Dans quel ordre réduire la voilure ?

Salut,

Marin d'eau douce débutant sur le Léman, je me pose une question. Je suis l'heureux propriétaire d'un Sangria std équipé qu'une grand voile avec deux prises de ris, d'un grand génois avec une prise de ris et d'un tourmetin (et un spi, mais là, pas besoin dans notre cas).

Samedi je naviguais au près et le vent accelerait et j'étais à la limite de devoir réduire ma voilure.

Ma question est la suivante, par où commencer. J'aurais plutôt pris un ris que la grand voile mais comme je n'ai jamais pris un ris sur un genois, je me demandais si ce n'était pas par là qu'il fallait commencer...

Merci de votre réponse !

L'équipage
12 mai 2014
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si tu as un génois à ris, c'est probablement un génois lourd ou un foc 1
Dans ce cas je pense qu'il faut mieux prendre d'abord un ris dans la GV qui sera plus plate et rendra la bateau moins ardent.
Ensuite un ris dans le foc si nécessaire.

12 mai 201412 mai 2014
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Je dirais que l'essentiel est que le bateau ne soit pas surtoilé et qu'il reste équilibré à la barre. Normalement pour cela il faut réduire les deux en même temps. Mais cela dépend des conditions et de l'allure. Au près je commencerais plutôt par le foc car il y a interêt à le garder très plat au près, alors que la GV peut attendre un peu en la choquant légèrement pour laisser fasseyer ou en jouant sur la barre d'écoute pour l'aplatir ou relacher le hale bas pour ouvrir en la chute en haut et laisser l'air s'échapper.
Mais d'autres avis contrediront peut être.

12 mai 2014
0

Je serais assez d'accord avec Juno, le seul problème étant que, si le vent continue à monter, il sera plus difficile de prendre un ris dans la GV.

Donc ça dépend de toi et de ton équipage, l'important étant que le bateau soit tjs maneuvrant à la barre et qu'il ne se vautre pas.

Un équipage de régatiers gardera sa GV haute le plus longtemps possible jusque vers 30 noeuds de vent. Un équipage pépère ou peu aguerri commencera par réduire sa GV.

CaptainRV

12 mai 2014
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Sur un bateau ayant un grand génois par rapport à la gv comme c'est le cas du Sangria je commencerais par réduire le génois. Moins gênée par ce grand génois la gv pourra alors être plus ouverte (chariot plus descendu), le bateau ira vite tout en faisant du cap.
Quant aux manoeuvres tu devrais t'y entrainer par vent moins fort, toi et ton équipage progresserons vite.
Amuse toi bien sur ce beau Léman !

12 mai 2014
4

Ok avec juno aussi. Mais tout dépend de l'allure.
Au près, Je commence toujours par réduire la voile la plus grande, dans ton cas c'est le génois. Il sera toujours facile de réduire la GV plus tard si le vent monte encore car étant au près elle est dans l'axe du bateau.
Au portant par contre, je fais l'inverse. Je réduis d'abord la GV car elle sera très difficile à réduire si le vent monte. Si il faut plus tard réduire le génois, au pire je le laisse partir en drapeau afin qu'il coulisse bien sur l'étai.

12 mai 2014
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D'accord avec la remarque du Celte si on est au portant. Le génois pourra être choqué mais si on garde trop de gv ça peut devenir périlleux. ;-)

13 mai 2014
0

Comme plusieurs ci dessus, je pense que sur une allure de près, il vaut mieux réduire le génois d'abord car c'est la GV qui va te faire tenir un bon cap au près et elle sera toujours plus belle et plus facile à régler quand elle est pleine. Dans les surventes, pour éviter de trop giter, il faut essayer d'anticiper en loffant, ce qui fait encore gagner du cap. Le génois a tendance à faire giter le bateau très fort dans les surventes et le fera se vautrer. En privilégiant le cap sur la vitesse, on peut garder une GV haute assez longtemps. Après, tout est question de risque et de sécurité pour toi et ton équipage. Et de compétence à la barre. Ca dépend également de la raideur du bateau. Au delà de 20-25 nds de vent apparent au près, il me semble sage de réduire les 2 !! le bateau sera aussi performant en se vautrant moins... mais bcp de choses interviennent: carène, état de la mer, surface des voiles, sportivité de l'équipage, raideur du bateau, etc, ... Le mieux est de peut être faire tes propres essais sur un même bord avec le même angle au vent, en réduisant d'abord l'un ou l'autre...

