Ces évolutions qui reculent

Certaines évolutions des bateaux modernes semblent difficiles à comprendre :
- On verticalise les étraves et après, comme on ne peut plus mouiller sans bousiller la dite étrave, on rajoute une espèce d'éperon pour éloigner l'ancre. Sans compter que sur le plan mécanique (les rappels d'ancre quand on tire des bords sur son mouillage) ca semble farfelu, j'espère surtout ne jamais rencontrer de près lors d'un choc cette protubérance, que ce soit en mer ou surtout au port.
- Les jupes étaient une invention géniale, à la fois pour la pratique et aussi pour la sécurité : si vous tombiez à l'eau, vous aviez une chance de remonter à bord. Maintenant de beaux tableaux bien plats et design vous opposeront leur aspect lisse à toute tentative de vous hisser par là...
- Les hublots "en oeil" signeront dans 10 ans, voire avant, "ah oui, ca a été fait en 2008.." alors que les hublots classiques rectangulaires passeront le temps et ont l'avantage de pouvoir être choisi ouvrant..
Heureusement, il y a des évolutions positives comme le rangement intégré de la porte de descente, etc... et certains constructeurs savent ne pas céder aux modes qui n'apportent rien.

L'équipage
31 mai 2008
31 mai 2008
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si ,les modes apportent l'essentiel

pour un constructeur et pour un archi :

vendre son produit et c'est bien sa principale motivation.

On peut concevoir le bateau ideal s'il reste dans les cartons on est pas plus avancé me disait mon patron et il avait raison.Donc il faut sentir la clientele.

L'étrave verticale vient des bateaux de course (qui ne mouille jamais) donc vu à la télé c'est ça qui attire la clientele ,vu à la télé .comme les grandes largeur à l'arriere

31 mai 2008
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On n'évolue pas, on puise dans un stock de vieilles idées !
-Les étraves droites, ce n'est pas "moderne", les cotres de pêche (et autres adaptations locales) étaient déjà comme ça au XIXème !
- Les "espèces d'éperons" :-) ne sont qu'une adaptation plaisance des delphinières d'antan, sinon une extrapolation des bout'hors, voire un curieux hybride des deux...
- Les jupes ont été empruntées aux ferries pour aider à embarquer les bagnoles ou les trains, mais avant, en plaisance, les tableaux en étaient dépourvus. On en trouvait alors des droits, des inversés concaves ou convexes, des en coeur, des creux (et j'en oublie...) et aussi pas de tableau du tout sur les norvégiens.
A cette époque, on pouvait avoir des plages arrière éventuellement mobiles qui remplissaient les mêmes fonctions question sécurité. Et si la pub' a vite vu l'avantage qu'elle pouvait en tirer (bateaux plus sûrs = meilleures ventes) les premières jupes avaient pour fonction d'allonger la flottaison à certains angles de gite et donc d'améliorer le vitesse critique, ou aux allures portantes de favoriser les départs au surf en augmentant la portance tout en allégeant l'arrière.
- Remarques de même nature pour la forme des hublots qui, au fil du temps, ont adopté toutes les géométries possibles.

Chacune de ces options pouvait avoir ses avantages fonctionnels et ses inconvénients, mais toutes ces prétendues évolutions étaient à l'origine la "signature" d'un architecte plus que le signe d'une époque, même si les très grands ont marqué leur temps et été copiés au point de créer des "modes" bien involontairement.
Aujourd'hui ce n'est plus que du banal marketing, pour donner des complexes aux fashion victims, rendre obsolètes leurs bateaux quasiment neufs, et les amener à en acheter un autre sous peine de passer pour d'affreux ringards. ;-)

31 mai 2008
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Tout à fait d'accord avec toi
Clair que, comme en automobile, il faut démoder les bateaux.

Certains "progrès" comme la suppression totale des tableaux arrière, pour faire comme sur les bateaux de compét, me parait des plus discutable et même dangereux.

