Canot de survie, Combinaison de survie ? Débat d'idée sur la sécurité

Bonjour à tous,

Suite aux récents fils sur la sécurité. Radeau de survie, combinaisons, bonnes pratiques, législation face à votre expérience...

Quels sont selon vous, vos recommandations et vos choix personnels en matière de sécurité à bord pour une navigation :
- côtière
- hauturière
- transat.

Parce que la sécurité est affaire de tous et toute expérience est bonne à prendre. Le partage d'idée, d'expérience et débat permet à chacun de faire à sa propre idée.

Le fil est placé en mode "Débat d'idée", afin de vous permettre d'argumenter vos propos, limiter les débats passionnés et les invectives. Les insultes et les agressions gratuites seront modérées

L'équipage
29 juin 2020
Cette discussion est en mode Débat. Les règles principales de participation :
  • Seules les réponses au sujet principal sont autorisées. Interdisant ainsi les échanges entre intervenant et favorisant les contributions.
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L'objectif étant de favoriser l'argumentations de fond, la synthèse des idées et éviter les dérives. Bon débat a tous !
29 juin 2020
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A mon humble avis la sécurité réside avant tout dans la formation, la connaissance de la mer, dans l'expérience. Tout cela s'apprend à travers des stages, des sorties avec des personnes expérimenté, les permis aussi, des débats au sein des associations etc
Mais l'essentiel c'est la formation et non pas le matériel qui est nécessaire bien entendu

29 juin 2020
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Calypso2 a tout dit : "stage sécurité", c'est trop important pour ne pas le faire;
pour du hauturier : radeau de survie ET combinaison de survie (la Guy Cotten devrait être la plus pratique)

29 juin 2020
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On peut se noyer vraiment dans un verre d'eau et passer rapidement en hypothermie à quelques mètres d'un rivage. La législation est une chose mais tenir à sa peau et surtout comme skipper à celle des passagers ou équipiers est une réalité certaine. Ce n'est pas un sujet d'argumentation. La mort est une réalité incontournable pour tout vivant non suicidaire.
A noter que voir une marque lancée pour entrainement s'éloigner du bateau est très différent de voir votre familier disparaitre à vitesse grand V de votre champs visuel dès le moindre clapot.

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Bonsoir,

j' ai acheté via petite annonce Héo une combinaison Viking réformée Marmar.
Je m' attendais à ce que ce soit long et galère à enfiler.
J' avais prévenu ma femme qu' elle allait probablement bien se bidonner en me regardant l' essayer; Même pas, elle a été déçue, moins de 2 mn pour l' enfiler la première fois, c' est super facile et rapide!

Même si je navigue essentiellement en solo, j' en ai acheté une deuxième sur Ebay, car en cas de gros pépin à deux, je n' imaginais pas tirer à la courte-paille celui qui porterai la combinaison!

J' ai lu sur l' autre fil qu' il fallait soit utiliser la survie, soit la combinaison en restant dans l' eau.
c' est peut-être valable pour ceux qui naviguent en Med ou sous les tropiques, mais navigant plutôt dans les pays froid, je peux vous garantir que pour moi, ce sera les deux à la fois.

Gorlann

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Lien vers une vidéo interessante sur les combis de survie.

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Outre l'équipement indispensable, il me semble aussi de rappeler que la connaissance de son bateau dans tous ses recoins est tout aussi important. Les stages bien sûr sont à recommander car nous apprenons beaucoup de professionnel : les bons gestes rapides et savoir quoi faire en cas de divers problèmes.

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Je n'a pas d'expérience de la survie en mer, mais j'utilise des combinaisons étanches, aussi bien pour la voile légère en hiver que pour la plongée.

Comme la video ci-dessus le montre très bien, les combinaisons de survie avec mains intégrées sont plus chaudes mais très handicapantes (les personnes actives lors du sauvetage ont des combis sans gants), et me semblent plus adaptées à des passagers passifs lors de la phase d'urgence.

Dans la phase d'urgence, je m'imagine mettre la combi quand les choses se corsent très sérieusement, et là je veux pouvoir faire tout ce que je veux sans entraves.
Donc concrètement j'utiliserais ma combi étanche sans gants et pieds, ou version extrémité pied fine qui peut être mise dans des bottes + canot survie.

