une experience que je n'ai pas encore! 😊Un bon exercice pour sentir comment ça se passe en périphérie des grains au niveau des flux d'air pourrait être de choisir un grain relativement isolé et pas trop gros, de réduire la voilure au cas où on passe dedan, puis de prendre une route qui nous fais passer sur une trajectoire tangeantielle au grain.Ensuite on equilibre bien le bateau et on passe sous regulateur d'allures, puis on ne touche à rien, on met sa tenue de pluie, on ferme la descente et on observe les variations de cap, de vitesse et de vent. Comme ça on peut clairement observer la route que le bateau prend avec un angle de regul donné, et ça donne une bonne idée des effets de vents du grain.La fois d'après on recommence mais en adoptant une route plus éloignée/plus proche du grain.À la longue on finira par savoir à quoi s'attendre selon notre positionnement lorsqu'on rencontre un grain 😉 ·le 01 juin 16:13
02 juin 2021
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Dans le Pacifique , il y a les grains blanc. Il faut s'en méfier!!
Il y a aussi des grosses masses nuageuses plus moins statiques avec quelques éclairs. Plutôt impressionnants la nuit .


02 juin 2021
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Au beau milieu Pacifique, si, à la tombée de nuit on observe derrière le bateau une barre de nuages plus que noirs bouchant tout l’horizon , il faut réduire sans perdre de temps, c’est, comme cela nous est arrivé , une petite dép tropicale , qui passe, ni vue , ni connue , avec un vent qui fait que le canot trace sa route au portant à 5n à sec de toile toute la nuit...mer chaotique au matin... comm dit le vieux dicton «  tjrs saluer les grains!! »Salut amical, Iolapo✌️


ED850:Oui, on avait eu la même chose entre Wallis et Futuna. On avait déjeuné de coquillages au lait de coco en navigant dans le lagon de Wallis, 1h après j’ôtais la Gv, encore 1h, et on étais sous tmt. La nuit avait été ventée.·le 02 juin 22:18
lolapo:Un peu pareil ds le lagon de Futuna que j'ai preféré quitter la nuit.Assez chô....·le 03 juin 19:36
04 juin 2021
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j'utilise un moulin, toujours à bord. (désolé...)


04 juin 2021
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un grain ... dans la tête ? ... 😉
de toute façon, faut avoir un grain pour faire du voilier ...


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