Dériveurs lestés et talonnage

Bonjour

Est ce qu'on peut dire qu'avec un dériveur lesté en cas de talonnage plus ou moins sec en mode rase-cailloux le système de dérive (si pivotante) jouera le rôle de fusible en épargnant la structure ?
Je n'ai pas d'expérience du dériveur, je ne sais pas si la dérive est bloquée (et avec quelle force) en navigation .
Mais je suis très attiré par la formule DL notamment pour cette raison et je voudrais savoir si je suis à côté de la plaque ou pas.
Merci

L'équipage
18 avr. 2020
18 avr. 2020
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Cela va dépendre du système de dérive et de la structure du bateau...

Un sancerre ou un hood 38 par exemple, c’est un cordage/câble et une dérive pivotante relativement légère:
Si tu frappes la dérive à 6nds, elle remonte et basta.
Si tu frappes la quille à la même vitesse, il faudra refaire de l’enduit, un peu de strat sur le Hood mais il n’y a aucun risque de couler, ces bateaux sont très solide.
A l’extrême en frappant encore plus vite et plus fort, c’est sans doute le mat qui va se casser la gueulle et les occupants qui seront blessés

Un sun odyssey qui frappe de la même façon...
Si c’est la dérive, le vérin risque de ne pas aimer...
Si c’est le saumon, tu sera probablement bon pour les mémés réparations qu’un quillard, soit 15/25ke des travaux sur 2 mois de chantier.
En tapant encore plus fort, le bateau sera au fond.

La différence entre les deux?
- la longueur du lest et donc son appuis sur la coque
- la présence de retour de galbords en plus d’échantillonnages beaucoup plus sérieux sur les deux premiers.

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Avec mon hood au Portugal après rupture du manchon du câble de dérive je me suis retrouvé avec 3,3 m de tirant d'eau et seulement 1,6 de profondeur au travelift à marée haute, fond de sable bien propre.
J'y suis allé doucement bien droit on ne se rendait même pas compte que la dérive remontait au fur et à mesure.
Mais on n'aurait pas pu reculer ....

Par ce qui est dit plus haut est inexact : si on tape sur un caillou la dérive en polyester nécessitera une remise en état de son bord d'attaque.

Avec une dérive en tôle si la dérive remonte brutalement ce n'est pas grave mais si elle retombe brutalement il y a risque de casse du bout de remontée ou de la butée.
Ce n'est pas le cas sur le Hood la dérive étant plus légère j'avais cassé le câble en forçant sur le treuil, la chute est très amortie sans choc.

19 avr. 2020
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tiens il m'est arrivé la même chose à antibes en reculant dérive basse le fond affiché au port 4m aussi au sondeur ;mais il y avait un bloc de béton
nous sommes arrivés au lift pareil ,j'ai remplacé le câble par un dynema dans l'urgence et finalement ,il y est toujours depuis plus de 15ans .
alain

18 avr. 202018 avr. 2020
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ça dépend si tu touche avec de la dérive, c'est le cas de la dire. Dans ce cas elle ne remontera pas forcément. C'est une tôle, elle va être plaquée d'un côté ou de l'autre du puits de dérive, surtout si elle est totalement baissée

après, à y réfléchir, c'est une histoire de vecteurs. Si ta vitesse longitudinale est plus élevée que la vitesse de dérive, la dérive, bien que plaquée sur un côté, va aussi remonter.

si la vitesse de dérive est plus importante, alors là elle se tord. Terminé.

sinon, le saumon des dériveurs lestés est très long et large. Il y a de la surface de boulonnage. C'est très costaud

en louvoyant dans un chenal de sable, la dérive a touché un bord du chenal, je l'ai entendue chanter en faisant son sillon dans le gravier. C'est tout

19 avr. 2020
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Déjà vécu sur un Sancerre (sympa d'en parler Cédric !).
La dérive remonte, et redescend.
Ça fait boum en redescendant. Elle n'est pas si légère, la dérive sur un Sancerre.

19 avr. 2020
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Sur mon ancien EDEL660 il y avait un câblot relié à la dérive et un peu de chaîne inox pour le réglage de profondeur. Très simple d’utilisation. Une fois en passant le banc du bûcheron de Ré un peu tôt la dérive à frotté le sable. Pas de problème particulier, elle est remontée toute seule. Et là j’ai entendu un « clac »! C’était le blocage du safran qui avait lâché parce que la pelle avait aussi frottée le fond...
Conclusion: penser à relever aussi le safran, surtout s’il est profond.😃
J’ai toujours apprécié le système mobile, sauf lorsqu’il était bloqué par un coquillage ou autre caillou lorsque le bateau avait été échoué...