En plaisance, ou se bat assez longtemps avant de tout abandonner. Ne risque-t-on pas de vouloir mettre une combinaison de survie trop tard, pour ne pas être entravé, et ainsi déjà beaucoup s'exposer à l'hypothermie, ou ne plus pouvoir l'enfiler ?

Probablement combi étanche et survie ? Par exemple en 1997 Tony Bullimore a pu dans le grand sud en furie survivre plusieurs jours attendant les secours dans son bateau chaviré grace à sa combi étanche. Sa combi n'avait pas de mains, et il s'en sort avec seulement quelques gelures malgré plusieurs jours dans l'eau glaciale. Comme un mono sans quille, les épaves de cata aussi ont de bonnes chances de flotter, et attendre à bord avec une combi étanche reste une option.

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sur le film j'ai remarqué deux trucs pour enfiler la combi :

  • enfiler ses pieds dans des sacs plastique pour faciliter la glisse
  • s'assoir par terre pour enfiler le bas de la combine pour éviter les acrobaties debout sur un pied
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La "TPS" de Cotten est tout de même plus souple et plus pratique, plus facile à enfiler, plus adaptée à la plaisance que les produits Marine Marchande...


(allez directement à 4' 24" )
(J'en ai à bord depuis 21 ans)

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de l'expérience, de l'expérience et de l'expérience... avec de l'expérience on sait etre vigilant, responsable, avec de l'expérience on connait l'importance d'avoir un bateau sur lequel on peut compter, avec de l'expérience on a et on connait le matériel de sécurité dnt on peut avoir besoin, avec de l'expérience on sait se faire respecter par son équipage qui en cas de coup dur suivra à les lettres les prérogatives.
l'expérience c'est le temps passé sur l'eau et plus on navigue plus on sait qu'on peut apprendre des autres.
on prend la mer on ne compte que sur soi, l'intervention d'autrui c'est le bonus

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Journée d'essayage (Août 1999)

👨‍🚀👍

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En préalable, je souhaite a tout ceux qui écrivent que les voiliers qui coulent sont trés nombreux qu'ils m'indiquent un sauvetage qui a pris plus de 45 mn entre le déclenchement de l'alerte et le sauvetage à moins de 50 milles des côtes.

Les voiliers qui coulent ou brûlent sont extrêmement rares. C'est Philippe Harlé qui a déclaré : "En plaisance, le canot de survie a probablement tué plus de personnes qu'il n'en a sauvé." C'était sûrement exact lorsqu'il l'a déclaré mais je crois que la situation s'est améliorée depuis 30 ans.

Par ailleurs, gardez à l'esprit que le danger le plus important en mer est, sans contexte, l'homme à la mer.

  • CÔTIERE Peu de plaisanciers naviguent à plus de 50 milles d'une côte. C'est pourquoi je pense que le canot de survie qui est trop souvent utilisé abusivement est dangereux. Mieux vaut une combinaison sèche ou mieux, de survie pour attendre les secours quelques dizaines de minutes sur son voilier.

En côtier, je préconise donc de privilégier des combinaisons sèches (80 €) ou mieux, pour ceux qui en ont les moyens, des combinaisons de survie, couplées avec une VHF/ASN et des balises individuelles. Une VHF portable étanche est aussi fortement préconisée. Ces équipements sont largement suffisants pour attendre quelques dizaines de minutes un hélicoptère et préférable que de voir sous ses yeux le canot de survie se détériorer ou dériver sans que les naufragés n'aient le temps d'embarquer.

Par ailleurs, contrairement à ce qui est écrit fréquemment, il est rare qu'un voilier coule rapidement. C'est pourquoi, il faut absolument RESTER A BORD JUSQU'A CE QUE LE PONT DISPARAISSE.

Lu sur H&O :

» le plus important est la réduction du temps de recherche des secours avec 2 aides: la VHF/ASN qui donne la position exacte du navire au moment de l'abandon et la balise EPIRB qui "traque" la route du radeau. La meilleure chance de survie est de ne jamais avoir à utiliser le canot »

« En navigation à porté de VHF, et en particulier avec l'ASN, on connait la position du sinistre et la récupération est rapide.

