Devenir marin en partant de rien ....

Bonjour à tous !

je souhaite exposer ici notre projet pour un changement de vie radical d'ici quelques années... le temps de bien mûrir tout ça et de se donner toutes les chances de réussite ;-)

Nous sommes un couple, 35 ans, deux enfants 12 & 16 ans, pas marin du tout, nous n'avons aucune expérience de la mer et encore moins de la voile. Nous sommes Spiruliniers.... Producteurs de spiruline (super aliment, cyanobactérie d'eau douce) dans le sud de la France, nous avons batti notre exploitation familiale de nos mains, patience, rigueur, fatigue physique, concentration, bricoleur, sont des atouts déjà exploités par notre métier actuel.

Nous avons toujours été fasciné par la mer et plus particulièrement la voile sans jamais pouvoir en vivre la moindre expérience.... Alors on s'est décidé ! Dans un max de 10 ans, on change de vie ! On souhaiterai prendre ces années à venir pour se former à l'anglais (aucun de nous deux ne le parle), et passer les diplômes nécessaires pour faire du charter sur notre propre catamaran...

En voilà une belle idée ! Mais dans le fond .... ça se passe comment ?

Des semaines que j'essaie de comprendre les infos du diplôme à passer ... Entre le jargon qui ne m'est pas encore familier et les avis différents sur le sujet, comment dire, je couuuuuule !

Pour ce qui est de l'expérience voile, on a fait convivial et simple ! Sur leboncoin un jeune homme propose des sorties en mer avec son petit voilier (6 mètres) afin d'initier au vocabulaire de la voile et à une première "prise en main". Nous commençons dans une petite semaine nos sorties avec lui ... affaire à suivre ! j'ai hâte !
J'ai bien conscience que pour pouvoir naviguer ... il faut NAVIGUER ! bien entendu plusieurs sites m'aident à apprendre le langage marin, les noeuds, mais l'expérience en mer est primordiale et je souhaite pouvoir sortir le plus possible par tout temps (enfin peut être pas sur le 6m en grosse mer hein) afin de vivre et pratiquer le plus la voile en toutes circonstances.

Là où je coince, c'est vers quel diplôme m'orienter ? Capitain 200 voile ou YM ? Quel est le plus adapté au projet ?

Le projet serait de vendre la maison et d'acheter un catamaran pour vivre dessus et organiser nos propres croisières en charter (méditerranée, antilles françaises)

Quel diplôme me permet de faire du charter à bord de mon propre bateau et dans quelles eaux ? Mon conjoint lui souhaite passer un diplôme mécano-réparateur, des conseils ?

Est-ce viable pour un couple, vivre de ces croisières sur son cata ? sans passer par un employeur ?
Avez-vous des expériences à partager ? des avis ? des conseils ?

J'ouvre ici une discussion que je nourrirai régulièrement des expériences que l'on vit en partant de rien ... De comment on apprend l'anglais, à nos sorties en mer pour apprendre la voile, la prépa aux diplômes etc...
ça peut être un fil rouge pour une personne dans la même situation que nous ;-)

Merci pour votre lecture
Bon vent !

L'équipage
28 juil. 2020
28 juil. 2020
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Hello,
On a un projet un peu similaire que j'ai succinctement présenté ici : www.hisse-et-oh.com[...]-oceans
Depuis qu'on se penche dessus, notre projet a un peu évolué : notamment, pour des raisons de budget et de programme, on s'éloigne de l'idée du cata pour viser un gros mono. Nous aussi on a beaucoup de chose à apprendre, mais notre date prévue est plus proche que la vôtre. On s'active.

Nous on ne s'est pas focalisé d'emblée sur le diplôme, puisqu'il n'est pas obligatoire pour naviguer. Par contre pour apprendre, mon conseil perso (pas que perso d'ailleurs) c'est de faire de la voile légère : optimiste, laser, 420, etc. Rien de mieux pour se construire une compréhension incarnée (par opposition à théorique) des éléments avec lesquels la navigation se négocie. Ensuite, on est inscrit dans un club (on habite prêt de la mer ça aide): cela nous permet de sortir sur le bateau du club (un Surprise) et d'apprendre avec les autres, de naviguer sur plein de bateaux différents. On fait aussi pas mal de régates, et personnellement j'adore ça parce que les skippers sont en général super exigeants avec les bateaux, ce qui permet d'appréhender la finesse des réglages et d'approfondir petit à petit la compréhension de la navigation que tu auras au préalable dégrossie en voile légère. Tout ça à moindres frais, budget oblige.

Après, la préparation d'un tel trip est en elle-même une longue aventure (passionante), avec énormément de compétences à acquérir : navigation bien sûr, savoir réparer son bateau, la météo, le côté administratif, etc., etc.

Je suivrai votre fil avec attention. Bon courage ! on se retrouvera sur l'eau, si tout se passe bien.

PS: il faut parfois avoir le cuir un peu dûr sur ce forum, surtout quand on arrive avec ton type de profil, je suis passé par là..

28 juil. 2020
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'pour apprendre, mon conseil perso (pas que perso d'ailleurs) c'est de faire de la voile légère : optimiste, laser, 420, etc. Rien de mieux pour se construire une compréhension incarnée '

OK si on a 14 ans,
à 35 ans on peut passer à autre chose.
La croisière, ce n'est pas le 42O ou le laser.
L'équilibre d'un voilier s'apprend tout aussi bien sur un 36 pieds, l'autonomie, la sécurité et la nav en plus.