19 avr. 2020
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sur l'espace 1000 le vérin commande un câble qui remonte la dérive pivotante (280kg). Ca m'est arrivé plusieurs fois de toucher avec la dérive dans des coins assez compliqués. La dérive remonte en faisant boum et retombe si on a passé l'obstacle en refaisant boum! PAs plus compliqué que ça mais jamais touché avec la quille sauf sur des bancs de sable quand les chenaux changent comme dans le sud d'Oléron par exemple, là suffit d'attendre la marée montante mais il faut mouiller pour ne pas partir en dérive sur un banc de sable plus haut avec le courant.

19 avr. 2020
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Et si le but d'une bonne navigation était d'éviter les emm... ? Plutôt que supputer les futurs dégâts n'est-il pas plus essentiel de TOUT faire pour ne pas talonner... ? ? ? MM

20 avr. 2020
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pour éviter les emmerdes en navigation le plus simple et le moins risqué est de ne pas naviguer et de rester à la maison en priant tous les dieux qu'il n'y ait pas un tremblement de terre, un tsunami, une chute d'aérolithe ou autres bricoles amusantes.

19 avr. 2020
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Le dériveur lesté me semble effectivement idéal pour pratiquer le rase cailloux, par beau temps bien sûr. Du moins un DL avec une dérive en tôle, donc relativement légère, et actionnée par un palan. Le risque d'échouage dans un environnement agressif pour la coque en est fortement réduit.

Dans cette hypothèse, je progresse toujours avec mon safran en position haute, il reste alors protégé par le saumon.

Donc oui, la dérive joue le rôle de fusible, mais le but est quand même d'éviter de toucher.

19 avr. 2020
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Sur les vérins de quilles basculantes il y a des sécurités, axes cassant sur mécaniques, by-pass taré sur hydraulique... pour ce que je connais.
Sur challenger bravo par exemple ce sont deux vis en tête de vérin mécanique. Ils cassent le vérin entier remonte.

19 avr. 2020
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Bonjour,

comme écrit + haut la dérive va remonter mais le safran va morfler dans beaucoup de cas, car il ne remontera pas tout seul et sa fixation au tableau risque fort de lacher sur de petites embarcations .

19 avr. 2020
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Bonjour
J'ai eu des dériveurs lestés et je dois dire que a cause de cette dérive qui peut continuer un fusible, j'ai naviguer avec une certaine insouciance. C'est une fausse sécurité, dans les endroits à cailloux vaut mieux éviter et ne pas se dire qu'on a une dérive.
Par contre pour accéder à certains ports ou béquiller très pratiques

19 avr. 2020
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Après c’est sur qu’il y aura une légère différence entre venir toucher et chercher à monter sur un sec ou une basse... très fréquent en Méditerranée
Ce qui peut faire de gros dégât également c’est taper verticalement sur une grosse houle, la la sécu ne sert pas à grand chose...

19 avr. 202019 avr. 2020
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Déjà vécu sur un Sancerre également. La dérive remonte et redescend avec un bon boum.

Le seul souci c'est que la bosse de dérive était sorti d'une des poulies lorsque la dérive était remontée et prenait appui sur son axe. Il a donc fallu la remettre en place (la dérive était remontable mais plus difficilement).

Pour le safran, si c'est un DL en général il est à peu près au niveau du saumon. Sur le Sancerre il est derrière un aileron. J'ai tapé l'aileron à plusieurs reprises lors du passage par le canal du midi (des cochonneries qui traînent au fond). Le safran n'avait rien...

19 avr. 2020
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Sur mon iroquois à dérives pivotantes, il m'arrive assez souvent de caresser les bancs de sable du bassin d'Arcachon sans aucun dégât. Ce sont des dérives légères en CP stratifié en forme de "secteur" plus solides que des sabres, qui sont libres de remonter, elles ont une flottabilité à peine négative. Les safrans ne touchent jamais, ils sont à 60 cm alors que les dérives descendent à 160 cm. Cependant, je ne me risquerais pas à faire ça sur des fonds rocheux ! Je me suis pris une fois à 5 ou 6 nds un ofni, une traverse de chemin de fer que je n'avais pas vu. La coque est monté dessus, et la dérive est remonté sans dommage, le safran n'a heureusement pas été touché. Les coques sont peu épaisses, et il n'y a pas de saumon, j'avais envisagé de coller sur la zone sensible une bande d'iroko de 5 cm, sorte de compromis entre la bande molle et la quille.