RV

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Le marketing
Le marketing tue les véritables innovations c’est pourquoi la seule véritable recherche s’effectue sur les bateaux de course souvent par ces mêmes architectes qui travails sur des produit série. Sur les bateaux de production effectivement on se recopie et on fait varier des « pouillèmes ». Un produit marketing est la synthèse des demandes clients obtenu soit par l’analyse des réponses d’un panel soit par le retour d’information des vendeurs. Bref le marketing détermine un produit consensuel. Il ne peut y avoir de création parce que tout acheteur potentiel se réfère à ce qu’il connaît dans le domaine nautique pour ce qui nous intéresse mais aussi en fonction de son quotidien automobiles, architecture, imagination des designers de décors de films des avion que sais-je en fait tout ce qui marque son inconscient. Il demandera donc un produit basé sur ces critères et exprimera essentiellement un fort besoin de sécurité, de reconnaissance sociale, de modernité. Le chantier lui proposera donc le produit parfait pour aller boire l’apéro dans la baie parce que c’est son type de navigation ou pendant un petit mois l’été où le temps est calme. Et il y a les quelques autres qui navigues, pour qui les qualités essentielles d’un bateau sont d’un autre ordre. Ils resteront souvent plus classiques dans leurs choix pour différentes raisons, le choix du matériau qui ne permet pas les formes « bio » des productions de série. Pour garantir la pérennité de l’investissement il faut être classique, c’est une garantie de moindre perte à la revente de même pour le choix du matériau.
Si on veut être réellement innovant mais avoir le garantie d’un bon bateau il n’y que la construction sur plans spécifique à l’unité. Quelques piste sont à explorer : Les gréement avec des mats bipodes et voiles type génois sur enrouleur, voiles sur wishbone tel que Gilles Montaubin dans sont mer les réalise, voiles épaisses au meilleur rendement issue des voiles de jonque. L’architecture pure comme l’organisation des agencements des cata ou le carré et le cockpit sont séparé alors que ce serait bien que ce soit la même entité, ou les carènes comme Gilles Vaton les a développées pour ses bateaux à moteur rapide. La propulsion diesel électrique. Etc…. il y a de nombreux thèmes mais qui achètera un bateau si différents dont on ne sait rien de ses performances et souvent issu des réflexions d’un illustre inconnu parce que les archis connus, eux, n’ont pas le temps de se livrer a ces fantaisies, bien trop occupé par les contrats en cours.

31 mai 2008
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Indépendamment des modes, ce qui m'inquiète le plus,
c'est l'évolution des techniques de construction des coques .

Je me souviens que, dans les années 70, qd tous les chantiers sont passés au polyester, le grand débat était que ce matériau était indestructible et les journalistes se demandaient comment les chantiers allaient pouvoir à terme vendre des bateaux neufs.

C'est d'ailleurs pour ça que les bateaux de cette époque construit en monolithique sont tjs aussi vaillants aujourd'hui et leurs coques n'ont quasiment pas vieilli.

Puis, soyons honnête, essentiellement pour des questions de coût de construction, on est passé aux coques sandwich avec tous les pbs d'osmose qu'on a découvert par la suite.

Maintenant, on cherche à nous vendre l'infusion. Pas de doute que tous ces bateaux auront disparu dans moins de 20 ans, AMHA. Irréparables en cas de choc, une peau quasiment remplie de vide, etc..., sans compter les problèmes de résistance mécanique, bateaux qui se "tordent" à l'effort.

RV

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Normes CE
Les normes CE sont téléchargeable ici : www.iso.org[...]wse.htm
Elles sont payantes. Tout y est défini avec précision et le concepteur doit concevoir, à minima, un bateau leurs correspondant.
Je ne sais pas si les échantillonnages des bateaux polyester demandés par la norme sont suffisants, ne n’ai pas assez d’expérience avec ce type de matériau pour émettre un jugement. Personnellement je ne dessine que des bateaux métalliques selon les prescriptions Véritas ou de bateaux CP époxy.
Sans remettre systématique tout en cause je pense qu’une norme est un minimum et rien n’interdit de faire mieux et que par ailleurs ce minimum s’il est suffisant dans tous les cas en Europe. Le sera-t-il au grand large avec du très gros temps et la fatigue des matériaux en raison des efforts alterné cyclique aux quels ils sont confrontés.
Un exemple sur la norme en matière de canot de survie. Parfaite en bordure de cote Européenne ou un dispositif de secours efficace est en place. La survie peut bouchonner un jour ou deux avant l’arrivée des secours ça même été étudiée pour ça. Mais lors d’un naufrage au large des Kerguelen qui viendra vous récupérer et sous combien de temps et au bout de combien de temps seront-ils avertis. Seul une survie dynamique hors norme donc peut permettre de se mettre en sécurité.
Cela pour dire qu’il y a deux plaisance une plaisance consommatrice qui navigue peut ou pas pour qui la norme est essentiellement conçue et une plaisance qui navigue loin souvent sur des bateaux d’occasion d’ailleurs ou la norme n’apporte pas toutes les solutions.
Dans le cas d’un programme grand voyage il vaut mieux avoir un bateau à la norme puisque c’est obligatoire additionné d’améliorations issue quelque fois du simple bon sens et du sens marin tout court. Mais je vais enfoncer une porte ouverte, un bateau de grande série n’est pas fait pour affronter en sécurité des navigations hauturières permanentes et surtout dans le grand sud sans préparation spéciale. Hors un bateau étudié catégorie « A » doit pouvoir y aller sans avaries.

