Antifouling coque acier

Bonjour à tous,
je termine la rénovation d'un Ketch acier de 13m.

Je me posais la question de l'antifouling pour une coque acier, lequel mettre ?
Ayant lu le meilleur et le pire concernant chaque antifouling, je suis toujours dans le doute quand au choix de ce dernier.

Le but de ce voilier n'est pas la regatte ou le gain du moindre millième de noeud, mais plutôt une bonne protection contre tous ce qui peut se coller à la coque.
Il faut savoir que le voilier naviguera +- 2 fois par mois et est basé à Niewport en Belgique.
Il restera à l'eau toute l'année, sera sortis +-1x/an .

Actuellement la dernière couche de peinture sur la coque est un Polyréthane 2 composants, probablement faudra-t-il mettre un primaire avant l'antifouling.

Si vous avez un voilier acier qui navigue dans les mêmes eau , quel à été votre choix ? Pourquoi ?
Combien de couches d'antifouling ?

L'équipage
11 déc. 2011
11 déc. 2011
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Bonjour,
Je suis étonné de lire qu'il y a de la peinture sous la ligne de flottaison !!!
Si c'est vraiment le cas, je vous conseille de la poncer, au mieux et pour une bonne accroche, et de mettre deux à trois bonnes couches d'époxy.
Sinon, mon conseil est le suivant :
une très bonne protection époxy (minimum 300 microns), puis une couche d'antifouling matrice dure, puis 2 couches d'érodable. De préférence de couleur différente de la matrice dure.
La règle voudrait que l'antifouling soit "spéciale aluminium" c.a.d. sans oxyde de cuivre.
Cependant, comme l'antifouling ne sera pas en contact avec l'alu, à cause de l'époxy, ou peut vraiment sans passer.
L'avantage est d'avoir une meilleure efficacité, justement avec l'oxyde de cuivre, mais aussi un coût au litre moins cher.
Ensuite privilégier une marque connu ex : Internationale, Boéro, Seajet, etc plutôt que des boites sans étiquettes ...

11 déc. 2011
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Bonjour Velivole,
Il te faudrait lire le titre de Ivano, il s'agit d'une coque ACIER et non ALU.... :heu:
Donc jamais de cuivre sous quelque forme que ce soit!
Il existe une bonne combinaison de produits chez Méta pour les coques acier, se rapprocher de ce fournisseur à la longue expérience en la matière... et qui pourra être de bon conseil pour l'acier.
Et surtout vérifier la compatibilité des produits utilisés entre eux.
Bon courage.

11 déc. 2011
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si ta coque est bien protegee epoxi,
perso j'ai mis 6 couches et jamais d'antifouling, une fois par an sur le lift, laver et controle, puis basta retour a l'eau.

11 déc. 201116 juin 2020
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Effectivement, le polyuréthane sous la flottaison est à proscrire pour la bonne adhérence de n'importe quel antifouling

Personnellement, sur ma coque acier, j'ai après sablage et chouppage, 2 couches d'epoxy , puis un antifouling COPPERCOAT dont je suis très satisfait : aucun entretien ni ponçage après 2 saisons (10 mois) à l'eau ; ni algue ni bernique. voir photo

C'est parti pour 6-8 ans

Pour les idées toutes faites : les bateaux de la Marine Nationale (coque acier) sont traités à l'antifouling au cuivre TRITON, de Castellano, Marseille ; ils sont sortis de l'eau tous les 5 ans !

11 déc. 201111 déc. 2011
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Oui, mais ils sont armés 24/24, 365/365 et disposent de moyens de maintenance techniques et financiers inaccessibles au plaisancier ! A commencer par un programme d'inspection extrêmement rigoureux... Et sans parler de la protection cathodique par courants imposés...

11 déc. 2011
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Pas si idiot que ca de mettre de la Polyurhétane bi-composant sur ton epoxy bi-composant lui aussi. SURTOUT qu'une très grande majorité d'epoxy sont à base de zinc (exemple International interprotect haute protection pour acier et alu, qui est un excellent produit par ailleurs) Donc tu as de l'acier, sur lequel tu mets du zinc sur lequel tu met du cuivre dans de l'eau saline...bonjour les potentiels (voir l'échelle galvanique des matériaux) Donc 2 couches de Polyurhétane bi-composant après les couches d'epoxy, c'est pas mal et ca isole l'epoxy de l'antifouling et de la fotte.
C'est ce que je fais sur mon canote, il faut juste légèrement poncé la 2nde couche de Polyurhétane pour que l'antifouling accroche correctement.
:alavotre:

11 déc. 2011
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Les anti-foulings au cuivre nécessitent évidemment une couche d'isolation préalable lorsqu'appliqués sur une coque métallique...

