Ecdis : maîtrise totale, partielle, approximative, gadget ?

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C’est en lisant hier soir un dossier sur l’électronique embarquée à bord des navires de commerce que je me suis posé la question quant à la plaisance.

La fédération française des pilotes maritimes constate une utilisation très dégradée sur 10% des navires qui sont équipés alors qu’une partie très significative pratique la navigation paperless.

Il existe aujourd’hui une quarantaine de fabricants sur le marché mondial.
Il est donc impossible d’être expert sur l’ensemble de ces systèmes.
Lorsque ces pilotes demandent à l’équipage à quoi correspond tel ou tel symbole ou lorsqu’ils s’étonnent que telle bouée ne figure pas sur l’Ecdis du navire, les réponses sont hésitantes ou très approximatives ce qui démontre une maîtrise insuffisante.

Si l’OMI exige des performances minimum pour ces systèmes, rien ne précise l’ergonomie.
Du coup, les industriels font jouer la concurrence sur ce point ce qui ne facilite pas la tâche pour des marins pros qui n’embarquent pas toujours sur le même navire.
C’est au point que même les assureurs britanniques s’interrogent : le UK P&I Club a observé un risque accru d’échouement et de collision quand ces systèmes complexes sont mal maîtrisés tout en reconnaissant que les cartes électroniques de navigation ont réduit d’un tiers le nombre d’échouements.

Quant à savoir si le navire est équipé de cartes résultant d’un simple scan papier ou de réelles cartes électroniques,
là encore les équipages restent dans le vague.
Quand il s’agit de réelles ENC, peu de réponse encore sur les éventuelles mises à jour de la cartographie pourtant indispensables.
Et pas grand chose non plus sur les montées de version des logiciels utilisés.

Pratiquant la loc, il y a longtemps que j’ai battu en retraite car il faudrait à chaque fois que je passe au moins 2 ou 3 heures pour me mettre à un niveau acceptable pour une utilisation fiable.
J’embarque donc toujours avec mes cartes papier, ma règle CRAS, un petit GPS portable pas cher pour la position, le crayon, le taille-crayon et …. la gomme.

Vous êtes propriétaires depuis plusieurs années et on peut donc supposer que vous maîtrisez votre système unique comme si c’était votre bon vieux réveil matin à ressort.
Mais est-ce bien sûr ?
Je pense, par exemple, à l’utilisation du zoom selon la navigation en cours qui, selon l’échelle choisie, fera apparaître ou disparaître certains symboles.

Ce serait également intéressant d’avoir l’avis de convoyeurs pros ou réguliers qui doivent s’adapter à ce qui leur est imposé : mode d'emploi à disposition, etc ...

Enfin, je constate que de très nombreuses compagnies maritimes imposent que la carte papier reste l’élément premier en navigation reléguant au second plan les Ecdis, cartes papier sur lesquelles les positions doivent être scrupuleusement reportées.

Ce sera tout pour l'instant ! :mdr:

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L'équipage
10 mar. 2012
10 mar. 2012
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Et bien, voilà une belle analyse, et merci pour cet éclairage.
Je suis comme toi, la carte papier a toujours sa place à bord malgré les systèmes électroniques embarqués. L'observation sur le pont est primordiale, nos appareils nous le font oublier un peu...
J'attends la suite avec intérêt!

10 mar. 2012
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Merci pour cette analyse de qualité;
A bord cartes papiers et gps très basique.

Je viens de ramener de Calvi un superbe 45 pieds. Son propriétaire refusait de traverser car le gps traceur était en panne. Désolant non?

10 mar. 201210 mar. 2012
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Vous me faites rougir. :cheri:

En fait, l'idée n'est pas de lancer un énième débat sur le choix papier/électronique mais plutôt d'essayer
de comprendre quelle perception vous avez de votre maîtrise du système qui est à votre bord.

