fait-on du près avec un tourmentin ?

Bonjour,
Le tourmentin permet-il de faire un près correct quand le vent forcit ou est-il juste là pour avoir moins de toile à l'avant ?
Merci.
Angélus.

L'équipage
5j
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Considérant que le tourmentin est la voile d'avant dont la surface et la plus faible, et qu'il faut toujours adapter sa toile au vent, il arrivera un moment où son établissement sera nécessaire pour envisager de continuer à faire route.
Jean


jeec:Et la performance au prés sera de toutes façons moins mauvaise qu'avec une voile d'avant surdimensionnée.·le 11 jan. 07:52
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Merci pour les réponses, est-ce que c'est le fait que la voile soit plate qui joue un rôle dans le près ?
Angélus.


5j5j
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Bonjour, Tout dépend du type de bateau! Si il est un bateau de près, ça le fera.
Avec mon Gladiateur, j'ai fait du près par F 9 + rafales avec Tourmentin et Suédoise. Nous étions seuls en mer. Le résultat était incroyable pour moi et mon équipier. Dans la mer méditerranée à vagues pas très hautes mais très rapprochées, j'en ai même plié mon épontille après une heure d'affrontement. Mon bateau et les suivants se sont vus montés avec des épontilles plus fortes.


Hubert, de Cherbourg:Je connais aussi un gladiateur dont l'épontille inox s'est fendue du haut en bas . découvert par hasard en passant la main dessus : un fente zigzagante du haut en bas plus fine qu'un cheveux

Même chose sur un Dealer

Il n'y a pas de déformation apparente et cela passe facilement inaperçu Si j'en ai trouvé deux c'est que cela doit être assez courant.·le 14 jan. 22:43


CERIGO:Hubert de Hubert, Mon Gladiateur est le n° 12 et comme mon problème est arrivé en septembre, plusieurs bateaux livrés entre avril et septembre/octobre n'ont pas dûs être modifiés par le chantier. De même pour les précédents.·le 15 jan. 08:35
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lorsque le tourmentin est utilisé c'est qu'il fait vraiment vilain alors il ne faut pas espérer pouvoir faire un bon prés dans ces conditions ,le pres sera bien moins serré que la normale


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Mais cela sera déjà toujours mieux qu'avec une voile d'avant non adaptée (plus grande).


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Beaucoup de bateaux sont équipés de tourmentin sans avoir aménagé un bon point d'écoute correct, ce qui ne donne pas une bonne forme pour le prés serré.
Contrairement à ce que j'ai pu lire plus haut, il est des cas où le tourmentin se justifie avec une mer relativement plate, et c'est justement dans ces cas qu'il faut un bon point d'écoute.
Evidemment, si au 2ème ris on part en fuite, l'aménagement du plan de pont n'est plus une priorité.


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Bonjour,
ce qui est certain c'est qu'il faut s'entraîner à installer tout cela, l'étai volant bien raide, la bonne hauteur du point d'amure, la position du chariot d'écoute ...souvent la création d'un nouveau rail ou de systèmes à la IMOCA pour régler en hauteur le point d'écoute.

Ensuite il est très sage d'essayer tout cela dans une mer plate avec 20nds de vent puis 25 ...
Puis il faut s'entrainer dans du vent plus fort mais sur des distances courtes. Je fais cela dans la Passe de la Teignouse, vent contre courant ...c'est pas long à traverser et on peut le faire plusieurs fois pour tout vérifier.
On peut même s'entrainer dans le Golfe du Morbihan. 6 noeuds de courant dans les fesses contre le vent de 20nds on est comme avec 26 nds de vent.
A mon premier essai, le point d'écoute du tourmentin s'est arraché, tissu déchiré ...
Depuis j'ai un Solent avec point d'écoute assez haut, je peux tenir au près dans 25nds sans soucis.


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On peut faire du près jusqu'à une certaine force de vent, celle où le fardage du bateau est plus important que la force propulsive des voiles.
Pour un petit bateau comme le First qui de toute façon n'est pas prévu pour naviguer dans la tempête, on peut aussi prévoir un foc solent avec un ris qui aura une plage d'utilisation plus étendue.


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Un tourmentin s'utilise... dans la tourmente !, dans des conditions de vent et de mer où il semble illusoire de remonter au vent.