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Le fond de mon Iroquois était épais un cordage en boucle était noyé dans l'épaisseur aussi bien à l'avant qu'à l'arrière sans doute pour la manutention à la construction..

19 avr. 2020
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Sur le mien aussi, mais je peux te garantir que la coque ne dépasse pas 8 mm d'épaisseur, à part peut-être à l'avant, dans le "v" très prononcé !

19 avr. 2020
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Ce que je reproche en particulier aux dériveurs lestés est le fait que la dérive bat souvent dans le puits; notamment aux allures portantes quand il n'y a pas de force anti-dérive qui la bloque.
Et quand la dérive bat, elle fait du bruit. Pénible à mon gout

19 avr. 2020
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Aux allures portantes, elle ne sert plus à rien, au contraire même. On doit la remonter.

19 avr. 2020
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Merci beaucoup de vos réponses .
Et sinon est ce que au près on bloque la dérive ? Certes il y a la force anti-dérive qui la plaque contre son puits mais je suppose que par mer formée ça doit battre sinon?
Sinon oui je suis bien d'accord qu'il vaut mieux éviter les ennuis mais bon j'ai déjà connu un talonnage en Islande et c'était pas drôle.

19 avr. 2020
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Au près, même par vent très faible, la pression latérale est telle qu'il est impossible de la remonter. Si on doit la remonter, il faut absolument se mettre bout au vent.

19 avr. 2020
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Faux. J'ajuste la mienne q.q soit l'allure. MM

19 avr. 2020
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Avec un système à vérin peut être. Sur mon bateau, c'est un système à palan, je ne peux ni la remonter, ni la descendre au près.

19 avr. 2020
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Sans vérin, mais dérive parfaitement entretenue. MM

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C'est lié à la taille du bateau et à la forme de la dérive.
Sur le Mousquetaire on pouvait toujours la bouger
Sur un gibsea 105 ou un Hood 38 au près dans la brise elle ne descend pas complétement sans l'offre et pour la remonter il faut loffer pour limiter les efforts.

19 avr. 2020
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Oui c'est vrai, et comme sur mon Sauvignon j'ai une dérive pivotante en forme de secteur, ça ne facilite pas le mouvement dès qu'il y a pression latérale.

19 avr. 2020
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Avec l’EDEL il était impossible de manœuvrer la dérive quand il y avait une pression latérale. Le bas du safran baissé était 20cm en-dessous le niveau de la quille.
Au portant je remontais la dérive. Plus du tout de bruit, et gain de vitesse.
Normalement il doit y avoir des cales en nylon (ou matériau glissant autre) entre la dérive et l’intérieur de la quille pour laisser un peu de jeu. Mais ce sont aussi des pièces d’usure...

19 avr. 2020
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sur le hood j'avais modifie le palier de la dérive je l'avais fait en forme de tonneau inversé
ce qui lui permettait de s'orienter au près avec un angle positif de 3° en s'appuyant sur une cale arrière,ce qui permettait un meilleur près ,comme un genre de trim automatique ,déjà qu'il remonte bien ,là, j'arrivais à 28° du vent apparent
en plus ça la calait quand elle était remontée ,çâble tendu elle ne battait pas .
alain

20 avr. 2020
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un avantage de la dérive pivotante c'est de servir d'alerte de sonde, voir de sondeur et de pouvoir se dégager en cas de soucis.
souvenir d'une entrée au guilvinec par temps de brume, sans vent ni houle, en ayant la dérive au bout de la main et en cherchant la zone de roche au touché ça l'a fait nickel
et régulièrement en descendant ou remontant la rivière menant à pont-l'abbé un peu limite avec la marée la dérive basse m'a sauvé la mise et me permettant de me sortir de la vase et de retrouver le chenal (balisage pas préci-préci, surtout de nuit)

21 avr. 2020
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Je dérive un peu du sujet; sur un DI avec une dérive hydraulique bloquée à mi-descente, en cas de talonnage, qu'est ce qui sert de fusible ? J'ai vérifié sur le plan, il n'y a pas de soupape de décharge.