« Dans mon cas, avec un naufrage à 2 milles de la côte, l'annexe à voile ou à moteur aurait été salvatrice .Le seul intérêt des radeaux est de te protéger efficacement du froid ou du chaud. «

« Je pense qu'une EPIRB ou une PLB est maintenant le complément presque indispensable au bib, même en navigation côtière »

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Depuis la tempête du Fasnet 78 la mer n' a pas changée et je crois qu'un voilier en cata sera toujours plus sur qu'un radeau dit de survie SAUF s'il y a le feu à bord ( ce qui en général a lieu par mer assez calme)
ne pas faire d'hypothermie est donc primordial

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le discrédit est jeté plus à cause de l'utilisation qui en faite que du radeau en lui meme.
en aviation il ne viendrait pas à l'idée d'un pilote de se jeter en parachute dès la première turbulence venue.
certains plaisanciers, par manque d'expérience évident et cèdant à la panique, déclenchent et sautent dedans alors meme que le bateau flotte encore et ou bien souvent il ne coulera jamais.
de quoi dont on parler alors, du radeau??
parler de sécurité les effraient. ce post en est la preuve (personne n'intervient) à moins de considérer que le plaisancier lambda maitrise son sujet, ce que personne de censé ne peut avancer.
faudra bien un moment parler de formation quitte à la rendre obligatoire.

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Mon point de vue est très théorique ...

Je me dis qu'effectivement, quitter le bateau est une très mauvaise idée, puisqu'il semble que bien des bateaux survivent à leurs équipages.

Mais d'un autre coté, je veux bien comprendre qu'un bateau qui s'est transformé en lessiveuse puisse aussi devenir une source de danger :
Oui, une coque retournée, ca se retrouve facilement, mais ca ne donne pas pour autant envie de faire le mariole dessus en pleine tempête.

Du coup, intuitivement, je me dis qu'un radeau attaché à la coque semble être le meilleur des deux mondes : un truc un peu plus safe que le bateau pour attendre la fin de la tempête, mais suffisamment proche aussi pour pouvoir y retourner plus tard, ou pour être retrouvé.

Du coup, ma très grande question est la suivante :
pourquoi les radeaux ne peuvent-ils pas plus souvent rester accrochés à la coque ?
Le câblot qui lie les deux ne serait-il pas trop court et trop rigide ?
Le câblot tire-t-il au mauvais endroit du radeau, entraînant ainsi un équilibre précaire ?
Pour moi, s'il y avait quelque chose à corriger en premier, ce serait ca.

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on peut installer ce que l'on veut entre le bateau et le radeau avec la longueur souhaitée, à ta convenance (le bout de déclenchement du radeau doit faire environ 15 m mais je sais plus si on peut s'en servir comme amarre); tout autour du radeau, il y a des bouts pour accrocher des jerricans (par exemple) toutes sortes de matériels accrochables donc tu peux t'amarrer au bateau par là; mais cela sera surtout fonction de l'état de la mer, pas besoin d'en faire l'expérience pour l'imaginer; dans des conditions difficiles, il peut être dangereux de rester proche du bateau; tous les scenarii sont possibles ...

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Un bon préalable à toutes les situations de survie est l'expérience et entraînement. J'encourage vivement tout plaisancier à suivre un ou plusieurs stages type secourisme en mer, techniques individuelles de survie, lutte incendie etc. Ces formations sont obligatoires et à revalider tous les 5 ans pour les marins pro. Il en existe des équivalents non labellisées marine marchande, qui sont certainement tout aussi complètes, voire plus si elles sont conçues pour des voileux (ex: les stages de survie pour ceux qui partent sur de la course au large en solo).
Bien connaître son matériel, savoir quand l'utiliser et quand s'en dispenser.
C'est vrai pour un extincteur (est-il à eau avec additif, à poudre, au CO2 ?), pour une balise de secours (EPIRB/Cospar-Sarsat ? AIS ? PLB ?), pour une VHF (ASN ? AIS ?), pour le radeau de survie, ...enfin pour tout !

