combien aime naviguer seul

quand je dit seul c'est ne pas faire que du cotier d'un point A à un point B et retour,mais naviguer sans rencontrer quelq'un etre seul en mer quoi .

L'équipage
17 déc. 2009
17 déc. 2009
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J'aime bien tes récits de navigation solitaire, CLK.
On y est comme si on y était ! Tu notes tout au fur et à mesure, ou tu as une mémoire d'éléphant ? (je cite : "Ce vent délicieux me lâche cependant à 9 heures 40". Si c'est pas de la précision, ça !)
;-p

17 déc. 2009
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Merci...
...vous êtes sympas. Effectivement en mer je tiens rigoureusement un journal de bord. C'est une obligation légale, mais aussi un désir, un plaisir et l'indice qu'il se passe quelque chose qui mérite d'être noté. Ensuite la mémoire et l'escale font le reste.
A+

17 déc. 2009
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bonjour à tous,
Tout comme hi, comment fais tu clk pour avoir tant de précision dans tes récits magnifiques?.

Utilise tu comme jadis le grand Moitessier un de ces trucs dans lesquels on peut s'enregistrer?
En ce qui me concerne, j'écris sur un carnet du mieux possible en fonction de la météo mais, je vais à l'essentiel, mon écriture étant souvent illisible même pour moi au bout d'un certain temps.

Sinon, je navigue solitaire et on est les rois du monde, libres, et une seule personne à eng...ler si çà ne va pas comme on veut.

On voit plein de choses, que personne ne verra.

C'est magique la navigation en solitaire, avec de l'eau de tous les côtés.

18 déc. 2009
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moizossi ...
j'aime bien naviguer en solo, entre la Normandie et Cowes, je ne sais pas pourquoi mais j'aime.

Et j'aime aussi bien la manière dont tu racontes tes tes navigations.

Ah !! Longue vie aux marins !!!

:pouce:

17 déc. 2009
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Jamais essayé...
Mais a priori, je pense que cela doit être angoissant la première fois où sur 360° on ne voit rien que de l'eau...

Pas un bateau, pas un phare, pas un oiseau... Rien, quoi !

17 déc. 2009
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Les charmes de la solitude
Bonjour

Je navigue parfois avec un ami , parfois avec ma femme , et souvent seul , plus par obligation que par gôut . La navigation en solitaire au grand large est celle qui provoque le plus d'émotions fortes , pas au sens de se faire peur ( quoique parfois ...) mais au sens que l'on est beaucoup plus réceptif aux émotions de toutes sortes provoquées par le contact avec la nature , la symbiose avec son voilier . Les sens sont éveillés et l'on devient réceptif a des petites choses qui passent inaperçues lorsque l'on vit en communauté .
Donc oui , j'aime naviguer seul , mais je n'en apprécie que plus la présence d'un compagnon quand c'est possible .

Amicalement - Joël

17 déc. 2009
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Moi aussi
... j'adore.

Serge

17 déc. 2009
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J'ai essayé
pour voir si j'en étais capable, oui j'en suis capable, mais je n'aime pas ça..
J'aime trop partager :-D :-D
Michel De Galaad

17 déc. 2009
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d'accord avec Ommage
sur l'état de vigilance et la symbiose avec le bateau.

par contre quelques jours ça va ... mais faut pas que ça dure trop sinon je me fais vite chier.

17 déc. 2009
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pareil!
je me fait vite chier!

17 déc. 2009
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tout à fait
d'accord, le meilleur c'est quand ça s'arrête!

17 déc. 2009
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ben moi
j'aime trop la compagnie des hommes (au sens générique du terme) pour naviguer seule!

17 déc. 2009
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Moi
Moi j'adore naviguer solo en vue des cotes ou pas ...... comme j'adore naviguer avec des amis. C'est pas le meme plaisirs.

17 déc. 2009
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Les solitaires des océans
ont une vrai force de caractère.

17 déc. 2009
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le doute m'habite
en ce qui concerne la force de caractère de cette icone: force de caractère d'affronter la solitude ou faiblesse de caractère d'affronter la vie en société???

17 déc. 2009
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Quant à ces propos :
"Quand tu ne te sens pas la force d'affronter une société qui te fais peur, tu peux trouver la ressource de te confronter avec toi-même et les éléments."

C'est une manière d'entrevoir la solitude qui me semble fausse.

Le solitaire a envie d'être seul.
Il y là un désir.
Pas une peur de quoique ce soit.

Et il y a ceux qui adorent la vie en compagnie.
C'est le goût du partage qui prédomine.