31 mai 2008
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Une question quand même ...
Est-ce qu'un bateau subit des tests d'homologation d'un organisme indépendant avant leur mise sur le marché ? Est-ce qu'un label indépendant garantit la sécurité des bateaux ? Existe t-il des labels ?

Claudia

01 juin 2008
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Normes ???
Les normes CE (ISO) ne définissent pas tout. EN particulier, les caculs de lest, gouvernail, gréément, cadènes, bati moteur, arbre hélice ne sont pas défini dans la version officielle actuelle des normes. Je crois qu'il y a un projet pour lest, gouvernail, cadènes, mais ce n'est encore qu'a l'état de un projet.

D'autre part, les normes définissent simplement le minimum légal pour pouvoir être commercialisable, c'est tout.

Pour prendre une analogie automobile simple, toutes les voitures commercialisées en europe passent les normes CE de crash test. Par contre sur d'autres tests genre EURO NCAP, certaines voitures ont une seule étoile, d'autres en ont 5.

01 juin 2008
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grosse confusion
osmose et sandwich ne sont pas liés

arrêtez de dire n'importe quoi

31 mai 2008
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et !!!
tu as bien commencer à marcher a 4 pattes, comme tous le monde ,puis un jour tu à marché debout ,comme tous le monde ! pourquoi tu voudrai que d'autre continue à marcher à 4 pattes ?
jean-claude!!!
peut être que tu as peur de te faire dépasser ?
quel pere dirai a son enfant,je veux pas que tu soit mieu que moi ?

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bien bien !jean claude
de nos jours c'est rare d'avoir une personnalité!tout le monde est a la solde du dieu rendement et marketing ;-)

01 juin 2008
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nos joujou
chacun à un bateau,voile ou moteur qu'importe ou en aura un bientôt ,et ne leur dit pas qu'il est pas beau ou ceci ou cela ,car ils l'auront choisi
et se sera le plus beau !!! comme ceu , à qui tu
leur a concu un, et ils te diront merci, pour le bateau que tu leur a dessiné parce qu'il sera le plus "beau".

01 juin 2008
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?????
RV

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Dépassé? quest-ce que c'est
Je ne comprends pas bien ce que tu veux dire, bien sur il y a un début à tout. Mais souvent la sois disante évolution est une régression et je ne suis bien sur que tout se résout par la consommation effrénée de produits défini par ce marketing. Le besoin essentiel que chacun cherche à assouvir est d’être heureux et cela ne réside pas dans la possession du dernier bidule à la mode.
Mais en ce qui me concerne je n’ai pas peur d’être dépassé parce que je ne suis pas dans cette course. Je fais ce que j’ai envie sans regarder ce que font les autres. Mais en fait ce sont surtout mes clients qui me dictent ce que je dois concevoir. Je ne suis pas dans la mode. Je ne fais pas de bateau plastique parce que je préfère le métal, je le sens mieux c’est comme ça. Je pense que si Mr Jeanneau venait me voir en me disant viens reviens nous voir (je connais bien j’y ai travaillé) on voudrais que tu nous dessines un Super Golif made 2008 à la façon de Brenta . Je pense que je refuserais comme je viens de refuser un cata de 13 m ou il fallait que fasse une sorte de Nautitheque alu. Je me suis compromis une fois avec un cata alu qui est à Saint Cyprien qui est une synthèse de Catana et de Lagoon, je ne ferais pas deux fois la même erreur même si c’est réussit
Je ne fais donc pas de bateaux de courses, je ne comprends pas du tout le concept de gagner et d’être le premier. Je me fous royalement de tout ce bastringue où il faut être au top parce que pour moi c’est une fuite en avant qui masque un mal vivre dans une société basée sur l’utilisation d’objets et que cela prime sur la réflexion.
Alors moi je fais des jonques chinoises, des cata alu des barges de travail off shore de 24m des bateaux de pêches bref je travail à des chose qui me plaisent. En plus je m’en fous d’être connu ou reconnu. Je ne serai jamais à la botte d’un chantier qui vend des produits, parce que je ne sais pas ce que c’est. Moi je dessine des bateaux et je veux être simplement libre de concevoir ce que j’ai envie.