Côtier :
Le téléphone portable et la VHF sont vos deux meilleurs amis. Si la VHF a la fonction ANS, couplée à un GPS, c'est mieux. Ça existe aussi en portable.
On a vu récemment avec le naufrage en baie de Concarneau, que la balise de détresse n'avait pas permis un déclenchement rapide des secours. Je n'ai pas tous les éléments mais il semble que la position émise n'était pas précise.
Wikipedia: "les satellites très nombreux du système MEOSAR couvrent l'ensemble du globe terrestre et peuvent donc trianguler une position instantanément - même si la précision de la position est moindre qu'un positionnement normal par GPS."
Dans le cas d'un homme à la mer (ou d'un naufrage, l'un pouvant être la conséquence de l'autre) près des côtes, je privilégierais une balise AIS et une VHF portable avec GPS intégré et fonction ASN.
Encore faut-il être bien sûr d'être à portée VHF !!

Concernant l'utilisation du radeau de survie, je crois que c'est comme le reste : c'est un outil qu'il faut savoir utiliser, et connaître ses limites.
La parole d'évangile est de ne jamais quitter un navire qui flotte encore. On peut déclencher le radeau de survie et le laisser amarré au bateau, au cas où il devienne nécessaire de s'y réfugier. Mais pas avant que le pont soit sous l'eau, ou évidemment en cas d'incendie, comme dit précédemment.
Une annexe est aussi un bon moyen de rester au sec, si les conditions le permettent. Elle se retournera par contre plus facilement qu'un radeau (ce dernier a des poches en dessous qui se remplissent d'eau et font office de lest).

Les combinaisons sèches, ou de survie, sont une très bonne option, qui peut être complémentaire au radeau ou à l'annexe en cas d'abandon.
On peut aussi envisager de n'avoir que ça en côtier, si on est sûr d'avoir les moyens de localisation pour être secouru rapidement.
Bien vérifier leur flottabilité, que chacun en ait une à sa taille... et être habitué à les enfiler, même mouillé.

Hauturier/Transat

Là, c'est balise obligatoire. Une pour le bateau (EPIRB, GPIRB, en tout cas avec numéro MMSI), et si possible une PLB par équipier, que j'intègre dans le gilet de sauvetage (sur certaines nav "petit budget" en équipage, on avait un gilet dédié avec la PLB, qu'on passait à la personne de quart ou à celle qui va faire une manœuvre risquée à l'avant).

Le radeau de survie prend aussi en hauturier tout son sens. On se rappelle de n'embarquer qu'en cas de nécessité (bateau vraiment coulé, et non simplement rempli d'eau à l'intérieur !), mais il peut vraiment vous sauver la vie... Je ne me verrais pas attendre plusieurs jours les secours en flottant dans une combinaison de survie !
Par contre, mettre une combinaison en plus dans le radeau pourra éviter l'hypothermie.
Il faut savoir que lors de la révision réglementaire de votre survie, vous pouvez rajouter du matos à l'intérieur : plus de vivres, peut-être une vraie ligne de pèche (c'est à faire mourir une sardine de rire ce qu'ils mettent par défaut), ... Tout ce que vous pensez nécessaire (pas de bouteille de rhum, l'alcool déshydrate !).
Je conseille aussi de préparer un sac étanche facilement accessible dans le bateau (ou dans un coffre extérieur) avec un complément de rations de survie, d'eau, de fusées de détresse, etc.
Tiens, en parlant des fusées de détresse... Je me demande combien de personnes se sont blessées avec, par rapport au nombre de personnes qu'elles ont réellement sauvées ! Il est formellement interdit de les déclencher en dehors d'un cas avéré de détresse, donc je ne vous inciterai pas à en percuter une au port pour essayer, par contre il est intéressant de savoir comment çà fonctionne par le biais d'un stage, ou éventuellement de faire ça à la campagne loin des côtes...
Ne les utilisez que si vous voyez un navire suffisamment proche pour vous repérer de visu.
Ne les dirigez surtout pas vers l'hélico qui vient vous chercher !!

Après, le meilleur des sauvetages est celui qu'on a pu éviter... comme la meilleure manière de récupérer un homme à la mer est de rester attaché au bateau !

Bien connaître sa zone de navigation, prendre le temps de se former (cartographie, météo, ...) avant de partir en cabotage ou en hauturier.

