Et des naufragés , vous en avez récuperé ???

Suite au naufrage de joyon , la discussion du diner portait sur les naufragés .
j'ai vieux copain qui a recuperé un radeau de survie avec les passagers d'un voilier du coté des galaps. juste en restant en standby sur VHF .
Une fois ,j'ai récuperé un bombard C3 en pleine mer . Il n'y avait personne à bord ; heuseusement !
Une autre fois , nous avons spotté un tronc d'arbre bizarre : c'était un naufragé .
nous l'avons habillé ( avec mon plus beau tee-shirt )nourri et l'avons débarqué sur une ile .qu'il se démerde !
Plus tard , nous avons sû que c'était un prisonnier échappé d'un bagne ( ile )

L'équipage
23 août 2011
23 août 2011
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oui, un MOB, une fois.

24 août 2011
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Salut Pilote
et le Papy dans l'eau à Port Haliguen vers 5 h du mat?

24 août 2011
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yes ! Je ne sais pas s'il applique les bonnes résolutions prises ce jour-là : partir avec son gilet, des vètements de rechange, de quoi manger ; mettre une couverture de survie à bord.....

Longue pêche au bar du côté de Houat ile aux chevaux et béniguet

François

24 août 2011
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Il y a quinze jours, j'étais au mouillage à Fare, Huahine, quand ma femme voit un nageur à l'extérieur du lagon, dans l'axe de la passe, levant le bras désespérément. Le temps de mettre l'annexe à l'eau, on a failli le perdre de vue. Il était entrainé vers le large, happé par le courant. Il a eu de la chance, car la nuit n'était plus très loin.

24 août 2011
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deux gamins, en Baie de Quiberon, dont l'Optimist était en train de couler; j'étais en Challenger Micro, en solo, et j'ai fait l'erreur de les ramener au port sans prévenir personne : panique des parents qui ont trouvé le bateau vide, ils étaient à juste titre furieux pour la trouille qu'ils avaient eu!

24 août 2011
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bonjour ,
une fois en allant en corse j'en ai récupéré un qui etait parti de porquerolles pour calvi à la nage en suivant les ferrys ,mais comme le ferry allait trop vite il s'etait perdu ,quand je l'ai repeché il m'a assuré qu'il recommencerait mais cette fois la avec des palmes .......
alain :doc:

24 août 2011
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Lors du Tour du Finistère 1993 sur un Sélection:

"Nous sommes sous GV et solent à 80 ° du vent, et le JOD tente un coup de spi pour nous décrocher. Ils affalent après deux départs au lof, mais un équipier tombe à l'eau dans la manœuvre. Nous le récupérons, passons la ligne et allons rapidement vers le JOD pour lui redonner son équipier.
Bizarrement, alors que la manœuvre permet à l'homme à la mer de repasser à son bord à pied sec, il saute à l'eau ! Et le JOD allume son moteur pour le récupérer d'où abandon !"

24 août 2011
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en rentrant d'Angleterre vers la France, on a tiré un ferry qui avait oublié de faire le plein avant de partir,
depuis ma boite mail est pleine des messages des 2600 passagers qui n'arrêtent pas de nous remercier ...

24 août 2011
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Dis donc, doit être un peu sur le cul, ton gibsea, avec dans les coffres du bout de 200 mm !

24 août 2011
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bilou! , ton ferry , c'était pas du coté de Marseille ???

