bois epoxy : temperature max ?

Bnjour,

En butinant sur les techniques de construction/reparation pour bois à base epoxy, j'ai vu qu'il existe une température max d'utilisation (appelé Heat Deflection Temperature en anglais).

Si j'ai bien compris, c'est la température à partir de laquelle la résine commence à se déformer sous charge et perd ses qualités. Il ne s'agit pas de la température d'application, mais bien de celle subie en utilisation.

Les températures me semblent bien basses (par ex entre 47°C et 52°C annoncé par West System). En Med ou sous les tropiques, on doit vite s'approcher de ces valeurs sur les parties exposées d'un bateau.

Sachant qu'il existe des dizaines de bateaux en bois-epoxy qui naviguent au soleil sans se désagréger, est ce que quelqu'un peut m'éclairer sur l'intérêt pratique de ce coeff?

A négliger parce qu'une coque reste relativement fraiche même exposée au soleil des tropiques contrairement ce que l'on pourrait imaginer?

Ou bien est ce que ça ne jouerait que sur le vieillissement et en cas de choc?

Google m'a plus noyé qu'éclairé, les sites pros consultés disant tous qu'il faut y faire très attention mais sans plus de détail et les sites amateurs se contentant de chanter les louanges de l'epoxy.

Amicalement

L'équipage
17 juin 2008
17 juin 2008
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surpris par ces valeurs
plutot autour de 75 80°pour des résines moyenne gamme

100 110° pour de bonnes résines

de toutes façons, on peut toujours améliorer ces limites en effectuant une post cuisson

17 juin 2008
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T° de flechissement sous charge
La valeur de HDT ( heat distorsion T° / T° de fléchissement sous charge) qui figure sur les fiches techniques, est une mesure effctuée sur un échantillon de résine pure polymérisée ou réticulée ( bref durcie en langage profane)

Certaines fiches technique de certains producteurs mentionnent également une valeur, avec différent % de verre ( % en ponderal en non en volume)avec une précision quant au type de verre ( verre E ) et la nature du tissu ou du mat.

Les résines sont utilisés avec un ou des renforts ( essentiellement verre ) ou des charges

ces renforts et ses charge en % variable, impactent sur les caractéristiques mécaniques du produit finis.

Donc dans ce cas présent le HDT qui nous intéresse est celui du "composite" qui sera plus élevé que celui de la résine pure.

Et celà se rajoute à ce que la batelier à indiquer concernant la post cuisson eventuelle.

(Il y avait encore jusqu'il y a peu de la bonne littérature sur le sujet, emanant de Vetrotex, filiale de Saint Gobain, en charge du "verre" pour l'industrie des composites. Depuis peu ils ont fusionné avec Owens Corning avec une culture plus anglo saxonne )

17 juin 2008
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en image
les 3 types de test de HDT ( A/B/C la variable étant la charge appliquée sur l'éprouvette )

17 juin 200816 juin 2020
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once again
once again

17 juin 2008
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Surpris aussi
Tant mieux, je ne suis pas le seul à être surpris.

Exemple des valeurs pour les resines West System (www.westsystem.com[...] puis onglet Product Information/Typical Physical Properties)

Heat Deflection Temperature (°F) 118 123 118 117 127

°F, c'est du Farenheit standard je pense.
Les datasheets des autres fournisseurs que j'ai trouvés sont dans les mêmes gammes pour ce coeff.

Pour un amateur vraiment amateur et novice, la post cuisson est-elle accessible? (joint congé, petite strat, petit scarf sur du CTP)

Je croyais que West System était le top pour le CTP, mais peut être qu'il y a plus de littérature tout simplement.

17 juin 2008
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la T° HDT
N'est ni plus ni moins , qu'une valeur ( parmi d'autres )caractérisant un matériau, en éprouvette, avec une méthode standardisé, ceci afin de pouvoir comparer différents grades toute chose egale par ailleurs .

Celà ne permet pas de tirer des conclusions hâtives quant au domaine d'emploi du matériau. Cars de nombreux facteurs interviennent.. ( géométrie, renfort etc... )

Par ailleurs cette valeur de HDT, ne donne qu'une T° à partir de laquelle l'eprouvette soumise à une charge donnée, va fléchir de 2mm ( de memoire)..

Cette valeur si elle peut se réveler critique, dans le cas des matériaux Thermoplastiques , notamment en cas d'aproche de la T° de fusion, l'es moins pour les Thermodurcissables dont le processus de "durcicessement" est lui irréversible.

