Etude du voilier 420

Bonjour,

Je suis actuellement en train de mener une étude physique (hydrostatique / hydrodynamique) sur les voiliers en haute mer. Mon modèle d'étude est le célèbre 420 car il permet une première approche simple du problème. Mon but est de déterminer analytiquement la meilleure trajectoire que pourra prendre un voilier, en prenant en compte les variations météorologiques.
Actuellement je suis sur la recherche de l'angle de basculement maximal et optimal. C'est à dire pour un cap donné et pour des directions de vent variables, quel angle devra prendre le bateau pour aller le plus vite sans chavirer.

Mon problème immédiat réside dans la détermination de l'axe de rotation des dériveurs.
Ainsi, si un heureux propriétaire d'un 420 pouvait se manifester cela me serait grandement utile, j'aurais quelques questions à poser.

Merci d'avance.
JL

L'équipage

JulienLJulienL24 déc. 2019 18:41

JulienLPapy-Zoom24 déc. 2019 19:36
0

Bonjour!
j'ai eu un 420 pendant 20 ans, et je ne comprends pas la question, ne m'étant jamais soucié de l'"axe de rotation" de ce bateau.

JulienLPolmar24 déc. 2019 20:11
0

Cela m'a l'air confus comme sujet ( de thèse ?). Mettre dans la même sujet: 420 et haute mer me paraît plutôt antinomique !
Pour la navigation en 420, hormis l'incidence d'un nuage local, la météo est moins importante qu'en haute mer où la durée est à prendre en considération.

JulienLgorlann2924 déc. 2019 20:28
0

Bonsoir,

si la question concerne l' angle de gite du 420, comme sur tous les dériveurs, c' est quand le bateau navigue "à plat" (donc 0° de gite) qu' il va le plus vite.
Le 420 étant un bateau "relativement sage", çà n' est pas toujours très sensible quand on a pas un autre bateau pour voire la différence.
Sur un dériveur genre Fireball, l' accélération est spectaculaire quand on passe d' une gite à ne serait-ce que 10° à un bateau "à plat".
C' est pour çà qu' il y a des sangles de rappel pour le barreur et un trapèze pour l' équipier.

Je pense comme les contributeurs précédents que le 420 n' est pas un bon choix pour ton étude.

Je crois que tu devrais plutôt t' orienter vers un croiseur ou course-croisière dont les polaires sont connues.

Sur ce, Bon Noël à tous!

Gorlann

JulienLJulienL25 déc. 2019 10:59
0

Bonjour,

Merci beaucoup pour toutes ces réponses. Je réalise cette étude étude pour préparer un oral afin d'intégrer une école d'ingénieur. Mon inexpérience dans le domaine m'a mené à étudier le 420, pensant qu'il s'agissait d'un modèle simple à étudier, et que ce voilier naviguait en haute mer ! Je vais donc m'orienter sur un autre modèle. (Je n'ai pas encore décidé)
D'autre part je cherche effectivement à étudier un voilier où l'accélération varie grandement avec l'angle de basculement. Si l'angle de gite est de 0° pour les dériveur alors l'étude n'est pas intéressante.

Il me reste cependant une question, imaginons que l'on veuille aller dans une direction donnée, mais que le vent est de travers, voire pire, de face, ne faut-il pas incliner le voilier un minimum pour conserver le cap et prendre le plus de vent possible ?

Joyeuses fêtes !

Encore merci.

JL

JulienLPapy-Zoom25 déc. 2019 11:4825 déc. 2019 11:50
2

Bien que ce ne soit pas un bateau de "haute mer", je pense qu'un quillard genre Requin ou Dragon serait un bon sujet d'étude.
à lire :
www.hisse-et-oh.com[...]
Bonnes fêtes!

JulienLJulienL25 déc. 2019 16:58
0

Le lien que vous m'avez donné m'aide énormément !
Merci beaucoup !

JulienLawa (ex PiR2Lune)25 déc. 2019 21:14
1

de quel 420 s'agit-il, du dériveur de chez lanaverre des années 60 ou d'un bateau de croisière de chantier suivi du chiffre 420? si oui de quel chantier?

