Carène et rapport de lest

Quand on regarde les caractéristiques des bateaux actuels, on constate que de bateaux à vocation régatière hauturière ont des rapports de lest conséquents, plus de 40% souvent, comme autrefois tous les bateaux en avaient. Exemple : les JPK, les X, les Beneteau comme le dernier First 40, le 3200, etc..Ces bateaux se révèlent effectivement capable de remonter un mistral.
A coté de ça, les bateaux à vocation croisières voient leur rapport de lest diminuer régulièrement : on parlait dans un autre fil de l'Océanis 37, mais la plupart sont du même tonneau, avec des rapports qui flirtent avec les 25%.
Malgré celà, la presse indique des bateaux raides etc..
Soit ils ont une largeur à la flotaison exceptionnelle, et dans quelques années ils n'auront plus de lest du tout et seront devenu des scows, voire des catamarans, soit on raconte des histoires.
J'aimerais bien entendre les avis de ceux qui en ont et qui ont rencontré au près, disons 30 noeuds bien établis, ce qui suppose des rafales à 45. Classique mistral, quoi.

L'équipage
16 déc. 2008
16 déc. 2008
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Pour être bien raide et le rester ;-)
Il faut un judicieux équilibre entre la stabilité de forme et de poids, et de nombreux paramètres interviennent, par exemple le poids du lest mais aussi sa profondeur et sa forme (à poids égal un bulbe de plomb vaut mieux qu'un aileron tout en fonte) ou encore l'emplacement plus ou moins reculé du maître bau et le centre de gravité.
Et puis, il y a l'équilibre dynamique qui dépend du métacentre, ou l'intersection d'une droite à 90° du pont par rapport à une autre partant à la verticale du centre de carène.
Ceci dit, un monocoque m'inspirerait confiance s'il combinait un ratio de lest d'au moins 35 % et un ratio loa/B (lengh on all/beam) entre 2.55 et 2.85, pour un franc bord &lt tirant d'eau.
Mais d'autres combinaisons sont envisageables...

16 déc. 2008
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Jadis
Les voiliers étaient étroits avec très peu de stabilité de forme et nécessitaient un lest conséquant.
Ce n'est pas le cas des bateaux de croisière de conception moderne qui sont larges et avec une forte stabilité de forme et souvent une coque très légère, mais avec des perfs au près un peu moins bonnes qu'un "couloir lesté" (on ne peut pas tout avoir)
Un vent de 30 Noeuds? : c'est une force de vent très courante dans les coins ou j'ai traîné jusqu'ici et je n'ai pas spécialement eu de problème de remontée de vent avec un cotre dériveur acier dont la dérive est une tôle biseautée...évidement faut pas espérer remonter à 30° du vent...à moins de mettre 1000tr au moteur :-)
Pour faire un bon près avec un dériveur, le "must" c'est les dérives assymétriques: même un quillard profond ne peut suivre...

16 déc. 2008
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le rapport de lest
n'est-il pas aussi en rapport avec le poids "rajouté" des bateaux de croisière dits modernes que l'on (sur)charge avec un équipement de confort pléthorique ?

16 déc. 2008
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Il y a de la marge
Les équipements de confort, en y incluant les divers gadgets technologiques, ont une influence mineure sur l'accroissement du déplacement lié à l'enfoncement de la ligne de flottaison, en comparaison du moteur et des réserves d'eau par exemple, mais là les archis calculent une water line dans une fourchette tenant compte de l'utilisation prévisible de l'esquif, régate ou grand voyage pour prendre les 2 extrêmes.

16 déc. 2008
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j'espère que vous savez que
vous restreignez considérablement le débat aux monocoques à voile, car TOUT CE QUE VOUS AVEZ ECRIT NE S'APPLIQUE PAS à tous les autres bateaux.