31 mai 2008
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Une erreur à la base
est de dire que le marketing façonne les modes et les esprits, alors que c'est faux, c'est tout à fait l'inverse, le marketing sert à détecter, à matérialiser la perception du consommateur pour répondre au mieux à son attente !

Le marketing ne créé rien du tout, il ne fait qu'adapter le produit aux gouts et aux attentes du public pour qu'il se vende au mieux, en qualifiant et en quantifiant la demande et en recherchant le consensus.

Donc les étraves comme ci et les jupes comme ça, elles ne viennent pas du marketing, elles viennent d'ailleurs comme la mode et les bureaux d'études.

J'en sais quelque chose, des synthèses d'études quali j'en fait tous les jours pour gagner ma croute ! ;-)

En gros la marketing, c'est prendre un panel de consommateur, de les mettre dans une pièce pendant 2 ou 3 H (les plus sadiques montent jusqu'à 4 H !), de leur poser plein de questions du genre "et le produit y vous plait mieux comme ci ou comme ça ? Pourquoi ?", pendant que le fabriquant ou l'industriel observe tout ce petit monde derrière une glace sans tain en bouffant des petits gateaux.

Donc rien à voir avec un diktat imposé, c'est le contraire: la recherche des attentes du consommateur.

De plus dans cette analyse, vous oubliez d'autres facteurs comme les contraintes de jauge (qui ont produit à certaines époques quelques "bizarreries") et l'évolution des carènes (qui sont devenues plus "vent portant" que "près serré" comme autrefois, d'où certaines évolutions comme les étraves droites et les "culs" beaucoup plus élargis)

Et il y aurait encore beaucoup de choses à dire, comme l'évolution des cockpits, des gréements, etc, etc, mé bon ........

Cela dit, c'est vrai que dans tout ça il y a aussi des évolutions qui ne tiennent qu'à de effets de mode (on pourrait citer la TAC à banquettes doubles que je déteste particulièrement, mais c'est juste pour l'annecdote !)

31 mai 2008
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une
:tesur:

31 mai 2008
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Et en oubliant de préciser
Que je pense que Jean Claude fait fausse route quand il pense que le marketing tue les innovations: ce que veulent les chantiers c'est vendre des bateaux et pas passer par le concours Lepine à chaque sortie de nouveau modèles; ce que veulent les clients c'est un produit qui correspond à leurs attentes et à leurs fantasmes (devinez lequel est le plus fort d'ailleurs !) et non pas passer pour un gland si la soit disante innovation se révèle foireuse.

S'il y avait plus de clients pour les innovations, il y aurait plus de chantiers qui se lanceraient dedans, et le marketing ne se priverait pas de jouer sa petite musique dans toute cette petite musique !

Les innovations ont toujours eut du mal à s'imposer, ce n'est pas un phénomène nouveau, il tient surtout à des phénomènes beaucoup plus complexes. Une des premières raisons tient déjà au fait que le monde de la plaisance a une clientèle faible pour les produits innovateurs, et une très large clientèle extrèmement conservatrice

De plus, des innovations, c'est pas ça qui manquent dans la plaisance ces 50 dernières années ....... !

01 juin 2008
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Oh !
J'pensais que contrairement à nous c'était un site de gens sérieux ! :tesur:

Yzont fumé quoi ? :lavache:

_/)

01 juin 2008
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ROC
Il y a un fil très complet sur les ROC sur HéO :

www.hisse-et-oh.com[...]dex.php

Les premiers ROC ont été effectivement mal construits, j'ai navigué en Med dans les années 70 sur les 2 versions sloop et ketch et les proprio se plaignaient de ce bateau.

Puis la construction a changé complètement et le chantier est passé au polyester monolithique.On trouve encore aujourd'hui des ROC en très bon état et increvables.
Il y a eu 50 exemplaires construits et il en navigue encore pas mal autour du monde.

Je préférerais avoir un choc avec ce type de bateau qu'avec un bateau en infusion d'aujourd'hui voire avec un Bavaria par exemple. Je sais bien qu'un bateau n'est pas fait pour "taper", mais qd ça arrive, autant avoir un bateau costaud.

RV

01 juin 2008
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Ben non
Des bateaux ultra costauds en infusion, je n'en connais pas. Et de plus irréparables en cas de choc violent ou bien bricolés..

Impossible de refaire comme à l'origine. Ce sera tjs du bricolo.

RV

01 juin 2008
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cher invité
réduire le styrène ambiant pour en faire quoi? et générer combien de KG de produits polluants ?