21 avr. 2020
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les tuyaux du vérin qui explosent sur la pompe il doit y avoir une pastille de sécurtié ,d'ailleurs il faut en avoir d'avance à bord ocasou
alain

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Bonjour,
Pour aller à l’encontre de vos discours, je pense qu’un DL est une source d’emmerde en plus. Sur un voilier, il y a assez de pièces en mouvement susceptibles de s’user et tomber en panne... inutile d’en rajouter.
Sinon, quitte à accepter les ennuis supplémentaires, autant avoir un DI.
Quand j’entends que certains se servent de leur dérive comme sondeur, j’ai les cheveux qui se dressent sur la tête.
De plus, les performances sont moindres, par rapport à un quillard.
Par simplicité, j’ai toujours eu des quilles fixes, de 1,15 à 2,20m de TE. En adaptant mes navigations en fonction, et en ne cherchant pas à forcer le destin, tout c’est bien passé jusqu’à présent. Certes, il faut rester attentif à la configuration du terrain, des marées et des coefficients. Mais cela ne fait-il pas le charme de nos navigations?
Mais cela est et reste que mon avis.
Bon confinement,
Patrice

21 avr. 2020
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@ar-men,
désolé pour tes cheveux mais je confirme l'utilisation de la dérive de mon muscadet comme sondeur.
ceci dit, les circonstances étaient particulières :
départ de loctudy avec une faible brise et une mer pour ainsi dire plate, direction le raz de sein, on longe la côte à vue mais à distance.pas d'électronique à bord.
soudain le vent chute d'un coup et une belle brume s'installe en deux trois minutes, visibilité quelques mètres devant le bateau. pas le temps de faire un point précis.
moteur direction le guilvinec port pour lequel j'ai un moyen relativement fiable de me positionner.
je trouve le chenal mais sans vraiment savoir ou je me situe par rapport à la gauche ou la droite de l'entrée, toujours aucune visibilité mais la mer s'est encore aplatie.
moteur coupé, je prends la godille et avance doucement, mon père tenant la chaine de la dérive à la main pour "sentir" le fond.
ou a pu comme cela savoir comment on s'approchait et après quelques touchettes de la pointe de la dérive trouver la côte avec précision puis l'entrée du port.
sinon je sonde aussi avec la dérive pour savoir ce que j'ai comme eau au mouillage de nuit pour ne pas allumer électronique qui fait un raffut du diable.
c'est simple et rapide et permet de savoir avec exactitude ce qu'il reste d'eau sous le lest (dans la limite du débattement de la dérive évidement).
encore désolé pour tes cheveux mais tu pourrais profiter qu'ils sont dressés pour y passer un coup de ciseaux, comme ça pas besoin de tondeuse, la coupe sera bien nette.
bon confinement

21 avr. 2020
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bah ca depend d'ou tu navigues...antilles pas de soucis, med, attention certains petits ports de pêche sont inexploitables en grèce, Polynésie ça risque d'être compliqué a certains endroit.
En bref c'est comme en voiture, de savoir si tu pourras aller partout en clio ou si tu as besoin d'un land rover: tout dépend des routes à prendre... C'est certain que pour faire des ronds dans l'eau devant un port ou l'on rentre a toute heure avec 2m de TE, on a pas les mêmes contraintes que dans d'autres régions, ou pendant un TDM.

un DL a les performances qu'a bien voulu lui laisser son architecte... tout comme un quillard ou un DI d'ailleurs, c'est un compromis.
Le problème c'est quand jeanneau commande a son archi une coque avec 2 ou 3 appendices différents, là ca ne marche plus pareil!!!
sur un DI la largeur de la coque et donc la stabilité de forme, le volume pour porter un poids de lest plus important etc doivent être ajusté...
Il y a de bon DL, et il y en a de mauvais...

Dire qu'un voilier habitable est un sabot quand on navigue sur un classe 40 est aussi vrai ... mais il faut quand même bien différentier Océanis et POGO, ou sun odyssey et JPK.

21 avr. 2020
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depuis un peu moins de 40 ans que j'utilise un DL je n'ai eu qu'un seul petit ennui de dérive et c'était de ma faute. Dire qu'un DL fait moins de cap qu'un quillard est certainement vrai mais je ne l'ai jamais remarqué, comme la dérive plonge à 2,20m ça doit compenser le tirant d'eau qui sinon perd un mètre dans mon cas. Enfin en navigation et même en régate je n'ai jamais vu de différence flagrante de cap entre un DL et un quillard équivalent.
A l'inverse on dit que le DI ou le DL va plus vite au portant, avec un DI c'est sans doute vrai mais ça n'est pas aussi marqué que ça avec un DL je n'ai pas vu de différence.