Dans le cadre de ton projet, utilise les "bons" produits, met les en oeuvre correctement .

Et ne perds pas de vue que ce qui t'intéresse dans ton cas ce sont les caractéristiques de ton produit fini, composite de CP / de verre / et de résine

Quand à la post cuisson, je laisse le soin aux nombreux experts transformateurs de répondre.. Mais la taille de l'etuve et des pièces conditionne le tout.. Si tu as tes entrées chez un fabricat de grandes pièces aero pourquoi pas
:-D

17 juin 2008
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pour la post cuisson
on a le choix entre des températures hautes avec des temps courts ou des températures basses (40 à 50°) pendant des temps plus long

il faut voir avec les distributeurs car les courbes de montée et de descente de température sont très rigoureusement à suivre....
par contre cela peut être fait avec du matériel simpliste si on reste dans des basses températures de cuisson

17 juin 200816 juin 2020
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Post cuisson
Elle est parfaitement accessible en amateur à condition de respecter le données fournisseur.

J'ai post cuit au four de cuisine (thermostat et minuterie) une cadène.

Je l'ai fait sur des plus grosses pièces (ceinture d'UD) avec des lampes. Je contrôlais moins bien la température, mais c'était toujours mieux qu'à température ambiante.

J'ai également cuit mes dérives (4 m de long) dans un "four" custom avec des lampes et un petit thermostat.

17 juin 2008
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Je crois
Qu'il s'agit en fait de la température de gélification. C'est à dire la température où la résine polymérisée redevient un gel.

Effectivement, après une polymérisation à froid, elle se situe souvent autour de 50/60°

Si vous vous rappelez, lors de la première Course de l'Europe, il y a un cata géant qui s'est désintégré devant Toulon (je ne me rappelle pas qui c'était, c'était à l'époque des Charentes Maritimes et autres). La raison donnée était justement un problème de TG au soleil, le bateau ne naviguant habituellement qu'au nord, dans le froid glacial qui sévit généralement au dessus d'une ligne Aix en Provence - Bordeaux.

Tu peux faire monter la TG par une post cuisson, et même par plusieurs post cuissons successives (surtout si la post cuisson se fait hors du moule, parce que sinon tu risques de déformer ta pièce).

La résine continuera de toute façon à cuire au soleil et donc la TG continuera à monter. Il ne faut pas tirer dessus avant, c'est tout. Sauf à froid, bien sûr.

Je viens de faire une série de piéces en carbone. Comme elles sont noires, elles chauffent terriblement au soleil. Je les ai d'abord laissé polymérisé à 25° 24 heures, puis une nuit au four de la maison à 50°, et depuis, elles sont sur le bateau et prennent le soleil. A midi, elles sont bien à 50° sans souci. Parmis elle, il y a deux cadènes pour l'écoute du génois léger qui se prennent bien 400 kg de traction.

Rassures toi, il y a des centaines de bateaux en époxy qui naviguent sous le soleil tropical ou méditerranéen.

Jacques

17 juin 2008
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Tg
température de transition vitreuse .
Elle figure sur les notices des résines .
Pour les résines "ordinaires" c'est entre 50 et 70°C .
Il y a des résines "hautes performance" qui atteignent et dépassent 150°C .
Il semble que plus la température de post cuisson est élevée plus elle s'améliore .
Mais nouzot pov bricoleurs, on est un peu dans le flou !
Il est vrai qu'on a pas entendu parler de bateaux ramollis au soleil .
Mais, à une époque, on avait jamais entendu parler d'osmose non plus .

17 juin 2008
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bateaux ramolo ?
jamais entendu parler non plus,

mais dans les début de la construction amateur d'avion léger sur mousse, il y a eu un cas au USA, sur un varyeze , le gars avait laissé sont avion tout beau tout neuf en plein soleil, et en revenant le soir après la journée sous un soleil ardent du désert et des couleur sombre de l'avion, les ailes touchaient le sol, et elle s'était de nouveau rigidifiée,

j'ai souvent cru à une légende jusque la découverte de cette variable , et surement à la qualité des résine de l'époque, ou de son application, :-(

17 juin 2008
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thermodur vs thermoplastique ......
"Qu'il s'agit en fait de la température de gélification. C'est à dire la température où la résine polymérisée redevient un gel. "

Une résine epoxydes, vinylester, ou polyester insaturé, qui aura polymérisé. ne retrouvra jamais un état liquide en la chauffant.

