Genois seul au portant ?

Est-ce que naviguer sous génois au vent arrière donc sans GV est dangereux pour le gréement ?
La GV n'apporte pas grand chose car elle masque le genois.

L'équipage
24 juil. 2013
24 juil. 2013
0

Moi je garde la GV en ciseau et le Genois tangonné

24 juil. 2013
0

Pour répondre à la question, c'est non.

Mais si tu es au vent AR, tu mets tes voiles en ciseau, non ? su coup le flux de ls GV va dans le génois.

chez moi ça fonctionne plutôt bien.

25 juil. 2013
3

Pilote, ta réponse est une réponse pour la Bretagne et l'Atlantique ou on a pas de surprise avec le vent et surtout des vagues régulières , et non hachées et croisées comme en Mediterannée, de plus avec les bateaux modernes de carène plutot rond, souvent en MED il est plus facile de naviguer avec le Génois seul ou un asymétrique, par gros temps (9) en 2012 Grand Motte Gruissan sur Trinquette seule, en plus au près, trinquette que je met à partir de 20 ND de vent car je remonte mieux (35°) et plus confortable car moins de gîte , Mesdames apprécient. Cecî étant quand je peux naviguer en ciseaux c'est pour moi une récompense mais il faut être super vigilant en Med. La navigation doit être un plaisir.

05 nov. 2020
2

Merci pour ce commentaire éclairant. Je suggère d'ajouter qu'en plus de mesdames, messieurs apprécient. Ce serait dommage de leur laisser ce monopole, n'est-ce pas ?

06 nov. 2020
1

Ulyc, merci pour ta vigilance ;)

24 juil. 2013
8

quand le vent est fort au portant je ne garde que le génois sinon le pilote ne suit plus. La vitesse chute un peu mais on y gagne en confort par forte mer. de plus c'est plus facile de rouler un génois que d'affaler une GV par forte mer mais s'il faut par malchance tirer un bord de près à l'arrivée c'est moins drôle.

05 nov. 2020
0

Est-ce qu'il existerait un "petit" code 0 sur bout dehors spécial vent fort et qui permettrai une remontée au pres bon plein sans GV ? Le code 0 doit être forcément associé à une GV pour pouvoir remonter au vent ?

24 juil. 2013
2

Bonsoir. Perso voiles en ciseaux, bome arrimée,pour éviter l empannage.André

24 juil. 2013
3

Certains mettent deux voiles d'avant en ciseaux (sans GV)

25 juil. 2013
0

AMHA, si le vent est faiblard, c'est une bonne alternative au spi,et plus stable que la GV et le Génois tangonné

24 juil. 2013
0

Si tu n'as pas de spi classique, l'ideal est de naviguer au grand largue. Si le vent est puissant, (force 5), le genois va bien.

24 juil. 2013
0

Pour mettre en ciseaux il faut être plein vent AR ce qui est rare ! sauf a tirer des bords.
Ma crainte c'est de tirer fort sur le/les pataras par exemple pendant une longue traversée.

24 juil. 2013
0

Sur mon précédent bateau (Romanée) j'ai beaucoup navigué comme ça, y compris par plus de 30 Nds.
Et aussi avec le spi sans GV, des dizaines d'heures.
Jusqu'ici pas de pb, mais je ne veux pas généraliser à la hâte car le gréement du Romanée est surdimensionné.

25 juil. 2013
0

Idem sur Romanée aussi

25 juil. 2013
0

Pour anecdote .... Ici, en Espagne, on appelle ça "naviguer à la française".....