Je ne l'ai établi qu'une seule fois avec un artimon arisé dans le Golfe de Gascogne, vent réel 45 nds rafales 50+
C'était pour une mise à la cape.

Mais ce n'est que mon avis lié à une expérience personnelle.


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Fait un excellent près en quittant Camaret pour l Espagne, on avait été bloqué 10 jours par les tempêtes d équinoxe, marre ..

En convoyage avec les propriétaires

Bateau yawl 16 mètres, un ris dans l artimon, tourmentin, F 9 un vrai


gil11:Bonne année à tous. Kobaia a dit l'essentiel, quand on est sous tourmentin, c'est que tu es à la cape ou en fuite et qu'il te faut gérer le passage des vagues qui grossissent au fil des heures. Il te faut de la vitesse pour les franchir d'ou la recherche du bon compromis reduction voiles mais pas trop. Dans ces conditions rugueuses une trinquette sur une allure de près c'est déjà assez inconfortable et il ne faut pas planter l'étrave à chaque déferlante (plus de vitesse... mais toujours des vagues et un vent de face). Donc avec un tourmentin, je ne pense pas qu'il y a beaucoup d'options. On adopte une allure portante, on s'éloigne de la côte... et on surveille les écarts du PA (gare aux déferlantes entraînant un empannage involontaire). Bien à ,vous·le 11 jan. 15:29
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Dans des situations limites, où on aurait bien aimé se mettre à la cape mais où on ne le peut pas à cause des dangers sous le vent, c'est en tentant de tirer des bords, même calamiteux, que l'on peut espérer se tenir à distance de ces dangers, sinon de s'en éloigner. Sans tourmentin, et bien sûr sans GV arisée au max, cela sera illusoire.
Jean


jeec:Et sans PA comme lu ci-dessus, avec quelqu'un à la barre!·le 11 jan. 15:41
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Certains bateaux, peuvent dans certaines conditions faire un "près correct" sous tourmentin par gros temps, sachant que le plus important facteur limitant est l'état de la mer.
Cependant, il faut, comme montre l'expérience de CERIGO, être sur que la fixation sur le bateau soit solide pour encaisser les efforts.
Le pont et le gréement doivent être préparés en conséquence bien évidement, et l'équipage rodé pour ce genre de manœuvres.
Il existe des méthodes permettant de gréer un tourmentin sur un enrouleur, pouvant être une solution sur les petits bateaux, comme le first 211 où l'installation d'un étai largable peut être compliquée, par exemple www.smartsails.es[...]-sails/
Évidement on ne sera pas au niveau d'une voile envoyée sur étai, mais quand même largement meilleur qu'un GSE, et ce à toutes les allures.


CERIGO:Bonjour Sir Smart, Quelques précisions sur mon événement. Septembre 1977: J'avais reçu mon Gladiateur en Avril. Virée aux Baléares en Août et un samedi de Septembre, une régate entre Cassis et Embiez (15 nm). Plus de 30 bateaux. Retour prévu le lendemain. Que nenni! Mistral pas prévu F 9. Tous les bateaux restent là-bas. Je pense que c'est le jour de vérifier que ma barque peut affronter ce vent car j'ai déjà apprécié ses possibilités au près. Tourmentin, pas d'enrouleur à l'époque, et Suédoise que j'étrenne. A 4 ou 5 mn de la côte, les vagues n'étaient pas très hautes mais très rapprochées, verticales et m'obligeaient systématiquement à l'évitement. On faisait un près remarquable alors qu'au départ, je m'attendais à devoir faire demi-tour. J'ai flambé l'épontille à cause de la cale en bois de hêtre qui s'est légèrement affaissée ce qui a provoqué des secousses néfastes au tube. On s'est réfugiés à bandol après une bonne heure vers le cap Canaille. Wauquiez a été parfait: les cales ont été fabriquées en résine et les épontilles furent celles des Amphitrites. Rien a bougé depuis malgré des milliers et milliers de remontées au vent en 44 ans.·le 13 jan. 22:19
4j4j
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salut
tout à été dit, tourmentin au près ... tout est permis bien que ce ne soit pas prévu pour ça et équilibrer un bateau au près avec GV ris maxi et tourmentin de 4 à 5 m2 ... ben essayez !
sur ketch ou yawl avec tourmentin et artimon arisé au près ça peut être équilibré mais avec 5m2 devant 5m2 derrière ça ne va pas être une bête de course !
le tourmentin ou foc tempête c'est pour des allures de fuite, bref des temps auxquelles tu ne t'amuses par à faire du près, pour du temps musclé au près il existe d'autres voiles d'avant adaptées.
bref le tourmentin on en a tous un mais on a pas envie de le sortir de son sac !