Ce sont des plastiques thermodurcissables, dont le processus de "durcissement" est irréversible

Et ce par oppositions aux thermoplastiques ( Polypropylène, Polyethylène, Polyamide, Polystyrène, ABS, Polycabornates, PMMA, Polyacétal, pvc, pour citer les principaux )

19 juin 2008
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"pégueuse"? et en bon Français?
L'araldite c'est de l'époxy et je n'ai jamais vu de l'époxy polymérisée se "gélifier": si on chauffe à 100°C qui est la t° d'homologation de la résine époxy à polymérisation à t° ambiante sur les avions en bois comme n'importe quelle colle homologuée aviation:résistance mini 2 heures à l'eau bouillante sans perte de résistance,test obligatoire, et ce type d'époxy utilisé sur avion est strictement identique à celui utilisé sur les bateaux..., si on chauffe plus il y a fluage et non gélification: même l'alu a une t° de fluage relativement basse (~280°)

19 juin 2008
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et bien il y a
des gros souci a ce faire avec les airbus et meme les rafale alors

20 juin 2008
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Pas tant que ça !
"d'ailleurs même les chantiers navals pro sont très mais alors très loin de ce que réalise dassault ou eads,"

Pas si loin que ça. J'ai visité l'usine Dassault à Biarritz où l'on fabrique les ailes du Rafale. Un robot applique des UD de carbone pré imprégnés d'époxy sur un moule mâle. Une fois le "mille feuilles" constitué il est mis dans une étuve où la température et la pression sont contrôlés. X temps après la pièce est sortie et démoulée, puis passée dans un bain de saumure où l'on détecte les micro bulles avec des ultrasons...

Lorsque Lorima (ou un autre) fait un mât en carbone, la méthode est la même au robot et bain de saumure près. L'aéronautique a énormément apporté à la voile, pour la course en tout cas. Et peut être même réciproquement car en nautisme il y a une multitudes d'essais exotiques qu'il n'y a pas forcément en aéronautique.

Effectivement ma modeste cadène cuite au four c'est de la cuisine d'amateur, mais c'est toujours mieux qu'à "froid".

20 juin 2008
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tu oublies un "petit" détail:
que fais-tu de tous les avions de construction amateur qui sont construits de la même manière que nos bateaux? oui en bois (essentiellement Pin d'oregon et CP bouleau), collé époxy (méthode de collage surtout utilisée aux USA (les 2/3 des avions amateur construits dans le monde) car reconnue la plus fiable) avec des colles West system polymérisées à t° ambiante...Ce qui change c'est les échantillonnages: l'air étant peu dense ne nécessite par des bordés de 30mm...
Un des avions les plus rapides de la seconde guerre mondiale était en bois (De Haviland Mosquito)...
Les t° de perte de résistance de l'époxy ne sont jamais atteintes à l'air libre (150°C c'est la t° supportée par les résines standart, pas seulement l'araldite...), pas même au milieu du désert le plus chaud (on atteint 80°C sur fond noir dans le sahara...), quand aux t° sur les avions rapides, elles peuvent être assez élevées à cause du frottement de l'air: le Concorde se rallongeait de 20cm à mach 2 à cause de celà: la t° atteignait 127°C par -57°C de t° moyenne à 18000m...

18 juin 2008
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Je ne suis pas sur.
Tu peux essayer avec de l'araldite polymérisée. Tu la passes au four, elle redevient pégueuse.

Je crois bien quand même que même l'époxy redevient en gel. Il est probable que ce n'est pas éternel, qu'elle se dégrade rapidement.

Ce que je suis sur, c'est que tu montes la Tg en cuissant successivement à des températures de plus en plus élevées, jusqu'à 60 ou 70°.

C'est d'ailleurs marqué sur les fiches techniques de Sicomin.

Jacques

19 juin 2008
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Je ne sais pas si
le terme gelification est le bon, c'était ce que je comprenais de Tg, mais depuis, il m'a été expliqué que Tg voulait dire transition vitreuse.

L'araldite est une des époxy qui tient le mieux à la chaleur, puisqu'il est mentionné 150° sur la notice.

150°, c'est thermostat 3 de ton four. Essaye simplement thermostat 6, et tu verras.

Ton araldite redeviendra gluante (traduction de pégueuse). Et évidement perdra toutes ses qualités mécaniques.

Avec un époxy "standard", tu auras ce résultat bien avant.