25 juil. 2013
1

c'est quoi ça un genois ,les voiles en ciseaux ,ça coupe pas le vent ? sur mon boat je n'ai pas ce problème ,je n'ai qu'une voile qui fait tout et très bien ,pourquoi suis-je le seul ?
alain

26 juil. 201316 juin 2020
1

Le seul Alain ?
Non, non, tous les gamins font comme ça, ... En Optimist :pouce: :mdr:

25 juil. 2013
5

Pour vent faible arrière, GV d'un côté, génois tangonné de l'autre. Ou spi pour ceux qui aiment.

par vent fort, génois seul tangonné, ce qui n'empêche pas de rouler à la demande.

le bateau est alors "tiré", c'est le principe de la traction avant, et est plus stable sur sa route qu'en gardant de la GV, qui le "pousse" et à tendance à le faire lofer.

Les pataras sont là pour faire leur travail. Ce n'est pas dangereux pour le gréement.

c'est du moins ma technique, tirée d' expériences.

maintenant chacun fait comme il veut..

:pecheur:

25 juil. 2013
1

Si on craint pour le mât on peut alors frapper la drisse de GV au tableau ou plus facile, laisser la GV ferlée, la drisse de GV accrochée sur l'arrière de la bôme et la palan de GV souqué sérieux. Je l'ai fait avec succès sur des bateaux dont les mâts n'étaient pas très bien tenus sur l'arrière (à mon avis qui n'est peut-être pas avisé...) en particulier un Bélouga gréement ancien d'après guerre (de 40)

25 juil. 201325 juil. 2013
0

En effet,

prévoir de surdimensionner la balancine, ou alors comme dit kaj...
ça le fait très bien et c'est très confortable... :heu:

25 juil. 2013
0

genois seul ou foc c'est bein pour le grand larque ou meme le travers s'il ya assez e vent.
vent arriere c'est pas terrible mieux vaut voile en ciseau ou mieux a mon sens , assy ou foc tangonés selon le vent.
RQ: foc + enrouleur tangonés on fait du vent arriere de F4 a F6-7 en enroulant quand ca monte = pas de manoeuvre

25 juil. 2013
0

il faut regarder les polaires des bateaux c'est instructif .

Vent arriere la vitesse est moins elevé qu'au grand largue .

Il est donc preferable de ce mettre un poil au grand largue ,allé plus vite que vent arriere et eviter un empannage qui dans certain cas peut m^me provoquer un dematage et dans tout les cas bien des soucis . Et oblige aussi a étre tres attentif , alors qu'au grand largue on n'est pas à quelques degrés pret et m^me on peut mettre le pilote auto ..

25 juil. 2013
3

une seule chose compte : le VMG par rapport au but.

Il faut savoir si c'est plus rapide de tirer des bords de grand largue que de naviguer plein vent arrière vers le but.

et dans ce que tu dis (bords de grand largue), il faudra de toutes manières empanner à un moment ! Alors...

26 juil. 2013
0

et pis si t'es a fond vent arriere , tu sera pas plus a fond grand largue ( exemple de situation)

26 juil. 2013
1

si au grand largue je dors sous pilote ,surement pas vent arriere

26 juil. 2013
1

oui biensur il faudra empanner mais il sera controlé, voulu ..

pour ma part je met le m^me temps en faisant du grand largue que du vent arriere , c'est bien plus confortable et plus securisant , donc perso grand largue rarement vent arriere

26 juil. 2013
0

alors c'est chiant on peu pas dormir toute la nuit peinard!

25 juil. 201325 juil. 2013
0

Au grand largue j'avance plus vite en tirant des bords que des bateaux plus grands et plus toilés qui naviguent vent AR génois tangonné - çà les agace parfois ...
Il m'est arrivé de partir sous foc seul avec 30 - 35 noeuds de vent arrière parce que je savais qu'une heure après je serais obligée de naviguer au moteur dans la pétole; le bateau (Dehler 29) était très stable.

25 juil. 2013
3

Super confortable un génois au portant !

Attention toutefois par grand vent et houle de l'arrière, si la houle te fait dépasser le vent arrière en poussant ton cul d'un côté (au vent du génois), il risque de se dégonfler et quand il se regonfle, c'est le coup de canon.