17 déc. 2009
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Eh bien l'un découle de l'autre !
Quand tu ne te sens pas la force d'affronter une société qui te fais peur, tu peux trouver la ressource de te confronter avec toi-même et les éléments. Et inversement.

Personnellement j'aime la solitude, parce qu'elle donne de la valeur à la présence des autres. Ben oui, faut pas avoir peur des contradictions et des paradoxes...

Y a rien de plus sympa qu'une journée seul en mer, à part une journée en mer en équipage. Et encore...

17 déc. 2009
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jean-Pierre,
Il me semble que tu détournes mes propos.
La question n'est pas de savoir si on fuit ou pas les hommes,
- En l'occurrence Moitessier aurait plutôt fuit la société occidentale, ce qui m'apparait différent, et de toute façon, je ne crois pas que le voyage soit une fuite- mais de mettre en exergue toute la difficulté à se retrouver seul avec soi-même, ses peurs, ses lassitudes, sa fatigue, et de pouvoir malgré cela continuer d'aimer cette vie nomade sur l'eau, en symbiose. Sans interlocuteur. Et de savoir qu'il reste encore de nombreux jours avant de toucher terre.

Personnellement je croyais pouvoir vivre cette expérience avec un certain bonheur le temps d'une traversée océanique.
cela s'est avéré difficile, c'est pourquoi j'éprouve une certaine admiration envers ceux qui s'épanouissent dans cette exercice à la rencontre d'extrêmes.

Il y a là rien d'antinomique avec le fait d'aimer les hommes, quelque soit leur vie type de vie, leur position sociale.
Les plus modestes comme les plus remarquables.

17 déc. 2009
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Et on peut aimer
tout autant la solitude que la compagnie.

17 déc. 2009
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Bien sûr !
Avoir envie d'être seul, pour un animal normalement grégaire comme l'homme, peut tout à fait être un désir. Ca peut aussi être la conséquence d'une peur (appelons ça une appréhension, si le mot peur te fait peur ;-p , qui fait naître un désir de solitude.

17 déc. 2009
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La solitude
Non Ponton

je crois que tu te trompes . Pour reprendre l'exemple de Moitessier, c'était un gars qui était parfaitement a l'aise en société , qui avait des tas de copains et pouvait parler des heures d tout et de rien .
Mais en ce qui est du rapport avec l'ocean , c'est autre chose . Comme je le disais plus haut , j'adore partager la vie sur un bateau avec d'autres . Pas trop nombreux quand même , au dessus de 4 c'est le troupeau . Je n'aime pas les croisières en équipage . Je refuse désormais les convoyages ou il y a plus de quatre personnes a bord : au mieux il se forme des clans de 2 ou 3 , au pire chacun se referme sur soi-même et il y a peu de contacts . Restent juste les inconvénients de la promiscuité .
Donc peut-être que je ne suis pas très sociable . Mais pour en revenir a la solitude en haute mer , elle a un petit gôut doux-amer qui finit par m'être indispensable . Je n'ai jamais fait jusqu'ici de traite en solo qui dépasse une semaine . Hors c'est justement après 5-6 jours que je commence a être vraiment bien , en osmose avec mon environnement , le bateau et autour du bateau l'ocean .Je n'ai jamais eu peur de l'immense force naturelle que l'on ressent autour de soi , plus la mer est grosse plus je la trouve belle . Et jamais , vraiment au grand jamais je ne me suis ennuyé en haute mer . Je trouve cela exaltant et plus longtemps ça dure , plus on en ressent la grandeur . C'est dans ces moments la que la présence d'un autre devient gènante , même si on l'aime beaucoup .
C'est pourquoi j'ai le rêve bien ancré dans un coin de ma tête d'une navigation plus longue en solitaire, par exemple jusqu'a Capetown sans escale . Je suis presque arrivé a faire accepter l'idée a ma femme . Presque .

Amicalement - Joël

17 déc. 2009
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Faut varier
En solitaire ou en équipage, les plaisirs sont différents.

En solitaire, je navigue plus "technique", réglage et perf, en étant beaucoup plus attentif et réceptif au bateau ("tiens, ce truc fait du bruit, je n'avais jamais fait attention").

En équipage, c'est plus ma responsabilité vis à vis des autres qui prime : anticipation, explication, limiter les surprises possibles pour tout le monde se fasse plaisir, quelque soit son niveau.