Maintenant, je redis que Erendil est construit en Sandwich époxy, qu'il a des parties sombres (le plancher du cockpit gris, par exemple, les cadènes carbones noires, par exemple aussi, la table du cockpit en carbone noire aussi) qui montent vraiment en température l'été au soleil de la méditerranée et que, pour autant, rien n'est jamais devenu souple (je parle même pas de ramolli).

Nous n'avions pas cuit l'époxy lors de la construction (réalisée en été 1988 avec une résine REA, à température ambiante, c'est à dire un bon 25 / 30 degrés sous hangar...).

Jacques

19 juin 2008
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noel
je ne crois pas mais vraiment pas que l'on puisse comparer une pièce composite de rafale ou d'airbus avec leur méthode de fabrication avec le bricolage amateur que nous faisons

et malgré toutes les méthode exposée dans ce fil concernant la chauffe et stabilisation des résines, on est loin du résultat des pièces avions,

d'ailleurs même les chantiers navals pro sont très mais alors très loin de ce que réalise dassault ou eads,

il faut savoir que les matériaux ne sont pas vraiment les mêmes, que les pièces sont souvent chauffées sous pressions, hygrométrie , pression etc etc contrôlées,

si un rafale ou un airbus était construit avec les mêmes méthodes que les chantiers navals, l'airbus n'emmènerait pas de passager et le rafale aurait 8 ou 10 réacteurs de plus pour décoller et ne pourrais rien emporter d'autre qu'un peu de pétrole pour faire un tour de piste,

se n'est vraiment pas comparable :-(

23 juin 2008
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biensur coco
tu prends le cas de l'usine qui fait des mats, ils auraient du mal d'ailleurs à faire sans,

car le devis de poids exploserait et personne n'en voudrait tellememnt c'est évident,

les ailes de rafales passent au four en étuve et les coques de bateaux faites par les chantiers ???? c'est tout

23 juin 2008
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cabestan
comparant les choses comparable,

concorde était en alu,

le mosquito et avions de construction amateur leurs panneaux de bois ne sont pas assemblé par joint congé, mais par enturage (sraff) à 15 fois l'éppaisseur, et ils sont marouflés

c'est à dire pour le mosquito ue toile de lin (voir de coton) imprégné denduite de tension

et pour les avion de construction amateur, ils sont aujourd'hui soit marouflés au dacron et enduite de tension ou alors fibre de verre epoxy

il y a d'autre réalisation en mousse plus fibre époxy , mais du coup il n'y a plus de bois ou si peu, et je n'ai jamais vu sur les plans des joint congé.

ou alors les choses ont changées,

si les bateaux était construit assez léger qu'un avion, :lavache:

mais nous ne comparons pas les même domaine,

ah si un avion, VOYAGER , a vu ses pièce passées au four, pour certaine chez GRUMANN mais l'avion était dans le but d'un record qui a été réalisé et il est maintenant remisé,

pour les soucis d'époxy à l'air libre , c'est connue en aviation amateur le problème au début, maintenant tout le monde sait....

17 juin 2008
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En dehors du sujet ?
mais un voisin de ponton, un canadien de Toronto descendu en croisière Caraïbe , ( ancien de chez Edel Lyon , émigré il y a 20 ans, ) - et qui en est à son 3° cata en construction perso -
m'a conseillé,- si besoin d'étanchéité réelle -de mettre mon époxy en excés en "congé" et de chauffer au "heat gun" -qui est un sèche cheveux- à mi polymérisation pour la faire un peu mieux filer dans l'espace !
Sans perte de gualité, (même s'il ne semblait jurer que par la "résine vinylique" par ailleurs)!!

j'ai essayé sur une tranche de plaquage à renforcer...et c'est pas mal!
Bon vent!

18 juin 2008
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de toutes façons
on a toujours interet à "donner" de l'energie (chaleur...) à une résine epoxy, même au moment de la strate...puisque cela la fluidifie et permet des % de verre plus important

il faut juste trouver la bonne température pour avoir le temps d'appliquer la résine ;-)
:-D :-D :-D

18 juin 2008
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Trop subtil
La différence entre température HDT et Tg est vraiment subtile. En wikipédiant, il semble que mélanger la résine avec de la charge augmente effectivement le HDT mais par contre ça diminue le Tg.

Pfft... je laisse tomber même si c'est toujours intéressant de mieux connaitre un matériau avec lequel on va travailler. Je vais éviter les bateaux en CTP peints avec des couleurs sombres :)

Quant à la post-cuisson, je l'oublie pour l'instant, c'est pas à la portée du quidam moyen.