Si je devais changer maintenant ce serait pour un DI. On en a eu un pendant 20 ans et je le regrette surtout en Bretagne où il reste encore quelques endroits non payants et à échouage. De plus j'y ai vu une nuit un avantage imprévu, celui de pouvoir passer par dessus les filets dérivants de nuit alors que les copains quillards devaient attendre la venue (tardive) du pêcheur pour se dégager.

Mais bon ! ce que j'en dis....

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Sur le Hood 38 dérive profilée en aile d'avion à fort allongement, 3,3 m dde tirant d'eau, ça marche plutôt bien !
Beaucoup mieux par ex qu'un gibsea 105 DL avec une dérive en tôle en forme de secteur.

21 avr. 2020
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Bonjour
C'est marrant ou que j'aille sur ce site on parle du Hood 38 ! Son propriétaire est très très actif ou c'est le bateau du siècle??

21 avr. 2020
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j'en ai eu un ,le même que celui de hubert
et je ne l'ai plus ,mais c'est un des meilleurs voiliers que je connaisse dans cette taille à tous points de vue ,sauf le cokpit qui comme tous les wauquiez une horreur à utiliser ,ainsi que la barre d'écoute que je me suis empressé de déplacer sur le roof .le pataras que j'ai mis en patte d'oie et le tableau arrière que j'ai transformé en coffre à survie et plate-forme de bains ,et bien d'autres choses .
la liste n'est pas exhaustive .
alain

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on est plusieurs a avoir ou avoir eu un hood 38
et sur un fil concernant les dériveurs il semble normal d'en parler non ?

21 avr. 2020
1

Et non! le bateau du siècle c'est le Sancerre, un DL aussi.
On peut parler de tous les bateaux on est libres ici, je pense.

21 avr. 2020
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je connais les deux ,harlé à toujours fait de bons et beaux voiliers .
mais au niveau qualité et confort à la mer on ne peut pas comparer ,déjà la taille et le volume sont très différents ,le hood fait 12m le sancère 1m de moins et au niveau poids n'en parlons pas .
il est vrai que APS aubin était un chantier de qualité ,
alain

22 avr. 2020
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Les deux ont été sur ma short-lest...

Le sancerre c’est 11m40 de coque (11m95 avec la jupe fabriquée par le chantier pour la version américaine, sarabande 41 et que l’on retrouve sur beaucoup de sancerre) et 3,75 de large. Le bateau pèse 10 tonnes près à naviguer, réservoirs vides.
78m2 de toile au près avec un genois +-140% (il existe un genois maxi mais j’ai pas la surface) / 3t de lest - poids constructeur de 7t5, légèrement fantaisiste. Le réel est à 2,5t de plus...

Le hood 38 c’est 11m60 de coque et 3m60, ce qui l’oblige à embarquer d’ailleurs un peu plus de lest pour garder de la raideur.
L’exemplaire que j’avais visité était à 12,1t réservoir vide et prêt à naviguer sans aucun effet personnel à bord (juste un inventaire hauturier standard). C’est 2,1t de plus que la fiche technique.
82m2 avec le génois 140 / 5t de lest sur un bateau un peu plus étroit et un peu plus long

Bref, ces deux bateaux sont pour moi comparables. Le sancerre est plus original. Les menuiseries souvent amateurs pas toujours heureuse, mais les versions chantiers sont plus agréable avec un bois claire que l’on retrouve aussi dans les feeling. Le hood est plus classique, peut être un peu plus « qualitatif », mais je n’ai pas trouvé que cela vieillissait mieux sur l’un ou l’autre.
Cote volume, le hood a plus de volume en raison du roof et de la HSB, alors que le sancerre est moins haut, 1m90 au pied de la descente puis rapidement 1m80 a peine. Par contre, côté cabines, le hood est moins bien foutu, le carré est moins chaleureux que le sancerre qui est pour moi particulièrement bien foutu.

Côté nav, je n’ai pas essayé le hood.
Le sancerre est loin d’être gitard, si on te dis pas que c’est un DL, très difficile de le deviner, au contraire il est plutôt raide et marche très correctement. Sensiblement mieux qu’un attalia pour situer.
Le cockpit est grand comparativement au hood grâce à la barre franche, la descente raide, mais quand on la compare au hood là aussi finalement c’est pas trop mal foutu... et gros plus le roof panoramique pour la visibilité, avec un pont flush dès le mat... le roof est pas terrible côté extérieur, descente merdique en mk1, un peu mieux mais pas formidable en mk2.