24 août 2011
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Oui une fois alors que je naviguais au bout de l'estuaire de Gironde,
C'était vers la bouée n° 6 ou un peu avant pour ceux qui connaissent.
J'entendais une voix mais je n'étais pas certain. J'ai laissé tombé et puis cela a insisté. J'avais beau regardé autour de moi le plus loin possible je ne voyais rien.
Mais c'était sinistre alors j'ai fini par insister et ne plus lâcher.
En regardant plus loin encore j'ai vu un point sur l'eau et je me suis dérouté pensant que c'était un petit bateau en panne de moteur. De loin ça ressemblait à ça.
En me rapprochant j'ai constaté un jet ski à la dérive sans pilote dans le chenal.
J'ai compris que la voix que j'entendais était sûrement lui.
J'ai alerter d'abord le sémaphore de pointe de Grave qui ma orienté vers le cross.
Je me sentais ridicule car je n'étais pas certain.
J'ai vu rapidement l'hélico de Rochefort, Le cross m'a demandé de rester sur zone et de récupérer le jet pour ne pas qu'il dérive.
J'étais seul et j'ai abimé ma coque pour récupérer l'engin.
Il n'y avait pas trop de houle mais un peu quand même.
Tout a commencé vers 17h30. et je voulais rentrer mais je ne pouvais plus.
J'ai vu arriver la snsm, des jet ski de la sécurité (? je ne sais pas d'où ils sortaient?) et plein de gens à qui j'ai précisé l'endroit ou j'entendais une voix.
A la VHF on a vite été fixé. Un homme était attendu par son épouse et ses 2 enfants à La palmyre. Il n'était toujours pas rentré.
Parti seul et pas revenu.
J'ai eu l'autorisation de repartir vers 20h. J'ai donné le jet et mon amarre de remorquage (mon bateau était un first 260). A l'écoute de la VHF j'entendais que les secours allaient bientôt arrêter les recherches car la nuit tombait.
Je me suis senti mal de n'avoir pas retrouvé cette personne qui devait me voir mais que je ne voyais pas. Je me sentais responsable et plus que mal à l'aise.
J'ai coupé la VHF et je suis rentré à port médoc où j'étais alors.
J'ai rallumé en rentrant et il venait de le retrouver avec la caméra thermique de l'hélico de Rochefort venu en renfort.
Il l'ont retrouvé vivant. Il a retrouvé sa famille. très bien et tant mieux.
La semaine après je suis allé récupérer mon amarre à la snsm de Royan. Il m'ont remercié. Ils m'ont expliqué que cet homme était parti seul en scooter sur le banc de la mauvaise pour faire le pitre. Il est tombé à l'eau.
Le courant l'a emporté vers le large (il l'ont retrouvé à 1 mille au sud de la n°2 pour ceux qui connaissent)alors que le vent soufflait au sud et que le scooter partait au nord. Il n'a jamais réussi à rejoindre son engin.
Il a expliqué à ses sauveteurs qu'il a vu un cargo lui passer à coté (je l'ai vu aussi puisqu'il est passé à coté de moi aussi), que les sauveteurs lui sont passés à coté plusieurs fois sans jamais le voir et idem pour l'hélico.
Seule la caméra thermique l'a repéré dans l'eau.
Dans l'eau on voit les autres mais eux nous voient pas. Enfin c'est ce que j'ai compris plus tard.

Je n'ai jamais eu de nouvelles de lui. Je ne sais pas qui c'est. Il n'a jamais cherché à me rencontrer. Moi j'aurais bien aimé je ne sais pas pourquoi.
Je ne me sens pas un "héros" mais la snsm de Royan, lorsque je suis allé chercher mon amarre m'ont quand même dit qu'il me devait sans doute la vie. De toute façon n'importe qui aurait fait la même chose.
On ne fait pas ça pour voir son portrait dans la une du journal du coin. Et même si je suis un peu frustré de ne pas l'avoir vu ou rencontré je suis satisfait qu'il ait sauvé sa peau.

L'année dernière je me suis abonné à la snsm de Royan. J'ai raconté mon histoire au responsable. IL s'en est très bien souvenu de cette histoire. Et je lui ai dit que c'était moi. Il se rappelait de ce sauvetage. Il m'a redit que le gars avait eu chaud aux fesses (ou plutôt froid dans son corps).

Je suis content tout de même. Quand je passe dans le coin, et c'est souvent, je m'en souviens.