C'est du vécu, j'ai rien cassé, mais j'ai eu peur par après...

25 juil. 2013
0

J'ai fait Mindélo Le Marin plein vent arrière pendant tout le trajet. C'était un cata et on tirait des bords. Aujourd'hui je me demande si sur un mono dans ces conditions il faut s’embarrasser avec une GV. Bien sur si on peut tenir en ciseaux avec un tangon ca va, mais si le bateau fait des embardés je n'aime pas le risque d’empannage sauvage.. Cependant j'ai peur pour le greement sans GV car une balancine n'est pas assez rigide. Sauf a la changer et la surdimensionner.

25 juil. 2013
7

Pour naviguer au vent arrière il faut surtout avoir un tangon ! Que l'on tangonne le spi, ou le génois, mais il faut un tangon ! Et une fois que vous avez tangonné la voile d'avant, la grand-voile ne gêne plus, donc on peut la garder, ce qui est tout de même mieux pour la marche du bateau (vitesse mais aussi équilibre). Le tangon n'est pas un truc de régatier, c'est absolument indispensable sur n'importe quel monocoque (sauf bateau très, très rapide), en croisière comme en course.

26 juil. 2013
2

Plein vent arrière je met le génois lourd et le code D en face. Ils se reventent l'un l'autre. C'est confortable, sur et ça va vite ! On peut s'éloigner d'une dizaine de degré du plein vent arrière (génois au vent). Plus encore si on le tangone.

26 juil. 2013
0

tu n'otes les mots de la bouche

26 juil. 201326 juil. 2013
2

mes amis vous parlez tous d'empannage sauvage au vent arriere, m'est avis qu'il vous manque u turc ou que vos bateaux ne sont pas stables... je fait toujours du vent arriere , si necessaire, et meme sur la fausse panne jsuqu'a -160 ( dans les embardées) et sous spi, il en faut plus que ca pour empanner, surtout s'il y a une serieuse retenue de bome..
j'ai parcouru des milliers de milles au pilote ( sous dimentionné) et j'ai jamais eu d'empannage "sauvage"..
Mais comme je l'ai dit si ca souffle un peu il faut mettre deux voiles d'avant !!! j'insiste.....oubliez la GV vent arriere par plus de force 6
.
pour ce faire il faut avoir 2 ou 3 tangons de longueurs ad hoc

26 juil. 2013
1

et pis si vous voulez plus etre emmerdés mettez un regulateur, la vous ferez du vent arriere jusqu'a force 10 et irez plus vite en dormant que si vous barriez :acheval:

26 juil. 2013
4

Bonjour,j'ai fait plusieurs transat avec le foc 1 tangoné sur l'étais largable au vent,et le génois sous le vent sans la gv.Le bateau est comme sur des rails et roule beaucoup moins.De plus en cas de survente il suffit de rouler le génois en partie ou en totalité ce qui sécurise les manœuvres surtout de nuit ou en équipage réduit .En effet il est difficile de prendre des ris au portant surtout avec les gv lattées actuelles.Par contre il est important d'avoir une distance suffisante entre l'étais largable et l'enrouleur pour ne pas abîmer le génois par le frottement des mousquetons du foc sur celui ci car au portant l'étais largable à tendance à partir sur l'avant.Il faut également une drisse adaptée à l'étais largable,la drisse de spi ne convient pas car on ne peut plus rouler le génois sans risque.
Bonne navigation.

