Fourche de bôme... Demandons l'impossible...

Là je ne sais pas si je vais avoir une réponse.

Jusqu'à présent, je fais mes fourches de bôme en lamellé-collé de frêne, de façon empirique (plutôt trop que trop peu).
Quelqu'un connaît-il une formule permettant de calculer les efforts au niveau de la liaison entre la bôme et le mat ? Et partant permettant de calculer la résistance, et donc l'épaisseur de la pièce opérant la liaison.

Merci d'avance. Même si quelqu'un a idée permettant d'approcher la réalité, je la veux bien...

L'équipage
18 oct. 2006
18 oct. 2006
0

avant tout
un croquis du montage et quelques caracteristiques
:reflechi:

18 oct. 200616 juin 2020
0

Infos additionnelles
Dans le cas présent : bôme de 4.58, diamètre de +/- 10cm, mat de 8.27, diamètre de +/- 14 à hauteur de la jonction.
Assemblage similaire à celui montré sur la photo, classique, à ceci près que les 2 demi-fourches sont en lamellé-collé plutôt qu'en massif (en massif, j'en ai vu suffisamment fendues ou pètées...)

18 oct. 2006
0

Bien d'accord qu'elle travaille en compression.
A mon avis, les efforts qu'elle reçoit dépendent :

  1. de la surface de voilure.
  2. de la forme de la voile.
  3. de la force du vent.

Elle travaille en compression donc jouent aussi :

  1. légèrement, ça ne pès pas une tonne, le poids de la bôme aux allures où la bôme est plus ou moins dans l'axe du bateau, additionné de la pression exercée sur la voile, et la pression s'exerce sur le fond de la fourche.
  2. Au travers, le poids de la bôme devient négligeable, et seule joue la pression exercée sur la voile. Par contre, la pression s'exerce alors seulement sur une des deux branches de la fourche...
18 oct. 2006
0

J'essayerai de faire un dessin de soir...
Mais je ne suis pas doué côté dessin...
Côté gréement : grand-voile transfilée sur le mat et la bôme, pas de chariot mais des palans, pas de balancine because houari (la bôme au repos est retenue pas des lazy-jacks), le plus simple possible.
J'essaye de faire un dessin ce soir.

18 oct. 2006
0

Pas les miennes
J'ai vu plein de fourches fendues, mais pas les miennes ! Pas jusqu'à présent. A tous les coups, il s'agit de fourches en massif pour celles qui fendent, pas le souvenir d'avoir vuune fourche en lamellé fendue. Simplement, j'ai l'impression de faire trop gros, ce qui m'embête.
La bôme n'est effectivement pas verticale.
Le dessin ce soir, tard.

18 oct. 2006
0

Ta fourche
elle travaille en compression,

pour avoir une idée il faut savoir quel efforts elle reçoit, et sous quel angle ?

18 oct. 2006
0

de maniere genrale
les efforts de la Gv sur la bôme sont normaux, donc compression nul (la flexion ne nous interresse pas on ne parle que de la fourche)

En revanche ton ecoute de grand voile doit mettre de la compression, ton hale bas, ta bordure peut être, ....

Je n'y connais rien à ce type de grement,
si tu fais un dessin on peut estimer les forces créés par chaque manoeuvre et en deduire une estimation de la compression.
Sans dessin, n'ayant aucune idée de comment est gréé cet engin je ne peux pas deviner.

18 oct. 2006
0

La seule raison
Dans le cas présent, c'est l'esthétique de la chose. Je trouve ça plus beau qu'un vit de mulet.

18 oct. 2006
0

Il y a forcement
de la compression sinon la fourche ne resterait pas en appuis.

De plus elle doit être assez forte, car d'après ce que Bernard d'ecrit ses fourches se fendent.

Peut être que la bôme n'est pas verticale sur ces bateaux, dans ce cas l'ecoute de grand voile met de la compression quel que soit sa position.

J'aime pas les peut être.

Un dessin et ce sera plus clair.

18 oct. 2006
0

la force
exercée sur la demi fourche est quasi égale à celle qui serait exercée par l'écoute si elle est à l'aplomb du point d'écoute de la voile.
il n'est pas étonnant de constater des fissures car les efforts sont importants dans les risées avec des écoutes au taquet. la compression est faible et un sabot suffit pour régler les difficultés. bonnes navigations.