31 mai 2008
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L'innovation
Mais elle est là:

www.stw.fr[...]ers.cfm

01 juin 2008
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Tout à fait d'accord avec Nicolas...
La fonction essentielle du marketing est de définir un produit destiné à être vendu. Cela inclut les fameux "4P" : le produit en lui même, avec ses caractéristiques, le prix auquel il peut être vendu, le "place", qui inclut notamment le circuit de vente à choisir et enfin la promotion (dont fait partie la publicité). La publicité ne vient en effet qu'en aval et non en amont comme le croient certains.
En ce qui concerne les caractéristiques du produit, si la plus grande partie du marché recherche des bateaux surtout agréables à vivre au port et qu'une petite partie désire une vraie table à cartes, une barre d'écoute utilisable, pour se limiter à ces critères, les chantiers concevront leurs bateaux en conséquence. Il ne faut pas oublier que ce sont des entreprises qui ont besoin de vendre.
Il faut aussi savoir que la courbe de vie de tout produit a une forme de cloche, dont les deux variables sont le temps et les volumes vendus.
Au début de sa vie, un produit fait perdre de l'argent (les investissements initiaux ne sont pas remboursés et les volumes sont faibles) et son avenir reste encore aléatoire. Ensuite, les volumes de vente augmentent et les gestionnaires commencent à être un peu plus optimistes. Vient ensuite une période de maturité du produit où les investissements initiaux (recherche et développement, outillages etc...) sont amortis et où le produit produit du cash flow, avant de décroitre puis disparaitre lorsqu'il perd trop d'argent.
Une bonne politique marketing consiste à avoir un portefeuille de produits aux divers stades de cette courbe afin d'assurer à l'entreprise un flux régulier de cash flow et d'assurer son avenir. Ceci est valable pour TOUS les produits, qu'il s'agisse de bateaux, de voitures ou de yaourts parfumés!
Les grands chantiers ont un outil industriel à faire tourner et ont besoin de volumes pour cela. Ils se tourneront vers des innovations "raisonnables" qui ne risquent pas de rester indéfiniment dans la première phase de la courbe.
Par contre, en raison de l'étroitesse de ces marchés spécifiques "de niche", les plus petits chantiers pourront réaliser des bateaux, pour ce qui nous concerne ici, plus ciblés sur tel ou tel segment de marché : croisière au plus ou moins long cours (les OVNI, Garcia, RM etc...), plus ou moins performants, plus ou moins typés régates etc...

Par contre, je ne suis pas d'accord avec Captain RV sur son historique de la construction. Les premiers bateaux de série en "plastique" des années 70 (et même 60 pour les premiers) n'étaient pas construits en "monolithique", mais en résine polyester armée de fibre de verre, comme maintenant (Golif dès 64, Ecume de Mer, etc...), avec quelques tentatives originales (le Charleston, je crois), dans des matières identiques à celui des caisses de Méharis, dont j'ai oublié le nom, ou bien les ROC en Epoxy monolithique qui se cassent au moindre choc. Ces bateaux étaient très largement échantillonnés car on ne maîtrisait pas les caractéristiques de résistance de ces matériaux. Ils connaissent l'osmose comme les bateaux plus récents dont très peu sont en sandwich. On cherche maintenant à éviter ce phénomène par l'utilisation de résines moins sensibles au phénomène ou des gel coats restant rigoureusement étanches dans le temps.

01 juin 2008
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Tiens, à ce propos,
j'ai une Méhari de 1971 dont je me sers tous les jours qd je ne navigue pas. Je me demande comment seront les Clio et autres Xantia dans 40 ans...

Décidément, je dois être un adepte indécrottable du rétro..

RV

01 juin 2008
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Materiaux
Les matériaux composites ont fait d'énormes progrès. Entre la prédiction par calcul de la résistance d'une aile et le test réel de rupture du prototype, Boeing et Airbus sont à moins de 5% d'erreur.

Quand un chantier dimensionnait avec 1000% de facteur de sécurité, parce qu'il ne maitrisait ni le calcul, ni le matériau, ni les efforts à supporter, ni la mise en oeuvre, aujourd'hui un chantier va dimensionner avec 30% de facteur de sécurité parce que ces points sont maintenant mieux maitrisés.

Et on parle aujourd'hui des séries à succès, celles dont on parle encore 30 ans après. Qu'en est il des bateaux d'il y a 30 ans, dont 3 exemplaires seulement ont réussi à trouver un acheteur à l'époque ...

D'autre part, il y a d'autres contraintes aujourd'hui qu'il n'y avait pas avant. Un des buts de l'infusion, c'est de réduire l'émission de vapeurs de styrène.