C'est aussi pour cela que la mer me fait peur. En réalité je suis un plaisancier pas un marin. Juste un plaisancier. La mer pour le plaisir. Le reste c'est trop dur, pas pour moi.

24 août 201124 août 2011
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juste ça :

:pouce: :bravo: :bravo: :bravo:

25 août 2011
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Bravo ! Voici un gars bien, sérieux et modeste. Félicitations... je ne sais pas si dans ce cas je n'aurais pas cru à une hallucination.

24 août 2011
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Je viens de lire toutes les contributions...et il m'est revenu à l'esprit que, un jour dans les années 60, j'ai secouru un petit gars, en train proprement de se noyer.
Je devais avoir une quinzaine d'années et je revenais de la pêche avec le "petit canote" du grand-père d'un copain, mu par un antique hors-bord Goïot (pardon, pas un hord-bord, une "moto-godille" disait-on à l'époque).
Je rentrais dans le port d'Audierne, et en passant devant Poulgoazec, au pied de la petite église, je remarque sur la plage une agitation frénétique d'un groupe de gamins d'une colonie de vacances. Intrigué, je me suis approché et c'est alors que j'ai aperçu, dérivant dans le courant de marée descendante un gars en train manifestement de se noyer. Il faisait aussi partie de la 'colo', ils jouaient tous au foot sur la plage quand le ballon est tombé à l'eau. Il avait voulu le ramasser, avait trébuché, et ne sachant pas nager avait été emporté par le courant du chenal qui borde la plage.
Je l'ai rattrapé au bout de quelques instants, l'ai saisi sous les épaules, et c'est là que j'ai compris ce qu'était l'énergie du désespoir, le gars s'est accroché à moi de toutes ses forces et j'ai pu le remonter à bord de mon fier canot de 3 mètres. Ecroulé entre les bancs, ses copains l'ont allongé sur le sable où il a pu vomir toute l'eau ingurgitée.
Je suis reparti tranquillement, pendant qu'un moniteur affolé arrivait en courant.
J'aurais du rester discret, mais je n'ai pas pu l'après-midi m'empêcher d'aller prendre de ses nouvelles. Il allait beaucoup mieux, et ma foi, oui, j'étais fier de moi !
Le directeur de la colo a voulu à tout prix me donner un billet de 1000 frs de l'époque, ça m'avait permis de faire un plein au Goïot et un autre à ma Mobylette !

24 août 2011
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3/4 milles de la cote, ligne de traîne , traque aux maquereaux, mer belle, vent de terre 10/15 noeuds :une planche à voile........assez loin.......machinalement mon regard est attiré par cette voile qui se relève, qui se couche puis se relève encore et se recouche aussitôt? pour ne plus se relever ...........rembobinage de la paravane , cap sur la planche, pour voir ........
le petit gars totalement épuisé , incapable même de se mettre à plat ventre sur sa planche ........
galère pour le hisser à bord ............
retour plein pot au port , il s'est refait ,allonger au fond du cockpit

pêche aux maquereau foirée !.............

25 août 2011
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bonjour,
je n'en parle jamais,mais,14 &avril 1974,naufrage de la marie yannick de la compagnie armoricaine de transit ,5 vivants & 4morts 8H de repechage dans 50 nds de mistral ,
la marine française y a détruit partiellement un escorteur d'escadre (la bourdonnais)
qui est parti à la casse l'année d'après .
alain

25 août 2011
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bonjour
dans les années 70 dans le golfe du Morbihan nous étions à la pêche sur le pêche promenade de mon père . sur un bout de rocher 3 personnes attendent près d'une barque avec un HB . celui ci était en panne et ils n'arrivaient plus à repartir. en s'approchant on voit 2 superbes filles d'une 20taine d'années et un gamin entre 10 et 12ans.
on a redémarré le moteur et ils ont pu rentrer. Rien de spectaculaire , juste pour l'anecdote, le gamin était le fils d'un célèbre acteur de cinéma qui a souvent joué avec Belmondo et qui parle de lui même à la 3eme personne ! Antony le môme. il était en vacances à montsarrac à coté de Séné.
JF