18 oct. 2006
0

Je parle bien de la bôme
L'encornat du pic pourrait être fabriqué selon le même principe, mais ici, au niveau calcul de résistance, je parle bien de la bôme.

19 oct. 2006
0

S'cusez Sieur Gébé...
Je pense que tu voulais parler du collier de racage, qui empêchera la bôme de se faire la malle...
Les couilles-de-chat servent de guide de ralingue, à mon avis...
:alavotre:

18 oct. 2006
0

le top
Tout dépend du vens du fil du bois... autant faire cette pièce avec un lamellé collé ou à partir de bois naturellement courbe.

Le reste sera empirique et donc devra faire l'objet d'essais, il faudra donc des pièces prètes d'avance.

18 oct. 2006
0

Sur ma barque ...
... (10 t, GV de 40 m), chaque branche de l'encornat a une section d'environ le tiers de celle du pic. L'axe du patin (qui encaisse la compression) est un fer de 10 mm de diamètres.
J'ai l'impression que le vit-de-mulet est nettement moins sollicité que l'encornat de pic, excepté s'il y a un hale-bas. Ce sont surtout les empannages qui risque de forcer sur la "fourche de bome". J'ai vu une seule fois un encornat cassé ; c'était le résultat d'une fausse manoeuvre de nuit (forcé sur le pic alors que l'encornat était coincé dans le capelage).

Personnellement, je dimensionnerais ça au pif, en lamellé-collé si je voulais fignoler l'esthétique ...

18 oct. 2006
0

compression

Voici la formule d'apres H.Dervin un maitre en la matiere

P=0.15SxV2 cos x

P en kg
S=surface de voilure
V au carré de la vitesse du vent en m/s
x angle au point d'écoute entre la bome et la ligne joignant le cg de la voile

josé

18 oct. 2006
0

Cela ne peut pas se resumer comme cela

exemple :

Cas 1°

tu as un hale bas sur rail circulaire, qui travaille toujours verticalement
ta tension d'ecoute sera assez faible car une grande partie de la tension de chute sera abosrbée par le hale bas, qui etant vertical n'entraine aucune compression de la bôme sur le mat (si elle est perpendiculaire)

Cas 2°

tu as un hale bas prit en pied de mat, il travaille selon un angle de 45 ° avec la bome.
Cela entrainera une compression de la bome sur le mat d'environ 70 % de la tension de hale bas.

Après des cas differents on peut en trouver une multitude.

Pour calculer la compression d'une bôme sur le mat, c'est un bête exercice de mecanique niveau 1 ére, il faut faire le bilan des forces en presences, ces forces variant selon le montage et non selon la surface de la GV.

18 oct. 2006
0

mais même sans beurre au c..
la compression est fonction de plein de parametre, comme l'angle de la lame du couteau a tartiner, la force avec laquelle on appuis sur la lame, l'age du capitaine, la temperature de la cremiere, l'age du beurre, la forme du c.., .....

C'est vrai que c'est jolie ces troncs en l'air, mes bon d'ici a ce qu'ils bourgeonnent, ça va fausser les calculs.

:alavotre:

18 oct. 2006
0

justement!
il ne veux pas casser le tronc! ni même qu'il soit fendu! même de rire, donc pas de bôme en houx car le hou a ri et la bôme est fendue
moi, je n'y connais rien, et donne donc volontiers mon avis
l'art est parfois supérieur à la science et si tu fais beau, ça devrait supporter les efforts! non? bon, tu demandes l'impossible, aussi... :-p :-p :-p

19 oct. 200616 juin 2020
0

Le schéma demandé
Voilà voilà...

19 oct. 2006
0

la formule de Dervin

s'applique sur le Guis

par contre celle que j'ai donné s'applique pour une voile lattée ou avec glissiere

pour une voile à bordure libre le coeff de 0.15 passe à 0.2

josé

19 oct. 2006
0

je complete

Toujours Dervin

le diametre au fort en cm

racine cube de 0.2xSxhxVau carré

h =distance horizontale du cg de la voile au mat en metres

et le diametre au fort ce situ au 1/3 de la longueur.

le diametre au mat &gt ou= à 0.7

josé

19 oct. 2006
0

Merci
Merci Msieur.