26 juil. 2013
1

j'aurais un grand bateau(14/18m.....)je tenterais d'installer 2 "focs-ballons"avec chacun leur tangon..(avec un ris'et tangons réglables en longueur?)tangons crochés à plat pont....et au portant GV férléé...plus de spi...
tissus dacron léger,moins fragile que les spi...dans les 70's si je me souviens il y a eu un "double génois"pouvant se dédoubler(une partie au vent,une partie sous le vent)plus ancien:il y avait les focs ballons/trinquettes jumelles

26 juil. 201316 juin 2020
0

Oui, c'était le "Booster double-pli" , by Ancel DeVries.
.
.(photo piquée sur H&O)

26 juil. 2013
0

Les anciens Amel ont ça, une sorte de foc ballon qui s'endraille (je crois) à coté (sur le même étai) du génois sur enrouleur

06 nov. 2020
0

Je remet ma question car le sujet m'intéresse :
Est-ce qu'il existerait un "petit" code 0 sur bout dehors, spécial vent fort, et qui permettrait une remontée au pres bon plein sans GV ? Le code 0 doit être forcément associé à une GV pour pouvoir remonter au vent ?

06 nov. 2020
2

Sans répondre à la question "existe -t-il...", je pense qu'un génois tire plus sur le mât que la GV. Le génois ne tire qu'en un point, le haut du mat, ce qui donne une force de cintrage du mât importante. la GV, elle répartit sa force sur l'ensemble du gréement.
Ayant toujours ménagé ma monture, j'ai tendance à diminuer l'avant plus rapidement que la GV essentiellement pour cette raison. Je pense que beaucoup de démâtages sont liés à un surtoilage sur l'avant.

06 nov. 2020
0

Oui c'est une remarque pertinente, donc la question se precise pour la coupe du mini code 0, il faut qu'il soit étarquable sur toute la hauteur mais pas trop large pour amoindrir "un peu" l'effort sur la tête de mat, qui derait aussi être equilibrée avec le pataras.. Peut-être que la drisse de ce geenaker ne devrait pas passer par l'intérieur du mat mais justement partir du tableau arrière, aller en tête de mat via un filoir, et retomber vers le point d'amure de l'étrave.. Ainsi on serait sur que la force de tension serait la même à l'avant et à l'arrière du mat.... Bon ok il faut que j'arrête la tisane ...

06 nov. 2020
1

la gv participe à la tenue du mat
sur ma dernière transat ,génois sous le vent ,foc 1 sur l'étai larguable avec le tangon ,gv 2ris débordée et l'écoute du foc passée en bout de bôme sur une poulie ouvrante avec un barber pour ouvrir le génois ,nous avons étés comme ça jusqu'à 700mn de st françois et après ça a été du près arrivée sur deux grand bords en 7jours ,la traversée 19 jours au total.
alain

06 nov. 2020
3

Comme Ed, je n' aime pas naviguer sous voile d' avant seule pour cette raison.

J' avis rencontré une skippeuse qui avait démâté avec son Rêve d' Antille, et qui l' imputait au fait d' avoir navigué sous voile d' avant seule dans la piaule.

Il en est de-même pour les GV à bordure libre montées sur des bômes non prévues pour: L' année dernière, j' ai cassé ma bôme sur un empannage, le frein de bôme ayant trop freiné alors que j' étais en train de reprendre le palan d' écoute, et je pense que si ma GV avait été endraillée, çà ne serait pas arrivé car les effort sont répartis tout du long.

Après, il y a des fois où on a pas le choix et où le bateau ne peut plus supporter à la fois le tourmentin et la GV au bas-ris, mais dans ce cas-là, un bas-étai et des fausses (ou pas) bastaques aident quand-même sacrément à la tenue du mât.

Gorlann

06 nov. 2020
4

Bonjour,

Les derniers posts m'interpellent.

