brume

une angoisse qui me taraude
Depart de bretagne pour les cotes Anglaises. Juste avant de traverser le premier rail la Brume epaisse visi nulle.
Que faire avec un AIS pas de Radar

1)demitour on essayera plus tard
2) on tente le passage avec prudence en renforcant la veille.

Merci de vos contributions Bonne fin d'année à tous et un super 2012 de la santé et des milles.

L'équipage
27 déc. 2011
27 déc. 2011
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un bon réflecteur radar, une veille très vigilante ....accoustique et optique

27 déc. 2011
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Dans la mesure où tu disposes d'un récepteur AIS, tu pourras détecter et identifier les navires à proximité.
Pir2lune recommande un bon réflecteur radar, mais je ne suis pas certain que les officiers de quart puissent te repérer à coup sûr, pour autant qu'ils veillent attentivement. Ce minuscule écho peut être aisément confondu avec un retour de vague, d'autant plus que l'officier de quart n'est pas collé à son écran mais va y jeter un coup d’œil de temps en temps. Dans ce cas, un amplificateur d'écho radar serait certzainement plus efficace.
Une veille très vigilante, tout à fait d'accord, mais un porte conteneur qui émerge de la brume à la dernière seconde et fait route à plus de 20N...
En partant de côtes de Bretagne, tu es déja loin de côtes lorsque tu croises les navires montants, alors le demi tour (qui serait de rigueur pour moi sans radar NI AIS!) devient un peu plus difficile!

27 déc. 2011
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veille AIS et VHF, et les oreilles ouvertes!
Cela m'est arrivé, et en appelant le CROSS Jobourg et/ou les Coastgards pour se signaler, ils m'ont repéré et appelé à intervalles réguliers pour me prévenir de l'approche de l'un ou l'autre de ces monstres.

27 déc. 2011
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perso pas de question ,pas de débats: DEMI TOUR ,la vie est trop belle ,la mienne et celle de mon équipage . et finalement qui t'attends en face , pourquoi allé en Angleterre et pas ailleurs ,aucun imperatif absolu alors ...demi tour ,et ainsi j'ai une belle histoire à raconter au bistro ???

josé

27 déc. 2011
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Il a raison, José! L'Ais est une aide précieuse, mais ne montre pas tous les bateaux.
Le réflecteur radar ne sert à rien.
Le gros cargos ne font pratiquement de bruit, ou alors on est tout près; dans la brume, difficile de savoir d'où vine le son.

29 déc. 201129 déc. 2011
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je suis plutot d'accord avec cette option. ça me rassure Merci

27 déc. 201127 déc. 2011
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C'est dans la brume épaisse que l'on apprécie le Radar.
L'AIS ne montre que les bateaux possèdant un émetteur.
Il n'y a pas que les gros tonnages sur la mer.
Restez prudent et montez un Radar, qui est une aide précieuse à la navigation.
Anecdote: pensant ètre dans un coin tranquille, je sors du port, Radar éteint.
Pris d'un doute, je l'allume: présence d'une nuée de petits bateaux de pèche-amateur (tous sans Radar).

27 déc. 2011
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En principe,les bateaux qui naviguent dans le rails ont tous un AIS. Le problème viendrait plutot des pecheurs, casiers et autres plaisanciers.

27 déc. 201127 déc. 2011
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Départ du Four en fin d'après-midi, cap sur Plymouth. Petit cata, pas d'AIS, pas de radar. et ... pas à l'aise du tout quand la brume se met à tomber, avec juste une petite brise pour faire de la voile.

Calculs... dans quelques milles nous allons croiser le rail montant. Ca serre un peu les tripes..

Neptune veillait sur le bateau, puisque la brume se déchire alors que la nuit allait tomber, et découvre 4 navires marchands qui se suivent à la queue-leu-leu, sur babord.

Les trois premiers passeront sur l'avant, et le quatrième se déroute un peu pour passer sur l'arrière du voilier. Il n'y a pas que des goujats dans la marchande !

27 déc. 2011
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veille visuelle et sonore attentive
appel régulier sur VHF 16 puissance maxi (en anglais),
couper les rails au plus court et ne pas changer de direction

27 déc. 2011
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Bonjour Bil56
Quel message envoyer sur la VHF ?

27 déc. 2011
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Pour info, le trafic moyen est environ 70 navires par jour et par rail, ce qui fait un intervalle moyen de 20 min sur un rail. Mais certains navires peuvent se suivre de beaucoup plus près.

Par ailleurs, de Bretagne nord à le côte anglaise, on ne traverse aucun DST, excepté aux abords immédiats des Casquets. Il n'est donc pas exclu de rencontrer des navires à contre-sens, sans compter les péchous et les ferries.

27 déc. 2011
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@LUlu, je crains que tu ne sois largement en dessous de la réalité.
Il passe chaque jour en moyenne 600 navires dans le Pas de Calais, donc entre 4 et 500 arrivent de la Manche où y repartent, ce qui fait environ 250 dans chaque sens. Quand on est au nord de la Bretagne, ils sont encore assez espacés, encore que parfois 2 ou 3 se suivent relativement de près. Par contre, dans les zones réglementées, soit près des caps, ils sont beaucoup plus serrés.
Normalement, tous sont équipés d'un émetteur récepteur AIS, on peut donc les localiser facilement avec un récepteur.
Par contre, la probabilité de rencontrer un pêcheur non signalé est tout de même faible.
Ce peut effectivement être une solution que de se signaler au CROSS ou aux Coast Guards par un message "sécurité" dans lequel on indique le nom du bateau (voilier ou bateau à moteur. En anglais, voilier se dit simplement yacht), la position, le cap suivi et la vitesse, en français et en anglais sur le 16.

27 déc. 2011
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Probablement et si tu enlèves 120 ferries par jour (là haut on les appelle des malles) qui coupent le trafic, tu retombes à peu près sur tes pieds!

27 déc. 2011
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Oui Écumeur, 140 c'était des statistiques un peu anciennes.
Le Cross indique maintenant 250 navires/jour aux Casquets, ce qui fait un navire toutes les 12 min par sens en moyenne.
Je crois que 600, c'est plutôt le trafic du Pas-de Calais toutes routes cumulées, y compris les ferries.

27 déc. 2011
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L'AIS, c'est le début du grand confort…
C'est tout de même le rail qui pose problème.
L'AiS est censé le résoudre.
Pour le reste, cela dépend de la taille de votre peur.