Ça a été dit sur d'autres fils, il y a une astuce que j'aime beaucoup pour étaler une voie d'eau importante, c'est d'utiliser la pompe eau de mer de refroidissement du moteur. Avec une vanne bi-pass et un bout de tuyau rigide vous avez une pompe de cale beaucoup plus efficace que n'importe quelle pompette 12v qui sont généralement installée par les constructeurs. Et je ne parle pas de la pompe manuelle...

En navigation côtière, on entend souvent des appels au secours sur la VHF (vous savez, entre le 14 juillet et le 15 août...) pour des voiliers en panne de moteur (alors qu'il y a du vent). Ou pour des avaries de gouvernail, etc.
Ça fait partie de notre responsabilité de "chef⋅fe de bord" de savoir se débrouiller un minimum pour ne pas emme*der la SNSM pour des situations qui ne présentent pas de danger imminent.
Mouiller en attendant que le vent tourne, ou que le copain contacté par téléphone vous apporte un bidon de gasoil, c'est mieux que de rester à la dérive et d’appeler au secours à l'approche des rochers !
Bon, je caricature un peu, mais on en voit de belles parfois...

Bonne mer !

EDIT pour répondre à la question de Peuwi et de Larant :

Le bout de déclenchement du radeau n'est pas vraiment prévu pour servir d'amarre car il est conçu pour céder à partir d'une certaine pression (s'il était resté accroché au bateau et que ce dernier est en train de couler... qu'il n'entraîne pas le radeau avec lui !)
Effectivement dans la tempête il peut devenir dangereux de rester sur une coque peut-être démâtée, pleine d'eau, etc. Mais dans ce cas la manoeuvre pour sauter à bord du radeau sera aussi très périlleuse, et si la mer est très forte, le radeau se retournera régulièrement : c'est déjà galère à remettre à l'endroit dans un bassin au calme, alors en conditions réelles...

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peuwi; tu dois rester impérativement à bord tant que tu n'es pas sur et certain que le bateau va passer par le fond.
quand ça t'arrive tu es ou en mode panique ou en mode réflexe.
pour t'aider à etre sur le bon mode il faut de l'expérience. et pas besoin de faire naufrage plusieurs fois... la parfaite connaissance de ton bateau, des procédures de sécurité, la confiance de ton équipage et l'expérience que tu auras tirée au fil des ans de celle des autres t'aidera à faire le bon choix.
tu as assez peu de chance de te retrouver sur une coque retournée (perte de quille) par contre le feu ou l'eau qui rentre fort dans le bateau tu ne peux pas faire l'impasse.
le feu ou éviter de le mettre, ça se travaille pour l'éviter au maximum et ça se combat avec du matos choisi et placé judicieusement.
la voie d'eau ça se travaille aussi. connaissance parfaite du bateau, accès rapide au fond et tentative de limiter les entrées. il y a qqs trucs à tenter.
le skipper risque fort d'etre le seul à devoir s'y coller tandis que l'équipage devra oeuvrer tout en l'aidant à préparer l'évacuation, tout un dossier..
quand tu embarques c'est que le bateau va couler. rester amarré à lui n'apparait pas comme la meilleure idée. tu commences à comprendre que tu vas finir ta petite croisière dedans, que c'est pas terrible mais en l'occurence beaucoup mieux que rien, tu as bien compris aussi qu'il était gonflable, fragile et que tu ne peux pas prendre le risque de le déchirer au contact du bateau

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"Du coup, ma très grande question est la suivante :
pourquoi les radeaux ne peuvent-ils pas plus souvent rester accrochés à la coque ?
Le câblot qui lie les deux ne serait-il pas trop court et trop rigide ?
Le câblot tire-t-il au mauvais endroit du radeau, entraînant ainsi un équilibre précaire ?
Pour moi, s'il y avait quelque chose à corriger en premier, ce serait ca."

Il y a des pays ou la législation est différente de la législation française:
Par exemple en Irlande, le canot de survie, dès éjecté, coupe immédiatement le "bout" qui le relie au bateau, c'est une obligation !

...Et une grosse surprise pour un plaisancier (dans mon exemple, un pote allemand) qui découvre cela suite à l'ouverture inopinée du coffre du canot de survie après une grosse vague !!!
(voilier de location, poursuite de la survie, perte du conteneur de la survie etc...)