28 juil. 2020
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@faby9
Certes on doit pouvoir apprendre directement sur un 36 pieds, mais je maintiens que la voile légère est une super bonne école pour apprendre les bases. On est plus prêt des éléments, et ça compte.
Ci-dessous un certain Moitessier Bernard serait d'accord avec moi, si j'ose dire :)
(extrait de l'appendice de Tamata et l'Alliance, que je recommande au passage bien sûr)

29 juil. 2020
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Il ne parle pas de l'apprentissage à la croisière.
Et je suis parfaitement d'accord avec ce que raconte Moitessier : 1) en une seule sortie de 2 ou 3 heures l'optimist t'apprend l'essentiel de ce qu'il peut t'apprendre (c'est pas lui qui va t'apprendre les manoeuvres de port.) 2) le 420 n'est pas vraiment le bon outil pour apprendre "vite et bien". 3 )Quant aux Caravelles dont il parle, il leur reproche surtout la pédagogie utilisée par les associations qui emploient des "chefs de bord" qu'il qualifie très gentiment de "plus ou moins compétents, plus ou moins pédagogues" (c'est une litote).

J'ai fait du 420, 470, Ponant, HobyCat. Je ne nie donc pas le plaisir que peut apporter cette pratique. Comme le dit Moitessier : c'est mieux que de rester à la terrasse du yacht club, mais...
et cela n'a rien à voir avec la croisière.
J'ai aussi suivi des stages en école de croisière, encadrée par des moniteurs professionnels (et non pas par les fameux "CdB"). Manoeuvres, côtier, hauturier, catamaran. Ces semaines de stage m'ont apporté 1000 fois plus de compétences utiles pour manier un croiseur que mes heures passées sur le 420 ou le Ponant.
Et on pourrait causer des stages qui permettent d'améliorer son autonomie par des connaissances de base en électricité, météo, moteurs diésel, médical, etc.
Enfin, il est impératif de s'intéresser aux connaissances nécessaires pour passer tous les permis mer, le CRR, et même le fluvial. A tant faire, et comme les papiers ne sont jamais très lourds, autant les passer ces permis.
Tout cela dépasse largement "l'essentiel" que l'on a acquit quand on a passé les 3 heures syndicales sur l'optimist .

Je maintiens donc, par expérience, que la voile légère est un excellent passe temps quand on a le temps devant soi (typiquement, quand on est gamin), mais que si l'objectif est de partir dans 2 ou 3 ans avec son propre bateau, il est d'autres chemins d'apprentissage bien plus complet et efficaces.

29 juil. 2020
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Il serait pas inutile que tu partage un retour sur les stages qui t'ont été profitables, car il y a sur HEO des plaisanciers qui cherchent des centres pour progresser sans perdre du temps et de l'argent avec des "branquignols".. (les fameux CdB)..

31 juil. 2020
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En parlant de caravelle, à un retour de transat, j'ai passé deux mois pour dépanner des copains dans une école de voile comme "chef de bord". Un jour où le vent de terre avait un peu forcé, j'étais avec cinq gamins à bord et pour rentrer tranquillement, on a pris des ris.
Arrivé à terre, je me suis fait engueuler : ici, on n'est pas en croisière, on ne prend pas de ris, on appelle le zodiac pour qu'il te ramène au bord !
Et là, je me suis dit que l'école de voile, bof bof....

30 juil. 2020
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@tdm2023, oui, tu as eu raison de proposer cette page de Moitessier, on oublie souvent l'Optimist, bateau très sûr qui permet l’autonomie rapide en étant seul (important) et en faisant les erreurs les plus courantes sans aucun danger. Un peu comme le vélo avec des coussins partout. L'Optimist permet effectivement de sentir les éléments naturels, l'équilibre du bateau et de soi-même, l'action du vent ou des vagues sur la coque de noix, les essais qui ne coûtent rien.
Comme le dit Moitessier, "en une seule sortie, on cerne l'essentiel".
Après, on adapte avec un autre bateau, d'autres configurations.
J'ai commencé sur Caravelle, une heure ou deux, ça m'a dégouté, j'avais l'impression de n'être qu'un pion aux ordres du chef qui en plus utilisait une langue inconnue.
Je suis passé au Vaurien (à l'époque, les Optimist n'existaient pas) et là, ça a été la révélation, même si on était deux.

31 juil. 2020
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on coupe la poire en deux??
un petit croiseur, c'est bien, maniable, réactif, on apprends également plein de points importants comme l'entretien, le bricolage.
Après, un tout début sur dériveur pour les toutes premières expérences, voir un passage dessus de temps en temps, c'est clairement une bonne école pour ressentir les choses. mais il y a aussi des points négatifs, on désale, ça peut donner l'impression qu'un croiseur va facilement se retourner dès qu'il y a du temps.
Tout doit aussi être vu dans un temps réduit, des gens qui ont déjà un certain age, on est pas dans le cas de l'expérience de beaucoup qui sont passés par différentes étapes et sur 50ans...

28 juil. 2020
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La pratique peu couteuse du petit dériveur est particulièrement formatrice au niveau vélique et n'est absolument pas liée à l'âge. Elle a l'immense mérite de permettre d'acquérir facilement des réflexes vitaux indispensables pour maitriser instantanément des situations particulières potentiellement dangereuses, comme être brutalement couché par une survente inopinée (ma lointaine expérience avec le remarquable 420 m'a sorti deux fois d'un mauvais pas avec mon DI TDM 13T). Quand on a la maitrise vélique d'un petit dériveur, on s'adapte très rapidement à n'importe quel plus gros voilier, intrinsèquement beaucoup plus stable, et moins formateur au niveau vélique. On fait exactement la même progression en aviation.

28 juil. 2020
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La pratique du dériveur est quand même un peu liée à la condition physique: il faut pouvoir remonter à bord quand on dessale. Et la condition physique est un peu liée à l'âge, au moins à partir d'un certain âge, qui varie entre les personnes.