J'ai vécu une semaine de brume après avoir quitté les cotes américaines en 2009.
Sans AIS, sans radar, sans réflecteur.
Finalement, sans matériel, on s'en réfère à la providence…
C'est mon vécu et il reste un point de vue totalement personnel.

Mieux vaut ne pas partir que de partir trop inquiet.

27 déc. 2011
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Tout à fait d'accord avec toi, mais partir avec un excès de confiance peut aussi être dangereux.

27 déc. 2011
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L'excès de confiance en mer, c'est de l'inconscience.

27 déc. 2011
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generalement dans ces conditions les officiers de quart font une veille renforcée l'idéal c'est d'avoir un AIS emetteur et recepteur Si je neviguais dans ces coins la c'est ce que j'aurais
avant de rentrer dans le rail on peut toujours lancer un appel en donnais sa posotion et sa route comme ça si il y a un cargo dans le coin il hjette un oeil sur sa table traçante .
ne pas faire comme celui a qui le cross demande sa position et qui repond :je suis assis dans mon coquepite .
alain

27 déc. 2011
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En général, mon capitaine... voir le rapport du BEA sur l'accident du Condor de la ligne St Malo-Jersey...

27 déc. 2011
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c'est interessant de voir que chacun d'entre nous reagi differement .

certain ont apparement une grande confiance à l'electronique d'autre ,et j'en suis en n'ont une grande mefiance .

Perso l'AIS ne resoud pas le probleme car la plaisance et les moins de 24m n'ont pas obligation d'en avoir.

Le radar lui ne capte pas tous les bateaux ,faite l'essai par beau temps et vous serait effrayé de voir le nombre de bateaux autour de vous qui n'apparaissent pas sur l'écran .

Donc toute ces machines n'est qu'illusion et nous font prendre des risques inconsidéré

D'ou demi tour si brume pour traverser le rail .

josé

27 déc. 2011
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Assez d'accord avec toi. CE sont bien les limites de l'électronique, qui donne une fausse impression de sécurité et fait perdre les bases de l'esprit marin.

28 déc. 201128 déc. 2011
28 déc. 2011
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Rigoureusement faux. Dans ce cas, soit il est particulièrement de mauvaise qualité, soit il est mal réglé, ce qui est généralement le cas en plaisance.

28 déc. 201128 déc. 2011
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Calypso !!! pas trop d'accord avec toi (pour une fois !)
dans le rail , les camions sont bien alignés , les montants dans un sens , les avalants dans l'autre , un radar qui se respecte les voit comme le nez au milieu de la figure !

tu fais demi tour et route sur le cotentin , pour tomber sur d'autres camions et ferrys qui quittent ou rejoignent le rail depuis cherbourg ou ouistréham plus les pecheurs sans ou avec trop de feux plus les péchoux plaisanciers , plus les voileux plus les gris furtifs tous feux éteints qui font des éssais , plus plus plus plus ..........
sinon , comme loisirs , il y a la pétanque , la belote , le vélo ......... c'est pas chère et moins dangereux !!!

:mdr:

29 déc. 2011
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C'est typique d'un radar mal réglé, mal utilisé, mal installé.
Probablement monté trop haut, c'est si courant en plaisance. On veut voir le plus loin possible, douce illusion, alors que c'est tout près qu'il se passe des choses intéressantes. Et par dessus tout on fait n'importe quoi avec les réglages de gain et les filtres, et voilà le résultat... et bien sûr on accuse l'appareil.

Et puis, un bateau qui fait route parallèle à 10 ou 20 mètres ça s'entend, à moins que tu n'en ais rajouté un peu pour nous raconter l'histoire la plus croustillante pour te faire mousser un peu...

28 déc. 2011
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mais le monsieur de l'histoire a un AIS et pas de radar!

29 déc. 2011
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et bien moi je suis d'accord avec toi , les camions on les voit eux point de probleme au radar et m^me sans radar ,mais voit tu le chalutier de 12m , le bateau de plaisance de 6m que n'a pas de AIS etc ...ça fait autant de choses rajouté aux cargos .

On parle du radar et de l'AIS comme aide ok ça aide à reperer sur un écran et a savoir quelle route prennent ces bateaux par rapport à son propre chemin ,ça apporte de la sécu .

mais pour moi le probleme est dans tout ce que l'on ne voit pas sur les écrans et par temps de brume sur tout ce que l'on ne voit pas de nos yeux .

Et j'ai bien l'impression qu'ici pour certains en dehors des échos que reçoit leur instruments la mer est nette ,propre et sans obstacle le danger est là.

Il y a peu dans la brume mon navigateur voyait sur mon radar tous les bateaux ,mais étant d'un naturel mefiant j'étais dans le cockpit à surveiller et depuis un certain temps j'avais l'impression de voir de temps en temps un fantome de bateau , je sentais comme une presence ,jusqu'au moment ou un type à 10/20m de moi me fit un signe de la main dans une trouée de brume .en faite nous étions deux à faire la m^me route cote à cote dans la zone non converte par le radar .

josé

29 déc. 2011
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tu devrais ajouter "mousser un peu comme d'habitude"

josé

27 déc. 2011
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Juillet 1985 : départ de Guernesey à 6h30 pour Dartmouth, sur un Mousquetaire, 2 à bord. Au départ tout va bien, mais vers 10h la brume et le vent tombe. Démarrage du Johnson 4 CV et en avant la musique. Pas de loch, pas de sondeur (y a une dérive, ça suffit), d'ailleurs pas d’électricité à bord. Faire demi-tour aurait été suicidaire les abords des Anglo-normandes étant plus que délicats sans visibilité. Donc on a continué en suivant notre estime 30mn par 30 mn : cap + courant + 4kn en moyenne. Quand on a pensé être dans le rail on arrêtait le moteur pour écouter les bruits des moteurs et les cornes de brume. Les bruits de moteur sont transmis par l'eau et plus facile à situer. De mémoire on a du croiser 4 ou 5 navires qui visiblement nous avaient sur le radar : pour 2 on a vu le faisceau de leur projecteur dans notre direction. A l'arrivée dans la brume et de nuit à la cote anglaise on a entendu une bouée sifflante vers laquelle on s'est dirigé. On a réussi à l'atteindre et, oh scandale!, on s'est amarré dessus en attendant que la visi se dégage un peu. Vers 11h de matin J + 1 par rapport au départ, le temps s'est un peu levé et on a pu rentrer dans le port de Dartmouth.

