cape courante, cape sèche?

Salut à tous.
Si j'ai bien compris, la cape courante consiste à garder une petite voile "de cape" au mat qui va agir comme gouvernail aérien et garder le bateau plus ou moins face au vent.
Mais si la cape sèche consiste à enlever toutes les voiles, le batô devrait se placer au grés du vent, voire même de travers, non? On peut placer le safran à un certain angle pour le redresser mais dans ce cas c'est lui qui va encaisser le plus de force, non?

L'équipage
23 mar. 2006
23 mar. 2006
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en suivant
non, excuses moi, mais tu te trompes

la cape courante, c'est : foc à contre, grand voile ouverte mais limite fasseyement et barre sous le vent; à cette allure, le bato est censé se mettre travers au vent et c'est soit-disant une allure de repos en cas de gros temps, ... bof,

la cape sèche, c'est la même chose, sauf que tu n'as plus de voile (à sec de toile) et que tu fuis au gré de la mer, de la houle, du fardage du vent sur le bato, ... re bof

c'est pas facile d'équilibrer un bato sous cape courante même quand il n'y a pas beaucoup de vent et de houle (la voile d'avant à tendance à le faire abattre trop rapidement) alors par gros coup de vent ...

la cape sèche, j'en vois pas l'intérêt puisque l'on est le jouet des éléments,

ce que je fais en cas de coup de vent fort et qu'il faut que j'évite d'affronter les éléments, je pose la bôme sur le pont, je ferle la GV bien sûr et je navigue sous voile d'avant seule (foc ou tourmentin) et au portant : je reste manoueuvrant, je fuis devant les éléments et je peux prendre un angle favorable par rapport au vent pour essayer d'échapper à la tempête

bien sûr fo pas être trop prêt de la côte

AMHA
cordialités maritimes
larent le hareng

23 mar. 2006
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alors là

les gars l'on n'est pas sortie d'affaire avec ce sujet , je pronostique 100 contributions et plein d'engueulade :-D

mais ça peut etre interessant, mais qui a vraiment l'experience du vécu?...

josé

23 mar. 200616 juin 2020
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juste un avis
selon Moitessier

&lt°))))&gt&lt

23 mar. 2006
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Un témoignage parmi d'autres...

Ayant une petite connaissance pratique du sujet, dont je me serais
d'ailleurs bien passé, voici mon point de vue qui n'a pas la prétention
d'être objectif ni universel:

  • Il n'y a pas une façon unique de capeyer. Un tourmentin bordé à contre pour abattre, la barre poussée à fond sous le vent pour compenser, ou sandowée dans l'axe selon le bateau, est ma façon d'opérer habituelle si la fuite est impossible ou pas envisageable parce que j'ai besoin de repos.

Dans ce cas, le bateau connait un calme relatif en dérivant, mais
je dirai que c'est bon pour le "petit" mauvais temps.
Passé certaines limites, gare à la roulade!
Si tu veux garder le bateau bout' au vent, c'est une ancre flottante
qu'il te faut, et c'est un autre débat.

  • Avec des bateaux qui dérapent beaucoup, on peut aussi faire du surplace ou avancer à 1/2 noeud, avec la suédoise accouplée ou non au tmt. Quand j'étais plus jeune, je ne manquais jamais de monter ma suédoise dans le gros temps!
    Après 3 ou 4 gros chahuts, elle était complètement défoncée, honni soit qui mal y pense! ;-)

Je suppose que c'est cela que tu appelles la "voile de cape"?
Dans certains cas, fin de dépression par exemple, la différence n'est
plus très grande entre une reprise d'allure lente au débridé
et une cape de cette nature.

  • La cape sèche, c'est bien sûr sans toile, mais je suis réticent
    car si ça devient vraiment intenable, ne plus être manoeuvrant
    peut être un gros handicap.
    Mais bon, CNCIV

  • Enfin, si la cape pouvait être une allure tenable avec les clippers,
    lorsqu'il y a des déferlantes c'est très risqué sur nos voiliers.
    Le fameux "remous" des livres est loin d'aplatir la mer et tu pourras
    balancer par dessus bord toute ton huile, ça na changera pas
    grand chose. :-)

  • Pour conclure, la tempête c'est avant qu'on y pense.
    Lorsqu'il y a risque, mieux vaut une route qui allonge en fonction
    de la topographie, en gardant de l'eau à courir et, si possible des
    îles sous le vent, où l'on pourra aller se planquer.
    Sinon, mon allure favorite dans le gros temps, a toujours été la
    fuite, quitte à aller découvrir des rivages auxquels je n'avais pas
    pensé.

