Apportez votre point de vue technique

Bonjour tout le monde

Au hasard d'une lecture sur internet en l'occurrence sur le site de www.hildi-et-lesbibous.com[...] je découvre le récit suivant :

Le 29 Août dernier à 5 milles au sud de la bouée d’atterrissage de Lisbonne, sans vent et en panne moteur, dérivant de 1,5 nœud vers le NE en début de marée montante, nous lançons un Pan Pan sur le 16 à 11 heures. « Lisbon Port Control », après nous avoir proposé puis annulé l’envoi d’un mécano par l’intermédiaire de la police maritime, nous propose le remorquage. Ce dernier sera effectif à 15h40 alors que n’étions plus qu’à 1 mille environ des hauts fond de Bugio, à l’entrée du Tage.
Une heure et vingt minutes plus tard nous appontions au Doca de Alcantara, accueillis par 2 policiers maritimes assistés de 2 civils représentant la société Brumar qui aurait organisée notre remorquage. Nous sommes sur un ponton hors de la marina, sans eau ni électricité, à côté d’un « boat de nuit » nous assommant de ses décibels libérés depuis les hauts parleurs du pont supérieur, jusqu’à 6 heures du matin !
Le 8 septembre, alors que les mécaniciens interviennent sur le Perkins, la police maritime, tout de blanc vêtue, nous invite à nous rendre à ses bureaux avec les papiers du bateau. C’est alors qu’ils nous apprennent que notre voilier est placé en rétention, suite à décision du Tribunal Maritime en date du 4 septembre. La société Brumar ayant présenté l’adition de 19241 euros à notre assureur TRANSMER à Nantes qui refuse de payer une telle somme pour un simple remorquage transformé en sauvetage, nous assigne donc sans nous avoir directement ou par écrit présenté la facture… Et le tribunal suit sans broncher !
Nous interpellons notre assureur qui semble avoir quitté le navire et nous laisse seuls devant l’appétit de ces « charognards » ! Belle mentalité !
Notre contrat couvre bien sûr ce risque et notre assureur nous propose les services d’un grand cabinet d’avocats sur Lisbonne : Barrocas Alves Pereira, au titre de notre garantie « Protection juridique ».
Pour la petite histoire, sachez que notre voilier est notre seule résidence !
L’avocat que nous rencontrons semble être un spécialiste des affaires maritimes et justement notre affaire le laisse perplexe : ça sent l’embrouille et la magouille ! Il réussit à entrer en possession des fameuses factures émises les 2 et 3 septembre pour être déposées au tribunal le 4… La procédure risque d’être longue car notre avocat ne souhaite pas négocier de tels chiffres. Notre bateau va être saisi à titre conservatoire cette semaine. Nous sommes donc otages des autorités portugaises pour avoir demandé du secours sur les côtes portugaises.
La seule solution sera, dans quelques temps, de demander au juge de libérer le bateau sous caution ; s’il accepte, qui apportera cette somme que nous ne possédons pas ? L’assureur, qui jusqu’à présent s’est défilé pour nous laisser en première ligne ?
Quoiqu’il en soit, nous ne pourrons pas remonter avant le printemps en fonction des conditions climatiques ! Le consulat de France alerté ne semble pas s’émouvoir de la situation ; ma femme ayant besoin de soins, on nous a remis une liste de médecins francophones consultant pour la modique somme de 70 à 100 euros ; rien de plus si ce n’est des conseils avisés de ne pas faire de vagues !

Concernant ce récit il semblerait que la situation actuelle soit meilleure pour ce couple de navigateurs français.

J'aimerais beaucoup avoir votre point de vue sur cette mésaventure.
Je suis néophyte et j'aimerais connaître les éventuelles parades à une telle situation dans le cadre du voilier qui sans assistance dérive au risque de se faire drosser sur la côte.

J'ai regardé dans le bloc côtier, les fonds ne semblent pas très profonds, pourquoi ne pas avoir jeter l'ancre au moins déjà pour ralentir voire crocher quitte à perdre l'ancre par la suite.

Merci d'avance pour vos contributions.

L'équipage
17 avr. 2007
17 avr. 2007
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pour la france
il me semble qu'un bateau peut être immobilisé sans autre forme de procès pour un facture non payée quelqu'en soit le montant,
sur simple demande du créancier....

au portugal c'est probablement la même chose,

vestige d'un droit qui date de longtemps, mais nous donnes encore des libertés...

maintenant info ou intox ????

17 avr. 2007
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en france
la snsm a des tarifs précis et les assurances ne discutent pas (en principe) le pb actuellement est la tentative par des rapaces de créer des sociétés indépendantes avec des tarifs non déposés ou donnés verbalement et modifiés après coup. Il y a encore (mais pour combien de temps) quelques plaisanciers qui donnent la main, quand d'autres malgré les signes les appels etc tournent la tête pour ne pas intervenir ou refusent d'intervenir. J'ai connu comme d'autres la route avec les motards et les poids lourds il y a encore qq motards 1/1000 peut être, "désolant"

17 avr. 2007
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juridiquement ....
OUI un tribunal d'instance DOIT d'abord faire ce type de mesure conservatoire :
une facture non-payée d'un étranger et un bateau bouge (pô une maison :-().

Mais avec un avocat même débutant, la societé "Transmer" (si la version présentée est vraie) va souffrir un maximum au civil, pour par exemple :
* surfacturation
* faux en ecriture.
* tromperie.
* abus de bien social
...etc...
Je la vois même rayer du registre du commerce et donc en dépot de bilan ....

17 avr. 2007
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à l'attention de Farfa II
Afin qu'il n'y ait pas équivoque ce n'est pas la société Transmar qui est à l'origine de la surfacturation. Transmer est l'assureur du couple de navigateurs.

BRUMAR est la société qui a effectué le remorquage et qui a présenté la fameuse facture de + de 19000 Euros.

J'aimerais avoir aussi votre solution technique lorsqu'un voilier se retrouve dans cette fâcheuse posture, plus de vent, pas de moteur et les hauts fonds ou la côte qui s'approche.

Quelle solution auriez vous envisagez?!!

En tout cas lire une telle histoire fait froid dans le dos.

17 avr. 2007
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je crois
que tu as dit la réponse,

mouiller l'ancre...

si elle est à poste, si elle est suffisante, si les personnes à bord savent la manipuler...

j'ai vu un rapport du BEA mer qui faisait apparaitre qu'un chimiquier (je me soviens plus du nom, c'était au dans le cotentin) n'a pas mouillé son ancre car rien n'était en état..... pour mouiller....

il n'y a pas que les plaisanciers ...

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