Calypso2:a l'époque ou j'avais un Armagnac lorsque le vent montait à F7 je passais au tourmentin et par une mer pas trop formée le prés ça le faisait tres bien avec deux ris dans la GV ..le probleme c'est l'état de la mer (comme toujours d'ailleurs) pas forcement la force du vent ·le 12 jan. 09:01
matelot@17523:Sur mon Coco, la config GV3ris+TMT permettait de bien assurer dans le gros temps et de progresser malgré tout au prés sans solliciter le pilote à l'exès.·le 12 jan. 14:23
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il y en a qui ont essayé ,ils ont eu des problèmes
chevalier lespales

😂


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Pour ma part, je n’ai utilisé mon tourmentin que 2 fois. Dans le premier cas, ça se passait au grand large, donc avec de l’eau à courir, au moins 12 heures à la cape courante, là on est bien dans l’utilisation classique. Le deuxième cas va sembler bizarre à beaucoup, c’est à la côte, plus précisément dans l’anse de Bénodet, pendant une progression au prés. Dans un grain particulièrement violent, déjà sous 3 ris et foc de route arisé, on ne tenait plus le bateau, l’envoi du tourmentin nous a permis de reprendre le contrôle. L’épisode à été très court, l’anse n’est pas immense, et on a pu renvoyer de la toile assez rapidement après le passage du grain. Je reste persuadé que nous aurions pu éviter cette manœuvre de réduction extrême avec un autre bateau, mais il se trouve que le mien est tout sauf raide à la toile. Moralité, on adapte la voilure aux conditions subies, mais aussi à d’autres paramètres, le bateau en est un.

Jean


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Bonjour,

Le tourmentin est une voile polyvalente qui permet de naviguer à toutes les allures.
Pour faire du près, il est préférable, dans la mesure du possible, de le greer sur un bas-etai.
Il faut bien-sûr que l'accastillage soit judicieusement positionné, avec les renvois d'écoutes relativement centrés.

Pour du portant, le plus en avant possible sera le mieux.

Gorlann


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La portance d'un profil est fonction de sa surface, de sa cambrure plus ou moins forte, de son incidence par rapport au vent relatif, de la vitesse et densité du vent relatif. Donc pour un profil donné la portance ave la vitesse du vent, ce qui peut conduire à réduire à être obligé de réduire la surface.
Par définition un tourmentin est fait pour affronter la tourmente car sa surface réduite, son fort grammage, son profil plutôt plat le permettent. Il est en outre souvent monté assez haut du pont pour laisser passer les déferlantes en dessous.
Le tourmentin ayant un profil presque plat ne peut avoir qu'un mauvais rendement par petit temps.
On peut toujours essayer de combiner des voiles pour autant qu'on en tire bénéfice soit en surface efficace ajoutée soit en jouant quand cela se présente sur une utilisation un effet de fente sur la voile postérieure.
Le tourmentin étant sensé être utilisé dans des conditions violentes il est évident que voile, étai et manoeuvres doivent être à la hauteur de la situation.


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Dans la vraie vie, j'imagine comme il doit être facile d'aller chercher le tourmentin qui, en général, est au fond du fond du coffre le plus inaccessible ; puis de ramper avec ciré, bottes, gilet et harnais jusqu'à l'avant dans quelques mètres de creux, passer les écoutes, amurer la voile, l'endrailler (et éventuellement, avoir installer l'étai largable avant), se saisir de la drisse en coordination avec l'équipage, frapper la drisse et envoyer.
Je navigue avec juste ma famille, je suis le seul à bord à manoeuvrer et à barrer et je ne suis pas du tout un athlète.

Même après quelques décennies de navigation, je m'imagine mal faire cette opération quasi seul.
De toute manière mes navigations font max 200 miles et je fais tout pour ne jamais me retrouver dans une situation "à tourmentin".