En vrac :
- vous maîtrisez parfaitement l'ensemble du système,
- vous n'utilisez qu'une partie des multiples possibilités parce que vous ne comprenez pas tout,
mode d'emploi pénible ou mal adapté ou dans une langue que vous ne maîtrisez pas,

- vous restez basique n'utilisant que l'aspect GPS pour vous positionner sur le papier (c'est mon cas),
- vous avez fait un mauvais choix commercial et le système vous rebute (ergonomie, taille de l'écran, installation fixe mal adaptée),
- l'utilisation de l'écran vous donne l'impression de vous couper de la nav (c'est mon cas)
- ou, plus généralement, vous vous êtes fait des frayeurs par une mauvaise utilisation, un black out du système au mauvais moment, vous n'avez pas confiance ...
- les cartes papier ont complètement disparu de votre bord,
- vous êtes très vigilants et vous mettez régulièrement à jour les ENC et vous assurez les montées de version du logiciel dès que c'est possible,
- votre système commence à dater mais vous pensez qu'il est malgré tout suffisant.

Il va de soi que les réponses vont dépendre du type de nav pratiquée :
voyage vers l'inconnu, habituelle, hauturière, côtière, toujours dans la même zone, régate ...

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10 mar. 2012
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Gadloo,

attention de ne pas confondre ECDIS et Chartplotter.
les deux sont différents même s'ils ont un brin de ressemblance.

Pour info, je me mets en conformité avec le nouvel amendement Manilla pour le STCW. Et je passe un training d'une semaine sur un simulateur ECDIS générique, après il faut un training spécifique a ceux installés sur le bateau.
ECDIS, il doit y en avoir deux à bord. Certaines zones nécessitent une couverture papier.
Mais c'est vrai que le papier a son charme.
Quant a avoir deux ECDIS sur un voilier a la plaisance.... un peu lourd a gérer.

Et comme pour tout équipements à bord, appliquer la règle = R T F M.

Read the Fucking Manual.

Amicalement.

10 mar. 2012
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Ecdis/Chartplotter ==> oui, mais je voulais rester général.

J'ai effectivement été très surpris, lors de cette lecture, d'apprendre l'existence de cet amendement à la Convention STCW.

Explication pour les profanes : depuis le 1er janvier 2012, les commandants et les officiers de pont devront être formés à l'utilisation de l'Ecdis.
Le cours type prévoit une formation générique de 40 heures à laquelle s'ajoute, comme le précise Indigoyacht, une formation spécifique à l'équipement embarqué à bord.

Surpris parce que je pensais que cette formation était déjà obligatoire.
Mais il est vrai qu'il n'y avait jusqu'ici aucune obligation d'avoir à bord des navires de commerce ce type de matériel à l'exception des navires à grande vitesse sortis de chantier en 2008 ou 2009 (pas très sûr de la date).

Or, l'OMI rendra obligatoire l'emport de ce matériel pour les navires de haute mer selon un calendrier qui va s'étaler jusqu'en 2018.

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10 mar. 2012
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Carte papier également et un peu d'électronique pour le fun !
Mais pour les zones mal pavées, je ne navigue qu'à la carte avec report de points depuis
un gps classique. On se débarrasse difficilement des vielles habitudes :-)

10 mar. 2012
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Bonjour,

Avant on ne devait se fier uniquement à sa carte papier et une veille attentive était nécessaire et pas que pour éviter les collisions avec d'autres navires, vint le GPS, facilitant grandement le positionnement mais toujours pas miraculeux, aujourd'hui les cartes électroniques, qui sont également bien pratiques et rassurantes, les jours de grand brouillard, mais qui ne sont pas non plus sans failles.

Comme très peu d'entre nous ont des cartes papiers ou électroniques à jour ou corrigées, il est toujours de rigueur de rester prudent et conseillé d'utiliser deux systèmes pour limiter les risques d'erreurs et toute cette évolution n'a pas supprimé la nécessité d'effectuer une veille.

Voilà un fil qui risque de créer débat entre les générations. Pour ma part, plutôt nouvelle génération de marin, j'utilise l'ordinateur portable avec cartographie électronique, plus carte papier pour reporter la position et vérification.

Mes cartes papiers ne sont pas à jour ou corrigées, c'est également le cas pour mes cartes électroniques, donc veille attentive, mais je démontre régulièrement aux plus vieilles générations de marins l'intérêt de ces systèmes électroniques et le confort associé, tout en leur disant qu'il faut combattre la fainéantise afin d'éviter de finir par se croire dans un jeu vidéo !

Bon vent !