16 déc. 2008
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pour les multicoques
à voile on respecte même le strict contraire : pour les régates on essaye d'obtenir un ratio lest/déplacement proche de 0.
Pour le NGV il en va de même.
Ce qui semble le plus drôle d'ailleurs c'est bien que les bateaux les plus rapides sont les moins lestés et que même chez les monocoques on essaye d'avoir un lest mobile (humain ou autre) si on veut des performances.
Tout le contraire... et encore, je ne parle pas des bateaux à moteur et des navires commerciaux ou militaire.

17 déc. 2008
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Je ne suis pas sourd !
&gt car TOUT CE QUE VOUS AVEZ ECRIT NE S'APPLIQUE PAS à tous les autres bateaux.

Inutile de hurler de la sorte !
Ceci dit, l'initiateur du fil parlait de monocoques, me semble-t-il, et donc j'ai répondu, tout en relativisant car je sais bien que tout voilier résulte d'une interaction de compromis.

Ta remarque est donc tout à fait hors de propos sauf pour des cas exceptionnels qui ne furent pas des réussites comme Rehu Moana, un cata légèrement lesté (autour de 15%) skippé par David Lewis et arrivé 7ème à la transat de 1964, après avoir connu quelques problèmes de gréement.

22 déc. 2008
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Re : Rehu Moana
&gt Comme quoi son cata devait etre sain à naviguer .

David Lewis était un marin exceptionnel, de la même trempe qu'un Eric de Bishop, mais il faut le resituer dans son époque, les années 50/60 où des gens curieux et aventureux cherchent à percer les secrets des pirogues doubles maories.
Une démarche ethnologiquement respectable et culturellement passionnante, mais qui conduit à des catas hauturiers rarement plus rapides que les monocoques de taille équivalente, et remontant assez mal au vent.
Le cata moderne, réinventé, rapide et efficace, viendra plus tard quand on reconsidérera tous les paramètres au début des années 80, même si Nathanael Herreshoff avait eu, un siècle plus tôt, une intuition géniale avec Amaryllis.

19 déc. 2008
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rehu moana
Apres la transat lewis est parti en Patagonie et a effectué le retour en NZ sans sextant , juste avec sa connaissance des étoiles.
Comme quoi son cata devait etre sain à naviguer .

22 déc. 2008
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réponse de diplomate..............
c'est un peu comme dire que le joshua avait un rapport lest - je ne sais quoi selon les standards "courses" de l'époque.
T'en fais pas c'est passé inaperçu .............
Et c'est ancien !

19 déc. 2008
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masse "modernes"
"n'est-il pas aussi en rapport avec le poids "rajouté" des bateaux de croisière dits modernes que l'on (sur)charge avec un équipement de confort pléthorique ?"


Pas nécessairement, parfois c'est même le contraîre: le dessalinisateur par ex. permet de "sauver" facilement 1/2 tonne sur un voiler de grande croisière qui pourra alors avoir une caisse à eau de contenance modeste (j'en ai même connu avec 750 voir 1000litres dans un 12-14m) et les aménagements si on les fait en Nida ou autre sandwich c'est bien moins lourd et tout aussi rigide qu'en CP, le seul poste qui est peut-être plus lourd, c'est le moteur et ses réservoirs car les bateaux modernes sont souvent mieux motorisés...

20 déc. 2008
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Complément
Je posais la question suite à l'usage que j'ai fait d'un Dehler 38, à la fois large (3m80) et avec un rapport de lest de 45%, la quille ayant une forme où le poids, sans être un bulbe, est concentré dans le bas, avec un TE de 1m80. J'ai testé volontairement en remontant au près une tramontane bien établie, en moyenne 30 noeuds avec de grosses bouffes, notamment en face du couloir de Narbonne. Solent et GV à 2 ris, ca passait, mais on sentait qu'il fallait bien ce couple de rappel pour pouvoir monter au vent avec la puissance nécessaire.
A noter que ce jour là tous mes voisins de ponton m'ont regardé partir et que je n'ai trouvé personne dehors, bien que ce soit gérable sans gros problème.
A contrario, j'ai eu à remonter la Mer Rouge (conditions comparables) avec un Via 42, et ca a été impossible sans le moteur.
Je m'interroge donc réellement sur les capacités d'un bateau avec 25% de lest à remonter rééllement au prés dans ce type de conditions.