Terje

17 déc. 2009
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J'aime les deux,
mais si je ne voudrais pas me privé de navs en solo. C'est un plaisir tellement intense, on est que deux, le bateau et soi, personne pour interférer dans cette communion avec la mer et les oiseaux.

En revanche, avec quelqu'un à bord, c'est plus le partage d'expérience et l'amitié qui prévaux.

En solo c'est de l'amour , à deux ou plus c'est de l'amitié.

17 déc. 2009
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à deux c'est merveilleux
à plusieurs c'est souvent agréable mais plus compliqué: c'est quand qu'on va où? on prévoit quoi pour la bouffe de demain? ben ça dépend ce qu'on va faire... Ben oui, alors c'est où qu'on va quand?
Du coup tout seul c'est le pied: rien à demander à qui que ce soit, responsabilté totale (on assume ses choix, on part -ou pas- quand on veut, et si on a mal prévu ou géré une situation personne ne vous en fait le reproche, même implicite). Et la sensation profonde de plénitude...
Mais faut pas que ça dure trop longtemps: un apéro ou une couchette double tout seul, ça perd vite de son charme...

17 déc. 2009
2

Pourquoi naviguer seul ?
Parce que basta !
• On n’a pas su convaincre la femme qu’on aime que chaque croisière n’est pas un naufrage.
• On en a eu marre d’attendre que le bon copain soit libre. Qui est libre aujourd’hui ?
• On n’a plus la chaleur de tous ceux qui auraient voulus et auxquels on pense, partis surfer sur de vieilles vagues du temps.
• On n’ose plus proposer de partir à ceux dont le corps est usé ; leurs yeux diraient trois fois oui puis se noieraient de tant d’amertume.
• Parce que l’été d’Europe est si court, il faut faire vite…La vie est si courte aussi et il est déjà bien tard…
• Parce que « S’en fout la mort ». Déjà trois fois senti son haleine pourrie sur mon cou. Elle m’aura bien sur ; mais pas ma révolte à cet inéluctable qui restera inutile et inobservée.
• Parce que c’est bon de crier cela de toute sa voix, au large, sur la peau nue de la planète, sans humain pour l’entendre.
• Parce qu’il vient dans la solitude un temps où les mots inutiles à prononcer libèrent aussi l’esprit, qui cesse de modéliser par eux pour appréhender enfin directement cet alentour si riche où les terriens ne voient que du rien : « La carte n’est pas le territoire » (Chomsky).
• Parce qu’il faut que j’y aille et que je ne cherche à convaincre personne. Basta !

17 déc. 2009
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moi j'aime naviguer seul ... par amour des autres!
en effet je leur épargne ainsi ma présence tellement insupportable ...
blague a part je me souviens de mon retour sur terre
après ma première longue traversée solitaire :30 jours entre st-martin et la rochelle sans aucune communication avec personne; je me sentais en débarquant comme un enfant, naïf, curieux, débordant de bonne énergie; une cure de jouvence! j'aurai embrassé le maître de port tiens!
ce qui prouve qu'effectivement c'est bon quand ça s'arrête...

17 déc. 200916 juin 2020
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seul
oui mais pas en solitaire,
en couple, seul en mer ou au mouillage,
en bateau dans des coins pas ou peu fréquentés pour retrouver le gout de l'aventure,
pour apprécier la puissance et la majesté de la nature,
pour se sentir remplir l'immensité par sa seule présence,
pour se sentir minuscule face à l'immensité,
pour se découvrir et se trouver face à soi-même,

La technique n'a rien à voir à ce stade de la navigation, c'est la révélation de soi, du couple et pourquoi pas de l'équipage que de naviguer en dehors des sentiers battus.

17 déc. 2009
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ça depent de la durée
une journée pas de problème, on s'offre un petit moment à soit, pourquoi pas, plus par contre...

Les soirées seul dans le carré me semble bien longues et ennuyeuses et puis c'est quand même plus sympa entre amis ou en famille.
J'ai un caractére plustôt solitaire et taciturne mais les moments de voile ont pour moi vocation à être partagé.

17 déc. 2009
2

La nuit...
J'adore.

Que cela soit en solo, ou avec l'équipage qui dors.

Dans les deux cas, tu est tranquille, à gérer ton truc le mieux que tu peux.

Tu peux faire de la route, sans te préoccuper des avis des uns et des autres, juste occupé à faire marcher le bateau. Il faut, pour toucher l'idéal, des belles conditions, un vent qui va juste bien, une eaux plate ou une belle houle, et peut être la lune pour que le bonheur soit parfais.

Ca glisse, t'es bien.