10 mar. 2012
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IPAD avec cartes Navionics, mais en cas de doute: PC avec cartes du Shom et en réserve les cartes papier
Quant au Radar, GPS, AIS, Pilote tous ces accessoires sont indépendants en cas de panne + 2 GPS de secours encore dans l'emballage. L'avantage de la carte papier est de donner une vue plus générale sur une zone chose difficilement concevable sauf a posséder un écran immense

10 mar. 2012
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Très intéressantes questions.
vous maîtrisez parfaitement l'ensemble du système :
- NON, MAIS LES FONCTIONS BASIQUES SONT SOUVENT SUFFISANTES.

  • vous n'utilisez qu'une partie des multiples possibilités parce que vous ne comprenez pas tout, OUI,

  • vous restez basique n'utilisant que l'aspect GPS pour vous positionner sur le papier (c'est mon cas) : NON SUR LES SYSTEMES QUE JE CONNAIS CORRECTEMENT, OUI, S’IL S’AGIT DE MATERIEL QUE JE DECOUVRE.

  • vous avez fait un mauvais choix commercial et le système vous rebute (ergonomie, taille de l'écran, installation fixe mal adaptée),

  • l'utilisation de l'écran vous donne l'impression de vous couper de la nav (c'est mon cas) NON, JE N’AI PAS CETTE IMPRESSION.

  • ou, plus généralement, vous vous êtes fait des frayeurs par une mauvaise utilisation, un black out du système au mauvais moment, vous n'avez pas confiance ... NON, OU PLUS EXACTEMENT, L’ANNEE PASSEE, MAC SEA AYANT PLANTE DANS UN TRES MAUVAIS MOMENT (DANS LES CAILLOUX AU SUD DE JERSEY) JE ME SUIS DEPANNE SUR MON SMARTPHONE GRACE A L’APPLICATION NAVIONICS. JE PRECISE QUE, COMPTE TENU DE VOTRE VITESSE, LA NAVIGATION SUR LA CARTE DE DETAIL PAPIER AURAIT ETE DIFFICILE.

  • vous êtes très vigilants et vous mettez régulièrement à jour les ENC et vous assurez les montées de version du logiciel dès que c'est possible, AUTANT QUE POSSIBLE. Mais irrégulierement

  • votre système commence à dater mais vous pensez qu'il est malgré tout suffisant. OUI.

10 mar. 2012
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Depuis 40 ans, je navigue sur le Bateau Des Autres et, si je suis un adepte des nouvelles technologies, je suis rapidement perdu dès qu’un incident se produit, que ce soit sur mon smartphone, l’ordinateur, le GPS ou le défunt Decca.

Aussi, depuis des années, je navigue avec mes propres cartes ou instructions nautiques. C’est ainsi que j’utilise trois cartes de courants simultanément.

Je navigue très différemment selon que je suis en course ou en croisière.

En convoyage, j’aime continuer à naviguer à l’estime en reportant chaque demi-heure un point sur la carte papier. Dans ce cas, j’ai une particularité, sur chaque point je trace un petit vecteur courant d’une longueur proportionnelle à sa force et sa direction.

Sur le voilier dont je suis le navigateur régulier, j’utilise Macsea couplé au GPS. J’estime en utiliser 50 % des capacités, ce qui est largement suffisant. Nous sommes très rigoureux et naviguons au degré près. Je ne tiens pas compte des courants qui ne sont pas fiables.

Quand nous naviguons au milieu des cailloux, j’ai aussi la carte de détail ouverte à proximité et je passe mon temps à vérifier que les remous que nous apercevons correspondent bien à des étoiles sur la carte.

Dans des zones chaudes, je passe 80% de mon temps devant l’ordinateur en n’arrêtant pas de mettre la tête dehors pour valider ce que je vois sur l’écran. Depuis la table à carte, c’est moi qui donne l’ordre de virer ou d’empanner alors que mes copains dehors s’inquiètent parfois de voir les roches à deux longueurs devant nous. J’ose à peine le dire, mais nous n’avons jamais talonné…

MES PROCEDURES sont :
- Lire et relire les instructions de courses.
- Noter le parcours sur deux papiers ( dont un pour le barreur) que nus gardons dans la poche en indiquant les caps (au degré) et les distances entre les marques.
- Programmer la route sur le GPS.
- La tracer sur Macsea en vérifiant l’exact positionnement à grande échelle.
- Vérifier que la trace s’affiche correctement.
- La faire vérifier par un copain.