Mars 1988, sur un Huit, départ de Carteret pour St-Malo. A la hauteur du Sénéquet : brume. On avait un Decca Plastimo. On y a entré toutes les bouées du parcours et avons décidé de venir les reconnaitre visuellement. Le Decca sifflait 1 NM avant la bouée et on les a toutes reconnues. Entré à St-Malo par le grand chenal en suivant un pécheur qui, gentiment nous attendait pour nous guider.

Etc. etc., dont une entrée dans le Jaudy de nuit et par brume où nous dûmes éteindre les feux de mats qui nous éblouissaient ! et finalement mouiller dans une anse de la rivière.

Autre temps, autres mœurs ! et on avait moins de trente ans.

Maintenant j'ai un radar et OpenCpn.

28 déc. 2011
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vaut mieux avoir trente ans de moins et la bite et le couteau,

que blindé d'équipements et trente ans de plus ! :))

29 déc. 2011
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Le couteau à couper le brume ! mais c'est bien sur

28 déc. 2011
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surtout si on ne sait affuter le dit couteau.... :heu:

27 déc. 2011
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Bonsoir,

Petit commentaire concernant l'intéressant retour d'expérience de Flipper56.
Concernant l'écoute des moteurs, le son effectivement transite très bien dans l'eau par contre pour en situer de manière fiable l'origine...

Dans l'air le cerveau humain enregistrant la perception différée de la même source sonore par nos deux oreilles est capable de déterminer spatialement l'origine de cette source.

Dans l'eau la propagation du son est trop rapide (grosso modo 4 x celle dans l'air) pour que le cerveau puisse enregistrer la parallaxe de temps. On peut entendre par contre de beaucoup plus loin [battements et sifflement d'hélices, cris de "bestiaux" lorsqu'émis dans notre spectre audible].

A la surface, ce que l'air ne peut transmettre à cause de l'éloignement, l'environnement immédiat du bateau le peut, par l'intermédiaire de la masse d'eau faisant alors "relai" de proximité (la coque ou tout "machin" trempant alentour peu éventuellement résonner).

AMHA on ne peut pas situer la source, tant que l'air n'est pas à son tour le transmetteur du son. :blabla: ......................

27 déc. 2011
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Fort intéressant, tout ça..mais il est rare de devoir se cogner brûme épaisse PLUS coup de chien (force 6 à 7), PLUS pluie intense, comme il m'est arrivé au Pilier. Certains parmi vous avaient l'air de rigoler l'autre jour. Demandez à Marie Tabarly qui faisait partie des régates au Bois de la Chaise. C'était vraiment un phénomène météo assez rare (et non un petit orage..).

27 déc. 2011
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dans ces 20 dernières années, j'ai eu l'expérience de traverser 2 fois Scilly-Ouessant par brouillard, non prévu, 1 fois sans, 1 fois avec radar, dans les 2 cas au retour vers la france
je me suis toujours signalé par VHF avec ma position-vitesse-route (ttes les 10 min), j'ai eu réponse une seule fois par un cargo descendant la manche me signalant qu'il me suivait au radar, ne ne rien changer à ma route, je suppose qu'il a dû dévier sa route d'un pouième, j'ai entendu un grondement de machines, passé peut-être à 1/2 M., et un sympatique "good bye sir and good journey, over"

pas eu de réponsses d'autres fois ! j'espère qu'ils avaient capté mais pas accusé réception ??

par contre avec mon radar pas de pb, je les voyais arriver à 15M env et suivais précisément leur route, etc'est d'ailleurs entièrement au radar que je suis ainsi rentré en baie de lampaul avec à peine 2 longueur de bateau de visi ...

dans tous les cas c'est quand même du stress :oups:

27 déc. 2011
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Mais dans la brume, le l’émetteur du son n'est pas forcément à l'endroit où on croit.
Ca varie d’après l’épaisseur de la brume.

Il m'est déjà arrivé d'entendre un pêcheur débouler à fond dans la brume à tribord et de le voir passer à 100 m à bâbord.
Creus direction rosas pour ceux du coin.
Faut croire qu'il m'avait vu car la où il est passé il y avait 2 gros cailloux pas loin.

27 déc. 201127 déc. 2011
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Qui se sert de la corne de brume (quand le temps le permet parce qu'à 7 Beaufort depuis la passerelle du cargo hum!), et des coups de phare sur la voilure? :litjournal:

27 déc. 2011
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Quel type de reflecteur radar conseillerez vous pour un voilier de 8.70 le 2 m² ou le 4 m² l'un pese 250 g l'autre 900 g,J'aurai tendance à preferer le 4 ou pourquoi pas 2 de 2 m²

28 déc. 2011
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ces petits zinzins sont mieux que rien du tout,
mais de loin le système anglais echomax est plus efficace !
www.echomax.co.uk[...]cts.htm

28 déc. 201128 déc. 2011
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Bonjours,
Qui a des retours d'"exploitation" en vrai grandeur de l'Echomax cité par bil56 pour lequel je consentirais à faire la dépense, m'emm...er avec un support supplémentaire et grossir un peu la batterie de bord s'il s'avère réellement plus efficace? :litjournal:

28 déc. 2011
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Est ce à dire que ce dispositif émet aussi ?

28 déc. 2011
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J'ai compris que le système réagit à un balayage Radar par un écho renforcé depuis un état de veille en basse consommation (23 milli Ampère)... :tesur:

28 déc. 2011
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salutatous

en cas de brume :
1-faire demi-tour si possible
2-sinon, mouiller, si possible, se signaler au CROSS à la VHF et attendre la levée de la brume
3-sinon, avancer à une vitesse telle que l'on peut s'arréter dans la limite de visibilé, se signaler au CROSS à la VHF, faire les signaux prévus par le RIPAM et invoquer son saint patron préféré

le danger n'est pas seulement la côte éventuelle mais surtout les abordages

l'AIS, le radar ne signalent pas tous les bateaux

et emprunter le rail par brume, faut vraiment être un inconscient et un irresponsable; la justice et la compagnie d'assurance apprécieront très certainement en cas d'accident

cordialités maritimes
larent le hareng

28 déc. 201128 déc. 2011
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une chose que je ne ferai jamais c'est bien mouiller ,tu n'es plus manoeuvrant du tout donc impossible de faire quoi que ce soit pour eviter un collision ..