29 juil. 2020
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Je suis entièrement d'accord avec ça, mais cela ne contredit en rien ce que j'affirme : il n'est en aucun cas nécessaire de passer par la case 420 pour apprendre la maitrise d'un navire de croisière.
Donc en effet, si on a devant soi quelques années à passer des vacances en bord de mer, le laser est excellent.
Si par contre on a envie de partir bientôt sur un navire de croisière, il est d'autres écoles qui, elles, correspondent bien mieux à ce que l'on cherche.

28 juil. 2020
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on n'apprend pas aussi vite avec un croiseur de 10 tonnes...

28 juil. 2020
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Carrément. La voile légère permet de rendre directement et humainement palpables tous les concepts de base de la voile.
Et apprendre à manier un dériveur sans aucun instruments est extrêmement précieux.
Ce n'est bien évidemment pas réservé aux gamins et régulièrement encore je loue des 470, lasers, et autres supports légers pour aller m'amuser sur de beaux plans d'eau.

29 juil. 2020
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Pour les débuts les supports légers sont très pédagogiques, car très réactifs aux réglages.
Le Glenan 5.7 est un très bon outil ainsi que le J70 et 80, le Surprise...et sûrement pleins d'autres.
Donc c'est très bien pour commencer à travailler toutes les manœuvres et réglages. Ensuite les grosses unités avec leur inertie sont des supports à connaître et à pratiquer, car finalement pour de la voile hauturière c'est essentiellement sur ces unités que l'on arrive. Il y a les voiliers de 28-33 pieds qui sont intermédiaires, et les grosse unités (de série)commencent à 34-36 pieds jusqu'à 40-44 pieds.
Cela dit, le support est une chose, tout aussi important est le choix du cadre de formation ..

28 juil. 2020
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C'est un beau projet !!

Après, faire du charter, ce n'est pas exactement devenir marin... C'est mieux de connaitre la navigation, mais à moins de vouloir faire du charter dans des destinations extrêmes, ce n'est pas l'activité majeure.

La première chose à faire, pour valider le projet, ce serait d'être client d'un charter : vous verriez ainsi en pratique en quoi consiste le métier.
Evidemment, si vous êtes déjà calés en voile, cuisine, mécanique, langue, compta, ca vous permettra de juger plus facilement les compétences requises mises en oeuvres par le charter que vous "testez".
Mais le plus important, ce serait de valider si vous vous voyez faire ca.
Et puis, cela vous permettra d'évaluer le marché !

En fait, sans blague, connaitre la cuisine et le bricolage sont certainement laaaaargement plus importants que la navigation. (bon, après, faut savoir lire une carte et éviter les cailloux)

Vous pourriez commencer à terre : si vous avez une exploitation, vous avez probablement de la place, et pourriez sans doute ouvrir une petite maison d’hôte. (un charter, c'est une maison d’hôte qui bouge)

Après, l'anglais, c'est vous qui voyez, en fonction des destinations.
Mais si vous ne parlez pas anglais aujourd'hui, j'ai du mal à imaginer que vous puissiez accueillir des clients non-francophones : même parmi les gens qui parlent anglais, ils baragouinnent plus qu'ils ne parlent, et ne tiennent pas réellement un long échange (on fatigue vite).
Maintenant, ca reste utile d'apprendre pour voyager, pour échanger avec les administrations et commerces locaux.
Du coup, mon conseil pour apprendre : il faut que ce soit sympa, fun, intéressant.
Essayez duolingo pour acquérir les bases, et ensuite, jouez le jeu d'apprendre des trucs qui vous intéressent. (les paroles de chansons, la pratique de la spiruline à l'étranger, des articles wikipedia en "Simplified English", etc ... L'intérêt de l'anglais, c'est que les ressources ne manquent pas)
Le reste viendra avec la pratique, tant que vous avez envie de mettre les pieds dans le plat. (évitez les pays anglophones, préférez un anglais international "globish" bien plus facile à apprendre)

Pour les diplômes, je n'ai pas d'avis... Mais ce n'est peut-être pas la priorité.

Pour les bassins de navigation, j'ai l'impression qu'il est pendulaire : les Antilles en hiver, la méditerranée en été. (donc, oui, 2 transat par an tous les ans :D)

28 juil. 2020
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Bonjour,
Le côté navigation en famille, vie à bord et départ n'est pas difficile avec quelques bonnes base pour commencer, puis l'achat test d'un premier bateau. L'expérience s'apprend vite pour les motivés.
Pour le projet charter c'est plus compliqué. Quel taille et type de bateau ?
Les enfants seront confiés à la grand-mère, ou déposés à la DDASS (je sais le nom a changé).
Charter à la journée ou sur plusieurs jours ?
Pour les Antilles Française c'est Capitaine 200 validé avec option voile pour pouvoir couper les moteurs.
Par ailleurs les temps sont révolus où on pouvait embarquer du monde sur son grand bateau pour rentabiliser le voyage.
La réglementation est stricte, et le bateau devient un outil professionnel qui ne sert plus d'habitat ou pour les promenades familiales (navire à usage commercial).
Les pros qui souffrent de l'épidémie ne laissent pas passer les charters amateurs.
Il reste la location du bateau avec propriétaire à bord qui semble pour le moment moins cadré.
Donc pour le grand départ en famille, pa ni pwoblem, pour rentabiliser en voyageant il faut avoir beaucoup de copains généreux ou créer sa structure de location ou de charter, avec un pied à terre pour la famille.