19 oct. 2006
0

Le schema donne une idéé
maintenant il faut des côtes et des angles,

angle de la bome / horizontale
angle palan GV / verticale
distance point d'ecoute de GV sur la bome a la fourche

et une idée de la tension d'ecoute de GV,
(ex j'ai 6 brins je la tiens toujours a la main, avec une tension de maxi 25 kg, donc tension global 150 kg)

Par ailleurs, comment est tenu la bordure, de ta voile ?

19 oct. 2006
0

les calculs, très bien
ça donne une idée, mais que se passe-t-il lors de l'empannage : des efforts dynamiques autrement plus importants. :-(
Ma p'tite analyse : la force du vent sur la voile crée le couple de force écoute/mât, donc une équation remplie de sinus cosinus et j'en passe. mais la force juste sur la fourche, c'est une partie de la force sur le mât puisque l'endraillement de la voile répartit la force (le guindant n'est pas libre non ?). Donc le calcul n'est pas simple (intégrales...) et appliquer une formule sans la comprendre, je n'y crois pas trop.
Surtout qu'après, comme dit au début, on multiplie par 3 voire 10 pour pallier les forces non contrôlées. :-p
Alors moi j'évaluerai simplement(!!) la force du vent sur la voile non endraillée donc maximale; une triangulation des forces par une formule simple (!!) pour avoir une idée de cette force qui doit être importante en compression au près, (donc sur l'axe du patin et la partie fourche en jonction avec la bôme) et minimale au vent AR (et sur la partie extême de la fourche, donc section réduite). Ce calcul "maximal" serait évalué à la hausse, ou pas (pif...).
et puis la solution batarde Bernard: construire costaud, faire des essais et des mesures de forces pour voir si tu es dans le vrai, ou le faux et optimiser.
Si tu as le temps, c'est bon, mais je préfère pour toi que pour moi. Tiens j'y pense, sur mon tupperware faut que je revoie un peu le vit de mulet, les soudures sont pas belles.
à+ et bon courage.
jlc ;-)

19 oct. 2006
0

bof oui...
et qd ça cassait ??? le charpentier avait rarement le SAV à faire... :-(
c'est p'têt pour ça que l'A380 a du mal à sortir, ils devraient demander aux descendants des frères Wright.
il est vrai néanmoins qu'en partant de l'existant, Bernard ne peut pas se tromper beaucoup, mais s'il veut optimiser, ça lui prendra du temps.

19 oct. 2006
0

quand ça cassait , on faisait plus solide.
de façon empirique le charpentier connaissait le bon echantillonnage.

pour lA380, ça me rappelle une petite histoire:

les premiers jets construits par Dassault avaient une facheuse tendance à perdre leurs ailes, cassées net au ras de la carlingue.

la fine fleur des ingénieurs penchée sur le problème séchait.

un jour , le préposé à l'entretien des sanitaires suggera des faire des pointillés sur les ailes .

haussement d'épaules général , mais en désespoir de cause un essai fut réalisé.

et les ailes tinrent.

questionné sur l'origine de son idée , le bonhomme répondit qu'il avait remarqué que le papier hygiénique ne se découpait JAMAIS selon les pointillés.

raccontée il y a longtemps par Marcel Dassault lui-même.

19 oct. 2006
0

métaphysique ?
l'oeil ? et le pif ? ... Par quel miracle les charpentier "dans le temps" auraient-ils eu la science infuse ou le don divinatoire tombé du ciel ?

Il y a deux solutions pour arriver au bon résultat:

1° une expertise basée sur des milliers d'échec, avec des cobaye qui la ferment quoi-qu'il advienne pendant ces milliers d'échecs. Faisable "dans le temps", quand on ne mégottait pas sur les "pertes humaines".