28 déc. 2011
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et puis mouiller dans 110m d'eau au bord du rail, qui peut le faire ??

d'accord avec José, toujours rester manoeuvrant, et amha garder un cap constant...

28 déc. 2011
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Pour le cap constant, je ne suis pas sûr.sauf faire route de travers des marchands.
Un commandant m'a dit un jour, justement de faire des changements de cap cela se remarque plus au radar.Ls echo de nos navires sont faibles.
JJ

28 déc. 2011
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M'étant déja trouvé dans la situation mais entre les deux rails sur un trajet Cherbourg Plymouth, je ne saurai donner de conseil pour un futur.(le retour était quasi impossible).
Je n'avais pas d'AIS seulement un mer-veille qui a fait son travail correctement mais avec son imprécision. j'ai continué avec un appel VHF pour donner ma position, cela a fonctionné (réponse VHF et corne de brume de la part d'un marchand). maintenant, j'ai un AIS, il est peu probable que je fasse demi tour.
Mais tout serait fonction des conditions du moment. je ne suis pas un kamikasé.
JJ

28 déc. 201128 déc. 2011
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Par temps de brume, mouiller dans un endroit sur peut être une solution, mais pas dans un chenal ou dans une zone de trafic... d'autant que près des rails des Casquets, la profondeur est de 60 à 120 m tout de même.
Personnellement, sans radar ni AIS j'ai renoncé à attaquer le rail pour cause de visibilité réduite, et vent un peu trop dans le pif. Tant pis pour la balade sur la côte sud de l'Angleterre où on voit peu de Frenchies d'après certains sur un autre fil récent.

28 déc. 2011
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ca c'est vrai l'année derniere de penzance à loo en passant par falmouth megavissey en 8 jours pas un francais c'etait quand ce fil sur les frenchies?

28 déc. 2011
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A la taverne, :alavotre: mais bien sur

www.hisse-et-oh.com[...]odestie

28 déc. 2011
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re
j'ai écrit "mouiller, si possible" on ne mouille que si on est plus en sécurité mouillé; il vaut mieux s'arréter que continuer à naviguer
je ne parle pas que des cas de brume à l'approche d'un rail mais d'une manière générale
dans un rail, pour ce qui concerne les rails de la manche, il passe, en moyenne, un cargo toute les 7 minutes ...
à vous de voir
cordialités maritimes

28 déc. 2011
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concernant les rails, en général les bateaux ont souvent la meme trajectoire, ici dans le détroit du pas de calais ils coupent au plus court a 1/2 mn de la bouée, ayant traversé deux fois de nuit l'été dernier j'ai du croiser 80 % des bateaux a ces endroits, le radar a été efficace les deux fois

28 déc. 201116 juin 2020
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chenal de Rotterdam , mois de mai , 10 minutes avant: temps clair ,visi de rêve .......
la pétoche de ma vie de marin du dimanche : le brouillard soudain , des échos radar par dizaines , cornes de brume sur 380 ° .............
30 minutes d'angoisse pour traverser .........position signalée par VHF , pas de réponse.....

navigation et atterrissage à Scheweningen grâce aux trois GPS du bord: j'avais perdu l'estime de la position (et la mienne ! ) depuis longtemps !!!

28 déc. 2011
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Alain, où as tu tenté de traverser le chenal de Rotterdam? Il y a un point de traversée prévu pour la plaisance.
Dans le sens sud nord, il faut s’annoncer sur VHF 3 lorsque l'on est à la bouée MV puis attendre le feu vert (si je puis dire) à la balise MVN en bordure de chenal, éventuellement relancer le contrôle pour signaler que l'on est arrivé à ce point.
Dans l'autre sens, on s'annonce lorsque l'on passe la bouée NS Indusbank.
Il y a beaucoup de trafic et le contrôle du port donne assez vite le passage, mais il ne faut pas traîner en route!

28 déc. 2011
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yes , Philippe , j'ai bien traversé "dans les clous"! , et me suis signalé sur le canal 3 mais en français ........ j'aurai du préparer mon message en britiche avant la bagarre (((ma connaissance de cette langue me permet seulement de défricher la carte des Mac do et m'en dégouter !!! )))

pas de réponse.........

il était trop tard pour faire demi tour , et pas envie de me retaper la route jusquà Blankenberg , le seul port possible au sud .....

PS: la procédure pour le passage du chenal est indiquée en rouge sur la carte papier que j'avais sur la table à carte

28 déc. 2011
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Je viens de regarder tes photos après mon précédent message.
Tu as bien traversé dans les règles!!! Ce n'est pas très long et je suis étonné que tu n'aies pas eu de réponse du Port Control. Peut être un mauvais choix de canal VHF? Amicalement.
Ph.

28 déc. 201128 déc. 2011
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larent le hareng dit :
".... et emprunter le rail par brume, faut vraiment être un inconscient et un irresponsable; la justice et la compagnie d'assurance apprécieront très certainement en cas d'accident"

C'est extraordinaire ces jugements à l'emporte pièce,non ! si on doit faire demi-tour dès qu'il pleut, que le vent dépasse force 4, qu'il y a de la brume etc... à cause de l’assurance, il ne va plus y avoir beaucoup de bateau assuré ! d'ailleurs je ne suis assuré qu'en RC et enlèvement d'épave.

De plus faire demi-tour dans la brume, c'est pas forcément la sécurité ! essayez d'arriver par brume à Aurigny !

Je vois que je suis un inconscient et un irresponsable. Je navigue toute l'année, et il m'arrive de me trouver avec du vent (trop), des orages (magnifiques et inquiétants à la fois), sous la pluie (mais avec ma casquette c'est pas grave) et dans la brume ! qu'on me mette en taule tout de suite ... d'après mon expérience (40 ans à peu près) je ne serais pas seul. Je demande dès maintenant qu'on construise une prison réservée aux irresponsables qui vont en mer : on pourra se raconter des histoires de bateaux ... qu'en bons marins on exagérera certainement !