28 juil. 2020
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bonjour ,
être marin c'est un métier comme on est plombier ou agriculteur .un marin mécanicien ne voit pas souvent le soleil et quand il part en mer c'est pour6 mois avec 1 mois de vacance au bout ,ce n'est qu'un exemple .sans parler de la pêche .
vivre sur l'eau comme vous l'escomptez ,c'est être plaisancier
c'est à dire en avoir du plaisir et changer de vie en emmenant ses problèmes avec soi .
être marin ce n'en est pas forcement si facile qu'il faille du courage pour l'exercer .
donc les plaisanciers dont je fais parti après avoir été marin vous en seront reconnaissants .
bonne soirée
alain

29 juil. 2020
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Ah Fritz the cat, je ne te connais pas mais je savoure toujours tes conseils et ton sens marin !

28 juil. 2020
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Votre démarche initiale rappelle beaucoup celle des célèbres Meffre dont vous devriez lire les livres.
Mais pour ne pas tomber de très haut partez de l'idée que la vie en mer ne correspond absolument pas à vos idées de départ. Et la poésie y occupe très peu de place. Il peut y avoir des moments vraiment très difficiles, car la mer ne fait pas de cadeau. Prenez le temps de vous former correctement. Etre Skipper d'un bateau emmenant des passager est une ENORME responsabilité qui demande vraiment beaucoup de travail et beaucoup d'expérience pour y arriver.
Quant à vos enfants ils ont leur vie propre à réaliser.

28 juil. 2020
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je suis d'accord avec ça surtout pour les enfants.

28 juil. 2020
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Sur bien des points je ne peux vous aider.

Pour ce qui est de l'apprentissage de la voile, la base c'est d'être proche de la mer et de poivoir sortir souvent. Les gens que j'ai vu évoluer autour de moi et qui pratiquent de la voile de façon pro (brevet d'Etat) ou semi-pro (moniteur saisonnier) sont sur l'eau des qu'ils peuvent sur plein de supports différents, et quand ils ne sont pas sur l'eau ils bricolent des bateaux...

Autre chose, et là ça ajoute un apprentissage à celui de la voile, faire de la voile ce n'est pas naviguer, naviguer c'est savoir décider d'une route et la suivre, c'est un autre apprentissage, une autre expérience.

Bref, ça fait beaucoup de choses à apprendre, moi qui vit au bord de l'eau, qui est équipier régulier sur le bateau d'un copain qui est inscrit dans un club de voile et qui est déjà fait plusieurs stages dans diverses zones de navigation, je suis loin de prétendre à être un plaisancier potable seul maitre à bord par beau temps... pourtant je sais faire marcher un bateau, je connais les bases de la navigation du matelotage et même de l'étiquette marine.

La mer ne fait pas de cadeau, on peut prendre des risques pour soi, mais si on prend des passagers c'est autre chose.

Dernière chose, être en mer c'est pas toujours agréable, on est mouillé, on est malade, on s'ennuie... ça coûte cher... c'est loin d'être la carte postale de rêve que l'on croit.

J'adore la voile et la mer mais je n'en ferai pas mon métier loin de là, trop dur, trop dangeureux.

_ "le voilier est le moyen de transport le plus lent le plus inconfortable et le plus cher pour quitter un endroit où on est bien pour aller dans un endroit où on n'a rien à faire"_... je ne sais plus qui l'a dit mais c'est bien dit. Si malgré tout ça on y revient, alors c'est super.

29 juil. 2020
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"faire de la voile ce n'est pas naviguer, naviguer c'est savoir décider d'une route et la suivre, c'est un autre apprentissage, une autre expérience."

+1.
C'est aussi décider son point d'atterrage, son lieu de mouillage, le moment du départ en fonction de la météo
gérer son équipage et la sécurité de son bateau,
et surtout mesurer son degré d'autonomie.

des situations qui mettent en réel danger autrement plus souvent que la survente qui couche le bateau, incident que l'on apprend plutôt à éviter que de s'en vanter : la croisière n'est pas la régate...

29 juil. 2020
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Outremer pour Faby9: je n'ai jamais fait de régate vu que je déteste l'esprit de compétition. Les situations dangereuses imprévisibles arrivent par définitions sans qu'on les cherche et puisse les prévoir en un lieu précis à un instant donné. Et alors on a intérêt à réagir correctement, les réflexes acquis durant l'apprentissage de base étant essentiels. C'est la même chose en avion lors par exemple un cisaillement. Tenir un voilier associe indissolublement maitrise de la voile et navigation. Exactement comme en avion.

29 juil. 2020
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Outremer : je suis OK avec ça.
Mais la voile ne représente qu'un pouillème des situations de dangers dans lesquelles on peut se retrouver quand on navigue sur un croiseur. Il n'est qu'à lire les fils parlant de "priorités", ou encore des lignes de mouillage, par exemple. (Rappel : certain ici affirme d'autorité que les ancres modernes sont moins bonnes que les anciennes parce qu'elles obligent à mettre 5 fois la hauteur d'eau, tandis que lui avec son ancienne ne met jamais plus ni moins que 3 fois; sachant qu'il estime - à juste raison- être plus en sécurité amarré à une bouée qu'au bout de son ancre... )
Je persiste à penser que passer 3 semaines sur un 420 apporte nettement moins d'expérience dans la tenue d'un croiseur que 3 semaines encadrées par un (vrai) moniteur pro sur un bateau de 36 pieds. Je le pense : je ne le "crois" pas, car c'est mon expérience.
Relire Moitessier... :-)

29 juil. 2020
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Perso pour ma première sortie en Vaurien, je me suis retrouvé à l'eau le temps de dire ouf! Et j'ai compris tout de suite ce que voile veut dire. Après en 420 la voile c'était formidable. En gros croiseur hauturier, il n'y a aucun plaisir vélique et on passe son temps à gérer une trop couteuse machine à voyager assez compliquée à garder en état de marche avec en prime des tabassages sévères de temps en temps, ce qui n'apporte alors aucun plaisir et est très fatiguant (de nuit je peux compter heureusement sur mon épouse insomniaque qui n'aime pas du tout le bateau, pour reprendre la barre). Mais les réflexes véliques acquis en dériveur, sont toujours présents.