Si cela devait arriver, ce serait probablement la dernière fois que je serai accompagné de ma famille. Cela reste avant tout un loisir qui doit rester agréable et pas une séance de survie familiale.
En hauturier et en équipage un peu entraîné, c'est évidemment autre chose.
Mais on est quand même éloigné du plaisancier moyen.


Calypso2:hum tu fais tout pour prendre la bonne meteo c'est bien mais malgré tout ça peu arriver d'étre obligé de passer au tourmentin .. il faut simplement un peu d'entrainement le mettre pas un temps maniable ,voir ce qui ne va pas , l'adapter puis recommencer et au bout de quelques temps ça ne devient plus un probleme .... pour certains maso ça deviens un "plaisir" ·le 12 jan. 12:46
brufan:J'ai effectivement l'habitude de naviguer dans une zone où la météo est des plus prévisibles. Dans ce coin, Il est rare de se faire vraiment surprendre. ça aide ! Pour l'entraînement avec un TMT, c'est vrai que je ne pratique pas. Mais à moins d'être particulièrement entraîné et sportif, j'imagine assez mal gérer la chose en solo. Pourtant, je gère le spi en solo. Il est vrai aussi que je ne partage pas la passion de certains à se faire volontairement secouer pour faire du près dans un petit F8.·le 12 jan. 14:17
Pierre3:Je suis assez d'accord, sur tous les bateaux que j'ai connu le tourmentin était flambant neuf au fond d'un coffre en-dessous de plusieurs strates de sédiments d'activité nautique. De plus la plupart des bateaux modernes on un franc bord tellement haut que la surface cumulée de la coque est du roof sera plus importante que la surface du tourmentin. Donc tourmentin au près par force 9...ouais...avec des rétroviseurs alors.·le 12 jan. 14:20
Morbleu:Je partage aussi cet avis. Aller desendrailler le foc puis endrailler le tourmentin avec des creux de 3m et un vent de plus de 35 kt, ne me parait pas du tout raisonnable. Du coup, j'ai viré l'année dernière le tourmentin de mon bateau qui n'avait d'ailleurs jamais servi en 20 ans. Si jamais je me retrouve assez idiot pour être dans une situation à porter le tourmentin, hé bien soit je garde le foc seul, soit j'affale tout. Ce raissonement me satisfait aussi parce que je fais du cotier ou semi hauturier à la belle saison. En grande nav hauturière ça serait une autre histoire. Ça dépend aussi beaucoup du bateau.·le 12 jan. 20:55
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À partir de quelle force de vent est-ce que vous pensez devoir mettre un tourmentin pour faire du près? Sur mon bateau (45 pieds puissant et léger), j’ai déjà fait du près jusque 40 nds. J’étais alors sous trinquette et GV 2 ris. Mon hypothèse est qu’à +/-45 nds, je ferais du près sous trinquette et GV 3 ris. Et qu’à +/-50 nds, je ferais du près sous tourmentin et GV 3 ris. Pour autant que ce soit encore possible.


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Bonjour à tous, le smartsail dont il est fait mention plus haut est il comparable au stormbag de delta voiles?...je n'ai pas du tout compris le montage de cette voile.