j'ai du mal à comprendre mécaniquement comme le génois peut entrainer un cintrage du mat. La traction en tête de mat est reprise par le ou les pataras ou des bastaques en cas de gréement fractionné.
Quelle que soit la configuration, les efforts de traction de l'étai sont donc redirigés vers le tableau arrière du bateau avec une composante en compression verticale sur le mat. Si le gréement est bien réglé, quitte à tendre un peu plus le pataras si vraiment nécessaire, le capelage de l'étai ne doit donc pas bouger longitudinalement et je ne vois donc pas comment le mat pourrait prendre du cintre.
J'ai très souvent utilisé cette configuration (voile d'avant seule au portant), le plus généralement en tangonnant, et souvent dans des vent forts sans jamais avoir d'autres soucis qu'une légère perte de vitesse et un confort de barre et de vie largement accru. Je reste même dubitatif sur la perte de vitesse par vent fort, les embardées provoquée par la gv compensant le manque de toile d'autant qu'à ce sujet il est possible sans gv d'avoir un foc ou genois plus grand que celui qui serait porté combiné à la gv ( ex genois lourd seul devant contre solent et gv arisée) ce qui diminue la perte de surface.

Jpierre

06 nov. 2020
0

@ diaoulig : complètement d'accord avec toi

06 nov. 2020
4

Salut J.Pierre,

lorsqu' on utilise que la voile d' avant, il y a, comme tu l' as fait remarquer, le pataras qui reprend l' effort de l' étai, mais çà induit une compression (effort vertical sur le mât).

Le problème est que si le mât a un léger pré-cintre, ce dernier est compensé par la traction de la GV qui participe à le contrer.

Dans le cas d' un gréement en tête à deux étages de bdf, avec 2 bas-haubans repris sur l' arrière et deux bas-haubans sur l' avant (ou un bas-étai) au niveau du 1er étage, les 2/3 supérieurs du mât n' ont aucun câble pour la tenue longitudinale (c' est très fréquent).
Avec de tels gréements, si pas de GV et gros effort de compression (quand l' étrave tombe dans un gros creux et crée un gros choc par ex), le léger précintre peu à ce moment se transformer en très gros cintre (comme un arc) jusqu' à la rupture.
Si il y a un étai au 2 ème étage et des bastaques, le risque est moindre.

Pour avoir un mât qui ne pompe pas du tout quand le bateau tape dans la très grosse mer, il faut soit un pieu sacrément raide, soit un haubanage à différentes hauteurs pour compenser la faiblesse du profil.

Gorlann

06 nov. 2020
3

salut gorlann,
pas d'accord avec toi, au portant et encore plus au vent arrière, la gv est complètement débordée et n'apporte aucune rigidité longitudinale au mat vu qu'elle est perpendiculaire à cet axe.
mécaniquement l'apport de rigidité de la gv est du au triangle qu'elle forme avec la bôme dans l'axe du mat comme un onglet sur une structure métallique. si tu place l'onglet à l'équerre des efforts, il ne sert à rien.
sans compter que dans un "coup de buttoir" la gv se dégonfle aussi sous le choc et le supplément de rigidité qu'elle peut apporter se réduit sensiblement (onglet élastique)
et, encore une fois, dans le vent fort la gv est arrisée et son apport dans la tenue axiale du mât se réduit à la partie basse de celui-ci créant plus, de mon point de vue, une éventuelle faiblesse qu'un apport supposé de rigidité. si tu veux rigidifier une traverse, tu soude un renfort d'un seul coté de celle-ci ?

Jpierre

06 nov. 2020
0

Oui il y a bien l'équilibrage par paratas et bastaque , mais la remarque est pertinete, la GV est endraillée sur toute la longueur du mat et les efforts du bord d'attaque sont répartis. Comparativement les voiles d'avant tirent qu'en un seul point sur la tête de mat, par la drisse et les efforts sur l'étai.

06 nov. 2020
1

le mât travaille seulement en compression car tous les autres efforts sont compensés par le reste du gréement

06 nov. 2020
0

Encore faut-il s'assurer à l'oeil que la compression tolérée du mat perturbe au minimum son alignement et ne conduise pas au flambage dans le cas du métal.