29 juil. 202029 juil. 2020
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" en 420 la voile c'était formidable. En gros croiseur hauturier, il n'y a aucun plaisir vélique et on passe son temps à gérer une trop couteuse machine à voyager assez compliquée à garder en état de marche"

Oui, encore une fois nous sommes d'accord.
C'est sans doute cette absence (relative) du plaisir que l'on avait à manipuler un petit engin très vivant, qui fait affirmer à bon nombre que rien ne vaut de commencer par le petit dériveur pour apprendre à manier un croiseur . Je n'ai pas la nostalgie de mon passé, c'est sans doute pour cela que je regarde plus froidement ce qui m'en reste ?
Savoir éviter de dessaler en 420 lors d'une survente est quand même très très rarement utile sur un gros croiseur bien stable et bien lourd. Faire un stage croisière hauturière en mars ou octobre permet bien mieux d'appréhender la conduite à tenir dans le gros temps que passer un an dans un club de dériveur : les outils à disposition pour réagir ne sont pas tout à fait les mêmes.

Et, encore une fois, c'est une question de timing.
Il ne me parait pas juste de laisser croire à un débutant qui souhaite partir autour du monde en 2023 qu'il doive impérativement commencer par passer une année en club dériveur, faute de quoi il n'y aurait aucun espoir pour lui de bien maitriser la chose.
C'est Moitessier qui le dit, pas moi : 2 ou 3 heures en optimist suffisent.
La suite en stage de manoeuvres sur un Figaro et côtier sur sunfast36, avec un vrai moniteur (éviter les CdB, c'est encore Moitessier qui le dit...), puis on met en application en louant un 5/6 mètres que l'on sort en dessous de F5, et on se fait son expérience. On augmente d'un mètre à la location suivante. Après quelques semaines de loc, on revient faire un stage, perfectionnement; plus tard un hauturier. Puis tout le reste déjà cité.

Il existe d'autres chemins de formation qui valent bien celui de la FFV et ses dériveurs.
On pourrait regarder la formation RYA, par exemple ? On y parle aux débutants de sécurité, code de la route (!), récupération MOB, météo, etc... assez peu des voiles, finalement.
www.sailingschoolbrittany.com[...]bus.pdf
www.sailingschoolbrittany.com[...]bus.pdf
La RYA formerait-elle des navigateurs incompétents ? Quand j'en rencontre un dans une baie, je n'ai pas vraiment cette impression, et en comparaison les CdB font souvent bien pâle figure dans leurs manoeuvres

29 juil. 2020
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Merci faby9, je pense que nous sommes grossomodo d'accord et je te remercie pour le programme de formation que tu détailles et qui semble tout à fait cohérent et complet :
"C'est Moitessier qui le dit, pas moi : 2 ou 3 heures en optimist suffisent.
La suite en stage de manoeuvres sur un Figaro et côtier sur sunfast36, avec un vrai moniteur (éviter les CdB, c'est encore Moitessier qui le dit...), puis on met en application en louant un 5/6 mètres que l'on sort en dessous de F5, et on se fait son expérience. On augmente d'un mètre à la location suivante. Après quelques semaines de loc, on revient faire un stage, perfectionnement; plus tard un hauturier. Puis tout le reste déjà cité. "

Personnellement, je crois que 2-3h d'optimist ça peut suffire pour certaines personnes, mais que pour d'autres il faudra que cette étape "voile légère" dure un peu plus longtemps. Et je dirai même que, même si on peut tuiler avec les étapes suivante, sur de plus grosses unités, il est important de solidement valider cette étape incontournable. J'ai des exemples autour de moi de personnes en apprentissage qui retournent sur de la "voile légère" parce que certaines bases leur manquent, ce qui les mets dans des situations de non-contrôle et de stress - et donc contre-productives parfois- sur le Surprise du club.

A titre personnel, j'ai bien conscience que l'on ne saurai s'engager sur un tour du monde par les caps sur un 16m acier de 25 tonnes directement à la sortie du cours de 420. :)

Pour le moment on a choisi différentes direction pour nous former incluant de la régate, des embarquements sur des convoyages, inscription dans un club avec nombreuses nav sur BDA, et accès à une formation MACIF pour être Chef de Bord sur le Surprise du Club. Il y a aussi des cours de navigation à la carte dans mon Club, etc. Une fois que j'aurai fait tout ça, on verra la suite : on n'exclut pas de faire des stages, de passer des formations (Yachtmaster par exemple), de louer des bateaux avant achat, de faire appel à un skipper pro pour une formation directement sur notre boat, etc. Le plan est flexible et s'écrit au fur et à mesure.

N'empêche que les sensations et les réflexes de la voile légère sont toujours un socle pour moi dans ma progression. Et contrairement à ce que ressentent certains, moi j'éprouve bien du plaisir et des sensations de glisse et de voile, même avec une plus grosse unité (je n'ai pas fait plus de 13m). Sans doute le privilège du débutant !

31 juil. 2020
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@Faby9: pour info je n'ai jamais fait aucun stage dans aucune école de voile, et je suis passé tout seul du petit dériveur au bateau de croisière (locations puis achat). A chaque fois j'ai pris le temps d'auto apprendre et tester ce qu'il faut impérativement connaitre. Cette démarche n'est heureusement pas possible pour l'avion, où la formation est obligatoirement très encadrée, vue la sanction définitive en cas d'erreur majeure. Pour la plongée vus les risques certains j'ai suivi une formation complète FFSM.
Dans toute formation il y a la même logique: commencer par le commencement et prendre le temps d'apprendre l'essentiel et vital de savoir.