2° une capacité de prédiction grâce au calcul qu'on valide par quelques essais qui sont de parfois des échecs, mais pas souvent, sinon ça gueule chez le client ;-)

19 oct. 2006
0

si, si, bonne contribution ...
... faut aussi défendre les anciens bien entendu, pas seulement les modernes :topla:

19 oct. 2006
0

on peut aussi
raisonner sans jouer les femmes savantes .
Ca travaille : en compression, en flexion, en torsion, au cisaillement, .... .
L'important est, comme dans tout calcul de gréement, de savoir ce qui doit casser le premier .
Si c'est la ferrure : ferrure moins solide que la bôme .
Si c'est la bôme : ferrure plus solide que la bôme .
Reste à savoir si la bôme est bien dimensionnée :-)
C'est un domaine où savoir faire et intuition sont plus efficaces que des calculs de collégien . :-) :-)

19 oct. 2006
0

Dervin

n'a rien qu'un collégien je t'assure
:-D

josé

19 oct. 2006
0

je l'ai connu

aussi un peu ,il était intarisable sur les bateaux.

josé

19 oct. 2006
0

en 1929?

alors je me trompe celui que j'ai connu s'était en 1990 , c'était peut etre son fils.

josé

19 oct. 2006
0

quel age?

Il était responsable du BV à Nantes lorsque je l'ai connu en 1989/90 et était en fin de carriere il avait donc à mon avis 65 ans voir plus.

josé

19 oct. 2006
0

petite vérification
Henri Dervin (1903-1966) à commencé à dessiner des yachts en 1923

19 oct. 2006
0

il avait dessiné mon premier bateau
1929

19 oct. 2006
0

je n'ai pas eu cette chance
par contre l'ancien patron du chantier Bonin à Arcachon m'a beaucoup parlé de lui.

19 oct. 2006
0

quel age avait-il?
Henri Dervin à commencé très jeune , comme Mauric

19 oct. 2006
0

d'accord

c'était donc son fils, merci je saurais maintenant à qui j'avais à faire:-D

josé

19 oct. 2006
0

il est mort
en 1966 .

www.musee-marine.fr[...]vin.pdf

Ses deux ouvrages qui ont longtemps fait référence (Notes pratiques et Traité pratique)ont été publiés pendant la guerre de 40 et reédités plusieurs fois .

19 oct. 2006
0

je n'ai pas parlé
de DERVIN (qui m'a nourri depuis 45ans)
d'ailleurs, c'était un véritable empirique .

Voici ce qu'il dit sur la question :
alienboats.free.fr[...]nat.jpg

il se base sur la section de l'espar ce qui est, formulé différemment, ce que j'ai dit .

19 oct. 2006
0

c'est pour ça
qu'un peu des 2 fait converger plus vite, s'il n'y avait que ça à faire de bricoler, on aurait tous un bateau ds le jardin et les ports seraient vides. :mdr:
qt à dire que les anciens faisaient ça au pif, oui surement, mais il y a nombre d'édifice qui montrent que sans connaître le cosinus, ils savaient manier la géométrie bien mieux qu'un collégien. Il y a même des tunnels creusés par les deux bouts, raccordés avec moins d'1m d'erreur à la jonction, c'est tj un mystère de commentyzonfaits. :heu:
Bon Bernard y s'en fout de tout ça, seulement que sa fourche n'explose pas au moindre empannage.
Amicalement vôtre.
jlc

19 oct. 2006
0

pour les tunnels
quand c'est raté , il y en a deux pour le prix d'un.. ;-)

20 oct. 2006
0

En tout cas...
Je vais me plonger dans le bouquin d'Henri Dervin. Pour autant que j'arrive à le trouver, il semble non disponible au Chasse-Marée pour l'instant. Et même si je ne trouve pas ce que j'y cherche, j'apprendrai certainement un tas d'autres choses...

20 oct. 2006
0

oh oui

pour celui qui "bricole" ou qui souhaite comprendre le pourquoi des choses avant d'agir c'est un bouquin que l'on consulte sans fin pour les bateaux bois bien sur ,, un peu comme la bible des "Glenans"

josé

Votre réponse

Merci de contribuer aux réponses sur HISSE ET OH !

Merci de vérifier de bien répondre au sujet. Fournisser des détails sur votre réponse et partager votre expérience et vos recherches !

Mais éviter de …

  • Demander de l'aide ou de répondre à une autre question (utiliser les commentaires dans ce cas).
  • Porter un jugement et manquer de respect dans votre réponse.
  • Pour plus d'information, consulter la FAQ et la Charte de HISSE ET OH !

Déposer un fichier ici ou Cliquer pour envoyer

Ecosse, convoyage en 2007

Souvenir d'été

  • 4.5 (47)

Ecosse, convoyage en 2007

novembre 2021