10 mar. 2012
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pas de carto à bord , juste un GP 32 et carte papier , plus les jumelles et le compas de relevement dans les coins tordus des anglos ou de Bretagne nord
mais c est un choix parce que la nav fait partie de mon plaisir a naviguer

par contre les cartes ne sont pas mise a jour , mais je n ai pas remarquer de groses differences , a part en Baie de Seine où depuis qu ils ont fait port 2000 , il y a interet a naviguer en regardant son sondeur !

10 mar. 2012
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Les 2, et j'applique la RTFM en priorité, avant achat même, ce qui déplait bien souvent au vendeur physique, mais Internet facilite la chose. Mais il faut aussi dire que le M un bien souvent un sacré F, et je ne parle pas des traductions, comment dire, pittoresque, ou pitr’oresque… Beaucoup font des économies sur la qualité des traducteurs, je le vois journellement ici…
Suivant les coins où l’on traîne, pas trop le choix, il faut faire avec ce que l’on trouve en termes de mise à jour récente. Et un backup papier, Gras et crayon/gomme, avec sextant et la bonne vielle règle a calcul, est un confort supplémentaire et cela permet de conserver une certaine gymnastique pour les neurones…
@+
Alain

10 mar. 2012
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Je rejoins pioupiou et vicking, la carte papier permet une vision trés grande, une vue d'ensemble que ne donne pas l'écran. A condition de déplier la carte correctement.

Toujours un point dessus avec l'heure + journal de bord. les deux sont remplies en même temps.

Le traceur ou le gps, a condition d'avoir préparé la route, ça aide quand on ne voit pas un p&argtf d’alignement pour passer quelques part. Et la honnêtement ça m'énerve de pas le voir ce p&argtf d’alignement.

Naviguer uniquement avec un système électronique niet.

Avoir les cartes papiers indispensable. Le bloc marine peut etre une solution de secours, bien se familiariser avec l'echelle et les coordonnées.

Pour répondre aux questions :
Non je ne maitrise pas toutes les fonctions du logiciel, j'utilise les fonctions basiques qui me suffisent.

L'identification d'une marque est confirmée par l'observation faite avant ou aprés sur la carte papier. Pas toujours automatique la signification d'un symbole.

La préparation de la nav est primordiale, observation identification de marques, de lignes de sonde. il faut mémoriser quelques données.

Une frayeur, pas exactement, mais disons une grande vigilance en cherchant à voir la cardinale ouest prés d'Ar men, destination le port du crouesty. Plus de carto électronique, navigation de nuit, avec un peu de mer. courant + allure pour bien faire qui emmenaient vers l'Est. Bonne vitesse du bateau, ça filait bien. On ne peut pas tout avoir non plus.

Mon inquiétude, surtout ne pas me faire avoir par la dérive, et passer suffisamment loin. Le fait de ne pas pouvoir confirmer ma bonne position suffisamment tôt par la visu m'a donné du stress. Observation, point sur la carte, observation point sur la carte, correction de barre, point sur la carte, ect...c'est bon ça passe, je l'a vois.
J'en ai fait des navettes, ça tient éveillé. J'aurai pût mettre un point plus a l'Est sur le gps et caler ma route dessus, mais sur le coup je n'y ai pas pensé. De toute façon j'aurai continué a faire un relevé sur la carte.

J'imagine bien le bintz avec un pilote en panne, et plus de gps, alors la il ne reste plus que le pif et l'observation / interprétation pour estimer la dérive, et prendre trés large, voir même trés trés large,
quitte a changer d'amure si le doute subsiste.

Mise à jour des ENC Non. Les cartes papiers oui.

Système qui date mais qui m'est suffisant.

10 mar. 2012
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Au sujet de la symbolique et de la mise à jour du logiciel des systèmes embarqués, l'OHI (Organisation Hydrographique Internationale) a lancé un avertissement en octobre 2011.
L'évolution des normes des Ecdis et le développement de nouvelles formes de signalisation ont permis de constater que certains appareils posaient des problèmes quant à l'affichage de symboles ou d'informations ou encore dans la transmission de certaines alarmes.
Du coup l'OHI a créé 2 cartes fictives qui permettent de tester l'appareil
et insiste notamment sur le matériel mis sur le marché avant 2008.
Il faut donc que la dernière bibliothèque de couleurs ou de symboles soit effective sur le matériel.