31 juil. 2020
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Je suis d'accord, encore une fois.
Dans la formation RYA, il n'y a pas la case "dériveur léger" au commencement.
Dans la formation MACIF non plus.

31 juil. 2020
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@faby9: pour moi, c'est une erreur car c'est la seule façon d'acquérir des réflexes voile hyper rapides. qui sont toujours heureusement présents 30ans après. Idem pour la tenu du cata. (Pour l'avion la reprise de départ de vrille, pourtant réflexe vital, n'est pas obligatoirement enseignée (sur avion de voltige), alors qu'on apprend à reprendre les décrochages, et que ces situations très limites peuvent faire facilement partir en vrille à la moindre erreur. Les moniteurs valables vous imposent heureusement au moins une séance de mise en garde, malgré la formation officielle absurde sur ce point).

31 juil. 2020
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Oui. C'est bien ce que je dis : pour toi, ainsi que pour beaucoup qui repensent au plaisir pur de la voile de quand ils étaient un peu plus jeunes...

mais de facto, les meilleures formations à la croisière ne passent pas par cette case là, parce que, pour eux comme pour moi (qui ai l'avantage de savoir ce que l'on apprend en stage...) , ce n'est pas une nécessité.

31 juil. 2020
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Du coup apparemment en stage on apprend pas la modestie...

31 juil. 202031 juil. 2020
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lol, venant de toi, c'est l'hopital qui se fout de la Charité !

C'est justement l'absence totale de modestie qui fait affirmer que le cursus que tu as suivi est une obligation absolue pour maitriser la voile, et que rien ne peut remplacer l'(absence de) formation que tu as suivie, que personne n'ayant suivi ta voie ne saurait rivaliser avec ton savoir, etc...
Je constate que c'est souvent le cas pour ceux qui n'ont jamais suivi de stages ailleurs que FFV.
Je dis qu'au contraire il existe d'autres chemins, ce qui a le don de t'énerver un peu... à se demander pourquoi ?
J'ai cité le RYA, qui est à mon avis une référence. Avantage : il est accessible sur le net.
J'attends qu'on me montre un cursus de formation croisière qui commence par un stage de dériveur. Je crains que l'on attende longtemps.

31 juil. 2020
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Juliusse, tu sais il y a même une école de voile qui affichait "apprendre la vie" aux stagiaires... C'est tout dire dans le genre de référence de modestie..
Plus sérieusement, heureusement qu'il n'y a pas tant que ça chez les plaisanciers, que des stagiaires qui auraient posé leur sac de voile dans des stages chez les divers centres.. Perso j'ai beaucoup pratiqué Les Glénans, le Cercle de voile de Dieppe, un peu de Macif et FVL, puis le RYA à Vannes. J'ai pris cette option car je n'ai aucune connaissance famille ou amis, qui pratique la voile de croisière alors ce fut pour moi le moyen le plus simple pour mettre les pieds à bords et d'apprendre. Donc on partage notre retour si cela peut aider d'autres voileux, et ceux qui ont pris un autre chemin apportent leurs expérience ce qui est excellent.
Comme je l'explique souvent, en France on a un peu raté notre sujet pour la formation libre à la plaisance, c'est dommage selon moi, surtout qu'il y a des bons instructeurs, mais pas de cadre bien pensé pour établir une sorte de standard de compétence minimale. Je pense typiquement à une sorte de Coastal Solo Skipper à la française afin que celui qui embarque sa famille soit capable d'aller se promener en voilier avec eux, et sache se débrouiller tout seul sans gros stress..

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(exemple du cauchemard)

31 juil. 2020
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@faby9: Naturellement mon bateau hauturier est un dériveur intégral (pratique pour le côtier rapproché et la rivière) qui suit les mêmes règles particulières d'utilisation qu'un dériveur léger, différentes d'un quillard dans certaines situations limites. Anecdote: rien qu'à voir la tête lugubre de l'équipage d'un voilier de formation hauturière skippée par une maitresse femme autoritaire, arrivé à la nuit en même temps que mon épouse et moi à La Rochelle, d'un Gascogne désagréable et fatigant, je ne regrette pas ma formation personnelle.

31 juil. 202031 juil. 2020
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Amha, il y a un point à considérer, c'est de se connaître soi-même.
Quel est notre état d'esprit général et notre mode de fonctionnement etc...
Suis-je on est sensible au stress dans les situations non maîtrisées, est-ce que je me réfère à un programme d'acquisition défini etc... Ou bien est-on plus dans l'adaptation, la patience et l'expérimentation ...
Selon ces questions, l'approche autodidacte ou formation par instructeur seront plus adaptée.
D'origine,perso, j'étais du style enseignement par instructeur et programme clair avec évaluation par exam...
Avec l'expérience, on constate qu'il y a des limites à cette voie, que ce soit sur la "qualité des instructeurs" , la qualité du suivi de programme FFV, et la qualité et le sérieux des évaluations.

Comme Faby9 l'a précisé, au RYA, il y a beaucoup plus de sérieux sur tous ces points en comparaison des stages habituels en France.
Enfin, avec les progrès, j'ai mieux compris pourquoi et comment pour certains, l'approche autodidacte convient beaucoup mieux, surtout que rien n’empêche de mixer les 2 approches.
A refaire j'aurai commencé de la même façon, stage sur supports légers, ensuite j'aurai été beaucoup plus vigilent sur le choix des stages et j'aurai du ajouté une bonne dose d'embarquement en co-navigation.
(La régate hélas, reste inaccessible si on habite loin de la zone de pratique).