Des bateaux ultra costauds, avec les techniques d'aujourd'hui, il y en a. Même en infusion. Le seul truc c'est qu'on fait glups quand on voit leur prix à coté du prix d'un bavaria.

02 juin 2008
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Et pourtant ...
Nautor, pour commencer.

Ou www.davidlakeyachtingprojects.com[...]y44.htm

SCRIMP = Seeman Composite Resin Infusion Molding Process.

Prévu pour navigeuer en école 250 jours par ans, sur 20 ans.

Pour info, voir :

stinet.dtic.mil[...]etTRDoc

Les tests d'impact et couts de réparation ont fait partie des éléments évalués pour le choix du matériau. (page 8)

31 mai 2008
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L'oeuf et la poule
La perception du consommateur dépend, en grande partie, de la pression sociale (paraître aux yeux des autres) et de la pub' qui sait si bien créer des besoins artificiels et faire prendre des vessies pour des lanternes.

De nombreuses études "à l'américaine" (à la façon de la fameuse expérience de Milgran à l'université de Yale, transposée dans "Icare") montrent que plus les sujets sont jeunes, et/ou moins ils sont informés ou instruits, plus ils se laissent facilement manipuler. Dans le sens : Imposer des idées, des réactions ou des besoins en croyant qu'ils résultent de leurs pulsions ou de leur logique, quel que soit le domaine étudié et le niveau du champ perceptif auquel on se place.

Que les publicitaires et les marketteurs aient utilisé cyniquement ces données est une chose (cf : "A la télé, nous vendons des quarts d'heure d'esprit vide à nos annonceurs...") mais de là à y voir les attentes des consommateurs est une affirmation digne des "fils de pub" mais que toutes les études scientifiques infirment.

31 mai 2008
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m'wouais...
ça confirme ce que je pense depuis toujours :
un bon marketeux, c'est un marketeux mort.
mais c'est valable aussi pour pour les fils de pub.
Desole Nicolas

01 juin 2008
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actuellement
ce qui motive tout ceci ce sont les locataires de voiliers qui dictent leurs desirs aux societés de louage qui passent les plus grosses commandes aux chantiers qui logiquement mettent des cabines arrieres avec wc meme si cela crée un "algeco à voiles"

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je suis un peu dur la !
mais ce qui m'a enervé c'est que tous les chantiers font des roofs aux vitrages lateraux lenticulaires copiés sur les audis je crois ,ils ont donc pas de personnalité les architectes ? copier c'est avoir du talent ?

01 juin 2008
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normal !
95% des voiliers ne servent que quelques jours par an, surtout au port pour l'apéro et our y dormir

01 juin 2008
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euh au fait, l essai de legende c est celui du first 30
surement une coincidence !!
;-)

31 mai 2008
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Ah oui mais là Christian
Tu parles 100 % de la comm, et ça n'a rien à voir avec le marketing.

La comm a pour objet de créer le besoin, tout à fait d'accord. Le marketing lui a pour objet d'étudier et d'analyser le résultat de cette comm (étude d'impacte, étude d'image, .....) et de suggérer des modifs si jamais elle s'est planté (c'est à dire qu'elle a raté sa cible)

C'est la comm qui créé le fantasme.

Et en plaisance, comme le fantasme et l'irrationnel sont très forts, pas besoin de beaucoup de comm. Ca se ressent d'ailleurs beaucoup dans la comm des chantiers !

31 mai 2008
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assez d accord avec Grincheux !
desolé egalement pour Nicolas

;-) ;-) ;-) ;-) ;-)

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depuis 2000
je n'achete plus les revues nautiques car tous les bateaux presenté sont des clones les uns des autres ,minables ces bateaux franchement meme si j'avais du pognon j'acheterai pas ces suppositoires stereotypées ,le marketing a bon dos ,son but est de contenter tous les passepartouts de la consommation :-(ceux qui veulent un bateau pour naviguer une semaine par an au mois d'aout !

01 juin 2008
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Édifiant...
Un ami m'a passé la dernière revue Bateaux avec une trentaine d'essais voiliers.
Pour chacun d'eux, il y a le dessin des aménagements mais AUCUNE vue de profil des oeuvres vives! C'est pour moi incroyable!

01 juin 2008
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D'ailleurs, si le marketing façonnait les esprits,
la pub serait un art, et non une bête promo comme on en voit des milliers chaque jours.

Je le sais, je bosse dans ce monde merveilleux fait de fric et d'ego...