faby9:De ce que j'ai vu, oui c'est comparable. En nettement moins pratique à mettre en oeuvre que le storm bag. Quand j'ai acheté ma voile de mouillage, j'avais discuté avec le gars de Delta Voiles qui les fabrique sous licence (La Trinité/mer). Il m'avait envoyé des liens pour que je comprenne bien de quoi il s'agissait. Mais quand je lui ai expliqué mon voilier, équipé d'une trinquette sur enrouleur, il m'avait simplement convaincu qu'un tourmentin était inutile. J'ai un tmt dans les coffres, mais rien pour le hisser...·le 12 jan. 13:09
tintindu13:"tourmentin inutile"...bien sûr. Les gilets à bord sont aussi inutiles, ainsi que les pinoches en bois, et tout le matériel de sécu...jusqu'au jour où...·le 12 jan. 13:39
faby9:Bof. Je sais que ma trinquette me permet d'assumer sans souci un bon F8 touchant parfois du F9. J'imagine que lorsqu'elle sera dépassée, y compris en cape courante, ·le 12 jan. 13:45
faby9:à Tintin : C'est ton avis, pas le mien. je te suggère quand même de réfléchir à tes avis péremptoires...·le 12 jan. 13:51
tintindu13:rien de péremptoire...chacun fait comme il l'entend.·le 12 jan. 13:56
Smart Sails:Ce tourmentin est différent d'un stormbag, mais le but est le même, envoyer une voile de "tempête" lorsque l'on a un enrouleur et pas d'étai largable. Comme je disais, pas de miracles, tout en étant beaucoup mieux qu'un génois enroulé (qui en plus va s’abîmer voire plus). La meilleure solution étant un système adapté, selon le bateau et le programme, comme un étai largable, ou une voile conçue pour sur enrouleur. A partir d'une certaine taille, si on peut se le permettre, une trinquette sur enrouleur simplifie la manœuvre grandement. Ce que dit Faby9 est totalement censé et en effet, une trinquette de qualité avec un accastillage en fonction, et le tourmentin n'a (quasi) plus qu'un rôle "administratif".·le 12 jan. 14:06
faby9:" une trinquette de qualité avec un accastillage en fonction, et le tourmentin n'a (quasi) plus qu'un rôle "administratif"

C'est en effet ce que m'a dit le gars de Delta Voiles, alors que je me proposais comme éventuel client d'un storm bag. L''expérience me laisse penser que c'est juste : ma trinquette et son accastillage sont de qualité + et mon voilier reste manoeuvrable (il "passe" ) jusqu'à F9 au moins.

( Mais je ne ferais pas comme tintindu13 : je conserve les gilets et les pinoches, ainsi que mon matos de sécurité qui dépasse le minimum obligatoire. )·le 12 jan. 14:28


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c'est un post que je trouve très tourmenté ...
quand on est arrivé à se poser ce genre de question
c'est qu'il y a un gros travail à effectuer avant de s'aventurer en mer au dessus de force trois .
alain


faby9:Les occasions d'expériences d'une utilisation d'un Tmt sont quand même assez rares...

J'ai traversé vers la Grèce avec un F7 annoncé, on a touché le F8 largement atteint (vent autour toujours > à 35 noeuds, rafales +++, peu de mer), j'avais la trinquette arisée et GV 3 ris, "au près" autant que possible (dériveur lourd), donc quasi travers..
Le voilier se comportait super bien, le pilote pilotait correctement et sans forcer. On se sentait très bien et en sécurité.
Cela me fait penser que pour avoir besoin d'un tmt (quand il y a de l'eau à courir), il faudrait des conditions que je ne suis pas près de rencontrer : du F9 au moins. Je srcute la météo, et la corrige largement (je n'ai donc pas été surpris de trouver ces conditions). J'ose quand même l'aventurer au delà de F3 : je sais que le bateau passe, lui.·le 12 jan. 13:42


Domde:J’ai pris dans un orage Méditerranée du 50 n etabli pendant quelques heures sous trinquette et artimon arisé. J’étais surtoilé. Trop tard pour installer le tourmentin. En solo obliger de barrer le pa avait du mal à garder le contrôle. Près des côtes je préférais continuer à faire une route de sécurité plutôt que me mettre à la cap. La mer s’est levée avec des vagues très abruptes difficiles à négocier. J’ai regretté de n’avoir pas pu installer le tourmentin.·le 14 jan. 09:10
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je n'ai utilisé qu'une fois le tmt à la cape entre madére et les canaries avec delta .
autrement le solent arisé sur l'étai larguable par fort mistral du coté du nord baléares mais faire du près ma foi disons presque ...
alain


faby9:"mais faire du près ma foi disons presque ..."

j'ai dit "quasi", la même chose ?·le 12 jan. 20:07


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Assez régulièrement (1-2 fois par an), le tourmentin sur un Muscadet à partir de 5/6Bf, avec 2 ris dans la gv. je dirais pas que c'est confortable ni que ça cape terriblement mais enfin... c'est mieux que sans rien devant, posé dans le clapot ou la houle, ou que couché avec foc n°1 et tout le gréement qui souffre .
Un solent à ris ferait mieux l'affaire, c'est sûr.

Mais ça semble curieux d'annoncer de but en blanc qu'on a un tourmentin sur son canote et qu'on ne s'en servira jamais !


