Aquila - osmose et quille

Bonjour tout le monde,

Doubles questions pour nous. C’est notre premier voilier et nous venons de le sortir de l’eau pour lui refaire un beauté cet hiver. C’est un Aquila Jeanneau de 1979

  • tout d’abord en passant le premier coût de karsher nous avons observé un multitude de mini cloque (photos). Nous pensons tout de suite à de l’osmose. Avez vous un retour d’expérience pour nous confirmer ça et comment reprendre en sachant qu’on est en hiver + Bretagne (pas propice au temps de séchage etc) (taille moins de 1cm)

  • deuxième question : en meulant la quille on est tombé sur un genre de mastic blanc très dur (photos). On a pas la taille exact. c’est une réparation ? Si oui de quelle sort ? Y a t’il une procédure d’entretien ou autre

Merci d’avance pour votre aide !
Bonne journée !

L'équipage
5j

Oui, les cloques sont des cloques d'osmose. Si tu les perces et veux tout mettre à nu, tu en as pour un bon moment en temps de séchage.

Mon aquila de 1979 est au moins autant osmose et je n’ai rien fait et ne ferai rien.

Le bateau ne coulera pas. Certes il avancera moins vite qu'une coque lisse comme une peau de bébé mais j'attends encore celui sui pourra chiffrer la différence.

Donc pas de bile à se faire.


Et pourquoi meuler la quille ?


Merci pour ta réponse !
On meule parce qu’on change l’antifooling pour passer sur une matrice dure et il y avait des traces de rouille


Traces de rouille, c’est pas dramatique non plus. Un petit coup de brossé et antifouling.

Et hop, à l'eau


Le mastic sur le bas du bord d’attaque de la quille ne serait-il pas reprofilage suite à contact involontaire avec le fond?
Si c’est le cas, investiguer soigneusement la coque (dedans/dehors) en haut du bord de fuite de la quille.


Bonjour,
j'ai eu aussi quelques cloques lorsque j'avais l'Aquila, que j'ai ouvertes et rebouchées à l'époxy pour avoir un état de carène satisfaisant.
Je l'ai expliqué à la personne à qui je l'ai vendu, qui a fait la même chose sur les cloques apparues pendant les quelques années où l'on est restés en contact, nos bateaux étant dans le même port.
Là, d'après les photos, c'est un peu plus sérieux, mais rien qui ne mette la coque en danger.
Quant à la présence de mastic sur la quille, d'après les photos, c'est juste pour lisser la surface.
En effet, à cette époque ( et même jusqu'à maintenant ) pour une question de coût, Jeanneau a accepté des fontes de qualité médiocre pour les quilles montées sur ses bateaux et cette fonte se dégrade dans le temps. Il apparaît sur la surface des cratères qu'il faut purger de la rouille et ensuite mastiquer pour garder un état de surface correct.
Mais il n'y a rien de très grave, c'est de la dégradation superficielle et ça peut bien encore durer quelques siècles avant d'avoir un vrai problème à ce niveau...
VdB


Merci à vous pour vos réponses ! On va sûrement poncer dans un premier temps pour avoir une surface lisse et ensuite primocon et antifooling
Nous allons être limité en temps cet hiver je pense pour se lancer dans le traitement des cloques notamment pour le temps de séchage, il nous reste un peu plus d’1 mois de place au sec


l'osmose ramollie la coque. La structure devient souple.

Elle ne coule pas (la coque). Mais cette dégradation est irréversible à moins de restratifier. Si tu ne fais rien , cela continue, à son rythme, à ronger la coque.

Personnellement c'est quelque chose que je ne supporte pas...

Même si tu n'envisages pas un traitement durable, au moins pour l'avenir de ton bateau traite les cloques !

Le séchage est évidement le problème n°1. ça je n'ai pas de solution miracle.