Parfois, quelqu'un se reveille et viens te parler. C'est le bonheur quand c'est Théo, mon gamin . Il est tout fier de passer un moment privilégié avec toi, de partager un truc fort, inhabituel.

Avant, sa grande soeur me faisait le coup aussi.

Et l'arrivée au mouillage choisi, où tu sais que tu ferras plaisir à tout le monde quand ils le verront au réveil. Tu glisses doucement à la voile entre les bateaux endormis au mouillage, tu cherches le coin qui va bien, abrité du clapôt, juste devant la plage. Tu mouilles sans trop de bruit, tu ranges le bateau, tu profites des derniers moments, parfois dans les lueurs du soleil qui commence à pointer.

J'ai aussi de grands souvenirs de discussion au milieu de la nuit, avec un viel ami ou, au contraire, avec quelqu'un que tu as embarqué, que tu découvres.

Mais le vrai solo, j'aime quand je sais qu'il y a quelqun qui m'attend au bout. Cela peut être des copains sur une plage, ou ma famille qui descent du ferry.

Le solo aussi pour la recherche d'émotions, l'envie de tater des limites, c'est un truc fort. Dans ce cas, pas trop longtemps, quelques heures, et un programme qui fait que, quand tu en as marre, tu sais que cela peut être fini en une heure ou deux. Cela peut être une traversée ou tu es parti un peu fort en sachant que cela deviendra plus raisonnable dans quelques heures.

Une sortie dans la baston, comme ça, c'est fort.

Et dans la toute petite pétole, comme cet été, j'ai souvent remarqué qu'il était plus agréable d'être seul, d'attendre tranquilement, sans pression, en profitant du moment.

Jacques

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je navigue le plus souvent en famille
mais quand il y a une petite traversée j'aime bien etre seul ,naviguer seul c'est prendre conscience de ses possibilités et capacités ,et quand on navigue seul on a plus de plaisir a rencontrer les autres a l'escale !

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merci
;-)

17 déc. 2009
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De ce que je connais de ta vie
enfin, je lis le journal, comme tout le monde !

Je me dis qu'on ne doit pas être bien loin dans nos souvenirs de bons moments. J'ai retrouvé bien des trucs que j'ai aimé dans ta belle histoire.

Enfin, manifestement, on est plusieurs a avoir aimé.

Comme quoi, on peut aimer le solo et ne pas être seul :mdr:

Jacques

18 déc. 2009
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difficile
J'ai commencé en solitaire, et aime toujours ça.

Malheureusement et heureusement, j'aime tellement celles qui partagent ma vie, que je ne sais m'en séparer plus que quelques heures.

Enfin, plus le temps passe et plus je me rends compte que j'aime les gens, j'en ai besoin, et j'aime regarder les bateaux autour de moi, regarder les manœuvres.

Alors, le solitaire, oui, mais pas trop longtemps; la vie est trop courte pour sacrifier quoique ce soit.

18 déc. 2009
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Fifty
Naviguer, c'est aimer et c'est partager.
En couple, on peut y trouver de l'harmonie et là, je partage.
En solitaire, c'est un peu comme la quête du graal. Je suis face à moi même et là, j'aime.
Ces deux situations sont pour moi, toujours des moments privilégiés. Les vivre en alternance apporte un grand équilibre.

18 déc. 2009
1

en dehors des

sorties à la journée en solo .je m'organise pour naviguer seul deux ou trois jours un fois l'an souvent fin de la saison ,septembre.C'est super ,
je profite d'une bonne fenetre météo avec du vent pour faire ma petite retraite , certain vont au monastere moi sur mon bateau .Un bon bouquin pour le soir , de la musique ,j'aime bien aussi bien manger...

et le matin à 6h je suis debout ,le calme,le soleil dejà un peu levé ....pas de bruit...extraordinaire et je me dis que je suis un sacré venard .
josé

18 déc. 2009
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Pourquoi tout segmenter ?
J'ai lu beaucoup de points de vue péremptoires, définitifs, sectaires... Pourquoi tnt d'idées toutes faites ? Les solos ne sont pas tous des anachorètes mal embouchés, pas plus que les navigos en équipage ne sont pas tous des gens sociables et aimables.