Bref deux supers bateaux, mais pour la vie à bord, je pense que le sancerre est beaucoup plus plaisant en croisière.
Les deux sont de la fin des 70 en terme de design/architecture, mais clairement j’ai le sentiment de voir des bateaux avec 20 ans d’écart en terme de conception sur l’aspect vie à bord (exception faite du coin wc... on dans les 70s pour les deux)

Bref, j’ai été déçu du hood qui a une superbe réputation, sans aucun doute justifiée sur ses qualités marine, mais pour moi le sancerre a un peu plus de « sex-appeal » tout en restant une unité taillée pour le large malgré sa taille raisonnable.

23 avr. 2020
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Certes, mais le Sancerre est de construction bien sérieuse et solide.

20 ans de nav dessus, jamais eu peur.

22 avr. 2020
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le sancerre ?
t'est sûr courtox ?
il me semble que voiles et voiliers avait désigné le muscadet mais bon ça reste un Harlé

21 avr. 202016 juin 2020
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Bien sûr, tout dépend de la carene et de ses appendices.
Le réglage avec la dérive au portant c'est top.
Au près on gagne un poil en plus...
1,50m de tirant d'eau derive haute c'est parfois appréciable,sur des fleuves,à certaines entrées de port, même en Méditerranée...
À l'est d'Aiguet il y a un port où on s'est fait refuser l'entrée avec un vent du sud,sur un grand canote avec 2,20m de tirant d'eau, trop juste on aurait pu talonner.
Pour servir de fusible, d'accord si pas de courant et conditions de demoiselle...
Un gars à qui je racontais ça m'a dit qu'une fois il avait touché avec sa dérive mais qu'à cause des conditions et du fond le bateau a pivoté et a forcé dessus,résultat dérive voilée et bloquée...
Sur la sortie de quille j'ai mis deux pattes en pom bloquées par un plat en L .
C'est reglable sous l'eau, les trous sont ovales ,et on peut les sortir pour libérer la dérive.
Ce qu'on voit à côté c'est du plomb pour ne pas qu'au sec l'acier de la quille touche ,et ça fait toujours une grosse cinquantaine de kilos bien placés...
À voir avec le temps si pérenne,si ca tient c'est que c'est bon !

21 avr. 2020
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quelle belle fabrication et au moins la semmelle qui va sous la coque est large ,les efforts seront bien répartis .
alain

22 avr. 202016 juin 2020
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Merci
Ca faisait partie des plans j'ai juste cherché ensuite un bon profil naca.
Il y a aussi une semelle en cp/carbone sous la coque qui reprend les efforts de la quille en cas de talonage.
Cette semelle est plus large d'un quinzaine de cm,collée et bords stratifiés à la coque.
Effectivement l'accès au puits de derive, ici un deriveur lesté,est problématique.
Utiliser un pinceau radiateur pour passer l'antifouling est possible...
Ou alors bourrer et peindre à la graisse,comme à priori il n'y a pas trop de mouvement d'eau en circulation ?
Je ne sais pas encore la solution...
On peut sinon enlever la dérive qui est plus ou moins lourde,100 kg dans mon cas ça reste maniable mais faut pas la prendre sur le pied !
Sinon j'ai vu l'année passée le Hood 38,c'est un très beau canote,tout en élégance et en puissance,avec un cockpit bizarre effectivement,plein d'énormes winches.

21 avr. 2020
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Merci encore de toutes vos contributions.
A ce propos James et tout le monde une autre question que je me pose c'est comment ça se passe pour l'entretien du puits? Car parfois il doit être assez étroit non?

22 avr. 2020
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Sur mon Sauvignon, je peux très facilement y accéder en déposant la table du carré qui s'appuie dessus. C'est utile pour vérifier le bon état de la partie basse du palan de manœuvre, et éventuellement intervenir dessus. On peut également vérifier l'état des cales de guidage, mais alors là il faut le faire sous grue. Il y a également, sur le flan du puits, au dessus de la flottaison, un panneau démontable permettant aussi d'intervenir sur la poulie basse du plan, quand la dérive est relevée. Normalement, pas d'autre entretien à envisager.

22 avr. 2020
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Pour le relevage sur Via 42, c'est bien fait avec une double sécurité. Un by pass sur le circuit hydraulique du verin qui permet le remontage en cas de choc, plus la fixation de la derive sur un axe lisse de bonne taille (6 cm ?) avec un serrage très fort mais qui permet aussi en cas de choc de tourner. Facile à remettre en place tout ça.

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