25 août 2011
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J'ai seulement retrouvé et ramené 2 planchistes et un kit surf... Ah ! j'oubliais ! Un pêchou dans sa barque de pêche, il ne pouvait pas faire démarrer son moteur pour rentrer, il était manchot, je ne sais pas s'il y a un rapport, c'était un moteur qu'on lance avec une ficelle.
Ah ! j'oubliais encore et c'est moins drôle, un cadavre au large de la Banche et un autre en rivière sur l'Erdre, mais ça sans doute que ça ne compte pas.

25 août 2011
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Ah non les cadavres ça ne compte pas...

26 août 2011
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Bon d'accord ! je ferai plus vite la prochaine fois...

25 août 2011
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La première fois que je suis sorti en mer avec ma femme j'ai vu un truc jaune qui flottait entre 2 eaux.
J'ai rien dis et le lendemain dans le journal était signalé un noyé retrouvé avec son maillot de bain jaune.
Ma femme ne le sait toujours pas.

25 août 2011
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Puisque les morts ne comptent pas, pourtant lorrsque l'on voit les efforts déployés pour que le corps soit repêché, et enterré! (en Bretagne en tout cas)!

26 août 2011
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Bonjour Briac
Je me souviens très bien des recherches dont tu nous parles. Le Cross avait mobilisé 2 hélicos, 2 vedettes SNSM, vedettes des Douanes et de Gendarmerie, sans compter les semi-rigides et les jet-skis de surveillance des plages. Tu avais donné l'alerte à 17h30, et il a été repêché à 22h30. Le Cross était sur le point d'interrompre les recherches...

Autre sauvetage mémorable: le pilote d'un Mirage 2000. On a été bipés vers 23h. En arrivant au port, on a appris qu'un Mirage venait de se crasher dans l'estuaire. On est partis en même temps qu'une vedette de la marine qui était en exercice à Royan. On a vu également le canot tout-temps de Port Médoc qui appareillait. On a très vite repéré une flash-light au sud de la 6, pas très loin de Cordouan. Les 3 bateaux se sont dirigés vers ce point, mais nous étions un peu moins rapides. Comme nous savions qu'ils étaient 2, tout l'équipage était sur le pont, à scruter la nuit, et nous avons aperçu un vague reflet orange à 50m sur babord. Coup de projecteur: c'était bien le deuxième pilote, qui avait oublié d'allumer sa flash-light. Les 2 autres bateaux étaient passés à moins de 100 m sans rien voir, alors qu'on voyait l'autre pilote à plus de 2 milles, avec sa flash-light!
On s'est approché du pilote, on est descendus à 2 sur la plate-forme de la vedette, on a coupé les suspentes du parachute, et on a hissé le pilote à bord, ainsi que son canot de survie. A peine à bord, il a appelé sa base avec son téléphone, alors qu'aucun des téléphones que nous avions à bord ne pouvaient fonctionner. J'ai appris qu'un avion qui tournait au dessus de nous avait pour mission de brouiller les communications civiles, tout en permettre les communication militaires.
Le lendemain il y avait un dragueur de mines qui recherchait l'épave, qu'il a retrouvé le surlendemain, à mi-chemin entre la 13 et Saint-Palais. Si l'avion avait volé une dizaine de secondes de plus, il atterrissait sur la mairie de Royan. Le dragueur est resté sur zone jusqu'à la tombée de la nuit, et ils ont fait une plongée après le coucher de soleil.Le lendemain, il était parti. Bien qu'ils aient affirmé que l'avion ne transportait pas de bombe, je suis certain qu'ils en avaient une (c'était un 2000 N, donc équipé normalement d'une bombe nucléaire) et qu'ils ont attendu la tombée de la nuit pour la repêcher.

26 août 2011
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brrrr ...

ça fait froid dans le dos ..

26 août 2011
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Hummm. Crois tu vraiment que les bombes nucléaires sont ainsi promenées dans nos airs, comme ça juste pour les aérer?