29 juil. 202029 juil. 2020
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salut
je ne parlerai que de l'aspect activité charter et d'en vivre :
je suppose que si tu as ta production de spiruline et que tu ne sais pas la vendre tu n'en vis pas, le charter c'est pareil tu as le bateau et l'équipage mais si tu ne sais pas les vendre tu n'en vis pas. pour en vivre tu auras donc 2 nouveaux métiers à apprendre, pas facile et ça demande du temps et de l'investissement personnel et financier, disons que dans le meilleur des cas si tu es doué tu as 5 ans d'apprentissage non rémunéré et 200 à 300K€ d'investissement sans garantie absolue de résultat, tout compte fait rester spirulinier et accessoirement plaisancier c'est peut-être plus sur, bon courage !
ps/ et comme le dit Fritz the cat éviter d'utiliser le terme professionnel "marin" dès qu'on va sur la mer pour ménager les susceptibilités justifiées des marins pros

29 juil. 2020
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mais, il est possible de conserver le mot "esprit marin", fort peu partagé par de nombreux plaisanciers

29 juil. 2020
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Non skipper en charter n'est pas un métier spécialement dangereux, plaisancier non plus d'ailleurs.
Le charter c'est un skipper au service des clients et une hôtesse au service des clients aussi.
On sort du voyage de plaisance en famille dans lequel on peut faire partager une bonne semaine à des amis.
De toute manière oui il faut apprendre à naviguer, mais mélanger son voyage plaisir et le travail avec des clients ça n'est plus vraiment jouable.
Il a 40 ans les constructeurs amateurs construisaient un peu plus grand pour accueillir des clients et payer le voyage.
Le concept ne marche plus en tout cas dans les Antilles et certainement ailleurs.
Pour pouvoir recevoir des clients c'est être à jour sur tout : diplôme, inscriptions, contrôle du bateau etc et outre savoir naviguer c'est savoir communiquer, cuisiner, supporter parfois des clients pénibles, bref c'est de l'hôtellerie sur l'eau.
Alors vivre à bord et partir voyager en famille c'est une (bonne) idée ou se trouver un local, se constituer une clientèle et se former à tout ce qui touche au métier du charter, c'en est une autre.
La chasse au charter sauvage c'est en toutes saisons et à part le faire en occasionnel en espérant ne pas avoir à gérer une galère avec un client il ne faut pas compter dessus pour la caisse de bord.

29 juil. 2020
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Maintenant dans 1O ans les enfants devraient être débrouillés.
Donc si l'option reste le charter, l'Anglais est presque indispensable pour répondre à une bonne partie de la clientèle potentielle.
Les services maritimes pourront vous communiquer clairement la marche à suivre si c'est en zone Française.
Bon apprentissage de la navigation qui est un grand bonheur dans toutes ses formes loisirs, avec des contraintes, mais qui deviennent fort différentes quand ça devient un métier, il faut bien se connaitre.

29 juil. 2020
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Hello,
Bah, on a tous le même profil, tant qu'on est à terre, et qu'on rêve au projet...il faut savoir qu'environ 1 équipage sur 10 arrive à vivre du charter, le reste "arrondi" les fins de mois, en étant plus ou moins dans les "clous"...
Le diplôme de cap200 nécessite un investissement certain, contrairement au Yachtmaster, plus accessible financièrement, mais réservé aux Anglophones confirmés...
Quant à devenir un plaisancier honnête, capable de ne mettre personne en danger, en commençant par soi-même et sa petite famille, c'est finalement à la portée de beaucoup...on est quelques uns sur le site à être partis de zéro.
Il faut bien sûr se former un minimum, avoir choisi le bon bateau(qui pardonne les conneries des débuts), rester prudent et humble devant cet élément nouveau qu'on ne maîtrisera jamais complètement...
Mais c'est plus facile à 35 ans qu'à 60, c'est sûr...!
Bonne chance, donc, et bons vents à venir...

29 juil. 202029 juil. 2020
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bjr,

dans 10 ans vos enfants feront quasi certainement autre chose que de naviguer avec vous.(sauf de temps en temps).

j'ai été dans le même cas, il y a une quinzaine d'années quand ma femme et moi nous nous sommes pris de passion pour la mer sur le tard le même jour. on a donc bâti progressivement un projet voile pour nous deux.

  • on a commencé par des stages aux glénans, puis monitorat pour moi, ma femme s'est arrêté en niveau IV intensif. stages préférentiellement aux saisons avec le plus de chance d'être sous BMS.(pour s’entraîner aux mers qui remuent).

    • à ce stade, on avait une bonne idée de notre futur programme et du type de bateau pour le faire. j'ai continué à m’entraîner en encadrant bénévolement une bonne vingtaine de semaines.
    • on a aussi loué un peu et j'ai laissé ma femme choisir le bateau qui lui semblait le plus agréable pour elle et sur lequel elle se sentait à l'aise (en solo pendant ses quarts) en quasi toutes conditions.
    • une fois le bateau livré, on a validé notre futur programme en lui tirant dessus à fond, pour voir ce qu'on arrivait à démolir aux frais du chantier (garantie contractuelle) et aussi et surtout pour voir les conditions de mer maximales qu'on acceptait de supporter et pendant combien de temps.
    • ensuite on a réalisé notre programme (Cf profil) en restant dans nos limites.

bien évidemment, on peut faire autrement. certains membres de ma famille ont commencé à naviguer en hiver sans quasiment rien y connaitre.. à part se faire très très peur, tout à finit par s'arranger .

29 juil. 2020
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Pour vivre en voyage, plutôt que de faire du charter, il vaut mieux apprendre un métier comme électricien marine, mécanicien marine, voilier ou sellier.
Mes voisins de ponton font cela, l'un en apprentissage mécanique, et elle chez un voilier. Les 2 en refit complet de leur bateau pour avoir une autre carte en main.