23 mar. 2006
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Et je suppose que l'on doit faire de moult essais
au préalable par temps maniable et soutenu pour voir ce qui serait le mieux adapté à son propre bateau.

Pas faire comme ces jeunes ( je ne me rappelle plus leur nom ;-)) qui dans le Golfe de Gascogne tentait désespérément de se faire expliquer par radio comment ils devaient faire pour mettre à la cape!

23 mar. 2006
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Bravo Christian , je ne rentre pas dans ce débat
parce que cela dépend dy type de bateau , entre un bateau lourd avec quille longue et un bateau moderne affûté , ce n'est pas la même chose; Quant aux suédoises , vieux fantasme !!! lol

Perso, j'en avais une , mais en solo quand t'as trop attendu,va t'en la gréée , bonjour !

23 mar. 2006
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Fastnet 1979
Je n'y étais pas (j'avais 2 ans...) mais le récit de cette course montre bien qu'il n'y a malheureusement pas de solution miracle... Si on essaye d'en tirer un bilan, il semble tout de même, comme le souligne très justement Christian, que le fait de rester maneuvrant se soit montrer plus judicieux que la cape seche pour éviter le cul par dessus tête.

Je ne suis pas du tout pressé de vérifier ça sur l'eau ! En tout cas, le bouquin est très instructif, je vous le conseille.

A+
Bebert

23 mar. 2006
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pour l'avoir vecus "moultes fois"
avec des bateaux a quille longue...garder une voile "av" solide pour rester manoeuvrant..sinon tu deviens un bouchon qui part dans tous les sens.CN a raison , mieux une fuite raisonee ,qu'un cap "cata"...en mermed il m'est arrive de tout affaler et d'attendre que cela se passe..en mermed..!! dans l'ocean c'est une autre histoire...il y a de l'espace.

23 mar. 2006
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manoeuvrabilité en cape séche
pour l'avoir testé (et pourtant avec un bateau présentant peu de fardage), en cape seche le bateau est manoeuvrable sans probleme d'au dela du travers (~120°) jusqu'au dela du travers sur l'autre amure ... bon évidemment ca soufflait pas mal, mais j'arrivais a manoeuvrer pour bien prendre les vagues.

Evidemment a choisir j'aurai préféré mettre une petite voile a l'avant, mais j'en avais plus de disponible (du moins dans un bon état, tourmentin compris :-( ).

PS: Au niveau vocabulaire, j'avais appris que cape courante c'était une cape avec foc a contre, GV grde ouverte ET la barre DANS l'axe afin d'être manoeuvrant. La cape avec la barre sous le vent s'appelle cape décrochée ou quelque chose comme cela.

23 mar. 2006
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Et "prendre la cape", alors?
Est ce que le terme "prendre la cape" veut dire la "cape courante"?
Quel est le terme qui signifie que l'on met une petite voile au mat à la place de la GV ou à la bastacle, afin de garder le bateau face au vent?
Avec tous ces termes, c'est difficile de s'y retrouver :-(

23 mar. 2006
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Parlons-nous de la même chose?

La mise en panne est une cape de beau temps si on peut dire.
Tu arrives de nuit dans un coin que tu ne connais pas, les feux
ne sont pas évidents, tu préfères attendre le jour en dérivant
lentement.

Il y a aussi la cape de confort, qui consiste à chercher un peu
de calme avec 30 kts de vent et des creux de 3 m, le temps de préparer
la bouffe, prendre la météo, etc...

Pour ma part, je parle de la cape de survie, inévitable dans des cas
extrèmes comme bateau drossé à une côte sans abri, skipper solo épuisé
après 35 heures de barre non stop, ou encore avarie grave à réparer
d'urgence.
Avec des vents &gt 50 Kts et des vagues hautes comme des immeubles
de 3 ou 4 étages.

Dans ces cas là, on ne théorise pas!
On connait bien les réactions de son bateau et on prend les décisions
qu'il faut au moment approprié (Il n'y a pas que la cape, on peut
envisager aussi l'ancre flottante et in fine l'ancre de miséricorde)
Ou bien on se trompe.
Et là, il est rare qu'on ait une deuxième chance.

23 mar. 2006
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la cape courante
, c'est prendre la cape (voile d'avant à contre) mais mais on continue à barrer le bateau et on peut aussi border un peu la GV (pour contrôler la vitesse essentiellement).