28 déc. 2011
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Je partage en grande partie ton point de vue.
Il est vrai que dans le secteur d'Aurigny/Les Casquets, il est illusoire de vouloir faire demi tour en raison des courants et qu'une entrée à Aurigny dans la brume... hum, hum! Encore que je l'aie déjà fait à l'époque héroïque du SuperNavitech!!! Depuis, j'ai pratiqué avec le Decca, puis le GPS. En faisant un homing sur la position des feux d'alignement, on peut s'en sortir, mais il faut être vigilant!
Je ne crois pas que l'on puisse avoir un quelconque problème avec l'assurance en cas de collision dans la brume. La seule question qui sera considérée sera celle du navire privilégié ainsi que la veille continue et attentive.
Il ne me semble pas raisonnable de traverser le rail en zone réglementée ou le flot de navires ailleurs dans la brume si on n'a pas de radar ni d'AIS. Sans ces outils, je ne me lancerais pas en cas de brume annoncée, mais quand on est dedans, toujours au mauvais moment et au mauvais endroit, il faut bien gérer.
Une anecdote, en dehors du rail, en 2007, je crois. Escale à Aurigny. Au lever, brume épaisse. Décision du skipper (moi, e, l'espèce) : on ne part pas, mais on se tient près.
A l'heure du train (les habitués me comprendront!), la brume se lève, donc on largue et on part. Sortie de la rade et on gagne le milieu du passage. La brume tombe à nouveau en même temps que le copain à la table à carte m'annonce que le GPS est planté! Heureusement un GPS de secours immédiatement opérationnel, mais le moteur est faiblard (17CV sur un Sun Fast 36 et sans doute une hélice pas adaptée!), il est donc impossible de remonter pour rentrer alors que nous sommes tout près. Donc nous avons descendu le Singe au GPS et au pifomètre en serrant les fesses.
Inconscients?

28 déc. 2011
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et une * !

28 déc. 2011
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Rassure toi Flipper, nous sommes au moins deux.
Tous les Manchards ont rencontré et rencontreront des brumes imprévues. En ce qui concerne les traversées de la Manche,c'est vrai qu'il y a un coté roulette russe, mais il y une balle pour 1000 ou 2000 coups.

En effet, j'ai traversé quelques dizaines de fois, et il est tout de même rare de devoir se dérouter avec un risque de collision probable. Peut être cela m'est-il arrivé une ou deux fois. Par contre, je crains beaucoup plus des pêcheurs et de leurs routes imprévisibles avec une veille relative.

28 déc. 2011
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Quand je lis tous ces posts limite anxiogènes, je me dis que je suis quand même bien tranquille et bien rassuré de posséder un radar et un ais à mon bord et d'avoir pu traverser les rails de jour, de nuit, par temps clair et aussi par brume, sans angoisse particulière. Je ne pratiquerais plus autrement. Je me suis même fait des petits sommes d'une heure env dans le Gascogne avec l'aide de ce matos.
Cordialement.

28 déc. 2011
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bonjour juste une question : a-t-on les mêmes risques de collision entre deux navires mobiles ou entre un fixe (mouillage) et un mobile ?
Gilles

28 déc. 201128 déc. 2011
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Tiens Gilles...
Théorie de la chambre à bulles : plus tu vas vite moins tu as de chance de "percuter".
Alors bien sûr il y a des petits malins qui ont testé place de l'Etoile à 18H...
A+
DD
:mdr:

28 déc. 2011
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On est reparti pour 100 posts pour le moins?
J'en ai une autre: sous une averse, est-on plus mouillé en courant ou en restant immobile? :topla:

28 déc. 2011
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Si tu as peur d'être mouillé, ne fais pas de bateau! :non:

28 déc. 2011
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A tous les donneurs de leçons, il y a une marge entre partir sciamment dans la purée de pois, et le brouillard qui tombe d'un coup en milieu de manche/mer du nors, en particulier lorsqu'il y a des vents de secteur est. Et dans ce cas là, à mi chemin entre l'Escaut et Ramsgate par exemple, il n'y a pas beaucoup d'options, sinon une veille hyperattentive, un AIS et une VHF. Si vous avez les sous, les batteries et l'équipage pour le radar en plus ok.
A ce train là, ne pas sortir si on annonce plus que F4. Et puis les orages ne sont pas toujours prévus. A moins d'interdire aux cargos de naviguer sauf par beau temps, et mer plate!

28 déc. 2011
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Ca m'est arrivé dans le chenal du Décollé, sans GPS, une épaisse brume nous est tombée dessus en plein milieu sans crier gare, on se guidait au bruit des vagues qui brisaient sur les plages. Pas de vent bien sûr, mais qques courants qd même.

RV

28 déc. 201116 juin 2020
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Bonsoir. Si meanreneat, il y en avait au moins un :-D
la première n'était pas prévue

28 déc. 2011
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Pour rester sur le sujet je precise que pour ma part si en me presentant au rail la brume tombe 5/10 milles avant et bien sans aucune honte je fais DEMI TOUR malgré mon radar .
Je ne vois pas ce qui peut prevaloir sur la sécurité de mon équipage et de moi m^me .
M^me si sur le retour à terre il y a aussi dangers .

a chacun sa philosophie de sa nav .

josé

28 déc. 2011
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J'ai eu plusieurs expériences de navigation dans la brume. Une traversée de la Manche de Falmouth à l'Aber Wrac'h: le vent tombe, la nuit aussi et un banc de brume bien dense arrive par l'Est. Moteur et écoute des sirènes pour la traversée des rails. C'était au début des années 90 et nous n'avions ni GPS, ni radar, encore moins d'AIS. Nous avons juste croisé de près un chalutier en pêche en travers du rail descendant...Bon souvenir pendant cette nuit: un petit banc de dauphins nous a accompagnés quelques minutes. A chaque fois que nous traversions la Manche dans ces parages, je passais une communication VHF avec la Vigie d'Ouessant pour nous faire suivre.
Une autre fois, en faisant route vers Pornic, nous avons également été soigneusement enveloppé dans la ouate. Route à l'estime, puis mouillage sur la ligne de sonde des 10m, avec feux allumés et quarts de veille. Le lendemain matin, après dissipation de la brume, nous étions à 400 m à l'W de l'entre du port.
Encore une anecdote. En arrivant sur le Diben (Baie de Morlaix), la brume tombe. Le coin est vraiment mal pavé et, même si j'y ai longtemps traîné mes fonds de culottes, impossible de repérer le Zamegues (gros rocher peint en vert à l'entrée du port). Nous tirons des bords en nous rapprochant progressivement, avec un anglais qui nous suit prudemment. Puis, d'un seul coup, le rocher est sur notre tribord et on fait route directe, sans la moindre visi. des feux d'alignement.
On ne part pas naviguer par plaisir en pleine brume, mais -comme pour le gros temps- ce sont des expériences enrichissantes.