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Hello!
Attention il y a des erreurs dans le fil. Il faut savoir qu’une fois percuté il est quasiment impossible de maintenir radeau et bateau solidaire. En effet tous les radeaux sont pourvus de poches accrochées à leur fond qui se remplissent d’eau pour faire ancre flottante. Le radeau ne va pas dériver comme le bateau et sera lui aussi très alourdi par l’eau et les efforts d’un bout reliant les deux seront très importants. Il est illusoire d’avoir une prise suffisante sur le radeau pour le garder a proximité (même avec un bout en faisant le tour) au risque de détruire ce fragile objet.
Il faut percuter le radeau au moment où l’ont est certain d’abandonner le navire.
D’accord pour dire qu’en hauturier combi de survie et radeaux sont complémentaires et devraient tous deux être obligatoires, comme pour les marins professionnels. (Où alors rendre un stage de survie obligatoire, ce qui reviendrait au même car quand on en fait un on achète une combi de survie...)
Bonne journée!

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- HAUTURIERE et TRANSAT

Le canot de survie reste utile en complément des moyens indiqués pour la navigation à moins de 50 milles des côtes.

INDISPENSABLE ** : Une VHF/ASN qui donne la position exacte du navire au moment de l'abandon et la balise EPIRB en plus des équipements préconisés en côtière.
Mais même au milieu du Golfe de Gascogne ou en mer d'Irlande les durées d'un sauvetage sont extrêmement réduites.
**
A condition que l'alerte soit déclenchée.

Le sauvetage le plus long que j'ai enregistré depuis plusieurs années : Chassiron à 130 milles de La Corogne . Mayday à 9 h 30 , hélitreuillés vers 13 h.

Toutefois, il y a chaque année, sur la route des Antilles, plus de voiliers abandonnés à cause d'une rupture de safran que de voiliers qui coulent.

Sur un forum anglais, il est indiqué, à tort ou à raison, qu'en moyenne 4 voiliers sont abandonnés chaque année sur la route des Blue waters .

Parmi les voiliers français abandonnés sur RUPTURE DE SAFRAN :

  • Un voilier de 43 pieds des Glénans, « Zouk » abandonné à 950 milles de la Martinique en 2006.

  • Un Dufour 405 GL « B&B » abandonné au large de la Martinique

  • Un Hanse 575 abandonné 800 milles de la Martinique en 2018.

  • Un Dufour 45 par un vent de 7 à 8, remorqué à 10 milles du Cap d Agde en 2018.

Il est donc impératif que les navigateurs qui ont un voilier avec un safran suspendu **lisent l'article de mon blog " GOUVERNER SANS GOUVERNAIL**"

karibario.blogspot.com[...]il.html

*Lu sur H&O : *

« Suite à mon naufrage, il y a une chose que j'ai toujours avec moi, c'est une balise de détresse. »

En hauturier, avec une balise, on se retrouve dans une situation à peine plus complexe et différents moyens de secours peuvent être sur place relativement rapidement : largage d'une chaîne de survie par avion, déroutage de navire de commerce etc... »

« Une petite balise de détresse personnelle (moins de 500 €) ne devrait-elle pas être systématiquement achetée et mise dans le grab-bag afin de démultiplier l'efficacité de la survie ? »

« Suite à mon naufrage, il y a une chose que j'ai toujours avec moi, c'est une balise de détresse. »

« Etant donné qu'il est recommandé de ne quitter son navire qu'en dernier ressort, il y aurait une possibilité qui je pense rendrait bien des services.
Ce serait des volumes gonflables alimentés par bouteille et actionnés à la main.
par exemple, un à l'avant un à l'arrière maintiendrait le bateau à l'eau.
Je ne pense pas que cela prendrait un gros volume, rien de comparable à nos survies, et avec un pliage adéquat il se développerait uniformément.
en prix, sûrement rien de comparable aussi à nos survies.

« la règlementation est développée pour la majorité et la majorité n'est pas votre cas ou le mien. La majorité est celle qui navigue en statistique sur une moyenne, vous le savez de quelques heures par ans. Donc l'administration se moque totalement de votre cas personnel.
Comme c'est nos fesses que nous promenons sur nos bateaux ainsi que celle de nos familles, il faut … trouver et mettre en place une survie vraiment efficace. Cela veut dire qu'il faut se poser la question du pavillon (hélas) … ». »

CANOT DE SURVIE PERCUTES
Certains canots de survie ont été percutés par précaution ( Balkan, Grand Surprise, First 31.7…) et n’ont pas été utilisés.