JulienLJulienL26 déc. 2019 11:27
0

Bonjour,

Il s'agit du dériveur des années 60, cependant je me suis orienté vers un quillard , le surprise comme on me l'a conseillé.

JulienLPapy-Zoom26 déc. 2019 11:37
0

Bon choix, il y a aussi le Grand Surprise :
voilehabitable.org[...]

JulienLiclo42027 déc. 2019 15:01
2

Pas trop d'accord : nombre de dériveurs vont aux contraires gagner en vitesse avec des angles de gites différents. Pas pour rien que dans du vent faible les optimistes sont à la contregite à mort pour réduire la surface mouillée.
Pour le 420 dans du vent faible à médium, c'est légèrement gité qu'il va marché le mieux, pas parfaitement à plat.

JulienLJulienL27 déc. 2019 23:35
0

Bonjour,

Oh, je ne savais pas ! Même si j'ai stoppé l'étude du 420, c'est intéressant !

JulienLPolmar25 déc. 2019 12:3825 déc. 2019 12:40
0

Ou un classe J, ou un 12 m JI. Des voiliers dessinés pour naviguer gités afin d'augmenter la longueur de la flottaison (dynamique) et par conséquence la vitesse; puisqu'elle est directement proportionnelle à la longueur.

Bon courage pour l'oral. Pour l'instant cela ne me paraît pas gagné.
Quelle est la durée du supplice? Si c'est court, le sujet doit être traité différemment d'une présentation longue.
De toute façon, souvent le jury ne va pas au fond de la question s'il voit que le candidat maîtrise; par contre, si tu rames, il risque de te faire vraiment ramer :-(

JulienLJulienL25 déc. 2019 16:45
0

Merci beaucoup !

C'est un oral qui aura lieu en juin 2020. J'ai donc par conséquent un peu de temps devant moi pour mener à bien cette étude.
Je suis plutôt content de pouvoir prendre contact avec des personnes qui en savent long sur le sujet, j'ai l'impression de pouvoir enfin sortir la tête de l'eau (sans mauvais jeu de mot), et de pouvoir enfin appréhender mieux le sujet.
J'ai commencé cette étude l'année dernière en octobre 2018.

JulienLsylvz125 déc. 2019 12:58
2

Le livre "ÉLÉMENTS DE VITESSE DES COQUES" de J.M. Finot pourra peut-être t'apporter un début de réponse...

www.finot.com[...]

JulienLPhil o zoo25 déc. 2019 14:35
0

Oui, il faudra potasser un peu le sujet, car s'il y a dans le jury quelqu'un qui pratique un peu la voile, il risque de poser des questions "embarrassantes"... comme par exemple demander comment "aller dans une direction donnée avec le vent de face".

JulienLJulienL25 déc. 2019 16:47
0

Effectivement, je suis loin d'être un expert en manœuvre de voilier.
Puisque cette question viens d'être posée, j'avoue ne pas connaître la réponse.

JulienLawa (ex PiR2Lune)25 déc. 2019 21:36
0

www.cours-voile.fr[...]

un bouquin de base: Au large de gliksman
un autre bouquin , aerodynamique de la voile par Manfred Curr

le bouquin de JM Finot est aussi intéressant pour le sujet

c'est un vaste sujet, il y a ensuite l'établissement de la polaire d'un voilier qui fait la relation entre le vent (force),les allures (par rapport à la direction du vent réel), les réglages en fonction du vent apparent, les vitesse sur l'eau

"la meilleure trajectoire que pourra prendre un voilier, en prenant en compte les variations météorologiques":faut-il y integrer la notion de vitesse, avec prise en compte des vagues liées au vent?

Bon courage

JulienLflaneur02 jan. 2020 09:38
0

bonjour, la réponse est: en louvoyant. chercher sur le net la notion de zone ou secteur de louvoyage pour un voilier. On y comprends alors quelles sont les différentes allures. cordialement.