Alain Rouault, responsable du bureau Réglementation au SHOM précise au sujet du balisage virtuel signalé à l'aide de l'AIS :
"Actuellement il n'existe pas d'objet particulier pour une balise virtuelle.
C'est un petit symbole non significatif et c'est en interrogeant son attribut qu'on accède à l'information.".

L'OHI a mis en place un groupe de travail qui réuni les services hydrographiques, les industriels, les agences de sécurité maritime et l'International Chamber of Shipping.

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10 mar. 2012
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Ce que je voulais surtout dire est que la nav tout électronique est un très grand confort, c’est génial (et je n’utilise certainement pas plus de 50/100 du potentiel, mais cela me convient) ; Mais on en devient réellement dépendant et elle induit une baisse de vigilance, et quand l’électronique foire ou que les cartes s’avèrent inexacte ou déficiente, on a un temps de réaction qui est susceptible d’être dangereux. Donc la carte papier et toute la nav à l’ancienne (mais avec moins de stress) cela permet une gymnastique de l’esprit, d’être plus vigilant car plus alerte, et le backup est bien chaud et prêt à servir. C’est plus un état d’esprit du bonhomme avec l’aide du matériel, que le matériel lui-même, qui est important. Et pour reprendre le concept d’un autre ; On a tous deux cameras à hautes résolutions, interconnecté avec d’autres senseurs hypersensibles à un ordinateur a haute performance et multitâche. Entraînons le et servons nous en !
@+
Alain

10 mar. 2012
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Le GPS n'est là qu'en mode suivi de la route.

Pas de CMA, juste que ce n'est pas ce que je viens chercher lorsque je monte sur un bateau; je n'aime pas ça, même si je trouve ça fabuleux, mais pas pour moi!

Même chose en régate

10 mar. 201210 mar. 2012
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Oui, mais chez toi c'est pathologique !

Tu es quand même le seul marin que je connaisse qui vérifie sa route, de nuit,
sur une carte papier (plus très fraîche) avec un double décimètre d'écolier sur lequel on voit à peine les graduations. :whaou:

L'effet, chez moi, a été total comme tu peux le lire.

Sur l'échelle des interventions dans ce fil, tu seras forcément à ta place, là-bas,
tout au fond de la classe près du radiateur. :mdr:

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10 mar. 2012
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Oui, sans parler des traces de Bourgogne ou de Bordeaux de bonne facture.
Un vrai guide du vignoble français la carte du SHOM ! :alavotre:

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10 mar. 2012
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Bonjour,

En voyage la question ne se pose pas, il est impossible d'avoir les cartes papier de tous les pays.

Electronique donc, je dirais environ à 20% de ses capacités et c'est bien assez, et surtout le nez dehors en navigations côtières.

Pour les mouillages, le moyens le plus utilisés sont les guides nautiques que nous achetons au fur et à mesure.

Dans les passages un difficiles, monsieur est à l'avant et madame à la barre. Elle est aux ordres, comme dans la vie... (Non je fantasme là... (heureusement qu'elle ne va pas sur H&O sinon je serais de vaisselle ce soir)

A+ Sergio
sergeetdomi.blog4ever.com[...]15.html

10 mar. 2012
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Une place que j'apprécie depuis fort longtemps, je dois dire, avec la vue sur la rade, et les immenses fenêtres à guillotines entre ouvertes.

Quand à la carte papier, elle était trempée, souviens toi!

