Faire chavirer un voilier

Bonjour , question peut être bête mais bon je débute à la voile. Est ce qu'un quillard avec un T. E de 1,5 à 1,8m longueur environ 10 m pourrait se retourner si la réduction de voile ne se fait pas au bon moment. Car la gîte ça fait flipper !!!

L'équipage
09 fév. 2012
09 fév. 2012
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C'est comme le vélo. Au début ça fait flipper

09 fév. 2012
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Si tu penses à la force du vent, lorsque le bateau atteint l'horizontale, quelle serait la force qui pourrait le faire continuer la rotation?

09 fév. 2012
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Désolé, mais quand le mât est à l'horizontale, le vent sur la coque plus la dérive font une force, qui au moins, peuvent l'empécher de se redresser (Philippe Poupon et son ketch)

Alain :-/

09 fév. 201209 fév. 2012
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Non, car lorsque le voilier arrive à l'horizontale, le vent ne porte plus sur les voiles!!!!
Comme dirait l'autre, c'est fait pour! :-p

09 fév. 2012
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Dans nos contrées :
Un quillard a le centre de gravité beaucoup plus bas que le centre de carène et se redresse toujours, sauf si couché, l'eau rentre par le capot de descente, alors il coule...

Alain :-/

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pas tout à fait exact.
Un bon voilier a un couple de redessement positif jusqu'à un angle de l'ordre de 140° ou un poil plus.
Au-delà, il continue et chavire avec une stabilité la tête en bas.
Dans mon exemple ci-dessus il lui faudra giter de 40° pour revenir à l'endroit.
S'il se remplit progressivement d'eau, sa stabilité à l'envers diminue et il a une chance de se redresser avant de couler.
C'est arrivé aux Damien du côté de la Géorgie du Sud.
Hubert, de Cherbourg

10 fév. 2012
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"Un bon voilier a un couple de redressement positif jusqu'à un angle de l'ordre de 140° ou un poil plus. Au-delà, il continue et chavire avec une stabilité la tête en bas.
Dans mon exemple ci-dessus il lui faudra giter de 40° pour revenir à l'endroit."
Heureusement que tu avais précisé "bon voilier". Malheureusement la majorité des voiliers de croisière actuels feront le tour complet à partir de 110 °

"S'il se remplit progressivement d'eau, sa stabilité à l'envers diminue et il a une chance de se redresser avant de couler." C'est aussi arrivé à de nombreux autres voiliers: 2 Méridiens, Frioul 38, Hustler 32...etc qui sont resté "un certain" temps à l'envers avant de se redresser.

09 fév. 2012
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eh perioh, seule une vague peut te faire dépasser les 90 degrés !!!!!!!!!!!

09 fév. 2012
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Normalement,par la seule action du vent :non , ou alors
l'architecte a oublié de changer les piles de sa calculette ;-)
mais la gîte peut être importante sous rafale ,
90° max théorique et encore il faut insister très très lourdement
et en général on pense à réduire quand même avant d'en arriver là
ne serait-ce que pour le confort .
ph.

09 fév. 2012
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Bonsoir. Intéressant ce fil. Combien d'entre nous s'est fait mettre au tapis c'est à dire plus de 90°? Je commence bibi,lieu Pierre du chenal Perros guirec, voilure, le minimum(tourmentin à poste)ramené du poisson sur le plat bord et varech à hauteur d'homme dans les haubans, mât très engagé le tout s'étant passé très vite comme un coup de poing et enfin le bateau, un Loctudy de 5,20m et dix jours plus tard proche de Port-Bail, le tour dans une déferlante.
Désolé, pas de photos ni de témoins :heu:

10 fév. 2012
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Bonsoir viking. Ben oui, j'ai fait le tour mais le cockpit était recouvert d'un taud pour limiter les entrées d'eau vu qu'il n'est pas autovideur. Mon moteur m'en a voulu longtemps et mon poste radio en garde encore des séquelles et pour mon nez il s'en est remis. Comme dans livre d'Adlard Coles, le coup de canon suivi du noir total et du silence pendant.....un certain temps! Peut être difficile à croire mais bien réel.Précision,construction des débuts avec mât en bois et voiles en coton et des réactions différentes des plus récents(j'en ai connu un sur Port-Bail). Quant au macwester, il a déjà subi du gros temps sans broncher mais, je n'attends pas la dernière minute pour diminuer la toile. Pour l'anecdote, une connaissance m'a dit mardi en voyant le bateau au sec qu'il ne savait pas que c'était un biquille vu que je marchais aussi bien que son aïkido!enfin ex puisque vendu il y a peu.

