Comment gérer les rafales (Mistral) sur un petit monocoque

Bonjour à tous !
Je navigue sur micro-challenger 5.50m,le plus souvent en solo à Marseille et suis relativement peu expérimenté. Hier j'avais un Mistral nord-ouest force 3 et je navigais correctement avec GV haute et génois. Ceci dit, j'avais toute les minutes une bonne rafale pendant 10 secondes à force 5 et là ça devenait beaucoup moins "correct"... Alors comment faut-il faire en étant seul à bord ? Descendre le chariot de GV un peu avant le rafale et garder l'écoute de génois pour pouvoir la choquer en grand si le bateau gîte excessivement, la barre dans l'autre main pour lofer en plus si nécessaire et neutraliser ainsi la GV ? Faut-il au contraire garder le génois aplati au max et donc bordé au max avec le point de tire reculé et jouer uniquement avec la barre ? Quel est le levier d'action le plus efficace ? Merci pour votre aide

L'équipage
09 sept. 2007
09 sept. 2007
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l'ecoute de
gv à la main et amortir avec, mais si les rafale sont tres fortes passer au n° 1 et gerer à la gv

09 sept. 2007
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C'est ce que je fais
Je navigue dans la rade de Marseille, mais sur un dériveur. Et je rencontre aussi quelques rafales de mistral.

Ce que j'essaye de faire c'est d'anticiper en regardant la rafale arriver sur l'eau. Mais c'est pas facile du tout.

Je combine généralement lof + choque de la GV en fonction de l'équilibre. Généralement, je commence par loffer.

Parfois choquer trop la grand voile est mauvais car avec la gite, la bome peut toucher l'eau, et généralement, c'est pas facile d'éviter d'aller au tapis ou à la verticale.

J'ai remarqué aussi que la gite, n'est pas une mauvaise chose quand la rafale arrive. La surface de voile offert au vent diminue rapidement.

Enfin dessaler sur un dériveur, ça passe pas trop mal, mais sur un 5.50 ça doit être tendu.

Ce ne sont que mes considérations de débutant, enfin mes observations encore un peu floues. Donc à confirmer par un vrai marin.

Le sujet m'interesse aussi de par le fait !

09 sept. 2007
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et en general
descente sous le vent du chariot d'ecoute de GV dans la survente pour ouvrir le plan de voilure, puis remontee quand la rafale est passee

Aplatir la voile, ramener le creux vers l'avant (drisse) et la vriller (chariot) si le bateau est trop souvent dur a tenir (valable pour les 2 voiles) pwendant le bord

prendre un ris si possible si tout ca ne marche pas et reduire devant selon les besoins

rentrer si ca se vautre ou part au lof constamment...

10 sept. 2007
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Mistral force 3 ?
Non, ce n'est certainement pas du mistral, ou alors tu apprécies mal la force du vent.

Force 3, c'est juste le seuil d'arrivée des moutons (les petites crétes blanches aux vagues).

Cela reste un temps médium, sans difficulté.

Le Mistral à Marseille souffle au minimum à 5-6 et courament à 8.

A force 5, toutes les vagues ont des belles crétes blanches.

Il souffle effectivement W à ses débuts, puis NW et tourne nord au fur et à mesure qu'il baisse.

Sinon, tes manoeuvres dépendront de ton allure, c'est à dire de la route que tu fais par rapport au vent. En gros, tu as deux cas :

Le prés : le jeu est de remonter au maximum au vent. Alors tu bordes ton foc à bloc, c'est lui qui va te tirer. Tu applatis ta voile. Tu loffe dans chaque survente, cela a le double avantange de te faire gagner au vent et de déventer tes voiles. Si cela ne suffit pas, alors tu laches du chariot de GV et tu le reprends dès l'équilibre revenu.
Tu n'as pas de gros risques de chavirer, puisque un coup de gite te ferra loffer (remonter au vent) et donc déventer tes voiles.

Au portant, c'est plus compliqué. Tu n'as que le charriot de grand voile pour jouer, et si tu es vraiment abattu (après le grand largue) cela ne sert à rien, ta voile est contre les haubans.
Il faut éviter le départ au lof, donc ne pas hésiter à abattre dans les surventes.

Jacques

26 sept. 2019
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Ne pas hésiter à abattre au portant mais avec la main sur le taquet du hale bas de bôme car en cas de forte rafale le bateau peut planter, le fait de choquer le hale bas de bôme, la bôme se relève, la voile vrille sur le haut libérant assez de puissance pour ne pas planter.

26 sept. 2019
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jouer à la barre c'est pour les promeneurs les régatiers savent qu'un coup de barre est un frein donc on travaille les surventes uniquement au palan, c'est beaucoup plus sécurisant et on va nettement plus vite.

26 sept. 2019
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Pour un profil donné la portance d'une aile en fonction de la vitesse du vent étant directement liée, à l'incidence relative du profil, la maitrise d'une survente instantanée conduit d'abord, à cap constant, à réduire l'incidence, logiquement en relâchant l'écoute.

26 sept. 2019
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Notre ami qui j'espère à appris à gérer les rafales depuis 2007 nous dit disposer (à l'époque. L'a t'il encore ???) d'un rail de chariot de GV. Personnellement, je joue plutôt de celui-ci avant de choquer la GV.
Ainsi la bôme reste basse et la voile plate au lieu de s'arrondir au risque de gagner de la puissance...

Cher inconnu, tu peux reprendre la mer quand il y aura du vent :whaou: :whaou: :whaou:

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