10 mar. 2012
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Une carte de France, Quoi!!! :alavotre: :topla:

10 mar. 2012
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Je suis venu à la navigation en même temps que le GPS, la carto électronique, l'AIS et l'iridium donc pour moi la question ne se pose pas. Avec le traceur à la barre, l'observation de l’écran ne m’empêche pas de regarder dehors, au contraire même. Pour les pannes j'ai 2 systèmes indépendants (en fait pas entièrement) mais je vais bientôt y ajouter l'iPad qui lui sera totalement autonome.
Réponses au test :
- vous maîtrisez parfaitement l'ensemble du système OUI, manuel entièrement lu et relu, toutes les fonctions testées.
- vous n'utilisez qu'une partie des multiples possibilités parce que vous ne comprenez pas tout, mode d'emploi pénible ou mal adapté ou dans une langue que vous ne maîtrisez pas NON j'utilise tout (sauf les fonctions présentes mais inutiles sur mon bateau) et j'appelle le vendeur quand le mode d'emploi est incomplet.
- vous restez basique n'utilisant que l'aspect GPS pour vous positionner sur le papier (c'est mon cas), NON, cf. ci-dessus.
- vous avez fait un mauvais choix commercial et le système vous rebute (ergonomie, taille de l'écran, installation fixe mal adaptée), NON j'ai beaucoup étudié le matériel avant achat et mon choix me satisfait sauf les pannes et dysfonctionnements.
- l'utilisation de l'écran vous donne l'impression de vous couper de la nav (c'est mon cas) NON, le traceur est à la la barre et au contraire c'est une conjonction idéale, bien plus pratique qu'une carte papier à la TAC.
- ou, plus généralement, vous vous êtes fait des frayeurs par une mauvaise utilisation, un black out du système au mauvais moment, vous n'avez pas confiance ... OUI j'ai eu une panne totale en haute mer, arrivée de nuit sur une côte pleine de filets avec des feux manquants par rapport aux IN, je n'ai pas eu peur vraiment mais je me suis emmerdé des heures alors qu'avec le traceur j'aurais fait ma route sans problème. Il y a des lacunes et des erreurs sur les ENC mais sur les cartes papier aussi (les premières reproduisant les secondes en général) mais l'attitude de vigilance et de contrôle visuel vaut aussi bien pour l'un que pour l'autre système.
- les cartes papier ont complètement disparu de votre bord, NON il m'arrive de les déplier car ça fait vraiment joli :heu: ...
- vous êtes très vigilants et vous mettez régulièrement à jour les ENC et vous assurez les montées de version du logiciel dès que c'est possible, NON mes ENC ne sont pas à jour car datant de 3 ans maxi, mais je le prévois d'ici 1 ou 2 ans ; le logiciel est toujours à jour de la dernière version, je fais partie des emmerdeurs qui demandent toujours des nouveautés
- votre système commence à dater mais vous pensez qu'il est malgré tout suffisant. NON, cf. ci-dessus.

10 mar. 2012
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Aucune carte papier à bord mais deux GPS et deux ordis.Avons ainsi parcouru Corse, Sardaigne, Turquie, Sicile, Italie, Croatie, Grèce et Turquie. Avons eu un GPS en panne de nuit dans l'orage dans un coin rétréci en Grèce, avons pu faire la route (approximative)avec la règle cras et l'écran de l'ordi comme carte papier avant de mettre le système de secours en route. Avons eu une panne d'ordi aussi, le deuxième nous a dépanné jusqu'au retour en France. Avons aussi observé des erreurs de cartograohie (Sapientza en Grèce) mais l' observation saine et rigoureuse du paysage et des instrumenst (radar, sondeur) nous a sorti d'affaires sans problème.

L'électronique c'est très bien mais rien ne peut encore, à notre niveau, remplacer l'observation, la prudence et l'estime quand tout va mal car ça arrive aussi mais c'est quand même moins stressant qu'une carte papier mouillée qui bat au vent entre deux seaux d'embruns.

10 mar. 201216 juin 2020
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Notre crédulité nous a fait croire au miracle du GPS… Le GPS me dit ou je suis… Mais…
-* la carte est elle juste ???
-* Ai-je bien lu la position donnée par le GPS ???
-* L’ai-je bien reporté ???
-* Etc… etc…
A beaucoup pratiquer la navigation sur cartes électroniques, j’en reviens de plus en plus à la critique constructive :
-* J’ai établi une route
-* Je la contrôle avec ma trace
-* L’ensemble doit être cohérent avec mon sondeur et ce que me disent les lignes de sonde
-* Et surtout tout doit cadrer avec ce que je vois, quand je lève le nez : le paysage maritime doit être à sa place…
Et tout çà ne peut se faire qu’avec des outils informatiques faciles à maîtriser. OpenCPN est absolument parfait pour çà. Pendant 10 ans j’ai navigué solo, avec un équipier qui s’appelait Maxsea… Excellent Maxsea… et officiel avec çà… mais tellement complexe… bien trop complexe... Il ne faut pas que la machine prenne le pouvoir…
Dernier point, sur lequel on a beaucoup travaillé (PTP) : les possibilités de positionnement offertes par les transpondeurs AIS installés sur les AtoN… Je ne mets pas le lien… vous le trouverez bien… mais, les solutions de relèvement, en cap, en temps et en distances, permettant en particulier des transports de lieux, offrent un champ de développement phénoménal…
Cordialement
Michel