JulienLmissingdata25 déc. 2019 15:14
0

Bonjour,
Oui il te faut partir sur l'étude d'un quillard, si possible rapide pour bien voir les différences de vitesses, je pense à un surprise...
Sinon dans tes paramètres variables il y a bien sûr la direction du vent mais aussi sa force.
L'influence du clapot me semble très difficile à modéliser, donc la mer sera plate.
Question à se poser : faut-il prendre en compte le phénomène de planning, ou déjaugeage, qui change totalement les données de vitesse et qui ne peut se produire que lorsque le bateau à une gite proche de zéro ?

JulienLJulienL25 déc. 2019 16:51
0

Bonjour,

J'ai effectivement pris en variable la force du vent, pas de problème de ce côté là. Je vais faire de plus amples recherches sur le déjaugeage ou le planning, c'est la première fois que j'en entends parler.

Merci de m'en avoir parlé !

JulienLPietje Scramouille25 déc. 2019 18:46
2

pour avoir une petite idée comment avance un bateau à voile face au vent je te conseille le Cours des Glénans

JulienLeuropa125 déc. 2019 18:57
2

Bonjour,

en effet tu semble partir d'assez loin.

D'abord, pour la question d'aller face au vent à la force du vent, rassure toi, il y a en effet une solution, mais pas avec des voiles...

Cependant, ce n'est pas la question, bien que tu évoques dans ton premier message plusieurs sujets très différents (et qu'il vaudrait mieux que tu en choisisse un seul).

Je reprend ton message:
- "étude physique (hydrostatique / hydrodynamique) sur les voiliers en haute mer." : A ce que j'en comprend, il va s'agir principalement des interactions vents/coque+voiles/vent.

  • "de déterminer analytiquement la meilleure trajectoire que pourra prendre un voilier, en prenant en compte les variations météorologiques." : Ce problème relève du "routage". De bons résultats sont obtenus à partir des prévisions météos et des "polaires" du bateau. Ces polaires peuvent être précalculées ou prédéterminées expérimentalement. Ensuite le calcul est assez simple et cela est fait depuis le milieu des années 1980. En fait c'est un calcul sur un graphe représentant la surface navigable discrétisée.

  • "Actuellement je suis sur la recherche de l'angle de basculement maximal et optimal. C'est à dire pour un cap donné et pour des directions de vent variables, quel angle devra prendre le bateau pour aller le plus vite sans chavirer." : Là, il y a 2 questions/sujets complètement différents:

  • "Le chavirage" c'est à dire la stabilité. Ce n'est pas un choix de navigation mais de conception. Pour ce critère, le 420 comme bateau de haute mer est en effet un contresens.

  • "l'angle ... optimal" c'est à dire la "gite" optimale. Là, la conception du bateau va être adaptée à un programme entre autre, car de ce programme va découler la capacité de l'équipage à utiliser son poids propre pour influencer l'équilibre du bateau.
    Sur un dériveur comme un 420, le poids des équipiers est décisif, en conséquence, les équipiers sont capable de la tenir à plat, la carène est donc conçue pour. Pour un bateau de croisière ou pour du solitaire au large, ce poids des équipiers ne peut rien changer, c'est le lest et la forme de coque qui assurent l'équilibre et les choix fondamentaux sont fait à la conception par l'architecte et il est bien improbable que la bonne solution soit une autre que celle qui a été prévue...

Le second sujet (routage) peut être le moins risqué pour toi.
Par ailleurs, un petit stage de dériveur dans un point plage (3 fois 3 heures) pourrait être un investissement rentable...

JulienLJulienL26 déc. 2019 11:38
0

Bonjour,

Effectivement, décortiqué de cette manière je me rends compte que mon message n'est pas clair.
Je vais recommencer du début pour partager la reflexion que j'ai eu, en ajoutant les nouveaux éléments que ce forum m'a donné.

Le but de ce projet est de déterminer la meilleure trajectoire que peut prendre un voilier, en haute mer, en prenant en compte les conditions météos.
J'ai séparé le problème en 2 : -étude de la voile :
Pour un cap donné, quel angle faire prendre à la voile pour aller le plus vite ?

==> la force du vent exercée sur le voilier entraîne le basculement de ce dernier
D'où :
-étude de la stabilité :
À partie de quel angle (de gite) le voiler chavire. Pour une force de vent donnée quel angle prendre ?