20 déc. 2008
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Rapport de lest
Le rapport de lest est une notion non négligeable. Il faut simplement regarder les contraintes demander aux voiliers qui font la minitransat. En plein milieu du golf de Gascogne et que ça souffle, j'étais bien content d'avoir une bonne quille dessous

20 déc. 2008
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stop
là on est dans le domaine de la course: strictement RIEN à voir avec la croisière: un bateau de course a une coque ultra légère sans charge (la bouffe lyophilisée ça ne pèse rien), un gréément ultra allégé (c'est pour ça que ça tombe souvent sur les bateaux de course), donc même avec un lest de masse strictement égal à un croiseur de même taille mais à la coque robuste et au gréement surdimensionné, son rapport de lest est considérablement supérieur...
Mon dériveur acier a un rapport de lest relativement faible et un bras de levier encore plus faible, mais les masses non comptabilisées dans le lest (moteur, réservoir à eau (300L),réservoir de gasoil (500L), batteries (400kg),toutes les réserves de nourriture (les caissons étanches,je peux y mettre 1 an de bouffe) sont situés sous le CG...et ce rapport de lest faible n'empêche pas une très bonne raideur à la toile grâce à sa grande largeur au bau et lors d'un retournement au nord ouest de l'Ecosse par mer énorme et déferlantes erratiques, le bateau s'est redressé rapidement grâce au volume important du roof/salon de pont/barre intérieure...
C'est sûr que les plats à barbe de course ont absolument besoin d'un lest à très grand bras de levier, sinon couchés en négatif ils ne se redressent jamais (un 60 pied dématé s'est retrouvé à l'envers l'an dernier et ne s'est pas redressé seul malgré son lest super profond)

22 déc. 2008
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lest
d'accord avec Francois . pour cabestan comme il le dit ce n'est pas le lest qui le remet à l'endroit mais le volume du roof ,et ce n'est pas ce volume qui aide à faire du prés bien au contraire.Du reste si les architectes préconisent des salons depont sur les dériveurs c'est bien pour pallier au faible bras de levier du lest en cas de retournement.

22 déc. 2008
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Pas d'accord
Les bateaux que j'ai cités (les X, certains First, les Dehler etc..) n'ont rien à voir avec des protos de course. Ils ont simplement une carène et un rapport de lest différent de la majeure partie des bateaux actuels. Et on constate qu'ils montent au près par fort vent.
Si je reprends l'exemple du dériveur acier, très loin des bateaux standards au demeurant, qu'il soit capable de se relever après un chavirage, très bien. Mais serait il capable de remonter à la voile les 1000 milles de près soutenu de la mer rouge, j'en doute ou alors en prenant vraiment beaucoup beaucoup de temps.
Chavirage et remontée au près, c'est pas la même chose.

22 déc. 200816 juin 2020
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moteur
A voir le débat , calmez vous et passez au bateau
à moteur ! : le mistral c'est en pantoufles au chaud ( quoique le minimum de sens marin c'est d'éviter de se mettre exprès dans une situation pouvant rapidement dégénérée...).
Et en plus notre stabilité est supérieure à certains voiliers !( 96° sans le roof et avec le roof c'est comme la SNSM,mais la sécurité se paye au niveau "douceur des mouvements" )
Oups !! désolés , nous sommes découverts ! Vilain petit cannard motorisé .

22 déc. 2008
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et
combien consommes-tu avec ce beau jouet? Par exemple un retour de Corse?

22 déc. 2008
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En effet!
Donc pour 200 Nm dans une mer un peu difficile, on peut tabler 5 Kts pour une conso de 7 l, ce qui fait 280 litres, en effet, cela n'est pas si monstrueux.

Qu'en est il du bruit?

22 déc. 2008
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probleme de roulis

En effet le roulis depend de la vitesse mais aussi du module de stabilité du bateau .

Un bateau doit avoir une certaine stabilité ,pas assez c'est pas bon ,trop c'est pas bon non plus ce que l'on sait moins.