10 mar. 2012
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« J’AIME CES CARTES MARINES STRIEES DE FLECHES NOIRES, DE TOUTES TAILLES ET DIRECTIONS »

Erik Orsenna de l’Académie Française

On l’a déjà dit, des relevés de fonds sur une carte établies par Beautemps-Beaupré il y a deux siècles sont beaucoup plus propices au rêve que les flèches d’un logiciel informatique. Il faut reconnaître qu’un ordinateur à bord se rend vite indispensable et que Macsea est bien pratique.

Gardez à l’esprit que sa précision est insuffisante pour effectuer du rase-cailloux dans des zones à fort courant comme les anglo-normandes.

‘Sur un Bavaria 38 aux Minquiers en 2008, à moins d’avoir le nez dessus, nous étions incapable de lire le traceur sur sa console du fait de l’ensoleillement. Comme nous naviguions à 2 m près dans l’approche vers la Maitresse-Ile… nous étions heureux de disposer de la carte de détail doublée du guide de Michael Robson, malgré cela... nous avons touché.»

Et puis une bonne carte de détail n’est-elle pas beaucoup plus propice au rêve. Par exemple : Au nord de Guernesey, n’est- il pas plaisant de doubler la Noire Pute, elle-même située à quelques milles de la Grande Amfroque.

10 mar. 2012
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Le pif, cela marche aussi...

« En 1982, arrivés de nuit sur « Lady Be Good », un two tonner de Ron Holland que nous devions convoyer de Bénodet à Cowes, nous découvrons au moment de partir, tôt le matin, que les cartes n’étaient pas à bord.

Le vent était de nord-est et la visibilité médiocre, mais cela ne nous a pas empêché de louvoyer jusque dans le Solent le lendemain, sans difficulté particulière. Vous aurez noté qu’à l’époque nous ne disposions pas de GPS, ni même de decca. Le pif, rien que le pif et une expérience certaine. »

11 mar. 201216 juin 2020
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Difficile d'ajouter quelques chose car l'essentiel a été dit
- Différence notable entre la croisière dans une zone limitée où on peut investir dans des cartes papier et la croisière lointaine de plusieurs mois où le prix des cartes papier serait prohibitif...
- la crainte de la panne électrique, électronique, de gps...
- la navigation de nuit dans le brouillard par rapport à la navigation de jour par beau temps...
- cette curieuse résistance des pros comme des amateurs à ne pas connaître son matériel de cartographie électronique (ou ne pas connaître les quelques différences avec les cartes papier, comme le symbole ci-dessous qui dépend du réglage du tirant d'eau)
- Le plaisir de reporter SA route au crayon sur une carte papier.
- la nécessité d'ouvrir les yeux en permanence pour confronter carte et paysage
- La plus ou moins grande sensibilité aux mises à jour et aux lacunes des cartes...

Le problème est en fait plus vaste: la préparation d'une croisière et l'intégration des outils électroniques (AIS, radar) avec la cartographie.