Je pensais que en résolvant ces deux problèmes j'aurait ma conclusion.
Ce forum m'a montré que :
Le 420 ne navigue pas en haute mer.
Les polaires me permettent de résoudre une partie du problème.
Il faut prendre en compte le dejaugeage et le planning.
Il faut que je lise tout les livres que vous m'avez envoyé.

JulienLJulienL26 déc. 2019 11:43
0

Par ailleurs , à partir de quand est-il plus favorable de commencer un petit stage, pour pouvoir vraiment m'imprégner du sujet ?

JulienLTomate25 déc. 2019 19:06
1

Le mieux ne serait il pas d'essayer d'en faire? s'inscrire dans une école de voile. Un stage d'une semaine.
C'est dommage l'été est passé.

JulienLCHADO alain25 déc. 2019 20:50
2

En Prepa d'école d'ingénieur c'est bien de s'orienter vers la voile. Aérodynamique, hydrodynamique, résistance des matériaux, physique statique et dynamique, électricité, électronique, météorologie, et autres...sont les mamelles du métier......qui vont te prendre quelques années avant de maîtriser le sujet. Aujourd'hui la tendance est au travail en équipe pluridisciplinaire et les voiliers ne naviguent plus à la gite, ils volent sur leurs foils.
Alors, si tu veux épater ton jury, à ce stade, concentre toi sur un point particulier de ce champ d'intérêt.
Montre ta passion, et c'est gagné!

JulienLcsb26 déc. 2019 12:40
1

En plus des livres cités ci-dessus dessus et qui sont effectivement très bon, je recommande également "architecture du voilier" de Pierre Gutelle. Très complet mais pédagogique en même temps.

JulienLJulienL26 déc. 2019 13:17
0

C'est noté, je fini d'abord ceux que j'ai à lire, cela va sûrement me prendre la journée.

Encore merci pour toutes ces informations.

JulienLPhil o zoo26 déc. 2019 20:58
0

Julien, commence par le début, le B A BA, avant de parler de "basculement" ou de chavirage à un certain angle de gite...
Ce n'est pas que le vent qui fait "basculer" un voilier, mais aussi la force hydrodynamique sur la quille et/ou la dérive.
Fais un tour en 420, remonte la dérive et tu verras que tu basculeras moins...

JulienLJulienL27 déc. 2019 23:39
0

Bonjour,

Je sais bien que je commence vite, sans être vraiment dans le milieu, c'est mon grand problème. Le fait est que j'ai très peu de temps libre m'empêche de faire un truc en voilier. Vu que beaucoup d'entre vous m'ont conseillé de au moins faire un tour, je prendrai le temps après les écrits qui sont en mars-Avril pour pouvoir bien comprendre comment cela fonctionne en situations réelles. Pour l'instant je vais devoir me guider avec vos indications, et comprendre le fonctionnement même sans expérience.
Je me suis rendu compte évidemment après analyse physique que la force hydrodynamique est très importante, même si je ne l'ai pas mentionnée. Je suis justement en train de chercher comment l'exprimer.

Merci beaucoup.

JulienLJulienL27 déc. 2019 23:40
0

Un tour*

JulienLflaneur30 déc. 2019 18:29
0

un voilier se déplace entre deux fluides, l'air et l'eau. la dynamique des fluides s'applique de la même façon mais la densité des fluides est différente. il est possible de calculer les forces de propulsion (vent dans les voiles) et les freins (résistance de la carène) puis de montrer comment le voilier avance (vitesse et dérive). le point de rotation autour duquel le bateau pivote est le métacentre transversal, il est variable à chaque angle de gite. connaissant le métacentre on calcule le moment de redressement pour chaque angle de gite. l'approche scientifique de la dynamique du voilier est très riche et il est indispensable de procéder méthodiquement pour acquérir les bases et progresser. une bonne connaissance de l'outil mathématique est un avantage. cordialement.