Il est possible de naviguer à 90° du vent comme ça.

A quoi ça sert ?
Certainement pas à adopter comme allure de sauvegarde dans le grand méchant temps !! :non:

La cape courante est utile à connaître dans les cas où on a besoin de manoeuvrer en contrôlant la vitesse du bateau, typiquement : manoeuvre d'HLM ou prise de coffre.

La cape (la vraie, pas la courante) permet à l'équipage de se reposer à l'intérieur, ne nécessitant pas d'homme à la barre : on bloque la barre sous le vent et on choque la GV.
Comme le dit Christian, c'est aussi le meilleur moyen d'arrêter un voilier (on vire de bord sans faire passer l'écoute de génois/foc) et utile pour faire un point tranquile quand on est pas sur de son coup en approche d'un côte par exemple.
C'est une des premières chose qu'on apprend aux novice quand ils demandent où sont les freins... :-)
Ce n'est néanmoins pas une manoeuvre conseillée au dessus d'un certaine force de mer (quand le bateau ne peut plus faire route) car le bateau va se mettre en travers et gare...
Dans ces conditions, les diverses méthodes de fuites (freinée ou non) sont plus indiquées dans la mesure où on a de l'eau à courir.

23 mar. 2006
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ouai
à mon sens la cape courante est une allure par laquelle on continue à faire route en épaulant la lame soit au moteur, soit sous gréement réduit (tourmentin, suédoise ect)

en cape sèche on garde le même angle de route mais on n'avance plus ( on dérive moteur réduit ou foc bordé à contre et barre sous le vent)pour ne pas fatiguer le navire ou l'équipage

Dans tout les cas la pratique de la cape est diférente pour chaque navire : les chalutiers de grande pêche en mer d'écosse , quand ils sont dans la baston, prennent la lame de face et piquent dedans

a éviter avec un voilier de plaisance!

23 mar. 2006
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La cape courante
Comme l'ont dit plusieurs contributeurs lorsqu'on est en " Cape courante " le bateau continue à avancer . La voile d'avant est à contre , la barre dans l'axe et la GV plus ou moins bordée.

En école de voile c'est l'une des manoeuvres de récupération de l'homme à la mer lorsqu'il tombe au près :

On abat jusqu'au vent de travers sans toucher à la voile d'avant et en ne choquant que la GV.

Au bout de 50 à 100 mètres on vire de bord sans toucher aux écoutes de la voile d'avant et on se dirige vent de travers vers l'homme à la mer en régulant la vitesse avec la GV.

Arrivé à 2 - 3 longueurs de l'homme à la mer on choque complètement la GV et on loffe un peu.

Le bateau se trouve ainsi arrété à la cape avec l'homme à la mer sous le vent : on n'a plus qu'à le cueillir.

23 mar. 2006
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y'a pas qu'en école de voile !
C'est une manoeuvre à connaître, répéter et faire connaître à ses équipiers.

Beaucoup pensent que la meilleure méthode pour récupérer un HML est de démarrer systématiquement le moteur.
C'est peut-être vrai dans certains cas (au portant par exemple) mais on peut faire + rapide et plus efficace sous voile quand on est initialement au près.

le gros avantage de cette manoeuvre avec cape courante, c'est qu'on ne touche pas aux voiles (à part un peu l'écoute de GV) : on peut donc concentrer son attention sur l'HLM.
Ensuite, quand on arrive dessus, il se trouve plaqué le long du bordé, bateau arrété et surtout gîté du bon côté et stabilisé par la voile (plus de roulis).

Faites des essais de manoeuvres à la voile, amusez vous, faites des prises de coffre ou essayez de récupérer des objets flottants (en plus, ça dépolue...;-)), vous ne le regretterez pas le jour où vous en aurez vraiment besoin.

23 mar. 2006
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oui, c'est de la théorie...
mais le but de cette manoeuvre, c'est que justement le "type" ne reste pas 3 heures dans l'eau.

La manoeuvre d'HLM (à la voile ou au moteur) ne traite que de la partie qui consiste à se rapprocher du "type" pour envisager de le remonter à bord.

Maintenant, comment on le remonte, c'est une autre histoire...
Et ça, c'est difficile de l'apréhender concrètement car il faudrait un volontaire, et c'est pas évident à trouver !