28 déc. 2011
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Mais peut on comparer le gros temps et la navigation dans la brume? Pas vraiment.

Dans un cas on a la main, dans l'autre on ne maîtrise pas grand chose, suspendu à L'AIS (dans ce cas)

28 déc. 2011
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je ne suis pas certain que l on ai la main sur tout dans le gros temps , peut etre un peu plus que dans la brume , mais si peu !

nous dans une brume tres epaisse , une nuit on est resté entre barfleur et le rail montant a faire du quasi sur place sur le fond en boulant du courant , pour attendre que ça se leve avant de traverser les rails vers Needles , c etait la seule solution ou aller jusqu a Cherbourg .
on a bien fait d attendre , parce que ça s est levé vers 9h30 , et qu on a ainsi pu arriver à Yarmouth avant la fermeture des pub!
avec en electronique , juste un gps basique , un loch et un sondeur .

29 déc. 2011
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A noter cependant que souvent la brume "mer" (de 0 à 20m de haut, donc au dessus du point le plus haut de mon mat) tombe à la renverse, quand l'eau plus froide rencontre un air plus chaud (ou moins froid, comme vous préférez). C'est spectaculaire, on voit le banc arriver sur soi, et pouf, a pu rien autour ! Donc plutôt juste après la marée haute.

Pour les coupeurs de pinoches en 5 : j'ai bien dit "souvent" pas "toujours" ...

29 déc. 2011
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Dans la majorité des collisions , l'AIS est incriminé... voir rapports MAIB, BEA Mer, etc...

Pourquoi? car la personne de quart se fie plus volontiers a l'AIS qui a un potentiel d'erreurs importantes, ne réflete pas la totalité du traffic plutôt qu'au Radar. il est toujours conseillé d'utiliser le Radar, règle 19, et à une veille sonore.

Je n'ai jamais vu que l'AIS devait faciliter le traffic dans les TSS. ou rails.

29 déc. 2011
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Comme tout le monde, la brume, j'aime pas; pire, je la crains. Mais comme tout le monde, et en particulier ceux qui naviguent en Manche, on ne prévoit pas toujours.
Partis par grand beau pour une petite ballade de Granville à St Malo (29 nautiques), je ne fais pas particulièrement gaffe à ma route et navigue à vue. En 5', le banc de brume est sur nous, juste le temps pour moi de prendre qq repères et aux filles qui faisaient bronzette de mettre une petite laine. Heureusement, la petite brise s'est maintenue, en force et en direction, nous dispensant du moteur, et donc à l'écoute de tous les bruits environnants. Mais stress tout de même pour l'atterrissage à St Malo via le chenal de la Bigne, et achat de mon 1er GPS dans la foulée...

Plus récemment, régate entre Loguivy et Bréhat, dans la brume (Si j'avais été l'organisateur, je n'aurais jamais donné le départ aux 50 bateaux présents!). A tirer des bords avec le GPS pour virer à 10m de cailloux qu'on ne voyait pas. Et la "crise sur le cageot", on régatait en multis au milieu de monocoques, avec des angles de remontée et de descente différents; on voyait apparaître les étraves à moins de 15m dans les pires moments; inutile de perdre du temps à crier 'Tribord' ! C'était le sauve-qui-peut. Bref, du grand n'importe quoi

29 déc. 2011
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L'organisateur à ses responsabilités, mais :
le skippeur est seul responsable de prendre le départ ou pas, et aussi d'abandonner sans honte s'il y a risques...

29 déc. 2011
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entièrement d'accord; mais embarqué par l'esprit de compétion et entraîné par le reste de la bande; l'effet de masse; si les autres y vont, alors... Ouais, c'est pas bien , hein?

De fait j'ai abandonné sans honte, mais seulement à cause de la pétole après un stand-by d'1h30, mouillé à la bouée au vent. Le rating ne pouvait plus être sauvé ;-)

29 déc. 2011
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Grand n'importe quoi en effet!

Là où le sens marin se perd

29 déc. 2011
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mais comme dit très justement Tribal, le brouillard en Manche, il tombe en 5 min !

et ce n'est pas de l'inconscience de naviguer dedans quand ça te tombe dessus sans prévision !!!

idem à la pointe de galice en été, en qques minutes ...

29 déc. 2011
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Enfin, il explique bien que c'est un départ de régate donné par ce genre de conditions, et régate effectuée par les participants dans ces mêmes conditions

29 déc. 2011
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Et le Pas de Calais!
C'est une zone un peu compliquée avec Mer du ?ord/Manche et un passage étroit entre les deux. Les masses d'eau et les masses d'air de températures différentes se rencontrent en ces lieux. D'où des phénomènes de brume qui vous tombe dessus en quelques minutes alors que vous naviguez sous ciel bleu et soleil.
On entend alors les radios des gros navires qui annoncent la visi là où ils se trouvent.
Il m'est arrivé d'entendre que la visi était nulle à 2 milles de ma position alors que j'en avais encore un mille.
En plus, un trafic dément : environ 5 à 600 navires /jour et 120 ferries qui traversent.
Il vaut mieux alors être dans la zone côtière!

29 déc. 2011
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bonjour ,
bien que la brume n'existe qu'en mer ,jai bien aimé "quai des brumes"
t'as de beaux yeux tu sais
alain :reflechi: :jelaferme:

29 déc. 201129 déc. 2011
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J'étais aussi dans cette régate (mai 2010) dont parle Tribal, quand les organisateurs ont opté pour le départ la visibilité s’améliorait... pour se dégrader ensuite et les régateux sont passés en mode furtif. Heureusement le vent était raisonnable (sauf une phase molle de chez molle&pétole), et un GPS avec cartographie pour trouver les bouées à virer. Il est vrai que sur le plan régate, c'était du n'importe quoi mais une bonne journée quand-même.
Printemps 2009, j'ai aussi été pris dans la brume près de Saint-Malo - avec un GPS qui lâche... Navigation au sondeur et à l'oreille, à l'avant en vigie à se crever les yeux, tout doux... moteur éteint pour mieux entendre... : la cloche de la bouée des Letruns à gauche = demi-tour, le long du sillon, les bruits de la ville sur la gauche, la sirène du NGV (Condor) qui s'approche sur la droite... il vient vite... nous avons vu surgir ses superstructures au dessus de la brume et changer de cap, me permettant de déduire qu'il virait bouée de la Roche aux Anglais et donc de me positionner. En levant un peu les yeux la silhouette du Grand-Bé se dessinait dans la brume à une encablure, virement. Et nous sommes arrivé sur la Roche aux Anglais. 10 minutes plus tard le ciel était grand bleu.