13 mai 2014
1

avant de réduire, on change ses réglages : on applatit les voiles et on les vrilles, notamment en prenant du pataras, en lachant du hale-bas et du rail d'écoute. Ensuite on prend l'écoute de GV dans la main et on gère la tension en fonction des surventes. Quand on a fait tout ça et qu'on ne tient plus le bateau, on réduit !
L'expérience viendra en naviguant

13 mai 2014
0

Ouah ! Merci à tous pour vos réponses, ça me permet vraiment de comprendre la chose. En réfléchissant à ce que vous venez de dire, j'ai pensé à un truc que je souhaite rajouter. Sur un lac comme le Léman, les vagues sont très courtes, généralement on a des vagues tous les mètres et quand ça s'agite, ça devient assez acrobatiques de passer à l'avant pour changer une voile, surtout au près puisque l'on coupe perpendiculairement les vagues. Alors que pour réduire la grand voile, c'est un peu plus facile. Ca confirme donc que c'est sans doute plus simple de réduire la surface du génois tant que c'est encore possible de tenir debout à l'avant. Ca réduira la gite et ensuite ça sera moins compliqué de devoir réduire la grand voile. Pour ce qui est de changer le génois pour le tourmentin, je crois que vu mon manque d’expérience, je préférerais pour le moment rentrer le bateau avant de devoir affronter des conditions qui nécessite un tourmentin.

En tout cas, merci pour vos réponses et merci d'avoir éclairer ma lanterne !

13 mai 2014
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d'accord avec le genois

mais je dirai que la reduction de voilure est dicté par la barre d'abord ...si tu dois tirer dessus c'est que ton bateau est trop ardent ,il va dans le lit du vent donc c'est sur la GV qu'il faut agir ou sur le genois si tu doit pousser ta barre ...

13 mai 2014
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Bof, vous savez, réduire, en régate... Y a toujours un plaisancier pour demander "Euh, vous voulez pas mettre 3-4 tours dans le génois" et le reste de l'équipage pour répondre en cœur "Nan, y a pas de vent!"
Pour l'histoire, je ne sais même pas comment on prend un ris sur un J80. Tragique, je sais... :-D
Plus sérieusement, tu as plutôt intérêt à réduire le génois en premier, c'est lui le premier responsable de la gîte du bateau quand tu avances au près.
Un bateau terrible dans le genre est le First 31.7. Si tu n'as pas un équipage conséquent, même sous génois seul, tu peux partir au lof et virer sans rien pouvoir maîtriser. Là, il faut réduire tôt, génois d'abord, la GV pouvant rester haute beaucoup plus longtemps.

13 mai 2014
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Selon la soudaineté du renforcement du vent qui va pousser à réduire (et sur un lac ça peut être rapide) je réduis le plus facile (sécure) d'abord... en enroulant du génois, puis en arisant la GV, quitte à re-dérouler ensuite.
Mais avec un génois à ris, il peut être plus simple de réduire la GV d'abord avant d'aller faire le singe à l'avant.
Bien évidement la compétence de l'équipage entre en jeu aussi. Un numéro 1 agile et poids plume ira plus facilement réduire la voile d'avant sur un bateau qui gîte et danse qu'un gros lourdaud comme moi.
Bonnes nav...

13 mai 2014
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Voila... :) En tant que gros lourdaud, j'hésite aussi à aller à l'avant si ça secoue ! ;)

En tout cas, je pense qu'une bonne chose est de bosser tout ça avec l'équipage habituel par petit temps histoire d'être familier avec les étapes de la manœuvre pour pas avoir à trop penser quand il faut être efficace.

13 mai 2014
2

Hé oui, pour les prises de ris il faut bosser !

13 mai 2014
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bonjour

Ce que j' ai retenu, après un départ au lof, suivi d' un empannage:
Quand on se pose la question si il faut réduire, il faut réduire tout de suite.
Ce que j' ai retenu avec une grand voile fatiguée et creuse:
Avec un ris, la grand voile marchait mieux, avait une plus belle forme.
Quand ça risquait de forcir, je partais avec un ris, c' est plus facile de larguer que de prendre un ris.
Les marins de lac font de très bons régatiers aussi, ( pas moi ), n' en déplaise au capitaine Haddock !

13 mai 2014
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Mais c' est en essayant que tu verras ce qui convient le mieux au bateau et au barreur, le génois, la GV ou les deux.

13 mai 2014
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tout a fait d'accord, mieux vaut larguer que prendre... ça permet de voir tranquillement l'état de la mer, et tout, et tout... Ceci dit, si la mer n'est pas trop forte, prendre un ris au près est assez facile, génois bien plat, on choque légèrement la GV pour qu'elle fasseye un peu, la baume ne bouge presque pas, reste au dessus du pont et on le prend tranquille, à condition que le barreur soit bien concentré sur son cap qu'il maintient avec le génois seul pdt la manoeuvre.

21 mai 2014
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En solo je réduis l avant en premier. au près GV légèrement choquee. Je n attend pas de tenir le boat difficilement.
Cordialement

21 mai 201416 juin 2020
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si ca peut vous interesser voila un tableau que je donnais aux locataires du temps ou je louais le bateau ( 43')
remarque:
GV1 2 ou 3 = ris dans la GV
GE 1 2 ou 3 = genois plus ou moins roulé
F2 : foc a ris avec son ris


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