Préparation d'une grande croisière: un plaisir mais c'est très chronophage

  • Examen de la fiabilité des cartes disponibles(mises à jour, échelles) (Je dispose d'un lecteur de cartes 7' à la TaC (cartouches CMap récentes, étanche, marche encore avec 10,5 V, sans mécanique) et d'OpenCpn sur l'ordinateur comme seconde source, plus un GPS sur piles, peu de cartes papier, sauf les routiers et des cartes à petite échelle)
  • cartes de courants (photocopies ou scans, en préparant sur une fiche les heures de PM et BM nécessaires)
  • hauteurs d'eau dans la zone (sondages de l'accord des logiciels avec les prévisions officielles)
  • guides nautiques avec plans (j'ai par exemple à bord un Reeds de la Norvège à Gibraltar, au cas où, plus un guide de type Imray de la zone, je télécharge les mises à jour)
  • Lecture de tous les ports, refuges, mouillages dans la zone et à côté, au cas où...(exemple Asturies et Cantabrique pour une croisière vers la Galice)
  • copie d'écran des vues Google Earth des ports et mouillages
  • recherche sur Internet avec "nom, mouillage/mooring" ou "nom, port/harbour/ marina" pour accéder à des récits ou des blogs, + base de données marina de STW +...Fiches par copier / coller/ Copie d'écran de toutes les photos pertinentes dans des dossiers séparés.

Avec tous ces documents, il est possible de ne pas suivre un planning décidé à l'avance pour une croisière, mais de décider au jour le jour, en consultant les documents, en fonction de la météo et de profiter de toutes les occasions de petits mouillages quand le temps le permet...
Les déroutements sont aussi possibles sans grand stress si nécessaire.

Intégration des outils électroniques

L'AIS fonctionne avec OpenCpn (mise en route dans les zones à forte navigation seulement). Il n'est pas encore connecté au lecteur de cartes...
je n'ai pas l'intention de coupler le pilote à la carto et d'utiliser les waypoints: je décide seul de ma route à tout moment. La carto électronique donne une trace qui permet de voir immédiatement l'effet des courants et de la dérive due au vent.
le transpondeur radar est mis en marche au large et dans la nuit dans les zones côtières...
Le radar n'est pas connecté, et est utilisé comme deuxième possibilité (OpenCpn aura bientôt un module de superposition d'images radar sur la carto, mais cette possibilité sera limitée à quelques modèles de radar récents...)
Cela fait beaucoup, mais je navigue en solitaire, et j'ai besoin d'aide en raison de toutes les tâches à accomplir.

11 mar. 2012
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le tout est de naviguer avec prudence quelque soit le moyen de repérage. mais il peut arriver que la prudence soit mise en défaut. Si la navigation n'était pas dangereuse ça se saurait et il y aurait moins de réglementation...

11 mar. 2012
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"Si la navigation n'était pas dangereuse ça se saurait ..." Justement, naviguer n'est pas du tout dangereux.
En tout cas moins que de circuler sur la route, de pratiquer la marche en montagne ou de circuler sur les pontons la nuit...

11 mar. 2012
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Re Bonjour,
Gadloo, ce qui me chagrine c'est la confusion. Si un Ecdis subit une panne électrique ce n'est pas un ECDIS...
ECDIS, équipement doublé a bord. Alimentation de secours, Mises à jour, etc sinon c'est un chartplotter.

A plus.

18 déc. 2014
0

surprenant, ce débat ; ses arguments ressemblent, toutes proportions gardées, à ceux qui ont prévalu il y a soixante ans dans l'aéronautique : vol à vue <> vol aux instruments ;

On sait depuis longtemps que l'on utilise plus que les instruments en aviation commerciale ou militaire : les cartes papiers sont rangée et stockées par sécurité .

Mais en revanche, il faut s'assurer de la fiabilité des informations par un doublement/triplement des instruments, avec des logiciels et des alimentations différentes ; quand nous aurons les moyens de pratiquer de même dans nos instruments de plaisance (comme dans la Mar-mar), le problème sera résolu.

01 jan. 2015
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Vous êtes propriétaires depuis plusieurs années et on peut donc supposer que vous maîtrisez votre système unique comme si c’était votre bon vieux réveil matin à ressort.
Mais est-ce bien sûr ?

Yves... la réponse est oui... On contrôle

01 jan. 2015
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et la réponse est au lien, plus après, mais tu ne peux pas l'ignorer

www.plaisance-pratique.com[...]e-earth

Michel

01 jan. 201516 juin 2020
0

Hello Michel,
ça tombe bien : je vais pouvoir mener un audit en loucedé pendant 3 jours in situ dans cette magnifique boîte de nuit !

01 jan. 2015
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Tu vas te marrer, je travailles sur un dossier traitant de l'excès de confiance et de l'aveuglement cathodique :whaou:

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Après la pluie...

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