D’autres canots se sont déchirés une fois mis à l’eau (B.Stamm, Tobago 35) se sont échappés *( Folie Douce, Cyclades 50), *ne se sont pas gonflés (Hanse 37) ou se sont avérés inutilisables.

*Cinq utilisations de canot ont réellement permis de sauver *leurs utilisateurs ( Océanis 39, Mélody, voilier acier, Rush, Class 40)

Trop nombreux sont les canots utilisés à tort, (Kelt 7.6, Attalia, Folie Douce…), ce qui, pour certains,** a été la cause de dram**es. (Impensable, Banjer 37)

TOBAGO : « Je retiens le BIB par son amarre mais le Cata plonge déjà par l’arrière, le panneau solaire, sur son portique, affleure l’eau à chaque ressac et son cadre vient crever le BIB. »

IMOCA Ch.Poujoulat: « On nous a demandé d’embarquer dans un « bib » afin de nous éloigner du bateau pour tenter un hélitreuillage. Nous avons tout essayé mais** nous restions collés à la coque à cause de la dérive du bateau...**

Finalement l’amarre qui nous retenait à notre monocoque a fini par se coincer. ***Notre radeau s’est éventré* et nous avons du l’abandonner »**

Folie Douce : « Par trois fois, le voilier s’est couché sur l’eau puis s’est redressé. Je me suis vue morte. Le couple de navigateurs décide alors d’abandonner le Seychelles III en préparant le radeau de survie. Arraché par une lame… »

Attalia: Au moteur à 10 milles au sud de Guernesey, une intense fumée se dégage. Le chef de bord décide l'évacuation. Le canot de survie est percuté et l'équipage embarque. Des fusées sont lancées. le canot de sauvetage de St Peter Port les récupère à peu de distance du voilier.

Kelt 7.6 m : « 1h du matin : Par calme plat, une très faible houle et une excellente visibilité, talonnage d’un Kelt 7.6 m sur le banc de la Gamelle à 1 mille d’Audierne.

L’équipage envoie une fusée mais celle-ci, mal orientée, part vers l’intérieur sur un matelas du carré. Une intense fumée se dégage durant la combustion de la fusée qui consume la mousse.

Craignant l’incendie, l’équipage s’affole et gonfle le canot de survie.

Cyclades 50: "le comportiment ou est la survie le lien a ete coupe et elle a derive, un équipier a plongé et l'a rattrapé sans réussir à monter dedans", "les deux équipiers ont mis une demi-heure avant de réussir à embarquer." Les deux autres ont nagés 1 h30

Le rapport du R.O.R.C. réalisés à la suite du Fastnet 1979, il était écrit :
« Sur les quinze radeaux gonflés, trois ne se sont pas gonflés normalement, cinq ont chaviré, un s’est complètement désintégré. Il est clair que les radeaux de survie n’ont pas été capables d’offrir le service que l’on attendait d’eux. Les voiliers ont tous été retrouvés par la suite et remorqués.»

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L'abandon d'un bateau qui ne coule pas, qui ne présente pas un risque immédiat pour l'équipage est suffisament fréquent pour se poser la question du contexte psychologique sous-jacent à ces abandons. Je n'ai jamais lu d'étude à ce sujet, je pense qu'il y a une explication et qu'elle nous permettrait d'y voir plus clair et peut-être éviter quelques abandons prématurés et pertes de vies humaines. Je penche intuitivement vers une sorte de phénomène de claustrophobie ou assimilée lorsque l'équipage perd le contrôle des évènements. L'illusion qu'un changement d'environnement (c-à-dire d'embarcation) pourrait résoudre les problèmes. Ou un désir de fuite devant une situation terrifiante or on ne peut pas fuire l'océan mais par contre on peut fuire le bateau. Dans tous les cas souvent une décision qui n'est pas dictée par la raison, c'est pour cela que je parle ici de contexte psychologique.