06 nov. 2020
0

Quelle que soit l'allure, il vaut mieux garder un bout de GV, à 3 ou même 4 ris, comme certains l'ont en Méditerranée ! Autrefois, on gréait une "suédoise" quand on s'attendait à du gros temps qui dure : GV gros grammage, beaucoup plus petite que la vraie GV et à bordure libre pour autant que je me souvienne ?
Sur le Flot 40, on en avait commandé une à Loize par l'UA... jamais utilisée !

06 nov. 2020
2

La gv, si elle contribue effectivement à la tenue longitudinale du mat aux allures proches du vent n'apporte rien mécaniquement dans l'axe du bateau au portant.
Qui plus est par vent fort elle est généralement arisée et ne maintient plus le profil que sur une partie de sa hauteur pouvant à l'extrême créer un effet de cisaillement si tant est que l'apport en terme de rigidité soit aussi important que certains semblent le penser ce qui est loin d'être mon cas.
pour le reste chacun est libre de penser ce qu'il veut mais les positions dogmatiques sur la nécessité d'une fraction minimale de gv, si elles sont logiques et généralement adaptées aux allures de 0 à 120/150° du vent, résistent mal aux réalités de la navigation aux autres angles par vent fort sous voiles d'avant seules selon mon expérience et celle de nombre des marins que j'ai pu rencontrer.

concernant la suédoise, c'est une voile géniale pour faire route dans le vent fort mais qui demande d'anticiper son installation ce qui fait qu'elle reste le plus souvent dans son sac et est finalement débarquée.
ses avantages sont surtout d'avoir un grammage plus lourd et un coupe beaucoup plus plate qu'une gv classique arrisée. a l'instar des voiles d'avant qui s'aplatissent et s'alourdissent quand le vent monte, la suédoise offre les même avantages. elle offre qui plus est un meilleur confort de barre et une plus grande stabilité du bateau
j'en avait une sur mon muscadet et elle m'a très souvent servi et quelques fois permis de passer quand d'autres muscadets devaient renoncer.
le fait de devoir anticiper son installation, les efforts demandés pour le faire sur des unités où le poids des voiles devient important et la généralisation des lazy-bags n'ont pas favorisé son usage et l'on fait tomber en désuétude ce qui est dommage.

06 nov. 2020
1

Pour la Suédoise, j' en avais précédemment une sur mon Brise de Mer, que je pouvais gréer en laissant la GV bien ferlée sur la bôme.
Il me suffisait pour çà, une fois la GV ferlée, de sortir ses coulisseaux de l' engoujure, et de gréer la suédoise en l' amurant sur un croc de ris, bordure libre, et une bosse de ris étarquait son point d' écoute.

Le chti problème aujourd'hui, c' est que j' ai maintenant une GV "lattée" avec des chariots pour les lattes, et que j' ai fermé l' engoujure afin de ne plus avoir à sortir/rentrer les coulisseaux/chariots à chaque prise/largage de ris.
Comme il ne fallait pas de sur-épaisseur pour le passage des roulettes des chariots, j' ai été obligé d' usiner à mi-épaisseur le mât autour de l' engoujure et de fabriquer des plaquettes en alu tenues par 8 toutes petites vis BTR ne dépassant ni dedans, ni dehors.
Sortir les coulisseaux en mer est donc devenu quasiment impossible et j' ai donc débarqué ma Suédoise (dommage mais on ne peut pas être gagnant sur tous les tableaux).

Autre avantage non cité plus haut de la Suédoise: à surface égale d' une GV arisée, c' est une voile beaucoup moins puissante car elle a une chute négative (le bateau a moins tendance a se vautrer).

Gorlann

06 nov. 2020
0

parfaitement d'accord avec toi concernant l'avantage supplémentaire de la suédoise.
ne reste plus qu'à inventer des chariot ouvrant (comme les poulies) pour pouvoir les clipser sur le rail au dessus de ceux de la gv.
un brevet à déposer ?

Jpierre

06 nov. 2020
0

Dans l' idéal, il faudrait pouvoir laisser en permanence tous les coulisseaux et chariots dans la gorge du mât, et trouver un système rapide et fiable pour frapper dessus soit la GV, soit la suédoise.