29 juil. 2020
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si tu veux acheter un catamaran dans 10 ans ,moi je ferais un stage d’ete de hobby cat.
c’est un cata en plus petit,et ormis le levé de patte,c’est un bon laboratoire,pour te faire une idee.
un deriveur,pareil,c’est un gros bateau en plus petit,plus reactif,plus fragile,moins stable,moins cher....cela te fera sentir un voilier qui s’exprime et te renvois pleins d’infos.
apres passe a de l'habitable ,et fais ton experience...tu as 10 ans pour y arriver,c’est bien.

29 juil. 2020
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L'histoire du charter pour vivre sur son voilier en France parait être une légende à chaque fois que l'on se renseigne.
Le métier est complètement bouché et très peu arrivent à en vivre complètement. Sans parler de la régularisation de l'activité sous pavillon Français, qui semble être une belle usine à gaz.
Il y a eu une nouvelle facilité pour ceux qui souhaitent se lancer dans une activité commerciale en petits bateaux à moteurs, comme le service de livraison aux plaisanciers au mouillage. Mais pour le charter en voilier c'est tout de suite la grosse artillerie avec C200 + tout les prérequis... Et visiblement pour les YM validés par des Français, ce n'est pas mieux... Certes les centres de formation pour ces qualifications ne vont pas mettre en avant un réalisme aussi peu reluisant, il faut aussi de son coté faire preuve de discernement en fonction des sources d'informations.

Effectivement il semble plus efficace d'avoir une activité professionnelle compatible avec le statut de navigateur bien que ce ne soit certainement pas aussi simple..
En tout cas ce sont les conclusions que j'en ai tiré après m'être bien interrogé sur une possible "bascule" professionnelle après 30 ans dans l'industrie.

29 juil. 2020
1

Petit test pour voir si tu as la fibre :

Tu mets un ciré et un bonnet et allume un ventilateur ou tu ouvres la fenêtre de la salle de bain. Tu entres dans la salle de bain sur les genoux et tu ouvres le jet d’eau froide.
Tu déchires des billets de 20 € et ensuite tu te baisses accroupi et d’une seule main passant derrière le dos tu démontes le siphon et récupère les bouts de billets.
Ensuite, tu sorts de là en sifflant : hello, le soleil brille, brille, brille et je suis heureux…

31 juil. 2020
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20€?

Tu as un petit bateau...

30 juil. 2020
2

Je n'aurai pas l'impudence de me citer en exemple car je sais bien que c'était une autre époque...
Mais mon vécu prouve qu'il y a 1000 façons d'apprendre la voile en fonction de son caractère, de sa motivation et de son goût du risque (son inconscience diront les timorés)
D'abord caravelle puis 4.20 sur un lac pour suivre une voileuse pendant les vacances d'été.
Ensuite 10 ans sans mettre les pieds sur un bateau.

A la trentaine, sur un coup de folie, je dilapide un petit héritage sur un Melody voilier réputé pas facile. Quelques longues soirées d'hiver à potasser le cours des Glénans, et aux beaux jours j'entreprends avec une équipière (pas celle du début !) une grande traversée Toulon-Porquerolles dès la première sortie, avec arrivée de nuit à la voile, le moteur s'étant désamorcé.
Encouragés par ce succès, nouvelle direction : la Corse. Avec des cartes routières. Et on se retrouve à Propriano se croyant à Ajaccio.
C'est comme ça qu'on apprend. :-)

Après quelques années de promenades en Med, traversée depuis Barcelone non-stop jusqu'aux Canaries.
Puis toujours à l'estime et à la gonio jusqu'à Dakar.
Première transat: je ne sais toujours pas me servir d'un sextant, mais j'ai à bord les HO 249 et l'excellent bouquin d'Alain Grée. Une transat c'est long, bonne occasion d'apprendre en route.
En cette ère du paléonautisme, je n'étais pas une exception qu'on se le dise !

31 juil. 2020
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c'est le parcours classique des années 60/70 ,mais maintenant on n'a plus besoin de connaissances
l'intelligence artificielle fait tout à notre place,donc il ne nous reste plus que la bétise ,puisque l'autre place est prise .
alain 8-))

31 juil. 2020
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😂 certains chercheurs en archéologie pensent que l'homme était plus intelligent il y a 2000 ans !
le suremploi de la technologie gonfle nos égaux et nous fait croire que nous sommes plus intelligents.
collectivement peut-être, individuellement... le débat reste ouvert !

31 juil. 2020
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"ego" ...

31 juil. 2020
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oui ego et non égalité !

31 juil. 202031 juil. 2020
31 juil. 2020
2

Vous savez, l'auteur de ce fil n'est jamais revenu depuis son premier post ...
Cela vaut peut-être le coup de laisser tomber le fil en attendant qu'il revienne, s'il revient ... (il a quand même clos son message par "bon vent")

31 juil. 2020
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+1 Peuwi

31 juil. 2020
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D'après le profil, c'est une femme... qui s'exprime au masculin (mais elle est peut-être fachée avec l'orthographe !).

Elle reviendra quand elle en aura envie ?

31 juil. 2020
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Exact, Flora, toujours bon pied, bon oeil ! ;-) Un couple et c'est la femme (Julie) qui écrit.
Il y a tellement peu de femmes ici, d'ailleurs.
Je retire mon +1 en attendant, car qui sait, ils sont peut-être occupés ailleurs ?

01 août 2020
1

Devenir marin en partant de rien

J'en connais aussi qui ont fait le chemin inverse

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j’allais le dire:
devenir rien en partant marin...

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