29 déc. 201129 déc. 2011
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totally right; Le départ a été retardé d'1/2h (Ce qui m'a permis d'arriver à temps de Lézard avec mon p'tit 2,3cv :+), la brume s'est trouée au dessus de la ligne et le comité a envoyé.
Mais si tu te souviens bien :
- Le coin de ciel bleu (même pas une culotte de gendarme..) était confiné au dessus de Loguivy et le reste du plan d'eau était dans la ouate.
- Et d'une conversation VHF entre les autorités de Paimpol (?) et l'organisation; il était évident que les premières n'étaient pas contentes que la seconde ait lâché la meute.

En effet, c'était petite brise, de quoi être parfaitement manoeuvrant puis grosse pétole (Dur-dur de remonter au près la flotte des gros partie avant pour finir tous en tas autour de la bouée) mais moi qui organise des régates de ce type, j'aurai jamais osé donner le départ. Mais bon, je suis ni Bréhatin ni Paimpolais; et sans doute plus "timoré" :-p

Quoiqu'il en soit, superbe journée en effet et superbe expérience pour l'équipage de Tribal; 1ère régate dans ce genre de conditions (de brouillard mais aussi de densité de bateaux sur un petit plan d'eau); peut être la dernière aussi! En équipage réduit (2 à bord), pas assez de paires d'yeux pour le GPS (Alerte cailloux), pour regarder sous le foc, mais aussi au vent, et derrière également!
PS : Tu naviguais à bord d'un mono?

29 déc. 2011
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Super les retours d'expérience dans ce fil.

La brume contexte difficile, en dépit d'une instrumentation plus ou moins complète, plus ou moins fiable et précise impose de naviguer avec une part plus ou moins réduite de doute.

Ce qui est intéressant c'est de savoir comment gérer au mieux et minimiser l'aléatoire, ce qui fait la prise de décision dans un contexte particulier, hors règles.

Comme le relate Tribal dans la brume entre Locquivy et Bréhat, à 50 bateaux départs particulièrement dans ce coin où il m'arrive de râcler le fond du kayak, ça doit pimenter la régate. [Malgré le grand n'importe quoi et la légèreté du comité de course vous l'avez pris le départ :heu: :-D ]

Dans la brume on est pas tout seul; que pense et fait ou ne fait pas l'"autre" en haut dans sa passerelle ou tel autre dans sa coque de noix...

Encore, encore des témoignages SVP!... :blabla:

29 déc. 2011
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J'en ai donné un plus haut, il semblerait que ce soit une spécialité de la sociétés des régates de St Malo de donner des départ de régates dans la purée de poix.

Eh, oui, c'était une de ces fameuses régates de we avec parcours dans le chenal du Décollé. J'étais en prime skipper sur un Sélection, bonjour le TE.

Et, au retour, qd on a vu le Grand Jardin sortir de la brume, que du bonheur.

RV

29 déc. 2011
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15 août 68 (ou 69) - j'avais 12 (ou 13 ans)...
Pique-nique pour toute la famille à Bréhat... Une bonne partie prend la vedette, une blessure au pied m'empêchant de marcher, je suis chargé du canot (une barque en bois de 3.5m avec sa voile au tiers et son petit hors-bord) en embarquant le pique-nique. Superbe journée, mais il est temps de rentrer.
Pour soulager les piétons je remporte les "bagages" dans le canot jusqu'à l’embarcadère. Et là ma mère me dit d'attendre mes 2 oncles qui sont allés marcher jusqu'au phare du Paon, et qui n'ont pas de billets retour.
J'attends donc (en sentant que l'humidité arrive!) mes oncles arrivent enfin, embarquent et nous sortons du Port-clos. La visibilité se réduit et on distingue à peine la côte en face. Où est le compas ? me demande mon oncle qui a pris la barre tandis que je fais la vigie à l'avant. Le compas ? hé bien il est dans la boîte... qui a été emportée avec les sacs de pique-nique...
Nous mettons le cap vers notre mouillage, un peu avant Loguivy... On n'y vois de moins en moins loin... et on fini par ne plus rien savoir d'où nous sommes, jusqu'à ce que nous apercevions une perche, avec des cônes... sans que je sache l'identifier. Mon oncle si, et heureusement. Nous avions traversé le chenal du Ferlas, et tourné vers l'est. La suite du retour c'est faite en suivant la côte.
Suite à cette "aventure" j'ai toujours embarqué une petite boussole ou compas porte-clé que ce soit en dériveur, en planche à voile ou autre petite embarcation.
Retour d'expérience...

29 déc. 2011
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la brume, encore et toujours.....

Tout récemment, sortie à la journée prévue avec 3 amis. Départ La roche Bernard à 6h30, histoire de passer l'écluse de 8:00 à Arzal. visibilité nulle. Dans le port de la roche, l'éclairage nous donne un peu de visibilité, nous nous faufilons en louvoyant au moteur d'un bord à l'autre. Je connais mieux le coin que le reste de l'équipage et pourtant. Impossible de s'y repérer. Je passe en mode pilote auto sur route à suivre (j'ai les routes entrée et sortie enregistrées). Pas mieux, visiblement on n'est pas bien calé. On se retrouve tout près de la berge qui, même si les abords sont accores, ne sont pas engageants. On frôle les arbres. Un coup d'oeil au sondeur : 3.00m. Je me jette sur la barre pour virer en grand.

OUF!!

Je redonne un cap. Un équipier se poste à l'avant. Tout le monde est aux aguets. De temps en temps nous apercevons un peu de clarté qui nous permet de nous guider. Le temps passe. Que c'est long. On arrive progressivement à Arzal. Enfin les lueurs des pontons. Je retrouve un cap à suivre. Je commence à respirer. Je guette le moment où il faudra virer vers l'écluse. Tiens, des bateaux sont déjà passés ? Voila des feux qui avancent.