JulienLJulienL01 jan. 2020 19:5401 jan. 2020 19:55
0

Bonjour,

Ayant des bases solides en mathématiques, je pense pouvoir m'en sortir, je remarque que le voilier va pouvoir tourner autour d'un point particulier. Arrêtez moi si je me trompe, lors du déplacement, on va effectivement avoir :
- une force de propulsion (qui peut être modélisé comme une résultante des forces s'exerçant sur la voile en un point, ce dernier va différer en fonction de l'angle et de la forme de la voile)
- une force résistante, généré par les frottements avec l'air (je me demande d'ailleurs si on ne peut pas tout regrouper en prenant en compte aussi les frottements avec l'eau, pour modéliser "une" force résistante)
- une force latérale qui s'exerce sur la quille

Le voilier va donc pouvoir tourner autour de son axe de gite, et autour d'un point qui sera le centre de rotation du mouvement généré par la force latérale et la force de propulsion (qui peut avoir une composante dans le sens du mouvement et une composante latérale)
Je suppose donc que le métacentre transversal est ledit point.
Est-ce correct ?

Cordialement.

JulienLiclo42027 déc. 2019 15:05
0

Si le but est de traiter le sujet de manière pas trop poussée (ce n'est pas une thèse en dydrodynamique visiblement), je pense que n'importe quel bateau pourra faire l'affaire, aussi bien un dériveur qu'une unité plus lourde. Le choix le plus logique serait peut-être alors de choisir un bateau potentiellement disponible (club / école de voile).
Si j'étais membre d'un tel jury, une des questions que j'aurai tendance à poser est : avez-vous barré le bateau en question, histoire de confronté votre théorie à la pratique...

Donc, je pense qu'un dériveur, tel que le 420 pourrait tout à fait convenir (Ok, j'avoue, je suis amoureux de ce petit dériveur, le mien dort bien au chaud sur sa remorque dans mon garage)

JulienLJulienL27 déc. 2019 23:43
0

C'est vrai, je pense faire un tour avec l'un d'entre vous si possible après les écrit pour pouvoir mieux appréhender le sujet, je pense que cela me guidera, et je saurais enfin comment fonctionne ce que j'étudie !
Le 420 reste en suspens pour l'étude, sachant que je ne trouve pas toutes les données que je veux, alors que lors de l'étude du Surprise, beaucoup de données ont été trouvées facilement.

JulienLflaneur29 déc. 2019 20:12
1

bonjour, la question posée comporte plusieurs aspects: le fonctionnement du voilier et ses performances, les conditions météorologiques et l'état de la mer, le parcours entre A et B. l'approche technique est donc à faire dans les différents domaines. pour le voilier il suffit de comprendre les actions des différentes forces à la fois sur la voilure et sur la carène. l'approche météorologique comporte la connaissance des phénomènes météo mais aussi les systèmes de prédiction et leur fiabilité. la recherche d'un optimum est le croisement des deux approches avec la notion de routage et des segments isochrones. tout est accessible mais il faut avancer méthodiquement.
le choix d'un dériveur complique l'approche car l'équipage est assimilé à un lest mobile, le plus simple est d'étudier un monocoque à gréement bermudien et à déplacement archimédien. derrière ces mots il y a simplement le bateau que dessine un enfant. la connaissance du planning n'apporte pas d'élément nouveau au raisonnement. si vous le souhaitez un programme de travail sur dix semaines est possible. cordialement.

JulienLJulienL01 jan. 2020 19:58
0

Bonjour,
Merci pour votre conseil sur le monocoque à gréement bermudien !
Je suis plutôt partant pour le programme que vous conseillez si vous me donnez un peu plus d'informations, car le temps est ma ressource la plus rare.
Merci beaucoup,
Cordialement.

JulienLMécaflu30 déc. 2019 06:5130 déc. 2019 06:53
1

Bonjour Julien,
Mis à part le choix du bateau, le problème que tu expose est décomposable en 3 :
1- détermination de la vitesse du voilier en fonction de l'angle et de la force du vent. C'est le tracé des polaires, qui peut être expérimental ou théorique, dans ce cas il existe des logiciels de conception utilisés par les architectes navals, ce sont les VPP ( velocity prediction program ) Je pense que c'est ce que tu veux réinventer.
2- les fichiers GRIB qui positionnent des vecteurs vent sur une carte et dans le temps. Voir Sailgrib, par exemple.
3- le routage qui utilise les 2 éléments ci-dessus pour déterminer par itérations successives la meilleure route entre 2 points.
Bon courage.