Mais je te rejoins farpaitement sur la bonne habitude de faire ses manoeuvres à la voile, ce qui est une chose de plus en plus difficile à faire de nos jours car très mal toléré.
Combien de fois j'ai entendu "c'était encore toi le fada qui tirait des bords dans le chenal?" :-(

Alors on se fait traiter d'irresponsable, de "Néglan", voire de frimeur...
M'en fout, moi ça m'amuse :mdr:

23 mar. 2006
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Oh Swanee !!! il se trouve plaqué sur le bordé ! mouais théorie !

j'peux te dire que lorsque tu t'approches et que tu cognes dans le type qui est dans l'eau depuis 3 heures sans gilet et qui est au bout du rouleau , j'peux te dire que tu l'achèves et il part au fond direct. Expérience vécue que j'expliquai dans un autre fil , y'a pa de recette miracle, chaque cas est particulier, moi je dis que le skipper qui garde la très bonne habitude de faire ses maneuvres à la voile pour accoster un quai , prendre un coffre, larguer un coffre, etc ... qui a bien son bateau en main , je dirai même qui le connait par coeur ,ben le mec dans l'eau aura plus de chance d'être récupéré, c"est AMHA

23 mar. 200616 juin 2020
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cape courante une fois
apres 5 jours de nav, equipage tres fatigue, conditions difficiles mais pas extremes, belels deferlantes quand meme, sur First 30, foc roule à 12 tours a contre, barre ammaré, pas de gv. On a passé 12 heures à se reposer apres avoir mangé chaud. Le bateau avancait un peu en crabe a un angle qui m'est apparu ideal.
photo du foc jointe

23 mar. 200616 juin 2020
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ouais enfin...
...allez essayer dans la brise de vous mettre en cape courante, avec un génois roulé...
Pour ceux qui n'ont pas opté pour l'étais larguable, il est parfois difficile de border à plat son génois à contre.
Celui ci étant très creux, il se comporte en hauteur, comme une voile d'avant ordinaire, bordée pour le près...donc finalement, tres difficile de faire une cape courante dans la brise avec un génois partiellement roulé ==&gt le cannot avance.

Il me semble que la cape dans ce cas la serait plus efficace avec uniquement la GV et le pataras choqués à fond, et avec le halebas repris...enfin, c'est ce que j'en dis...

PS: je ne fais pas une généralité de ce que j'ai pu observer...

ciao

23 mar. 2006
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J'vois que tu montres une photo de Marie Cha , quel rapport avec toi ?
j'en ai une aussi dans mon bureau et figure toi que c'est mon fiston qui lui a fait ses voiles chez Incidences? J'ai pas trop pigé ton histoire de pataras choqué à fond , j'aimerai que tu m'explique , avec un gréément en tête ou 7/6 ou autre ? Développe le truc STP ; Merci cher ami !

25 mar. 2006
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je dis peut-etre une bétise...
...et vu ta réputation sur HEO, tu sembles bien plus experimenté que moi, mais je dévelloppe:

Si tu te mets à la cape avec uniquement ta GV choquée et sans foc, il me semble que le fait d'avoir repris le pataras induirait une incidence dans le tiers superieur de ta GV. Non ?

De plus, si ta voile est creuse (ton halebas et ton cuningham ne sont pas repris), alors l'écoulement de l'air le long de ta GV pourra :
-la faire fasseyer à certains moments
-ou alors, à d'autres moments ou l'écoulement sera laminaire, l'asymetrie de ta voile provoquera une différence locale de vitesse d'écoulement, induisant une différence de pression (principe de conservation de l'energie), donc dévelloppant une force velique.

Tout cela est très théorique me dira tu mais bon...c'est mon avis sur la question....

de rien cher ami

PS : n'hésite pas a me contredire , je ne demande qu'à apprendre.
et pour Marie Cha, aucun rapport...

24 mar. 2006
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3 mails + bast u as la photo du genoa
reduit à taille TMT en cape courante, c'est à dire de tete, on avancait en crabe à 2 nds avec suffisamentd e remous pour amortir quelque peu les deferlantes, le bateau - First 30 - merci à Monsieur mauric est reste toute la nuit qui a suivi parfaitement stable