26 août 2011
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Oui, il y a en permanence plusieurs avions armés en vol, pour rester opérationnels même si les aérodromes étaient bombardés. ça s'appelle la DISSUASION, une théorie que remonte à plus de 40 ans

26 août 2011
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Ah! Si tu le dis....

26 août 2011
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Juste sur ce point pour ne pas s'étendre. Non Vital, les bombes nucléaires ne se ballade pas même si cela c'est parfois produit pendant la guerre froide. Mais dans tous les cas un avion de combat dans l'eau avec ses systèmes armés ou non, ça ne doit pas être vu par qui que ce soit. D'où ce que tu as perçu : dès que les pilote sont retrouvé, il n'y a rien de plus important que de mettre la main sur l'épave et de la sécuriser.

Mais revenons au sujet.

26 août 2011
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Il y a deux ans j'ai remorqué un 505 en train de couler pas à quelques centaines de mètres de la côte, il y avait de la brise le bateau était plus tout jeune et les caissons étanches prenaient l'eau; deux personnes à bord avec leurs gilets, le père et sa fille d'une douzaine d'années; j'ai réussi en le tirant tout doucement à vider l'eau suffisamment pour le remorquer jusqu'à une cale dans son port d'attache. Le propriétaire m'a remercié puis m'a proposé de payer l'apéro à ma femme et moi une fois son bateau mis à sec. Je l'attends toujours...

26 août 2011
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Il y a quelques années, j'ai lu dans un journal une histoire assez rocambolesque qui n'a pas fait la une de TF 1 2 3 4.
Un voilier qui voilait tranquillement dans le golfe de gascogne bien au large entend des voix qui parlent français.
C'était 2 plongeurs qui s'étaient "égaré" et ont été recueillis.
J'en ai jamais plus entendu parlé ensuite.

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bonjour
sans aller jusqu'à parler de naufragés c'était un couple en panne dans un zodiac à 5 milles au nord de Cherbourg.
Je les prend à bord de mon mousquetaire et remorque le zod. Ils sont anglais,leur bateau est au port à Cherbourg, on discute, je leur conseille en particulier le port d'échouage à Serk ...
Arrivés à Cherbourg, ils me montrent leur bateau : un yacht de 40 mètres sur la tonne (ancien port)le mousquetaire accosté le long de leur tableau arrière ne dépasse pas, les barres de flèches au niveua du pont ... j'avis "sauvé" des memebres de la famille royale !

cordialement
Hubert, de Cherbourg

26 août 2011
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Pour moi celà a été un véliplanchiste a bout de force dont la destination souhaitée était Saint Quay vieux port et dont les courants de marée s'obstinaient à vouloir l'emmener à Dahouet

26 août 2011
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Non les véliplanchistes ça ne compte pas non plus... On en trouve sans arrêt !
Trop facile :mdr:

27 août 201127 août 2011
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Il peut arriver que les rôles s'inversent,...
C'était en Italie au début des années 80, jeune véliplanchiste de 13 ou 14 ans rentrant à la plage pour cause de vent forcissant, je suis alpagué par une bande d'italien m'implorant de voler au secours d'un plaisancier dont le dériveur avait dessalé et qu'il ne parvenait visiblement pas à redresser ! N'écoutant que mon courage je ré-empoigne mon wishbone et repart à l'assaut des flots grossissant.
Bondissant de vague en vague tel un poisson volant j'arrive rapidement à proximité du désespéré qui entrevoit enfin une lueur d'espoir, il me fait comprendre qu'il a perdu sa dérive et ne peut donc redresser son esquif ! Il m'enjoint également de récupérer ma planche que j'avais lâcher pour nager vers lui, car le mouvement de solidarité que j'avais initié en bravant les éléments au péril de ma vie, avait finalement décidé ces touristes allemands a remettre leur zodiac à l'eau pour venir prêter main forte au naufragé. Mon rôle n'était pas pour autant terminé, revenant vers le rivage, me jouant des déferlantes, déchirant la pente raide des monstres liquide dans des surfs à faire pâlir Laird Hamilton, je vint me poser délicatement sur le sable ou je me fais immédiatement assaillir par la bande d'italien que je m'empresse de rassurer sur le sort du sinistré, en particulier sa fille,... Francesca !!!
(Tout est vrais,...enfin...presque !!!) :-D