Branle-bas de combat. Voici le Saint-Germain, tous feux allumés qui fait route normale. On se déroute, il passe sur notre babord.

Voici enfin l'écluse. Pause café. On continue ; avec le vent la brume va se dissiper, on va avoir une belle journée.

Ça écluse ; et c'est reparti. L'oeil droit rivé sur le GPS/carto, le gauche sur le sondeur, nous commençons la descente en aval du barrage. Visibilité toute relative mais la marée monte, même si on se plante on aura de l'eau un peu plus tard. Les bouées apparaissent au dernier moment. Chaud ! chaud! même si le temps est frais.

Suis ce cap. Vire. Rapproche toi du bord. Encore un peu. Pas tant. Tu vois la verte ? Et la prochaine rouge ? Il doit y en avoir 2 à suivre.......

Les dernières bouées du chenal passées, nous voici en mer.

Et toujours dans la brume. On n'y voit pas grand chose. 50 m au mini. De temps en temps plus. Je choisi volontairement des caps nous donnant de l'eau à courir. Je vérifie de temps la route sur le GPS. On devrait voir la cardinale...par là. Oui, non, pas sûr. Si, elle est là, dans la trouée. Très bien, positionnement confirmé.

Il est temps de virer. Cap est donné, l'apéro 1 est servi. Le 2 suivra de près. Toujours en veille sur mon bateau et mon équipage, je fais un point régulier. Et pourtant.

C'est quoi là ? Où ? Là ! Je vois pas. Ça y est. P...n, une EST. Virement de bord. le barreur, cap au 105. Le vent n'aide pas. On vire. On vire encore. Mais on est où ? barreur, reprends ton cap ; garde ton cap. Silence est demandé. Je saute à la table à cartes. Je confirme le cap, la balise et la position. Mille bon diouss. On n'est pas au bon endroit. Je flippe. La mer monte, ça va mieux, si on est passé on devrait passer dans l'autre sens.

Moment de stress. Trop de confiance, pas assez de vigilance.

On fait maintenant cap sur l'entrée du chenal. La brume de temps en temps nous laisse apercevoir la cote, les bouées. La nuit ne va pas tarder. Nous virons les dernières bouées du chenal, nous voici devant l'écluse. J'attrape les jumelles. Le feu est rouge et vert. Il devrait pas tarder à passer au vert, vue l'heure. Nous nous approchons doucement, les portes s'ouvrent. Mais c'est quoi ce truc. Encore lui. Le St-Germain sort de l'écluse au moment où nous allions y entrer. Coup de klaxon. Virement de bord. OUF ! Un salut amical à la passerelle.

Le reste du chemin se fait pas visibilité réduite mais praticable. Nous voyons des choses à peine aperçues le matin même. Un équipier s'endort, bercé par le ronron du ys8.

Arrivée au ponton et amarrage sans souci.

Conclusion, même en connaissant le coin, dans la brume on est perdu. Le GPS, oui mais n'oubliez pas de vérifier la précision du positionnement. à 4/5m ça va ; à 15m ça peut vite devenir cauchemar.

J'ai bien dormi ce soir là.

29 déc. 2011
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Tout à fait, même familier des lieux, on se perd facilement.
Allez, j'avoue cette dernière anecdote.
On sort de la marina Le Hérel à Granville alors que ça brumasse sévère mais les prév. sont bonnes : ça va se lever d'ici peu. On décolle donc, au moteur, et on file vers l'ouest, en bouinant qui les pare-bat et les aussières, qui à hisser la grand-voile... Cri de l'équipier à l'avant! Juste devant l'étrave, un mur se dresse : ben voui, je viens de rentrer dans l'avant-port sans m'en rendre compte.... Quel nul, à peine parti, déjà perdu... :-(

29 déc. 2011
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Comme disait le Grand Charles:
"Quand je me regarde, je m'inquiète, quand je regarde les autres, j'me rassure..."

Ph... :mdr:

29 déc. 2011
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Heureusement qu'on n'est pas dans le courrier des lecteurs de Bateaux, ils n'auraient plus un centimètre carré pour la pub...

Je raconterai donc une collision (une bonne) une autre fois. Autrement, j'ai un jour du mouiller par boucaille et vent contraire de nuit en plein Pont d'Yeu et j'ai trouvé que c'était pas mal (env. 20m d'eau). On se fait du café, on met la radio, on attend. Le problème c'est que le gros cata de liaison Yeu Fromentine est venu braquer un monstrueux projo sur moi. Ai simplement levé le pouce en l'air... N'ai ni VHF, ni GPS (mais un pilote, ça, oui !).

Au fond comment faisaient les Vikings en des parages aussi traîtres et mal pavés que les Boeufs par brûme tenace ? Ils mettaient un vieux (pas trop sourd) à l'avant(celui qui n'avait pas trop ingurgité de breuvage hallucinogne à base d'amanite tue-mouche) ...et les drakkars échouaient très bien.
Bon réveillon marinisé à tous...!

29 déc. 201129 déc. 2011
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Bonsoir. Allez!, encore une petite couche...de brume. Parti de Granville pour Port-Bail, temps gris et calme, route moteur, le ronquet puis le sénéquet passent et la nuit arrive accompagnée d'une brume de plus en plus épaisse. La marée me pousse et j'avance sur mon cap comme je peux. A un moment, je vois des phares qui percent cette brume et je subodore n'être plus bien loin, en fait il me restait environ 1/2 mille et je venais de m'échouer volontairement sur la plage de Lindberg sachant vu l'heure qu'il ne serai plus question de rentrer au port. Je part donc en reconnaissance en laissant les feux allumés y compris ceux du carré. J'arrive devant l'entrée du port que j'aurais pu rejoindre presque à pied sec puis, je fais demi tour pour revenir au bateau mais, malgré mes feux, si je n'avais pas regardé derrière moi, je venais de le dépasser et je ne me trouvais qu'a moins de 3m. Foutue brume!!le lendemain matin, avec la marée, je suis rentré avec un petit crachin bien de chez nous et j'ai su que les phares étaient ceux de la voiture de mon père qui cherchait à voir si j'étais dans le coin.

29 déc. 201116 juin 2020
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j'ai retrouvé trace de la nav, en jaune

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