Durabilité Bateaux bois composites

J'ai lu une réflexion sur un autre file qui explique que à l'expérience, on s'aperçoit de la plus grande longévité des bateaux bois cloutés...
Alors là, su le cul .
Je croyais que le bois moulé était supérieur au plastique, et bien supérieur au contreplaqué classique.
Bien sur une croyance c'est pas trés scientifique, donc je vous fait part de mes doutes.

L'équipage
12 avr. 2005
12 avr. 2005
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La construction
traditionnelle (bordé sur membrures ou clins) est très ardue parce qu'elle exige l'emboîtement parfait d'une sorte de puzzle tridimensionnel formant une coque à peu près hermétique.
Chaque pièce de bois en gonflant comprime sa voisine et assure l'étanchéité.

On touche les dividendes de cet effort quand une partie de la coque est endommagée, puisqu'on peut se contenter de changer la pièce concernée sans toucher aux autres, réserve faite de possibles difficultés d'accès.
Par la méthode du remplacement successif du manche et de la cognée, cet intéressant petit jeu peut se poursuivre ad infinitum.
Quelques-uns de ces voiliers centenaires naviguent toujours.

(Certains de ces bateaux s'étaient fait une mauvaise réputation, mais c'étaient des bateaux de régate destinés à durer une saison ou deux et très légèrement construits, que des nostalgiques avaient voulu maintenir à flot coûte que coûte malgré les faibles échantillonnages, etc.)

Le bois moulé est excellent et permet de bonnes et légères coques en forme, mais présente parfois des débuts de délamination au livet ou aux galbords. Un tel risque, auquel échappe évidemment le bois massif, affecte aussi le contreplaqué.

La désquamation guette le plastique renforcé de fibre de verre, car la légère porosité du polymère permet une imbibation lente.
L'eau infiltrée ne fait d'abord qu'alourdir la coque, mais l'exposition au soleil venant à la réchauffer aux beaux jours, se produit une évaporation interne qui gonfle le matériau avant que l'humidité n'ait le temps d'en ressortir.
On a beau changer le gel-coat, c'est souvent trop tard.
Ces coques sont en général conçues pour durer moins de dix ans.

12 avr. 2005
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C'est toi Chébec qui disait cela
Effectivement, tu sembles bien connaitre les voiliers bois, explique un peu plus les probs du bois moulé, comment les éviter, les détecter, les réparer. Je ne suis pas un féru du bois, mais le matériau est plus conortable que les métaux.

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le polyester moins de 10ans?
il faudrai en parler a james baldwin dont le rearson triton 28 est né en 1963 et se balade autour du monde sans problemes (site :atom voyages )et en plus c'est de la grande serie!

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ton dernier paragraphe
sur le polyester renforcé communement appelé plastique est tres drole je ne te conaissais pas autant d'humour chebec

12 avr. 2005
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Tom
Il y a plus de renseignements sur ce sujet dans les archives que je ne pourrai t'en donner dans un seul message, mais en guise d'introduction:

Il s'agit de croiser des lattes de bois tranché de faible épaisseur pour obtenir une coque autoporteuse et flexible qui n'a pas besoin de couples transversaux pour se soutenir.

Elles sont collées entre elles et non clouées, mais en attendant que sèche le diluant de la colle on doit les agrafer ou les clouer ensemble.
Le collage doit être uniforme sous peine de fuite.

Contrairement à un vieux préjugé occidental, une coque un peu flexible est supérieure à une coque rigide. Et c'est encore plus vrai pour un voilier, sinon les barrots cassent.

Le mieux est de se servir de bois tranché en trois couches entrecroisées, ou d'ajouter aux deux premières un bordé longitudinal de lattis.

Le dessin de la coque doit convenir par sa forme à un tel procédé, ce qui exclut les angles vifs faute de pouvoir plier les lattes qui devront seulement être ployées. (Voir par exemple le retour de galbord.)
Les lattes de contreplaqué, parfois acceptées par économie, s'y montreront trop rigides à épaisseur égale.
Le frégatage est facile, mais pas nécessairement recommandable par crainte des chocs au port, la résistance au poinçonnement n'étant tout de même pas celle d'une coque en massif.

Les points faibles sont naturellement ceux où le bois de bout (les deux plus petites des six faces de chaque latte) est exposé à l'humidité, surtout au livet où en outre les contraintes sont importantes quel que soit le procédé de construction: là, baguettes de protection, abondance de colle et entretien régulier seront les bienvenus.

13 avr. 2005
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longevité bois cloutés

la longevité des bateaux bois tient à plusieurs facteurs.Le materiaux utilisé est de qualité et bien mi en oeuvre.Mais surtout simple et generalement toujours possible à reparer.Calypso2 s'était trouvé sur les rochers lors de la tempete de 1987 , huit bordés ont été changé et le bateau est reparti comme neuf , les reparations des parties defectueuses sont toujours possible et prolonge d'autant la vie du bateau.

José

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