Comment savoir facilement si ton bateau est trop stab?
Si la periode de roulis (Td/bd) est entre 10 et 13s des quille de roulis suffissent.Pour savoir celà tu mesures au cours d'une saison ses periode par F4 (Force moyenne) suivant plusieurs sens des vagues ,de travers,arriere,avant etc et tu fais une moyenne.

Avec des quille de roulis on gagne 10% apres passage en bassin et 5% presque à coup sur.Donc suivant la periode mesurée tu voie.

Si ta periode tourne autour de 10S alors là c'est que le bateau est trop stab.on peut toujours modifier celà mais là il faut faire appel à un specialiste car ça ce complique et il ne faut pas se gourrer.

Les chiffres enoncés sont tout a fait personnel ,mais appliqué et toujours surveillé et verifié.

josé

22 déc. 2008
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il y a-t-il

des quilles anti-roulis?

josé

22 déc. 2008
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conso
Ben vois tu a l' origine cela aurait du etre un fifty ( le plan originel du projet Marguerite )
Puis en comptant le coût d'un gréement, de l'accastillage enfin toutes ces choses qui transforment une coque en fier voilier... nous avons pris peur !
Les interets de la même somme permettant de
naviguer au moteur et de faire une grosse révision tous les 8 ans !
( sur , Dashew a fait un calcul bien plus détaillé pour son "Wild Horse")
Pour répondre à ta question :
cela dépend de la vitesse - 10 nds 19.5 lt/h
- 7.2 nds 5.8 lt/h
Note qu'è 7 nds nous avons une autonomie théorique de 9000 nm,
Cela permet de faire le plein à des endroits stratégiques pour le porte monnaie (Par exemple
plein en afrique du nord, hiver en Norvège et retour au Magreb...
Finalement le seul point "négatif" c'est le roulis par rapport à un voilier

22 déc. 2008
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bruit et quilles anti-roulis
Pour le bruit , à 7 nds nous sommes sur un seul moteur à 1500 t/mn, c'est trés calme,un effort a été fait sur l'insonorisation (mais on espère toujours mieux). Ce qui est le plus bruyant alors, ce sont les vibrations des cables Morse transmises au boitier du même nom !
En traversée un oreiller en plume est detourné de sa fonction première et vient coiffer les manettes.
Pour les quilles anti-roulis, (ce que préconise l'architecte) à chaque vitesse correspond ( en théorie)une position optimum , les spécialistes contactés peuvent donc nous proposer une position pour 8 ,9 ou 10 nds,mais sans pouvoir se prononcer sur l'atténuation du roulis , sauf essai en bassin de caréne...coté budget ça coince .
Donc dans un premier temps : tapecul et dans un 2
quand les finances le permettront : un aileron central viendra combler le "trou" entre le gouvernail et le fond de la coque.

22 déc. 200816 juin 2020
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periode
Hoa est trés (trop ?)stable période de roulis :2.5 sec. oui, oui et cela pour une période c'est a dire Bd Td Bd .Oups le Pomerol a sauté du verre !
D'un autre coté c'est rassurant de pouvoir rester à l'endroit .
La vitesse c'est surtout que l'ecoulement des filets d'eau change beaucoup entre par exemple 6 nds et 10 nds.

22 déc. 2008
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Moi j'ai eu une surprise
un jour, quand un OVNI, dériveur intégral donc, m'a doublé au près dans un bon F6, alors que j'étais dans mon Brise de Mer, lesté à 35% environ, et 1,50m de tirant d'eau... Un peu vexé je dois dire :-(
Je crois tout simplement que l'architecture navale a fait d'énormes progrès depuis les "couloirs lestés" à l'anglaise des années 50...

22 déc. 2008
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Ovni
Ayant vu celui d'Akwaba, je ne dirai pas qu'un Ovni se traîne au près!

22 déc. 2008
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31 et 35 pieds, ce n'est pas la même chose
Quel OVNI ? Si c'est un Ovni 35 contre ton Brise 31, il n'y a pas photo.