Quoi qu'il en soit, la plupart des navigos classés comme "solitaires" ne l'ont été qu'à un moment de leur vie.
Ainsi Moitessier :
En 1951, son premier voyage Saïgon-Indonésie sur une jonque, il le fait avec un ami Pierre Deshumeurs.
En 1958, sa traversée Cape Town-Antilles, il la réalise bord à bord avec Henry Wakelam.
Son premier très grand voyage en 1963-1966, Méditerranée-Antilles-Polynésie et retour par le Cap Horn, il le fait avec Françoise. Et parfois famille et amis viennent compléter l'équipage.
1975 : navigations trans-polynésiennes avec Iléana et Stephan. Et en 1983, idem, cette fois avec Véronique.
Bref, un homme qui avait des amis, une vie sociale, aimait les femmes, et parfois naviguait tout seul parce que ça lui plaisait aussi.
Tout simplement.

18 déc. 2009
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Pour ce que j'ai dit de Moitessier
il s'agit évidemment de l'épisode de sa vie qui concerne "La longue route" et donc son parcours en solo lors du Golden Globe de 1968, la première course autour du monde, en solitaire, sans escale.

Souvent les solitaires purs et durs sont des ermites qui ne se montrent que très très peu en public.
Je me souviens de Moitessier chez Pivot…

18 déc. 2009
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j'ai cotoyé
Moitessier à Papeete (pas au point de dire que c'était mon ami ... comme beaucoup disent après l'avoir aperçu de loin ...) mais suffisamment pour savoir que ce n'était pas un ermite, ni un saint, ni un ascète. ;-)

18 déc. 2009
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Comme tu l'as écrit, Lorenzo
"On peut aimer tout autant la solitude que la compagnie".
Et c'est exactement ce que je pense !
Par contre, je trouve un peu réducteur le fait d'enfermer les gens dans des bocaux bien étiquetés, sans vraiment les connaître,
simplement en se basant sur une épisode de leur existence.
Et bien présomptueux d'en tirer des généralités.

18 déc. 2009
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C'est vrai, on cite souvent Moitessier en exemple
Faut dire que ce tour du monde à rallonge en solo, c'est quand même un truc phénoménal qu'il a su restituer avec beaucoup de poésie, de philosophie implicite, et cela, c'est donné à bien peu de personnes…

19 déc. 2009
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J'aime !
J'aime être seul en mer… cela ne m'est pas arrivé depuis un bail… j'étais plus à l'aise avec mon précédent bateau (9m) pour sortir en solo… mais maintenant que j'ai un pilototo, ça me redémange !
J'aime aussi en famille, entre amis, bien sûr, quelque soit la coque ;-)

Et puis, j'y ai passé du temps sur mon Maquis, à bricoler, râler, casser, refaire… tout cela seul, comme à lire un livre, à rêvasser… ça aussi c'est la voile en solitaire… (enfin la voile au port, quoi…)…

J'aime aussi les récits des solitaires… tous… ils m'ont accompagné depuis mon enfance… rêves sur les pontons… Tabarly dans la tête… Dumas (Vito)… Moitessier… Slocum, bien sûr… Montfreid, London, et les contemporains, Autissier, Gentil (André)… et tous les autres… ma chasse en librairie, toujours…

Pourquoi… parce que je suis un rêveur, et qu'en société, sur l'eau, je veille (et quand je veille, je n'ai pas le temps de rêver !)… ou bien alors, comme le dit Erendil, la nuit, et tout le monde dort, en oubliant de réveiller les suivants pour rgarder la barre… seul un moment, comme en forêt, en montagne…

19 déc. 2009
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A choisir ...
... la seule chose que je préfère, c'est naviguer. Comme je n'avais personne à emmener, je suis parti seul six mois, avec des hauts et des bas mais tellement de moments merveilleux. Au retour, je me disais : "ce serait mieux avec quelqu'un que j'aime mais c'est vraiment mieux seul que pas du tout". Je suis donc reparti de la même façon, l'été dernier, pour un mois, c'était à peine suffisant pour apprécier la grande solitude. Je pars lundi pour une semaine, pas loin mais seul.
La fatigue, l'ennui, la peur et les angoisses me gênent moins lorsque je suis seul. J'aimerais partager les moments de bonheur et je me dis toujours que ce serai tout de même mieux à deux.

Les croisières avec les amis, c'est pas trop longtemps, après j'ai souvent envie de les foutre dehors.

Olivier

19 déc. 2009
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Jamais vraiment seul
Cachalot, oiseaux, poissons volants, thons, dauphins: Cette première expérience d'une transat en solo était pleine de vie, je ne m'attendais pas à tant de vie.

Il n'y a pas un jour ou je ne pense pas à ces compagnons de voyage qui m'ont apporté beaucoup.

En solo, mais pas seul.

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