10 fév. 201210 fév. 2012
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Tu veux dire que tu as fait 360° avec un Loctudy? Quand on connait le bateau, c'est difficile à croire.

Par ailleurs, ton Macwester 27 fait aussi partie des voiliers qui ont une stabilité trés faible. Prudence dans la mer, donc.

09 fév. 2012
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À quel angle de gîte le vent ne porte plus sur les voiles ?

09 fév. 2012
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À quel angle de gîte le vent ne porte plus sur les voiles ?

09 fév. 2012
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45 degres le voilier a tendance a se mettre en crabe ou a lofer fortement, donc il tend a se redresser, heureusement. C'est uniquement une grosse vague prise de travers qui peut faire chavirer, pas le vent.

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pas que une vague par le travers. vent arrière, une bonne prise de vitesse, planté dans le dos de la vague d'après et le bateau a assez d'inertie pour se mettre au tas sur le coup de lof qui suit et avec l'aide de la vague de derrière, qui n'aurait pas réussi cet exploit sans l'élan pris par le bateau.
Ne pas oublier aussi le spi qui reste gonflé même bateau couché ...

Hubert, de Cherbourg

09 fév. 2012
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Merci ça rassure !

09 fév. 2012
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Pour Poupn, c'est faux, il a rajouté un artimon, sans demander a l'archi, le bateau était équilibré couché. Pour coucher un bateau de 10 m, il faut y aller, et surtout avoir la mer pour, sinon, comme en dériveur, a par se coucher, aucun risque.

11 fév. 2012
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Bonjour

On a dit cela, et l'artimon a certainement diminué la stabilité, mais quand il s'est débarrassé du mât, son voilier ne s'est pas redressé. Il a fallu que Peyron lui ramène l’étrave au vent, et rien ne permet d'affirmer qu'il ne serait pas redressé même avec l'artimon !

Quelles étaient les conditions qui l'ont fait chavirer ? Sûrement différentes que quand Peyron est arrivé.

Les 60 pieds de cette époque avaient tendance a se renverser et a être très stables à l'envers, des mesures avaient été prises ensuite.

Mais on est bien loin des soucis de Nico et de nos conditions habituelles de navigation.

Alain:-/

09 fév. 2012
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bonjour il faut retrouver la vidéo du 60' Hugo Boss où l'on voit le bateau sous voile et la quille dehors ..... l'ensemble tient le coup.
Je reste persuadé que ce n'est pas le vent qui nous fait chavirer (monocoque) mais la mer, mais c'est vrai aussi que les deux vont souvent ensemble. Dans la région on sort par fort mistral ou tram car ce sont des vents de terre et en collant la côte on n'a pas de vague.
Gilles

09 fév. 2012
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Voilà!

10 fév. 2012
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Mais la quille n'est elle pas basculante sur ce bateau?

10 fév. 2012
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Oui, la vidéo de Tournesol est impressionnante, amis à ces vitesses-là le vent apparent et son angle n'est plus du tout le même que sur un voilier "moins" sportif. Pas sûr qu'il ferait le même exploit sur une mer formée, ce qui me confirme que ce n'est pas le vent qui est dangereux, mais bien la mer.
C'est aussi la dépression créée au dos de la voile qui fait gîter, voiles bordées à plat et perpendiculairement au vent, il ne se passera pas grand-chose.
Jbol

10 fév. 2012
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Je pense que le bateau part au lof avant, non ?
En clair quand le safran (et/ou la quille ?) n'ont plus d'appui (portance ?) sur l'eau, la tendance naturelle du bateau va etre de se mettre face au vent et de se redresser.
Maintenant, je ne suis pas un spécialiste, je dis peut-etre une grosse co..erie !
Il m'est arrivé un truc du genre face à Sète. J'ai meme mis - par bétise - les barres de fleche dans l'eau (bateau de 9m). A mon avis, ca peut quand meme faire des dégats...