D'autant plus, que le Brise 31 n'a jamais été une bête de près. L'OVNI non plus, mais s'il fait 1 m de plus, c'est normal qu'il aille quelques dizièmes de nds de plus.

Par ailleurs, les premiers Brise avaient 1.70m de tirant d'eau et si tu ajoute 5 équipiers au rappel tu obtiens un tout autre bateau. Avec les performances de Gwalarn ou de Morbic III... en 1973

24 déc. 2008
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bof, 150 cms de tirant d'eau pour un 31 pieds et 35 % de lest
pas typé pres

22 déc. 2008
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Pour revenir
Bien sûr un mini c'est bati comme un 60 pieds mais avec d'autres contraintes. Ce qui m'a rassuré: La possibilité de bien remonter au prés dans la mer formée, voilier couché le volume de carène au-dessus de l'eau reste important avec un bon couple de redressement. Cette sécurité à d'autres inconvénients comme le tirant d'eau

22 déc. 2008
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Un Ovni
n'est pas vraiment un foudre de guerre, c'est un bon compromis et un bon bateau, mais ne lui donnons pas ce qu'il n'a pas ;-)

22 déc. 2008
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Ca serait bien
la présence d'un architecte sur ce fil.

C'est un débat passionnant qui demande des connaissances architecturales que j'aurais aimé avoir.

Pour les quillards,
On est passé des couloirs lesté sous-marins aux planches à surf avec des quilles étroites au tirant d'eau très important.
Le voilier de croisière (hauturière), actuel, doit rester sage et permettre l'échouement, cela nécessite des formes et appendices tout aussi sage.

Pour les dériveurs,
ce qu'il perde en raideur, il le gagne en douceur. c'est ce que les utilisateurs disent.

23 déc. 2008
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deriveur
Nous avons eu un ketch, dériveur integral de 18.25 ht et 5.25 de large.Malgrés sont faible rapport de lest son prés était honnete.
Bon 3.6 m de tirant d'eau ça aide surtout que la dérive qui ne renferme qu'une partie du lest peut avoir le meilleur profil

23 déc. 2008
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Raideur et confort
Tout à fait exact qu'un dériveur au près par mauvaise mer se révèle beaucoup plus confortable qu'un quillard: mouvement amorti, etc.. Si je compare 2 bateaux que j'ai eu, le Via 42 et le Dehler 38, c'est très net. Mais ce qui est très net aussi, c'est que le VMG au près du Via sur la Mer Rouge était de 1 noeud à l'heure au lieu de près de 4 pour le Dehler en condition de tramontane.
C'est ce qui me fait considérer les dériveurs intégraux (les lestés, je ne connais pas) comme des fifty qui demandent un bon moteur.

23 déc. 2008
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revenons au pratique

on raisonne toujours en globale en extreme et pas en pratique quotidienne pratiqué.

On a deux sources de stabilité: la stabilité de forme et la stabilité de poids l'addition des deux donne la stabilité globale.

Pour le quillard la stabilité de poids prime sur celle de forme
Pour le deriveur la stabilité de forme est plus importante que celle du quillard.

bien

Lorsque le bateau gite dans les premier degré disons en gros 5à10° seul ou presque la stabilité de forme compte ,agit ensuite la stab de poids intervient de plus en plus enfonction de l'angle de gite.

Donc dans la nav de tous les jours on aura dans les premier degré de gite 2/5° le deriveur aussi raide voir plus raide à la toile qu'un quillard .Si en plus ce deriveur est a bouchain sa raideur sera maintenu à des angles plus grands lorsque le bouchain sera appuyé (effet dynamique)

Ensuite au grand angle de gite le quillard a un bras de redressement plus grand .Mais finalement dans la pratique quotidienne ce grand angle de gite (15/20)n'est guere atteint à cause de l'inconfort et surtout a cause de la perte de vitesse du a la deformation de la carene .

Biensur en cas de tres grosse mer, de tempete provoquant un chavirage le quillard gagne.L'angle limite dynamique est plus elevé sur un quillard .

Nous finalement dans notre quotidien pour allé à Groix , on ne va connaitre que les premiers angle de gite et là le deriveur vaut le quillard.