11 déc. 2011
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Oups mais bien sûr Grosb !!! et Pan sur mon bec !!!
mais grosso modo même conseil.
Par contre de la peinture en oeuvres vives, je dis non, absolument non !

11 déc. 2011
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Je ne voulais pas être désagréable, excuses-moi Velivole... ;-)

Pour l'alu, je pense que rien du tout ou encore une couche avec du zinc et pourquoi pas de l'epoxy pour l'esthétique...
Pour l'acier, je suis d'accord avec Daniellouis, mais sans coppercoat.. et encore faut-il trouver quelqu'un qui fasse du chouppage, moi je cherche encore (pour le sablage, pas de soucis, c'est me semble-t-il la meilleure formule avec application de zinc silicaté puis epoxy à base de zinc).
Pour l'antifouling, je pense que l'éponge peut être très efficace si passée régulièrement..
Chacun fait comme il le sent...

11 déc. 2011
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c'est pas terrible le polyurhetane bi composant puis l'antifouling ..il faut donc le neutraliser en passant 2/3 couches de primaires apres ponçage bien profond , puis antifouling

11 déc. 2011
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Pour donné un peu plus d'infos, sur la peinture sous la flottaison, ce que j'ai après sablage complet de la coque
3 couches de chouppages au zinc
1 couche de polyuréthane

Ce que je pensait mettre au dessus de cela :
1 ou 2 couches de primaire compatible avec l'antifouling
2 couches antifouling matrice dure epoxy.

Mon problème est le choix trop nombreux d'antifouling chez les chips.

12 déc. 2011
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c'est marrant cette chose que l'on trouve en plaisance :

-"chouppage au zinc des oeuvres mortes:" si j'avais decidé de faire celà lorsque je travaillais au BE construction navale ,j'étais mi a pieds pour 3j pour faute grave.mdr

le zinc sur une coque dans l'eau se comporte comme une anode ,heureusement que le zinc est recouvert de peinture .le jour au la peinture disparait pour une raison quelconque l'anode se met a travailler et là une seule solution resablage .

josé

12 déc. 2011
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Bonjour,
Sauf erreur, il me semble que les œuvres vives, ou carène, est la partie immergée de la coque? Me goure-je?
Mais j'aimerai que l'on développe l'aspect "anodique" (et non anodine) de la chose, je ne comprends pas bien pourquoi... Il me semble que de nombreux chantiers font cela, seraient-ils donc dans l'erreur? (on n'est plus à ça près me dira-t-on...).
Et que penser alors des peintures époxy bi-composants chargées en zinc ?
Moi j'y comprends plus rien....
A l'époque de Moitessier et autres navigateurs aux longs courts comme Nicole van de Kerchove (coques aciers), le chouppage zinc de tout le bateau (oeuvres vives et oeuvres mortes), était la solution considérée comme la plus efficace avant mise en peinture...
Cela aurait donc changé? Pour mieux, mais quoi?
Pourrait-on éclairer ma pauvre lanterne à pétrole?
Je n'en suis pas encore aux del ou led....

13 déc. 2011
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Ok developpons l'aspect anodique .

On constate et on place des anodes en zinc sur nos bateaux pour eviter l'effet electrolytique entre les métaux de nature differente :echanges de ions entre des charges électriques differente .Ces anodes de detruisent et doivent etre changé regulierement et ne doit pas etre peinte .Par ailleurs ces anodes remplissent leur fonction dans l'eau qui elle est conductrise de ces ions .

Si on chouppe la coque avec le m^me zinc que le zinc des anodes on fait exactement la m^me chose simplement sous une forme differente au lieu que les anodes soient des blocs ceux ci est un film projeté sur la coque.

Maintement quand on chouppe on sable avant c'est a dire que l'on enleve la couche de calamine (noire) qui est sur les toles et qui empeche les peintures de tenir correctement et evite que la rouille se mettent facilement sous cette calamine .Ensuite on projete du zinc en fusion sur la tole .

Ensuite on peint ,il faut savoir que la peinture tiens tres bien sur le chouppage qui a une surface tres rugeuse,(contrairement au galva à chaud par bain) et une fois ce chouppage peint on neutralise l'effet electrolytique du zinc au m^me titre que lorsque l'on peint une anode .

Par ailleurs le fait de sabler puis de choupper puis de peindre dans les zones hors eau (donc hors conducteur) est une haute protection des aciers contre la rouille .Par exemple lorsque l'on veut tres bien faire on chouppe les interieurs des pavois .