10 fév. 2012
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Sur bénéteau 25 en régatte sous spi par temps assez calme, deux belles rafales nous ont surpris. Couché sur l'eau. Le spi empêchait le bateau de se redresser. La tête de mât devrait être à +- 50 cm de l'eau.

On a libérer la drisse et le bateau s'est redressé en une seconde. Le temps de tout remettre en place et de vérifier que tout le monde était toujours à bord, on était denouveau sous spi. Deuxième rafale à la ligne d'arrivée. Rebelotte. On s'est couché mais un tout petit peu moins. Le spi était sur l'eau, le bateau a pivoté sur lui même et on s'est redressé tout seul.

tout ça c'était sur un 25 pieds. Maintenant avec mon coffre-fort dériveur lesté de 10 T, dès qu'il y a trop de gîte (genre 40°), le bateau dérape fortement, loffe de manière incontrolable et se met face au vent. Le danger pourrait alors venir de l'état de la mer.

10 fév. 2012
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Pas de certitudes car je n'ai jamais vu les déferlantes hautes comme des immeubles .

Dans des conditions ordinaires, il y a peu de risques si on est préparé : Voilure du temps, capots fermés, ...

Le plus gros risque à AMHA c'est d'être pris par surprise :

Petite nav pépère à Pâques de Calvi à Girolata, sous spi les doigts de pieds en évantail sous un beau soleil après une traversée mouvementée .
Une vilaine rafale devant Gargallo couche le bateau avec au moins 60° de gite .
On essaie de larguer la drisse du spi, elle se coince dans l'enrouleur .
Les écoutes sont intouchables vu la tension et la gite .
Le bateau est trainé par le spi dont la tête est à une dizaine mètres du mat, l'étrave dans l'eau .
L'eau commence à s'engouffrer par le capot avant qui était ouvert pour sécher l'intérieur .
La mer était plate, le vent s'est calmé .
On a réussi à larguer l'écoute sous le vent au prix de quelques brûlures .
Le bateau s'est redressé .
On s'est mis vent debout au moteur .
On a mis au moins une demi heure à récupérer le spi entier et débloquer l'enrouleur !
On est reparti les jambes flageolantes et on a passé une journée à Girolata à vider l'eau qui était rentrée par le capot avant et à ranger le bazar .

J'en ai tiré les leçons suivantes :
- interdiction d'ouvrir les capots en mer
- drisse de spi impérativement sur une poulie avec potence pour éviter les interférences avec l'enrouleur
- les écoutes (bras) de spi doivent être largables sous tension .

Indépendamment des courbes de stabilité, certaines carènes deviennent incontrolables au delà de 30° . C'est aussi un problème .

10 fév. 2012
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euh c'est quoi ce bateau si mal fichu à l'accastillage si peu pratique

je ne comprends pas comment la drisse de spi peut s enrouler autour de l 'enrouleur , quand on déroule le genoa ca peut arriver mais la ??
j essaie juste de comprendre pour en tirer des enseignements;, te braque pas
:reflechi: :reflechi:

10 fév. 2012
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Un truc qui n'est pas connu de tous: si le bateau se couche sur un coup de lof, ce n'est pas suffisant de choquer la grand-voile, parce-que la bôme est bloquée par l'eau. Il faut également choquer le hale-bas. Cela permet à la bôme de remonter, et, donc, de vider la grand-voile. J'étais parti au tas, sous spi, probablement 70° de gite, et le bateau est resté couché jusqu'à ce qu'un de mes équipiers libère cette manoeuvre. Le bateau s'est alors redressé tout de suite

10 fév. 2012
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C'était un Puma 29 avec un enrouleur tout neuf dans les années 90 !

A l'époque c'était fréquent les émerillons en tête des enrouleurs se sont perfectionnés depuis .

Il n'est pas facile de contrôler ce qui se passe 10 à 12m au dessus de ta tête !