Je retiens l'essentiel : pas d'état d'âme à avoir sur des valeurs théoriques qui permettront juste de distinguer le moyen de gamme du haut de gamme. Dans la vraie vie, ça tient même pour un amateur

Merci pour vos infos.

19 juin 2008
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pour cuire un bateau
des arceaux, un polyane tendu sur les arceaux ,de la laine de verre par dessus et deux chauffages céramique 2000w.....50° sans problème, à tenir deux jours (faut trouver un réseau electrique qu'on paye pas ;-) )

20 juin 2008
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En ce qui concerne
Le collage de Coco'n Co c'était l'été 2003 (souvenez-vous la canicule qui a fait baisser l'espérance de vie...) à Nîmes.

Coque retournée, sous serre à midi il faisait 40 - 45 ° à l'intérieur, hygrométrie proche de 0%. Durcisseur ultra lent obligatoire. Les joints congés en époxy était post cuits et moi cuit tout court !!!

19 juin 2008
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mieux
un canon à air chaud au fioul

surtout pas au gaz car ça met plein de vapeur d'eau partout ( C3H8 + 5 O2 = 3 CO2 + [b]4 H2O[/b] )

19 juin 2008
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Aprés avoir fait Erendil en été
Nous avions un autre truc à faire en hiver et nous avions fait une tente dans le hangar avec ces films alu-polyane qui servent à l'isolation des greniers. On avait mis quatre ou cinq couches empilées et un bête radiateur électrique suffisait à chauffer la tente (10 x 5 m). Pas à 50°, mais à 20 - 25. Je pense aussi qu'un peu plus de moyen de chauffage permettent de tenir les 50°.

Il suffit de se brancher sur le lampadaire de la rue :mdr: :mdr: :mdr:

Jacques

19 juin 2008
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embarcation molle
Bic avec ses logos bien noirs sur planche à voile à eu quelques problemes avec le soleil .
Un voilier de course s'appelant " Duracell" a lui aussi des problemes avec son logo tres noir !
Des multis avec pont peint en gris ont eu quelques soucis arrivés sous les tropiques .

20 juin 2008
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kick up
c'est l'expression consacrée des anglos quand ils veulent dire que la resine commence à durcir .
Suite aux propos du batelier , j'ai eu cette expérience avec de l'époxy : un coté de la coque au soleil et un coté à l'ombre . travaux effectué à l'intérieur .
L'époxy + charge est devenu trop liquide et est devenue coulante au coté chaud . le coté à l'ombre avec la meme pate est resté normal .
Mon remède a été de retenir le joint congé avec un biaxial avec resine + durcisseur rapide.
Je me suis demandé s'il est préférable ; par temps chaud( meilleure qualité) d'utiliser du durcisseur normal et en refaisant souvent le mélange ou bien d'utiliser un durcisseur lent et un plus long temps de travail ????

20 juin 2008
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dans ce cas
ajouter un additif thixotrope pour éviter les coulures.
marc.

20 juin 2008
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silice colloïdale ?
Tu utilises des silices colloïdale dans avec tes systèmes epoxy

20 juin 2008
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dans les collages
et congés ;-)

20 juin 2008
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exactement
nous ne chargeons pas de la même manière nos pâtes à congés suivant la température d'utilisation....encore qu'on ai eu quelques congés un peu affaissés suite à une montée en température à postériori non prévue (du genre gros rayon de soleil juste sur la pièce 1/2 h après application ;-) )

20 juin 2008
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un peu
mais surtout du treecell

21 juin 2008
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treecell ???
Batelier , utilises- tu du treecell ( sicomin) pour les joints congés des bateaux en fibre composite époxy ou seulement sur les coque BM ou CP ???

21 juin 2008
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Pour le collage du bois
Et les congés sur bois, Sicomin préconise Wood Feel. Ceci dit je crois que d'autres charges sont adaptées égalements.

21 juin 2008
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Et le bois ?
La question a été posée dans la perspective d'une construction bois-epoxy. A coté de la résistance de l'époxy à la chaleur on peut aussi considérer celle du bois. Il perd lui aussi ses qualités mécaniques à la chaleur.

Ainsi pour cintrer du bois on le passe à l'étuve donc dans de la vapeur d'eau à 100°C me semble-t-il.

Les chiffres donnés plus haut pour l'epoxy semblent donc montrer qu'il y a une certaine cohérence entre les propriétés de l'expoxy et celle du bois lors d'une montée en température.