Bien sur il y a des exceptions mais c'est exceptionnel.

josé

23 déc. 2008
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Tout cela
est vrai mais il me semble que pour un meilleur rendement de la quille, il existe une notion d'allongement comme pour le safran. Il est proportionnel à la longueur et sa surface du plan antidérive. De plus les filets d'eau sous la quille crée ce que l'on nomme vortex qui diminue l'effet antidérive. Donc tout est un compromis meilleur comportement par mer formée pour le dériveur avec des superstructures plus importantes pour améliorer le couple de redressement et bateau plus léger avec meilleur prés pour le quillard. Question plus complexe le biquille qui fait intervenir angle d'incidence et trainée et surtout conception de la structure même du voilier. Certains architectes ont développé le concept du dériveur lesté qui avec le temps a subi beaucoup de critiques mais qui reste une référence

23 déc. 2008
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le moignon de quille
d'un dériveur lesté est très peu efficace comme plan anti dérive: son seul intérêt est d'augmenter le bras de levier du lest.
Il a été très bien répondu à la différence de conception de coque entre un dériveur et un quillard, et en effet, la gîte de mon Chatam (bouchains) se maintient à des angles modérés (à moins de surtoiler sérieusement) : c'est comme ça qu'il est le plus efficace, et d'ailleurs je n'aime pas gîter, ni me faire secouer par des rappels brutaux, ma femme encore moins, d'ailleurs elle a été malade lors d'une courte sortie agitée sur l'ULDB d'un copain alors que ça n'arrive jamais sur le Chatam...
Concernant ma remarque sur les voiliers de course et rapport de lest, je répondais à celui qui parlait de minitransat et non pas des tuperwares de grande série...

23 déc. 2008
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L'effet croche pied...
Excuse moi Lorenzo, mais l'effet "anti croche-pied" d'un dériveur, c'est comme croire en Dieu, l'essentiel, c'est d'avoir la foi.

Enfin, tu auras compris que je ne suis pas pleinement convaincu, et personnellement je prèfère, et de loin, une bonne quille, avec un lest bien profond. Au moins sur un petit bateau. :-)

23 déc. 2008
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amha

et par experience une conception bonne à tout faire (Quillard ou DL) n'est bonne en rien ni en quillard ni en DL , il faut là choisir.Une forme de carene d'un deriveur n'a rien à voir avec une forme d'un quillard

josé

23 déc. 2008
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il faut les comprendre

faire une coque ça coute tres cher ,étude et surtout moule ensuite tous les amanagements sont different , tout est à refaire absolument tout .

Alors pour une raison de prix les grands chantiers essaie de faire du passe partout .Et finalement pour Mr tout le monde qui naviguent 3j par ans c'est tres bien .

23 déc. 2008
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sauvignon

voici un bateau tres reussi et pour la Bretagne Nord c'est l'idéal.

23 déc. 2008
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Pour ce qui est des dériveurs DI/DL
il semblerait qu'il y ait les bons et les moins bons…

je pense en effet qu'il y a une plage de condition de vent et de mer où le dériveur est perdant.

Mais à mon avis, dans des conditions extrèmes, je pense qu'il redevient pertinent. Je reparle ici du fameux effet croche-pied (que certains estiment relevé de la chimère), mais des lectures, comme celle du Trismus II, font réfléchir…
D'autant plus qu'il y a une explication technique à la clef.

23 déc. 2008
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Sauf
qu'il y a deux trois détails techniques qui viennent expliquer cet effet. Donc l'aspect symbolique me semble tout autant fantaisiste.

Mais sur un petit bateau, c'est un peu différent, en effet…

23 déc. 2008
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Conception de coque
Il peut effectivement y avoir ( il devrait y avoir...)une conception de coque différente selon que l'on construit un dériveur lesté ou un quillard.

Mais qu'en est-il alors des chantiers qui conçoivent et construisent des quillards d'origine et les transforment en DL (pour des raisons marketing je présume) sans bien sûr que la coque en soit modifiée en conséquence ? C'est le cas des grands chantiers de série. Ils proposent quasi systématiquement une version quillard et une version DL pour le même modèle.