27 août 2011
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bellissima ! :pouce:

27 août 201116 juin 2020
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Petit flash back en lisant tout ceci.
Octobre 1985 départ de Gibraltar sur le Mooni, le ketch familial de 12 t.
18.00 h, vent à l'ouest 10n à tout casser, de quoi à gonfler le spi pour faire route à l'ENE.
Le bateau devrait se traîner à 2-3 n, mais on était étudiants, on avait le temps (le bon temps).
SmallJo se glisse à l'eau et va se faire bronzer sur la planche à voile amarrée à la poupe.
A bord, farniente.
L'Aries est HS dans si peu de vent, il y a un homme à la barre, ce qui va sauver la copine.
Sans rien dire, le vent monte, et on se voit filer les 5-6 n.
Mais tout d'un coup on entend des cris étouffés dans le sillage...
Ladite SmallJo était tombée à l'eau, s'était rattrapée à une aussière larguée pour le cas où (il y a un bon Dieu, c'est sur), mais elle était submergée par le flot (ceux qui ont essayé à 5 n ce petit jeux savent qu'on n'arrive plus à faire surface à cette vitesse).
Affolé on se précipite mon frère et moi sur la plage arrière. Quand elle nous voit, elle lâche tout et on la voit disparaître dans l'eau..
Une seconde seulement de regard entre les deux skippers, moi et mon frère Potchos, pour que je lui dise "vas-y saute" (après tout, c'était sa petite amie à lui, pas la mienne).

T'es sous spi, tu file bon train, et t'as deux personnes à la baille...
Chaude est chargé de pointer les naufragés, John doit applique ma consigne de ne pas changer de cap (j'ai un plan - ... et une formation glenmuche). Je me jette avec le reste de l'équipage sur la chaussette du spi (merci Eric pour l'invention - je crois que c'est lui). Une fois affalé, on démarre la risée Volvo puis, "cap sur cap", sans doute du 70 au 250 donc.
Et là, je rappelle qu'il est environ 18 - 19 h, tu as le soleil en pleine gueule, et tu ne vois rien, rien que le scintillement sur l'eau, partout...
Angoisse un peu, mais route au 250.
Le frangin et la copine furent récupérés en route directe environs 10 min après le saut héroïque du co-skipper. Ils ont trouvé le temps très long, se sont sentis très très petits, n'ont plus rien vu ni plus rien entendu, jusqu'à l'arrivée d'un magnifique ketch rouge et noir, qu'ils ont trouvé grandiose ! :-p

J'en ai une autre à raconter, juste de l'autre côté, à l'W de Gibraltar, par coup de vent (décidément ce rocher). Mais c'est une autre histoire, bonne nuit les petits.

27 août 2011
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Il y a 3 ans, en septembre, nav de La Rochelle vers Les Sables. Vent NW F5, on tire des bords de près dans une mer agitée et hachée après avoir passé le pertuis breton.

Vers 20h, à la petite nuit comme on dit chez nous (je venais d'allumer mes feux de nav), à 6 miles de la cote par le travers de Jard s/mer, mon fils me dit d'un coup "t'as vus les 2 mecs sur leur canoe à gauche, ils sont fous!, en pleine mer!, la nuit!" Effectivement à 50m à gauche j'appercois 2 gars sur ce que je pense etre un canoe orange, et nous etions en train de passer à coté sans les voir (à 50m seulement....).
A ce moment je les vois lever les bras en l'air...et nous faire des grands signes....