23 mar. 2006
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tout dépend oû l'on va ,
j'ai pas mal navigué sur un cotre ancien à quille longue. par exemple: allant de Nouvelle Zelande aux Fiji le vent est passé secteur Nord. - cape sous GV 3 ris - au bout d'un moment,les coups de gite sont trop fort et je décide de mettre à la cape sèche. c'est sûr que j'aurais pu prendre la fuite mais à 8-9 nds c'est rageant de perdre tant de route.Avec un ULDB la dérive eut été plus importante ( en arrière)et d'un moindre confort . le vent était d'environ 60 nds et à mon arrivé 5 voiliers etaient portés disparu ...
Dans le Pacifique nord , c'était env. 50 nds mini. tous les 4 jours mais portant ! Parfois, par confort et paresse ,j'avançais à sec de toile à 5-6 nds; guidé par le regulateur. Dans le meme cas de figure , dans le pacifique sud , mon voilier avançait à 8-9 nds sous trinquette blindée. Nul doute qu'avec un ULDB on aurait battu des records de vitesse mais avec un équipage ou un super pilote électrique gourmand en énergie (et s'il pete ???)

la meilleure cape c'est " à sec " de toile pendant un calme blanc, un ti-punch à la main en train de guetter le rayon vert

23 mar. 2006
1

oui
et c'est l'avantage de la cape sèche : on reste dedans !!

J'ai passé 3 jours sur le banc de Terre Neuve en novembre avec des pointes à 70 noeuds sur un Colin Archer en ferro. J'étais assez jeune à l'époque mais je suis certain d'une chose : il eut été suicidaire d'avoir ne serait-ce qu'un chiffon dehors car il faut bien parfois sortir pour s'en occuper, et dehors c'est la mort : pont balayé en permanence par des déferlantes glaciales, voire carrément de l'eau verte, coups de gîte réguliers à plus de 80°.

Dans ces cas là, peu importe la route suivie tant qu'il y a de l'eau à courir.

C'est une attitude de planqué peut-être, mais ça a été la nôtre pendant ces 3 jours et on s'en est sortis sans trop de bobos, à par des coups partout et une arcade sourcilière éclatée pour le skipper.

24 mar. 2006
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goelette
Belle Poule , voile de cape dans l'axe, trinquette bordée à plat et dans l'axe, hunier déroulé mais pas hissé (1/2surface) à contre.

route à 2 noeuds avec une forte dérive.

mais bon elle fait tout de même 37 m et pèse 270t

24 mar. 2006
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ketch
je cherche toujours quelqu'un avec de l'expérience sur la cape sur artimon ou tape-cul, étrave face aux lames.
bon, si il n'y a personne, j'essaierai moi-même à la prochaine secouée.

24 mar. 2006
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cape sèche
Du temps des Dundys par mauvais temps, les pêcheurs prenaient la cape à sec de toile. Ils disaient "prendre la cholle". Cette méthode a été reconnue être à l'origine de nombreuses pertes de navires, notamment lors d'une grande tempête dans les années 30 où la flottille thonière de Groix fut annéantie. Il est certain que des défauts structurels des Dundys étaient à mettre en cause (voute, dunette pouvant être arrachée et laisser place à un trou béant dans le pont...), il n'en demeure pas moins que la cape sèche expose à des avaries à laquelle peu de nos bateaux sont réellement préparés : quid d'un mât rompu battant contre la coque, d'un panneau ou d'un vitrage défoncé ??? Sur mon bateau, par exemple, les immenses caissons qui entourent le cockpit, si agréables pour y loger l'annexe ou les jerricans de gazole, me poseraient certainement un très sérieux problème. La cape sèche n'est que la solution de dernier recours.

21 mai 2015
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dstpol a écrit;

Je veux simplement apporter ma modeste contribution, suite à mon expérience recente. Nous nous sommes mis à la cape avec tourmentin arrisé et sec de GV.
Le bateau ( dufour385) s'est parfaitement comporté et a dérivé environ sur 10 mn en 12h. Nous avons meme pu aller dormir , en fermant tout. Nous avions des vents entre 38 et 42 noeuds, avec des pointes supérieures. Quant à la hauteur des vagues, au vu de la vidéo de la marine portugaise, elles étaient du même ordre, les plus dangereuses étant celles qui arrivent par groupe de trois tres resserrées et difficiles à negocier. Je rappelle que nous étions à la cape à environ 60° du vent apparent.

Deux bateaux qui avaient fait route plus nord, ont coulé au-dessus des Bermudes lors de ce fort coup de vent.
Ma conclusion : les gribs nous avaient permis de nous préparer, et ne surtout pas abandonner le navire tant qu'il est en etat de naviguer. L'anticipation est le maître-mot pour affronter ce genre de meteo.

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