4j4j
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Je dirais que si vous sortez ce document par F5-6 ce n'est pas un tourmentin mais un foc de route. Quelle surface fait il?
Sur mon dauphin de taille comparable à un muscadet les focs étaient les suivants
Génois Legé 22 m
Génois lourd 14m
F1 8m
F2 3,5
Tourmentin 1,5
Je me Servais du F2 presque chaque année avec la Gv suédoise de 8 m. Mais le T n'a jamais servi sauf pour rire
Avec le F2 et la suédoise je remontais au près avec 30-35 nds le vmg était de 1,5 nds mais je remontais, ce qui était rassurant pour s'élever au vent d'une cote.

Sur mon chance le F2 fait 8 m et le T 3,5.je me suis servi du F2 avec 3 riz avec 45 nds je remontais avec un vmg de 2 nds pas plus. Le T n'a jamais servi.


FredericL:Il y a un gros trou entre le F1 et le F2 qui est tout petit, c'est normal de ne pas se servir du tourmentin avec un foc de 3.5 m². Avec un F2 de 5 m² et un tourmentin de 2.5 ou 3 m² on aurait une progression plus régulière et on pourrait utiliser le tourmentin de temps en temps. ·le 12 jan. 20:02
csb:Bonne remarque, mon doigt avait glissé sur le clavier de mon smartphone, le F2 faisait 4,5...

Le plus important est que j'ai testé la remontée au près dans des niveaux de vents et de mer généralement considérés comme du gros temps pour la taille du bateau. Or je remontais, très lentement et assez inconfortablement mais je parvenais à remonter·le 13 jan. 08:16


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Bonsoir,
J'ai de l'eau à mon moulin.
Merci.
Angélus


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Pour ma part,

GV 30m2 (sous-dimensionnée, il en faudrait une de 35) à 3 ris.

à l'étai : Foc de 25m2, sur mousquetons

au niveau du bas-étai : Solent en hydranet de 13m2 arisable (il devient alors une trinquette) qui a sa propre ralingue. (Il s'agit donc de l'EMPLACEMENT du bas-étai, il n'y a pas de bas-étai. C'est la ralingue qui fait office d'étai volant).

L'idée est d'espérer pouvoir faire du près jusqu'à GV 3 ris et solent arisé. Je dis bien "espérer" car selon l'état de la mer, il est probable que le près ne devienne plus possible.

Note importante : il s'agit d'un poids léger (2.6t pour 10m) et le premier ris au près est actuellement pris dès 8-9 nds de vent réel (je pense que le jour où je changerai cette vieille GV Mylar/Taffetas de 13 ans d'âge je réduirai un peu plus tard)

Le TMT de 5m2 est sur mousquetons (sans ralingue). Il est "prévu" d'être mis sur l'étai (à la place du foc) aux allures de fuite.

J'ai songé à faire mettre une ralingue au tourmentin de sorte de le gréer au niveau du bas-étai mais :

1) peu d'espoir de pouvoir faire du près avec (le voilier étant léger...)

2) Je doute sur la procédure : il faudrait affaler le solent (rapide en vrac OU bien le ré-enrouler sur son emmagasineur sachant qu'il faudra au préalable enlever son ris?) et mettre le toumentin à la place. Soit faire ça en gardant une allure de près (et se retrouver un temps sans voile avant..), soit abattre dégréer/gréer et reprendre l'allure de près : Je ne le sens pas ...

Considérer l'usage du tourmentin pour fuite me parait intellectuellement relativement plus reposant. Ca me permet de prendre mes marges de sécurité (par rapport aux prévisions météo). Si par malchance je me retrouvais en situation de devoir le mettre, je verrai à ce moment-là si étonnamment un près est possible (mais je ne compte pas dessus).

Je pense qu'il y a un point très important à étudier/anticiper c'est l'aspect navigation : selon le voilier, se retrouver en fuite avec tourmentin seul (ou avec GV 3 ris , point discutable), le paysage peu défiler très vite. (Comprendre : "la vitesse du voilier peut être importante et il faut anticiper cela sur la route à suivre"). Dit autrement : Dans une telle situation je suppose qu'on doit être probablement psychologiquement impressionné (que ce soit au près ou au portant) et pourtant il faut continuer à aller régulièrement à la table à carte et faire sa route et anticiper la suite.