La, ca change tout! On affale tout, je mets le moteur en route, on s'approche, et on decouvre 2 gars (jeunes, sportifs, mais completement transis) à califourchon sur un catamaron de plage retourné!
On amarre le cata, ils montent à bord du voilier (je dois dire difficilement du fait des vagues et du fait qu'ils etaient frigorifiés), couvertures, boissons chaudes, et la ils nous racontent qu'ils étaient là depuis 4 heure de l'après-midi, leur cata ayant pris l'eau dans ses coques rotomoulées par les safrans, sans équipement, ni telephone, ni prevenu personne de leur escapade, et que nous etions le 3eme voilier qu'ils voyaient passer près d'eux, en dépit de leus cris (nous n'avions rien entendu non plus).
ILs avaient encore le moral, chantaient pour se tenir chaud, mais voyaient arriver la nuit avec inquiétude...
Après avoir prévenu le Cross de notre trouvaille (ils n'étaient recherchés par personne....) avec beaucoup de difficultés nous avons remis le cata à l'endroit (quand les coques sont pleine d'eau c'est lourd...) et l'avons pris en remorque (il ne valait plus rien, mais je ne voulais pas laisser cette epave en pleine mer).
Arrivée à Port Bourgenay à 1h du mat, ou nous avons tous partagés une platée de nouilles, avant qu'un parent à eux ne vienne les rechercher.
Nous avions à faire à des gentlemen, et 8 jours après je recevais chez moi une caisse de Bordeaux.
Nous y avons beaucoup refléchi avec mes 2 fils présents à bord ce jour là, et je me demande dans quel état on les aurait retrouvés le lendemain matin (aucun equipement, même si l'eau n'était pas encore trop froide en cette saison). Retrospectivement, tout le monde a eu une grosse frayeur!

27 août 201127 août 2011
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bonsoir
des naufragés ,sur le forum on en récupère tous les jours ,de l'electricité , de la mécanique , des voiles ,que sais-je encore ,qui sont perdus dans un ocean de méconnaissance ,sur les iles perdues de la technologie moderne habitées par mrs boule et carnot,qui leur on pondu des systemes abscons de cartographie numerique bientot en 3D avec hologrames ,
les gros cerveaux du forum leurs lancent la bouée couronne de la connaissance qui leur permet d'aller sur la mer jolie sinon en sécurité mais moins ignares que la veille .
petite reflexion du samedi
alain

27 août 2011
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et encore un repêché au large de cannes.

Entendu à la radio il y a 2 mn. Un homme tombé d'un voilier a réussi à nager sans gilet dans des creux de 5m pendant 3h avant d'être récupéré par les gardes-cotes. Après sa récupération il a quand même été hospitalisé.

27 août 2011
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70 km/h de vent, on frôle les 40 noeuds, creux de 5 mêtres.

Et on ne porte pas de gilet et le harnais n'est pas capelé.

Ça frôle l'inconscience :jelaferme:

quoi que sur un 18 mètres l'inconscience est peut-être repoussée plus loin que sur mon 8.30m soit 2.16 fois plus loin ? :reflechi: :reflechi: :reflechi: :non: :non:

27 août 2011
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Bonjour à tous,

Histoires nombreuses et courageuses.
Toutes les histoires ne finissent pas bien. Je parlai de la mienne à la sortie de la Gironde. Pourquoi le bateau se trouvait il là? Manque de connaissances, risques inconsidérés, drosse à la côte dû au vent?
Dommage pour elle et pour tout le monde.
www.sudouest.fr[...]510.php

28 août 2011
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j'ai vu une chose étrange dans le mouillage de Merquel (44) il y a quelques années. Un homme, environ 50-60 ans qui essayait de remonter dans son petit bateau de pèche amarré sur corps mort, sans y arriver. Il était à quelques dizaines de mètre du rivage et il s'épuisait. Je crois qu'il était près de se noyer lorsque quelqu'un a sorti sa barque pour aller le chercher. Peut-être ne savait-il pas nager.

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