MichelR

23 juin 2008
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Je ne suis pas sur que c'est la chaleur
qui permet de cintrer le bois, mais plutôt l'humidité. C'est ^pour cela que l'on utilise de la vapeur d'eau. Voir carrément de l'eau chaude.

Il me semble que justement le fait que le bois ne perde pas sa rigidité à la chaleur en fait un élément de sécurité pour les charpentes dans le batiment. Quand il y a le feu, une charpente métalique tombe en 1/4 d'heure, alors qu'une charpente bois tiendra deux heures, le temps qu'elle ai entièrement cramée.

Jacques

23 juin 2008
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dans le cas
de pièces en lamellé qui doivent être cintrées il y a 2 méthodes: soit on fait des lamelles assez fines pour pouvoir ployer sans mouiller+chauffer, soit on étuve, met en moule et laisse sécher en place,ceci avant le collage, car une pièce épaisse en lamellé est si raide et de plus semi étanche, que l'on ne peut plus la ployer par étuvage après...et plus le ployage sera important, plus il faut des lamelles fines si l'on ne veut pas avoir de gros problèmes de retour élastique au démoulage de la pièce...
Pour ployer, mouiller à l'eau chaude ça peut suffire pour les faibles épaisseurs, mais pour les grosses planches il faut réellement étuver à la vapeur pour ramollir le bois sinon ça pète...

07 nov. 2016
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Et hop je remonte un sujet assez ancien mais intéressant, parce que je suis en plein dedans et que je trouve qu'il manque des informations.

J'ai vu que certains ont construit des pots échappement (Barboteur/Waterlock) en résine époxy et à priori sans problème de résistance à la chaleur.

est ce que quelqu'un a des retours d'expérience sur ce sujet ?

07 nov. 2016
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Dans "Castor Junior" J'avais appris que l'on pouvait cuire de l'eau dans une cocotte en papier :-)
Dans mon job on colle les perles à l’araldite, pour les décoller on chauffe un peu.
Je pensais quand même un peu plus que les 50 degrés mais cela se tiens.

07 nov. 2016
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Je n'y connais rien...
Mais j'ai un jour fait une "réparation de fortune" pas chère sur ma vieille voiture, une fixation de radiateur en colle epoxy que j'ai moulé avec du scotch, je savais que je ne vendrais plus cette voiture.
Je ne sais ni n'ai tenté de savoir à quelle température monte un radiateur auto en fonctionnement, mais ça a tenu 30 000km, avant de mettre la voiture à la casse en fin de vie.

07 nov. 2016
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J'ai realise il y a quelques annees le test suivant, afin de tester mes collages:

Cocote minute sous pression remplie de plusieurs litres d'eau bouillante salee.
A l'interieur divers collages :

- CTP entre eux impregne de resine epoxy ordinaire ( Soloplast r123)
- CTP en sandwich ente couches de fibre de verre + epoxy

Au bout de 2 - 3 heures d'ebullition, les diverses pieces et leur collage etaient intactes, je n'ai constate aucun defaut visuels.
Ca meriterait d'etre reproduit de facon plus rigoureuse, avec des test de resistance avant/apres mais je n'etais pas equipe pour cela.

Par ailleurs dans l'indiustrie electronique on utilise les circuits imprimes en epoxy et on fait des tests de viellissement en chaleur humide a 125C sans difficultes.

07 nov. 201607 nov. 2016
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En fait certaines résines résistent plus que d'autres elles sont en général réservées à des applications particulières. Ensuite la mise en œuvre demande parfois une pos cuisson pour améliorer la résistance mais toutes les époxys s'améliorent à la cuisson .

Ce qu'on m'a enseigné c'est que l'époxy une fois polymérisée elle n'a pas fini son cycle de durcissement un peu comme l'acier qui peut être trempé 10 ans après il se passe la même chose avec l'époxy.

On peut faire une pièce aujourd'hui et lui faire subir une cuisson beaucoup plus tard pour que l'époxy atteigne sa résistance maximale que soit en solidité qu'en résistance à la chaleur. Le principe est une montée en température progressive et qui dure un certain nombre d'heures et c'est ce qui se passe sur nos bateaux construits en époxy lorsqu'ils sont exposés au soleil la montée en température est progressive et la résine atteint sa maturité résistance au fil du temps.

Dans mon cas (construction amateur) je fait pas mal de strats en hiver avec du chauffage juste pour aider la polymérisation mais insuffisant pour une bonne résistance , cependant en été sous mes bâches la température dépassent 38/40 voir 50° pendant des longues heures . Donc la résine cuit et moi aussi d'ailleurs :-)

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