D'un autre côté, j'ai navigué sur des versions différentes d'un même modèle et, honnêtement, je n'ai pas vraiment remarqué de différences fondamentales quant à la raideur à la toile (je n'évoque pas la capacité à remonter au près). La pratique serait elle un peu différente de la théorie ?

23 déc. 2008
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Juste !
D'accord Calypso. Mais tu conviendras que la réalité est quand même là sur la pratique des grands chantiers français notamment!

C'est peut-être la raison pour laquelle j'ai fait le choix du Sauvignon (pas le breuvage...la barque... ;-))
Denis

23 déc. 2008
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Bien sûr
Mais ce fil n'ayant pas vocation "commerciale", on ne parlait que de technique.
Pour le reste bien sûr, je peux comprendre.

23 déc. 2008
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Effectivement
Le Sauvignon. Voilà une carène profonde et un maître-bau généreux prévue d'origine pour sa fonction de DL, bon marcheur si l'on ne veut pas piper le vent de trop près, à l'aise et très sécurisant dans la brise et facilement échouable.
Ah, ces soirées sympas échoué sur la grève du port de Batz alors que les "copains quillards" roulaient bord sur bord derrière la jetée !!

Oups... Je vais encore me faire des ennemis qui vont me parler de VMG ou je ne sais quels gros mots ;-)

23 déc. 2008
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un quillard de croisière moderne, (non ULDB)
donc relativement large passé au DL ça n'impose pas de grandes adaptations: certes il faudra alourdir le lest parcequ'il a moins de bras de levier, mais pour un croiseur ça reste acceptable.
Par contre passer du pur quillard (surtout léger) au DI est quasi impossible, car là il y a non seulement les formes de coque (largeur, creux) qui sont importantes, mais aussi les superstructures assez volumineuses (roof ou salon de pont) qui sont indispensables pour avoir une faible stabilité à l'envers...a mois d'avoir absolument envie d'imiter les multicoques ...

23 déc. 2008
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Petits et grands angles de gite
Je suis tout à fait d'accord sur le fait qu'en dessous de 15 degrés la différence entre quillard à fort rapport de lest et bateau à stabilité mixte est moyennement sensible. Mais mon propos concernait la capacité des bateaux à remonter au près dans du vent fort, condition de sécurité parfois nécessaire. Et là, la gite moyenne se balade à 25 degrés voir plus dans les rafales. Et si on réduit pour diminuer la gite, on n'a plus la puissance necessaire pour passer la mer. Sauf evidement à appuyer au moteur, en essayant de limiter la gite à 15 degrés question lubrification.
Or, ce genre de circonstances, dans certains cas, c'est inévitable. La Mer Rouge est un bon exemple avec une dominante très forte de vent de nord, souvent établi à 25 noeuds.

24 déc. 2008
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25°
Avec TON bateau qui est apparemment plutôt à stabilité de lest, avec le mien qui est à stabilité de forme, si j'ai 25° il est grand temps de réduire...De toute façon, plus l'angle de gîte est important, plus la dérive augmente...niveau efficacité au près, parfois vaut mieux perdre un peu de cap et gagner en vitesse et en confort...un exemple vu il y a quelques années dans la rade de Brest par fort vent dans l'axe du goulet: les voiliers modernes serraient le vent au plus près mais avançaient lentement en butant sur le clapot et un ancien bateau de pêche à gréément aurique arrivait pourtant à suivre, mais en tirant bien sûr beaucoup plus de bords mais à une vitesse et avec une puissance pour passer le clapot impressionnants...Mais tu me diras que l'équipage du vieux gréément était peut-être très bon et les autres très mauvais et fainéants... :-D

23 déc. 2008
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Avec la mer Rouge il y a d'autres paramètres
La mer courte casse l'erre (une coque plus étroite passera mieux) et il faut compter avec l'aérodynamique des superstructures (les bateaux les plus bas et profilés seront avantagés).

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