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Comme toutes les voiles, tout se passe bien si tu l’envoies avant d’en avoir besoin. Même en Mediterannée, les coups de vent sont à peu près bien prévus quelques heures avant.

Sur mon Regent (8,60m), je mettais fréquemment le tourmentin lorsque je devais faire route à partir de 8-9BF. Je le préparais en début de nav et je le gréais quand je sentais le vent monter et tant que le bateau était bien manœuvrable.

Avec le tourmentin et la GV avec 3 ris, la remontée au près était très acceptable. C’est surtout la mer qui posait problème pour remonter, mais ça a toujours été gerable. À la réflexion, je pense d’ailleurs que j’aurais pu/dû affaler la GV, car dans ces conditions le voilier n’a pas besoin de la GV pour lofer, la propulsion apportée par cette voile est nulle, et elle se fatigue beaucoup.

Bref, une voile comme les autres, et surtout plus facile à envoyer vu sa taille quand on n’a pas d’enrouleur.


ulysse 83:Tu continues à faire route au près avec un Regent 8,60m par vent 8-9 BF ?????

Chapeau bas ·le 15 jan. 18:21


nbeaulat:Aucun mérite. Avec la GV basse et le tourmentin bien réglé, et en étant vigilant à la barre (sur le fil du rasoir), ça passe sans problème.·le 15 jan. 18:44
nbeaulat:Je précise que c’était en Méditerranée face au Mistral, donc pas plus de 1m-1,50m de mer. Ça, ça peut faire la différence !·le 15 jan. 19:00
matelot@19001:Tu avais un anémomètre sur ton Régent ?·le 15 jan. 22:14
nbeaulat:Non, le 9BF c’est mon évaluation par rapport aux prévisions météo locales + ressenti :)·le 15 jan. 23:28
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Jeanlouisdu83 à parfaitement résumé la problématique sous tous les aspects de l'utilisation du tourmentin au près par F9-F10 et je crois qu'il y a parfois confusion entre petite voile d'avant (foc 2 ou petit solent) et réel tourmentin qui lui va faire à la louche 7m2 pour un 13m, 5m2 pour un 10m et 3 à 4m2 pour un 8m et faire du près par F8-9 avec la mer qui va avec avec un tourmentin de 3 à 4m2 pour quelques milles ça doit être jouable si on a rien d'autre mais surement lentement et un peu l'enfer, cette voile n'est pas destinée à cet usage, utiliser autre voile ou autre allure.


16h16h
0

Le tourmentin est une petite voile plate, robuste, sans creux, destinée à garder le bateau en fuite dans la tourmente.
D'où son nom


Hubert, de Cherbourg:avec tourmentin et GV à trois ris on peut remonter des vents forts (cela dépende de la taille du bateau bien sur et de l'état de la mer) quand ce n'est plus possible on se met à la cape tourmentin à contre GV débordée et quand cela ne va plus du tout la fuite est une possibilité mais là c'est une autre histoire !·le 15 jan. 18:46
Smart Sails:Remontes tant que tu le peux, et descends quand tu le dois...·le 15 jan. 19:27
ulysse 83:Lorsque le vent est si fort qu'on ne peux plus avoir une GV plus grande que trois ris et une voile d'avant également plus grande que le tourmentin, alors on n'a plus la puissance requise pour faire avancer le bateau.

Au mieux, on fait du sur-place·le 15 jan. 21:54


nbeaulat:Pas forcément je pense. Ça dépend énormément de la mer. Pour les Mesiterraneens : J’ai fait des remontées du golfe de Fos face à un très fort Mistral, c’est long mais on y arrive (mais c’est long je confirme :). Par des conditions plus calmes, il m’a été un jour impossible de franchir le cap Sicié (on faisait au mieux du sur place). Progresser sous tourmentin est vraiment possible, mais dans de bonnes conditions de mer et en étant hyper précis à la barre. Encore une fois, c’est mon avis pour un voilier à voiles endraillees. Pas encore essayé par dessus un enrouleur, mais c’est sans doute beaucoup plus difficile de tenir l’exact cap qui conserve de la portance sans coucher le bateau. ·le 15 jan. 23:38

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