JulienLJulienL01 jan. 2020 19:21
0

Bonjour,

C'est exactement ça ! J'ai désormais tracé les polaires du modèle que j'ai pris : Un quilleur, le Surprise.
J'ai encore quelques difficultés à utiliser le logiciel BlueWater Racing, notamment dans l'utilisation des fichiers GRIB. Si vous avez des conseils sur ce logiciel ou Sailgrib, je suis preneur.
Et je n'ai pas encore attaqué la troisième partie.

Merci beaucoup !

JulienLflaneur04 jan. 2020 14:33
0

un graphique "polaire" représente plusieurs données sur un plan en 2 D. un point est repéré par rapport à sa position angulaire (rose centrée) et sa distance par rapport au centre (vitesse du bateau sur l'eau). une succession de points, reliés par une même ligne, donne les performances pour une force de vent apparent. ces données proviennent de calculs utilisant deux autres polaires, celle de la voilure et celle de la carène du bateau. Cette approche permet une approximation satisfaisante qui sera ensuite vérifiée sur l'eau. il manque deux informations importantes: la dérive (prévoir entre 7 et 10° auprès par vent fort) et l'impact des vagues formées par le vent (très variable), il sera utile d'en tenir compte dans une navigation hauturière. en général on utilise les polaires pour connaitre la vitesse "cible" à atteindre avec le bateau et on compare les résultats pour mesurer la performance relative (90% de la vitesse cible par exemple). les fichiers GRIB décrivent le vent probable dans une situation météorologique prévisionnelle (avec un maillage défini) en un lieu et un instant donné. ils ne donnent pas les informations fines locales liées au système nuageux et un voilier qui se déplace lentement y sera sensible. sous ces réserves les polaires de vitesse et les fichiers GRIB sont adaptés pour faire des simulations d'une route. la méthode consiste à procéder par segment d'une durée d'une heure de navigation et de chercher ensuite la route optimale pour rallier les points de départ et d'arrivée. on utilise un logiciel de routage conçu dans ce but. ces logiciels permettent d'intégrer des contraintes telles qu'un vent maximum ou des zones à éviter. bien entendu ce sont des prévisions et il faudra s'adapter à la réalité.

JulienLMécaflu30 déc. 2019 07:15
1

Tiens, télécharge le pdf sur ce lien, ton exposé est peut-être fait.
www.researchgate.net[...]

JulienLPolmar30 déc. 2019 08:47
3

HS
Un fil de discussion constructif avec un candide qui prend en compte les apports des uns et des autres, apports sans la moindre trace d'acrimonie!
C'est bien sympa! :-)
Fin du HS

JulienLJulienL01 jan. 2020 19:41
0

Bonsoir,

Je voudrais savoir si il y a quelqu'un qui possède un Surprise ici ? Cela me serait d'une grande aide.

Merci d'avance !

JulienLEssai02 jan. 2020 14:44
0

Un petit point juste comme ça :

Quand un voilier navigue, les phénomènes physiques en jeu sont strictement indépendants de la taille du voilier.
Strictement exactement les mêmes lois physiques s'appliquent à

(voilier radiocommandé 1 mètre de long)
et
(yacht à voile de 88 mètres).

La meilleure preuve, c'est qu'on utilise encore des tests sur modèles réduits pour déterminer le comportement sur les bateaux grandeur nature :
En aérodynamique (voiles) :


En hydrodynamique (coque) :
(la taille des installations nécessaires ...)

Donc, du point de vue physique, étudier un modèle réduit de 1m, un voilier de 10 m, ou un yacht de 100 m, c'est du pareil au même. La ou ça risque d'être pas pareil, c'est le point de vue financier. Mais ça n'a rien à voir avec la physique.

JulienLEssai02 jan. 2020 14:5002 jan. 2020 14:56
0

Encore un autre petit point :

Les efforts sur un voilier, ça serait du style :

Extrait du livre : www.amazon.com[...]

