Canot à redressement

Dans le dernier journal "Sauvetage", magazine de la SNSM, on parle des anciens canots de sauvetage et en particulier de "canot à redressement".
Qu'est ce que cela veut dire ? forme de carène et /ou forme des oeuvres mortes ?
Ces formes sont-elles dangereuses au point de ne plus les voir de nos jours ? Ou dans quels cas seraient-elles intéressantes ?
Merci pour vos lumières.

L'équipage
28 juin 2013
28 juin 2013
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pour un redressement rapide, il faut des superstructures de volume important et de forme qui permette un frottement moindre dans l'eau,
c'est le cas des canots tous temps, depuis des générations ...

28 juin 201328 juin 2013
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Bonsoir,
C'est le cas des canots tout temps de la SNSM et de tous les canots embarqués sur rampe de lancement sur les ( gros ) bateaux Nordiques... ben tiens, d'ailleurs, pourquoi seulement eux ?
Monsieur Archimède nous a appris qu'un corps plongé dans un fluide recevait une poussée égale au poids de fluide déplacé. Bon, ça, on a compris.
Donc, une vedette SNSM déplaçant 10T va s'enfoncer jusqu'à ce qu'elle ait déplacé 10 000 litres d'eau. ( dans un fluide de densité 1 ) OK, ça, c'est fait.
C'est le volume de carène, c'est à dire le volume de la partie immergée du bateau. Ce que l'on appelle les " oeuvres vives"
Les parties émergées, appelées aussi " oeuvres mortes ", sont la réserve de flottabilité.
Si le bateau se trouve par accident soudainement immergé, la poussée ( voir plus haut ) qui va le faire remonter en surface dépend de son volume clos total. ( oeuvres vives + oeuvres mortes )

Et c'est là que les archis entrent en jeu. Ils sont pas cons, les archis, c'est d'aileurs pour ça qu'ils sont archis et nous non. Ces choses là sont rudes, ils ont fait des études. Ils ont appris à calculer. Et ils ont aussi appris que le lest, ça peut servir aussi. Bon.
Donc, ils ont compris que pour dessiner un canot tous temps, le pourcentage d'oeuvres mortes et d'oeuvres vives ainsi que l'emplacement et le poids du lest devait être calculé de manière à diriger la poussée ( retourner voir plus haut ) verticale et de bas en haut pour redresser le bateau qui malencontreusement aurait décidé d'imiter la tortue. ( Vieux proverbe de chez nous, tortue tournue, tortue foutue ).
En même temps, les mecs de chez Disney en font autant, mais bon, eux, c'est pas en bateau.
Bon, là, j'arrête, j'ai un dijo sur le feu. Si vous avez besoin d'autres précisions, ce sera demain.
D'ici là, essayez de ne pas avoir besoin... du canot tous temps.
Alors si ça, c'est pas des lumières... :acheval: :acheval: :acheval:

28 juin 2013
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Ce sont des canot disposant de volumes de flotabilité sous les planchers ainsi qu'une forme et un lest le rendant instable "lorsqu'il est sur le toit" allez visiter le canot de Cayeux sur mer" dans la Somme.

28 juin 2013
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Merci de tout ce développement, ça je connais.
Je suppose donc que le volume fermé des oeuvres mortes doit être suppérieur à celui des oeuvres vives, et ceci très nettement et que le cdg du total doit être juste au niveau de la ligne de flottaison. Comme cela, le canot se redresse facilement MAIS AUSSI il chavire facilement... quid de la prise au vent !
Pas simple en effet !!!

28 juin 201328 juin 2013
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J'ai oublié de causer du couple de redressement, qui retarde le retournement, et du caldul d'instabilité après chavirage, oui mais là, c'est un cours magistral, et je ne le fais plus gratuitement. :acheval: :acheval: :acheval: :acheval: :acheval: :acheval:

29 juin 2013
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Merci pour toutes ces infos.
Après réflexion, je pense que les canots qui traversent l'atlantique à l'aviron et en solitaire sont construits sur la même forme : tout rond pour mieux se redresser, et un leste aussi profond que possible pour éviter le retournement et qui, si le canot est retourné, crée une instabilité qui le fait se redresser.
CQFD

29 juin 2013
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Autant que je me souviennes, malgré les dômes, le canot´ de D'Aboville restait à l'envers quand il avait été retourné par une vague. Il devait faire des manœuvres de ballast pour le remettre à l'endroit. Cela lui était arrivé de nombreuses fois dans sa traversée du Pacifique.

29 juin 2013
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le "truc" pour redresser les bateaux de la SNSM est simple .

la generation "canot à redressement" consistait a avoir un volume d'oeuvre morte étanche aussi grand voir plus que celui de la carene . Ainsi lorsque le bateau se trouvait sur le toit il pouvait flotté et comme dans cette position le CdG était haut il rebasculait... bien .
ce volume étanche était constitué de la timonerie et aussi de la coque au dessus de la flottaison ....

aujourd'hui on va plus loin . les timoneries sont plus grande ,plus haute et leur volume corresponds presque au deplacement du bateau ... gros avantage lorsque le bateau est a l'envers , l'inertie de surface de flottaison est plus faible car moins large aussi le métacentre est plus petit .

et plus le cgd est proche du métacentre moins on a de stabililté .

c'est a dire qu'avant on jouait uniquement sur le cdg, maintenant on a cherché aussi a avoir un métacentre le plus petit possible lorsque le bateau est à l'envers .

29 juin 2013
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C'est pour cela que sur Hoa le volume des superstructures est supérieur à notre déplacement maxi (de peut, environ 3,5m3soit 10%)
Mais en supposant que tout résiste, pas de voie d'eau etc on peut espérer que des (une ?) vagues capables de nous mettre sur le toit avec une flottaison de 4,45 m de large et 18,26 m de long et un CG à + 0,480 m ; seraient aussi capable de nous remettre "à l'endroit" avec une largeur de flottaison à l'envers de 3,85 m pour une longueur de 8,37 m et dans cette position un CG qui se trouverait alors à + 1,07 m.
Mais pour avoir plus de chances de revenir à l'endroit il aurait fallu diminuer le franc bord, pour qu'en position retournée le passavant ne revienne au contact de la surface de la mer que bien plus tard, donc bateau déjà plus "gité" vers son retour en position "normale".
D'un autre coté le franc bord peut aussi être intéressant par le volume supplémentaire qu'il apporte en position "très gitée".
Compromis , compromis toujours le même dilemme.
Je préfère laisser aux autres le soins de tester en situations le bien fondé des calculs (j'avais mis sur un autre fil un lien vers une video ou le chantier 189 de Haï Phong retournait une vedette SAR pour "voir" mais je ne retrouve plus le fil , néanmoins c'est rassurant de voir le résultat :mdr: :mdr:

29 juin 2013
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voilà impeccable des chiffres

largeur bateau droit 4.45m à l'envers 3.85m la difference est ENORME lorsque l'on sait que l'inertie de flottaison qui est determinante pour la stabilité et au cube de la largeur , au cube !! ça va tres tres vite

et là au pif ...le metacentre à l'envers ne doit pas etre plus haut que le cdg ... donc sans vague sans rien le bateau ne peut que ce retourner tout seul .

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