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@Pierre a tout compris. L'aspect psychologique est capital lors du stress majeur d'un "voilier en train de couler". Dans des conditions exceptionnelles (Fastnet 79) même des équipiers expérimentés ont craqués. C'est parce que je sais cela que je considère qu'un canot de survie est dangereux pour des équipages mal formés.

Lorqu'ils ont été préconisés par la SNSM en 1975, la VHF, les balises n'existaient pas. Le sauvetage était rudimentaire et n'utilisait pas les hélicoptères .

30 voiliers coulés en 15 ans de 2003 à 2018.
12 canots de survie utilisés.

Trois naufragés ont dérivé plus de 12 h dans leur canot de survie. A chaque fois, l'alarme n'avait pas été lancée. (Schpountz, Tobago 35)

Le sauvetage le plus long que j'ai enregistré depuis plusieurs années : Chassiron à 130 milles de La Corogne . Mayday à 9 h 30 , hélitreuillés vers 13 h.

Une dizaine de voiliers se sont perdu depuis 10 ans avec force polémique sur H&O.

Pour trois d'entre eux, avec des pertes humaines:

Lagoon, Swan 44, Allures 44"Tao" , Idylle 11.50 m, Karaté, Folie Douce, Samouraï, Hanse 51"Dove", Belle Angèle, Chassiron, X 412, First 51, Cyclade 50.

Il existe des points communs à la majorité de ces naufrages: ..., ...,...

Il existe d'autres causes liées aux naufrages:
impréparation, insouciance, mauvaise communication, routine, malentendu, non respect des procédures et, sûrement alcoolisme.

Mais cela, ce sont plutôt les erreurs concernant des professionnels.

Souvenez vous de ceux qui voulaient compter les oiseaux de l'Arctique à l'Antarctique sur un Idylle 10,50 m qui ont lancé un mayday lors de la "tempête" rencontrée lors de leur première nuit de navigation au nord du Havre.

2016 : Abandon - 2 rescapés - St Valéry en Caux - vent 20 à 30 noeuds, creux de 2 à 3 m - voilier Idylle 11.50 m «Cereluna» - Sauvetage SNSM - (Pas d’usage du canot de survie) –

Les champions sont encore ces artistes qui se faisaient fort de se rendre en Antartique " en suivant les pirogues tout au long des côtes d'Afrique". Leur "performance" revendiquée étant de partir en découvrant la navigation au fil des jours...
Mer 5 - voilier Karaté " Token Clash " 10 m - Sauvetage par hélicoptère - (Pas d’usage du canot de survie)

Et il y en a d'autres!

7 février 2018 : Abandon après avarie de safran - 130 milles de La Corogne - 5 équipiers - vent noeuds- mer agitée - voilier 13 m Chassiron Grande Croisière " Stolvezen " - Sauvetage par hélicoptère- (Pas d’usage du canot de survie) -
"Epouse de Charly, elle est capitaine du Stolvezen...Mari de Eloïse, il est aussi capitaine du Stolvezen. "
Hélitreuillage lors de la deuxième nuit en mer après le départ vers l'Antartique...

2013 : Abandon et dérive de 6 jours - 2 rescapés - 100 m au sud de Toulon - vent 40/50 noeuds, mer 2 m - Folie Douce 9 m «Seychelle III » - Sauvetage par un hélicoptère - (Usage du canot de survie inapproprié)

2014 : Abandon - 3 rescapés - 8 milles du Cap Sicié - vent 30 noeuds, creux de 3 / 4 m - voilier Samouraï 7.4 m «…» - Sauvetage par un hélicoptère - (Pas d’usage du canot de survie) –

Il y a eu aussi l'incompétence concernant la gestion de la tempête par un Lagoon, d'un Swan 44 et de l'Alliage 44 de retour des Antilles...

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La publicité présentait les bib "les bombard" comme la SÉCURITÉ ultime.
Dans le bib on sera en sécurité... plus besoin de se bagarrer ... plus de décisions à prendre.

Normal alors qu'en cas de gros problème on ait envie de s'y réfugier pour espère-t-on y trouver refuge au sens du refuge du montagnard.

Les nombreuses discussions ici ont le mérite de démystifier le bib et de faire réfléchir avant de le gonfler.