Sauf que :

Rien n'est fixe, (certainement pas les points CE et CLR de l'image ), rien n'est constant. Et tout est interdépendant. Le plus extraordinaire et le plus inconcevable de l'histoire, c'est qu'un voilier puisse maintenir tout seul une route relativement stable (barre amarrée ou libre selon ...)

JulienLvoilic04 jan. 2020 18:31
0

Bonsoir

Rapide survol du fil (amusant, car avec triple passé de voileux-ingenieur-enseignant) :

De nombreuses 'idioties' naturelles pour un non-voileux (pensez a la bouteille de coca ou la jeep des 'dieux tombes sur la tete')

Années 70 mon mémoire portait sur la voilure (curry et cherel)
Cela a bien changé depuis....

Quel est l'objectif de l'étude ?
Car (comme dit plus haut) VPP+grib=routage (maxsea ou virtual Regatta)
Où bien simplement reformuler une modélisation en intégrant toutes les études depuis 30 ans : exprimer la voile en termes de mécanique des fluides.

PS j'ai vu un p.gutelle a vendre...

JulienLJulienL14 jan. 2020 16:27
0

Bonjour,

Je remet le sujet à l'ordre du jour, il y a t-il quelqu'un ici qui est l'heureux propriétaire d'un Surprise ?
Ou sinon es ce que quelqu'un saurait comment trouver les coefficient de portance et de trainée dudit Quillard. (pas de manière expérimentale, je sais déjà que c'est déterminé en soufflerie, je parle de les trouver sur internet).

Merci d'avance.
JL.

JulienLPapy-Zoom17 jan. 2020 22:41
0

Il y a un nouveau propriétaire, mais apparemment, il navigue dans le Golfe de Guinée (Lat 0°N, Lon 0°W)...
www.hisse-et-oh.com[...]

JulienLEssai21 jan. 2020 12:30
0

Ben ,c'est tout simple :

Je n'ai RIEN compris à la question.
Il faudrait expliquer un peu mieux ce que vous recherchez.

Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement.

JulienLGibsea8421 jan. 2020 13:0621 jan. 2020 13:24
0

Bonjour,
Ton sujet est-il pour ton TIPE ou pour une école particulière ? (je pense que c'est le TIPE car le thème cette année est "l'océan")(pour ceux que ça intéresse : fr.wikipedia.org[...] )
Auquel cas il faut bien avoir conscience que 10 minutes passent très rapidement (je suis passé par là il y a quelques années). Quelle est ta "majeure" MP ? PC ? PSI ? L'idéal est d'appliquer des notions du programme. Ici typiquement il pourrait s'agir de définir un modèle simplifié de voilier que tu serais capable d'expliquer qui t'amènerait à une équation aux dérivées partielles que tu maîtriserais complètement (il y a 10 minutes où tu passes sur le grill derrière >> ne pas sous-estimer les stress induit) dont tu donnerais une solution.

JulienLPolmar21 jan. 2020 13:42
0

Les maquettes en bassin de carène peuvent arriver à faire choisir une forme de carène; qui en vraie grandeur est une catastrophe.
Pour exemple : Le 12 m JI Mariner qui eu droit à voir son 1/3 arrière amputé et changé.
Les coefficients de Reynolds n'ont pas le même impact à l'échelle 1 et à une échelle inférieure.
D'où des maquettes de plus en plus grandes (1/2 et plus), d'où des bassins de plus en plus grands (Val de Reuil: 600 x 15 x 8 m; plus d'eau dans le département lors de son remplissage initial! :-(), des protos à l'échelle 1.
Sans doute que les simulations numériques sont plus performantes. Mais surtout, elles permettent de tester plein de configuration.

Votre réponse

Merci de contribuer aux réponses sur HISSE ET OH !

Merci de vérifier de bien répondre au sujet. Fournisser des détails sur votre réponse et partager votre expérience et vos recherches !

Mais éviter de …

  • Demander de l'aide ou de répondre à une autre question (utiliser les commentaires dans ce cas).
  • Porter un jugement et manquer de respect dans votre réponse.
  • Pour plus d'information, consulter la FAQ et la Charte de HISSE ET OH !

Déposer un fichier ici ou Cliquer pour envoyer