Il faudrait une sorte de petits mousquetons, mais le problème serait leur composition.

J' ai déjà cassé tellement de manilles plastiques d' assemblage coulisseaux/GV que je n' ai plus trop confiance, et avec un truc métallique, ce seraient les coulisseaux eux-même qui risqueraient de casser, plus le problème du ragage contre le mât au portant... pas simple!

Gorlann

06 nov. 2020
0

Au près dans 35 nds trinquette go arisée au portant sans vagues voile d avant mais si il y a de la vague 2 ou 3 ris c confort et ca pousse et rien a l avant

06 nov. 2020
3

Conserver un bout de GV, c'est quand même aussi une sécurité s'il faut remonter au vent pour une raison ou une autre...

06 nov. 2020
1

Le plus simple est toujours le mieux ...

06 nov. 2020
0

Je pratique très souvent le ou les génois seul(s) par vent arrière.
Pourtant sur un cata, il n'y a pas de pataras.
Mais, j'ai renforcé la balancine. Dans ce cas la baume est souquée ferme dans l'axe.
De plus, j'ai instalé 2 bastaques en deenema.
Bastaque utilisé aussi pour les longues traversées de plusieurs jours sous le même bord.

07 nov. 2020
0

Bonjour Sylphe,
Pourrais tu me dire comment tu as installé les bastaques en dynema sur le mat et comment tu bordes les bastaques? merci.

06 nov. 2020
0

Je suis connu 😎 pour être un fan du genoa seul par vent Ar, une gv à deux ou 3 ris à mon avis fragilise le mat plutôt que autre chose, bien border la bôme et utiliser des fausses bas taques

Seul souci que j ai eu la semaine dernière, enrouler le genoa par 30 noeuds, j ai du affaler à port Napoléon

07 nov. 2020
0

Bonjour, je ne comprends pas par vent AR " bien border la bôme" peux-tu m'expliquer ?
Merci.
JJ

07 nov. 2020
1

Attention quand même avec ces conneries, par petit temps pas de soucis mais si ça monte un génois seul vous fera abattre et si vous devez lofer pour une raison de sécurité (haut-fonds, priorité, etc.) vous risquez de ne pas pouvoir le faire comme vous voulez.
Si je ne dois garder qu'une voile je préfère la GV car je reste manœuvrant à 360° et je peux affaler en quelques secondes.

07 nov. 2020
2

Abattre avec une GV seule dans la brise, sur certains bateaux est loins d’être simple.

07 nov. 2020
0

le principe de base est simple: au portant le max de toile à l'avant.
garder un peu de GV très arisée a l'avantage d'être plus manoeuvrant aucazou ...

07 nov. 2020
0

Il y avait pas mal d'air et vu que c'était pas loin du vent arrière, j'ai testé genois seul tangonnè.
Une fois au large ,j'ai vite remis de la GV.
Le confort est revenu.

07 nov. 2020
1

Dès le grand-largue, Le génois seul tangonné est mieux que génois seul sans tangon.

07 nov. 2020
0

Vendredi j'ai utilisé pour la première fois ma grand voile depuis deux saisons.
J'ai la chance d'avoir des bdf poussantes un bas étai devant des diagonales entre les bdf. J'ai deux enrouleurs et deux pataras.
Pour moi je trouve qu'une grand voile débordée vu que son centre de poussée est décalé vers l'extérieur tire le mât vers dans la même direction.
Je préfère personnellement utiliser le génois seul mais s'il y a beaucoup de vent je garde quelques tours bien serrés sur l'enrouleur pour rigidifier le tube.
Il m'est arrivé après avoir fait une connerie pendant la nuit de faire route sous gv arrisée seule et de laisser faire le bateau qui faisait le canard dans des creux de 4m. Et pendant ce temps là je bouquinait tranquillement.

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