On entend toujours dire "ma carene a été chouppée j'en suis tres content ça ne rouille pas " normal car la peinture tiens tres bien sur le chouppage mais elle aurait tenu aussi bien sur le sablage .
Seulement à la moindre rainure ,au moins decollement de la peinture le zinc du chouppage va se transformer en anode active .et là bonjour les degats car il n'y a plus qu'a resabler pour faire les choses correctement .

donc dans tous les "grands" chantiers on ne chouppe pas les oeuvres vives ,ça coute cher et ça n'apporte rien de plus que le sablage ,si ce n'est resablage en cas au la peinture s'en va .

josé

13 déc. 201113 déc. 2011
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Je reste ébahi par les forums qui restent le seul média sur lequel on peut affirmer avec une conviction inébranlable tout et son contraire sans provoquer la moindre interrogation... Et je ne vise personne en particulier ! Même si elle n'est pas une science exacte, la protection des métaux reste un sujet largement maîtrisé qui ne doit rien au hasard ou au "je pense que..." ! Quand à la protection des oeuvres vives, les fabricants de peinture (et je pense à un en particulier) éditent des opuscules parfaitement clairs sur la manière de procéder. Libre à chacun d'inventer, à ses risques et périls, autre chose...

13 déc. 201113 déc. 2011
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.... erreur de manip, désolé ....

13 déc. 2011
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Merci Calypso2 pour cette réponse très complète, surtout "explicative" et didactique...
Je retiens que seules les œuvres mortes ont un intérêts a être chouppées si l'on veut bien faire.

Mais pour la carène, que doit-on faire?
Il semble qu'Atyas a un début de réponse, mais malheureusement ne nous donne pas ses sources comme la marque du fabricant de peinture qui édite un opuscule parfaitement clair (quand un fabricant fait cet effort, autant le faire savoir), dommage, je loupe l'occasion d'en apprendre un peu plus.

Pour ma part, je n'hésite pas à faire la "promotion" du fascicule "énergie sans limite" de Victron, qui me semble être un modèle du genre et dans lequel on apprend beaucoup de choses.
Ce n'est pas de la pub. mais de l'échange d'informations, je n'y ai aucun intérêt bien sûr, sauf celui de l'échange...

A vous lire.

13 déc. 201113 déc. 2011
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Je veux bien citer mes sources mais les allusions commerciales directes provoquent généralement une levée de boucliers : il s'agit d'International (yachtpaint.com) qui, sur ses différents sites (plaisance et professionnel), met à disposition des manuels techniques très bien conçus. Au passage, les modes opératoires et préconisations des fabricants de peinture sont scrupuleusement respectés par tous les chantiers navals dignes de ce nom et dès que le coût de l'opération engage quelques milliers d'euros... Je profite de l'occasion pour rappeler que la protection cathodique n'est pas sans incidence sur la tenue des revêtements des coques acier et aluminium. A ce sujet voir www.galvatest.com[...]que.pdf

13 déc. 2011
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exact atyas j'ai ce facicule trouvé chez Accastillage Diffusion fort bien fait et complet

13 déc. 2011
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Merci Atyas, je vais essayer d'aller voir cela demain soir maintenant, ce sont les allusions trop "marketing" qui suscitent des levées de boucliers.. ;-)

14 déc. 2011
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Oui pour le primaire d'accrochage, mais pourquoi une matrice dure sur un voilier ????
Je dirais même plus, surtout pas de matrice dure !!!
L'intérêt de l'érodable est d'avoir une carène toujours lisse et propre,donc une bonne glisse...
La matrice dure ok, pour les bateaux moteurs qui naviguent à + de 25 noeuds.
A moins que tu aimes les carènes façon peau d'orange, sur lesquelles tu vas accumuler année après année d'autres couches d'antifouling ... histoire de passer une semaine à tout poncer pour revenir à une belle carène.

Ps : pas de soucis Grosb, j'avais bien compris :)

19 déc. 2011
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velivole, la dessus aussi tu as tort ! à mon avis ce sont les erodables qu finissent par faire du mille feuilles et conduisent à ce travail odieux de grattage de l'antifouling
avec les matrices dures fines et au teflon que je connais, VC 17 et VC offshore d'international, pub gratuite, tu as zéro sur couches, rien, nada !
pas plus d'un an en med mais une glisse excellente

19 déc. 2011
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pour une coque acier,traitement haute performance Nautix:
-1 couche de primaire d'adhésion IA
-3 couches de primaires de protection PA
-2 couches d'antifouling A3(autopolissant) ou A4(matrice dure)suivant navigation.

Ce traitement doit être effectué après un aérogommage de la coque.

CDT

Thierry

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