01 juin 2008
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cher Nicolas
c'est faire beaucoup de place au jugement personnel des gens!!!

le marketing est ROI et les acheteurs ses sujets

01 juin 2008
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Moi j'apprécie souvent les posts de Nicolas
Ils sont souvent pleins de bon sens. Notamment lorsqu'il fait la différence entre recueil de données "du consommateur" pour la définition du produit et la publicité qui n'est qu'une des composantes du marketing.

Qu'on soit frustré parce qu'on ne fait pas partie de la majorité des consommateurs qui utilisent leur bateau à 90% au port est normal quand on aime naviguer le plus souvent et longtemps possible.

En même temps, c'est pour ça qu'il y aura toujours des archis et des chantiers qui cibleront le marché des consommateurs "navigateurs", pour les uns les globes-flotteurs (OVNI, Garcia, Fora...), pour les autres les régatiers (X-Yacht, structures,...).

Ces chantiers ne font pas majoritairement des hublots lentille, des tableaux arrière fermés et SDB + gaz à tous les étages. Mais tout est marketing, y compris pour les bateaux de grand voyage.

01 juin 2008
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Ce qui me gène c'est la négation de l'expérience
Tous ces grands chantiers qui ont su faire des couchettes de mer, des fargues à tous les étages, des rangements dans tous les coins, de belles tables à cartes, des cockpits où on se cale bien et j'en passe...et qui ont tout sacrifié sur l'autel du design pur. Un bateau doit aujourd'hui d'abord être vendeur sur un salon, à terre...dommage.

Pour moi le marketing c'est de concilier le design ET l'aspect pratique. Surtout que dans la majorité des cas ça ne coûte pas plus cher !

02 juin 2008
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C'est vrai Ecumeur tu as raison
La cible est souvent le primo accédant, donc un bateau ca doit ressembler le plus possible à un appart (HSB, mitigeurs, 25 plafonniers pour que ça flashe au salon) et on essaie de dégager une impression d'espace...et tant pis pour les mains courantes.

Bon d'un autre coté un bateau neuf de voyage, c'est pas donné, en plus c'est souvent de la petite série ce qui n'arrange pas les choses.

Le juste milieu c'est donc si compliqué???

01 juin 2008
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Oui mais...
ce que tu décris est l'attente de ceux qui naviguent, voire passent des nuits en mer et pratiquent une navigation "traditionnelle".
L'attente de la majorité des utilisateurs est un bateau qui marche bien dans des conditions d'utilisation qui ne soient pas extrêmes, un bateau agréable à vivre au port etc...
Les couchettes de mer n'intéressent pas ceux (l'immense majorité) qui font des sorties à la journée, les belles tables à cartes empiètent sur l'espace habitable et sont "inutiles" (voir argumentations dans les salons)avec les traceurs de toutes les couleurs, les volumes de rangement nuisent à l'habitabilité globale du carré et des cabines et ne sont pas utiles dans la mesure où on n'a pas à stocker des vivres pour deux semaines à 6 etc, etc...
Le problème est que les attentes du marché ont changé et les bateaux sont conçus en conséquence. Ce ne sont pas les bateaux qui sont conçus en amont et que l'on nous impose, sauf pour ceux qui recherchent la barre d'écoute efficace, la vraie table à cartes etc... et qui se retrouvent plutôt frustrés. Ils doivent alors se tourner vers les "bateaux de niches", construits en petites séries et plus chers.

01 juin 2008
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un détail ...
les bateaux NEUFS de 100.000 à 200.000 € sont conçus pour ceux .... qui VEULENT acheter des "bateaux NEUFS de 100.000 à 200.000 €"..

CQFD

NB: pas des occasions des NEUFS.

Je crains fort que nous, les braves matelots d'HeO" ne faisons pas partie de cette cible.

PS: et que pouvont nous comprendre de cette cible ?

01 juin 2008
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Evolutions ?
On vient d'en vivre une bien bonne avec un catamaran récent de grande série d'un chantier bien connu :

Les batteries ont manifestement été installées et branchées avant la pose du pont, car pour les remplacer il a fallu scie sauteuse et tronçonneuse... même les connexions étaient inaccessibles ! :lavache:

Comme elles étaient à électrolyte gélifiée, on suppose que l'argument doit être "sans entretien" ? :tesur:

_/)

02 juin 2008
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c est vrai?
ils sont mauvais a ce point là ?

02 juin 2008
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C'est un cas extrême, mais
que dire des fixations des cadènes de haubans sous les vaigrages, que dire de ces super cata à 1.000.000 € avec 2 cabinets de toilettes et un seul conduit d'évacuation, etccc ...