Le pire ou le plus drôle dans cette histoire est qu'une malheureuse était enfermée dans les toilettes, porte bloquée, pendant tout l'épisode .

Elle en est ressortie sans avoir la moindre idée de ce qu'elle avait risqué .

11 fév. 2012
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Bonjour,
Adlard Coles et Peter Bruce,dans le livre "Navigation par gros temps" abordent ds le chapitre"la stabilité du bateau ds les grandes déferlantes" le sujet en question.Pour ceux qui ne le possèdent pas,il est écrit "qu'un bateau de 10 mètres mal positionné rencontrant une déferlante de 3mètres se trouve en danger de chavirage".

11 fév. 2012
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Bonjour,

Pour répondre à la question initiale, la réponse est non. Le vent pourra coucher le voilier mais ne le fera pas chavirer. Ce sont les déferlantes qui font chavirer un voilier, et pas forcément très hautes d'après les spécialistes.

Je crois que l'on dit qu'une déferlante haute de 1/3 la longueur du bateau peut suffire par le travers. (Jamais essayé)

A+ Sergio
sergeetdomi.blog4ever.com[...]15.html

11 fév. 2012
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Petite mécanique des forces en jeu :

Le vent ne peut pas faire chavirer un voilier...

A+
DD

11 fév. 2012
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Par contre une déferlante...

A+
DD

11 fév. 2012
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euh !!c'est pas parce que le vent seul ne vas pas retourner le bateau que les équipiers ne vont pas tomber à l'eau :lavache:

11 fév. 2012
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Personnellement j'ai déjà chaviré mais bon en classe 8.
Sur la gironde donc aucune vague. départ à l'abatté, empannage suivie d'un départ au loffe, la bome dans l'eau : bateau coupé.

11 fév. 2012
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La voile réserve tout de mème énormement de surprises
et parfois on se demande ce qu'on fait là.
Sur un bateau, tout le monde flippe, a flippé ou flippera. C'est la règle du jeu.
Le bateau laisse assez de temps pour lire les bons ouvrages indispensables
à sa culture marine.
Tout bateau peut chavirer. Autant en ètre persuadé.
Pour le chavirage sur quillard il faut le plus souvent des conditions de mer
en rapport mais une fois partie tout peut arriver.
Par contre tout voileux aura certainement un jour la mauvaise surprise d'ètre couché sur un cout de vent mème par beau temps.
En ètre persuadé aide à ètre vigilent, y compris pour son équipage, pousse à savoir
établir les voiles du temps et à savoir larguer instantanément ce qui doit l'ètre.

11 fév. 2012
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Me voilà rassurée, moi qui flippe quand on gîte trop... :lavache:

11 fév. 2012
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j'avais d'ailleurs failli batiser mon voilier "la flipaudière"

11 fév. 2012
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Et avoir la bôme qui traîne dans l’eau, cela n’est pas dramatique, juste une histoire d’entraînement…
:langue2: :langue2: :langue2: :langue2: :langue2: :langue2: :langue2: :langue2: :langue2:

12 fév. 2012
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un thon a essayé de choper le bout de la bôme qui traînait à la surface des vagues, bien sur pas le temps de faire une photo !

11 fév. 2012
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Ce truc la me rappelle ma vraiment première "navigation",et en rivière (il y a 50ans) tout seul sur le Vaurien de mon frère. A peine une petite risée et "Plouf".
Je me vois encore débarquer tout trempé chez ses amis: Franche rigolade généralisée.
Au milieu de nulle part, c'est certain, on rigole moins (mon épouse encore moins, et mes enfants ne veulent plus monter sur le bateau: Ils savent au moins ce qu'ils manquent).

11 fév. 2012
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NICO0703, ton projet dans ton profil, c'est d'acheter un bateau. Vu ta question, avant d'acheter, peut être devrais-tu prévoir quelques petits stages?

Savoir si ça te plait, te rendre compte de ce que tu ne sait pas et commencer à apprendre un peu, essayer plusieurs bateaux ...

Pour le seul coût annuel de fonctionnement et de maintient en état d'un 10 mètre tu peut te payer 3 ou 4 stages.

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