RV

02 juin 2008
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Jean Claude, fashion victim ?
Hummmmm ? ;-)

Un cata en alu à dérive, c'est un concept intéressant ..........

Tout ça parce qu'un babacool à chemise à fleur a bien su bâtir sa comm .......

De plus:
"Mais il le veulent en alu sous entendu solide et sécurisant. "

Et toi tu le fais ?

Vade retro satanas, prendre garde Jean Claude, tu es en train de faire du marketing !

Juste pour le clin d'oeil bien sur :-)

02 juin 2008
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J'imagine
le vrai bon client pour un architecte et un chantier :

  • Il aura déjà expérimenté plusieurs bateaux.

  • Si c'est un voyageur, l'expérience de quelques dizaines de milliers de miles...

  • Très important : n'a jamais visité un salon nautique !

Du coup, ce client là doit savoir exactement ce qu'il souhaite et est capable de présenter un cahier des charges précis...

Non ? ;-)

_/)

02 juin 2008
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Ben justement :
Mon grand plaisir est de voir un client qui au bout d'un TDM revient par ici et me dit : [i]Désolé Fred, mais tout fonctionne[/i] ;-)

_/)

02 juin 2008
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Mauvais ?
Mais non, moi, quand le cendrier est plein, je jette ma voiture ! Pas vous ?

Pour les Yachts, c'est pareil !

Bon, je suis non fumeur, donc je me balade avec une petite AX qui à 15 ans ....

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C'est pour ça que ça m'énerve
Quelques fois il me vient des lassitudes quand il faut que je me batte pour concevoir des bateaux marin face a ces chantier que l'on me met sous le nez comme exemple du style vous faites ça mais en alu et pas autre chose. Le pire c'est le devis de poids ils comparent des poids "dit commerciaux" avec mes poids réel calculés. A chaque fois c'est un vrais problème, c'est comme les tirants d'eau ils oublient souvent que le rendement d'une dérives est fonction de son allongement... etc.. etc... Mais il le veulent en alu sous entendu solide et sécurisant.

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Non je critique
Les demandeurs qui n'ont pas l'esprit critique et veulent des remakes alu de ce qu'ils ont vu.
Des archis qui ne font pas dans ce coup de produits marketing et qui dessines des bateaux ( je veux dire des bateaux pour naviguer) liste a completer :
D Z Bombigher
Patrick Balta
JF André
JP Brouns
D Leforestier
J Warrahm
f Vivier
moi
etc...
etc...

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Oui Tili
Mais ça c'est rare expetionnel une perle ! Tu oublie qu'il a évidemment navigué suffisamment pour savoir que tout ce qui est technique va un jour tomber en panne et que Tili ne sera pas là aux Tuamotu ou au fin fond de l'indonésie pour réparer ce foutu frigo qui ne marche plus.

02 juin 2008
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étraves verticales
Pourquoi beaucoup de voiliers modernes en ont? ben sous la pression des acheteurs tout simplement : ils veulent plus de vitesse donc flottaison maximale et ligne tendues donc déplacement léger=ça ressemble aux bateaux de course ce qui "chatouille" l'égo des navigateurs à la journée...avec les divers inconvénients qui vont avec...
Maintenant est-ce que tout celà se justifie par exemple sur un bateau de voyage qui doit pouvoir supporter une forte charge, voir surcharge, pouvoir prendre de mauvais coups sans faire "glouglou", être confortable à la mer (mouvements doux),etc...a mon avis non...
Les Hollandais, pays du Nord, Anglais, Américains,semblent suivre une voie bien plus à l'écart de modes et ne sont pas effrayés par des déplacements et des élancement généreux ...

02 juin 2008
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le prix

le prix est tout de m^me determinant dans la vente d'un bateau .

Lorsque l'on regarde la technologie d'un bateau en face de son prix il y a là quelques choses qui ne colle pas.

Un secteur flagrand c'est la construction metallique là c'est complement archaique .archaique dans la structure,archaique dans la fabrication. La raison est toute simple ,pas de formation de base et formation continue inexistante et pas d'investissement .On trouve un hangar et on y realise des bateaux ,alors que l'on devrait faire le contraire,fabriqué un atelier en vu de construire des bateaux rien à voir avec un hangar.

quand au bateau en "plastique" là je n'y connais pas grand chose mais au pif l'evolution passe là aussi par la robotisation de la fabrication ,alors les prix diminuront par la fabrication et plus à travers la qualité des materiaux employé.Et peut etre que le volume des vente à atteint le point critique de l'apparition des grande serie pouvant etre robotisé rendant l'investissement rentable.

josé

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